‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 204 sur 363 · KOUANG-TCHÉOU-OUAN · texte numérisé non relu

KOUANG-TCHÉOU-OUAN

concession irançaise de la Chine méridionale, cédée à bail à la Franco par la Chine en 1898 et rattacliéo à l'Indo-f'hino franeaise. Située sur la côte est do la ]U'es(ju'ile du Lei-Tchéou (prov.

de Ivouang-toungj, qui s'avance dans la mer en face de l'Ile de llaï-nan, cette baie possède une réelle valeur maritime. La concession française englobe la ville de Ou-Tchouan-Hsien, et assure, en faco de l'infiuenco anglaise, l'influence française dans la vallée du Si-Kiang. /

KOULICH (Pautaleïmon Kouang-Suu.

Ali-xandrovitch), historien russe,

né en 1819, mort en 1897. Il a écrit également en grandrusse et en pctit-russicn. Il étudia à Kiev, fut compromis comme ayant pris part avec Kostomarov à des menées révolutionnaires et emprisonné pendant quelque temps. Il a écrit un certain nombre de romans et nouvelles, une biographie do Gogol et des ouvrages historiques. Le plus important est une Histoire de la réunion de la Petite-Iîussie (1894). — Sa femme Alexandra Koulich, née en 1828, a i)ublié en petil-russien des nouvelles et des études eiiiiiograpliiqucs, sous le pseudonyme de Kama Babvinok.

KOUNDYEH [di-è) n. m. Instrument à cordes et à a r cil et, en usage chez les indigènes de Sierra Leone.

(Les cordes sont en crin, et la caisse sonore est recouverte de cuir.)

Koundyeh ; a, archcL

Kouropatkine.

Kotic.

KOUPALO, fête populaire, d'origine païenne, qui se célèbre eu Kussie au solstice d'été.

KOURES, peuple finnois apparenté aux I^ivoniens et aux Esthoniens. (Ils ont laissé leur nom à la Courlandc.)

— Un, une Kodre.

— Adjectiv. : Hacc kocre.

Kouropatkine tAlexis Nicolaïévitch). général russe, né dans le gouvernement de Pskor eu 1848. Il suivit les cours de l'école militaire Paul, puis passa par l'académie Nicolas (d'éiat-major). Capitaine dès 1870, c'est avec ce grade qu'en 1874 il fit en France et en Algérie un voyage d'études militaires sur lequel il publia un ouvrage intéressant. Peu après, il tut attaché à l'état-major des troupes du Turkestan, où il restade 1875 à 1877 et fit partie en 1876 de l'ambassade envoyée par le gouvernement ru.ssc près de l'émir Yakoub-beck. alors souverain de la Kachgarie, dont il avait fait un puissant empire. Lieutenantcolonel en 1877, Kouropatkine prit part à la guerre turco-russc , comme chef d'état-major du général Skobelef, et fut blessé au passage des Balkans. Colonel en

1878, après avoir écrit une relation de la campagne, il fut chargé des affaires asiatiques à^l'étâtmajor général, puis se retrouva sous les ordres de Skobelef en

1879, dans l'expédition contre les Akkal-Tekké. Général major en 1882, il fut nommé général lieutenant en 1890 et commandant en chef de la province Transcaspienne. Puis, au commencement do 1 année 1898, il fut appelé à remplacer au ministère de la guerre le général Vannovsky. Il organisa les forces militaires russes en extrême Orient au cours de l'année 1903, exécuta en Sibérie et en Mandchourie un voyage d'études qu'il poussa jusqu'au Japon, afin d'étudier sur place l'arméo de ce pays. Mais la guerre russojaponaise éclata pon après son retour et avant que n'eussent pu être réalisées les mesures qu'il avait reconnues indispensables de prendre pour pouvoir envoyer promptement eu extrême Orient les troupes russes nécessaires. Il no tarda pas à aller prendre lui-même le commandement en chef des armées de Mandchourie. No disposant quo do forces insuffisantes, il dut se borner à tenir tête aux Japonais en reculant lentement devant eux,

— sans parvenir à secourir Port-Arthur. Après la chuto do cette place, toutes les forces ennemies s étant réunies contre lui, il finit par être obligé d'abandonner Moukden. Relevé alors du commandement en chef par l'empereur, il demanda et obtint de prendre le commandement do la première dos trois armées placées sous ses ordres : celle dont le chef, le général Linôvitch, venait précisément de lui succéder.

KOUSTAR (koiiss — mot russe) n. m. Paysan russe qui so livre ù. diverses sortes d'industries (charronnago, menuiserie, vaiiiierio. tissage), durant les longs loisirs forcés do riiiver. il PI. /hs koustari.

*K0VALEVSKY (Alexandre), ombryologistc russe^ né à Hunabourg en 1840. — Il est mort on 1901.

KOVALEVSKY (Pavol Osipovitcli), peintre russe d'origine polonaise, né en 1843. mort en 1903. Il s'est particulièrement consacré A la peinture militaire. Parmi ses principaux tableaux, on cite : la liataille de /.eipsig. iFtat-majordu /?' régiment en Bulgarie, te t7 Octobre tS77, une Attaque de briqànds. Quelques-uns appartiennent k renipereur, d'autres à l'Académio dos beaux-arts do ■Saint-Pétersbourg.

KoVALEVSKY (Maxime Maximovitch), professeur et publicisto russe, né vers 1850. Il fut pcnaant quelques

années professeur de droit public à l'université do Moscou. Son cours ayant été supprimé, il alla s'établir en France, fit à Stockholm, à Oxford et à Paris, des cours sur les institutions russes, et publia uu grand nombre d'ouvrages on russe, en anglais et en français : la Propriété communale, la LA)i et la Coutume au Cauiase, le Droit primitif. Tableau des origines de la famitlc et de la propriété, les Coutumes moderne'^ et les anciennes, lissai sur l'histoire des impôts en Franre, etc. En 1900, Kovalevsky prit part à l'agitation politique qui avait pour objet de transformer la Russie en un Ktat constitutionnel et parlementaire, ot il publia en France linéiques écrits à ce sujot. Il appartient au parti progressiste qui, tout en proclamant la nécessité des réformes, déclare quo la Kussic II esi pas iiuïrc pour le régime républicain.

*K0VEIT, KoUEIT ou KOBIEN, ville de la Turquie d'Asie. — Un incident que l'Angleterre a ciiei'clié à exploiter ù son profit s'est produit à Koveit en 1901. Lo cheik de Koveit, Moubarck, prétendait n'être lié que par une suzeraineté religieuse au sultan de Constantinople dont il est en réalité vassal. Comme il avait voulu tenter la conquête du Ncdjed, dans l'Arabie, il fui mis en complète déroute. Les autorités turques voulurent profiter de cette occasion pour amener Moubarek à reconnaître l'autoi'ité etfective du sultan. Mais les navires an glais qui stationnaient à Koveit empêchèrent, en mai, les troupes d"y entrer par terre et, en aoiJt. interdirent aux officiers turcs de la corvette Zohaf d'opérer un débarquement. L'Angleterre parut sur le point d'établir son protectorat sur Koveit, mais la menace de complications internationales, avec la Russie qui avait déjà envoyé un croiseur dans le golfe Persique et sans doute ans^ avec rAllcmagne, concessionnaire du chemin de fer do Bagdarl, Ini fit abandonner cette tentative.

KoYUKUK, rivière de l'Amérique du Nord. Le Koyukuk, qui se jette dans le Yukon à 460 milles en amont de son embouchure, reçoit les eaux de la partie nord-ouest du bassin de ce grand fleuve. Sorti des monts Trans- Alaska, il reçoit au-dessus du cercle arctique ses principaux affluents i^Old Man Creek, Allen River, etc.), nés dans la même chaîne (|ue lui, et va se jeter au S. du même cercle dans le Yukon, après uu cours d'environ 700 milles.

*Krafft-EBING (Richard de), médecin allemand, né

à Manulicim en 1840. — Il est mort à Gratz en 1902.

ICrag ^Thomas Peter), écrivain norvégien, né à Krageri> en 1858. Tout jeune, il se fit connaître par des scènes de la vie populaire : ^on Grde^ (1891), bientôt suivies d'esquisses : àouvenirs du vieux village {^S92); Solitaires fl893j; la poésie et le mysticisme dont il entoure ses iiéros trouvent leur expression définitive dans les romans qui suivirent: Ténèbres {IS93), Ada T\'i7rfe (1896J et surtout le Serpent d'airain (1895). — Son frère, ^VlLUELM Andréas "W'exixs, est lui aussi un écrivain distingué, né à Christiansand en 1871. Etudiant, il manifesta un précoco talent poétique (Poètnes, 1891) ; il dit aussi sa mélancolie en proses nuancées {la Nuit, lS92,i, rapporte d'un voyage dans la Méditerranée une inspiration plus confiante {Chants du Sud, 1894). Maître de sa forme, il publie des nouvelles {le Joyeux Lieutenant, 1895 ; Marianne, 1899), des romans, des pièces de théâtre {le Dernier Jow\ 1S97I; etc.

KRAKUS {kussj n. m. Nom d'un corps de cavalerie légère polonaise, composé de Cracoviens, (|ui fut constitué dans l'armée du grand-duché de Varsovie. (Les krakus portaient la lance et la carabine et se distinguèrent particulièrement à la bataille de Dresde.)

KrAMARZ (Charles), homme politique tchèque, né en 1860. En 1889, il fonda une revue hebdomadaire, Csas {le Temps). En 1891, il fut élu député au Reichsrath devienne et, en 1894. à la Diète de Bohême. Il appartient au parti jeune-tchèque; il s'est surtout occupé de politique étrangère et a exprimé à diverses reprises son antipathie pour la triple alliance et ses sympathies pour la Russie, lia publié, en allemand, plusieurs ouvrages d'économie politique, un volume sur le droit public tchèque (1896), etc.

KrANSKOÏ (Ivan Nikolaevitch), peintre russe, né en 1837, mort en 1887. Il s'atïranchit des traditions académi(|ues, fut un des créateurs de la Corporation des artistes libres et de la Société des expositions anibvlanti's. Comme son compatriote Gay, il s'efi'orçA d'introduire la note réaliste dans ses tableaux religieux {le Christ au désert. Salut à toi, roi des Juifs). Mais il fut surtout célèbre comme peintre de portraits. Il n'en a pas laissé moins de 415. Sa correspondance, publiée après sa mort par Stasov, est une contribution importante à l'histoire de îari et des théories esthétiques en Russie.

Krantz (Jean-Marie-Achillc-Emile), professeur ot littérateur français, né à Nancy en 1849. Il termina ses humanités à Sainte-Rarbe et à I^ouis-lo-Grand (Paris), et remporta le prix d'honneur de philosophie au concours général en 1869. Elève de l'Ecole normale supérieure (1S73), il fut agrégé en 1S77, et nommé maitre do conférences de philosophie et de littérature française à la faculté do Nancy. Il prit son doctorat en 18S2, avec deux thèses importantes : De omicitia apud Aristotelcm et Essai sur f'pslhéiique de Descart>s. Deux ans a|"i es, il devenait titulaire do la chaire de littérature française à Nancy. Il a fait représenter au Gymnase, en collaboration avec L. Gandeiax, une comédie en 3 actes. Miss Fanfare (1881), et publié quelques ouvrages de critique comme l'Art en Lorrains (I8sn); Ftudc sur J.-J. Grandville (1893); etc.

Krauchthal. comm. do Suisse (cant. de Berno disrr. de Herthoud]), dans une jolie vallée; "S.lîO hab. Agriculture, fromagorio ; carrières.

KRAUROSIS {kré-ro-ziss —du gr. kravros, sec, friable) n. m. Atrophie dos organes génitaux externes de la femme.

KrAUS (François-Xavier), théologien et historien catholique, né A Trêves en 1S40. Il étudia la théologie et la philologie ù i riuourg et h lionu. l'archéologie et la paléographie A Paris, dans un séjour assez long qu il y fit. iVctre en 1864, il devint, en 1872, professeur d'archéologie à l'université de Strasbourg, et. en 1878, professeur d histoire ecclésiastique à l'université de Fribourg. Il avait été en France en rapport avec les chefs du parti catholique libéral : il représenta les mêmes idées dans la presse ot la littérature allemande Ses principaux ouvrages sont:

Gabrlellc Krauu.

U> Originel de l'art chrétien (1872); Manuel d'hiiloire ecclésiastique (1872-1873), ouvrage qui a Hé traduit en français; Iloma solleranm (IS7J); Art et aniir/uilés en Ahacc- Lorraine (I87;i); linci/clopédie de.< anlu/iiili's chrétiennes (1880-1(186); Histoire de l'art chn'lieu 'lmMi-ls99); Dante, sa vie et son anivre, etc. (1897); les Imcriptiont elirétiennet des pays rhénans {1890); Essais (1890); etc.

*Krauss ( Mario -GabrioUo), cantatrice dramatique autricliieuito, née à Vicnao on 18J2. — i:ilc est mono à Paris en 1000.

Kremer (All'rod, baron db), orientaliste auiricliion, né ù.

Vienne ou 1828, mortù Dcebliuç, près de Vienne, on 1889. 11 voyagea oti Syrie et en Egypte (18I9-I.S51). A son retour, il fut chargé denseignor l'arabe vulgaire au Porytochuicura do Vienne. .Mais il abandonn.i cette l'onction pour retourner en Kgypto, on qualité de premier drograan du consulat autrichion. Il devint, on 1859, consul au Caire. Il obtint en 18C2, le consulat de Galatz, en 1870, le consulat général do Beyroutb et fut nommé, en 1.^72, conseiller référendaire pour les alfaircs consulaires au ministère dos affaires étrangères do Vienne. L'Académio des sciences l'élut en 187G. La même année, il retourna au Caire pour faire partie de la commission de la dette égyptienne, retourna ù Vienne au printemps de I8S0, et passa, quelques mois après, du ministère des affaires étrangères à celui du commerce (févr. I8si). Ses publications ont trait surtout à la géographie et à l'ethnographie orientales : Contributions à la géographie de la Syrie du Nord (1852); la Syrie centrale et Damas (1854-1855); l'Eiii/ple (1803); Sur la légende de l Arabie du Sud (1866); Histoire des idées dominantes de l'Islam (186S); Ibn Chaldun et son histoire de la civilisation des peuples de l'Islam 1 1379); Etudes d'histoire comparée de la civilisation (1S89-1890); Histoire de la civilisalion en Orient sous les califes, ouvrage remarquable (1875-1877). Il a aussi publié des textes arabes, des études do critique, et un ouvrage politique : l'Idée de nationalité et l'Etat (18S5).

Kremlin. BicËTRE, comm. du départ, de la Seine (eant. de Villejuii); 12.000 hab. (y compris l'hospice). Cette agglomération appartenait à la commune de Gentilly et en a été séparée pour constituer une commune distincte le 19 décembre 1890. Hospice d'aliénés. V. BiriÏTRE, t. II.

Kremnitz (Mario oi* Mita), écrivain allemand, née à Grcifswald (Poniéranie)en 1852. Fille du chirurgien Bardeloben, elle épousa le médecin Kremnitz, et se rendit avec lui à Bucarest, où il fut nommé médecin de la reine Elisabeth de Koumanie (Carmen Sylva) et du prince héritier. Après la mort de son mari, survenue en 1897, elle so partagea entre la Koumanie et l'Allemagne. Amie intime de la reine, elle collabora à ses travau.i littéraires, fit connaître, par ses poésies, ses romans et ses nouvelles, la Roumanie et ses habitants, ot collabora à la rédaction des Mémoires du roi Charles de lïoiinianie. Ses œuvres se distinguent par la pureté de la forme et la finesse de l'observation ot des sentiments. Ses principaux ouvrages sont : Poésies roumaines, traduites en allemand (3» édit., 1889) ; Deux mnndes, sous le pseudonyme Dito et loua (2« édit., 1880) ; Poste de campagne (1887) ; une tragédie : Anna Boleun (1886) ; dos recueils de nouvelles : Dans /'erreur (1888) ; Vengennce et autres nouvelles (18S91. Tous ces ouvrages ont été écrits en collaboration avec Carmen Sylva. Seule, Mita Kremnitz a publié : Esquisses roumaines (1881) ; jYouvelles esquisses roumaines (1882) ; Carmen Si/lva. Sa biogi-ap/iie(1882); Emigrés, roman; Elina. Entre l'Eglise et le pastoral, nouvelles (l894) ; George Allan. Amour maudit. nouvelles (1880); les deux romans : la Société roumaine (1881) et un Enfant princier {im3) ; Légendes roumaines, traduites en allemand (1882) ; J.-C. Vacaresen, les Roumains pendant la guerre de IS77 à IS7S, trad. allem. (ISS5).

Kreuger (Mils Edvard), peintre suédois, no à Kalmar en ls:,s. Elève dePcrséus à Stockholm (1876-l.'iS0), il va à Paris, où l'inHuenco des écoles françaises détermine l'éclosion de son talent (1881-1887), et oii il expose depuis 1883 : Sur le chemin de la carrière; Labourage de printemps (galerie Furstenberg). Rentré en Suède, il s'installe avec K. Nordstrom ot K. Bergh à Varberg (1387- 1896, " école de Varberg •), et y peint une série de paysages : Effets de crépuscule, où'il s'attache à exprimer la profonde poésie de la terre suédoise ; Clair de lune {lS9i:: Crépuscule (1392) retc. Par la suite, il modifie sa manière, recouvre ses toiles aux tons vigoureux d'une sorte de moucheture, donuo des interprétations réalistes des paysages de la Suède méridionale et de la \ io animale : C'hevau:r effrayés, Clievaiu: au repus Usas) ; le Printemps en Halland (musée de Stockholm) ; etc.

* Kreutzberger (Charles), dessinateur français, né i GuebwiUcr eu 1829. — Il est mort à Paris en 1904.

KREUTZCURVE imot allem. francisé) n. f. Math. (}uartiquo composée de liuit branches hyperboliques.

ICrieg (Edouard), peintre français, né à Drubec (Calvados) en 1829, mort à Paris en 1901. Elève de Léon Cogniet, il s'adonna ù la peinture religieuse et au portrait et exposa au Salon à partir de 1861. On cite, parmi ses «euvres : la Communion de Jeanne d'Arc (1861) ; la ^fort de sninl Clair (1880); le Miracle de saint Denis (1894); (o Pomme (1898), représentant un dîner du cercle normand. I! avait fondé à Beaumonl-en-.\uge un niuséo historique. Kruanitch (Georges), théologien et publiciste slave d'origine croate, no en Bosnie en 1617. Il s'occupa particulièrement des rapports des Eglises catholique et orthodoxe. Kn 1657, il partit pour Moscou. Ses elToris Sour rapprocher l'Eglise russe de TEglise latine le reuireni suspect, et il fut exilé en Sibérie. Il a laissé plusieurs ouvrages restés inédits jusqu'au xix* siècle : une Grammaire, où il s'efforce de constituer une langue slave idéale; un Traité de politique, où il expose les rapports de la Russie avec les peuples slaves et engage lo tsar à

protéger ses congénères. La Grammaire de Krijanitch a été [jubliée & Moscou en 1859 par Bodiansky ; la Politique, en 1860, par Bozsonov. La Société d'hisloire do Moscou a entrepris une édition complète des Œuvres do cet écrivain, qui fut un précurseur.

Krœcher 'JoBins de), hommo politique allemand, né en 1846 à Isenschnibbe (Brandebourg). Sous-lieutenant dans les dragons do la garde, il prit sa retraite comme capitaine en 1875, après avoir fait les campagnes de 1806 ot do 1870 contre l'Autriche et la France. Il so lani^ dans la politiiiuo et, grâce à son éloquence incisive, fut i la tête de la petite noblesse braudcbourgeoiso. Elu membre de la Chambre des députés prussienne en 1879, il se retira en 1882, mais y rentra en 188» et devint un des chefs les plus écoutés du parti conservateur ot un des inspirateurs do la « Gazette do la Croix.. Il fit une opposition vigoureuse au chancelier do Caprivi, so déclara contre toute alliance avec les libéraux et négocia une entente avec le parti du centre catholique. Très en faveur auprès de l'empereur Guillaume II, il soutint éuergiquement la politique chrétienne dirigée contre les socialistes ot les démocrates et fut un des défenseurs les plus habiles du protectionnisme et des agraricns. Nommé en 1898 président de la Chambre prussienne, il fut élu dans la même année député au Rcichstag.

Kronje. Biogb. V. Ceonje.

Kroyer (Peter Sevcrin), peintre danois, né à Copenhague en 1855. Il a remporté deux grands prix aux Expositions universelles do 1889 et do 1900 (Paris) pour ses peintures : M. Meldahl, directeur de l'Académie des beaux-arts de Copenhague; Sur la plage; le Départ des pécheurs ; Uip, hip, bip, hurra, hurra, liurra ! ; la Erescita ; une Séance de l'Académie royale des sciences: Soir d'été à Skagen; le Vieux Péctieiir; le Professeur Bergh, etc. Comme graveur, Kroyor avait exposé des portraits en 1900. Ces œuvres valurent une médaille d'or à leur auteur.

Kruemmel ;Otto), professeur et géographe allemand, né à Exin (^Posen) en 1854. Il fut chargé d'un cours do géographie à l'université de Gœtlingue en 1878, délégué on 1832 à l'Observatoire maritime de Hambourg et nommé professeur de géographie physique i l'université et à l'académie de marine de Kiel en' 1883. Il prit pan avec Victor Ilcnson à l'expédition d'étude du plancton en 1889. et fit de nombreux voyages océanographiques le long de la mer Baltique et de la mer du .N'ord. Ses principaux ouvrages sont : les Courants marins éqiialoriaiix et le Système général de la circulation marine (1870); Essai d'une morphologie comparée des mers ( 1879) ; Géographie politique de l'Europe d'après les manuscrits posthumes de O. Poschol (1880); /'Oci-aJi(l886); les Mouvements de la mer, t. II du Manuel de l'océanographie do' Bogulawski (1887) ; Jlécit du voyage de l'expédition du plancton (1892); Observations géographiques et physiques faites pendant l'expédition du plancton ^1893).

^KbÙGER (Stephanes Johanncs Paulus), président do la république Sud-Africaine, né à Hastenburg (colonie du Capj en 1825. — Il est mort à Clarens (Suisse; en iyo4. Kriiger s'embarqua pour l'Europe en octobre 1900, à bord d'un vaisseau de guerre hollandais, le Gelderland. Il fut accueilli à Marseille, à Lyon, à Dijon, à Paris, par d'enthousiastes ovations. Il allait demander une audience à l'empereur d'.^llemagne, sur l'appui duquel il comptait tout partictilièrement, en raison d'une dépêche de félicitations quo lui avait adressée Guillaume II à l'époque du raid Jamcson, mais il fut averti que l'empereur ne le recevrait pas. 11 s'installa alors en Hollande. La mort de sa femitie, l'insuccès dos négociations qu'il poursuivait, la douleur de voir sa patrie annexée contribuèrent encore à altérer sa sauté. Il dut aller chercher dans le midi de la France, près Menton, puis à Clarens, en Suisse, un climat plus doux. C'est à Clarens qu'il mourut. Il a érrit des mémoires, qui ont été publiés en 1903. — Sa femme, Xina DuPLEssis, née eu 1834, morte à Pretoria en I90i, appartenait à. une famille d'origine française. A seize ans, elle épousa Paul Kriiger et, de cette union patriarcale, qui dura plus d'un demi-si.ècle, naquirent seize enfants. Lorsqu'on 1900 lo président dut partir pour l'Europe, il laissa sa femme à Pretoria, tombée au pouvoir des Anglais. C'est là qu'elle mourut d'une pneumonie.

KrÙGCR (Franz), statuaire allemand, né à Berlin en 1849. Elève de l'Académie do Berlin, de \V. Wollf et de A. Wolff, il a exécuté de nombreux travaux à Berlin, à Broslau ot à Francfort-surde-Mein. Dans cette dernière ville, il lit presque toute la sculpture du nouvel Opéra. En 1882, il visita l'Italie. On lui doit : le Monument à la Guerre, érigé à Sachsenhauser ; le Monument funéraire d'tEhIer, à Offeiibach : le buste du baron Bethmann (bibliothèque de Francfort) ; etc.

Krumbacher (Charles), professeur et historien allemand, né à Kuernach, près de Kempten (Bavière) en 1856. Proi'osseur à l'université de Munich, membre de l'Académie royale dos sciences de Munich et correspondant de r.Vcadéniie des inscriptions et belles-lettres à Paris (1900), il s'adonna particulièrement à l'étude de l'histoire et de la littérature grecques à partir du vi* siècle, et fit à cet effet plusieurs voyages en Grèce et en Turquie (1884-18S5), en Italie et en France (1891-1892) et eu Russie ,;i897). Il publie depuis 1892 la « Revue bvzantine «. Ses principaux ouvrages sont : Voyage en Grèce (1886); Histoire de la littérature byzantine â partir de Justinien jusqu'à la chute de l'empire romain d'Orient [5^7-1 iôS'^ ( 18901 ; ProrerAex de la Grèce centrale (1897); Michel Ghtkas (1895); une Lamentation dialogitée sur la chute de Constantinople (1898); Etudes sur les légendes de saint Théodose (1892) ; les Eléments grecs dans les langues arabe et turque (1893).

KrummeNAU, comm. do Suisse (cant. de Saint-Gall 'distr. dOber-Toggenburg^), sur la rive droite de laThur, affilient du Rhin; 1.420 hab. Agriculture et élève ^'.e bétail. Broderie mécanique. Station d'été (723 m. d'altitude).

*KROPP(Frédéric-.\lfred\ fondeur prussien, né en 1854, mort à Esson (Prusse-Rhénane) en 1902. — Fils d'.AJfred Krupp, il succéda à son père, en 1887. comme chef de la grande fonderie de canons, armes et matériel de guerre d'Essen. Il l'avait encore développée et y avait ajouté de nouvelles spécialités, au furet à mesure des découvertes et applications nouvelles intéressant l'art militaire et naval, comme les plaques de blindage des navires. La grande spécialité de la maison Krupp était toujours restée la

KRAUSS — KLHiN

fabrication des bouclif^ft à fco et, an I«r janv'*»r îoa», Jn

sistance. II fut dp 'îmlhtunu' M l'api" .

.1 d'htat. ri'i-j.Mjfi loii li lut buu iiôiv a Ja lUil habitait à E::sea ; l'empereur assista à

"^KRUbE H.nri\ publiciste et auteur dramatîiiuc atleniaii'j, iir> à Stralsuud od 1815. - Il est mort à Buckc-

boiirg cil lyij-.'.

Krtlov (Victor-Alcxaodrovitcïi), auteur russe, ué en

cara-t>.-r;:>c .

au luD'leniati.

brcuscs iraijii . , , . «t.. ^^ ..j. ,

KRYPTOUTE O. f. Substaoco minérale, résultaot do 1 altx^ratiun <Jo la prismatioc.

KRYPTON (du gr. kruptûi, caché) n. m. Gaz do l'aimuspliérc. d(^couvert par Kamsay et Travers eu 1888.

a Ou écrit aussi chvptos.

— Encycl. Ce gaz s extrait de l'air liquide on dr«tiUanC celui-ci par fraction: les par!i*»s les moins volatiles coutieuneut un nn'tl.i ' '

lauge est solidiiié ■ t

leur différence dev.i une t«QsioD de vapeur jiiis i.jn inactif, do densité gazeuse é^..

est monoatomique ; son poils n.

liquétic À — 15P7, et st- — 169*. Le krypton pos-' celui de l'aurore boréale.

verto. L'atmosphère en couucui cux.ioi ua mditouiciue.

KTÊMA OS AEl mois pr. siirnif. "n ffi^n pour tovjovra^, expression de Tlni^ ' ' ^' ' ,* I „- .

L'historien grec, c;i , ,i

posé non pas un •;,

tfurs d'un moment. '.jUânK- • ciix ^ii-' 1 quelquefois de sou temps pour s'attirer les nicDts dans tes lectures en public, mais bien pour toujours, c'est-à-dire une œuvre de^tiiice a' servir d'une maDière durable d'cnseignemcni pour les hommes d'Etat.

KTYPÉITE u. f. Carbonate naturel de chaux, qui est celui du calcaire pisoltthique doCarIsbad.

KDBÉITE n. f. Sulfate hydraté oaturol do fer et magnésie.

KUBELIK (Jean), violoniste tchèque, né en i-- T' entra à l'âge de douze ans au Conservatoire de 1' où il eut pour maître Sevcik. 11 a entrepris, en Eur' en Amérique, des tournées artistiques, où sa virtuotité lui a valu de grands succès.

ICuFFERATH (Maurice), musicographe belge, fils o-i pianiste et compositeur Hubert-Ferdinand (idifi-i-né à Bruxelles en 1852. Il étudia ta musique et le v: celle en amateur, devint rédacteur politique à 1 = I peudancc belge ■, et plus tard collaborateur. puis dirr •■ du • Guide musical ■ de Bruxelles, où il a montr.- - ■ i de bienveillance pour toute musique qui wagnérienno. Il est devenu codirecteur du ■ Monnaie. U a publié : liicftard Wagner et lu de Beelfiûien (18"5): Ht:ctor Berlioz et Robert ^chLtifi'-u ■ 1879;; Henry Vieuxtemps, sa tie et son œuvre (1883 ; ia Walkyrie (1887), Parsifal {IS90); /.ofirmirin i^^V: V;,-,^fried (1891); Tristan et Iseult (18.'.

Maîtres chanteurs de yurembery losophes : 7'oUtoi, Schopcnhaaer, .\

*KUBN (François', baron db Kcunenfeld. général anirichien, né à Prossoitz en 1817. — 11 est mort à Slassolda, près Gradisca, en 1896.

KdHN (Félix), pasteur protestant fran<;ais, né en 1832, mort à Paris en 1905. Après avoir été successivement pasteur à Cliampey et à Seloncourt i^Doubs , il desservait, depuis 1867, une des circonscriptions de i église do laRcdomption. à Paris. Il a publié un ouvrage ±>ur Luther qui a été couronné par l'Académie française, ainsi qao la réimpression, avec introduction et notes, du livre de Luther sur la Liberté chrétienne et de l'Adresse à la nation allemande touchant la Béformation. 11 était inspecteur ecclésiastique et président du Cousistoiro luthérien do Paris.

KUBN (Ernest W. Adalbert\ linguiste et orientaliste allemand, né à Berlin en 1846. C'est le rils du célèbre linguiste et myiliographe Adalbert Kuhn (ISU'-1881) [v. t.V. Il fut nomnié en 18*5 professeur do sanscrit et de grammaire comparée à Heidelberg, puis à Munich (1877 . Il a publié des Contributions à ïa grammaire pâlie (l875i et une étude Sur les plus anciens éléments aryens du lexufue cinghalais (1879). Il édile avec Geiger le Précis de phaologie iranienne (1895 et suiv.\ av"- l*»'' s, l m » - - 1901, la ■ Revue de linguistique .

1875) ; avec L. Scberman. 1' ■ On- (à partir de I893i, fondée p"." V "' associé avec a. Socin et raitre. en 1879 et 1880, à Lt tifiques annuels des études i^rtrniti-^^ . i........i.- -. ...^ .,

pour publier, de 1883 à 1887, la • Kevue littéraire de la philologie orientale ».

Kuhn ;juiius'. '■' '^niu

Saxe, en 1825. Mei:. . e des

sciences, surtout c>. : . . .x tra-

vaux sur ralimentaiioii raiioiiaeli»; ^u :.,cta.i. iu^ Traité de t'alitnentation rationnelle des bétes bovines, d'après Ut données de la science et de la pratique, a été couronné dès ISô' parla Société d'agriculture de Silésie. Extrêmement répandu en Allemagne, traduit deux fois en français, ce livre est une œuvre aujourd'hui devenue classique.

Kuhn s'est livré en outre à d'intéressantes recherches sur la mise en fermentation des fourrages verts, sur l'amendement du sous-sol dans la culture de la betterave à sucre, sur les engrais verts, sur les phosphates d os. sur la vesce au point de vue de laUmentation des vachet

KUHiNE — KYSTIQUE

laitières, sur les moyens do destruction à employer contre divers j>arasiles des plantes cultivées, par exemple la cuscute, les néuiatodes, etc. Les résultats qu'il a obteuus ont fait l'obiot de nombreuses études publiées dans les « Rapports uu Laboratoire do physiologie et d'agronomie do rinstitut de Halte », dont il a été nommé directeur.

KUHNE Guillaume), physiologiste allemand, né à Hambourg'en 1.S37, mort à Ileidclberg en lyoo. Après avoir fait ses études universitaires A Oœtiinguo, à léna, à Berlin, à Paris et u Vienne, suivant successivement les cours do Wœhlor, de Vircbow, de Claude Bernard et do Du Bois- Koyniond, Kuhne fut nommé assistant de chimie à l'Inslitiit pathologique do l'université do Berlin, poste qu'il aI)antionna en 18G8, pour occuper une chaire de physiologie à Amsterdam. Trois ans plus tard, il rentrait en Allemagne pour professer à l'université de Heidelborg, qu'il no devait plus quitter jusqu'à sa mort. Il a publié do savants travaux dont quol<|ues-uns, entre autres, ses Hecftt'rches myoloyùjues, celles sur les Terminaisons nerveuses, sur lo Protoplasma et sur le Pourpre rétinien, sont demeurés classiques en physiologie.

Kuhne (arborisations ou buissons de). Histol. Ensemble des faisceaux en forme de buisson que forme le cylindraxe du neurone moteur, qui se divise, en arrivant au niveau do la plaque motrice du muscle, on plusieurs rameaux généralement ù boutons terminaux variqueux. V. i*LA^>ub' motrice.

KuLM, nom de deux comni. de Suisse (cant. d'Argovîe [distr. de Kulmji, dans la vallée do la Wiua : la première, OutiR-KuLM, a 1.350 hab. et possède une tilature de rubans -le coton, une manufacture de tabac et de cigares, fait do l'agriculture et élève des bestiaux ; la deuxième, Unter- KuLM, ch.-l. du distr., a l..i:>0 hab. Industrie laitière; agriculture et élève de bétail. Fabrique de meubles et de parquets, de boîtes à musique ; tissage de la paille. — Le distr. de Kulm a 20.000 hab.

XCUNIK ;Ernest-Edouard}, historien russe, né en 18U, mort en iSi»?. Il était d'origine allemande. Il fut conservateur du musée de l'Ermitage et membre de l'académie de Saint-Pétersbourg. Ses principaux travaux sont : la Vocation des Rods par les Finnois et les Slaves (1844); les Indications d'Ali-Bekri sur les Russes et les Slaves [ISlS) ; les Petcfiénègties, les Turcs et les Polonais (1888).

KUNTZE (Richard), explorateur et botaniste allemand, né à Leipzig en 1843. Il étudia seul la botanique et devint célèbre dès 1867 par ses publications. De 1808 à 1873, il dirigea une fabrique d'huiles éthérées. Il lit le tour du monde de its74 à 1876, rectifia nos connaissances sur la mer des Sargasses, sur la faune et la flore de Singapour, ot obser\'a la silicification subaérienne des arbres. Dans rinde orientale, il étudia particulièrement le quinquina. Do retour en Europe, il étudia la botanique aux universités de Berlin et de Leipzig 1 1876-1878) comme simple étudiant, séjourna ensuite à Fribourg-en-Brisgau, puis, jusqu'en 1883, à Leipzig. Il s'y occupa d'hvgièno publique et do statistique. De 1884 à 1890, il constitua à Kew { .\ngleterre; et à Berlin des herbiers remarquables avec les plantes rapportées de ses voyages. Il parcourut encore l'Europe, l'Afrique du Nord, la ïranscaucasie, traversa deux fois l'Amérique du Sud (1891-1892), puis l'Afrique du Sud (1894), et partout étudia la flore sous tous ses aspects. Ses ouvrages comptent parmi les plus remarquables qui aient été écrits sur la botanique. Nous citerons : la Flore de Leipzig (1867); Monographie sur les baies de ronce (1678J; le Quinôui/m(1878}; Rapport sur le voyage autour du monde {\%^\) ; les Préservatifs des plantes contre les animaux et la température et la Question de la mer primitive à eau douce (1877) ; Pfiijfogéogénèse : l'évolution de l'écorce terrestre et des planfes à l'époque primitive ''ISSS); Contribution à lagéolof;ie(1895); /{''vision des familles des plantes ilS9l); Code revisé de nomenclature de la botanique (1893) ; Etudes sur la solubilité des mélanges isomorphes (1895). En 1895, il se retira à San-Remo. Il a réuni des herbiers très riches et une des plus belles collections de reproductions de plantes.

KUPAPHRITC n. f. Arséniate hydraté naturel de cuivre.

KUPFERDIASPORE fspor') n. f. Phosphate hydraté naturel de cuivre, voisin de la lunnite.

KURNEZ (du lat. cruciatus, croisé) n. m. pi. Nom donné aux paysans hongrois révoltés contre la noblesse en 15Ï3. (Les paysans s'étaient armés comme pour marcher contre les Turcs, mais ils se retournèrent contre leurs maîtres. Ils furent vaincus, et leur chef, Dorza, périt dans les plus affreux supplices. Le nom des kurnez revient plus d'une fois dans 1 histoire tic la Hongrie. Il correspond i celui de Jacques Bonhomme en France.)

KuROKI TamemotO baron), général japonais, né en 184 i dans la province do Satzuma, d'une famille appartenant au clan féodal do ce nom. Il n'ontra dans l'armée qu'à vingt-sept ans, en 1871, lors do la réorganisation militaire du pays. D'abord soldat dans la garde impériale, il fut au bout uo trois mois nommé capitaine et mis à la lèlo d'une compagnie ; l'annéo suivante, il était chef de bataillon et commandait un de ceux de la garde; lieutenant-colonel en 1875, il commanda, on cette qualité, le U' régiment d'infantorlo avec lequel, en 1877, il contribua

Kuroki.

à la répression du mouvement de rébellion féodal, connu sous le nom do révolie du clan de Saizuma. clan dont il faisait cependant lui-même partie. Cela lui valut d'être, dès 1878, nommé colonel et mis à la léte du 2* régiment de la garde. Plus tard, il servit dans l'état-major et fut, eu

1882, attaché à l'inspection de

l'arméeduCentre, puis il devint.

en 1883, chef d'un des bureaux du grand état-major. Promu général en 1885, il commanda la 5' brigade d'infanterie: nommé divisionnaire en 1893. il commanda la G' division, aver laquelle il lit, en 1895, la campagne do Chine sous les ordres du général Oyama, prenant part notamment à la oalaiUe de Kosan ot à la prise de \Veï-Haï-\Veï. Fait baron après la guerre, il reçut, en 1S96, le commandement d'une division de la garde impériale, devint l'année suivante inspecteur d'armée, et fut promu, en 1903, au grade de général d'armée.

Il venait d'entrer, en 1904, au conseil supérieur de la guerre, quand éclata la guerre contre la Russie. Il reçut alors le commandement de la l*^' armée, avec laquelle il remporta, en mai 1904,1a victoire du Ya-Lou,puis repoussa en juillet l'attaque dirigée par les Russes contre le défilé de Mo- Tien-Ling. Il joua enfin un rôle important en octobre 1904, à la bataille de Liao-Yang, puis à. Moukden, où son armée formait l'extrême aile droite des forces japonaises. KURSAAL {en allem., salle de cure) n. m. Dans les villes d'eaux, Salle publique de réunion et de conversation pour les baigneurs.

*KURTH (Godefroid), professeur et historien belge, né à Arlon en 1847. — Fondateur du « Deutscher Verein », ligue destinée à sauvegarder l'existence do la langue allemande dans la Belgique orientale, il est à la tête du parti démocrate chrétien de Liège. Poète, romancier, traducteur, mais surtout historien, G. Kurth a donné des articles à de nombreuses publications savantes. Il a fondé (1899) et il dirige les « Archives belges ". revue critique d'histoire nationale. Aux ouvrages déjà cités, il faut ajouter une étude biographique sur Caton l'Ancien, thèse qui lui valut le diplôme de docteur en sciences historiques (1872); Roma, poésies catholiques, sous le pseudonyme de Victor Chrétien (1877) ; Jeanne ou la Loi de malheur, sous -le pseudonyme de Victor d'HinselliniW 1884); la Frontière imguistigue en Belgi<]ue ^t dans le nord de la France (1890) ; C/oi'iS (1896) ; Sainte Clotilde {1S97) ; l'Eglise au tournant de l'histoire (1905) ; etc. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits dans la plupart des langues européennes, et couronnés par rinstitut de France ou par l'Académie royale de Belgique, dont G. Kurth a été élu correspondant en 1891 et membre en 1894.

KURTIA(s(-a) n. m. Genre de lépidoptères, de la tribu des notodontides, caractérisé par l'absence presque totale de la cinquième

nervure de l'ailr __^^ -^^^ /-"

supérieure. [Ce genre est représenté par trois e spèco s d'un brun marron foncé et trouvé à Aroa [Venezuelaj.)

KURZDORF,

comra. de Suisse

(cant. de Thur-

govie [distr. de

Frauenfeld]), sur la Murg; 1.042 hab. Tissage mécanique,

moulinage de la soie, fonderie.

KuSAWA, lac du Canada (Youkon) ; près de 15.000 hectares.

KuSTER (Frédéric-Guillaume-Albert), chimiste allemand, né à Falkenberg, près Luckau (Prusse) en 1861. Etudiant aux universités de Berlin, de Munich et de Marbourg, il prit le grade de docteur en philosophie et devint ensuite assistant à Marbourg et à Gœttingue. Depuis 1899, il professe la chimie à l'Académie des mines de Clausthal et dirige, avec Richard Lorenz, le Journal de chimie inorganique. Les travaux de Kiister sont épars dans divers journaux techniques et so rapportent aussi bien à la chimie organique qu'à la chimie minérale (séparation du baryum, du calcium et du strontium, dérivés du mésytilène, structure moléculaire, électrochimie, etc.). Il'a publié des Tableaux logarilhmiqxtes pour les chimistes (1894), souvent réédités et très employés dans les laboratoires d'Allemagne.

KUTSCH n. m. Réglette imaginée par un officier de ce nom. pour faciliter Ta mesure des distances sur la carte

Kurlia (réd. de 1/*J-

Kuj-per.

do France d'état-major au I '80.000». (Les divisions et subdivisions du kuisch sont les longueurs mêmes qui représentent sur cotte carte un kilomètre [i2»/',5] et un hectomètre [l"/*',25]. L'usage du kutsch a fait contracter aux polytechniciens l'habitude de donner ce mémo nom au duublo décimètre ordinaire.)

KuTTiGEN. comm. do Suisse (cant. d'Argovio [distr. d Aarau^ , au pied *lu Ilomberg ; 1.500 liab. Agriculture, viticulture, élevé de bétail. Fabrique de plâtre et déciment.

KUYPER OU KuiJPER (Abraham), théologien et homme politique néerlandais, né à Maaslius eu 1837. Il commença ses études à Leyde en 1855, fut pasteur à Beest, à Uirecht et à Amste'rdam (1870), publia des attaques violentes contre le « modernisme >-, la mort de 1 Eglise, et se montra le farouche défenseur du calvinisme et du synode do Dordrecht. En 1872, il prit la direction du journal conservateur lo • Standaard» (il était déjà rédacteur en chef du e Héraut o) et s'efforça d'établir ce qu'il proclamait dans son ouvrage » le calvinisme, fondement et garantie do nos libertés constitutionnelles i^.

En 1874, il donna sa démission de pasteur pour se consacrer au mandat de député, que lui avait conféré le district de Gouda. En 1877, il quitta la Chambre et travailla à constituer le parti antirévolulionnaire, dont il fit connaître les principes dans ■■ Notre programme " (1879). En 1880, il fonda à Amsterdam une faculté de théologie libre, dont il fut l'un des professeurs.

En même temps, il s'occupait d'organiser son parti en vue des élections politiques. L'organisation ecclésiastique, avec les consistoires, les synodes particuliers, le synode général, lui servit de cadre. Les affaires politiques prirent une couleur religieuse. Toutes les séances, présidées le plus souvent par les pasteurs, eurent un air de culte: prières, chants, lectures de la Bible, et discours contre les infidèles, catholiques ou libres penseurs. Quand l'organisation fut prête, Kuyper rentra à la Chambre (1894- 1901) et se posa en démocrate chrétien, faisant vis-à-vis au prêtre Schaepman. Ainsi se conclut l'alliance entre les protestants orthodoxes et les catholiques qui, en 1901, amena Ku^yper au pouvoir. La devise de son ministère fut : <■ Croyants et chrétiens contre incrédules. * Violemment comlïattu à cause de sa politique étrangère, il tomba devant une coalition, où entrèrent les socialistes.

ICviCAJLA [pron. ; Kvitchala] (Jan). philologue et homme politique tchèque, né à Munchengraetz (Bohême) en 1834. Il suivit les cours des universités de Prague et de Bonn et fut nommé, en is67, professeur ordinaire de philologie classique à l'université de Prague. On lui doit d'excellents travaux sur Virgile : £'f«des «t/r V/r^i/e (1878), Nouvelles conti-ibutions à l'explication de TEuéido (l8Sl) ; Remarques sur TEnéide de Virgile (1892). Citons aussi : Contributions à la critique et à l'explication de Sophocle (IS64-1869) ; Etudes sur Euripide (1879) ; Etudes critiques et exégétiques sur les dialogues de Platon «Phèdre» et '■- Gorgias « (1896) ; etc. II a donné des traductions tchèques d'Hérodote et de Salluste, et publie, depuis 1874, en collaboration avec Gcbauer,les Feuilles philologiques, rédigées en tchèque. Comme homme politique, il apparlient au parti des « vieux-tchèques ".Il fut, de 1880 à 1883, membre de la Chambre des députés autrichienne. Depuis 1881, il appartient au I.^ndtag de Bohême. Il a réclamé la fondation d'écoles spéciales pour les enfants tchèques 'lex Kvicala) et a travaillé activement au dédoublement de l'université de Prague en deux universités, l'une tchèque, l'autre allemande.

KYUNDRïTE n. f. Miner. Syn. de cylindrite.

KYNURÉNIQUE adj. V. CVNDRÉNIQUE, t. III.

KYRINE 11. f. Chim. Classe de corns basiques, dérivés par hydratation des albumines. (Leskyrines ressemblent aux protamines, mais avec une complication de molécule moins grande ; elles semblent être les bases de l'édifice si complexe des matières protéiques.)

*KYSTE n. m. — Bot. Organe formé généralement d'une seule cellule ou d'un petit nombre de cellules de divers cryptogames, surtout champignons ou algues, ayant à sa périphérie une membrane cellulosique épaisse, résistante, permettant à la plante de se conserver à cet état pendant d'assez longues durées de conditions défavorables à son développement (froid, sécheresse, eic.V

KYSTIQUE (kiss-tik') adj. Méd. Maladie kystique. Maladie de la mamelle ou maladie de Reclus, caractérisée par la présence, dans les seins, de petites tumeurs fluctuantes bénignes.

XjABAND (Paul), juriste allemand, né à Brcsiau en 1838. Cliargô d'un cours do droit allemand à l'univcrsiiù de Iloidelbcrg en 1861, professeur à collo do Kœnigsberg on iS6i, à celle do Strasbourg en 1872, et, eu outre, membre >tu conseil d'Etat do l'Alsace-Lorraine, Laband, par ses savants travaux sur les sources et les évolutions du droit allemand, surtout par ses études de droit constitutionnel, rst devenu la plus grande autorité en ces matières en Allemagne. Ses principaux ouvrages sont : Coulributions Il la connaissance exacte du droit sottabc (186^; le Dtoit et la Jurisprudence stjstëinatigue des échevins de Magdebourg et de Breslau (1863); Sources du droit de Magdebonrg (18C9) ; les Plaintes basées sur le droit de proprii't*' d'après les sources du droit saxon du moyen âge (1869); le Droit budgt'laire d'après les dispositions de la Constitution prussienne (1871); te Droit financier de l'Empire allemand (18"3): la Conception des droits particuliers d'après /r" droit d'kmpire allemand, paru dans les n Annales i- do liirth (187 l) ; le Droit constitutionnel de l'Empire allemand ,IS"6-I8S2), l'ouvrage le plus important sur cetto matière ; la Succession au trône dans la principauté de Lippe (1891) ; la Querelle pour la succession au trône dans la principauté de Lippe (1896). Laband édite aussi depuis I88t> la revue: « Archives du droit public >> et depuis 1896, la « Gazette des juristes allemands .

Labatut (Jacques-Jules), sculpteur français, né à Toulouse en 1851. Elève do Mercié, il débuta au Salon <io 1881 avec jSarcisse surpris de sa beauté. La même année, il obtenait le prix de Uomo. Depuis son retour en yranco, il n'a cessé d'exposer avec succès. Citons : la Pomtne de discorde, bas-relief (musée de Castelnaudary) ; Itnland, groupe colossal en marnre ; Moïse, groupe plâtre ; Caton d Utique, statue marbre (Ville de Parias) ; Avant le bain, statue plâtre ; Raymond Vi, comte de Toulouse (Capilole de Toulouse); etc.

^IiABBÉ (Léon), chirurgien français, né au Mcrleraull (Orne) en 1832. — 11 a été élu membre de l'Académie des sciences en 1903.

LABEL [hèV — met angl., sîgnif. étiquette) n. m. Etiquette spéciale que certains svndicats ouvriers font apposer sur les travaux accomplis par leurs adhérents.

— Adjectivem. : Affiche l.\bkl.

— Encycl. Les svndicats remettent un placard revêtu do cette marque fédérale, ou affiche label, aux éiablisso-

ments qui se conrormcnt, pour les salaires et les conditions du travail, aux tarifs syndicaux. Le label, qui fnt inventé par les ouvriers fabricants do cigares de l'Illinois. en 1874, se répand beaucoup aux Etats-Unis et la Fédération américaine du Travail cherche ik le rendre obligatoire do fait. Cet usage a été appliqué aussi en France, notamment par les typographes, qui lui ont donné pour forme une inscription portée ii la dernière page des impressions qu'ils exécutent.

Le label présente cette propriété de solidariser à la fois les intérêts des ouvriers en attestant que le travail a été loyalement payé, ceux des fabricants en donnant à leurs produits une marque de fabrique qui a son prix» les intérêts des consommateur. s en leur garantissant un travail soigné, i^a pratique des labels a pour complément, comme on a commencé à le faire aux Etats-Unis, la créaiioa de « ligues do consommateurs ", s'imposant pour rèirle de n'acheter que des articles portant cette marque spéciale.

LABENZYME {ban) n. m. Biol. Nom donné par boauconp lie physiologistes et de chimistes étrangers au ferment lab de l'ostomac, qui précipite la caséine. V. lajifekmbnt au t. V.

LABOGÉNIQUC (jii/r' — de lab, et du gr. gennAn, engondreri adj. Biol. Action labogénigue. Se dit de l'action plus énergique que celle do l'eau pure, de l'eaa salée et de 1 eau lactosée, que le lait et le lactosérum exercent quand ils sont injectés dans l'économie.

LabONNE 'JIenry\ savant français, né à Montgivray Indre en 1855. Docteur en médecine, il fut chargé en 1838 de doux missions scieutiliques en Islande et aux îles Féroé: il put démontrer, par ses fouilles sous les geysers d Islande, aue la température de la grande île polaire n"a pas varié uepuis .sa découverte par les Non'égiens. E fut nommé en 1889 secrétaire de la Société de géographie de Paris. Il a fondé le Photo-Club de Paris, dont il est resté le président honoraire à vie. Il a publié : l Islande et l'archipel de I-^aerroer (\S$9'^^o\i se trouvent d'intéressants détails sur les îles Féroé ; Formulaire pratique des parfums et des f'irds ;i9i>ri ; Saivàr, roman islandais ^1906} : etc.

LiABORDE (Jean), colonisateur français, né à Auch en 1806, mort en 1878. Fils d'un maître charron et bourrelier, il fit ses éludes au collège royal d Auch, senit pendant trois aus dans un régiment "de cavalerie, puis

s'embarqua pour les Indes, où il fonda à Boiubay un établissement industriel qui prospéra. Il s'était rendu sur la côte septentrionale de Madagascar pour sauver les débris de la cargaison d'un navire naufragé, lorsouo son propre bateau fut coulé près de Matiianana. Dès lors. Laborde ne quitta plus la grande lie. Industriel habile et diplomate avisé, il prit un ascendant considérable sur le gouvernement de Tananarive, et, avec de I*a8t'dlo et Lambert, il entreprit de placer Madagascar sous le protectorat do la France, après y avoir relevé son prestige. Il fut un des conseillers de Radama II. mais il vit, après la mort de ce phnce. son œuvre compromise par Kasoherina et détruite sous Ranavalo II par la guerre do 1S70. Le règlement do la succession Laborde fat une des causes du conflit entre la France et Madagascar, pendant les années quf suivirent la mort de cet énergique colonisateur, auquel un monument a été élevé sur la place d'Andohalo, à Tananarive.

^Laborde (Jean-Baptistc-Vincent), médecin et physi.>loçi?to français, né à Buzct ^Lot-et-Garonnej en 1830. — Il est mort à Paris en 1903.

La BorDERIE f Louis-Arthur Le Motne de), histoneo français, né et mort à Vitré ilUe-et-Vilaine) [ I82T-190I]. Il se cousiitua l'historien de sa province dès son entrée à. l'Ecole des chartes. Sa thèse de sortie (185«) fut consacrée à l'orcanisaïion de la paroisse rurale en Bretagne au IX* siècle. Catholique et royaliste, il siégen à l'extrême droite de l'AssemMéo nationale de 1871. Critique, il n'hésita jamais à dénoncer publiquement, si favorables qu ils pussent être à ses idées, les documents faux, les actes interpolés qu'il rencontrait. Un travail sur le cartulaire de Redon mit tout d'abord en relief ses qualités de savant et sagace historien Chargé, après sa sortie de l'Ecole des chartes, du classement des archiTes de la

LÂBORl — LA FERRIÈRE-PERCY

Loire-Iiif^ricure, il commenraà v réunir les matériaux do son Hisloivc de Uretagne, i|ne la mort ne devait pas lui laisser achever, et dans laquelle on lui rojirocho d'avoir accueilli avec trop do bienveillance certains renseignements contenus dans les légendes des saints bretons. Do ses rcchcrolics assidues sonirent, on outre, deux autres ouvrages de moins longue haleine : une histoire do l'Imprimerie en UrttnyiiC au \\" siècle (1878). et une étude sur un conteur breton du xvi' siècle, Noël du Fail, l'auteur des Projjos rustiipws (lîihliothôquo de l'Ecole des chartes, I875-1S7(;). Chargé d'un cours d liïstoiro do la Bretagne à la faculté des lettres de Kcnncs (1890), fondateur de la Jitvue (te Bretagne et de la Société des bibliophiles bretons, il fut élu à l'Acadcmio des inscriptions el bellesletires, en qualité de membre libre ii88'J}.

^Labori i,Kernand), avocat français, né ù Reims en 1860. — l.e 11 août 1S9ÎI, il fut, à Kennes, où il présenta la défense du capitaine Dreyfus devant le conseil de guerre, l'objet d'une tentative d'assassinat, dont l'auteur demeura inconnu. Knire autres causes importautes qu'il phiida ensuite, il faut mentionner celle du fameux héritage Crawford, oii il fut l'avocat do Thérèse llumbert. Aux élections générales do lî»OG, Labori fut élu député ilans l'arrondissement de Fontainebleau, au secoml tour de scrutin. Il a publié: Affaire Zola. Plaidoirie (1893).

La BouËRE ' Aiifoino-Xavier-Ciabriel Gazkau, comte de . d;t Tancrède de La Bouëre, peintre français, né au château de La Houere. prés Jallais (Maine-et-Loire), en isoi. mort à Grenoble en 18S1. Elève do Picot et de Brune, il voyagea en Orient et se Jixa à Rome. Il a été l'interprète des sites qui l'avaient séduit en Afrique et en Asie. Ses toiles sont d'un coloris toujours chaud, puissant et lumineux. H a pris part aux Salons de 1827 à 1870. Plusieurs do ses tableaux ont figuré au musée du Luxembourg. On voit de lui au musée d'Angers : Campagne d'Àlijer, le D'-$ert de Suez, la Vallée des tombeaux en yubte. Vue de VAlknmbra. Citons, en outre, îe Palais de Karnak à Thèbes, le Théâtre de Taormina, etc.

La BOUILLERIE (Marie -.loseph Mélite Roullet, baron de), homme jiolitique français, né à Paris en 1822, mort près de Baugé en 1894- Fils d'ancien ministre et pair de France, il débuta dans l'administration, fut sous-préfet d'Argentan, de Sarlat, de Verdun et secrétaire général de la

Préfecture de Nancy. En 1871, il fut élu représentant à Assemblée naiionaie, par le département de Maine-et- Loire, et combattit le gouvernement de Thiers. A lavèncmeut du maréchal de Mac-Malion à la présidence de la République, il fut pourvu du portefeuille de l'agriculture et du commerce, dans le premier cabinet de Broglie (25 mai 1873). Après le vote de la loi du Septennat, le cabinet ayant démissionné (24 nov.), La Bouillerie ne rentra pas dans le second cabinet de Broglie qui suivit immédiatement, et mémo il vota contre lui. Il s'était toujours occupé de grandes alTaires financières et avait figuré notamment dans le conseil d'administration du Crédit industriel et commercial.

^Laboulaye (Antoine-Paul-René Lefebvre de), diplomate fraiiçais, né à Paris en 1833. — Il est mort dans cette ville on 1905.

Labouré (Guillaume-Marie-Joseph), évéque et cardinal français, né à Achiet-le-Petit (Pas-de-Calais) en 1841. mort à Rennes en 1906. Après avoir étudié la théologie à Saint-Suipice (Paris), il fut nommé professeur au petit séminaire d'Arras, où il avait fait ses études littéraires, et il en devint le supérieur. Nommé ensuite vicaire général du diocèse, il fut promu à l'évèché du Mans en 1884 et à l'archevêché de Rennes en 1893. Léon XIII le créa cardinal en 1897.

* LABOUREUR n. m. — E.NCYcL. Dr. Nul agent de l'agriculture employé avec des bestiaux au labourage ou à quelque travail que ce soit, ou occupé à la garde des troupeaux, ne peut être arrêté, sinon pour crime, avant qu'il ait été pourvu à la sûreté de ces animaux; et, en cas de poursuite criminelle, il y est également pourvu immédiatement après l'arrestation et sous la responsabilité de ceux qui l'ont exercée. (Décr. du 28 sept.-O oct. 1791, titre I", Sec. ii, art. i.)

Pour que les actes sous seing privé par lesquels ils s'engagent soient valables, les laboureurs ne sont pas tenus, comme les autrespersonnes, d'écriredeleur main, sur ceux de ces actes cju'ils n'ont pas eux-mêmes écrits, la mention " bon •> ou « approuvé « . (C, civ., art. 1326.)

Les laboureurs ne sont pas assujettis à la patente pour la vente et la manipulation dos récoltes et fruits provenant des terrains qui leur appartiennent ou par eux exploités, et pour le bétail qu'ils y élèvent, qu'ils y entretiennent ou qu'ils y engraissent. (L. du 25 avr. 1844, art. 13.)

Lorsqu'il y a des fruits pendants au moment de la demande en revendication dun fonds, ces fruits sont compris dans l'action et doivent être restitués au propriétaire avec le fonds, mais celui-ci est tenu do rembourser au possesseur évincé les frais des labours, travaux et semcuces faits par lui. (C. civ., art. 548.)

La BrÈTE (Jean i>e), pseudonyme do M"* Alice ChkknONNKi,, fc-mmc do lettres française, née on Anjou en 1858. Son premier livre fut .\fon oncle et vwn curé [\Si9), roman gracieux et pur, qui eut un succès vif et mérité. Kilo publia ensuite : le Comte de Patène (1891) ; le Uoman d'une croyante (1892) : un Vaincu (1893) ; Dadinatje (1894) ; L'esprit souffle où il veut, avec son corollaire: L'imagination fait le reste {1691} ; la Solution {1900) ; Vieilles gens, vieux pays (1902); Conte bleu, recueil de nouvelles (1903); un Jiéveit (1904); l'Impossible (1905) ; etc. Les romans de Jean de la Brète, écrits dans une langue très simple et limpide, avec de nombreux détails d'une observation très fine el très juste, soat'des modèles de récit agréablo, attachant ot sain.

LabuissiÈRE ou La BUISSIÈRE. comm. de Belgique (i'rov. de Hainaut larrond.de Thuinj); l.lOO hab.

LachEN, bourg de Suisse (cant. de Saint-Gall [disir. do (iossau')); 2.200 hab. Broderies; fabrique do savon; matériaux de construction ; horticulture. C'est en réalité un faubourg de Saint-Gall.

Lachenal (Edmond), céramiste français, né à Paris en 18:.:.. D abord ai.prenti chez un potier do Vaugirard, il entra en 1870 à la maison Dock et obtint, en ï87:t, une médaille comme collahoraiour do cette maison, ou il dirigea

ensuite un atelier de décoration. Il put organiser en 1885 sa première exposition annuelle. Lat'lienal recherche dans la nature, dans le règne végétal ou animal, le motif de toutes ses décorations et souvent mémo le galbe proprement dit do l'objet. Il est le créateur de l'émail mat velouté ou givré, et il emploie de préférence les nuances délicates, les verts dits « verts de rêve « et les bleus nocturnes. Plus tard, les grès llamniés vinrent varier sa palette habituelle et y aiouier des tonalités plus puissantes. II a obtenu une niodaillc dor i l'Exposition universelle de 1889 (Paris).

LACIEN, ENNE {si-in, en') adj. Se dit dun sous-étage géologique, appartenant à la série néolriasiquo et caractérisé par le sagenites Giebeli, le discophijllitcs patens. lo cladiscites ruber.

— n. ni. Ce sous-étage lui-même.

*LacrOIX (Octave), également connu sous le nom de Lacroix de Crespel, littérateur français, né à Egletons (Corrcze) en is:'9 — Il est mort à Ciboure, près de Saint- Jcan-de Liiz. en 1901.

Lacroix (Jean-Bapti5te-Maric-.\lberl), littérateur et éditeur, né ù Bruxelles en 1834. mort à Paris en 1903. Docteur en droit, il obtint un prix pour un travail sur l'Influence de Shakspeare sur le théâtre français (1855), puis créa une maison d'édition, publia des œuvres de Victor Hueo, Quinet, Louis Blanc. Michel, etc., fonda le Congrès libéral, le Bulletin du dimanche, etc. Ayant fait de mauvaises affaires en 1870, il alla se fixer à Paris, obtint un emploi chez un éditeur et commença la rédaction d'une Histoire de France, qu'il ne put terminer.

Lacroix (Henri dk\ général français, né aux Abymes (Grande-Terre [Guadeloupe]) eu 1844. Il entra à Saint-Cyr en 1864. en sortit en 1866 sous-lieutenant de chasseurs à pied, fit la campagne de Rome 1 1867) et, en 1870, servit dans l'armée du maréchal de Mac-Mahon comme lieutenant au 13' bataillon de chasseurs. Il fui fait prisonnier après Sedan et ne rentra en France qu'en mars 1871. Capitaine en 1873, breveté détat-major en 1881, il fut attaché en 18S3 à l'état-major du corps expéditionnaire du Tonkin. Il s'y distingua dans les opérations dirigées contre Bac-Nion et Hong-Hoa, aiiisi que dans la marche dirigée par le colonel Giovaniuelli pour débloquer Tuyen-Quan. Colonel en 1894, général de brigade en 1898, il fut désigné l'année suivante comme sous-chef de Tétat-major général de l'armée, fonctions ([u'il conserva encore un moment quand il fut promu divisionnaire en i90i, mais i|u'il quitta peu après pour prendre, en 1902, le commandement de l'Ecole supérieure de guerre. En 1903, enfin, il fut nommé gouverneur militaire de Lyon et commandant du 14<^ corps d'armée. Il fut choisi, en 1905. comme chef do la mission militaire chargée de représenter la France au mariage du prince impérial d'Allemagne. Il entra, en 1906, au conseil supérieur de la guerre.

Lacroix (François -Antoine- Alfred), minéralogiste français, né à Mâcon en 1S63. Docteur es sciences, préparateur du cours de minéralogie au Collège de France, professeur de minéralogie au Muséum, il fut chargé, en 1902, par le gouvernement français, de diriger la mission scientifique envoyée à la Niartinique à la suite de l'éruption du mont Pelé et de la destruction de Saint-Pierre. Il en rapporta un remarquable rapport, qui éclaire sur bieu des points la question du volcanisme. En 1906, au mois d'avril, une nouvelle mission lui fut confiée pour aller étudier sur l)lace l'éruption exceptionnellement violente du Vésuve. On doit à Alfred Lacroix : les Minéraicx des roches (1888); Tableau des minéraux des roches (1890, avec A. Lévy, de même que le précédent ouvrage); Minéralogie Ue la France et de ses colonies ( 1893) ; Aperçu des développements de la minéralogie pendant le siècle qui vient de s'écouler (1890); Elude sur le métamorphisme au contact des roches volcaniques {iS9i); Sur quelques tninéi'aux des mines rfw Boléo (1895); le Granité des Pyrénées etsesphénornénes de contact (1898) ; Matériaux pour la minéralogie de Madagascar {lè9S); Sur l'application de la méthode expérimentale ù l'étude des roches éruplives (I902); etc. Alfred Lacroix a été élu en ISOi membre de l'Académie des sciences.

LACTOPHÉNINE n. f. Corps cristallisé légèrement coloré, inodore, soluble dans l'alcool et dans l'eau. (La lactophénine prend naissance (|uand on chauffe ensemble la paraphénétidine et le résidu sec du lait caillé. On l'emploie en médecine à la dose de ûe^so comme analgésique et antithermi(|ue.)

LACTORIDACÉES isé) n. f. pi. Bot. Petite famille de dicotylédones apétales, ayant pour unique représentant le genre lactore (lactoris). — Uîie lactoridacêk.

— En'cycl. Cette famille, d'abord rangée dans les pipèracées, doit plutôt être placée au voisinage desœaguoliacées. dont elle -diffère par ses feuilles stipulées, ses fleurs ù périanthe simple, pourvu de trois pièces. L'androcée ne comprend que deux verticilles d'étamiues extrorses, et 1 ovaire est formé de trois carpelles avec six ovules pendants. La disposition régulièrement verticillée des pièces florales sépare nettement les lactoridacécs dos magiioliacées.

LACTOVISCOSIMÈTRE {viss — du lat, tac, Inclis, lait, viscosus, gluant, ot du gr. métron, mesurej n. m. Instrument permettant de découvrir les fraudes du lait et principalement lo mouillage.

— Encycl. Cet appareil, inventé en 1902, se compose d'un petit réservoir en cuivre étamé û l'intérieur et monté sur trois ]Me(1s ; du réservoir descend un ]>etit tube capillai/e on verre.

On verso quelques' centimètres cubes de lait dans le réservuir, on ouvre un robinet; le liquide traverse lo tul>e et s'échappe à la partie inférieure dans un godet. Des tables dressées d'avance donnent le degré de pureté du lait et sa composition, pour toutes les durées d écoulement, et à toutes les températures (((u'iudiquc un tliermomètre plongé dans lo godet).

LACUNAIRE \nvr') mij. Qui présente, qui possède des lacunes : Ttssu lacunaihu.

Lacioviscosimi-tre.

* LACUNE n. f. — EscTcL. Dr. Les livres de commerce doivent être tenus sans blancs, lacunes, ni transports eu marge. (C. comm., art. 10.;

Les actes des notaires doivent être écrits en un seul c* même contexte, également sans blancs ni lacunes. (L. du 25vcntôseanXI,art. l3.\En l'abseuce d'un texte spécial, on admet généralement que la même règle s'applique aux actes d'huissiers.

Ladeuze, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. d'Aih^i; l.loo hab. Fabriques de chicorée, huileries.

LADINIEN. ENNE (ni-m, é«') adj. Se dit d'un sous-étage géûlogiijue, ajqjarteuant à la série mésotriasique et caractérisé par W jirotrachyceras Curîonii, le dinarites Avisianus et le protrachyceras Archelaùs.

— n. m. Ce sous-étago lui-même.

LADOGIEN, ENNE (ji-'n, en') adj. Se dit d'une partie moyenne du terrain archécn de la Finlande et de la Russie nord occidentale.

— n. m. Celte partie clle-môme.

LA:manctus '.le, Ictnss) n. m. Genre do reptiles sauriens, de la famille des iguanidés, comptant quatre cspè> ces propres à l'Amérique centrale.

— Encycl. Les Isemanclus sont des iguanes de taille moyenne, remarquables par leur longue queue ronde, leur pli du cou très accusé, le grand dévclopliement de leurs membres ; leur livrée, jaunâtre ou rougeàtre, est relevée de bandes brunes. Ces animaux vivent dans les forêts et se nourrissent d'insectes, de petits reptiles, etc. Le Ixmanctus serratus^ type du genre, commun dans le Mexique et le Yucatan, atteint 60 centimètres de long.

LaËNNEC (maladie du). Méd. 1" Nom donné à une cirrhose atrophique du foie d'origine alcoolique, cirrhose de Laënnec. (V. cirrhose.) 2» Nom donné à une inflammation aiguë de la muqueuse des ramifications bronchiques (catarrhe suffocant de Laënnec, ou bronchite capillaire).

*Laënnec (hôpital). — L'hôpital Laënnec est situé nie de Sèvres, à Paris. Il ne porte ce nom que depuis 1878; il s'appelait auparavant Hospice des incurables (1625-1870\ puis Hôpital temporaire (1870-1874). Les bâtiments sont disposés en forme de croix. On soigne à Laënnec toutes les maladies médicales et chirurgicales : de plus, on y a établi une crèche, des salles spéciales pour les tuberculeux, enfin un service balnéothérapique très important.

LaermANS (Eugèue-Jules-Joseph), peintre et aquafortiste belge , né à Molenbeck-Saint-Jcan en 1SG4. Elève de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles et de Portaëls, ce peintre de la vie paysanne, des trimardeurs et des émigrants dessine ses personnages avec une vérité de primitif et les silhouette sur des fonds de grand caractère. Il débuta, en 1891, au Salon du Voorwaarts avec deux toiles ; les Evénements de l'année, l'Enterrement d'un ilote. une étude. Salon, et un cadre d'eaux-fortes. Il a peint depuis : les Politiques de village, Le village sommeille, une Idylle campagnarde. Ceux de mon village, tm Chant liturgique, Messidor, la Prière au village, le Svir, Exodt de villageois, les Autorités du village, une JVuée inquiétante, Sur l'herbe, le Sentier, le Chfînin du repos (lïîysi [musée de Bruxelles], etc. 11 obtint un grand succès, en 1897, à l'Exposition universelle do Bruxelles, avec le Sillon et son tripty((ue des Emigrants.

LaERNE, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale farrond. de Termonde]); 4.400 hab. Fabriques d'huile: nialterie.

Laethem-SAINT-MARTIN, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arrond. de Gand]), près do la Lys, affluent de l'Escaut ; 1.500 hab. Dentelles. Brasseries.

Lafagette (Raoul), poète et journaliste français, né à Foix (Ariège) en 1842. Il débuta dans « lEmaucipatiou « de Toulouse, collabora à " la Patrie en danger » de Bianqui, et écrivit depuis des articles littéraires pour <■ le Rappel", "le RéveiN, * la Paixu, o la Liberté », etc. Il a publié des volumes de vers d'une facture délicate : Chants d'unmontagnard {Ï&69) ; Mélodies parisiennes {l&7i) ; les Accalmies (1877); les Aurores (1880); Pics et vallées (1885); ta Voix du soir {IS91) ; Symphonies pyrénéennes (1897). Il a édité (1903) un grand drame historique en vers, la Grande Lorraine, en cinq actes. Signalons encore : un recueil do Cent sonnets, un volume de poésies choisies : De l'aube aux ténèbres iS09-IS9l, et doux ouvrages de criti<iue littéraire : la Poésie, son passé, son présent, son avenir (1877). et la Jienaissance romane.

*Lafargue ^Fernand). romancier français, né à Bordeaux en 1856. — Il est mort à Talence (Gironde) ea 1903.

Lafaye (Georges -Louise professeur et philologue français, né à Aix (Bouches-du-Khône) en 1854. Elève de l'Ecole normale supérieure en 1874, agrégé des lettres, professeur au Ivcée d Avignon (1877-1878). il devint membre de l'Ecole française de Rome (1878 18801. Nommé, à son retour en Franco, maître de conférences t\ la faculté des lettres dAix, il passa en 1884 ses thèses do doctorat et fut nommé professeur à la faculté des lettres de Lyon (1884-1891)- 11 ft'ï^ ensuite anpelé :'i la .Sorbonne en qua'lité de maître do conférences ue littérature latine (1891\ puis professeur adjoint. Ses thèses de doctorat sont intitulées : Histoire du cultedes divinités d'Alexandrie hors de l'Egypte et />(' poetarum et oratorum cerlnminiùus apud veteres ^ 188 l > . II a eu outre publié : Catulle et ses modèles (prix Bordm. 18921; les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs

Bibliothèque de la faculté des lettres de Paris», ouvrage couronné par r.Académie des inscriptions (1898).

La FerriÈRE-PERCY (Charles-CIaude-Marie-Hector- Artaud, comte I>l^ , historien français, né ùl. Lyon on 181 1.

p. Laffitlc.

mort à Paris en 1896. Ses premiers travaux relèvent uniquemenl de la monographie locale : Journal delà comtesse de Saiizay (1855); fJisloire de Fiers (1855); Histoire du canton de Sainte-flonorine-la-Cardinc {\Hd7); Histoire dit cantou d' Allas (li^S). Il découvrit ensuite les chartricrs du château de Couteme, deux registres de dépenses de la reine do Navarre, sœur de François I", et publia Mnrouerite d'Anf/oidémc; ses dernières années (1862). Il reçut bientôt api es la mission do recueillir la correspondance do Catherine do Médicis, dont lo premier volume no devait paraître i|u'on 1880, publication d'un grand intôrCi qu'il mena jusqu'au tome V, édité en 1895, prôsquo à la veille do sa mort. Deux années du mission à Saint-Pétersbourg (1867): la Normandie à Vélranyer (1875) ; le X VI' siècle et les Valois (1878) complotent le groupe do ses recueils purement documentaires. Mais lo meilleur do son œuvre restera une série do petits volumes : les Projets de mariage de In reine K lisabet h {ISS2); J'rois amoureux au \v\* siècle (1885); Amour humain et amour mt/sUgue (1888) ; fleuri JV : le roi, l'amoureux (1890); une Véritable Abbesse de Jonarre (1891); Deux drames d'amour (1892) ; les Deux cours de France et d'Angleterre (1893) ; ces intéressantes esquisses avaient pour la plupart paru dans la « Revue des Deux Mondes » et la n Nouvelle Revue ». En 1898, lo comte Baguenault do Puohesse, continuateur désigné de la publication des Lettres de Catherine de Médicis, en a recueilli doux autres sous lo titre de : Deux romans d'aventures.

*IjAFFITTE (Pierre), philosophe et savant français, né à Bôguey, près do Cadillac ^Gironde), en 1823. — Il est mort à Paris en 1903.

LaFOND (François-Honri-Alexandre), peintre français, né et mort à Paris (1815-1901), Elôvo d'Ingres, il so distingua dans lo portrait et la peinture décorative. Il débuta au Salon de \Si6 \iav un Saint Philippe baptisant les inâdèles et ne cessa d'exposer durant soixante ans. On oit© ue lui: la Chute des antjes rebelles, le Christ dans la fjrolie, le Christ entre les deux larrons. Rappelons encore : ta Vierge enfant, dans l'église de Saint-Louis-on-l'Ile. Lafond a collaboré à la décoration do l'Hôtel de ville de Paris, il a dirigé l'Ecole des beaux-arts do Limoges de 18G8 à 1871.

Lafond de Camarsac iPierre-Michol), peintre et

chimiste français, né à Bordeaux en 1821, mort en 1905. II s'est d'abord occupé de peinture, mais il doit sa réputation à la découverte tes émaux photograpliiques vitrifiables.

La Forbst, comm. du Finistère, arrond. et à 15 kil. de Brest, près de l'Elorn, qui forme la rade de Brest; 620 hab. Bains de mer.

XjAGA (Jules), sculpteur belge, né à Roulers (Flandre- Occidentale) eu 1860. Elève de Jcf Lambeaux à Bruxelles, il remporta en 1885 lo second prix ?.u a concours Godocharle « avec un Abel ; en 1888, le premier grand prix de Rome, décerné par l'académie d'Anvers, avec un Semeur. On lui doit les bustes des frères Van de Velde pour la ville de Gand, la statue de Palfyns à Courtrai, etc. D'autres bustes do Laj^œ sont au musée d'Anvers et au musée de Bruxelles. Citons encore Masque d'enfant, au Salon de Paris de 1906.

liAGARDE (Pierre), peintre français, né à Paris en 1853. Il débuta au Salon de 1878 et, depuis lors, ses pages d'histoire ou de genre, ainsi que ses paysages, n'ont cessé de faire sa réputation. Une touche légère, un sentiment discret, donnent â zes compositions un charme pénétrant. Citons : /^5 Bergers (musée de Compiègne); Super flumina Babylonis (musée de Provins); Vision de saint Hubert (collection Levrey) ; Jeanne d'Arc (musée de Laon j ; le Blessé (collection Donys Cochin); la Diligence (collection Descamps); les Bi-^mes du soir. Il a donné au Salon do 1906 : Vers la guerre ; En Albanie; la Forêt.

Lagarrigue (Juan Enrique), positiviste et publiciste chilien, né à Valparaiso en 1852. Après avoir fait des études de droit, il s'adonna dès l'année 1S76 à la propagation des doctrines positivistes. En 1880, il quitta lo Chili pour se rendre en Europe et il se convertit, à Paris, à la religion do l'humanité. Il retourna au Chili en 1882. Ardent apôtre des doctrines altruistes, il a écrit : Fs/^uisses philosophiques ; le Centenaire de Diderot; le Passage à la religion de l'humanité ; la Séparation de l'Eglise et de l'Etat; la Véritable Politique; les Défis en présence de la morale positive. — Son frère. Georges Lagarrigue, publiciste et positiviste chilien, né à Valparaiso en lS54,mort en 1891. llfîid'abord des études de droit, puis des études do médecine, qu'il alla compléter à Paris, où il fut reçu docteur. Ses goûts le portèrent rapidement vers la doctrine positiviste d'Auguste Comte, dont il devint un des ardents adeptes. En^l877, il passa à la religion de l'humanité et se mit à écrire des ouvrages et à faire des conférences sur le positivisme, tant en France qu'au Chili, où il retourna en 1883, pour revenir à Paris en 1886. Il continua dans cette ville son apostolat jusqu'au jour de sa mort. Ses principaux ouvrages, écrits soit en français, soit en espagnol, sont : l'Espagne et Calderon de la Barca; le Hôle de la France dans l'histoire de l'humanité; la Asemblea catolica ante la l'erdadera religion ; Positivïsmo et Catolicismo; le Positii^isme et la Vierge Mère; et enfin, ses lettres sur le positivisme et sur la mission religieuse de la France.

IJlGENANDRE n. m. Genre d'aroidées, comprenant un

§etit nombre d'espèces de Ceyian. (Les lagenandres sont e petites herbes à rhizome rampant, à feuilles isolées. caractérisées par leurs fleurs femelles avec un petit nombre d'ovulos, et leurs fleurs mâles avec une ou doux étamines sessiles; la partie supérieure de l'inflorescence développe un appendice soudé à la spathe.)

LAGENIAS (jé-ni~ass] n. m. Bot. Genre do gentianées, comprenant une espèce du cap do Bonno-Espérance.

Lagoanère (Oscar-Louis-Antoine-Ferdinand de), cûmpositeur français, né à Bordeaux en 1853. Accompa-

gnatonr aux Bouffes-Parisiens, pais à la Renaissance, il devint chef d'orchestre aux Kolics-Dramaiiqucs. et ensuite à !a Porte Saint-Martin. En 1887. il prit la direction du théâtre des Menus-Plaisirs, en 1889 celle des Boufl'es-Parisicns.renrit celle des Menus-Plaisirs avec Derembourg ' (1890-1893), de là devint directeur de l'Olympia (1896;, do la Renaissance (1900). passa une seconde fois aux Bouffes, en association avec André Lenéka (1901-1903). Dans ces divers théâtres, il se réservait toujours les fonctions do chef d'orchestre, qu'il exerça ensuite aux Variétés eu 1904-1905. H a écrit la musique d'un certain nombro d opérettes 01 do ballots : Fillette et Loup-Garou; l'Etape d'un S7 jours; Us Deux Panthères; un Ménage au violon; Jt était une fois, trois actes {MenuS'Piahirs, 1886); le Coucher de la mariVe pantomime, 1895); Bai'i de </ame< (1895) ; Folles amours; iXéron, avec Henri Hirschmann (1893); les Sept Péchés capitaux, avec lo même (1899) ; le Cadeau d'Alain (1902) ; t'Babit de César (1906).

La Gorge (Pierre Dii), historien français, ancien magistrat, né à Vannes en 1845. Il s'est fait apprécier par son Histoire de la seconde Itépublique (1848-1851). Il a montré logiquement, et par un examen critique et philosophique des événements, comment s'était réalisée la prédiction do Thiers ; « L'Empire est fait : » L'Histoire du second Empire (1852-1871), qui fait suite au précédent ouvrage, est également une œuvre de grande valeur, sobrement écrite, riche on documents interprétés avec sagacité.

Lagrange 'Jean), graveur on médailles français, né â Lyon en 1831. Il reçut les leçons d'Hippolyte Flandrin et do Bonnassioux, et remporta le prix do Rome en 1860, avec Un guerrier dépose sur l'autel du dieu Mars la palme de ta victoire. On doit â cet artiste des médailles commémoratives ingénieusement composées do la construction du Nouvel Opéra (Paris), du Palais de Justice (Parisj, do VAnnexion de la Savoie à la France, etc. Citons : Milon de Crotone d'après Pugoi, médaille ; Disciple de Bacchus, statue ; Syracuse, cornaline. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris), il exposait un cadre contenant des monnaies do l'empereur Ménélik. Il est devenu conservateur du musée de I Hôtel dos monnaies.

Lagrange (le p. Marie-Joseph), dominicain et exégôte français, né à Bourg en Bresse (Ain) en 1855. Après avoir fait ses études de droit à Pans et avoir été reçu docteur en droit (1878). il entra, en 1879, au noviciat des Frères prêcheurs de la province de Toulouse, fit profession en 1880 et fut ordonné prêtre on Espagne en 1884. Il suivit ensuite, à Vienne, les cours de langue sémitique de D. H. Mùller, et fonda, en 1890, l'école pratique d'études bibliques au couvent de Saint-Etienne do Jérusalem, dont il devint prieur en 1892. Dans cette même année, il fonda la Bévue biblique trimestrielle, devenue en 1895 Itevue biblique internationale, et il écrit chatjuo année de nombreux articles d'exégèse, d'histoire et d archéologie biblique. Il fut reçu maître on théologie en 1901. On a de lui : Saint Etienne et son sanctuaire à Jérusalem (1894); un commentaire des Juges, premier volume d'une nouvelle collection d'Etudes bibliques {1902) -, la Méthode historique surtout à propos de l'Ancien Testament, conférences données en novembre 1902 à l'Institut catholique do Toulouse (1903): Etudes sur les religions sémitiques (1903), ouvrage quia obtenu en 1906 le' prix Saintour accordé par l'Académie des inscriptions et belleslettres, dont le Père Lagrange est devenu correspondant en 1903. Il a collaboré, on outre, au •« Dictionnaire de la Bible n, au « Bulletin do littérature ecclésiastique », et à diverses revues étrangères.

La Hermida. bourg d'Espagne (VieiIle-CastiIle[prov. de SantauderJ). sur la Dera, petit fleuve côtier; 1.500 hab. Eaux minérales chaudes et hypcrthermales (do 40" à 57» C.\ chlorurées sodiques.

*LahOVARY (Alexandre), homme d'Etat roumain, né à Bucarest en ISil. — Il est mort à Paris en 1897. Dans le cabinet Catargi (mars 1889) et dans le cabinet Mano (nov. 1889-févr. 1891), il eut la direction des affaires étrangères; il no voulut pas la conserver dans lo ministère du général Floresco, mais la reprit dans l'administration Catargi (nov. 1891). Il suivit une politique qu'il déclarait indépendante, mais que l'on s'obsliua à considérer comme aniirusse et comme préparant l'accession de la Roumanie à la triple alliance. II tomba du pouvoir en 1895 et fut remplacé par Démètre Stourdza.

XjAIR, bourg d'Allemagne (Prusse [présid. d'Arnsberg. cercle de Bochumj); 5.144 hab.

Lair (Adolphe-Emile), historien français, né à Saint- Georges- sur-Loire en 1834. Entré dans la magistrature, il fut substitut à Cholet et à Laval, procureur général, puis conseiller à Angers. Il s'est fait connaître par d'importantes études de droit, telles que la Itéhabilitation des condamnés dans le droit romain et le droit français (1859^ ; la Compensation des demandes reconventiojineiles (1862): les Hautes Cours politiques, qui lui valut le prix Rossi eu 1839, puis par des écrits de critique, comme la Vie et la Mort, synthèse des découvertes modernes. II donna sa démission de conseiller on 1883 pour proiesier contre la suspension de l'inamovibilité de la magistrature. L'Institut l'élut comme correspondant dans la section do morale I Académie dos sciences morales et politiques).

LaiSNÉ (Charles-Jean), architecte français, né et mort à Fouienay-aux-Roses (1819- 1891). Il débuta au Salon de 1S52 avec succès. Il avait exposé un Projet de restauration de l'église Notre-Dame à Etampes. Successivement architecte do la cathédrale de Sens, de Notre-Dame de Dijon et, peu avant sa mort, de l'église du Sacré-Cœur à Montmartre. Laisné avait été nommé, dès 1864. professeur riicf d'atolier à l'Ecole des beaux-arts. A ce titre, il a formé de nombreux élèves. On doit à Laisné VEcole de pharmacie à Paris, le lycée Jnnson-de-Sailly dans la même ville, et ceux de Cognac et do Guéret.

La Jeunesse [Emest-Léon), littérateur français, né à Paris en 1S74. .4près avoir fait ses études à Nancy, il

Lahovary.

LAFFIÏTE — LAMARZELLE

«0 rendit â Paris, où il collal>ora â divers périodiques. La l*riére d'Anatole France parut en 189' n>-.i.. ^,.,, . r . . > . début dans les lettres fut un livre de pt^'ciueux, mais qui lit quoique bruit : / et les Ames de nos plus notoires coiiir-„,j„.> „ , Depuis, il a publié l'imitation de notre niultre Nap'.!- u (1897) et divers romans: l'Holomustf i\nu% ■ \-f„,,f.,t.,i ^ If^w); Demi- Volupté 1^00); Sér' " . '

au théâtre un acte : tÔui* eloh à. la critique, nvf Cittq in» rA derniers ouvr- /;

rnire, et un .

11906). Enfin.

la caricature: m n .-.j'.Uh'.n- a T. AhM.-Ue au bcunc. dcssmo des cartes postales cl BÎgné diverses estampes ou aftichcs.

LaliQUE Rcué). joaillier français, né & Ay (Marne) en 1«C0. Apres avoir débuté comiuo di.";vina^ewr en hvonx et s être clforcé do tirer do la plante éléments de décoration nouveaux, il :

lier d'orfèvrerie et de joaillerie on •! de matières non en usage dans qu'il mit en faveur la corne da:

précieux, le silex, Icschrysopru sculptés, afin de donner à ses bijoux Uo-. : formes et do couleurs et d'en faire avant Uj . valant par leur qualité d*art an Ii'--u .1.- va!-. : par la matière employée. I sa composition, qui sont ornent des musées et de portes do son hôtel du cours U Ruiu.;, .et, décoraient la salle française à l'expositioii

r.'ijj, et dessiné des balcons do fer forgé, dci --... ..»

meubles divers.

L'Allemand (Sigismond). peintre allemanl n.^ à Vienne en 1840. Il reçut les leçons de son on L'Allemand (1812-1866), et fut comme lui jtailles. Attaché à Téiat-major aurri.;iii. h j.,-:. pagnes de Danemark et d'Italie, ^

F âges militaires : te Général / empereur d'Autriche) : la Batn ^

VOversee, Prise de Kanigsberg, etc.

Lallemand (Léon-Frcdéric), historien et ^onomistc français, né a Paris en 1841. Attaché j * ans à l'administration générale do l'A il devint en dernier lieu chef de bh: assistes do la .Seiue. Correspondant dv ',' .\ sciences morales (1*94), il fut aussi élu men. des Académies royales do Belgique, d'Evi';i *

tugal, etc. Parmi ses principaux trava' rons :

Histoire des enfants abandonnés et ■ ";; la

Dévolution de 1789 et les Pauvres (1898, ire de

la chari9é, dont il a publié : I. L'Antiqnitt ; iti ciVtination* disparuex (1902): II. Les neuf premiers si'-cles de l'ère chrétienne {i90Z); III. Le moyen âge : de la dissolution de l'empire de Charlemagne au xvi« siècle (1906;.

Lallemand (Charles), ingénieur français, né à Saint- Aubin-sur-Airo (Meuse) en 1854. Elève de l'Ecole polytechnique en 1874, il passa par l'Ecole des raines, d oii'il sortie ingénieur, ei fit dans le corps des mines une rapide carrière II devint ingénieur en chef en 1S93. directeur du service du nivellement on ltt94. et fut chargé de diiTérenies missions agricoles, industrielles et scientifiques, notamment pour l'aménagement de Bourbon-l'Archambault. On lui doit un certain nombre d'ouvrages et de mémoires remartjuables : Sur le voyage de la Véga autour de l'Asie et de l Europe, traduction de NordeusUjôid, en collaboration avec Rabot (1888); Analyse synoptique des rapports officiels sur tes accidents de grisou survenus en France de ISI4 à 1SS5 (dans les • Années des mines », 188Î-18*6'; : Traité de nivellement de haute précision (lS89j ; Instructions pour les opérations sur le terrain (1889) ; Notice sur te nivellement général de la France (1889); Rapport sur les erreurs introduites dam le nivellement [Académie des sciences] (1890); Dépertoirc graphique des repères du nicellemenS général de la France (1891), etc.

XiALOUX (Victor Alexandre-FrédéricV architecte français, né à Tours en 1850. Il rempona le prix de Rome en 1878 sur une Cathédrale. De retour en France, Lalotoc donna ses soins à la reconstruction de la crj'pte de Saint- Martin de Tours et à celle de monuments antiques qui attestaient à la fois son érudition et son goût. L'o 1885, sa Bestauvation du temple d'Olympie lui valut la médaille d'honneur. Il fut nommé architecte de la Cour de cassation. On lui doit la gare du quai d'Orsay à Paris, la gare de Tours, etc. On lui doit aussi l'illustration très riche du crand ouvrage sur Olympie ',in-fo].), qu'il a signé avec ï*aul Monceaux, lequel en a écrit le texte.

La Lyre (de son vrai Lalirk). peintre

fiançais, né à Rouvres i M Eieve de TEcole

des beaux-arts, de Puvis ; > et de llenner, il

s'est fait une sorte do spéciaiiic «.-u peignant, à grande échelle et dans un style légèrement voyant, des scènes de sirènes s'ébattant dans les fiots tumultueux. Outre ces sujets, il a traité, avec des succès divers, des scènes religieuses : la Première Relique, Sainte Geneviève instruisant Tes princesses mérovingiennes, Sainte G^»?*' " ' •■ ••"■''ixsant sa mère aveugle. Sainte Cécile et saint V Vade-

leine, etc. Son premier envoi au Salon, - date

de 1876, et il a obtenu des récompense:- ^ .^ .. vj -.-itions universelles de 1889 et de 1900 et au Salon de 1900 (Paris .

LAMARKIEN, ENNE {ki-in, ènT adj. Se dit d'un sousétago géologique, constituant la base de l'étage westphalicn anglais.

— n. m. Ce sous-étage lui-même.

LAMARTINIEN. ENNE ni-in, fn*) adj. Qui appartient à Ijîniarfine: qui imi e Lamartiae : Les manies i„vMAETt- NiFNNES (^<' .1/. Biizcau. (p. et V. Margueritic.;

LaHARZCLLE (Gustave-Louis-Edouard de), homme politique français, né à Vannes en 1852. Avocat au barreau de Paris, docteur en droit, ancien président de la conférence Molé-Tocqueville, il devint professeur à la. faculté ie droit de ITnstitut catholique de Paris. Elu dépoté du Morbihan US85i. secrétaire de la Chambre (1886), il fut réélu député par la 2* circonscription de Loriont en 1889, mais échoaa en 1893 contre Le Coupanec, républicain indépendant. Il fut éla sénateur en 1894, en remplacement du comte de La Monneraye, démissionnaire, et réélu au

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