V. GÉORGIE
la Géorgie.
GRUBIE {bî) n. f. Genre de crustacés amphipodes crevettines, do la famille des gammaridés, comptant quelques espèces répandues surtout dans les mers chaudes. (La grubia Taurica, do la mer Noire, est le typo de ces petites crevettes, voisines dos eury s thées.)V. planches crustacés.
GruBY (David), médecin français, né en Honiirie en 1S09, mort à Paris en 1898. II fit ses études médicales ii Vienne, exerça sou art dans cette ville, à Budai>esi, à Londres, puis alla so fixer à Paris, où il se fit naturaliser Français. Après avoir fait un cours libre de médecine c( de physiologie expérimentale, Gruby avait renoncé, vers 1845, *à l'ensoignoment pour devenir praticien. Il excellait dans le traitement des maladies des nerfs et do l'estomac. Très généreux, il aimait à obliger les gens de lettres, et il affectait une grande part de ses revenus à aider la Société des dames françaises. Pendant le siège do Paris, il avait éiiuipé à ses frais une? compagnie de volontaires cl installe uno ambulance. Dans les derniôresannées de sa vie, Gruby était devenu misanthrope à l'excès.
*GRUE n. f. — Encyci,. Trav. public. Pour la construction des pylônes élevés, comme en nécessitent les ponts transbordeurs, on emploie des grues, électriques mobiles lo long du pylône. Ces machiues élôvatoires appelées vulgairement 'grues balladeuses s'élèvent au fur cl à mesure do la construction et servent à monter toutes les nièces dont lo montage a été fait au préalable dans l'atelier, et qu'il n'y a plus qu'à assembler sur place.
GRUNDT(Sidney), auteur dramatique anglais, né à Manchester en 1848. Son pôro y fut échevin ot maire. Tout en exerçant la profession d'avocat jusqu'en 1876, il étudia le théûtre français, dont il adapta plusieurs pièces ù la scène anglaise, et dont il subit liiiiluenco Son imitation do ce théâtre so reconnaît sans peine dans : a Little C/iangr (1878) et Mammon (1877), comme aussi dans thc Snowball
fl879\ tbe Vicar of Ûray{m2),theGlassof FasMon (\Si3) et the Bells of IJaslemere (1887). Un pou plus tard, dans a White JJe ot dans « Fool s Paradise{lS?-9), il so montre original pour lo fund. Depuis lors, il n'a cessé de produire, ot Von cite, parmi ses œuvres les plus amusantes : Sou>ing the Wind (1893); ihe Ncto W'omnn (1894) ; a Marringe of convenience (1897); the Black Tulip (1899); et a Debt of Honour (1900). Il fait dans ses pièces une grande place à la satire sociale. Il a fait applaudir : the Garden of Lies (1904) et Business is business (1905). Fortement influencé par la littérature française, il lui doit on partie sa légèreté et sa grâce.
GrÙNEWALD (^Matthias), peintre allemand, né entre 1470 et U80, probablement à Ascbaff(;nbourg, mort après 1529. Si son style et son dessin se rattachent plutôt à la vieille école de Franconio, son esthétique serait plutôt en rapport avec l'école de Souabe. Le terme do • Corrège allemand », par lequel,les critiques d'art allemand l'ont parfois désigné est inexacl. Son chef-d'œuvre, qui est en même temps l'œuvre la plus remarquable de l'ancien art allemand vers 1510 1^ Durer misa part), est l'ensemblo des peintures qui décoraient le maître-autel d© l'église des Antonins d'Isenheim, et quon voit aujourd'hui au musée de Colmar. Les grandes pages de la Crucifixion, de la Résurrection, celles de i'hisioiro de saint Antoine olfrent un extraordinaire mélange de réalisme intransigeant et de fantasmagorie colorée. Le maître qui les a peintes, quel qu'il soit (car Mathias Griinewald ne passe jjour leur auteur que depuis peu de temps), est un artiste unique, et génial en son étrangeté. La Pinacothèque de Munich conserve, du même maître, une Conversation de saint Maurice avec Erasme; et lo musée municipal do Francfort deux volets d'autel, avec les figures do saint Laurent et de saint Cyriaque. Parmi les études consacrées aux peintures de Colmar, nous signalerons celle de Huysmans, tout â fait curieuse daus Trois primitifs (1905).
Gruningen, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr. de HinwilJ); l.2ùû hab. Elève de bétail : scierie.
GRÙNWALD^Béla), publicîsteet homme politique hongrois, né à Szent-Antal (comitat de Hont) en 1839, mort i Paris en 1891. Après avoir terminé ses études, il voyagea en France. Il entra ensuite au service du comitat df Zol^-om, devint sous-préfet en 187I et député de Besztercze en 1878. H plaida la cause de la réforme de l'administration descomitals et demanda le contrôle de l'Etat dans la vie municipale. Parmi ses ouvrages, les plus remarquables sont: la Haute-Hongrie [\m), où il tiénonco les menées du panslavisme; /e"ZJ;'oi7 nrfmîni's/ra^i/ hon~ grois[\\o\., 1889); l'Ancienne Hongrie deiHi àlS2ô (ï%^Z), tableau très réussi de la vie économique et sociale; la Nouvelle Hongrie : le comte Széchfinyi (1889), où il explique la vie du grand réformateur do la Hongrie. Après l.i publication de cet ouvrage, Griinwald alla à Paris. U so noya daus la Seine.
*Gruyer (François-Anatole), critique d'art, né à Paris en l.^25. — II est devenu en 1875 membre de l'Académie
des beaux-arts.
Gryphta n. f. Planète télescopique d" 496, découverte
par Max AVoIf eu 1902.
GRYPiriOPSlSi/ï5i.s5; n. m. Genre d'insectes coléoptères
rhynchopliores, de la famille des curculionidés.créé en 1902 pour des formes découvertes dans
I Amérique centrale. (Les grypidiopsissont des charançons de taille médiocre, du groupe des crirhins; l'espèce type est le grypidiopsis variegatus.)
GSELL (Stéphane-Charles-Emile), archéologue français, né en 1861. H entra à l'Ecole normale supérieure en 1883 et devint ensuite membre de l'Ecole française de Rome. En quittant l'Italie, il se fixa en Alç^érie, et professa les antiquités de 1 Afrique à l'Ecole supérieure des lettres d'Alger. Il a été nommé, en outre, inspecteur des antiquités de l'Algérie, directeur du musée central des antiquités algériennes, membre de la commission de l'Afriqup du Nord, correspondant de l'Académie des inscriptions. Daus toutes ces fonctions, il a déployé uno grande activité ; il a réorganisé le musée archéologique d'Alger ; il a dirigé des fouilles très fructueuses à Tiposa; il a exploré plusieurs régions de l'Algérie, notamment la région de Sétif. Outre une foule de mémoires et d'articles, il a compot^é de nombreux ouvrages : Fouilles daus la nécropole de Vulci (1892); Essai sur le règne de l'empereur Domitien (1893); Hecherches archéologiques en Algérie (1893); Musée de Philippeville (1898) ; les Monuments antiques de l'Algérie (1901); Musée de Tébessa (1092); Guide archéologique des ejwirons d'Alger (IZOG); Atlas archéologique de l'Algérie (1902 et suiv.); etc.
GuACHALLA (Fernando E.), homme politique et diplomate bolivien, né en 1853. Savant remarquable, il a ét^Sministre des alfaires étrangères, ministre pléuinotentiaire à "Washington, à, Buenos Ayres cl à Londres. Il a représenté la Bolivie au Congrès'panaméricain, tenu à Mexico et à Rio de Janeiro. C'est Guachalla qui a signé, avec le baron do Rio Dranco, le traité de Péiropolis, qui a mis fin au conflit qui s'était élevé entre le Brésil et la Bolivie relativement au mouvemonl séparatiste du tcrriluire de l'Acre.
GUADALUPIEN (ghu-a, pi mj n. m. Nom donné par H. Girty au terrain permion ues monts Guattalupe et représeiilaiit les formations les moins anciennes do ce svstème en Amérique.
GuATTA (marquis Stanislas dk), poèto et occultistefrançais, d'origine lombarde, né et mort au thâtoau d'Altevillo (Lorraine) U86I-1897]. Il fit des études do droit, puis se tourna vers les lettres ol composa des poésies ultra-mystiques, dont il publia trois recueils : Oiseaux de passage i\SSl); la Muse noire {lS%:i); Bosa wj/i/ica (1885).
II se consacra alors entièrement à l'élude des sciences occultes. D'abord disciple d'Elephas Lévi, il devint ensuite lo rénovateur de l'ordre do la Rose-Croix. Sous le litre général d'Essai de sciences maudilcs, il a écrit : Au seuil du Mystère (1886) ; le Serpent de ta Genèse, dont les deus pro-
miôros parties ont seules para : i» U Temple de Satan (1892); 2" /rt Clef de la Maijie noire. Maurice Barrés qui 1 avait fréquenté à Paris, au Quartier latin, lui a consacré une étude reproduite dans son livre /t»it>ri e( dolori sacrum. GUALDO (Luigi), poète et romancier italien, né à Milan on 1817, mort ù. Paris en I8U8. U Uebuia par des poésiso insérées dans divers recueils, puis écrivit des nouvelles et des romans, comme la Gran rivale et Costanza Gerardi. A^ant appris le français, il so le rendit à tel point familier qu'il publia dans cotte langue deux do ses meilleurs romans: une Ilesscmblance (I874) et te Mariage excentrique (1879). Il s'y montro observateur Iras (lu. sachant trouver les nuances les plus délicates de la passion. On lui doit aussi d'autres romans et des recueils devers, dont lo plus connu est intitulé Aostalyie. Il passait chaque année quelques mois à Paris,
CUANYLURÉE n. f. Syo. de dicyanodiamidinh. V. t. lll.
GUARDIA VlEJA, bourfï d'Kspagnc (prov. d'Alraeria [distr. de Berja]); 1.000 hab. Eaux minérales thermales (23" à 40» C), chlorurées sodiqucs sulfureuses, utilisées surtout en bains, dans le traitement du rhumatisme et do «erlaines dermatoses. La saison va de juin à septembre.
GUARNERIUS {GuABNKBi, dit), uom d'uno famille de lutliiers italiens, descendants d'une famille uoblo do Crémone : Andbea Guarnerius, né à Crémone, probablement vers 1625, élcvo de Nicolas Amali, travailla à Crémone depuis environ 1650 jusqu'en 169G. Ses instrumeuts sont d'une facture aisée, dans la manière des Amati, mais d'une sonorité un peu courte el sans grande portée. — Son (ils aîné et élève Gidsepi-e Guarnerius, uo à Crémone, y travailla do 1680 environ ù. 1730. Plus habile que son père, il chercha d'abord à se rapprocher des formes do Stradivarius, son contemporain. Sa lutherie est estimée et il est considéré comme le meilleur représentant do la famille après son cousin Giuseppo Antonio. — PiKTRO Guarnerius, deuxième fils d'André et frère du précédent, né à Crémone, s'établit dans sa villo natale, d'où il passa plus tard à Mantoue, et produisit de 1C90 à 1725. Ses instruments manquent de brillant dans la sonorité. — PiETRo II Guarnerius, fils do Giuseppe, u&à. Crémone, fut élève do son père. Fixé d'abord à Crémone, il s'établit ensuite à Venise, d'où sont datés beaucoup do ses instruments. Il travailla de 1730 ù 1755, et ses produits ont une bonne réputation. — Giuseiti-: Antonio Guarnerius, neveu d'Andréa, né à Crémone en IG83, <0Dnu en Jfalie sous le nom de Giuseppe Guarnerius ilel Gesn, ù. cause d'une marque particulière qu'il appliquait à ses iustrumenis. Il fut le disciple lo plus célèbre de Stradivarius; sa fabrication s'étend do 1725 à 1715. Ses premiers «ssais sont assez ordinaires, et ce n'est qu'un peu plus tard qu'on voit l'artiste acquérir sa véritable originalité, par le choix et la qualité des bois employés, par l'éléganco <ie la forme, par les heureux contours des instruments, par un vernis superbe. Plus tard encore, agrandissant le format, variant les formes, Guarnerius construisit des instruments admirables, et dont on peut voir le plus bel échantillon dans le violon de Paganini, légué ù la villo Ue Gènes. Puis, plus tard, la facture décline ot perd ses meilleures qualités, par suite du mauvais choix des bois et do la négligence apportée à la fabrication. -
GUAY (Gabriel), peintre français, né à Paris en isiS, ■élève do Gcrome et J. Lcquien. Son premier envoi au Salon, Ulysse suspendu sur le !/ou/fre de Ciiary/jde, date de 1S73. U fut suivi par : Après le hat, le Sommeil, Latone ci les jintjKans (1877, musée d'Aix-co-Provenco) ; le Lévite d'Èphraim (musée do Grenoble); Cosettc. le TiUliannin (1880); la Source, la Colombe blessée. De ces œuvres d'inspiration classique l'artiste passa onsuilc à uno interprétation plus humaine de la nature. Sa dernière tentative classique, la Mon deJézabel, est do 1888 (musée de iîresi:; 1 année suivante, son Poème des bois devait lui valoir à 1 unanimité uno première seconde médaille (musée do Dragui^nan). Depuis, le peintre a exposé : la Mort du chènt', la Dernière Dryade (muséo de loulouse) et divers portraits do femmes.
GuBEC (Mathias). dit le Roi des paysans, chef d uno révolte de paysans qui éclata do 1571 à 1573 en Croatie. Cotte révolte mît sur pied plus de 20.000 paysans iiécliaincs contre leurs seigneurs. Gubec, fait prisonnier, fui mis à mort à .Agram (^573).
*GuBERNATIS (comte Angelo DE), polygrapho italien, no à 'l'urin eu 1840. — Il a continué à produire, avec une étonnante fécondité, dans les genres les plus divers. Nous citerons parmi ses ouvrages des études d'histoiro littéraire : Sloria universale délia letleratura; Suite Orme di Dante; F. Pctrarca; G. Bocaccio; des notes de vovages : Jn Terra-Santa (1899) et plusieurs répertoires biot'raphiqucs ou bibliographiques : Dizionario biografico de^li tirtisti itatiani viventi; Ficcotn dizionario dei contemporanet itatiani; Dictionnaire international des écrivains du jour (18S9-1891); Dictionnaire international des écrivains t'u monde tatin (en cours de publication).
"•"^GUOE (llans Frédéric), pciotro de paysage et de marine norvégien, né à Christiania en 1825. — 11 est mort à Berlin eu 1903.
GuELDRY (Ferdinand-Joseph), peintre français, né à Pans en IS5S. Elève do Gérome, cet artiste, observateur conscioucieux, s'est d'abord consacré aux spectacles do l'industrie. Ses premières toiles, étudiées sur le vif, et comme au feu do l'usine, en gardent lo reflet sincère : une Fonderie (muséo de Saint-Etienne) ; le Décapaf/e des métaux (musée d'Amiens); les Mouleurs, etc. Titulaire d'une bourse do voyage (IS90), il varia ensuite ses sujets: Jour de régales; le Laboratoire municipal de Paris; l Fclusée ; Sur la Tamise; etc. Depuis, ont paru aux Salons : en 1901, le Laminoir et le Itepos de Véquipe ; en Ï902, A l'Imprimerie nationale; les grandes rotatives, et Au cordeau ; bords de la Marne ; en 1903, Course à quatre et la Seine à Vulaines; en 1901, un sujet qui tranche avec tout ce qui précède : la Veille de Montmirail ; on 1905, Dragons à l'abreuvoir et Outtrigger à quatre ; eu J906, Course à huit ; Double seuil.
GUERAH, nom donné, dans la région oxtrêmo des hauts plateaux algériens (départ, de Constantine), et particulièrement dans le bassin du Tarf. aux petits lacs salés qui reproduisent dans leurs traits généraux les cliotts ou sebkhas des départements dOrau et d'Alger. L'euscmble
îo toutes ces petites dépressions paraît n'avoir formé jadis qu'une seule nappe salée. V. Tabk.
GUÉRIN (Eugène). Iiommo politique français, né à Carpcntras en 1819. Engagé volontaire dans les mobiles le Vaucluse. il fit la campagne do la Loire ot de l'Est 1870-1871). Inscrit au barreau do Paris en 1875, il devint maire do Carpeutras , conseiller général do Vaucluse 1 1880-1880), combattit le boulangisnic, et, en juin 1890, fut élu sénateur do Vaucluse en remplacement d'Alfred Naquet, démissionnaire. Secrétaire du Sénat (1892-1893), il devint ministre do la justice dans lo premier cabinet Charles Dupuy (4 avril-3 dôc. 1893} et reprit ce portefeuille dans le second cabinet Dupuy (30 mai 1891-17 ianv. l!^95). Il lit voter lo projet de loi sur les menées anarchistes. U a été élu vice-président du Sénat en 1905.
GuÉRIN (Charlcsjf, poèto frau«.-ais, né à Lunéville en 1873. U a rédigé à Nancy la revue « le Sonnet • et collaboré à divers périodiques parisiens. Il a publié dos recueils divers : Fleurs de neige (1893) ; iAri parjure (1894); Joies grises (1894); Georges Itodenbacli, essai ae critique (1891); le Sang des Crépuscules {MiQo); Sonnets et un pot-me (1897); le Cœur solitaire {189») ; l'Eros funèbre (1900J; le Semeur de cendres (1901) ; l'Homme intérieur {i'JO:>). Guérin est un élégiaque d'une inspiration très personnelle. Sa poésie est tendre, mais d'uno tendresse inquiète et douloureuse, triste, mais d'une tristesse qui dédaigne les plaintes faciles.
GuÉRIN (Charles-François- Prosper), peintre français, né à Sens (Yonne) en 1875. Elève do Gustave Moreau, il débuta au Salon en 1896. avec doux toiles : Marguerite: l'Agonie du Christ, et des lithographies. Il a exposé : Dawe en rouge, David, Femme au tablier. Portrait ; au consulat de France, à Munich: le Jardin aux roses (190i) ; Ctrcé 11902); l'Escalier (1903): le Dal {1904); Nymphe {1905J; Dame en blanc (1903): la Termsse, Dame dans un parc 11904); liaigneuses , Toilette allégorique (1905); Nature morte ; Dame au boa (1906). Dans son art neuf et rafliné, les modes du passé se mêlent aux visions du jour.
Guerre en dentelles (la), drame on cinq actes et sept tableaux, do Georges d'Ésparbès (Odcon, 19 oct. 1900). — Le marquis de Pry semble incarner les qualités et les défauts des gentilshommes sous Louis XV : esprit frivole et sceptique, bravoure élégante, indiiférence morale. Colonel, il fait la guerre aux Anglais ; mais au camp il vit dans une fètc ininterrompue, entouré de comédiennes, parmi lesquelles la Fiorval, sa maîtresse. Deux hommes forment avec lui un vivant contraste : son père, vieux soldat de Louis XIV, imbu des crandes traditions; son lils illégitime Olivier, qui lit les pnilosophes. Ce n'est pas entre ces trois caractères cependant que so déroule le drame, et l'auteur ne les a posés que pour se fournir un prétexte de plus à intéressants épisodes. Au fond, M. do Pry aime la marquise, sa femme. Il congédie la Fiorval. La comédienne, pour so venger, fomente une révolte au camp, secondée par M. de Villeguen. Celui-ci, à son tour, qui est jaloux du marquis, excite un soldat — également jaloux de ce séduisant gentilhomme. Le soldat tire sur lo marquis et lo manque. An moment ofi il s'agit de l'aire sauter, en se sacriliant, un fort ennemi, M. do Pry reçoit «n billot l'avertissant que sa femme se meurt. Il se rend auprès d'elle, et tout eu la consolant, en lui persuadant qu'elle n'est pas en danger, reçoit son dernier soupir. Puis il revient parmi ses t1*oupes assez à temps pour aller faire sauter la poudrière... et lui-même. Mais le soldat qui avait tiré sur lui, et auquel il avait fait grâce, le devance, et ainsi se réhabilite par un acte d'héroïque dévouement.
Il ^ a là, comme on voit, moins un drame qu'une succession do tableaux. L'ensemble est conventionnel; mais il a du mouvement, du pimpant, du brillant et sa grâce, par endroits précieuse autant que jolie, séduisit lo public.
Gderrero (.Manuel Ainador), homme d'Etat panamien, né vers 1833. Il fut, pendant do longues années, un des médecins attachés au service de la Compagnie française du canal de Panama. Par la suite, il fut un des promoteurs de la révolution qui amena la scission de Panama d'avec la Colombie. Au mois d'août 1903, il s'était rendu aux Etats-Unis, d'où il était revenu avec le dessein de faire la révolution avant le 4 novembre. EIlo éclata en cfTet lo 3 novembre au soir, l.o 10 novembre suivant, Guerrer" so rendit de nouveau à Washiuj.'^ ton, pour discuter les bases d'un traité avec le gouvernement de la république des Etats-Unis.
En février 1904, il fut nommé ; * yprésident de la république de ' y^ .
Panama, pour une période de f
cinq ans. /
GUERRINI (Olindo), poète el érudit italien, né à Forli on 1845, Guerrcro.
bibliothécaire à Bologne. U publia en 1877, sous le pseudonyme de Lorenzo Stecchetti, un volume do vers {Postuma), qu'il attribuait à un jeune homme mort phtisique à trente ans. Il y avait dans ces poésies, où était scnsiblo rinfluence de Baudelaire et des parnassiens, un sentiment de la vie réelle, une vigueur de touche ot uno intensité de coloris alors très "rares dans la poésie italienne. La critique, qui avait fan d'aburd uu accueil chaleureux au volume, changea de ton quand ou apprit que l'autour était vivant, et reprocha durement à celui-ci ses hardiesses et ses crudités. II les exagéra encore dans deux volumes (Po/eiii'ca, 1878; .Vora polemica, 1879), qui firent do lui le chef de l'école • vérisie ■ (c'est-à-dire réaliste) el soulevèrent des débats passionnés. il a publié réccmmeut, sous un autre pseudonyme, un nouveau volume: Bime di Aigia sboteii/i, ron prefaziane di L. Stecchelti, 1897\ oîi il a été plus loin que jamais dans la voie du réalisme, et qu'il a du reste, devant d'unanimes protestations, désavoué et exclu de la publication de ses poésies (1903). C'est encore sous un pseudonyme qu'il a publié lo plus curieux peut-être de ses poèmes : job{Giobbe,ii\ Marco Balossradi, iss2). fantaisie satirique, qui se présentait commo la parodie anticipée d'un poème sur le même sujet, dont Mario Kapisardi avait annoncé la publication, mais qui avait des visées plus hautes et fusii-
GUALDO - GUGLMUS
gcait les ridicules do tous les poètes prétentieux et grandiloquents. Dans le domaine de l'érudition, Gucrrmi a publié: /al i/a e l'opère di G, C. Croce (1879); Studi « poleiutcfie dantesche (1880).
*GuESDE(Mathi- ; ' /«/«). né â Paris en 1645.
- Battu dans la :• ..jq de Lille aux élections
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même pourlcb asboeiaiiuns confessionnelles, disant notaminont : ■ Vous n'avez pas le droit de vous faire les gardes du corps du ministère Combes, de preudre parti en faveur d'un parti bourgeois contre un autre parti bourgeois. ■ Depuis, il a ■constamment accentué les divergences qui existent entre ses doctrines et les théories de Jaurès. II a encore public : le Soda- J- '-•^'-■»^«;. lisme au jour le jour (1899);
Quatre ans de lutte de classe à ta CImmbre (l90i), et, avec Marc Sangnier, Christianisme et socialisme (1905).
GUEULARD n. m. — Techo. Buirc en forme de casque
renversé.
*GUEUX, EUSEaJj. et n. — ^ Gueuse parfumée. Sur nom donné à la Provence. (P. Arène l'a choisi commo litre du charmant recueil de récits proven";aui, où it a réuni : Jean des Figues, le Tor d'L'ntray^, le Clos des âmes, la Mort de Pan, le Canot des sir capitaines [IS'C].)
GUFFENS (Godefroid), peintre belge, né à Hasselt ca iS2;i, mort à Schaerbeek-Bruxelles en 1901. Klévc de 'îo Keyser à l'académie d'Anvers, îl s'associa a. et compatriote Jan Swerls. et tous deux, a voyage en Italie, en étudiant les grandes coa: ooratives de Kaphaél et de Michcl-Angc. projet do restaurer la peinture monumentale. . travaillèrent de concert, et leur associat;- jusqu'au jour où [en 1871) Swerts fut l ■ l'académie do Prague. Leur première fut la décoration murale de la Bourse d .. raient l'histoire du Commerce. Mais uu iiicc: presque aussitôt (185âj cette œuvre, dont il ;
que les cartons. Ils décorèrent ensuite l'église > .
à Saint-.Nîcolas, près d'Anvers, après quoi li:» reçurent mission d'aller organiser â Munich, en 1858, la première grande exposition d'art allemande. L'année suivante, il-s hrent à Bruxelles une exposition des cartons des grands peintres décorateurs allemands. Ils décorèrent eusuito diverses grandes salles des édifices publics d Vpres (mairie, etc.). Ta salle d'honneur de l'hôtel delEcu à Anvers, etc. lin 18T1, Guffcus s'établit ù Bruxelles, ou il est mort.
GUGENUCIM Kugènc), auteur dramatique et journaliste français, né à Paris en 1857. Il fit ses déuutsau «Télégraphe» et au «■Gil Blas» et il collabora successivement au > Clairon » el à 1' ■ .Vutorité t, où il fut chargé de rédiger la ciiroiiitjiie théâtrale. Au théâtre, E.Gugonhcim a donné : les Deux S'ids,a.\'Cc Carmoix, vaudeville en trois actes. joué a Déjazet: puis 5ai/Wc/fu«/e( 1891), i'ûpo/e (3 actes, Clunyj, et, avec Lo Fauro, Au Dahomey (5 actes, Porto-Saint- Mariin)et/ei rii'po/fur5(3actes,Bodinière). E. Gugeabctm a écrit encore: Moineau franc (5 actes, Ambigu, 1900i; Jean la Cocarde (5 actes, Ambigu, 1902); les Surprises du Kodak et, enfin, l'L'pate (5 actes. Gymnase, 1903), etc.
GUGLIELMO (Lange), sculpteur français, né â Toulon en 18:j9. Il rc- <;ut les leçons lie Courdouan et do Joulfroy.
Il débuta au ^lon de I8G7 et ne tarda pas à se faire remarquer par la grâce et la distinction des sujets qui avaient ses préférences , tels que l'/nnocence , statue marbre; Giotio révélant sa vocation (muséo d"Amiens\stalue marbre ; Abel mourant, statue marbre [muséede Toulon .Citons encore : Portrait des enfants du sculpteur ; Jeune mère consolant son enfant [acquis par r& lat) ; etc.
GUGUMDS