‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 182 sur 363 · GUYON · texte numérisé non relu

GUYON

GYSEGEM

Consen-atoire, joua en 1840 avec un grand succès à la Keuaissaucc, lit partie do la Comédic-Fran<;-aise(i841).pu's j.assa à l'Ambigu (i8i3).Kn 185S, M°" Gu3;oû rciourD i à la Comédie-Française, oik ollo devint sociétaire et y tint avec une grande distinction l'emploi des çrands rôk-s tragif^ucs. Elle s'était remariée, vers 1861, à Mathieu Hcssy, Irôro do M"* ArnouId-PIessy.

GUYON (Louis- Alexandre), acteur français, né à Paris en 1829. Ouvrier ciseleur, hguraut, puis machiniste, il reçut des leçons do Dcbnrau père, et s'adonna à la pantomime. Il parut dans les Trois Pierrots (lS53),cn compagnie do Ch. Dehurau et de P. Lcgraod. Il ne tarda pas à se spécialiser dans les imitations et obtint daus ce genre un vil" succès. II a joué aux Folies-Dramatiques, à l'Eldorado, à. l'AIcazar, aux Nouveautés, aux Variétés, otc. — Son tils, CuARLES-Ai.EXANDRE Guyoxi, né à. Paris en 1851, fît quelques études musicales au Conservatoire, parut en 1873 cumnie chanteur comique à l'Eldorado, et fui engagé successivement dans divers théâtres parisiens, où il lit avec une finesse comique un grand nombre de créations, notamment dans : J'rois femmes pour un mari, Cofjuin de printemps, tes ?^ Jours de Chirelte, Cousin Cousine, la Fille (te l'ailtasse, l'Hôtel du Libre-Echange, le Sursis, Jiobinson Crusoé, les Petites Vestales, les Saltimbanques, une Affaire scandaleuse, etc. Guyon est l'auteur d'une foule de chansons do café-concert.

""GUYOT (Yves), homme politique français, né à Dinan en 1813. — Il se présenta, sans succès, en 1902, aux élections législatives dans l'Iudo française. Il avait jusque-là la direction du '» Siècle », où il avait mené de vives campagnes en faveur de la cause do Dreyfus et contre le nationalisme; il l'abandonna en 19D3, tout en continuant d'y collaborer. Il poursuivit, par le journal, par le livre, par la couférence, la controverse entamée depuis de longues années contrt; les chefs du parti protectionniste et ceux dif parti socialiste. Il a publié : l'Inventeur (liGG)', Préjugés politiques (1873); Etudes sur tes doctrines sociales du christianisme (1873); les Lieux communs (1874); ta Vérité sur l'Empire (1873); le 2'ravail et les traités de commerce (1879) ; la Prostitution (1S82); l'Enfer social (1882); la Police (1883); M J/ora/e (1883) ; l Organisation municipale de Paris et de Londres (18S3); un Fou (1884); la Traite des vierges à Londres (1885}: Lettres sur la politique coloniale (1885); un Proie (1885:; la Science économi;jue (1887', ; l'Impôt sur le revenu (I88"y: la Tyrannie socialiste (1893): l'Œuvre de M. Jules C'ambon, la politique radicale socialiste en Algérie (1S97); Quesnat/ et la physiocratie (1896); les Travaux puo//c5 (1897); trois ans au ministère des Travaux publics, expériences et conclusions (1895); la Comédie socialiste (1897); l'Economie de l'effort (1896) : l'Innocent et le traître : Dreyfus et Esterhazy (1898); les Paisonfi de Basile (1898); la Jitfvision du procès Dreyfus{lS9$) ; Affaire Dreyfus, anali/^e de l'enquête (1899J ; l'Evolution politique et sociale de l Espagne (1899); les Conflits du travail et leur solution (190oj; la Comédie protectionniste (1905); etc.

Guy OT-DES SAIGNE (Jean-François-Edmond), homme politique français, né à Brioudc en 1833. Il plaida d'abord a'i barreau de Paris et à celui do Clermont-Ferraud, puis passa dans la magistrature. Substitut à Clermont-Ferrand (1863;, procureur impérial â Issoire (1866), avocat général à Riom (1870). juge au tribunal de la Seine (1876), il démissionna eu 1879. 11 se fit élire conseiller général (18S0)

et maire de Cunlhat (1881) et devint député du Puy-de- Dôme aux élections générales de 1885. Depuis, il fut constamment réélu par la deuxième circonscription de Clermont-Ferrand (1889, 1893, 1898, 1902 et 190C). Le 5 février 1889, il était pourvu du portefeuille de la justice et des cultes, abandonné par Fcrrouillat, mais démissionnait bientôt avec le cabinet Floquet (22 fév.). Il fut ministre des travaux publics dans le cabiuet Bourgeois (1" nov. 1895-29 av. 1890).

Guzla (la), œuvre de Mérimée, qui constitue une des plus curieuses mystifications littéraires du xix* siècle. C'est un prétendu recueil de chants populaires illyrieiis serbes , ainsi nommé do la guzla serbe et précédé du portrait du guzlar auquel Mérimée a donné le nom d'Hyacinthe Maglanovitch, c'est-à-dire fils du brouillard. Ce volume parut à Paris en 1826, un an après lo théâtre de Clara Gazul, dont le nom a été évidemment fabriqué sur guzla. Lo succès de la Guzla fut immense. Des critiques slaves, des poètes comme Pouchkine et Mickiewicz furent dupes do cette mystilicalion.

Gylden (Hugo), astronome suédois, né à Helsingfors en 1841, mort à Stockholm en 1890. Il étudia d'abord dans sa ville natale, puis auprès de Hanseu, à Gotha (1360). En 1863, il entra comme astronome adjoint à l'observatoire de Pulkowa et fut bientôt astronome titulaire. En 1871, il fut nommé membre do l'Acadéraie royale des sciences de Suède, en même temps qu'on lui confiait la direction de l'observatoire de Stockholm. On doit à Gylden des travaux de tout premier ordre concernant les méthodes d'approximation pour les perturbations dans le mouvement des planètes [Acta ma- Ihcmatica, t. XIj, la libration de la lune ( C. B. Acad. des sciences, t. XXXIV). De 1803 à 1S70, Gylden fit à Pulkowa une remarquable série d'observations au cercle vertical relativement à la variation de la latitude d'un lieu, puis publia :

ftccherches sur la rotation de ta terre {en 1S7I, t. VIII des Actes de la Société royale des sciences d'Upsal); Lois de la rotation d'un corps solide liant la surface est recouverte par une tnasse liquide (en IS78 et 1879, u" 7 et 9 des Bulletins de l'Académie royale des sciences de Stockfiolm). Gylden associa la perfection expéri- :neniale et les meilleures qualiics de l'analyste et du géomètre; <e fut d'ailleurs un émiueut chef d'école.

GYMNADÉNIE {nP, n. f. Genre ■ rorclildaoées-ophrydées , type d'une tribu des gymnadéniées, comprenant 16 genres et environ 120 espèces.

— Encvcl. Les gymnadéniées sont des orchidées à bulbe, qui habitent l'Europe et le nord do i Asie. En France, on en connaît deux espèces cultivées comme [dames ornementales.

GYMNOBÉLIDÉE ou gym- NOBELIDŒUS [bé-H- dé- uss) :i. ni. Genre de mammifères marsupiaux, de la famille des pbalaiigériJcs, comptant une seule espèce propre à l'Aus-

nugo Gylden.

iralie. (Le gymnobelidœus Leadteateri est un petit phalanger volant, voisin des béiidées vrais [petaurus]. Il est répandu daus la province de Victoria jusqu au fleuve Bass.)

GYMNOCHARACINUS ha, sï-nuss) a. m. Genre de poissons pliysoslomes, (le la r a m i 1 1 e des • haracinidés, créé en 1902 pour une espèce nouvelle, — ^

découverte „ ^.

dans les eaux Gymnocl.arac..,us.

douces de l'Argentine. (Le gymnocharacinus Bergi est un characin dépourvu d'écaillés et de nageoires adipeuses.)

GYMNODINIACÉES (<(0 n. f. Famille d'algues unicellulaircs, à cellule sans membrane ou à membrane simplement cellulosique, quelquefois gélatineuse. — Une gvm-

NODINIACKK.

GYMNODINÏON n. m. Algue, type de la famille des (Ifjmnodtniacées, formée d'une cellule présentant en son milieu un profond stllon circulaire, d'où partent deux longs cils vibratilcs.

GYNATRÉSIE (ci — du gr. guné, femme, a priv., et trésis, perioraiiou. n. f. Rétrécissement du canal utérin.

GYNÉCOLOGIQUE (yiA*; adj. Qui a rapport à la gynécologie.

GYNÉCOPATHE n. m. Celui qui s'occupe des maladies

génitales.

GYNÉCOPATHIE (du gr. Qunê, aikos, femme, etpalheùtt

soulfiir) n. f. Affection des organes génitaux de la femme.

GYNÉCOPHOBIE ou GYNÉPHOBIE (bï — du gr. gunâ, femme, et photos, crainte; n. f. Crainte excessive éprouvée en présence d'une femme.

— Enctcl. Cette crainte est le résultat do la timidité chez des gens abouliques ou psycbasthéniques, chez les scrupuleux, qui ont toujours peur d'échouer dans leurs entreprises ou de ne pas savoir s'y prendre convenablement ; mais elle peut être aussi le résultat d'échecs précoces chez des prédisposés nerveux, que ces échecs frappent plus qu'il ne convient. Dans ce cas. elle aboutit à la psychasthénie franche ou parfois à l'inversion sexuelle.

-^Gyp (Sibylle-Gabrielle-Maric-Antoinctte ru-: Riquetti DE MiRADiiAU, comtesse de Martel de Janvu.lk, ditej, romancière française, née au château de Koelsal (Morbihan) en 1850. — Depuis le Friquet, elle a publié toute une nouvelle série d'ouvrages amusants et satiriques : Jaquette et Zouzou, la Fée \V^yii); les Chapons, Sœurette, un Mariage chic, un Ménage dernier cri (1903); les Froussards, Maman (1904); Ctoclo, Geneviève, Jownal d'un casserole et le Cœur de Pierrette (1905).

GypsiS n. f. Planète télescopîque n" 444, découverte par Coggia eu

is'-'i'.

GYRINOCHI-

LUS {kl -luss)

n. m. Genre de

jioissons phy-

sostomes, de la

famille des cy-

prinidés, créé

en 1902 pour une espèce nouvelle découverte dans les

eaux douces de Bornéo, le gyrinochilus pustulosus. (Ce

poisson rentre dans le groupe des homalopières.)

GySEGEM, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arrond. d'Alostj), sur la Dendre, affluent de l'Escaut; 1.620 hab.

Gvrinochilus.

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wl

Médaille commémoraiivo du couronnement de Haakou YII et de la reine Maud.

H. Unité iliérapoutiquo des rayons X déterminée par lloljknccht.

Haakon VII (Christian -Frédéric -Charles -Georges- Valdcmar-Axel, prince do Danemark, roi de Norvège. sous lo nom do), né à Charlo ttenlund, près de Copenhague, on 1872. Second fils du roi do Danemark Frédéric VIIT, lo prince Cliarles , lieu tenant do la marine danoise a épousé en 1896 la princesse Maud, fille du roi d'Angleterre Edouard VII. Lorsaue la scission entre la Suéde et la Norvège fut accomplie, il fut élu roi de Nor- ^«*^^h^ vègo par lo Storthing norvégien lo 18 novembre 1905, et prit lo nom de Haakon VII. Lo couronnement de Haakon VII a eu lieu le 22 juin lUOôàTrondhjom.

HiVAN, bourg d'Allemagne ( roy. do Prusse [ prov. du Rhin, présid. de Dussoldorfj), sur un petit sous-affluent du Rhin ; 5.500 hab. Filatures, fabrication d'étoffes: métallurgie.

Haarlbmmer-meer,

comm. des Pays-Bas Iprov. de Nord-IIollandèfarroud.de Harlem]); 12.000 hab.

Haas {Maurice -Frédéric- Henri dk), peintre liollaudais, né à Rotterdam en 1832, mort à New-York en 1895. Après avoir débuté par des tablcauxde marine dont les sujets étaient empruntés aux côtes de Hollande, d'Angleterre et de France, il reçut en 1857 le

Haakon VII.

titre do peintre de Ja marine n«^erlandaise. Il énugra en 1858 en Amérique. On a vu de lui à TP^xposition universelle do 1889 (Paris) : A la pêcherie. Ses œuvres les plus connues, pointures ou aquarelles, sont ; Tempête sur Jersey, Tempête sur Star Island, le Yacht » Indompté » au large dp. Douwea, etc. Haas était membre do l'Académie des beaux-arts de New- York depuis 1863.

Haas (Ilippolyte), géologue allemand, né à Stuttgart en 1855. Professeur de géologie et do paléontologie à l'université do Kiol en 1887, il s'est fait connaître par de remarnuables travaux sur la géologie dos Alpes vaudoiscs et du Jura, de la péninsule du Slesvig-Holsiein, etc. Il a établi notamment un protil géologiijno du canal do Kiol. On lui doit, entre autres ouvrages ; les lîrachiopodes des formations jurassiques de l'Alsace- lorraine (avec Pétri. 1883); Contribution à l'étude de la faune des brachiopodvs dans le lias du Tyrol înéridional et de la Vénétie (188-i): Elude monographique et critique des àrachiopodes rhélieits et jurassiques des Alpes vaudoises et des contrées environnantes (1892), etc., ainsi que plusieurs livres de vulgarisation scientifique.

Haber (Rodolphe de), peintre allemand, né en 1839, mort à Dresde en 1902. Il embrassa d'abord la carrière militaire, puis s'adonna, avec un rapide succès, à la peinture de portraits et do nature morte. On cite do lui un portrait de l'empereur Guillaume I" et de nombreuses toiles, où il excellait à rendre les armes anciennes ot précieuses.

Habert ( Henri - Ernest-iVarfc/), homme politiqur français, né à Montfort-lAmaury on 1862. Avocat à l;i Cour d'apncl do Paris, secrétaire do la conférence dos avocats, il prit part au mouvement boulangisto, et se présenta aux élections législatives do 1893 dans larrondissement de Rambouillet. Klu avec un programme revisionoisto, il s'associa A la campagne irès vivo menée par Paul Déroulèdo contre la révision du procès Dreyfus. Réélu député en 1898. il fut un dos principaux chefs de la Ligue des patriotes reconstituée, et il se trouvait, le 23 février 1899, aux côtes de Déroulèdo lors de sa tentative

firès du général Roget. Arrêté avec lui et traduit devant a Cour d'assises de la Seine, il fut acquitté le 31 mai. Inculpé ensuite de complot contre la sûreté do l'Ftat, il réussit à s'enfuir. Lo 19 décembre, il venait se constituer prisonnier, et il était iacarcérê, sur l'ordro du président

de la Haute Cour, qui le condamnait, le 23 février, à cinq ans do bannissement. Conduit à la frontière bcipe. il rejoignit, à Saint-Sébastien, DéronJcde; il fut déclaré déchu de son mandat de député. Rentré en France i respiration de sa peine (18 déc. 1904}. il seiTorça d'obtenir lamnistie en faveur de son ami Déroulèdo (1905). Il échoua au^ élections do 19i.t6.

Habert-DYS (Jules-Angusto), dessinateur français, né à Frcsnes (Loiret Cher) en 1850. Elève d'Ulysse Bernard à Blois, puis de Géromo à l'Ecole ilcs beaux-arts do Paris, il travailla ensuite, sous la direction de Bracquemond, à des compositions décoratives pour céramique et, enfin, entra, à la suite du graveur Gaucherel, à r ■ Art •.Ha pubhc là une quantité de dessins, qui le classent parmi les meilleurs décorateurs. 11 a abordé tous les genres: dessins pour dentelles, jovaux. mosaïques, tapisseries, écrans, porcelaines, reliures dan, etc. Plusieurs recueils de ses ingénieuses compositions ont été publiés.

Habib Oullah Khan, émir d'Afghanistan, né en 1873. Fds de l'émir Abdour Rahman Khan, il lui succéda en 1901. Reconna dès la mort de son père par ses frères, les sirdars, dans un durbar public, il prit le pouvoir sans que l'ordre fût troublé. Dans une proclamation, il déclara qu'il traiterait son peuple avec bonté, réduirait les impôts et augmenterait la soltie de l'armée. Il déclara au vice-roi de rinde qu'il suivrait la politique de son père et qu'il espérait voir les liens entre la Grande-Bretagne et 1 Afghanistan se resserrer encore.

* habitation n. f. — Enctcl. Dr. Babitaliom à bon marr/ié. Les lois du 30 novembre 1894 et 31 mars 1&96 ont été modifiées et complétées par la loi du 12 avril 1906 dont les dispositions tendent à faciliter et à encourager toutes les manifestations de la prévoyance sociale et notamment la construction des maisons destinées à être louées ou vendues à des personnes peu fortunées.

Do facultatif qu'il était, l'établissement d'an ou de plusieurs comités des habitations à bon marché devient obligatoire pour les départements (article I"!, qtu sont également tenus de subvenir désormais aux frais do localet de bureau de ces comités (art. 4). Les communes et les départements sont autorisés, concurremment avec les bureaux de bienfaisance et la Caisse des dépôts et consignations, à employer, sous certaines réserves et dans des.

HACQUARÏ — IIALÉVY

formes Uéleiimuùos, leurs ressources, soit on prêts aux sociétés do consiruction do maisons à bon marché, soit en obligations ou actious do ces sociétés. Ils peuvent égalemcui laire apport do torraius ou do constructions (an. 0,.

Los avauta^'cs consentis ï)ar la loi sapplit|uent aux maisons dostiuées à. lliabitation eolloetivo lorsque la valeur locativo réelle do cbaiiuc logement no dépasse pas, au moment do la cunstruclion, le cliillVe fixé, pour chaque commune, tous les cinq ans, par une commission siégeant au clieMieu du département et composée duu juge au tribunal civil, d'un conseiller général et d'un agent des contribuLious direcles, désij^^ués par le préfet. Ce cbifl're no jieut t-tre supérieur aux maxima déterminés par la loi, ni inférieur do plus d'un quart à ces maxima, qui oscillent iMiiro MO fr., dans les communes au-dessous de i.OOi habitants, et 550 fr. à Paris. Les avantages de la loi s'étendent aux maisons individuelles dont la valeur locativo r^'ello no dépasse pas de jilus d'un cinquième le chitfre déterminé par la commission. Los jardins d'une superficie do 5 ares au plus attenant aux constructions, ou les jardins de 10 ares au plus non attenant aux constructions et possédés dans la même localité par les mêmes propriétaires sont considérés comme dépendances de la maison tart. 5).

Les habitations à bon marché sont affranchies de la contribution foncière et do la contribution des portes et fenêtres pendant les douze années qui suivent l'achèvement de leur construction; mais les jardins, attenant ou non, ne sont pas exemptés do l'impôt foncier (art. 9j. Les actes do vente des maisons individuelles sont soumis aux droits do mutation ordinaires; toutefois, lorsque le prix do l'immeuble est payable par annuités, la perception de ces droits peut, sur la demande des parties, être effectuée on autant de fractions qu'il a été prévu d'annuités, sans que leur nombre puisse être supérieur à cinq (art 10).

Les acquéreurs ou constructeurs de maisons à bon marché qui se libèrent par annuités demeurent autorisés à contracter une assurance temporaire à la caisse d'assurance en cas de décès, administrée par la Caisse des dépôts et consignations, atin do garantir le payement de tout ou partie des annuités restant à échoir si leur mort survient dans la période d'années déterminées (art. 7.}. l'Jt puiir conserver la propriété de l'immeuble à la famille entière de ract|uéreur ou du constructeur décédé, des dcroiraiions continuent d'être apportées, en faveur des habitations à l)on marché, aux règles successorales tracées par lu code civil i,art. 8).

HacQUART (Augustin), évoque et explorateur français, né eu Lorraine en ISCO, mortàSégou en 1901. Professeur au collège Saint-Charles do Tunis, il entra dans la congréealion des Pères blancs, fut ordonné prêtre en 1884 et devint supérieur do la congrégation. En 1894, il accompagna l'explorateur Bernard d'Aitanoux chez les Touareg Azdjer. Il était depuis une année à la tête de la mission de Tombouctou lorsque, en 1896, le commandant Hourst passa devant cette ville, alin d'opérer l'exploration du Niger; à la sollicitation du commandant, il se joignit à lui. Familiarisé avec les mœurs des Touareg, connaissant l'arabe et un grand nombre de langues africaines, il rendit de très grands services à la mission. Le P. Hacquart avait été préconisé évêouo le 24 mars 1886 et nommé vicaire apostolique du Sahara et du Soudan.

HadamAR (Auguste), peintre français, né à Metz en 1823, mort à Paris en 1886. Il eut pour maître Paul Delaroche et débuta au Salon de 1846. Il se consacra à la peinture de genre et au portrait. On cite de lui : Cérémonie de la Ptique dans xine famille juivp. une liêverte, le Fovrnil, Pour le bon motif, etc. Il est également connu par ses lithographies et les compositions nombreuses qu'il a données à Vllistoiif, des peintres, au Mayasin pittoresque et au l'onr du )nondc.

HaddaM, ville des Etats-Unis {Connecticut), ch.-l. du comte do Middlcsex, sur le Connecticut; 8.000 hab., en deux agglomérations. Métallurgie.

Haden (Francis-Seymourj, chirurgien et graveur anglais, né à Londres cn'l8l8. Il suivit les cours do la Sorbonne, à Paris, et fut externe à l'hôpital de Grenoble. C'est de son voyage en Italie en 1843-1844 que datent ses premiers croqurs. Revenu à Londres, il fonda l'Iiopital des Incurables et devint chirurgien consultant de la Chapelle <lo la reine. En 1853, lors do l'Exposition universelle de Londres, il fut nommé rapporteur de la section des instruments de chirurgie, conjointement avec Nélaton.

A l'imitation de James Mac Neill Whistler, son heaufrôre. il se mit ù graver à l'âge de (juarauto ans. Ce fut de Franco que lui vinrent les premières approbations. Kn 1861. Philippe liurty lui consacrait une importante étude suivie du catalogue de son œuvre, comprenant une cinquantaine do pièces, parmi lesquelles nous citerons : /« Tamise à liattersca et l'Ecluse d'Iùjham ; l'arc de liichmond, le matin ; la Tamisf au coucher du soleil; le vieux Clielsea; VElanu au canard. A ces œuvres sont venues se joindre : le îtuisseau sous bois; Coucher de soleil en Irlande; i'Ayamemnon ; etc. Haden a pris

S art aux Expositions universelles o 1889 et do 1900 (Paris) et y a obtenu par doux fois un grand prix. Président do la Société royale des peintres-graveurs, il a été élu iTorrespondant de r.\cadéniie des beaux-arts eu 1905. 11 est un des rénovateurs do la gravure originale en Angleterre.

Hadfield (.l/arm-Cecilia- Louisa). V. CoswAY.

* H ADINO ( Jeanne - Alfrédine Titi'.i-oL'RKT, dite Jane), actrice française, née à Marseille on 1850.

— Dans l'intervalle des nonil)rouK03 tournées (|u'ello n'a cessé do faire en province et à l'étranger, on la retrouve à Paris ; d'abord, en 1897, au Gymnase et au Vaudeville, en liï99, à la Porte-Saint- Martin, où elle crée Plus ffue Heine, en I900,ù l'Odéon (alors réfugié dans la ^aUe du Gymnasoi, où elle crée V Jînchantevient, et encore en 1901 à'ia Porto-ïSaiut-Martin. où, après avoir créé la Pomjtadour, elle s<; montre d.ins le Muitre de Forces, dont elle avait établi au Gymnase le rolo principal.

Jano Hadint;.

HADROMAL n. m. Substance qui existe dans le bois ot ' (|u on en i^eut retirer en chauffant le bois réduit en poudre avec du «hlorurc stanneux et do l'eau.

HADROME n. m. Nom introduit par les auteurs allomaiids ilans la terminologie botanique et servant à désigner la partie vasculaire des faisceaux libérolignonx, par opposition au leptome désignant la région criblée, l'eusemblo du faisceau constituaut le mestoine.

Haebler (Conrad), historien et administrateur allemand, né à Dresde en 1857. Il fut nommé en 1879 bibliothécaire adjoint à la bibliothèque royale do Dresde, fut un des professeurs d'histoire du futur roi do Saxo Frédéric-Auguste et devint, en 1899, conservateur de ladite bibliothôi|Uo. II a fait plusieurs voyages d'études en Espagne, dont un on 1889 en compagnie du prince Frédéric- Auguste, en Angleterre (1891) et on Portugal (1897). Ses principaux ouvrages sont : la Querelle entre Ferdinand le Catholique rt Philippe /" pour le f/ouvemement de la Castille 1504-1506 (1882); la Prospérité économique de l'Espagne au xvi* siècle et sa décadence (1888; trad. espa^ii., 1899); M arie-Josèphc' Amélie , duchesse de Saxe, 7-eine d Espagne (1892); Histoire de la rnaison l'uyger en Espagne (1897) ; la lieligion de l'Amérique centrait (1899); les Principaux Peintres espagnols et portugais (en angl. 1897): Estampes espagnoles et norlugaises du xv« et du xvi* siècle (I8'.t8). Enrtn, il a écrit les chapitres sur l'Amérique dans " Histoire universelle », de llelmolt.

HiEGENDORF, comm. de Suisse (cant. de Soleure [distr. d'Oltonj), dans la vallée de la Diiunern, au pied du Jura; 1.500 hab. Agriculture, bétail; carrières.

Haenel (Albert], juriste, professeur et homme politiiiuo allemand, né à Leipzig en 1833. Il professa le droit, se lauea dans la politique, fut à la tête du mouvement national et libéral allemand contre les Danois dans les duchés de Slesvig et de Holstein, se rallia en 1864 après la guerre des duchés au parti libéral et progressiste en Prusse, fut élu député de Kicl au Landtag prussien et au lieichstag de la Coufédération de l'Allemagne du Nord en 1S67, et devint un des principaux chefs du parti libéral. Nommé vice-président du Reichstag allemand en 1874 et du Landtag prussien en 1876, il combattit la politique réactionnaire et protectionniste do Bismarck, fut, en 1884, un des fondateurs du nouveau parti libéral-radical {freisin- ?iiV/), et perdit son siège au Landtag en 1888. Réélu en 1S9S, ilcombattit vivement les tarifs protectionnistes de 1902, prit une part active à l'obstruction de la gauche au Rcichstag, à côté des socialistes, mais fut battu en 1903 par un socialiste, et se retira de la vie politique- 11 a écrit des travaux remarquables sur l'histoire du droit civil et politique en Allemagne. Ses principaux ouvrages sont : le Système de la preuve dans le Code saxon (1858); les Garanties des grandes puissances pour le Slesvîg-Holstetn (1864); les décisions des consuls de Goslar (1862) ; le Droit de privwgèniture dans le Slesvig-Holstein (is64j; la Question des droits permanents dans le Slestiq-Holstein, en collaboration avec Seelig (1870-1873); Etudes du droit public allemand (1872); la Législation de l'Empire allemand sur les affaires consulaii'es et la navigation maritime (1875).

HaËS (Carlos dk), peintre belge, né à Bruxelles en 1821. mort à Madrid en 1898, après s'être fait naturaliser espagnol. Paysagiste émincnt, Haés éiait membre de TAcadémie de San Fernando depuis 1860. On a vu de lui à l'Exposition universelle de 1878 iParis): les Alentours de Vrecland, aux Pays-Sas. Citons encore : Côtes de la Méditerranée, Vue du Lozoia (musée du Fomento).

HagÉCOURT, comm. du département des Vosges, arrond. et à 8 kilomètres de Mirecourt, sur uu petit sousaflîueiit de la Moselle; 270 hab. Au petit liameau de Heucheloup, eaux minérales sulfatées calciques.

HagERUP (Georges-Francis), liomme politique norvégien, né à Horten en iS5:>. 11 étudia à Christiania, en France et en Allemagne, devint (1887) professeur à la faculté de droit de Clirisliania et assesseur à la Ilauio Cour et publia plusieurs traités de droit financier. Sa réputation de juriste lui valut le portefeuille do la justice dans le second ministère Stang (1893). Successeur de cet homme d'Etat, il forma un ministère de concentration a895), qui parut sur le point ilo solutionner le conflit avec la Suède, mais échoua sur la question des consulats, et démissionna (mars 1905).

'^'HagGARD (Henry Rider), romancier anglais, né à Bradeuham Hall (comté de Norfolk) en 1856. — Nous citerons parmi ses derniers ouvrages : Black keart and icliite heart (1900); Pearl Maiden (1903), Ayeska or thc Return of She (1905). Rider Haggard, qui s'est occupé de questions sociales, a publié en 1Ô02 un ouvrage remarqué : liural England, et fut chargé en 1905 d'inspecter pour le

compte du gouvernement anglais les colonies agricoles do rarinéo du Salut aux Etats-Unis.

HagrON (Alexis-Auguste-Raphaël^. général français,

né à Caen en 1845. Il fut admis i Saiiit-Cyr dès 18C2, eu

sortit avec len" 1, entra comme

lieutenant en 1867 ù l'Ecole

d'état-maior, et lit la guerre

contre 1 Allemagne avec lo

grade de capitaine, comme aide

de camp du général Lofobvre.

Il se distingua ù. Frœschviller ot

à Sedan, puis demeura prisonnier de guerre à. Bonn et ù

Munster jusqu'à la paix, après

laquelle il retourna en AIg<'rii',

au 2» zouaves, et fit la campagne

de Kabylio. Rentré on Franco

i) fut classé à l'état-major d'une

division d'infanterie do l'armée

do Versailles, d'où, on 18";t,

il passa ù l'état-major particulier du général du Harail.

ministre do la guerre. Il servit ensuite au 65" do ligne,

fut promu chef de bataillon

on 1879, iioutenanl-colonel en

1887 et colonel en 1890. Général do brigade on 1894. il

commandait on Alcério la subdivision de Constaniino, fut

appelé ù la présidence comme chef do ta maison militaire

du président do la Républicjuo on mai 1897. y donieura

jusqu'à sa promotion au grade de général de division en

Il — CG

Ilngron.

1898, fut alors nommé au commandement de la 14* division d'infanterie à lîclfort et, deux ans après, mis à la tête du 6* corps d'armée à Châlons-sur-Marno. Enfin, en janvier 1903, il fut appelé au conseil supérieur de la guerre. Eu 1906, après le passage du général Brugcre au cadre de réserve, il reçut une lettre de servica lui assurant le ccinmandemeni. eu cas de guerre, du groupe des armées de l'Est.

HaGYMASY (Louis). V. ToLSAI.

Hahn (Jules), météorologiste et professeur autrichien, ne à Linz (Autriche) en 1839. Par ses nombreux travaux d'érudition, il est un des premiers météorologistes de la lin du XIX* siècle. Citons de lui : Manuel de climatologie (1883), l'ouvrage le plus important de ce genre; les Températures dans les régions des Alpes orientales (1885); la liépariition de la pression atmosphérique dans l'Ewope centrale et méridionale (1887). Avec Hochsteitcr et Pokorny, il a publié une Géographie universelle (1886), dans laquelle il a traité la partie météorologique et climalologique. Il a tracé dans l'Atlas de géographie physique, de Berghaus, les cartes de météorologie (I8S7).

Hahn (Roynaldo\compositeur né à Caracas (Venezuela en 1874. Amené de bonne heure en France et admis à l'aris au Conservatoire, il y devint élcvo do Théodore Dubois et Lavignac pour 'l harmonie, et de Massem.i pour la composition. Il publia fort jeune ses premières mélodies, dont la grâce tendre et délicate semblait assurer le succès. Après avoir fait exécuter aux concerts Colonne (1897) un petit poème symphouique intitulé Nuit d'amour bcrgamasque, il fit sou début ù la scène en donnant à rOpéra-Comique (1898j un ouvrage en trois actes, l lie du rêve, qui se faisait remarquer par son élégance, sa fraîcheur et la sobriété des moyens et des procédés. En 1902, il se présentait au même théâtre avec un ouvrage plus important et d'un caractère plus dramatique. la Carmélite, grand opéra en cinq actes. Il a écrit une musique de scène pour diverses pièces : l'Obstacle (Gymnase. 1890); ^Vj-Z/ipi- (théâtre Sarah-Bernhardi, 1903), Scarron (Porte-Saint-Martin, 1905); An^^e/o. de Victor Hugo (théâtre Sarah-Bernhardt ; et Esther de Racine (théâtre Sarali- Bernhardi, 1905). dont il remit les chœurs en musique. Il a i>ublié do nombreux recueils qui se distinguent autant par la fraîcheur et la grâce de son inspiration que par une forme très châtiée ; pour le piano : Portraits de peintres ; Premières valses. Trois préludes sur des airs irlandais; pour le chant : SO mélodies, cltansons espagnoles, Etudes latines ; Chansons grises; Rondels, sans compter quelques morceaux religieux et un certain nombre de clueurs à 2, 3 et 4 voix avec accompagnement do piano. Il a donné plusieurs festivals avec chaut, chœurs et orchestre, consacrés à Lully et à Mozart.

HaiG (.\xel Herman), peintre et graveur suédois, né dans l'île de Gotland eu 1835. Il étudia à Londres larehitecture, le dessin et en particulier l'aquarelle. Revenu eu Suède après un voyage eu Europe, il y exécuta quelques décorations pour îes églises et ne se mit à la gravure qu'en 1878. Sa première planche, /<i Cloche du soir (1879;, a été suivie de plus de deux cents estampes originales, parmi lesquelles ; Chartres, le Mont-Saint-Michel (1882'; l'Intérieur de la cathédrale de Burgos. la Chapelle palu' Une, Notre-Dame de Paris, ot en particulier des vues de villes : Séville, Tolède, Ségovic. Reims. Amiens. Venise, Vérone, Assise, Palcrme, Lisbonne, etc. Ilerman Haig a exposé au Salon de issi. et il a obtenu une médaille d'or à l'ExposiiioD de 1900 (Paris).

HAÏ-LO (A asp.) D. m.

Sorte de trompette chinoise, longue de 0'",30, faite Ual-lo.

d'une conque, et ne donnant qu'une note : Le Ha'ï-lo sert aux signaux de l'infuitcrie et des troupes chargées des gardes de nuit.

HAINITE 'hè [h asp.]) n. f. Silicate naturel de chaux, soude, titane et zirconium.

haïr [hér [/tasp.;) n. m. Nom on vénerie du jeun© cerf d'un au.

Hai-TCHENG, localité de la Chine septentrional© iprov. de Mandchourie), sur un petit sous-aflUicnt du Lia-Ho, et sur la ligne ferrée entre ilj Port-Arthur et Moukden. En juin 1901, com- ${) bats entre Japonais et Russes. Ceux-ci durent évacuer la ville, après avoir brùlê la gare.

HALAM (/* asp., lam') n. m. Sorte de guitare en usage chez les nègres du Sénégal, montée de quatre cordes de crin. (La caisse d'harmonie, en bois creusé, est recouverte de peau ; le manche est terminé par une pièce de métal, dans laquelle sont passés des anneaux qui vibrent lorsque le plectro touche les cordes.)

Halas, bourg d'.\ustro-Hongrie (Hongrie 'comitat de Pesth ), district de la î'etiie Cuumanie, sur un affluent du Danube ; 13.000 hab. * Halbe iMax). auteur dramatique allemand, né à Guitland en 1865. — ï! publia en 1904 un drame social : le Fleuve, qui fut leprêsentô à Berlin ot dans les grandes villes avec beaucoup de succès.

HaldANE (Richard Burdoni, homme d'Etat anglais, né à Edimbourc en IS56. Après de brillanlos études à runivorsiié de sa ville natale et ù colle do Gœttingue, il reiowrna en Angleterre ot se fit recevoir avocat. Eu 1885. il entra au Parlenieiit pour la circonscription de Haddingtonshiro, qu'il continuait encore de reprèsonter quand il fut appelé comme ministre de la guerre dans le cabinet Campbell Hannorii.ann on 1905. Il est un impérialiste libérai. H a publie avec le professeur Seth : Essays in philosophical criticism 11883), et, en collaboration avec Kemp, une traduction do Schopenhauer : World as irill and idea 1883); puis : Z'/'* of Adam Smilh (18871 ; Education and Empire {\Wi}; thc Pathivay lo rcality (1903).

Haldimand ou HALDIMAND-ET-MOKCK, comté du Canada ^prov. d Ontario . à la rivo nord du lac Eric; près de l.'.'OO kilom. carr. ; 20.000 hab. Ch.-l. Caynya. '''HalÉVY Ludovic), écrivain français, né à Paris on Ic-Ji. — Les derniers ouvrages de Ludovic Halévy sont

Ualau!.

Karikaii (1892) et un À/anage d'amour (ï89"). Il faoi y ajouter un Discours sur les prix de vertu {189-ij.

HaLFAYA, faubourg commerçant de Kliartoum, situé au confluent du Nil Blanc et du Nil lîleu, dans la presqu'île nord, point terminus do la voie ferrée (jui remonte lo Nil depuis Ouadi ilalfa, un pou en aval do la seconde cataracte du Nil.

HAUCHŒRUS {ké-russ) n m. Genre do mammifferos pinnipèdes, do la famille des pliocidés, dont la seule espèce [haUclurrus rjrijphun) est propre aux côtes de l'Atlantique

Halicrcas-

Nord, (Ce phoquo so caractérise par son museau épais, allongé, conique, couvert de poils à son extrémité. II descend au Sud jusque sur les rivages de la Italtiqueet du Labrador. Lo sous-prenre (jnjphoca comprend une forme fossile dans le tertiaire pliocène de Belgique [grypftoca similis ).

HALICORIDÉS n. m. pi. Famille de mammifères Siréniens, ronfcrmaui los thujonf/s (haiicore) et les rhijtincs ou stellères. — Un ii.xmcoridê.

— Encycl. Les dugongs sont les seuls représentants actuels do cette grande famille, avec leurs trois espèces répandues do la mer Kouge {halicore InbernacuU), dans l'océan Indien [halicore dur/on^), justiuà l'Australie {/taitcore Austratis). Les rhytines de la mer do Behring ont été détruites dès 1768. Lès autres genres sont représentés par des formes fossiles tertiaires : eotherium, anoplonassa, halilherium, crassilhei'ium, ntetaxi/Uteriiim, pachjacanlh'.'%, miosiren, rhijtiodus, hemicaulodon, dioploiherium, dtismostyii:?. chronozoon, prohalicore.

HALIGREAS ( Ar^-ass) n.m. Genre de méduses acraspèdes, établi en 1903 pour les espèces découvertes dans le Pacilique par rcxpédition du V«/(/(i'ia (L'espèce type est l'haiicreas papitlosum.)

HALIFAX.COmto du Canada (Nouvelle-Ecosse) , le plus grand, le plus pouplé do l'Ktat, au bord de l'Atlantique; 5.i3G !;ilom.

carr. ; rives très découpées, ports magnifiques, poche active , construction de navires, forêts, mines d'or, de cuivre : 75.000 li.

Ch.-I. Htihfax.

Halxl-RIFAAT-PACHA, homme politique turc, né on lS2:i, mort à Constantinoplo en 1901. Secrétaire du grand vizir Mehemcd Kuprili-pacha, il fut gouverneur «le Uoustciiouk (ISSi:, do Salonique, de Monastir. où il contribua à l'extinction du bri^anda^e, et de Sniyrne. Rappelé à Constantinoplo, il devint ministre de Tintérieur dans le ministère Djevad, puis fut grand vizir de 1895 jusqu'à sa mort. Dans ces dernières fonctions, il se borna à être l'instrumont docile dos volontés du sultan. Il était resté n vieux-turc » avant tout, et n'avait que des idées confuses sur les questions do politique extérieure. Il resta néannmiiis doux et conciliant.

HALIPLANCTON (du gr. hais, halos, mcr, et do plancton) n. m. Biol. Plancton marin. V. plancton, t. VI.

HAUSTÉRIQUE [liss-té-rik') adj. Méd. Fonte halistérifjue. Forme particulière de la dégénérescence graisseuse, que l'on observe dans les os atteints do lésions tuberculeuses (Volkmann). Cette foute lialistérique ne se produit généralement qu'à une certaine distance de la lésion tuberculeuse, et semble due en conséquence à des causes dillërentos de celles qui agissent dans la dégénérescence caséusc.]

Hall (Asaph), astronome américam , né à Goshen Connectiout) eu 1829. D'abord ouvrier charpentier, il alla à Norfolk en 1853, pour y étudier les mathématiques et lastronomie, puisen 1856* à Ann Arbor et à Cambridge ^Massacbusetisl: il devint ensuite (1857-1S62) aide astronome à l'observatoire de V/farvard Collège de Cambridge. Eu I862.il fut nommé astronome, puis professeur de mathématiques (IS631 à l'observatoiro naval de Washington ; il y resta jusqu'en 1891. On doit à Hall de nombreux travaux et observations sur les étoiles doubles, les planètes et leurs satellites; il a découvert en 1877 les deux satellites do Mars, Phobos et Deimos- Il est correspondant de l'Académie des sciences ife Paris depuis 1S79.

Hallays (André\ littérateur français, né à Paris en 1S59. Avocat à la cour d'appel, il fut reçu docteur en droit avec une thèse sur le Secret professionnel. De 1881 à 1882. il tit partie do la rédaction politique du journal • le Parlement ■>. PZn 1883, il entra au - Journal des Débats •. Depuis 1S3S. il a donné, sous la rubrique : /Cn /lùnant, un feuilleton hebdomadaire, où il a mené une campagne pleine de verve et de bon sens en faveur des monuments, des <euvres d'art et des paysages menacés par la sottise ou l'intérêt mai entendu. "Il s y montre homme de goût et nourri d'une érudition solide et aimable. Cette mémo rubrique a servi de titre à trois volumes où Hallays a réuni ses articles los plus importants : En fUnant (1900); En

flânant à travers VExpositwn universelle (1000] ; En flânant à travers la France (1903,. Il a écrit une élude sur Ùeaumarchais, et il a mis UDO préface aux Lettres de Choiscul, ambassadeur à Homo, et à un recueil do fouillotoos do Berlioz (1904).

*HALLE n. f. — Kncyci,. Halles centrales de Paris. Bien que les halles centrales du Paris soient une propriété communale, l'Etat se reconnaît, depuis ta Révolution, lo droit de les soumettre i uno réglementation distincte du celle qu'y établit I aut^^rité municipale. LEtat. en olfet. no peut pas so désintéresser d'un marché qui s'approvisionne au moyen dos envois dus producteurs de la Fran' e entière. C'est, du reste, uniquement sur le régime des ventes que se porte l'action de l'Etat; quant à la gesiion des établissements, à la police des marchés et à ta surveillance de la salubrité des denrées, elles restent dans les attributions des pouvoirs municipaux, représentés par le préfet de la Seine et par le préfet de police. V. lULLt:, t. V, La réglomontation des halles centrales de Paris fait l'objet de ta loi du M juin 1896, inspirée surtout par une intention de protection des intérêts des producteurs. Les détails d'exécution do cette loi ont été réglés par un décret du 23 avril 1897, modilié par des décrets en date des 27 juin. 1898 et 25 janv. 1904. Sous lo régime do ces textes, los balles centrales de Paris, constituant un lieu d'approvisionnement général, une Bourse de l'alimentation, sont réservées aux ventes en gros et demi-gros, et la vente au détail ne s'y fait qu'à litre exceptionnel.

— Facteurs aux halles, mandataires aux halles. Ces agents spéciaux (v. factecr, t. IV) sont régis, dans les halles centrales do Paris, par la loi du il juin 189G et par les décrets des 23 avril 1897 et 25 janvier 1904 ci-dessus signalés. Ces textes ont entouré l'exercice de leur profession do garanties strictes et nombreuses : inscription sur une liste dressée par le tribuual de commerce, concession d'uu poste, vorscmenl d'un cautionnement non inférieur à 5.000 francs. D'autre part, ils ont imposé aux fa'*teurs (SOUS des pénalités allant de l'avertissement ou de la radiation à I amende et à la prison ij;ir- série d'interdictions, qui restreignent au minimuni rolo du facteur,

devenu le simple représentant du producteur. La loyauté de transactions est garantie par les incsur< prises au sujet d.

ventes, particul.i remont des vent' en gros faites pa les mandataires.

Halles (les), t bleaudeLliermitî.

( 1895). — Ce tableau représente l'avenue centrale desHalle5,àrheuro de sa plus grande animation. Dans le décor pittoresque où les murs de brique et la dentelle des charpentes de fer découpent leur silhouette sur la masse grise do l'église Saint-Eustache, les étalages pressés forment un fouillis inextrica blés, à travers le-

3uel le mouvemeni c la foule trace de larges sillons. C'était pour l'artiste une occasion de mettre en relief ses qualités maîtresses : la souplesse de la composition, I observation amusante des types et des mouvements, et la puissance sobre de sa palette, qui donne au papillottement do tant de détails une harmonieuse unité d'etTet. Cette grande composition appartient au musée de la ville de Paris, au Petit Palais.

Haller (Albin), chimiste français, né à Felleriogen, près de Wesserling (Alsace), en 1849. Agrégé des écoles de î'harmaeie. docteur es sciences physiques, il fut élu en 1900 membre de l'Académie des srienccs. D'abord préparateur, puis chargé de cours à l'Ecole de pharmacie de Nancy. Ilaller fut nommé maître de conférences (I879i à la faculté des sciences de Nancy ; il y devint professeur de chimie générale (1885). En 1890, iffooda l'Institut chimique de la faculté des*scicnces de Nancy, puis, en 1897, par souscription publique, l'Institut de chimie physique et d'électrochimio. Il dirigea ces deux établissements jusqu'en 1899, époque où il fut nommé professeur à la Sorbonne; depuis 1905. il est directeur do l'Ecole municipale de physique et de chimie de la ville de Paris. Les travaux do Haller ont surtout porté sur la chimie organique: on lui doit d'intéressants travaux sur le camphre et un grand nombre de ses dérivés; il a réalisé avec ses élèves la synthèse de l'acide citrique et celle du menthol (principe actif des essences de menthe); enHn, il a fait de nombreuses recherches sur les corps gras, t'anthraquinone. etc. En dehors do nombreux mémoires publiés dans les " Comptes rendus de l'Acadéaiie dos sciences». le «Bulletin do la Société chimique de Paris », etc., Haller a putjlié, en collaboration avec Th. MuUer. un Traité élémeni aire de chimie minérale et orqanique, et. comme rapporteur des Expositions de Chicago (1S93} et de Paris 1 1900:, les Industries chiiniques et pharmaceutiques (1903). Par ses rapports et d'intéressants articles. Haller a contribué au développement de notroindustrie chimique, car il a réussi à établir une relation plus étroite entre l'élément producteur et l'élément scicntitique.

Halliwell, bourg d'Angleterre (comté de Laocastre I ; 9.000 hab. Filatures: toiles.

HallopcaU (François -Henri), médecin dermatologiste français, né à Paris en 1842. Interne en 1867, docteur en 1871, médecin des hôpitaux en 1877, professeur agrégé à la faculté do médecine en 1878, membre de l'Académie de médecine en 1893. il a partagé ses études entre la pathologie générale et les maladies de la peau On lui doit notamment la détermination d'espèces

HALFAYA — HALMSTAD

et do variétés morbides nouvelles, commi' Iit*<i «•onlinucs. Ic>i «'rythrod'-rmios mvro-,.

delà cou J a écrii df l'acné, du 1

I I la I.-, ■:,

Iqijig eu lyoo, on *H/a.LSTR<EM .

liolm en 1020. — i; i ,.

diant à l.'|>sal, il v t ,

après la mort in r,r'ii,. '

I enh> j.

mor'-'

ces. Auteur d ujicrcUes appia- . ;

l'Anneau d argent, 1880. il d ..4

crand théâtre de Stockholn. - .-^

donna le premier opéra i^

fond et par l'inspiration i ^

de la nie/-[l8G7]i ; on lui . ,^

(1874), qui fut joué sur ,

Vikings (1877) ; une Aiv ' ^

(1882): Aristote (188GJ; ,u /mu-j i.w.ntnut- l^.c : .i;., et

diverses cantates.

HalLSTRŒM Per\ érriv.iin sué'ir.is. i,'- à 5^tO' l.h'jlm

en 1866. E]i k-

bolm. il ch Tt

Amériinr ,n

des I „.

: illos. dairt-s Lheriiiittc.

blicr des œuvres, surtout des : ■

que caractérisent une audac:' ?

recherché parfois jusqu'à ];i :.[

une place éniinente dao'^ .r

et fantaisies, poésies (18'- : e

11895^; une \iedle Bist-^. ds

(1896): le Comte d'Anvers, ùrame eu vers; etc.

HALLUS VALGUS [luss, ghuss) D. m. Déviation da gros orteil en dehors.

HaLM I Frédéric). V. Mcncu-Bellinguadskn, au t. VI.

Halh i,Char1es\ philologue allemand, né et mort à Munich (^1809-1882), Il fut recteur du gymnase Maximilien à Munich (1849 , directeur de la biKItothAott'» et j-rofosseur ordinaire à l'université de "'.

II a publié d'importants trava vtr à la connaissance de^ tî ■ Contributions à la corrtr (1862); etc. On lui doit t: ques des Hhefcre- 'nH^i:

ÏSao); de C.

IS5P: des J

Valere-Ma.v:: n

lie lui. dans le C mm, un Tableau di latine conserves di dos éditions do Sulpice-.S do Firmicus Materons (i-

manix historica, des édii: r

Vitensis (1867). II a dirigé la publtcaiiou du Cuiaiu^u^ d^s manuscrits de la bibliothèque de Munich (1S65 et smv.).

HALMA (mot gr. signif. ïfiu/; n. ni. ' -r

un damier de 25<; cases à deux per^i

HAI^MATOGÉNÈSE (du gr. halma, atos, saut, ctgénéiis, production n. f Biol. Apparition brusque de caractères nouveaux chez des espèces souches, dans le lieu même d origine, sous des influences internes qui indiquent une nouvelle direction de développement, laquelle peut donner naissance à tonte une séné d'espèces et de variétés nouvelles.

HalmSTAD. ville de Suède, ch.-l. du département ou liin de Ilalland (Gœtaland), sur le Nissa Aen, qui débouche

IIALOBIOS — IIANNAUX

à cet endroit dans lo Katt6gat ; 10.000 liab. Pêcheries ; petit port do cabotage.

HALOBIOS {oss — du gr. hah, luilos, mer, et bioi, vie) n. m. Hiol. Ensemble dos orpanisiiu's animaux et végétaux nui vivent dans la mor, et qui se distinguent par certams caractères exclusifs et communs. (L'halobios se divise en lienthos, formé dos organismes immobiles ou rampant sur le fond, ot on plancton, forme des organismes qui flottent passivement dans les eaux.)

HALOUMNIQUE {Um'-nik" — du gr. hais, halos, mer, et limné, lac) adj. Biol. Faune halolimnii/ue, Kaune d'eau douce et plus particulièrement des grands lacs, dont certains tvpcs présentent une apparence marine et se distinguent des espèces de même habitai jiar leur distribution ballivinétrique. (Cette faune s'observe surtout dans lo lac Tanyanjika, et paraît duo à une importation marine relativement récente.)

HALOPHYTE [dagr. hais, halos, mer, elphuton, plante i n. m. Nom général donné aux végétaux qui croissent dans les terrains salés.

— Encycl. Les halophytes présentent dans leur morphologie extérieure et dans leur structure interne une I série de caractères spéciaux. On peut distinguer, suivant leur mode de vie, plusieurs types parmi les halopli.vlcs : il y aura des hydrophiles et des non-hydrophiles ; ces derniers pourront être litophiles, psammophiUs etpelophiles.

HalpÉRINE-KAMINSKY (lily), littérateur russe, né à Vassilliov igouv. do Kiev [Kussie]) en 1858, naturalisé Français on 1890. Il alla terminer ses études à Paris, s'y fixa et écrivit dans plusieurs revues scientiliques. Il rédigeait aussi en chef le « Fraiico-Husso », périodique bilingue, où il se proposait d'établir un courant intellectuel entre les deux peuples. Au même dessein tendent les articles do critique et dliistoire sur les hommes et les choses do France qu'il a donnés à divers périodiques russes, aussi bien que ses étuiles sur la Russie et les Russes dans les journaux et périodiques frani;ais. Il a traduit en russe des œuvres de Zola, de Daudet, de Dumas fils, de Sardou, etc., et en français des ouvrages de Gogol, de l'ourguenev, de Gontcharov, de Dosto'ievsky, de Nekrassov. de Garchine, de Pouchkine, do Natovitch, de Tolstoï lîls, do Sienkiewicz, ot presque toutes les œuvres de Léon Tolsto'i. Il a donné, au théâtre do l'Œuvre (Paris), Vans les Bas-Fonds, de Maxime Gorki (1905), et au théâtre des Arts, en collaboration avec Jules Lermina, une adaptation scénique du roman de Tolsto'i, Jîésurrection. Il est l'auteur de : le Bêle de l'art d'après Tolstoï (1898) ; Jvan Touryuenev d'après sa correspondatïce [190{)] France et Russie: alliance économique (1903), résultat d'une mission commerciale en Russie, et une brochure sur la Fropriété intelkcluelle en Russie (1904).

HaMÂRA (BOU) [mots arabes qui veulent dire . le père ou l'homme à l'ânesse »], préiendaut au trône marocain. D'origine probablement berbère, du nom do Djilali ben Driss Zerhouni ol Toussefi, no vers 1862, dans le Djebel Zerhoun (Maroc), il fut d'abord élève ingénieur à Fez. 11 devint secrétaire de Mouley Omar, frère du sultan actuel. Impliqué dans une intrigue, il fut jeté en prison, où il resta deux ans. Une fois libéré, il voyagea en Algérie et en Tunisie. Il revint au Maroc, où il parcourut les tribus rifainos, en se faisant passer pour chérif et en faisant des tours de prestidigitation. Ayant acquis une certaine renommée de sainteté, il déclara'élro Mouley Mohammed ben el Hassan, frère aîné du sultan Abd-el-Aziz, et se posa comme prétendant au trono. C'est ainsi qu'il devint ce qu'on appelle au Maroc le Rogui. (V. co mot.) Il commença à agiter, au milieu de 1902, la tribu rifaino des Kiata et il ht reconnaître son autorité à Taza, dans la vallée do l'oued Innaouen. Une mohalla fut envoyée contre lui, ayant à sa tête Mouley ol Kebir, un des frères du sultan. Bou llamâra obtint quelques succès. Quatre mehalias furent formées pour venir à bout do Bou Hamâra, mais celui-ci réussit à surprendre les 15.000 hommes qui les composaient, lesquels s'enfuirent, abandonnant armes et bagages. Une nouvelle meballa fut organisée, et le caïd el-Mchdi-el-Menehbi, ministre de la guerre, qui la commandait, réussit à remporter un faible succès sur le Rogui en janvier 1903. Bon llamàra se retira chez les Riala, et do là dans la région méridionale d'Oudjda, où il continua ù livrer aux troupes du maghzen des combats fréquents mais peu sanglants.

HAMBERQITE (aii-bér) a. f. Borate hydraté naturel de gluciuium.

Hambourg (race de), race do gallinacés à tort dénommée ainsi, car elle est inconnue à Hambourg.

— Kncycl. On rencontre la race de Hambuurg surtout en Hollande et en Belgique. Elle est assez semblable à la race de la Campine, dont elle diffère un peu par sa taille; on on distinguo trois variétés: argentée, dite papillolée ou crayonnée, suivant la manière dont les plumes sont tachetées, dorée et noire. Co sont de jolies volailles, assez robustes ; la poule, bonne pondeuse (2no à 220 œufs) possède en outre une chair très estimée: les caractères du coq sont les suivants: crête double; oreillons plats, ronds et blancs; barbillons rouges; plumage qui, dans son ensemble, olVre un très joli aspect.

HaMBURGA n. f. Planète télescopique n° .119, découverte en 1889 j)ar AVolf ot Schwassmaun.

Hamburger Nachrichten [Nouvelles de Hambourt/), journal allemanil. Fondé en 1792 par un groupe de commerçants, pour être i'organe do ronseignements économiques et politi(jues de la bourgeoisie hanséatiquc, il devint, au moment de la formation do l'unité allemande, l'organe du parti national-libéral et de la grande bourgeoisie hambourgeoise qui délient le gouvernement do la ville libre. Bismarck, dont co fut le journal attitré, y l<ublia ses contidonces et ses attaques contre je gouvernement do Guillaume II. Après la mort do Bismarck (1S98), ce périodique perdit beaucoup de son influence.

Hamdy-BEY (OsmanlMhomPachaZadèh), archéologue turc, né en 1824. Il s'initia de bonne heure aux méthodes scientifiques do l'Occident, el fut chargé par lo gouvernement ottoman de la direction du service des antiquités. Il fut le véritable créateur du musée impérial de Constantinople, dont il devint directeur, et qui s'est beaucoup enricni grAce aux nombreuses fouilles d'Asie Mineure ot do Syrie. Pour rorgaoisatiou scioutillquo, il s'ad-

Hammatostyle (grossi d'un tiersj.

joignit successivement plusieurs archéologues français, la plupart anciens membres de l'Ecole d'Athènes. En quelques années, il réussit à constituer une précieuse collection, bien classée et cataloguée, d'antiquités grecques, romaines, byzantines, égyptiennes, assyriennes, musulmanes, où l'on remarque surtout une admirable série do sarcophages à bas reliefs des v et iv siècles avant notre ère, provenant des livpogées do Sidon, explorés par lui en 1887-1888. Il a fait connaître les résultats do ses l'ouillcs dans un ouvrage luxueux, publié en collaboration avec Th. Ueinach : «ne Xieropole royale à Sidon (1893).

HamiLTON (lord George Francis), homme d'Etat anglais, né à lîrighton en 1845. Fils du duc d'Abercorn, il entra dans l'armée en 1804, et démissionna en 18C8. La même année, il était élu député conservateur du comté do Middlcsex, puis do la circonscription d'Ealing. Sous-secrétaire d'Etat pour l'Inde dans [e cabinet Disraeli (1874), vice-président du comité du conseil d'éducation (l878), membre du conseil privé, il devint premier lord de l'amirauté dans le premier et le second ministère Salisbury (1885-1892). Il donna une vivo impulsion aux constructions navales. De 1895 ù 1903, il fut secrétaire d'Etat pour l'Inde ; on 1899, il fut nommé capitaine de Deal Castle, une sinécure.

HAMLINITE (am') n. f. Phosphate naturel d'aluminium et do strontium hydraté, dans lequel une partie du strontium et àc l'iiydroxyle se trouve remplacée par du baryum et du fluor.

HAMMATOSTYLE n. ni. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, de la famille des curculionidés. établi en 1903 pour des charançons do l'Amérique tropicale. (L'espèce type est 17irtJiimaloslylus criniger, du Nicaragua.)

Hammer (Guido), peintre allemand, né et mort à Dresde (1821-1898). 11 eut pour maître De Hubner, et s est consacré avec un très grand succès à la peinture des chasses et des animaux.

Ou voit plusieurs tableaux de lui dans la galerie de Dresde, mais Hammer est plus connu par ses innombrables af(uarelles et ses illustrations d'ouvrages qu'il no l'est par ses toiles- Esprit cultivé et caustique, il accompagna souvent ses dessins de légendes qui en soulignaient adroitement le caractère ou l'intention.

Hammerstein (Guillaume, baron DE), homme politique prussien, né à Ratzow (Mecklembourg-Schwcrin) en 1838, mort à Berlin en 1903. Il resta de 1860 à 1863 dans l'administration forestière du grandduché de Mecklenibourg-Schwerin, puis se retira sur ses propriétés en Pomcranie et se lança dans la politique. Elu député au Landtag prussien en 1876, au Reichstag allemand en 1881, il devint le chef de l'extrême droite conservatrice ot cléricale protestante, prit en 1881 la direction de la « Gazette de la Croix n, et en fît un organe de combat contre les libéraux, les démocrates et les juifs. Son influence était devenue prépondérante dans le parti conservateur, et il apparaissait comme le futur ministre dirigeant, quand il fut arrêté subitement pour faux et usage do faux et pour un crime contre les mœurs, commis avec sa maîtresse Flora Gass, une juive. Il avait df'tourné des fonds de la « Gazette de la Croix >s falsiiié des elTets de banque, et il fut condamné à trois ans de prison et cinq années d'interdiction de séjour en 1896. Sa peine une fois purgée, il vécut sur ses terres jusqu'à sa mort. Ses curieux Mémoires et sa correspondance ont été publiés après sa mort par llans Lcuss. à Berlin.

Hammerstein-LOXTEN (Jean, baron de), homme d'Etat allemand, né à Hanovre en 1843, mort à Berlin en 1905. Son père qui avait été jusqu'en 1865 ministre du roi de Hanovre, et, do 1805 à 1S72, ministre du grand-duc de Mecklenibourg-Strelilz, s'était rallié à la Prusse après 1866 et avait soutenu la politique de Bismarck. Il entra dans l'administration prussienne, fut appelé, après la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace-Lorraine, comme roférendîiire, puis comme assesseur auprès de la cour d'appel allemande do Colmar. entra dans la nouvelle administration allemande en Alsace-Lorraine, fut directeur d'arrondissement (sous-préfet) de Mulhouse de 1877 à 1884 et préfet de la Lorraine de 1884 à 1901. Il se signala par ses qualités d'ordre et par sa sévérité envers les Lorrains francophiles et les socialistes. Guillaume II le nomma, en 1901, ministre do l'intérieur de Prusse. Ilamnierstein- Loxten se montra l'adversaire déterminé des socialistes et des libéraux-démocrates, s'opposa à l'introduction du sulïrage universel direct et secret pour lo Landtag prussien, sut obtenir dos conservateurs les crédits, longtemps refusés, pour la construction do canaux entre l'Elbe et le Rhin, ot fit voter une loi qui forliliaii en Prusse l'autorité des hobereaux sur leurs domestiques et sur les populations des campagnes en général.

HammetsCHWAND, crête rocheuse et boisée qui, avec lo lîiM'gcnstork, constitue une sorte d'éperon s'avançant sur le lac des Quatre-Cantons (Suisse), et d'oti l'on jouit d'une vue très étendue sur le lac, les Alpes Glaronnaiscs, Bernoises, d'Uri et d'Unierwalden. Une particularité qui -attire encore dans co sitodo nombreux visiteurs, c'est que, du Burgenstock pari un ascenseur, inauguré en 1905. qui conduit jusqu'au sommet de la Ilammelscluvand (l'i" f)- Cet ascenseur, le plus haut du monde, est constitué d'abord par une cage en pierre do C4 mètres de haut, que continue une tour niét.allique de 116 mètres, où évolue la plate-forme pouvant contenir sept personnes.

HamMOND (maladie ck). Méd. Mouvements involontaires et iucoordonnés, (pio l'on observe parfois dans les doigts des mains et des pieds, ainsi que dans la langue et la face. (Ils se distinguent par leur lenteur des mouvements choréiforines).

HamMOURABI (ou Khammou-rabi , d'autres lisent /i'/mmmfiu-ia;)a/(on), roi do Babvlone vers le xxiii' siècle avant notre ère (2394-2339 selon Opjnerl ; vers 2000 selon Menant ; vers 1900 selon Ilommel). Pils de Gin-Mouballit, il fut le sixième souverain de la première dynastie babyloûionno (d'origino arabo d'après Hommcl), et l'un des

Stèle de Hammourabi (au Louvre).

plus grands rois de lîabylone. Il vainquit jmi Akou, roi do I.arsam (Elassar), à qui son père Kadour-Mabouk, roi «U- Suso, avait conli»!' la partie ciialdêonnc de son empire. Kri-Akou fut contraint do se réfugier sur la rive orientale du Tigre et la Clialdéo fut délivrée de la domination élamite. Kn outre, par la conquête de Larsam, Hammourabi groupa pour la première fols en un royaume unique, ayant Babylono pour contre politifjue et religieux, les cites chaldéenucs du nord (Akkad) et celles du sud (Shoumirj. Il put ainsi prendre lo titre de " roi de Shourair et d'Akkad ». Il agrandit Habylonc, bâtit des temples et des villes, ouvrit des canaux nouveaux, lit curer les anciens. rectiJia lo cours do lEuphrate et du Tigre, restaura les monuments do ses prédécesseurs et promulgua un célèbre code de luis. (V. l'article suivant.)

Hammourabi (codk de). En 1901-1902, do Morgan découvrit une grande stèle de diorite brisée : au sommet, un tableau est gravé où Ton voit lo dieu Sbamash assis sur son trône, jjarlant à un roi debout devant lui; une énorme inscription couvrait les deux faces. I.o P. Scbcil reconnut aussitôt dans ce roi le célêl.re Hamnioural>i et dans l'inscription un véritable code de lois compilé i>ar co prince parmi les lois antiques de la C'Iialdée. il la publia en héliogravure, la transcrivit, et la traduisit eu français dans les Mémoires de la délégation en Perse, (t. IV, pi. iii-xv et p. u-162). Ce document est très important non seulement pour l'histoire du droit babylonien, mais aussi pour celle du vieux droit asiatique et en particulier du droit hébreu.

On peut le diviser eu deux chapitres, dont le premier traite de la propriété et dont l'autre traite des personnes. Le premier se subdivise eu trois sous-chapitres, où des dispositions sont prises : 1" pour réprimer le vol. 2" pour trancher les questions relatives à la perte ou à la transmission de la propriété foncière, ainsi que pour régler ce qui touche à la propriété et aux conséquences qui peuvent résulter de la location, 3" pour définir les transiictions commerciales. Le second chapitre peut se diviser également en trois sous-cbapitres, qui traitent respectivement : l" de la famille, 2" des coups et blessures, 3° du traitement des travailleurs libres, affranchis ou esclaves. La famille est tout entière dans la main du mari et du père, et les femmes ainsi que les enfants sont dans sa pleine dépendance. Il n'y a mariage (lu'où il y a contrat : où il n'y a pas contrat la femme n'a pas été épousée. L'adultère prouvé est puni do mort, sauf le cas où la femme aurait été prise de force : au cas où la preuve manquerait, le mari peut renvoyer la femme chez son père, ou la soumettre à l'épreuve de l'eau. Le mariage peut être dissous par la captivité ou parla fuite du mari, et par le divorce provoqué par le mari ou par la femme. Les épouses secondaires, concubines libres ou esclaves, avaient chacune des droits distincts : ainsi, l'esclave ne pouvait être vendue que si elle n'avait pas eu d'enfant de son maître. La condition des enfants dépendait beaucoup de celle des parents : ainsi, les enfants d'une mère esclave passaient après ceux d'une femme libre, mais ils étaient libres, comme aussi les enfants d'une femme libre et d'un père esclave. Les liommages causés par coups et blessures aux divers membres de la famille, libres ou esclaves, hommes ou femmes, entraînaient dans bien des cas la mort, toujours des amendes très lourdes. Le troisième sous-chapitre paraît traiter du travail et des travailleurs, principalement en corrélation avec les membres de la famille. Les derniers articles sont consacrés aux circoDslances qui. permettent d'invalider l achat des esclaves.

Hamon {Augustin\ publiciste français, né à Nantes en 1862. Après avoir donné quelques articles dans des revues scientiliques, il se tourna vers la sociologie, collabora à r '• Egalité » (1890-1891) et publia Ministère el méliuile : la France sociale et politifjue {1890-1891). Collaborateur de la n Revue socialiste", de V » Art social ». il fii paraître, en 1S93 : la Psi/c/iologie du tuilitaire professionnel. 11 dut quitter la France à la suit© des attentats anarchistes de Henry et Caserio (1894-1893). En 1897, il Ht un cours de criminologie à l'université nouvelle do Bruxelles, puis fonda la revue « l'Humanité nouvelle «, dont il devint bientôt l'unique directeur. H a publié encore : la /Vj/chologic de l'anarchiste socialiste (1895); le Socialiai' > et le Conr/rès de Londres (189GJ ; Déterminisme et responsu bili t é {IS9S.).

Hamont, comm. de Belgique (prov. do Limbourg [arrond. de Maeseyck]) ; 2.800 hab.

Hamsun (Knut). écrivain norvégien, né :i Lorn G^itibransdal' en 1860. Fils de pauvres gens, élevé dans les îlos Lofodon, il manifesta dès sa jeunesse un génie puissant ot bizarre, qu'il développa au hasard d'une vie vai;abondo : employé de commerce, maîirc d'école, casseur de pierres, conducteur de tramways en Amérique, journnliste, etc. Ses vers et ses autres "écrits n'avaient roDCoiiii' aucun succès lorsqu'on I888 la publication do la J'ai' lo rendit célèbre; les œuvres qui ont suivi l'ont placé parmi les meilleurs littérateurs Scandinaves : Lars Oftedat (1889): Mi/slères (1892); Sol nouveau (isysj; Pan (1894); des drames : Aux portes du royaume (18yr>) ; etc.

* H AMY I J ulos-Théodore-£"r«rsO, antbropologiste, ethnographe et archéologue français, né ù Boulognc-sur-Mor en 1842. — Il a été élu membre de l'Académie do médecine en 1903.

HANCKOCRITE {an-ko-kit*) n. f. Silicate hydraté naturel de plomb, strontium, manganèse alumine et fer.

* H ANKEL (Guillaume Gottlieb), physicien allemand, né à Ermslebou (Prusse) on 18U. — Il est mort à Leipzig en 1899.

Hannaux (Emmanuel), statuaire français, né à Metz en 1855. Il fut élève de Dûment et do l'Hcolo dos boaux-arts

do Paris. Il commenta à exposer avec lo Bûcheron, qui lui valut uno 3* médaille; il obtint sa seconde médaille avec sun groupe: le Drapeau (musL*o do Drag^uignauJ. En 1894, il remportait sa l" médaille avec un Or/i/u':e mourant (muséo duLuxembour{<). K. Ilannaux a exécuté en outre diirorcDtcs statues pour la chapelle des sœurs do la maternité do Metz, un Christ en bronze pour l'égliso Saint-Maximin, uno P/wyné, une Sainte Cécile, et le Poète et la Sirène, groupe très harmonieux do lif,'no et do couleur, qui lui valut la médaille d'Iiouneur au .Salon do 1903, et qui est maintenaut au musi-n du Luxembourg. Il a également modelé do nombreux bustes, [larmi lesquels ceux de la baronne James de /lotfischild, de Piiiet à. la faculié de médecine, de Richard Wallace, do la baronne de IJirsch. E. ilannaux a obtenu une médaille d'or à l'ExpositioD univcrsolle do 1900.

HannEQUXN (.\rtIiur-Edouard), pbilosoph3 français. né et mon jï l'argny-sur-Saulx (Marno)tI85G-1905'!. Açré^'é de philosophie en 1882, il enseigna aux lycées de Bar-le-Duc et d'Amiens, puis passa à la faculté des lettres de Lyon, où il devint, en 1896, professeur d'histuire de la philosophie et des sciences. II était docteur es lettres depuis 1893. Il avait publié en 188G une édition de 1" » Ethique à Nicomaque o ; en 1890, une <■ Introduction à l'étude de la psychologie «; il collaborait à la » Rovuo philosophique o, à la « Revue do métaphysique et do morale », où, eu 1896, il défendit la preuve ontologique cartésienne contre la critique de Leibniz, à. l'occasion du ccnionairc de Descartes. En 1898, il tit i Lyon une conférence remarquée sur Notre détresse morale et le Problème de la moralité.

Dans sa thèso de doctorat : ICssai critique sur Vhypothèae des atomes dans la science contemporaine ^I89ô}, il montre comment l'hypothèse atomisto est liée depuis l'antiquité grecque à la recherche scientifique, au point de paraître indispensable à la science elle-même. Mais, de même que la science est impuissante à résoudre l'antinomie du continu et du nombre, de même l'analyse qui nous mène à la conception atomistiquo no parvient pas à atteindre le réel ou ù. supprimer la contradiction. En eti'et, l'atome peut être conçu comme étendu et simple, dur et élastique, indivisiblo et divisible : sa notion est donc foncièrement contradictoire. On ne peut pas, par conséquent, voir dans l'atomisme autre chose que l'otretd'un besoin scientilîque. Si Ton veut atteindre la réalité, il faut dépasser l'atome et les données de la science positive, concevoir la monade en dehors do l'espace et du nombre.

HaNNON (Théodore), poète, autour dramatique et peintre Utlge, né à Ixelles (banlieue de Bruxelics) en 1851. Il commença des éludes de médecine, qu'il abandonna bientôt pour entrer dans l'atelier do Camille Van Camp, et dès lors i! partajica,scs efforts entre la peinture et les lettres. Après avoir fondé l'^lWis/e, il publia plusieurs volumes de vers, de ton audacieuscment naturaliste : les Vingt-quatre coups de sonnet (1876j; Au pays de Manneken-Pis (1880) ; les Himes de joie, qui le tirent connaître (1881) ; Gaietés malades (1883); la Afesse de minuit, Novls fin de siècle. Comme auteur dramatique, il a donné beaucoup d'ceuvres lyriques et légères, parmi lesquelles nous citerons des opérettes : Pierrot macabre, les Noces d'or des époux Van der iiotk, Saint-Nicolas ; des revues : Bruxellcs-at tractions (1886) ; Spa, tout le monde descend (1881); Cahnttcs et Flahutles, et, pour le théâtre flamand d'Anvers : A'tticerpen of van de Stalie naar de ^Verf (1888) ; Bruxelles en folie (1890) ; Bruxelles sans-gêne (189»); Bruxelles au vol (i895); Bruxelles en chair et en noces (1898); Bi'usselspicgel (1900); Il est an Casino (1901); Olymp... y a du monde (1901); Scala, arrêt fixe (1903); fxelles qui chante; Encore une! (1901); etc. Comme peintre, Théodore Haunon a donné des tableaux à l'huile ou dos aquarelles à la plupart des expositions.

HaNON (Charles-L.), compositeur, pianiste et organiste français, né à Aire vers 1825, mort en 1900 à Boulogne-sur-Mer, oii il était établi comme professeur. Il a publié divers ouvrages didactiques : Système nouveau, pratique et populaire, pour apprendre à accompagner tout plain-chant a première vue ; Leçons élrmentaires d'harmonie; Etude de l'orgue mise à la portée de tout le monde; Méthode élémentaire de piano; le pianiste virtuose, en GO exercices gradués ; Extraits (tes chefs-d'anivre des grands maîtres [ôO morceaux); 50 cantiques choisis parmi les plus populaires, pour tous les besoins du culte.

HaNOT (maladie de). Méd. Cirrhose hypertrophique. caractérisée non seulement par l'hypertrophio du foie et do la rato et l'ictère chronique, mais aussi jiar do l'œdème malléolairo et de l'ascite, des troubles gasiro-intosti naux, des urines rares et foncées, sans lièvre. Pour lo traitement, v. cirrhose.

* Hanotaux (Albert-Auguste- GaônW), homme politique et historien français, né à lîeaurevoir ^Aisno) en 18.i3. — Après la chute du cabinet Mêline (28 juin 1898), il fut mis en disponibilité en sa qualité do ministre plénipotentiaire de 1'* classe. Il échoua comme candidat au Sénat, dans l'Aisne, en 1901. 11 a encore publié : Tableau de la Erance en 1614; la France fit la Boyauté avant Bichelieu (1898); la Seine et les Quais. Souvenirs d'un bibliophile (1901); l' Energie française (1902); Du choix d'une can-ière (1002 \; Histoire au candidat de liichelieu (t. II. 2* partie). Richelieu rebelle. La crise européenne de /6i/. Bichelieu cardinal et premier ministre {lOaTi ; la Paix latine (1903); Souvenirs sur I/"»* de Maintenon, en collaboration avec le comte dllaussonville ( 1903-1905) ; la Jeunesse de Balzac ; Balzac imprimeur et fondeur de caractères, en collaboration avec Gabriel Vicaire (1903) ; Histoire de la France contemporaine : le Gouvernement de M. Thiers (1903) ; la Présidence du maréchal de Mac-Mahon. L'échec de la monarchie (1904).

HANSEMANNIE sh asp.,m(i-nO n. f. Genre do logumi-

neuses-mimosées.

— Encycl. Les hansemannies partagent avec les archidendrons et les alfonseas ce caractère exceptionnel d'avoir plusieurs carpelles. Ce sont des arbres à icuilles composées-pennées ; les fleurs, en grappes lâches, ont un grrand nombre d'étamiues et de deux à six carpelles. Le fruit est non déhiscent. La hansemnnnie glabre et les trois autres espèces habitent la Nouvelle-Guinée.

Hansen (bacille de). V. LicpRK, au tome V. Hansen I CharîesChristian-Constantin), peintre danois, Dé à Rome en 1804, mort à Copenhague en 1880. Fils

du peintre portraitiste Hans Hansen, il fréquenta d'abord les cours do l'Ecolo d'architecture de Copenhague, puis dirigea ses efforts vers la peinture de portraits. Do 1835 à 18 n, il vécut en Italie et s'inspira des srènos de la viu populaire. Do retour en Danemark, il peignit des fresques mythologiques pour l'université de Copenhague ei, pour la cathédrale de Koeskildc, le Christ entourédes douze apôtres. Panni ses œuvres important'";, il f^onvii^n'- ^''' citer : Banquet d'/Eqios (1857, gai' la Réunion des députés à Chrisltax tableaux pour les églises comptoir, travaux. Meiubro do r.\cadémio de Copciiliaguc ji jj i. 18G4, il devint plus tard professeur et, en 1873, viccdirocteur do cotto académio. il eut aussi le titre de conseiller d'Etat.

Hansjakob (Henri), prêtre catholique allemand, né à Haslach (Bade) en 1837. Professeur aux lycées do Donaucschingen et de Waldshut, il se lança dans la politique, fut condamné à la réclusion pour ses attaques contre le gouvernement libéral badois et destitué comme professeur en 1SG9. 11 fut nommé ensuite curé à llagnau, et Et partie pendant quelque temps du I^ndta^ badois. Ses principaux ouvrages sont des études d'histoiro : la Lutte de^ comtes de Fntourg contre leur ville (18G7) ; les Salpéiriers (18671 ; Herimann te Paralytique de Jteichennuil&lB) ; Berthold le Noir (1891); des mémoires et récits do voyage; mais ses ouvrages les meilleurs sont ses récits populaires, oii il peint avec beaucoup de verve et do chaleur la vie des paysans de la Forêt-.Noiro : Cerises sauvages (1888); Feuilles sèches (1888 à I890h Pelotes de neige (1892); te Bailli de Muhlstein (1895); Sang de paysan {\%9&) ; le Lieutenant de Uasle (1898); Hommes des boi$ (3* éd., 1897); Souvenirs d'une vieille femme de la Forêt-Noire (1898); Archipaysans (1899).

Hanstein (Adalbcrt de), littérateur allemand, né îi Berlin en 18GI. Professeur de littérature et d'esthétique à racadéniio de Huraboldt, à Berlin, il a écrit do nombreux ouvrages et acquis une grande renommée en Allemagne par l'éclat de son st^ie, la souplesse de ses vers, par sa verve et par la vérité de ses personnages. Nous citerons : Pour la couronne, drame publié sous lo pseudonyme do L. Berthus (1885); Chansons d hommes (1887); De ta race de Caïn, ballades (1888); les Frères roj/aur, drame (18921 ; le Juge d'amour, nouvelle on vers (1893); les Actions de la fortune, roman satirique (1895) ; Golzkowsky, drame (1896) ; le ricaiVejOouvelieen vers (1897); le /foi .Çrt»/, drame '^1897); Deux mondes, roman (1898); une épopée, Achmed le Sauveur (ISOO); une série d'études d'histoire littéraire Albert /,indner{lSOî>) ; Ibsen comnie idéaliste (1897); Gerhart Hauptmann (1898); enfin, son ouvrage capital : les Femmes dans l'histoire de la vie intellectuelle en Allemagne {isoo, et ann. suiv.}.

HAPALEMUR (/iasp.)n.

m. Genre de mammifères ^ prosimiens, de la sous-fa- ^ inilledesIémurinés,comp- ^^. 1^,..

tant deux espèces pro- v- •

près à la région orientale llapalcmur.

do Madagascar. (Les ha-

palemurs sont des makis de taille moyenne, à fourrure fournie, d'un gris uniforme. L'espèce type est le hapalemur gn'seus.)

HAPETAN (A asp.) n . ra. Instrument de musique à cordes

liapctan.

pincées, très en usage chez les Battas do Sumatra : Le UAPETAN est monté de deux cordes.

HAPHALGÉSIE (zî — du gr. haphé. toucher, et algos, douleur) u. f. Méa. Paresthcsic singulière, que l'on observe dans l'hystérie, et qui consiste essentiellement dans une sensation douloureuse produite quand on applique sur la peau certaines substances et spécialement des plaques métalliques, qui ne donnent normalement qu'une simple sensation do contact, plus ou moins froid suivant la substance, mais non douloureuse. V. paeestuésie.

HAPTOPHORE (du gr. haptein, s'attacher, et" phoros, qui porte) n. m. Biôl. Dans la théorie chimiçiue de i immunité d'Ehrlich, Groupe moléculaire do la toxine, qui se fixe sur le récepteur de la molécule albuminoïde vivante ot permet ainsi l'intoxication de cette molécule par lo second groupe moléculaire do la toxine, lo toxophore.

— Enctcl. C'est ïhaptophore qui permet l'action toxique do la toxino. Mais quand les récepteurs sont en liberté dans les humeurs de l'animal et qu une toxine bactérienne vient à y pénétrer, ils se combinent avec les haptophores de cette toxine et empêchent ainsi son action toxique sur les cellules vivantes. Tel serait le mécanisme de la production des antitoxines et par conséquent do l'immunité. Mais cotto théorie, très compliquée ot purement hypothétique, tend aujourd'hui à être abandonnée et remplacée par la notion physique d'équilibre entre colloïdes.

HAPTOTROPIQUE {pik') adj. Qui s© rapporte à l'haptotropisme.

HAPT0TROPISB4E (pi55m' — du gT. ftapfein, toucher, et trépein, tourner) o. m. Biol. Phénomènes d'adhérence et d'enroulement que déterminent, chez les vrilles des végétaux, le contact ou, plus exactement, l'irritation que produit le contact d'un support quelconque.

— E.NCYCL. D'après Hans Fittinn;, qui a étudié particulièrement cette question, la courbure ne serait pas toujours le résultat d'une variation de turgescence, comme le croyait Darwin, mais plus ordinairement la conséquence d'une accélération de croissance de la zone moyenne, due à l'excitation. Les courbures ducs à celte cause sont dites haptotropiques.

IIANNEQUIN - UARDUIN

HaQOBTTE (Georges-Marie), peintre français, né 1 Pans on ir:;3. Elèvo .lo A. Millçt i-t Cahane!. ir-i.'haia au

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l'roiVsseur :itifsàlanj. Sèvres.

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f. do Mons 1 Touriiay ; i.55o itixi}. Puudricre ; car. *HARCOnRT (sir 'William George Granvillb \

homme politique :. : 27. — Il est n.o:*, ;i

Nuneham en 19ui éralcs de Jî-oo il fui

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*HaRCOORT Eugène, comte d;, chef d orchestre ir-nçais, né à Paris eu 18&5. — 11 avait fait conKiruirn, rue

Rochechouart, uu "- <•- * - ' -■ '- "(?.

pendant quatre ou

série de « concert- .,e

l'orchestre. Depuis lors. i; .\ :.,i: rf'],rt;^'-iii'r au wi>-a'r<- uc Monte-Carlo un drame lyrique en trois actes et six tableaux (1903), qui fut bien accueilli. Il remplit en I90I les fonctions de critjrjue musical au « Figaro •.

HARDELLE {h asp.) n. f. Véncr. Mauvaise barde de chiens courants.

Harden (Maximiticn), journaliste allemand, né à Berlin en 1861. Il publia d'abord deséindes littéraires très remarquées dans la < Nation i, I' « Ej " .-:-,

etla • Gazette de Francfort », se rei. pendance et la hardiesse do sa critirj . ^ i

solide, et se plaça ensuite au premier vu i-

listes allemands par une série d'études de ■:

sociologie (18SS à 1891). sous le pseudonM. .a.

it réunies ensuite en deux volumes .\, ■ i*^'-,- Il

fonda, on 1892, à Berlin, une gazer- :-■ :..aiaire, la ' Zukunft ■, dont il fît une tribune iri.;- ; : . . ■■. 11 publie dans sa gazette des études sur touir ris l'art, de littérature, de pliilosophic et de ; cîpalement dans un sens avancé. La hardi' - i-inions et la vigueur de ses atwques lui valurcui pi .2.u urs procès de presse et il fut condamné en 1900 à six mois do détention dans une forteresse pour crime de lése-majesté. En 1898, il se tourna contre les socialistes et essaya de ridiculiser leurs chefs. Le congrès socialiste de Dresde, en 1903, interdit aux socialistes toute collaboration  la . Zukunft », et Bebel porta contre l'honorabilité politique de Harden les plus graves accusations, dont ^celoi-ci no parvint pas à se justifier entièrement.

Hardie (James Keir), homme politique anglais, né dans le Lauarkshire en 1856. D'humble origine, il tmvailla dans les mines de charbon de Lochnorn.s ■■)-

uuent et intelligent, il était devenu, en o

ue laMiner's Union, qui, par la suite, l'élu: i,n

1882, il édita lo Labour Leader, org^ane coiiSJcrc a^j. icvendications ouvrières, et, en 1887, il fonda l/ie Miner. Do 1893 à 1900, il présida 1' « Independa:.t Lai ^ar Pariv -. c'est-à-dire lo parti politique qui don i

un des grands groupements parlenie

tre, selon que cet appui peut procura: ^ ■ ^ ,x

intérêts ouvriers. Après s'être présenté, biiu> succe». à la dcputaiion dans le Mid Lanarkshir© en 1888, il fut élu membre de la Chambre des communes en 1892, par West Ilam. qu'il représenta jusqu'en 1895. Batiu alors, aux élections générales, il se lit élire, en 1900. par .Merthyr T\dlil, qui lo réélut en I90g. Keir Hardie fut, avec John Burns, le premier représentant au Parlement des idées socialistes. C'est un poète délicat et un écrivain politique de premier ordre.

HardiNGE (sir Charles), diplomate anglais, né en 1858. Petit-fils de sir Henrv Har ii; -?. ,ui fut vice-roi de l'Inde et frère du vicomte'lïr nel. qui servit dans

fétat-major de lord Ro; dans la carrière di-

plumaiicjue en 1880. Il : -- ^* partictii.'-r ;ii :.;;ir-

<(uis de Dufferin. 11 demeura eu^ïmie quatre ■: .

■à une époque troublée do l'histoire buL i

négocia lo traité d'extradition avec la Roi:

liié de chargé d'affaires à Bucarest. Il rest; ^

ans. de 1893 à 1896, à l'ambassade de Par a

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