V. UTD.VRTHROSE
HÉMOLUTÉINE n. f. V. LUTKlNE, t. V.
HÉMOLYMPHE i/f/i/"— du gr. /i<ii»ia. sang, et lumphé, humour; n. i. Ibol. Sang des invertébrés, ne renfermant
guère comme éléments figurés que des leucocytes, d'où son nom. V. SANG, t. VU,
HÉMOLYSE mIu gr. hnima, san^. et luein, dissoudre) n. f. Biol. Destruction des glubuU-s rouges.
— Kncvci,. Celte dosiructiun peut se faire sous l'influeuco d'agents chimiques ou d'agents phyïîiques [colloïdes), notamment do toxines. L'n exemple d'fiémolyse est l'expérience suivante : quand on injecte du sang de lapin à un cobaye, on trouve au bout do plusieurs injections, que le sérum de ce cobaye est devenu capable de dissoudre le sang do lapin. Oh a cru d'abord que cette propriété était due à la production d'une substance nouvelle, mnis on tend à admettre qu'il faut faire surtout intervenir dos propriétés do colloïdes s'équilîbrant physiquenieni.
RÉMOLYSINE (du gr. haimn, sang, et luein, dissoudre) n. f. Biol. .Substance qui se développe dans le sérum d'un animal qui a été injecté avec du sang dune espèce différente et qui jouit de la propriété do dissoudre lo sang de cettf dcriiit-rc. V. hémolyse.
BÉMOLYTIQUE (rad. fiémoltjse) adj. Qui jouit do la propriété de modifier ou do dissoudre les globules rouges du sang.
— Sétnim fiémoly tique, Sérum capable do dissoudre le sang d'une autre espèce animale, sérum contenant une héntohjsine.{y. ce mot.) Ce sérum, découvert par Uardot en ISOS, n'a aucune application thérapeutique.]
HÉMON (AoHi»-Marie-Ronë-Maihurin\ homme politique français, né àQuimporen 1844. Tout jeune, il fonda lo /■'inistève, journal républicain, puis servit dans les mobiles bretons pondant la gurrro franco-allemande 1 1870- 1S71). Avocat au barreau de t^uimper, il se présenta sans succès aux élections pour rAssembléo nationale 'Sfévr. 1871j. J-e 20 février 1876, la première circonscription de Quimper l'envoya à la Chambre des députés, où il siégea ix la gauche républicaine. Il fut réélu on 1877 et de nouveau en I88I. Il échoua aux élections de 1885. Mais, depuis 1889, il fut constamment réélu par la première circonscription de Quimper. En 1897, il prononça contre 1 ingérence du clergé dans les élections un discours dont la Chambre vota l'affichage. Il combattit vivement la politique du cabinet Combes et protesta contre iinterdiciion de la prédication eu langue bretonne (iy03). — Son frère {Fèlix- Marie Hémon, né à Quimper en 1848, devint professeur do rhétorique aux lycées Charlemagne et Louis-le-Grand (Parii-), professeur à l'Ecole normale supérieure d'institutrices oc Fonienay-au.\-Koscs, inspecteur général de l'instruction publique i, enseignement secondaire, lettres). Kn 1889-1890, il occupa les fonctions de chef de cabinet de JFalliôres, ministre de l'instruction publique et des beauxarts. Collaborateur do nombreuses revues littéraires, il a publié : Eloge de liolrou i;iS78i ; Théâtre choisi de liolrou (1883) : Cours de littérature 11889-1899 : Etudes littéraires et morales (IS'JS) ; /.d liochefoucnxdd (lS9ti) ; Sur le Yang- Tsé, journal d'une double exploration pendant la campagne de Cfiine ;i'.>04 ; etc.
HÉMOPHILIQUE adj. Qui est atteint d'hémophilie : Temiténiment uÉMOPHil.iQUii.
HÉMOPIÉSIQUE [zi/c — du gr. fiaima, sûng, et piezein, presser) adj. Se dit des substances, comme la caféine, qui provoquent La diurèse en augmentant la pression sanguine.
HÉMOPRONOSTIC noss — du gr. hainia, sang, et de pronostic) n. ni. Pronostic qui résulte de l'examen et de l'analyse dos divers éléments du sang.
HÉMORRHODINE (/))o-ro) n. f. Pigment que l'on extrait, au moyen de l'alcool bouillant, do la langue salée, du jambon.
HÉMOSIDÉROSE (du gr. haima, sang, et sidêros, fer) n. f. Pigment qui se rencontre dans les anciens foyers hémorra<;iques et qui présente toutes les réactions des sels fernques.
HÉMOTHÉRAPIE I pi — du gr. Aatma, sang, et thémpeia, traitement) n. f. Méd. Méthode de traitement qui consiste a injecter sous la peau du sang dcûbriné d homme, de chien, d'agneau.
— Encycl. Par Vhémolhérnpie, on évite les inconvénients et parfois les dangers do la transfusion intra-veioeuse. Cette méthode n'est pas sans quelques inconvénients tdouleur, lymphangite, hyperihermie, hémoglobinurie\ mais ello a donné des résultats immédiats dans l'hémorragie grave, traumatique ou non, avec s^-ncope menaçant la vie, et dans l'anémie progressive. Quelquefois, on remplace l'injection sous-cutanée par des lavements de sang détibriné qui évitent les incouvéaients reprochés à Ihéniothérapie proprement dite.
HÉMOTOXXNE (du gr. haiiita, sang, et de toxine) n. f. Biol. Substance que l'on trouve dans !e sérum d'un animal qui a été injecté plusieurs fois avec du sang d'un animal appartenant à une autre espèco et qui est capable de détruire ce sang. V. uémolysinb.
HÉMOTOXIQUE \ do hémoloxine) adj. Biol. Qui est capable de -ietriiire les globules rouges du sancr. r Sérum hémotoxiqur. Sérum d'un animal contenant dc^hémoloxine. V. ce mot. et hê-Molytique.
HemsÔ, île de la Suède méridionale (l&n de Westernovlandi. dans le golfe de Botaie, en face de l'estuaire de l'Angorman Elf; 3.000 hab.
Henau, comm. de Suède (canton de Saint-Gall i^distr. d'Unter-Toggenburg ), sur la Thur; 4.900 hab. Arbres fruitiers, pîtturagos, ville industrielle.
HenGKELL (Charles-Frédéric), poète allemand, né à Hanovre en 1801. Il étudia la philosophie à l'université de Berlin, puis à celle de Munich, et se fixa en i886 à Leuzbourg, en Suisse. II y fonda une maison d'édition. publia les périodiques : Ecrits volants et Fleurs de soleil et se rallia au parti socialiste. Ses poésies sont écrites dans une langue très belle, mais elles manquent un peu de puissance el de mesure. Ha publié :En vain. Scène nocturne sociale (1884); Esquisses poétiques \\»9ô) : Strophes (1887): Chant du merle (1888) ; Diornma (1890) ;/<i Verte Allemagne (1890); Jiossignol mutin ,1S91) : Mon livre de chants (l$92); te Livre delà liberté {li9*]; Soirées du poète ynoderne {1S9^). En collaboration avec Giitheil. E. Hartlebea et Hugenberg, il a publié : Quartett (1886).
SUPPL
IIKMOLYSE — IIK.NRY
Ucodt-lic (gr. I fois].
Hiînicosorae.
HENDÉLIE n. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des muscidés, créé un lQO:t. pour une forme nouvelle découverte dans l'Europe orientale.
— Encycl. L'hendelia lieckeri appartient au
groupe des hétéroneuries. Le même auteur a établi lo genre fhteromeringia pour des mouches très voisines, habitant l'Amérique du Sud [ heteromeriiigia nigri front, etc.].
HCNDERSON, bourg des Etats-Unis (Texas;, ch.-l. du comté do Rusk, non loin do la rîvièro Sabine; 3.500 hab.
HenDRIGH (Hermann), peintre allemand, né à Heringen jdistr. do Magdebourg) en 1856. Elève do Wenglcin de Munich et de do Bracht de Berlin, il s'est consacré au paysage qui n'est, pour lui, qu'un prétexte à décors fantastiques dans tesfiucls se meuvent des personnages mythologiques ou les héros des légendes do la vieille .'Vflemagne. Citons parmi ses œuvres : Mort de Sieufried, l'Ange de la Paix, la Malédiction des Xibelungen, le /ïollandais votant, Alberich ravissant l'or du Jthin, te Christ sur Ir's eauXf etc. II a point deux allégories : Avertissement de la mort et le Second Visage, et exécuté des pointures murales dans la galerie do \VaIpnrgis à Thaïe et dans la galerie des Saya sur lo Kynast.
HÉNÉICOSANE n. m- Carbure ayant pour formule C''1I'*- t,On connaît Vhénéicosane jwrmal.)
HENÈ5 n. m. pi. Pèche. Nom que les pécheurs de hareng donnent aux baguettes de buis minces sur lesquelles ils enfilent par la bouche et les ouïes ce poisson, pour le saurer dans les coresscs.
HÉNIGOSOME n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes. do la lamillo des histéridés, crée en 1904 pour des formes nouvelles découvertes au BrésW. [Li'htnicosunia vcspertuiuni est lo type de ces curieux sapriniens à corselet caréné, cxcavé, à pattes longues avec les tibias falciformcs, à cuvettes énormes.
Cet insecte, d'un noir brillant, long do 5 à 6 millimètres, vit dans les matières en décomposition.)
HENKÉLITE [un) n. f. Sulfure
naturel d'argent.
HenLE (cei-i-cles de), cellules à aspect caryocinéique, que l'on observe dans le tube séminal au moment do la formation des
si)ermatozoïdes.
HenIX (ansk de), partie du tubo urinifèro, située entre la pièco intermédiaire et les tubuli conturti, et qui atrectc la forme d'une anse ou d'un U.
Henle (couche de'i, couche externe de la gaine épithéliale interne du bulbe pileux, formée d'une seule rangée de cellules claires, polyédriques, sans noyau.
Henle (fentes ou lacu.nes de\ espaces lacunaires, remplis de tissu conjonctif, que l'on observe entre les vaisseaux musculaires du cccur.
Henle (caine de), périnôvre ou membrane conneclive endothéliale, qui entoure, comme d'une gaine« les petits lîlets nerveux. V. périnêvre, au t. Vf.
Henley (William-Ernest;, littérateur anglais, né à Glocester en 1849, mort en 1903. Il fit son éducation au collège de sa ville natale, d'où il alla à Edimbourg et y entra en relations avec Uobert-Louis Stevenson, dont la collaboration lui permit do publier plusieurs pièces de théâtre, entre autres : Deacon Brodie, Beau Austin et Bobert Macaire. U fut également chargé de la direction de diverses revues : et travailla à un Dictionnaire de l'argot anglais qu'il laissa presque achevé en mourant. Chétif de santé, Henley a résumé ses impressions do malade dans ses Hospital rhymes, d'un réalisme intense et parfois clTrayant, parues avec d'autres vers dans son premier Becueil poétique 1 1888). Ses London voluutaries et son Song of the sword (1892) sont d'une inspiration plus heureuse. Plus tard encore, ses deux volumes For Engtand's sake M900) et f/awthorn and Larender (1901) lui valurent un nouveau succès. La facture de ses vers harmonieux est remarquable. Mais, comme critique littéraire, il manque parfois de goiit et de mesure. Les admirateurs de Burns. notamment, s'otfusquèrent de le voir trop insister sur le côté erotique de l'œuvre du célèbre poète écossais.
Henllan, bourg du Rovaume-Uni (pays de Galles comté de Denbighv), sur un petit fleuve côtier ; S.7Û0 hab. .\ux environs, gisements de houille.
HennebiCQ ;.\ndré^, peintre belge, né à Tournai en lS3ti. mort à Saint-Gilles (Bru.xellcs en 1904. H eut pour maître Portaëls. Ses décorations murales, ses tableaux historiques, ses portraits, lui valurent une réputation méritée. Hennebicq était un romantique. II envoya au Salon de Paris, en 1874, une Mcssaline sortant de ^o /.<\ insultée par In poptdace ; à l'Exposition universelle do !;*>!:• (Paris) : ta Translation du corps du bourgmestre Van dtr Leyen à louvain en 1S70. Citons encore : les Paysans de la campagne de Borne, la Bemise de la charte de Philippe Auguste aux magistrats de Tombai; etc.
HeNNEPIN, bourg des Etais-Unis (lUinoisl. ch.-l. du comté de Putnani, sur l'illinois, affluent du Mississipi; 3.000 hab. ; minoteries.
Hennequin (Charles- J/attri«), auteur dramaiiqne né à Liège ; Uclgiquel en 1863, et naturalisé français. II s'occupa d'abord de journalisme, mais, dès isse. il fit jouer à la Renaissance un acte, l'Oisen'i **'■"■■ s-iivî :i long intervalle ^ISS7) de les Vacances du :nédie en trois actes, en collaboration avec \ Menus- Plaisirs). Il donna ensuite au Palai- i lO mênie collaborateur : le Prix Montyon ,1890,; ks Ricochets de l'amour (1894); Place aux femmes! (1898); Coralte et C"
(1899); au même théâtre, avec Paul 'l«î»5': M'nuiour 090P: /*•« ftroff^^t •'
"^Henner (Jean-Jacques), peintre français. Dé t Bern- Miller Ma'it-HhinV — Il *»«• mort & Pari» on l»05. Il df>nna en r. .V endormie. I>epuih :
nex;
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paru ' .1
joune 1 ,
lui causu a 1.<j1ii -
dotée du vilain d<
amener la rupture :... - ........
que a publié une pautunnme Ju^qu(■-lâ incUitc, fc Somje aune nuit d'hiver M9or. Léon llennique est membre de r.\cadémie des Goncourt.
HENNUYÈRES.comm.de Belgique (prov.de Hainant 'nrrond. de Soignios]), station du ch. do f. de Braioe à Bruxelles ; l.ûOO bab.
Henri 'AK'Tt-Guillaume), priac« de Prusse, fils de Icmf ■ : Illetde l'impératrice Victoria, et fréro
de 11 ^ume H, né
i Po'. lia fait sa
carrier" iii>jMa:r..- Oans la marine, est devenu cai)itaino do frégate en 1887. c.i[>iTainr' vaisseau en 1889.
rai en 1896. Il < i"--.': 'f <"-ii;ras-<.' .
Kiao-Tcht'ûu par in mands, et arracha à la cour de Pékin de nombreuses con. fusions en faveur de l'in:^ allemande en Chine. > vice-amiral en 190O, il ...
le commandement de la première escadre permanente de
la marine allemande, se ren- i*^.... - - .- .-
dit en 1903 avec une escadre
allemande aux Eials-Unis, où il négocia avec le président Uoosevelt une entente germano-américaine, ei devint en 190j amiral et commandant en chef de l'armée navale allemande.
Henri, prince des Pavs-Bas, duc de Mecklembourg- Schwcrin. né en 1876, ri'ls du grand-duc Frédéric-Fran- »;ois II. Après avoir passé son examen d enseigne devant une commission militaire à Berlin, il obt;nt un congé d'un an et alla à Schwcrin travailler au ministère des finances. 11 suivit également les cours do l'école de guerre à Metz en 1895 et 1896 et entra comme sons- Itcutonant de chasseurs dans la garde impériale à Berlin.
Avant d'être incorporé dans l'armée allemande, il avait fa:
un voyage à Ceyian, dans llti de, en Egypte, en Palestine, e; Grèce et à Constantinople. Le 7 février I9ûl. il épousa la reine Wilhelmine de llollande. Un décret lui donna le nom de prince des Pays-Bas. les titres de contre-amiral, de général dans l'armée néerlandaise et dans l'armée coloniale, de membre du conseil dEut avec voix consultative.
Henri-chapelle, comm. de Belgique (prov. de Liège ;arrond. do YerviersJ; 1.500 h. Fabrique de drap.
HenRIGO, comté des Etats-Unis (Virginie\ sur là rivière James; 80.000 hab. Ch.-I. HicUmond. Industrie et commerce très actifs.
*HenRION ^Paul), compositeur français, né à Paris en 1819. Il est mort A Pans en 1901.
Henry (Joseï : -^'
en 1799. mort à A\ .. ""
d'Ecosse émicrés, u i"i ■' '"^-'' ■ "i i
trouva entraîné vers les sciences ^1815;- ->
élevé et professeur de maihématioues à 1 >
banv.il fut élu en 1832 professeur do philo?-
au collèce de New-Jersev. Ses principal-
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née en 1829, qui 1 ; '
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et anaivse les courants induiu de dners o. .^^^ï. ^-^ si-nale:io premier 1S4S . le Caractère oscillatoire des décharges de la bouteille de Leyde. préparant la voie am théories de Maxwell et aux expériences de Heru.
HENRY — IIKRIOT
En I8;g, il or^'aiii-se à Washiiigtou llustilut Smiihsonten, dont il resio lo sccrôtairo jusqu'à sa mort- On lui doit do nombreuses publications , restées classtciues ; Coryélation des forces physiques et organiques (1850); Instructions pour tes ûbservulions météorologiques; la Méiéorolof/ie ttans ses rapports avec l'agriculture ; les Progrès des arts mécaniques; Pensées sur V éducation ; Travaux de la Commission des phares, dont il est président de 18*1 à 1877; lircherches sur te son, avec son ami ïvndall, pour les signaux par Oroiiillard, etc.
Ses conipatrioteslui liront dos funérailles nationales et dresbônnu en 18i>3 sa statue dans la crando rotonde do la liibliothiîquo nationale, à côte de oello do Newton.
Henry (Paul), astronome français, né à Nancy en 1848, mort à iMontrouge, près Paris, en 1905. Il entra on qualité d'auxiliaire an service météorologique do l'Observatoire do Paris (186G); son frère Prosper l'y rejoignit 3uolques mois après. Les deux frères entreprirent de rosser une carto écliptiquo du ciel, sans autre instrument qu'une horloge achetée d'occasion et un télescope dont ils avaient eux-mêmes fabriqué le miroir. Delaunay. alors directeur de l'Observatoire, frappé d'une vocatiun aussi décidée, les lit nommer aides astronomes en iStiS, leur confia les équatoriaux du jardin et les chargea do continuer la carto écliptiquo du ciel commencée par Cliacoruac Ce travail eut pour résultat accessoire la découverte de quatorze petites planètes. En 1882, les frères Henry furent chargés d'observer au pic du Midi le passage ao Vénus sur le soleil. Le succès de leur procédé pliotographiciue convainquit les astronomes du monde entier qu'il y avait là une excellente méthode d'observation, et une collaboration internationale s'organisa pour répartir l'exécution de la carte du ciel entre tous les observatoires. Les deux frères, nommés astronomes titulaires, devinrent d'une habileté extraordinaire pour tailler ot polir les verres. Les parties optiques de presque tous les grands instruments employés en France sont sortis do leurs mains. — Prosper Henry, astronome français, frère du précédent, né à Nancy eu 1849, mort au col de la Valnoiso, dans les Alpes, en 1903, fut 1 intime collaborateur de Paul et sa biographie scientiliquo est inséparable de celle de son frère. Alpiniste éprouvé, Prosper tomba et périt dans un précipice au cours d'une ascension où il s était aveuturé seul. * Henry (Victor), linguiste français, né à Colmar en 1850. — Nous citerons, parmi ses derniers ouvrages : Bouddhisme et positivisme (lyoi); le Langage ynartieir. Etude analytique de la genèse d'une langue dans un cas de glossolalie somnambiuique (1901); Eléments de sariscrît classique {i.902), irad. do Oldenberg; la Religion du Véda (1903); la Magie dans l'Inde antique {\^iii)\ les Littératurts de l'Inde (1904) ; Précis de grammaire patte (1904) ; le Par- *i«mc(1905).
Henseler (Ernest), peintre allemand, né àWepritz, prés Landsborg, en 1852. 11 est passé par l'académie de Berlin et l'école de W'eimar et a eu pour professeurs Gussow, Albert Baur et Brcudel. Il s'est consacre à la peinture de genre. Parmi ses œuvres, on cite : un Dcjeuner rfs chasseurs (187:i) ; U Déjeuner des faucheurs ; Scène d'auberge (1880, galerie de Darmstadt); A table ! {1883) ; la I!écolte au seigle; Bienfaisance (1888, galerie de Milwaukee); Portrait de //o/fmann von J'allersleben (1893, galerie Nationale de Beriiiil , Dans la fraîcheur de /V/e (1901, même galerie); Scène au Ikichstag (1902, musée d'Erfurt), etc. li est l'auteur des peintures en sgrafiiti de l'Oflice général des postes et de l'Ecole des beaux-arts de Berlin (1878-1879). Il a aussi exécute de nombreux dessins et aquarelles et publié uu volume : Hors de Berlin. Il a professé aux écoles d'art de la capitale allemande.
HENTRIACONTANE ((i;i) n. m. Carbure ayant pour formule C*' H**. (On a trouvé l'hentriacontane normal dans la cire d'abeilles.)
HÉPATICOSTOMIE {koss-to-mt — du gr. képatikos, du foie, et stoma, bouche) n. f. Formation d'une fistule hépatique externe.
HÉPATZSME {tissm' — dn gr. hêpar, atos, foie'j n. m. Méd. Doctrine de pathologie générale relative au foie.
— EscYCL. h'hèfiatismt localise dans le foie, et non, comme l'arthritismo, dans les humeurs et le système nerveux, le principe morbide (diathèsej qui préside, chez un même sujet, à la succession des maladies de la nutrition. (Glénard.) Plus simplement, par conséquent, l'hépatisme est l'ensomble des symptômes qui dépendent d'une affection chronique du foie. Il y a donc plusieurs formes d'hépatisn^o : Yhépalisme toxique (alcoolique), infectieux (infectieux, puerpéral, paludéen), nerveux, aystrophique (stcato^ène, diabétique;, etc., et c'est la cause initiale qui ùétoruiiue, pour chaque hépatisme, son évolution propre.
BÊPATOCHLOROPUYLLE iklo) D. f. Biol. Pigment vert du foie dos mollusques, découvert par Dastre et Floresco.
— Encyi^.. lj,'hépatochlorophi/lle a les apparences d'une chlorophylle végétale, et, en elTet, d'après les expériences do ces auteurs, il est un résidu alimentaire des plantes vertes ingérées, puisque, quand on supprime ces plantes de ralimcnlation, l'hépaiochlorophylle disparait simullaocment du foie des animaux, pour reparaître aussitôt qu'OD rôlablii le régime normal.
HÉPATOMÉGAUE n. f. Syii. de IlYri-RTKOPHII- DUFOIE.
HÉPATO-PANCBÉAS [kré-ass) n. m. Organe complexe, non dilferencio foncilonnollement, que l'on observe chez certains animaux inférieurs (mollusques, etc.).
— Encycl. h'hépato-pancréas est ainsi nommé parce qu'il possède les propriétés digostives du pancréas et les propriétés accumulatrices et régulatrices du foie à l'égard du glycogèno ot des graisses, et antitoxi(|ues à ré^'arddes])oisons. Phylogénôtiqucment, lo foie et le pancréas des animaux supérieurs dériveraient du dédoublement do cet organe unique.
HÉPATOPEXIE {/)èk-s( — du gr. hépar, atos, foie, et pèxis, action do fixer) n. f. Fixation du foie, à la suite d une ptôse, au moyen d'une opération chirurgicale.
HÉPATOPTOSE (du gr. hêpar, atos, foie, et plâsis, chute) n. f. Mobilité anormale du foie, duo à un rolàcboment «le ses ligaments.
HÉPATORRAPHIE {to-ra-fi — du gr. hêpar, atos, foie, et raphé, suture) n. f. Suture d'une plaie du foie.
— Enctcl. Vhépatorraphie est une opération délicate •t souvent impossible, par suite du tissu hépatique qui
se coupe sous l'action des fils; aussi, dans les plaies de cet organe, préfère-i-ou le plus souvent la compression à la suture.
HÉPATOTOMIE (mi — du gr. hêpar, atos, foie, et tome, sectioni n. f. Incision du foie pour ouvrir un abcès ou un kyste hydatiquo.
HÉPATOTOXÉMIE (mî — du gr. hêpar, atos, foie; toxihm, poison, et fiaima, sang) n. f. Méd. Intoxication résultant d'une insuflisanco fonctionnelle du foie.
— Encycl. h'hépatotoxèmie peut être exogène ou endogène. Ainsi, les accidents toxiques qui apparaissent, dans :cs hypersthéuies gastriques par exemple, â la suite d'une élaboration anormale des albuminoïdes dont les produits iiocil's n'ont pas été tixés ou dissociés par la cellule héiiatiquo, appartiennent à la catégorie des hépatotoxémies endogènes. V. Foiiî, t. IV.
HÉPATOTOXIQUE(^o/i:-5jyi;'— du gr. hêpar, alos, {oiv. Cl luxikun, poison) adj. Séi-um hépatotoxique, Sérum obtenu ]'ar Bordet et d'autres expérimentateurs [.Metchnikof, etc.j, en injectant plusieurs fois à un animal (cobaye) des cellules hépatiques appartenant à un animal d'une autre espèce (lapin). [Le sérum du cobave, aprèsccsinjeciions, contient une substance qui détruit les cellules hépatiques du lapin. J
HepPIGNIES, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Charleroi]) ; l.CûO hab. Charbonnages.
HEPTADACTYLE {èp — du gr. hepta, sept, et daktulos, duigt) adj. Qui a sept doigts.
HEPTADÉCANE {èp') n. m. Carbure C"H". (On trouve riieptadôcane normal dans la paraffine de lignite.)
HEPTÈNE n. m. Syn. de hlptylène. (T. V.)
HÉRACLINE n. f. Composé C"H"0", que l'on trouve dans divers heracleum et en particulier dans Vheracleum spundijlium.
HerbELIN (Jeaune-Mathilde Habert, dame), miniaturiste française, née à Brunoy (Seine-et-Oise) en is-^i, morte à Paris en 1904. Elle eut pour maître Belloc, dont elle était la nièce, et acquit rapidement une réputation Ijrillante. Ses portraits de contemporains célèbres sont nombreux. Rappelons ceux d'Jsubey, à'Eugène Delacroix, de iiossini, Guizot, Itosa Bonheur, des deux Dumas, de Mérimée, Thiers, Emile Aug ter, etc. En 1853, la surintendance des beaux-arts fit entrer au musée du Luxembourg une miniature de Jeanne Herbelin; jusque-là, on n'avait pas vu d œuvre de ce caractère dans le musée des artistes vivants
Herbet (Félix), avocat et historien d'art français, né à Amiens en 1847. Il prit les diplômes d'archiviste-paléographe et de docteur en droit. L'avocat Cléry, dont il mt le secrétaire et sur lequel il a écrit une notice (1905), l'orienta vers l'étude juridique des questions artistiques; aussi Félix Herbet a-t-il plaidé nombre de procès intéressant lo monde dos arts. Comme érudit, il s'est surtout spécialisé dans l'hictoire du château de Fontainebleau et des artistes qui l'ont décoré. Les documents qu'il a retrouvés Ili ont permis d'écrire ; les Graveurs de l'Ecole de Fontainebleau (1896-1902); les Anciennes Enseignes de Fonluinebleau (I897h les Émailleurs sur terre de Fontainebleau (1897); les Artistes de Fontainebleau (deux séries, 1901-1904) ; etc. On lui doit enfin uu important Dictionnaire hisluriquc et artistique de la forêt de Fontainebleau (1903). lia fondé, en 1898, la Société historique du Vl" arrondissement, dont '1 fut nommé maire en 1894.
'^Herbette (Jules-Gabriel), diplomate français, né â Paris en 18J9. — Il y est mort en 1901.
HERBICOLE (de herbe, et du lat. colère, habiter) adj. Qui vit parmi les herbes. (S'emploie surtout en parlant des insectes.)
HERBIFÈRE (de herbe, et du lat. ferre, porter) adj. Qui produit de l'Iu-rhe : Pays heruifere.
Herck-SAINT-LAMBERT, comm. de Belgique (prov. de Limbourg [arrond. de Hasseltj); 1.500 hab.
HERCOGAMIE {mi— du gr. herkos, arrière, et ff(ï»)os, mariage) n. f. Nom donné par Axell pour désigner les types de fleurs organisés de telle sorte que l'autopollinisatioii est empêchée et que le transport du pollen sur le stigmate ne [leui être ellcctué que par les insectes.
HerculiNA n. f. Planète télescopique n* 532, découverte en l'.t04 l'ar GOtz.
HerCYNIA n. f. Planète télescopique n" 458, découverte en 1900 par Wolf et Schwanmann.
Herdersen, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orieiiiale [arrund. d'Alost]), sur la Dendre, affluent de l'Escaut; l.6r>0 hab.
HereAU (Jules), peintre français, né à Paris en 18^9, mort des suites d'un accident de chemin de fer en 1879. 11 s'était d'abord destiné à rarchiteclure et avait pris des leçons de Le Bas, mais il débuta comme peintre dès 18ô5. Il s'adonna au paysage et traita les sites de diverses régions do la Franco dans une note délicate, fine, nuancée d'observation spirituelle. Citons : l'Approche de l'orage (musée d'Amiens) ; les liamasseurs de varech sur les plages de Bretagne {marée descendante); un Temps de neige à l'aris ; le Berger cl /a ^/cr (musée de Montpellier); la Bonde du berger {musée de Rouen) ; etc. En 1871, Ilorcau fit partie du gouvernement de la Commune et donna ses soins à la préservation dos collections nationales.
^Heredia (Josô-Maria de), poètr français, né à la Forluna Caféièro, près do Santiago-dc Cuba, on 1812. — Il est mort au château de Bourdonné, près de Houdan (Soiae-el- Oise), en 1905. J.-M. de Herodta avait entrepris do donner une édition dos Bucoliques d'André Chénier, rovuo sur les manuscrits mémos du poète, que personne n'avait été admis encore à consulter. Elle a paru en 1903, on grand luxe, ornée de lithographies do Fantin-Lalour, ot précédée d'une importante étude.
HÉRÉDOSYPHILIS (liss — du lat. heres, cdis, héritier, et de syphilis) n f. Méd. Syphilis héréditaire, ensemble des symptômes et des accidents que l'on observe chez les enfants nés de parents syphilitiques.
— Encycl. On admet que l'œuf peut être contaminé soit par le père, soit par la mère, quand l'un ou l'autre ont aesaccidonts actuels, mais un père syphilitique peut, d'après la loi do Colles, transmettre la syphilis à son produit sans que la mère soit contaminée (syphilis héréditaire patcrucUo); par contro, une mère peut être conta-
minée par l'intermédiaire de l'enfant syphilitique, au ( ours de la grossesse, mais pendant ce temps-là seulement (syphilis conceptionDelle). Ces faits tendent à prouver que c'est surtout â la réaction d'équilibre des colloïdes en présence (homme et spironéma ou spirochœle) qu'il faut attribuer les grands accidents de la syphilis.
Les principaux signes cliniques de Vhérédosijptults sont: lo faciès pigmenté et bistré, le coryza, les tissures labiales, les plaques cuivrées aux fesses, l'érytiièmc et le sarcocèlo syphilitique, les ostéophytcs, etc. Le crâne naliformo est beaucoup moins symplomatique.
Les enfants hérédosyphili tiques meurent do bonne heure, cachectiques et aihreusiques, avec pseudo-méningite, etc., ou bien ils semblent guérir, mais sont l'ris, dans la seconde enfance, d'accidents tertiaires toujours
graves. L'hérédosyphilis tardive est difficile ùdilférencier e la syphilis acquise, quand les stigmates subsistants (kératite, surdité, érosion dentaire, pemphigus, osléophyto, etc.) de 1 hérédosyphilis manquent. V. SY^paiLls.
HÉRÉDOSYPHILITIQUE adj. et n. Atteint de syphilis par hérfdiif.
HÉRÉDOTUBERCULOSEdu lat. heres, edi», héritier, et de tuberculose) n. f. Méd. Hérédité tuberculeuse, et non lias, comme on le dit encore quelquefois, tuberculose iiéréditaire.
— E.NCY'cr,. La tuberculose n'est pas héréditaire, et, ainsi que l'ont montré les recherches récentes de Charrin et d'Ogelvie (de Londres), l'enfant de parents tuberculeux n'hérite pas d'un organisme infecté réellement, mais seulement d'un terrain favorable à l'infection. La réceptivité à l'égard du bacille tuberculeux constitue donc le caractère essentiel de Vhérédotubcrculose . Les autres caractères sont : l'hypertrophie du cœur (Charnn;. l'augmentation des échanges respiratoires (Albert Kobinj, l'albuminurie intermittente (Teissier), le lymphaiisme, la scrofule, etc.
HéRELLE (Georges), écrivain français, né à Pougysur-Aube \Aube) en 1848. Il professa la philosophie dans plusieurs collèges et lycées. Il parcourut ensuite l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, r.\llemagne, la Suisse, lltalie, la Grèce (celle-ci en compagnie de Gabriel d'Annunzio), la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, l'Espagne. Il a traduit avec beaucoup d'élégance et de couleur un certain nombre d'ouvrages italiens et espagnols de G. d'Annunzio, M. Serao, A. Fogazzaro, G. Deledda, Blasco Ibaîîez. Hérelle est en outre l'auteur de travaux historiques, dont la plupart se rapportent à sa province natale : Documents inédits sur les états généraux \i4S2-17S9j [1879]; l'Invasion allemande en f544, ouvrage posthume de Ch. Paillard (1884); la Réforme et la Ligue en Champagne (1888-1892); le Protestantisme à Xitry-le- François ;1906).
HÉRÉMENCE, comm. de Suisse (cant. du Valais [distr. de llérensj), au-dessus de la Borgne et de la Dixence; 1.120 hab. Belles forêts, vastes pâturages, cerisiers, dont les fruits donnent un kirsch apprécié.
Herfellingen, comm. de Belgique (prov. de Brabant [aiTûud. de Bruxelles]] ; 1.900 hab.
HergiSWIL, comm. de Suisse (cant. de Lucerne, [distr. de AVillisau]) ; 1.950 hab. Elève de bétail, en particulier de porcs; fromageries, commerce de bois.
HeRGOTT (François-Joseph), médecin gynécoloçisto et accoucheur français, né à Guebwiller en I8i4. D'jibord médecin à Belfort, il fut nommé agrégé à la Faculté de Strasbourg et chef des services cliniques en 1854. Décoré en 1870 pour sa conduite pendant le sièçe de Strasbourg, il fut élu professeur à la Faculté de Nancy en 1872 et y occupa la chaire de clinique obstétricale de 1878 à 1887. De nombreux mémoires parus dans les « Annales de gynécologie u et la traduction du Traité des déviations utérines, de Schutz (l8Sfi, le firent nommer associé de l'Académie de médecine et correspondant de l'Académie des sciences. — Son fils, Louis Alphonsk Hergott, médecin gynécologue et accoucheur français. né à Belfort en 1849, devint directeur de l'école de la -Maternité de Nancy en 1886 et succéda à son père, en 1S87, dansla chaire d'obstétrique. II a étudié particulièrement l'action de la grossesse sur le cœur atteint antérieurement d'endocardite, sur l'appendicite chez les femmes enceintes, sur l'emphysème sous-cutané consécutif à l'accouchement, sur l'étiologie des hémorragies gastrointestinales chez le nouveau -né, les opérations césariennes, etc.
En 1894, il fut élu correspondant do r.\,cadémie de médecine do Paris.
Hérimes,
comm. de Belgique ( })rov . do Hainaut [arrond.
do Tournay]), sur l'Escaut; 1.900 hab.
Hérlot (Mo-
NUMKNT A LA MK-
MoifiK m.: commandant). Ce monument, quia valu à son auteur, Antonin Cariés, la médaille d'honneur <lu Salon do li>06, est placé dans la cour d'honneur de l'Orphelinat militaire de la Boissière, fondé par le commandant Ilériot. 11 est on marbre blanc et se compose d'un piédestal supportant lo busie du conimanlI.iiiI. Le iiiédeslal, sur la face duquel on lit : Au commnndiint O. Hériot, est posé lui-même sur un soubassement .nu bas duquel ces mots sont gravés: Ils seront élevés dans le culte de l'Honneur et de la Patrie. {Commandant Uériot, 1881.)
MuuumcDt & la uK^moirc du commandant Ilùriot.
A gauche, en avant du piédestal, un enfant do iroupo sur lequel veille le génie de la Pairie; adroite, une femme assise, enveloppée d'un voile, serre la hampe du drapeau. Son visago grave est empreint du sillon des douleurs. Sur la face postérieure, doux eufants do troupe so détachent. Lun tient un fusil et s'entretient avec sou camara'lo.siir les genoux duquel est posé un livre ouvert.
Herkimer, romté des Etats-Unis (New- York), sur le Mohawk , 50.000 hab. Ch.-I. Herkimer; 4.000 hab.
Herm (L), comm. do lAriège, arrond. et à 8 kilom. do Foix, sur l'AIses, sous-affluent do la Garonne par TAriègo; -lOO hah. Dans le voisinage, grotte célèbre, où l'on a retrouvé de nombreux ossements préhistorifiues.
Hermale-SOUS-ARGENTEAU, comm. do Belgique iprov. ci aiTuiid. do I.it-gei, sur la Meuse; 1.560 hab.
Hermalle-SOUS-HUY, comm. do Belgique ^prov. do l.iége [arrond. do llu>^j, sur la Meuse et le ch. def.de Namur ù Liège; 1.200 hab.
Hermancc, village do Suisse, dans une jolie siiuarion au bord du Léman; 400 hab. Source ferrugineuse. Kestcs d'un château construit par le baron de Fauctgny au XI* siècle. Cette bourgade, autrefois assez importante, fut ruinée par la lutte entre Genève et le duc de Savoie (xvi*s.). On y a trouvé des vestiges d'un village lacustre.
* Hermann-LÉON (Charles), peintre français, né au Havre on 1838. Il prit dos leçons do Pliilippe Rousseau, débuta par des natures mortes, puis devint le peintre des chiens. Son //allait de sanglier (1873) marqua le début do son succès. Depuis lors, il a produit, entre autres pages remarquables; Hallali courant (acquis par l'Etat); Chasse réservi-e, le Ln/iin, //aletanis. Arrêt sur des faisans. Aux. abattoirs. Tendresses. On a vu do lui, au Salou de 1901, le Troupeau, et, en 1905, Triomphant et Surprise.
HerMANN-PAUL. Biogr. V. PaCL.
*Hermant (Pierre-Antoine-Achillel, architecte français, né à Paris on 1823. — Il est mort dans celte ville en 1903.
*Hermant (Abel), romancier et auteur dramatique français, né à. Paris en l.'<62. — Son don d'observation et de satire pénétrante et son talent d'écrivain, délicat, subtil et clair à la fois, se sont de plus en plus aflirmés dans les ouvrages qu'il a publiés ou fait représenter depuis 1900. Après le Char de l'/'Aat, troisième et derniervoiume de la série «Scènes do la vie des Cours et des Ambassades » , ont paru les Souvenirs du vicomte de Courpière, par un témoin ;i90l), puis un recueil de Douveilcs, Cœurs privilt^r/iés, la même année que la Confession d'un enfant d'hier (1903). Vinrent ensuite : la Confession d'un homme d'aujourd'hui (1904) ; Monsieur de Courpi'}re marié (1903) et les Grands Bourgeois (IPOG). Ces cinq romans font partie d'une série intitulée : « Mémoires pour servir à l'Histoire do la Société. » Au théâtre, A. Herniant a donné : le Faubourtj (4 actes, 1899); l'/Cnipreinte (3 actes, 1900) ; Sylvie ou la Curieuse d'atnow (4 actes, 1900) ; l'Esbroufe (3 actes, 1904) : la Belle Madame Béber (4 actes, 1905), et, en collaboration avec Oudinot, Chaîne anf/laise (3 actes, 1900).
Hermanville-SUR-MER, comm. du départ, du Calvados, arrond. et â 14 kilom.
de Cacn, à quelque distance de la Manche ; 700 hab. Bains de mer.
HERHINIUM i^é;Mni-;))-onr) n. m. Genre d orchïdacéesophrydées. de la tribu des gymnadéniées, comprenant quatre espèces européennes.
— ^Encycl. L'espèce do nos pays est Vherminium monorchis. Les henntnium ont un përiantho à pièces dressées en cloche, avec labelle trilobé, trèscourtementéperonné.
Les rét inactes , recouverts d'une mince membrane, sont très développés et les caudicules très courts. C'est dans ce genre que Treub a signalé la présence d'un suspeùseur ramifié se développant dans le placenta d la manière d'un mycélium . pour nourrir le jeune enibi-yon.
HERMITIENNE (èr mi-/i-én' — do //ermite, n. pr.) n. f.
Courbe enveloppe des droites qui joignent, doux à deux, les points conjugués l'un de l'autre par rapport à un réseau de coniques. (La jacobienne d'un réseau de coni(|ues est identique à l'hermitienne du réseau tangcntiel conjugué et réciproquement.)
HernÉE, comm. do Belgique (prov. et arrond. de Liégei ; 1.250 hab.
HÉROÏNE n. f. V. MORPHINE. (T. VL)
Héron, comm. de Belgique (prov. de Liège [arrond. de Huy . près d'un aftluenc de la Mehaigne. qui va se perdre dans la Meuse à Huy; ï.ioo hab. Ziuc, plomb.
BERPÉTIDE (èr) n. f. Méd. Ensemble des éruptions cutanées qui semblent sous la dépendance do Vnerpétisme. (V. ce mot.) ii Herpétkle maliqne. Maladie contagieuse très grave, apparaissant généralement comme suite de dermatoses rebelles, d'eczéma, de psoriasis, et caractérisée par la rougeur vive du tégument et* une desquamation lamellcuse et continue do l épidémie. Elle peut évoluer plus ou moins lentement, mais est rebelle à tout traitement et aboutit à la cachexie et à la mort.
IIEHKIMKU - lIÉTÉROGÉiNÈSE
A. Ilcrmant.
Uerminiiim monorchis : a. Qeur ; b, mastiC poUintquc.
HERPÉTOLOGIS {èr, J( — de /lerpès, et du gr. logos, traité, n. f. Traité des éruptions herpétiques.
HerrÉROS ^pays des). Le pays des Herréros ou Ilé-
réros comprend approximativement la région centrale du Sud-Ouest africain allemand, dont il constitue le nœud orographi.jue. C'est le prolongement du plateau de Kaoko, qui (init par atteindre, sous la forme do montagnes tabulaires do grès, de granit ou do basalte, uno altitude de plus do 2.000 métros (point culminant, mont Oniatoko, 2.G8O m.i. Des dilférentos prirri.-^ |. lAfrique sud-occidentale allemande, eu -■ le pays dos Herréros est peut-être toutes saisons, le plus d'eaux courair se compose guère, cependant, sauf k- lua^- des cour:. d'eau et des ouadi. quo de brousse et d'arbustes épineux. Grâce à l'altitude et malgré des variations de température parfois très brusques, le climat est sain et favorable â la colonisation. Ce pays, que traverse de part en part le chemin de fer reliant le siège du gouvernement du Sud- Oucsl africain allemand, WIndhoek, à Swakopmund, est la partie de la colonie où se sont particulièrement groupés les immigrants venus d'I'Iurope, surtout des deux côtés de la voie ferrée.
\^ superficie approximative du pays des Herréros est de 740.000 kilom. carr. ; la population est d'environ G5.000 âmes d'après les uns( = 0,80 par kilom. carr.;, mais de 120.000 d'après les autres.
I-a grande tribu qui l'habite, de famille bantou ou cafre, a quitté depuis la fin du xvm« siècle les pays de l'Afrique intérieure pour s avancer vers la côte occidentale et, après avoir été repoussée vers le Sud par les
Ovambos, a conquis (^avec l'aide d'une tribu :
apparentée, les Ovambandjéroui les meilleures terres des Ilotlentots Damaras, qu'elle a refoulés dans la partie montagneuse du pays. Ce sont des pasteurs qui errent constamment à la recherche de l'eau et des pâturages, mais dont plusieurs cependant ont commencé, sous l'infiuenco des missionnaires, à so fixer en quelques points favorables à leur vie pastorale.
Los Herréros, qui avaient déjà tenté de se révolter en 1896 contre la domination allemande, se sont, au début de janvier 1904, soulevés, probablement par suite de l'éloignement du gouverneur et des troupes de la colonie, occupés, à vingt journées de marche deWindhock, à comprimer la rébellion hotientote des Bondelswarts. Hs ont pillé les stations du chemin de fer, coupé les communications téléf^raphiques entre ^Vindhoek et la côte, et menacé les localités les plus importantes du pays.
Hertel (Pierre-Louis), compositeur allemand, né et mort à Berlin (1817-1899). ï\ étudia le piano et le violon, reçut des leçons de composition de Schneider et de Marx et acquit de la réputation en écrivant la musique de nombreux ballets. Il fut longtemps chef d'orchestre pour le ballet à l'Opéra de Berliu. Parmi ses œuvres, représentées en Italie et en Allemagne, et dont beaucoup ont eu pour principale interprète la célèbre Ta- Çlioni, nous citerons: Ellenor (1862); Flik et Flok. Stcllr, i Due Socii, Ballanda, la Fée des fleurs, Sardanapale, SalaTiella, oic.
HERTÉRINE. HERTÉRITC{ér)n. f. Arsénio-antimoDÎate
naturel de cuivro, argent, fer, etc.
Hervé de KÉROHANT (Jacques), journaliste français, né en 1847 à la Réunion, où son père, originaire de Bretagne, était proviseur du lycée. H se rendit de bonne heure à Paris et fit ses études" au lycée Henri-IV. II fut un instant sous-préfet, mais il abandonna promptement l'administration pour se consacrer au journalisme, ofi il déploya du talent. Il dirigea, après la mort de son frère Edouard Hervé (v. t. IV), le journal • le Soleil » jusqu'en 1899, ou il fut remplacé par Ambroise Rendu. Son nom de Kérohant lui vient d une tante bretonne, qtti testa en sa faveur, à ceoditioo qu'il relèverait le nom de la légatrice.
Hervier (Louis- Adolphe), peintre et graveur français, né et mort à Pans (1818-1879). Elève d'Eugène Isabey, il se consacra au paysage, laissa soit à l'huile, soit à l'aquarelle, une foule' de pages vibrantes, claires et bien dessinées. Cet artiste fut un méconnu. Ses œuvres se vendant à des prix dérisoires, il dut travailler pour des confrères plus heureux. Il a rarement evposé au Salon, où il n obtint nulle récompense. Il débuta à l'Exposition de 1849 avec un Eff'et d'orage. Il envoya ensuite ; une Boute de Migni/; Intérieur d'écurie (1850*); Vue de la butte des Moulins {lS5i); la Bentrtc au port; Village de Guevilly (1855) et diverses autres peintures et aquarelles aux Salons de 1864, 1865. ISt-; et 1S70. Son œuvre gravé et lithopraphié est iniport.ifU et ne le cède point en intérêt à l'œuvre peint. Ii put. lia en 1843 des Croquis de voyages, gravés sur acier, et donna ensuite une cinquantaine d'caux-fortes, scènes de la vie et de la nature normande pour la plupart. Ses lithographies s'inspirent des mêmes sujets et aussi de scènes maritimes.
* HerVIED (Paul-Emest\ romancier et auteur dramatique français, né à Neuilly-sur-Seine en 1859. —En mémo temps qu'il devenait membre de l'Académie française. Paul Hervieu était élu président de la Société des gens de lettres (1900). Depuis la Loi de VHomme, il n'a fait que du théâtre et a donné successivement : l'Enigme \i actes, Comédie-Française, 1900; la Course du Flambeau (4 actes. Vaudeville. 1901); Théroigne de Méricowt, son premier drame historique, en 6 actes (théâtre Sarah- Bernardt, 1902); le Dédale (5 actes, 1903\ et le Béveil (3 actes, 1905), ces deux dernières à la Comédie-Fran-
çaise. I^ talent do Paul Hervica comme dramalurce a acquis une grande sûreté; ses pièces sont bien ordonnées. Ses qualités d'observaû->n profonde, d'analyse j>énétraoïe et cotn is.-- ^\ ni:,f,!r*'slent avec t. ^,ji
■l|■■IJas^o par; ,1;, ;
avoc une p.-* .,... .^,.ui,.,,i lyuj'jiir^ croissante des problèmes
Fran-
frao-
i-;;.-vo de n
nicdtijaics. Lii 11»;, il lui {•-■■■i docteur en médecine; en \x>jf.
médecin en chef de la maison, d'accouchement la Maternité. Paul Uerrlea
et, on 1873, il fut élu membre
do l'Académie de médecine pour la s'--"--- >■->--•- En dernier lieu, Il avait accepté la sorvico central de la vaoeine à l'A/*:! ''11 lui doit do nomlr - '
lies ot la pruphyl i
Hervtt 'A -i:
>>aiii le cailiolicisme ^16«5/. II lu
En 1851, il entra dans la congr< .
de New-York, et, en 1858, il foi. ... „.
en rapportait l'autorisation papale de i
Prêtres missionnaires de Saint-Paul,
\*}& patilistes. Il succéda au P. Heckcr 1.. <.....
cet institut en 1888. Hervit avait, par sa s
pique, son éloquence et sa puissance d'ar^
mérité d'être surnommé le • Ncwmao ■ de ll-,f>'ii>'- "j.i.u-
iique en Amérique.
HerZL [Théodore), littérateur et atidxir îrarra'îjne autrichien, né en 1860, mort â Iv en 1901. Il fut pendant sept ans de la ■ Nouvelle Presse libre • .
vre, le Palais-Bourbon, sur les çais. Puis il écrivit des romans qui obtinrent un vif succès en .\:
itromotcur du mouvement sioniste, quii provoyua par Snrochure l'Etat juif, et se consacra tout entier à c.-i!-? couvre pour la réalisation de laouellc il obtint l'appui du tsar Nicolas, de Guillaume II, du président Kooscvelt, du gouvernement anglais.
HESPÉRÉTIQUE adj. Syn. do I.SOF£RL'LIQt'E. V. FBEC-
Lit,'!. K. an t. IV.
HesperingEN ou HespeRANGE, bourg du grandduché de Luxembourg (arrond. do Luxembourg), près de l'Alzetle, sous-afduent de la Moselle par la Sure ; s. 200 hab.
HESPÉROCNIDE (èss) n. m. Genre d'urtîcacées, tribu des urticées, très voisin du genre ortie, dont il diffère
{tar le périanthe. (Les hespérocnides sont de petites icrbes urticanies des Iles Hawaï et de la Californie.}
BESPEROLABOPS {ès-pé, /'Ojis n. m. Genre d'insectes lit-niipicros hétéroptères, de la famille dos capsidés, créé en 1902 pour des formes nouvelles découvertes dans l'Amériquo centrale. [V hesperolabops gelastops, du Mexique, est le typo de ces punaises voisines des labops.)
HeSTRE 1 La), comm. de Belgique .prov. de Haînaut^rrond.
de CharleroiJ); 4.250 hab. Charbonnages; fabriques de limes.
BÉTÉROALBUHOSE n. f.
V, UÉMIALUI MOSK.
Hc5pcrolabopt (gr. S fols>.
Uétârocciitialc.
HETERO CE NTROTUS ié-téro-sin. tiiss) n. m. Genre d'oursins réguliers, de forme oblongoe cl â piquants excessivement grands et robustes, sauf ceux de la face buccale, qui sont plus petits. (V. planche océanocbaphib.)
HÉTÉROCÉPHALE n. m. Genre de mammifère*: rongeurs, de la famille des bathyergidés,
comptant deux espèces propres à l'Afrique orientale. (Les hctérocépbales sont des animaux fouisseur^, de taille mé iiocre. voisins des bathyergues et des gêoryques. L'Aet'-rocephalus glaber est propre au r!i".i V^':-t-"-oc-r;-h':'i.'S l'hilippsi, à la région cenirâle -i" -^
BÉTÉROCHROHIE {kro-mt — khrôma. couleur) n. f. Anomalie coi..-;:;iu.'- . ■.j-.^'.-.m .- tpar la coloration différente dos iris. /
HÉTÉRODTNABfE 'du gr. hrU'ros, autre. Ct rfuni 7 ;. force adj.Qui régit ics formes différentes. V.déterminam.
BÉTÉROOTNAMIE (mf — d# /.///r¥irfynam#"i n. f. BîoL I. ----.-.- ;rmor-
; Is de