‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 206 sur 363 · L.VNGENDORF - LAPAIRE · texte numérisé non relu

L.VNGENDORF - LAPAIRE

parc. Le second cl.atcira, encore debout, date ^"'^"5X1, ,iii In lit liàiir en H50. Le mariage de Cliarlus \ 111 a\ec

steL'l' Û'd B «n conservé à loxtéricur, le château (?tait V le ù 1 intc'ri "ur ; J.Siegfried lui rendit son aspee primUif tn le moublaal dans le style de l'époque et en ht un vcritabîc .nuséo do lart franna.s à Tépciue de Lou.s XL liANGEKDORF ou L^ENGENDORF, runim. <io Suisse an*. le Soleun- (distr. .le L.I„rM ; l.loo liab. tabriquo d'horlogerie, manufacture de drap.

LaNGÉNIEUX (Benoit-Marie), cardinal français, né à VillefraïK-he . Khone) en 1824, mort à Remis en 190:). 11 fil sa théoluKio au séminaire do SaiBt-Sulpice. Ordonné iirôtro en 1850, il débuta comme vicaire à Saint-Koch ; u devint en 1859 promoteur dio.-ésain, puis curé de haint- Ambroise, ensuite do Saint-Augustin et en 1871, vicaire gé^^éral du diocèse do Paris. iNonimé évôiiue de Tarbes en 18-3, il fonda ù Lourdes un asile pour les vieillards, un orphelinat pour les jeunes tilles et nt é"ger en hasihnuo la chapelle des pèlerinages, ^ommé en isn artlic îème de Reims, il restaura "labbaye dignv, construisi une église on l'honneur du B. Jean-Bapt.ste Je La Salle, et se mit 4 la t6te des revendications du socialisme chrétien. Léon XIII releva à la pourpre romaine en 1S86, et des cette époque, do concert avec Ilarmel, grand industrie remois il organisa des pèlerinages d ouvriers à liome et donna une vive impulsion à ces manifestations, qui lui valurent le surnom de . cardinal des ouvriers ... D autre part, il se dévoua à la cause de Jeanne d Arc et prononça, le 8 mai 1885, en la cathédrale d'Orléans, un panégyrique de la Pucelle qui eut un grand retentissement.

En 1893 Léon XIII Icnvova comme légat a latere au congrès eucharistique de Jérusalem. Enfin, eu 1901, Pic X l'appela à Rome pour s'aider de ses lumières et de ses conseils, en vue dos lois qui se préparaient en Irance sur la séparation de lEglise et de l'Ktat. C est à Rome qUo vint l'atteindre la maladie dont il devait mourir.

Le cardinal Langénieux était ultramontain ; il entra souvent en lutte avec le pouvoir civil ; en 1892, particulièrement, il prit l'initiative de la » Déclaration des cardinaux et Exposé de la situation faite à l'Eglise en France .. , protestation contre les lois sur les congrégations.

IjANGLEY (Samuel Pierpont). physicien et astronome américain, né à Rosebury (Etats-Unis) en 1834, mort en 190S. Il commença par exercer la profession d ingénieur, qu'il quitta pour entrer comme assistant à 1 Observatoire de Cambridge, puis à celui d'Aunapohs. Devenu directeur de 1 Observatoire d'AUeghany, en Petisylvanie (18151) il occupa depuis 1887 le poste do secrétaire de la . Smithsonian Institution .., do Washington. Ses travaux astronomiques les plus importants se rapportent au soleil dont il étudia les radiations au moyen du bolomelre, qu il inventa vers 1880. Grâce à cet instrument, il démontra que le rayonnement solaire, malgré l'absorption atmosphérique, est encore 5.300 fois plus grand que celui du fer en fusion complète ; le bolomètre lui permit aussi de modiher les idées admises sur la disiribution de la chaleur dans le spectre. Il démontra, en particulier, que les parties les plus chaudes du spectre solaire se trouvent dans l'orange, près de la raie D et non dans l'inlra-rouge, comme on le supposait Dans les dernières années de sa vie, Langley s attaqua au difBcile problème de l'aviation et, si les essais exécutes avec son aéroplane sur la rivière Potomac échouèrent (1901), ses successeurs puiseront d'utiles renseignements théoriques dans ses remarquables mémoires sur Vaerodijnamique, le travail interne du vent et le vol mrcami)ue. IiANGLOIS (Hippolyte), général français, membre dti conseil supérieur de la guerre et écrivain militaire. iSe à Besançon (Doubs) en 1839, il passa par 1 Ecole polytechnique dont il sortit comme sous-lieutenant élève d artillerie à Metz en 1858. Capitaine en 1866, il lit la campagne de 1870 à l'armée de Metz, fut promu chef d escadron en 1878, lieutenant-colonel on 18S7 et lut désigné comme pro. fesseur de tactique d'artillerie à l'Ecole supérieure de guerre. Colonel en 1888, général de brigade en 1891, divisionnaire en 1898, il fut mis à la tête do l'Ecole supcrieuro de guerre et, en 1901, appelé â commander le 20- corps d armée à Nancy. Dès l'année suivante, il était nommé membro du conseil supérieur de la guerre. On doit au général Langlois en dehors d'intéressants articles au » Temps .. plusieurs ouvrages techniques, dont l'un des plus importants : f Artillerie de campnqm tn liaisun avec le.' autres armes, date de l'époque où il était professeur à l'Ecole supérieure de guerre. 11 a été élu sénateur de Bolforten 1906. ♦Langlois (Charles-Victor), professeur et érudit français, né à Rouen en 1863. — 11 a publié encore : la Question de l'enseignement secondaire en France et à l'étranger (1900); Manuel de bibliographie (1901 et suiv.1 : -Saint Louis, Philippe le Bel, les derniers Capétiens directs idans l'histoire de France, dirigée par Lavisse] ^1901); l'Inquisition d'après des travaux récents (1902): la Préparaiinn professionnelle à l'enseignement secondaire[\90i) ; Questions d'histoire et d'rnseignemeni {\!I02); la Société française av xiu' siècle, d'après dix romans d'aventures (1903) ; Histoire de l'écriture en France (1905).

IjANGNAU, comm. de Suisse (cant.de Zurich [distr. de Ilorgen!), sur la Sihl, sous-tributaire du Rhin par laLimniat et l'Aar; 1.250 liab. Eilatiire, industrie cotonnière. Commerce de bestiaux et produits agricoles.

LANGOUSTINE (ghouss) n. f. Nom vulgaire du homard de Norvège {nephrops Norvegicus) [v. NUfHnops, t. VI). et qui sert également à désigner une crevette do forto taille quo l'on rencontre sur les cfites françaises do l'Océan et do la Manche.

Langsham (race dk), race de gallinacés, introduite d'Asie en Euroi.e en 1872, el que Geolfroy Saint-IIilaire et de I-'oucault vulgarisèrent on France.

— EscYci.. Celte race, l'une des plus belles d'Asie, comprend des volailles très rustiques et peu sujettes aux maladies : le coq a une tèio forte, mais qui parait petite proportionnellement au corps*, un bec gros, court et un peu recourbé, dos barbillons longs et larges, bien rouges, une crête petite et simplement dontolée, un corps volumineux, une taille élevée; son plumage est trunboau noirâretlels verdâtros. La poule, plus ramassée quo le coq, est bonne pondottse ot passable couveuse. La lenteur que los poussins

mettent à s'cmplumer est un empAchernenl à la propagation de cotte race que l'orpingtou détrône peu à peu. Les

Coq et poule de Langsham.

variétés blanche et bleue sont peu répandues. La race de Langsham croisée avec les races françaises a donné d'excellents produits.

LANGSTAFFITE (sta-fif) a. f. Silicate naturel fluorifèrc de magnésie.

*Lannes (Gustave-Louis), marquis de Montebeli.o, diplomate français, né à Lucerne en 183». - U représenta la France avec la mission spéciale, aux cérémonies du couronnement du tsar 1 1896), reçut (22 mai 1902) le président de la République Loubet lors de son voyage en Russie et lui présenta les délégations des commerçants et industriels français de Saint-Pétersbourg. Peu après (29 août 1902), il était admis à faire valoir ses droits à la retraite et était remplacé par Bompard. * LanNES de MonTEBELLO (Adrien-Louisi, né à Paris en 1351. —U continua à prendre une part importante aux débats et aux travaux de la Chambre, surtout dans les questions militaires. Réélu député en 1902, contre Degouy, radical, il protesta vivement contre la politique religieuse du gouvernement, somma le cabinet de mettre l'armée à l'abri de la délation et d'interdire aux militaires de faire partie des ligues (15 juin), intervint largement dans la discussion do la loi du service de deux ans (juin) et dans l'affaire des fiches (nov.-déc). Il se représenta, sans succès, aux élections générales de 1906 dans la première circonscription de Reims.

La NoË (Gaston-Ovide deI, officier et savant français, né à Limoux (Aude) en 1836, mort à Paris en 1902. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, il entra en 1857 dans 1 arme du génie, où il fit toute sa carrière. U était capitaine au moment de la guerre franco-allemande (1870-1871). 11 fut chargé, sous les ordres du commandant Mégère, de mettre la place A" Langres en état d'opposer une sérieuse résistance à l'ennemi, et réussit parfaitement dans cette tâche. Après la guerre, il se fit connaître par de savants travaux de géographie militaire et de géodésie. Lorsque fut créé le service géographique de l'armée, il fut un des premiers officiers désignés pour en faire partie. Il devait en être le sous-chef, puis le chef, et, devenu colonel (ISJO), il fut appelé à remplir les fonctions de sous-chef d'état'-major général, en remplacement du général Derrécagaix. Il était général do brigade depuis 1895, lorsque 1 atteignit la limite d'âge. Il fut alors nommé directeur du Musée de l'armée, dont il acheva d'installer les belles collections. On lui doit, en collaboration avec de Margerie, un traité de géographie physique de tout premier ordre ; les Formes du terrain (1887^.

*LanSDOWNE (Henry Charles Keith Petty Fitzmal'- RicK, marquis ni:';, homme d'Etat anglais, né en 1845. — Le marquis de Lansdowne est resté ministre des affaires étrangères jusqu'à la retraite du ministre Balfour, en décembre 1905 C'est lui qui présida aux négociations d'où sortit r " entente cordiale .> entre la France et l'Angleterre Lord Lansdowne est conseiller privé, grand-croix de l'Etoile de l'Inde ae l'Em- [lire hindou, et de Saint-Michel et Sainl Georges. Il est, en outre, administrateur do la Galerie Nationale depuis 1894, ot. depuis 1S96, lord lieutenant du comté de'Wilts.

LANTHAN1NE (du gr. lantlKinein. élre caché) n. f. Biol.

Substance ipii forme le réseau inlerchromatique (v. ce Lansdowne.

mot) du noyau de la cellule.

(Sa composition chimique est à peu près inconnue Cest probablement un protéide, qui prend difficilement les colorants hisiochimnues, mais qui jouit de la propriété de se goiider .ivec facilité.) V. limne, t. ^ .

LANTHANOTE n. m. Genre de reptiles sauriens, do la famille des hélodermatidés, comptant une seule espèce

do sa tête ovale, la petitesse de ses yeux, sa région dorsale hérissée do tubercules.) LANUGO n. m. Revêtement pileux de l'embryon. — Encvcl. Le lanugo est formé de poils fins qui apparaissent vers la 12' ou 13" semaine de la vie embryonnaire; à sept mois, il recouvre tout le corps sauf la plante des iiicds, les bords des lèvres et l'intérieur des mains. Une partie de ces poils tombent pen.lant la vie utérine, lautro partie après la naissance. On aitribue les cas d'hypertricliosis chez les adultes â la conservation anormale ou au dévelo|jpenient du lanugo.

LanussE (Jean-Ephrem), prêtre français, né à Ton- 11. IMS. Lot-ct Garonne) en 1818, mort à Saint-Cyr (Seine-el- Oisc) en 1905. U appartenait â une famille do militaires et il était curé à Monheurt (Lotet-Garonne) quand, au début de la campagne d'Italie, il entra dans le corps des aumôniers militaires, qu'il ne quitta plus. Successivement il alla en Italie, au Mexique, assista à la guerre franco-allemande de 1870- 1871 et fut fait prisonnier à Sedan. Rentré en France et la guerre terminée , l'abbé Lanusse fut nommé, en 1871, aumônier à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, poste qu'il conserva jus-

Labbt Lanusse.

qu'à sa mort. C était un .

prêtre des plus charitables, toujours prêt à venir en aido aux soldats sans ressources el se montrant, aux journées de bataille, duno intrépidité exemplaire.

Lanz (Charles-Alfred), sculpteur suisse, né à La Chaux-dc-Fonds en 1847 . Il reçut les leçons de tavelier à l'Ecole des beaux-arts de Paris, puis alla étudier en Allemagne. De retour dans son pays,.l se fit remarquer par la statue équestre du général Itufour à Genève, le monument de Zschokke. à Aarau, et enfin le monument de Festalozzi, destiné â la ville d'Yverdon et qui, envoyé à Paris en 1889 à l'Exposition universelle (Pans), valut a l'auteur une médaille d'or.

Lanzac de Laborie (Marie Joscph-EtienDe-Léoi» DEI, his.orieu français, né à Paris en 1862. Li^-c'* */ lettres et en droit, élève de l'Ecole des s;''ences politiques secrétaire de la conférence des avocats a Pans (1886-1887 , critique historique du . Correspondant ., il a publie plus eur's livres d'histoire estimés, tels que 7., 7. ^"innepsav^ el ses écrits iissri; le Mémorial de J. de .\orvins (\i96nll) Paris sous Napoléon (1905 et suiv. : mais son livre le meilleur est l'histoire de la Domination français, en Belqique [1795-1814] (1895), où il a donné mje appréciation sévère du gouvernement du Directoire, du Consulat et de l'Empire.

* LaocOON. - Ce croupe antique, placé dans la cour du Belvédère, au Vatican, et dont il existe de nombreuses copies, avait, comme on sait, été retrouvé en 1506. Restauré sous le pontificat do Jules II, il semble démontré aujourd'hui, par une d é c o uverte récente de Pollak, membre de l'Institut archéologique allemand à Rome, que la restauration étuit inexacte.

Un bras provenant des fouilles de la via Labicana fut reconnu à .iivers indices, et noiamment aux circonvo-

lrc^;!ë.^lCl.!nc;'^lV^ufsH,od,ens i^l^ocç^n n'aurait don.- pas eu l'aspect qu'on lui connaît, c est-â-diro fe bras dîêit°evé: ce Us, si l'on <j<-?t pour définitive ndenlification du fragment ^elrouvé. doit être renhé vers la tête comme le montre la figure ci-dessus. % . Laocoos

" "laodica, planète télescopiqne n« 507, découverte en 1!>03 par Dngan.

* Laos — Depuis 1900, un chemin de fer long de 561 kil rclTif.fratàBaVok et draine vers la capitale du biam le commerce du Laos oriental.

LAPA n. m. Trompe chinoise,

].- fi.iguient retrouve à Houie 1..U- PoUak.

l'enserre, pour avoir appartenu à

formée do trois tuyaux

dê-

proproà Bornéo. (Le curieux lanlhnnotus Borneensis, couvert .1 .»iarawak, long de quelques centimètres, se fai remarquer par la brièveté de ses membres, I aplatissement

coniques s'emboitant les uns dans l-s autres Lorsque .es lui/aiiJC sont tirés, le lap* a environ I-.50 de long. Lapa sifkr* DA^, petit massif monugneux du Portugal

le nombreux affluents, et culmine, par ï iVs mètres d'altitude, aux environs do Léomil.

Lapaire (Hugues), littérateur français, né à Sancoins (Che* «^"^69 U^a chanté son pays en vers patois et en

bi

vers français. Il a •Jébiilé par uno idylle r(<alisto, intitulée l'Annetle {IMi]. Dopilis, il a puWié : Au naiji du Derri/. poésies en idiome du Centre (181*6); la lionne ùame de Nohanl (1897), avec Firmin Koz ; Sainte-Suutange, potme dont riiéroïno a été appelée « la Mireille du Bcrry » { 1898) ; A'oela berriauds (1898), et ks Chantons berriaudea (1899J, en patois : Vielles et cornemuset (1901); Au vent de galerne, poésies (1903) ; le Palais berrichon (1903) ; les Mémoires d'un bouvreuil, histoire pour les enfants; le Courandier, roman, et les Ilimouires d'un paysan, poésies on

fiatois (1901) ; le Fardeau, roman (1905). lin 1904, il organisa a fête rustique par laquelle fut célébré le centenaire do George .Sand à Noliant.

LaPARRA (William), peintre français, né à Bordeaux en 18:3. Elève do Jules Lofobvre, Bouguoreau et Tony Roberl-Fleury , premier second grand prix de Komo en 1891 avec sa Judith et J/olupliern,-, premier grand prix enl898avoc(a/'iJcine de DetluaUa.W obtint une troisiimc médaille au Salon de 1899 pour son Portrait d'ateulc. Elèvo de l'école de Rome, il copia à Madrid les Uuveurs de Velasquez et profita do son séjour en Espagne pour poindre la Marchande de simples (1901 , muséo de Bordoau.\) et l'Espagnole (;n/<ricres(muséodoCaen). Son envoi de Rome Job, triptyque, lui valut uno seconde médaille : ce tableau est maintenant au musée de Nantes. En 1904, W. Laparra exposa uno scène populaire espagnole. Copias (muséo du Luxembourg) et le Silenciero de lu Seo, peint à Sara-

fosse; en 190j, son triptvque do Jacques llonhomme symolisa les trois (ormes d'o rovendicaiions sociales, par la violence, par la pensée, par l'amour (salle du syndicat do la Verrerie ouvrière d'.VIbi). 11 envoya au Salon do 1906 un portrait d'Iiomme on costume de cheval et une scène de tboàtro do province, l'Omlion. Laparra est habile à saisir le caractère des personnages, à traduire le relief des formes et à couvrir ses toiles do matière épaisse et riche. Il a peint quelques vues des jardins de la villa Médicis.

IiAPERSONNE i Kélix DE), médecin oculiste français, né à Toulouse en i8r.3. Interne à Paris en 1879, aide d'anatomie en 1881 , chef de clinique ophtalmologique delà FacuUé. de 1883 à 1880, agrégé en 1880 des facultés do province, il fut cette année même chargé du cours complémentaire des maladies des yeux à la faculté de médecine de Lille et y devint titulaire de la chaire d'ophtalmologie en 1890, lorsqu'elle fut créée, puis doyen en 1893. Lorsoue Panas quitta sa chaire de l'Hotel-Dieu dont il avait été le premier rofesseur, la Faculté do Paris y appela de Lapersonue, ien qu'il ne fut pas agrégé de Paris, à cause delà situation spéciale que lui avaient laite ses travaux, parmi lesquels 00 doit citer ceux sur la syphilis oculaire, l'œil tabétique et hystérique, les paralysies oculaires, la conjonctivite granuleuse dans le Nord, l'ophtalmie purulente, etc. Il a

Ïiublié en 1881-1880 les leçons du professeur Panas, en 1893 es Maladies des paupières et des membranes externes de l'ail; Leçon d'ouverture de la clinique ophtalmologique de Lille (1890); Organisation de l'enseignement médical en Espagne (1897) ; Eloge de Daiaine (1897).

LapLAIGNC, comm. de Belgique ^prov. do Hainaut, {arr. do ïournayj), sur l'Escaut ; 1.600 hab. Industrie liniére.

♦Lapon. — Le protocole de Caristad du mois de septembre 1903 a maintenu temporairement (jusqu'en 1917! les f>rivilèges accordés aux Lapons nomades do la Suède par e codicille do 1751 et la loi de 1883; mais ils ne devront pas, sans lautorisation des fermiers norvégiens, passer sur le territoire de la Norvège avant le 15 juin, sauf dans des circonstances climatôriques extraordinaires, et ils no pourront y amener que leurs propres troupeaux, dévorés «n Clé par les moustiques sur le territoire suédois, et non ceux de sociétés par actions ou de particuliers faisant l'exploitation du renne.

*IjAPONIE, région de l'Europe septentrionale. — Depuis la lin de 1 année 190>, un chemin de fer traverse du S.-E. au N.-E. toute la Laponie Scandinave, entre la ville suédoise de Luléa, sur le golfe de Botnie, et le port norvégien do Narvik, sur l'Ofotenfiord, en face des iles Lofoden.

liAPORTE (Alexandre-Gabriel), sculpteur français, né et mort à Toulouse (1851-1904). Il reçut les leçons de Jouffroy et do Falguière. On a vu de lui aux Salons de Paris un Tircis, statue marbre (acquis par l'Etatl et le Départ 4e l'Olympe, groupe pilire, qui furent très remarqués. Mais Lapone doit le meilleur de sa réputation au groupe ée la Ou'O'ine et l'Ariège (Jardin des plantes de Toulouse) et au Fronton de l'Ecole de médecine do la mémo ville, deux œuvres largementconçucs etd'une exécution robuste. liAPORTE-BLAIRSir (Léo), sculpteur français, né à Toulouse en 18G7. Elève de l'Ecole des beaux-arts de Paris, de Mercié et de Falguière, il obtint sa première récompense au Salon de 1894 avec le Héveil de Morpkée; une bourso do voyage en 1896 et une médaille de 2' classe on 1898. A l'Exposition de 1900 (Paris», il recevait une médaille d'argent pour : le Menuet (plâtre) ; Caresses de faune (plâtre), et une statue décorative, liiane chasseresse, au Palais des chasses et fon'ts de l'Exposition. Il a envoyé depuis, à chaque Salun, des morceaux élégants : les Bavardes (1905), l'Kpure (1906). Il a aussi exposé, notamment en 1904, diverses séries d'objets d'art décoratif et des statuettes do bronze. Son Jtévfil de Morphée est au musée de Toulouse, sa Cares^^es de faune au musée de Gray, son Premier-yé au musée de Barcelone.

LAPORTÉE n. f. Genre d'urticacées comprenant des herbes vivaces ou des arbres à feuilles alternes, pourvues de poils extrêmement urticants, dont la piqûre peut être dangereuse. Ce genre comprend plus de vingt-cinq espèces des pays tropicaux.

*IjAPPARENT (Albert- Auguste Cochon de), géologue français, né à Bourges en 1839. — Parmi ses ouvrages, nous citerons encore : les Anciens Glaciers (1893); Leçons de géographie physique {1&96) : A'oliont générales sur iécorce terrestre (1897); .Science et apologétique ^1905).

LAPPULE {la-pul') n. t. Genre de borraginacécs comprenant des herbes annuelles ou vivaces, à fleurs très ■petites, pentamères et à fruits anguleux, couverts d'aiguillons crochus. (On en compte environ cinquante espèces, parmi lesquelles la lappule faux myosotis, qui est employée conire la tou.x.)

LapraiRIT.-ET-NAPIERVILLE, comté du Canada ■{prov. de Québec), récemment formé do l'union de deux

LAPARRA — LARTRT

des plus petites circonscriptions électorales do l'Eut. Situé sur la rive droite du Saint-Laurent, il a 765 kilomètres carrés et 17.500 hab. Ch.-I. Laprairie.

La PuDA, bourg d'Espagne, dans la province «t i

14 kiloro. do Barcelone, non loin de la y^ ■■ ■■ '' î Olésa,

& 1!6 mètres d'altiiude, et près du L ■ hab. Eaux minérales tiédes (30'C.j, chlorur

LAQUÉ (ké), E adj. Sang laqui, Sang dans lequel Ihémoglobine est dissoute dans le sérum. (S'obtient en traitant le sang par l'eau distillée, l'ammoniaque, les alcalis, etc. y

Lara (Coben, dit Isidore de), compositeur, né vers 1850. Il lit soh éducation musicale a Milan. Fixé ensuite à Londres, il s'y lit connaître d'abord comme Iirofesseur de chant, puii comme compositeur en répandant dans le monde des mélodies qu'il chantait lui-même. En 189Î, il faisait exécuter a Londres un oratorio luiiiulé la Lumière de l'Asie, qu il transforma bientôt en opéra, et fut représenté l'année suivante, sous cette nouvelle forme, au théâtre Covent-Gardou. Il abandonna alors l'enseignement pour se consacrer exclusivement à la corojtosiiion et lit successivement représenter : Amy Jlobsart, drame lyrique, tiré d'un roman de Walter Scott (théâtre Covent-Gardon, 1893) ; Molna, opéra en deux actes et trois tableaux (théâtre de .Monte-Carlo, 1897) ; Messaline, quatre a( tes (Monte-Carlo, 1899, et plus tard â PariS' .lu théâtre lvri.|ue de la Gaité, 1902); le Itéveil du Bouddha (grand tliéàtre de Gand, 1901); Sanga, trois actes (Opéra de Nice, 1906), etc.

Lara (comtesse), pseudonyme de Evelina Cattermole-.Mancini. femme poète iïalienne, née â Cannes en 1858, morte à Rome on 1897. Fille d'un Anglais qui vivait â Florence, et d'une Russe, elle épousa le tils du jurisconsulte Mancini et divorça d'avec lui à la suite d'une aventure retentissante. Elle mena une existence tourmentée et mourut assassinée par le peintre Picrantoni. Dans ses recueils poétiques (Cuiid e ghirlande, Bianchi fiori, Versi [1883J; E ancora versi [1836]; iViion versi [éd. post., 1897]), la forme est parfois médiocre et la pensée banale ; mais ces vers respirent une telle intensité de passion, tantôt sensuelle, tantôt mystique, ou une telle profondeur de mélan::olie, que le nom do leur auteur gardera une place importante dans l'histoire de la poésie nersunnello en ItaUe. Elle a écrit en prose deux recueils de nouvelles, dont le dernier : Storie ai amore e di dolore (1893), est d'une grande vérité.

LaramIE, ville des Etats-Unis CWyoming), ch.-l. du comté ac Laramie, sur la rivière de ce nom, sous-affluent du Mississipi par le North Platte River; 5.000 hab. Grand commerce do bois; aux enviions, gisements d'argent. Laramie, située sur la grande ligne ferrée qui traverse les Kocheuses, tire une importance exceptionnelle de sa situation au débouché de la passe Evans, qui débouche sur le plateau de Laramie, par 2.378 mètres d'altitude, et livre précisément passage au transcontinental.

*LarchB Raoul), sculpteur français, né â Saint- Andréde-Cubzac en 1860. — Au Salon de 1905, cet artiste a envoyé de beau.v morceaux : Messidor, statue marbre, et le Printemps, statue marbre, destinée au parc de Saint-Cloud. LarCHEVÊQUE Pierre-Hubert), sculpteur français, né et niortâ Paris ;i72i-i778). Il fut élève do Bouchardon, et obtint le prix de Rome en 1745, avec le bas-relief : Salomon fait transporter l'arche dans le temple. De retour en France, Larchevêque fut agréé à l'Académie royale (1755), puis il se rendit à Stockholm, où il séjourna de 1760 â 1776. C'est dans cette ville qu'il a produit ses meilleurs ouvrages, parmi lesquels Gwlai'e Wasa, statue pédestre, érigée sur la place des Nobles, et le monument original àc Oustave-Adolplie, à cheval, poursuivi par fa Victoiie, également â cheval, qui s'apprête à couronner le roi (grande place do l'Opéra). Larchevcquo ouvrit en Suède une école d'où est sorti Sergell. *LARCHEY(Eticnne.ioreiian;,publiciste et archéologue français, né â Metz en 1831. — Il est mort à Pans en 19o2. Larcy (Charlcs-Panlin-Roger de Saubbrt. baron de', homme politique français, né au Vigan (Gard) en 1805, mort â Pierrelatto (Drome» en l.sss. Substitut, il donna sa démission après la chute de Charles X, devint avocat à Nimes, fut élu député de Montpellier (1839) et nt partie des légitimistes qui se rendirent à Belgrade-Snuarc et furent flétris par la Chambre. Réélu en 1844. il échoua en 1S18. Député du Gard à la Constituante (1848), puis à la Législative, il vota avec l'extrême droite, protesta contre le coup d'Etat de V851 et rentra dans la vie privée. Les électeurs du Gard l'envovèrent en 1871 à 1 Assemblée nationale. Il fut ministre des travaux pubhcssoiisThiers (19 févr. 1871-20 mai 1S72), puis dans le cabinet de Broglie (26 nov. 187312 mai 1874) et devint sénateur inamovible. Il fut jusqu'à la fin un ardent légitimiste. On lui doit : Des vicissitudes de la France (1860); touu Al / et les Etals généraux (1868); etc.

* LARDAGE n. m. Action de larder.

♦larder v. n. — Introduire dans une meule préparée les galettes du blanc de champignon de couche qui se développera, se répandra dans --

toute la meule et fournira sa récolte.

LARDERELUTE (rè-(itT n. f.

Borate hydraté naturel d'ammoniaque.

La ReT (Jacobus Hendrik nK\ général boer, né à AVimhurg (Eiat libre d'Orange) en 1817. Descendant de huguenots français émigrés, il fut • veldcornet > pendant six années, puis commandant sans rétribution. En 1S90, il devint membre du volksraad do l'Etat d'Orange pour le district de Lichtenburg, et il y siégea onze ans. Des le début de la guerre anglo-boer, il fut placé â la tête des commandos qui

furent envoyés vers les frontières de 1 Ouest. Il prit part. à la rin de 1899, aux opérations dirigées contre le général Methuen, qui s'efforçait do dégager Kimberley assiégé.

Il fut l'un des commandants des Boers à !.': Modder River. le ?• novembre: l'nn de 'e* •

fut levé, eu :

Bloemfooteiii

il |..irt!':i|i:i. I.

et a

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les comniauuos dan : My rambles and

expériences duriug t

*LaRGEAU (Victor,, ei^!ori:-j:;r français, né & Niort en 1612. — 11 y est mort en 1897.

♦larguer V. a. — Ce t.-

le langage populaire et s ' (.quoiqu'un., le faire tllcr, :

LARINOÎDE adj. Qui ressemble a du lard, <|ui en a ia structure.

LarISSE, ^ royaume do Grèce

(Grèce contii.' 6.380 kilom. carr.,

peuplé de 181

Larhandie (comte Léonce db;, littérateur français, né au château de la Sudrie (Dordogno) en 1851. Licencié

en droit, il entra comme rédacteur au ::

linstruction publique (1874), d'où il sortit [ paratour du chimiste (icorgcs Ville, et pro ^ de mathématiques (1880). Il [.réduisait en ; dos romans, des études psychologiques. d( v pièces de théâtre. On peut riier, frirmi '• ouvrages en prose ; -Vei - (1888 r, Chevaucltèe de la • (1S90:: Jleptile l«'il : '' et religion 1 1> ■ parmi ses ou demiaire (18'.' , '• .

XiAROCHE, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg [arroud. de .Marche]); 2.100 hab.

♦liAROtSHE (Amaod', peintre français, né à Saint-Cyr (Seine-et-Oise) en 1820. — Il est mort â Paris en 1903.

LARRIKINS {kin") n. m. pi. En Australie, Nom donné à des vagabonds d'un genre spécial, qui ne sor.i r :is absolument illettrés. (On les voit se mêler aux qucreli. s politiques, aux courses et aux exercices de sports, mais ils vivent de larcins et de déprédations de toute sorte.) ♦ LarrOUMET (Gustave), professeur et administrateur français, né à Gourdon (Lot) en 1852. — Il est mort â Paris en IS03. Apres sa mort ont été pubUés ses Derniers portraits (1904).

IiARRSON ou LarsoN (Siméon-Marcus), peintre suédois, né en Ostrogothie en 1825, mort â I.on 1res en IÇ'';i. Il étudia à l'académie de Stockholm, pn> de dessin à Helsingborg, où Iç \ décida de sa vocation do mariniste. I.

ment la Suède, la Norvège, l'Allemagne. 1' Russie, et fit un séjour de plusieurs ann' iics Uihlcaax: Torrent dans une vallée de Si^ aux flambeaux, envoyés à l'Exposition universenc de 1855 (Pans), furent très remarqués. Citons, en outre : Incendie d'un vaisseau sur une mer orageuse ; le Château de Eronborg au clair de lune; etc.

LaRSEN (Kari Halfadao Elmirl'. écrivain ■ir,ne;s. né â Rensborg en 1860. EtU'i;:^ ses études pour faire de îet. sous l'influence d'Heri:

plus de littérature. Son goût s'alfirme dans ses travaux sur C

son livre sur le l/i"" '' - 't- ^ ^ '

doit surtout sa ré] '■ (■//onncur(1889): a le Docteur II (1*.'" ■ do voyage ; l'Allemagne ; pression, un sens psye:

lianois du peuple et de U • .a--. !,■■ ,. ■ . ■• ■ ■- j "■ ---

lue d.-ins I analyse, le goût de I étrange et souvent du fantastique caraclérûscnt son talent, l'un des plus souples du Danemark contemporain.

Larsson (Cari u peintre suédois, né i Stockholm en 1S78. Ses études terminées à l'Académie des 1 .aux arts do Stockholm, il se fit d'abord connaître c< tour. U séjourna longuement â Paris, eip. 1883 .4mor-J/frcur(iiJ, et, après quelques n, a

Grez, remporta son premier grand succès avec uis aquarelles exposées au Salon de 18S3 (le Givre j, ou il envoya aussi deux pastels, et un portrait peint, bi'^ni,.: siiM., d'œuvres délicieuses de fraîcheur et de fa:. [18S4]: Ceramiçw'iss«'.mus.-e du Luiemb.

de sa famille, pa-l'hnile. Pelile Ai o..ninian.le d'un '-

sec et le :ù;.

les œuvres

î..:.raiii. Il a

De La Kejr.

.le ooelborg culottent paruii ses n Dans son œuvre gravé, on citera et moi, Lisbelh, gravure en couleur

Brita . ; etc.

Lartet Edouard-Armand-Isidore-Hippolylei. getilocue et paléontologiste français, né à Saint-Gmraod ;comm. de Castelnau-Barbarens [Gersj en 1801, mort a Seissan en 1871. Il fit à Auch ses premières études, smvit

LARVEE — LAURAGUAIS

dos cours do droit, prit le grade de licencié, puis se rendit à Paris, où il sattaclia à 1 étudo dos sciences. Il était retourné dans sou pays natal, où il exerçait la profession davocal, lors.ju il ont loccabion do reconnaître et do fouiUor le gîte >lo .Sansan, célèbre par la .iiianlite la variété et iMcellont état do censcrvalion des débns jialéontologiqucs, do date tertiaire, qui s y rencontrent.

kembrc (1838j, puis président (1807) do la Société geoloRique, Edouard l.ariot fut nommé en 18C.9 professeur au Muséum d'histoire naiurolle, qui po.ssede de lui do belles reconstitutions daniniaux antédiluviens. On doit à lidouaril I artoi un grand nombre d'intéressants mémoires, parmi lesquels : .\olice surla colline de Sainan (1851); Cavernes du Vérignrii, objets grmfs el sculptés des temps préhisloriQUC! dans l Europe occidentale. — Son tils, Louis, né à Castolnau (Ilaulos-Pyrénoos) en 1810, est aussi un géologue de valeur. Docteur 6s sciences, il a profossé à la faculté des sciences de Toulouse, puis à Lyon. Nous citerons : Sépulture des anciens Iroijlodi/les des Pyrénées, superposée à un foyer conlcnnnl des débris humains (1871), avec Cliaplain-Duparc. Il a rédigé la Géoloijie de la Palestine, dans le Voi/nge derploralion à la mer Morte du duc do Luynes (1874).

*LARVÉE adj. — Patliol. Epilepsie larvée. Se dit des attaques épilepti,|ucs rapides qui ne durent quelquefois que quelques secondes. (Pondant ce temps, le malade perd connaissance de ses actes, s'arrélo de parler, puis reprend sa vie consciente instantanément sans avoir perception de eo qui lui est arrivé. Souvent ces crises épilepiiques sont si légères qu'elles no sont pas perçues par les personnes présentes non prévenues.)

LARVIPARE fdo larve, et d'i lat. parère, produire) adj. Se dit quelquefois des animaux inférieurs arthropodes, mollusques, etc., qui se reproduisent par des larves.

LARYNGOCÈLE {de lai-ynj^, et du gr. kélé, tumeur) n. f. Tumeur du cou contenant de l'air et qui est en communication avec le larynx.

LARYNGonssURE !Ji-sur' — de larynx, ot fissure) n. f. Section médiane du larynx.

LARYNGOPONCTORE (de larynx, et poncture) n. f. Ponction du larynx, destinée à préparer l'abrasion d une tumeur.

liARZAC (CAMP du), l'un des camps d'instruction établis en France pour l'exécution des manœuvres et des tirs à grandes distances. Ce camp est installé sui le plateau du même nom qui se trouve dans l'Aveyron, à une altitude de près do 900 mètres, entre Millau et Lodèvo. Il est desservi par une station de chemin de fer appelée L'Hospitalet, qui se trouve à 4 kilomètres, sur la ligne du Vigaa à Tournemire.

LARZ AC

(race du), population ovine, quo l'on rencontre sur les

causses de l'A- Mouton de Lai-zac.

veyron, do la .

Lozère et de l'Hérault. C'est uniquement une variété de la race pvrénéenne, mais qui a pris une importance considérable 2r.àce aux fromageries de Roquefort. Ce sont en effet les brebis du Larzac ([ui fournissent lo lait à cette industrie touiours grandissante. V. koiodefort, au t. Vil.

La tclo des montons du Larzac est complètament dépourvue de cornes, même chez les mâles, qui sont d'ailleurs en minorité; la toison est abondante et fournie et, comme .lans la variété lauragaiso, atteint communément 3 kilogr. Chez les brebis, la poitrine semble étroite en raison "do l'ampleur des hanches, car, en effet, colles-ci sont très volumineuses, et l'écartement des membres postérieurs est souvent e.xagéré encore par lo développement des mamelles qui gêne parfois la marche. Il faut ajouter, d'ailleurs, que la faculté de lactation des brebis a été développée par la culture do certaines plantes fourragères comme le sainfoin, et par les sélections intelligentes qu'a suggérées l'institution de concours agricoles.

IiASCH (Jean-Charles), peintre allemand, né à Leipzig en lS2i, mort à Moscou en 1888. Il reçut les leçons de Kaulbach, puis, après un certain nombre d'essais dans le genre symbolique, cher à son maître, il aborda le portrait et se fixa on Russie pour une période de dix années. On estimait particulièrement la vigueur et la personnalité qui distinguaient SOS portraits, toujours vivants et ressemblants. Do retour i Dussoldorf, il y ouvrit une école. Citons de cet artiste, qui s'est fait également remarquer dans la peinture do genre : le Hetour de la foire, l'Anniversaire du maître d'école, le Médecin de campayne, etc.

XiASÈGUE (signe de), symptôme de la sciatique tout à fait caraciérisiitiuo. Co symptôme s'obtient ainsi : le malade étant couché, on lui fait étendre la jambe et, tout on maintenant cette jambe étendue, on fléchit la cuisse sur l'abdomen. Le malade accuse une douleur vive à la fesse, au point d'émergence du sciati(|Uo. Au contraire, si l'on fait faire lo mémo mouvonieni, mais après avoir fait fléchir la jambe sur la cuisse, le malade no doit accuser aucune douleur.

LASIANTHÈRE n. f. Genre d'icacinacées, type d'une tribu dite des lasianthérées.

— EscYci,. La lasiantlière africaine est un arbrisseau de 3 mètres, à fouilles membraneuses, habitant l'.M'riquo tropicale occidentalo. Les fleurs sont principalouient caractérisées par l'absence de disquo et par la présence, sur les tilels élargis des élamiiips, de pinceaux de longs poils. La corolle est dialypétale, comme chez tous les genres de la famillo; lo frùit est une drupe, charnue seulement sur la face ventrale, caractère propre à toutes les plantes de la Iribu.

LiASIES (Maric-Louis-Joseph), liommo politique français, né au llouga(Gors) en 186',!. Il lit son service militaire au 1" réijinient de chasseurs d'Afrique, passa ensuite par l'écwlo de Saumur ot fut nommé, en 1888, souslioutouaut au 9* chasseurs à cheval ; il démissionna en

Lasiophrys (gr. d'un tiers).

1893. Maire de Mormès, révoqué par lo gouvernement, il fut élu député de 1 arrondissement de Condom, aux élections générales de 1898, avec un programme plébiscitaire antisémite. Il prit une part très active, tant dans le l'arlement quo dans la presse, aux nianil'cstations provoquées par l'affaire Dreyfus et il s'opposa notamment, avec unc'vigourouso énergie, à la revision du procès. Il conibaiiit aussi fort vivement le cabinet Wahlcck - Rousseau .

Réélu en 190'^, il continua à intervenir dans presque tous les débats importants, poursuivant la politique du Hloc d'âpres et spirituelles critiques, réclamant (1903) un référendum dans les communes où se trouvent des congrégations religieuses avant de notiller ù ces communes le refus d autorisation, et combattant pied à jued la propagande antimilitariste. Il lut réélu député du Gers aux élections de 1900.

LASIOCHILOÏDE [ki) n. m. Genre d'insectes hémiptères liétéroptères, de la famille des anthocoridés.créé en 1900 pour des espèces nouvelles, découvertes dans l'Amérique centrale. (Le lasiochiloides denticulatus, du Guatemala, est lo type de ces punaises terrestres, voisines de nos anthocoris.)

LASIOCONOPS (nopss) n. m. Genre d'insectes diptères némocères, de la famillo des culicidés, créé en 1903 pour des formes propres à l'Afrique occidentale. (Le lasioconops pœciliiies, de Gambie, est le type de ces moustiques dont la piqûre transmet les microbes du paludisme. Ce genre est très voisin de nos cousins [culex].)

LASIOPHRYS ifriss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lon"icornes, de la famille des cérambycidés, créé en 1901 poul- des saperdes do l'Himalaya, voisines des astathes. (L'espèce type est le lasiophrys laiifrons, du Boutan.)

Lasne-chapelle-

SAINT-LAMBERT, comm, de Belgique (prov. do Brabant [arrond. de Nivelles]), sur la Lasne, affluent de la Dylo ; 2.200 hab. Métiers à tisser.

La Soudière (François- Gabrie. di Regnauld, marf|uis de), musicien français, né à Perpignan en 1830 d'une famille noble et ancienne,

mort en 1891. Il fut délégué . , ,

du ministère de l'intérieur pour les négociations de la paix (1871-1873), s'acquitta avec distinction de ces fonctions. Il se ht connaître ensuite, sous lo pseudonyme de Gabriel de Saint-Mary, par plusieurs ballets représentés avec succès à Paris. Il a laissé des mélodies el des compositions religieuses d'une belle inspiration.

LASSALUTE (la-sa-lil') n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine et de magnésie.

LasSAY, comm. do Loir-et-Cher, arrond. et à 16 kilom. de Romoraulin, sur la Croisne, sous-aifluent de la Loire par la Sauldre et le Cher ; 300 hab. Magnifique château du xvi" siècle; église de la même date, oi'i est enterre le chevalier Pierre du Moulin, qui se signala à la journée de Fornoue en sauvant la vie à Charles VIII. * LasSEN (Edouard), musicien belge d'origine danoise, fixé en Allemagne, né à Copenhague en IS'iO. — Il est mort à M'eimar en 1904.

liASSWITZ (Kurdt, philosophe et écrivain alletnand, né à Breslau en 1848. 11 fit ses classes au lycée Saintop:iisabeth de Breslau de 1850 à 1866 et étudia les matliémati(|ues et la physique aux universités do Breslau et de Berlin. Il prit part à la guerre franco-allemande de 1870- 1871 fut reçu docteur en 1873, et nommé professeur au Cullo^o royal de Ratibor en 1S75, puis au Gymnasmm Krnestinum (collège) de Gotha, eu 1870, où il remplit encore ces fonctions. ■ , ,

C'est l'étude de la physique qui a conduit Lasswitz â la pliilosophie. Il s'est signalé surtout comme interprète et propagateur des théories de Kant. Il a collabore a 1 édition des Œuvres compléles de Kant que publie 1 Académie des sciences de Prusse et a fait paraître divers ouvrages, entre autres la Théorie de l'idéalité de l'espace et du temps de liant (1883), destinée à expliquer et à répandre la doctrine du célèbre philosophe. Il a écrit deux livres impor- IOlMs SUT l'Histoire de latomisme et du m'/icwine (1870) ; VHisloire de lalumisme depuis le moyen éiye jusqu'à i\cic- (011 (1890), etc.

La Tailhède (Ravmond-Pierrc-Joseph Gagnabk de^. poète français, né à Moissac en 1807. Il se rendit à Pans vers 18S8. Ami du poète Jules Telhor, il publia en 1890 ses lieliques, où il inséra quelques-uns do ses poèmes (/es Faucheurs de Jules Tellier). 11 fut un des poètes de 1 école dite . romane », qui s'inspirait des maîtres de la Renaissance, et lit paraître : la Métamorphose des Pontames. poème, suivi des Odes, des .'ionnets et des Hymnes (1875). On y trouve un lyrisme fort éloquent ot un sens très poétique et très elas5ii|uc de la mythologie hellénique.

LATÉROPOSITION Isi-ou — du lat. latus, eris, côté, et do piisui.ijij 11. f. Déplacement de l'utérus â droite ou à gauche de sa position normale.

LATÉROPULSION (du lat. latus. eris, côté, et pellere. supin nuisum, pousserj n. f. Difliculté qu'éprouvent es malailos atteints de la malailie de Parkinson à reprendre leur position d'équilibre ipiand ils l'ont perdue.

LathAM (Robert Gordon), linguiste et ethnographe anglais, né à Billingboroutth (comté do Lincolnl en 181S, mort à Pntnev en 188S. Il lii d'abord des études médicales, puis séjourna pendant dix ans (1SS3-1S33) en Danemark et en Suède. Knfln, il fut nommé professeur de Langue anglaise à l'University Collège de Londres. Ses publications sont très nombreuses. Citons seulement : /<i Aoni«(;e et les i\nrvéyiens (1840); Trnilé de la langue anglaise (1841)- Histoire el élymologie de In Innque anglaise (1849); Manuel delà langue anglaise (1851); l' f/omme el ses migralions (1851); ethnographie des colonies anglaises (1851);

Ethnographie des tles Britanniques (1852); Ethnographie

de iliuropc (185Î); les Variétés de l'espèce humaine (1855); Ethnographie descriptive (1859); les À'nlionalilés de l'Europe (1803) ; Ilusse et Turc (1878) ; la Logique dans ses applications au langage (1850); Eléments de philologie comparative (1802); etc.

LATO SENSU, locution latine qui signifie « au sens large " , el qui s'opjfose à l'expression stricto sensu « dans le sens strict ".

Latouche (Gaston), peintre français, né à Saint- C'iuud en 1854. Elève de Manet, il débuta au Salon de 1874 par une sculpture. Des eaux-fortes et des pointes sèches l'occupèrent ensuite, mais il ne tarda pas à se consacrer à la peinture. Doué d'une certaine hardiesse, Latouclie se rattache au groupe d'artistes qui tentèrent de moderniser les scènes évangéliques, tant par le costume que par le milieu dans lequel se trouvent placés les personnages. Les œuvres les plus connues de I artiste sont : la Légende du point d'Argentan ; un Vo'u (collection Surre) ; />rccmôre (Normandie); l'Accouchée; les Iteliques ; les Disciples d'Emmaits (aquarelle) ; les Outrages; In Fête de nuit, iiaiincau décoratif pour le salon du buffet diplomatique au l'alais do l'Elysée ; etc. Une médaille d'or a été décernée à Latouche, à l'Exposition universelle de 1900 (Paris;.

LATOURÉE n. f. Genre d'orchidées de la Nouvelle-Guinée. (Les latourécs sont voisines des dendrobiums, dont elles diffèrent suriout par la coalescence des segments latéraux du labcUe.)

La Trémoille (Louis-Charles, duc de), historien fiançais, né à Pans en 1838. Ses publications, dont beaucoup" ont trait à l'histoire de sa famille, sont fort nombreuses et dénotent un esprit de recherche sagace et scrupuleux. Nous citerons les principales : Correspondance de Charles V/IJ et de ses conseillers avec Louis 11 de La Trémoille pendant la guerre de Bretagne, I4SS (1875); les La Trémoille pendant cinq siècles (1890-1890); Char- Irier de Thouars, documents historiques et généalogiques (1877) ■ Livre de comptes (I395-I406) : Guy de La Trémoille el Marie de Sully (18S7); Archives dun serviteur de Louis XI, documents et lettres (ISSS); Inventaire de François de La Trémoille (ISiij et Comptes d'Anne de Laval (1887); Jeanne de ilonlmorency. duchesse de La Trémoille, et sa fille, la princesse de Coudé, 1573-1619 {lS9i); Souvenirs de la princesse de Tarente (1898); Souvenirs de la Révolution; mes parents (1899); Madame des Ursms et la Succession d'Espagne; Mon grand-pére à la cour de Louis -W; les Sculptures de Solesmes; une Famille royaliste irlandaise et française ; le Prince Charles-Edouard, etc. LAUDATUR ET ALGET (mots lat. signif. : On en fait l'éloge et elle a froid;, expression de Juvénal (Sat. I, v. 74). Le poète parle de la probité, que tout le monde loue, mais qui ne conduit pas à la fortune; ceux qui la pratiquent gèlent pendant l'hiver : Probitas laudatuh et alget. (On applique l'expression à toute autre chose que 1 on jugo digne d'estime, mais qui ne mène à rien.)

LaOFF (Joseph), écrivain allemand, né à Cologne en 1855. Fils duo magistrat, il fit ses études au lycée de Munster et entra dans l'armée en 1877. Ildonnaen 1898 sa démission de commandant et fut attaché, sur le désir do l'empereur, de 1898 à 1903, au théâtre de VViesbaden, en qualité d'auteur dramatique attitré. Ce qui attira sur Lauff l'attention de l'empereur, c'est le succès de son drame patriotique le Burgrave (1897-1900), dont le sujet est tiré de l'histoire des Hohenzollern. Il a emprunté à cette même histoire la matière de deux nouvelles pièces : le Burgrave et la Dent de fer (1899). Do ses autres œuvres dramatiques on peut citer : Inez de Castro (1894-1895), et En avant (1900). Les succès scéniques de Lauff n on: pas été ratifiés par la critique, qui lui reproche le manque de vie, l'absence de vigueur dans l'analyse des sentiments, la recherche des effets, tout en reconnaissant qu il possède une imagination fertile et le don d'exciter et de soutenir l'intérêt. Ce talent se mauifesie aussi dans ses romans historiques, dont le plus important est Regina cwli ilS94), auquel on peut ajouter : (a Femme du capitaine (1895, et le MoinedeSaiul-Sebald (iWd), ainsi que dans ses épopées romantiques movenageuses : le Helfeusteincr (1889) ; A'Miis Stàrtebecker (\Wi); etc. Mais ces œuvres sont, malgré leur aisance et le charme des descriptions, assez peu intéressantes et manquent de vigueur. On peut en dire autant de ses derniers romans : Marie 1 eneo/inen 1,1903); Pittje Pittjewil {\903), el Madame Aleil (I90i\

LauFON (en allem. Laufen). comm. de Suisse (cant. de Berne) et ch.l. du district de même nom, sur la Birsc; 2.200 hab. Tuilerie. — Le district a 7.500 hab.

Lauperswil, comm. de Suisse (canton de Berno [distr. do Signauli, sur l'Emme; 2.650 liab. Fromageries. Fabrique d'engrais artificiel.

LauR (Francis^, homme politique français, né à Nevers en 1844. Elève de l'Ecole des mines do Saint- Eiicnne, il fut nommé au 4 septembre 1870 coinmissaire spécial du gouvernement do la Défense nationale à Marseille, devint ingénieur do la société de la ^ leille Mon laqne, dirigea le . Journal technique d et' de la métallurgie «, etc. Elu députe

l'Ecole des mines

de la Loire en 1685,

nelles: l'assassi-

sans les plus actifs dn général! ..,„„,. :, f.ii inv,

1R89 parla 3' circonscription de Mint-Dems. 1 fut invalidé cl, réélu lo 10 février 1890, se signala par de Iréquenes et violentes sorties contre la niajoriie. Le 10 janvier 1S9S avant atiaqué sans mesure, à la tribune, le ministro ,1e l'intérieur Constans, il fut frappé par lui et 1 assigna en correctionnelle pour voies do fait; mais le ministre fui rcnvové des fins de la plainio, faute d autorisation de poursiiiies. l.aur no se représenta pas aux élections de 1801 et il s'est consacré depuis lors il des affaires industrielles. Fondateur dun journal qui vécut pou et sappela la Guerre aux abus (1892). il a publié : Ilerisiou de la l, gis- Inlion des mines (ls76'i ; Géologie et hydrologie en P ""'(<'•

/■•ore.- (1882) ; Essai de '<'Ç'«''»"'<'/-^P.''"'"'"'"/;.>r,,»»o niir mineurs (1887); les .Mines et usines en ISS9 (1890;. ZMiZet usines au xx< siècle (1898) ; De l accaparement 1903-1901); Siège de Pékin (1904); etc.

liAURAGUAIS (VABIKTÉ oviSE iiuVIssue delaracepyré- , néenno, cctio variété habite l'ancicu Lauraguais (.départ.

Moutons du Lauraguais.

de la Haute-Garonno et do l'Audo). mais s'étend anssi sur k's dcpartemenis du Gers, do Lolct-Garonne et de Tarn-et-Garoiine.KIIoesttrès esiiniùo pour sa viande et sa laine. Uiio grande partie du cominorce de boucherie do la rt^glun (Toulouscj est alimcnlco par cette population ovino. Les moutons du Lauraguais l>ossêdent une loisoQ abondante, qui s'étend juscjuo sur le front dépourvu de cornes (chaque bi^tc donne jusqu'à 3 kilogr. de laine).

*£iAURENS ^Joseph.-Augustin-Jules), peintre français, né à Carpontras en 1885. — Il est mort à Saint-Didier (VaucluseJ on IKOI. lia pris part à l'Kxposition universelle de 1900 (Paris) avec Chaînes deê bords de la Nesque (Vaucluse).

* LaurENS (Jean-Paul), peintre français, nô à Fourquevaux (Haute-Garonne) en 1838. — Aux œuvres déjà citées de cet artiste, nous devons ajouter : Toulouse contre Monlfort (musée de Toulouse) ; le Tuurnoi (carton de tapisserie pour les Gobelins^ ; la Proclamation de la République, ^i f'-vrier f848 ; Jeanne d'Arc, triptyque (hôtel de ville de Tours) ; les Mineurs ; Luther et ses disciples (collection Soumitomo). Au Salon de lî»05 ; le Désastre, et Pierre, portrait; à celui do 1900, les Deux calvinistes.

Laurent (Féilx), peintre français, né à Langeais (ludrc-et Loire) en 1820, mort à Tours en 1905. Klève do Paul Dclaroclio ot de Gloyre, il débuta au Salon de 18 10 et se consacra à l'art du pôrirait, mais doit le meilleur de sa réputation à son talent d'éducateur. II est mort directeur do IKcole des beau.v-arts do Tours, où il a formé de nombreux artistes, parmi lesquels plusieurs ont conquis une juste célébrité. I^iurent était, en outre, conservateur du musée de Tours depuis 187G.

* Laurent (Marie -Thérèse Alliocze-Lûquet, dite Marie . autrico française, néo à Tulle on 1826. — • Elle est morte à Villiers-le-BcI en 1904.

Laurent (Eugène), sculpteur français, né à Gray (Haute-Saùnc) en 1832, mort en 1S9S. Il commença pa'r envoyer aux Salons annuels divers bustes, puis fut cliariié de sculpter, pour la villo de Nancy, la statue de Callot. Cette œuvre, exposée on plâtre en \&~i, reparut en bronze en 1877. Parmi les autres statues d'Eugéno Laureut, on peut citer : Hamlet (1876), Pst/c/té (i-S85), F. Bonc/ter (1891), Jiissieu (1S92). Il a aussi exécuté les bustes de Denii Poulol^ de liroca et des ligures féminines assez gracieuses. dénommées DalUa, Betlina, etc.

Laurent (£'rHes^Joseph), peintre français, né à Paris en 1800. Elève do l'Ecole des beaux-arts do Paris, ou il fut formé par Lehmann et surtout par Hébert, il débuta au Salon de 1882. Dès 188:î, il obtenait une récompense avec sa Clarisse Uarlowe; une autre, au Salon de 1885. arec V Annonciation (au musée de Xérac). Une bourse de voyage lui fut accordée celte même année. Kn 1889, il était prix de Home avec un Christ guérissant le paralytique. Il délaissa les Salons jusqu'en 1895. Il y reparut alors avec un Saint François d'Assise en prière, qui lui valut une 2" médaille. Puis il s'adonna presque exclusivement au portrait. Quelques-unes de ses toiles sont dans les musées du Luxembourg, de Nantes, de Nancy, etc. Cinq portraits, à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), méritaient à Fauteur une médaille dor. Ernest Laurent, sensible à l'impressionisme contemporain, a donné des pages de cet art dans ses peintures décoratives pour l'église de Montréal (Canada). Son talent comme portraitiste est délicat, il enveloppe ses modèles dans leur atmosphère naturelle. Il aime aussi le plein air, et il décompose volontiers la lumière par la division du ton.

Laurent- DESROUSSEAUX Henri-Alphonsc-Louis), peintre français, né à .loiuville-le-Pont en 1858. Elève de Bin et .V. Maignau, il a représenté avec bonheur des scènes religieuses ou auecdotîques. Parmi ses toiles, il couvienl do rappeler: la Veuve (1886); le Départ (1887): un Lendemain (188:*); la Veille de la première communion (1889); Chez les sœurs [\&9i); te Vieux Cimetière (1892); A l'Opéra (1814); la Pèche aux écrevisses (1896); la Pêche au carrelet (1900); la Céramique, panneau décoratif exposé en 1902; ta Toilette de la poupée (1904); En Dauphiné (Î906). Il a obtenu une bourse de voyage en 1889 et une médaille de deuxième classe en 1894.

LauRENTIUS Pétri [Lars Peterson Xericius), premier archevêque luthérien de la Suède, né à Orebro ou 1 199, mort à Upsal en 1573. Il fut, avec son frère Olaus, élève de Luther et do Mélanchthon, à Wittenberg. fut à son retour nommé par Gustave I" tudi magister à Upsal, ot, en 1531, devint archevêque, après avoir épousé une parente du roi. Il sut, par la suite, tout on dirigeant de grands travaux (traduction de ta Bible entière en suédois, 1541, rituel accepté par l'assemblée du clergé de 1572 à Upsal), vivre en paix avec le roi. Il laissa une chronique suédoise {Scriptores rei'um suecic, niedii xoi. II)

Laurent-PICHAT (Léon), littérateur, publiciste et homme politi(|ue français, né et mort à Paris (1823-1886). possesseur d'une belle fortune, il voyagea en Italie et en Orient, et écrivit alors, avec son ami Henri Chevreau, îles poésies qu'il publia sous le tiiro do Voyageuses (1814 1. Il continua à composer dos vers dans lesquels il affirmait ses idées républicaines et novatrices, collabora au o Propagateur de l'Aube » 0^48). fonda en 1853, avec Ulbach et Alaxime Du Camp, la Revue de Paris, oui fut supprimée en 1850, puis fut rédacteur du « Phare ao la Loire », du <■ Réveil ' et de la = Cloche *. Elu. en 1871. député de la Seino à l'Assemblée nationale, il vota avec lextréme gauche, et fut nommé, en 1875, sénateur inamovible. On lui doit des recueils de vers: Libres paroles (1847); la Chronique rimée (1850; ; Avant le jour ii869); les Réveils (1888) ; des romans et des nouvelles : Cartes sur table (1855) :

Laurier.

Païenne {im); la Sibylle (1859); Gaston (1860); Commentaires de la vie (1868), et un recueil de causeries : les Poéta

du combat (1862).

LAnRIA(Amilcarc), romancier itali'»n. né à Naples en 1854. Il est l'auteur de nouvelles n ,jù il a

peint avec beaucoup d'exactitude ci i vie na-

politaine : Sebetia, Schizi napotetam < attcm

(1885); Novctle nere (1887); Hagnz:

Donna Candida (1891); Vecchia \ap' Camitlo (1897) ; Y ravatieri délia Rosn

H'J02); le Garibaldiue (I90i,. Il a < :.

sous son nom réel ou sons le pseuil ■ â

de nombreuses revues, notamment à l:i ^..i»

et à « Natura od Ane ».

Laurie (André). V. GnoossiiT (Paschal), au t. IV.

Laurier (sir AVilfrid), homme d'Etat canadien, né en 1841 dans le petit village do Saint-Lin. Nô d'un francocanadien, élevé dans la religion catholique, il devint avocat en 1864, et se lit connaître comme un orateur éloquent et un homme d'affaires intègre. Il débuta dans la vie politique en 1871 comme membre de l'Assemblée provinciale de Québec, où il parlait en français ; en 1874, il entra au Parlement fédéra' 11 fut une première fois mini^ tro dans le cabinet libéral d- 1876. Les élections de 187ayant ramené au pouvoir les conservateurs, il devint le chci de l'opposition libérale lors de la retraite d'Edward Blake. Il fut nommé premier ministre du Dominion en 1896. Etant venu en 1902 assister au couronnement du roi Edouard Vil, il rit aussi une visite on Franco et, à cette occasion, exprima son désir de voir se resserrer les rapports économiques franco-canadiens.

LausER (Guillaume), historien et journaliste allemand, né à Stuttgart en 1836, mort à Berlin en 1902. Il étudia la théologie protestante et la philologie à Tubinguc, l'histoire et les sciences politiques à lîeidelberg. compléta ses éludes à Paris, y devint journaliste, fut correspondant do plusieurs journaux allemands, se rendit dans cette mémo qualité en 1808 à Madrid, suivit larmce allemande en 1870 pendant la guerre franco-allemande comme correspondant de guerre, assista à la Commune de Paris, so fixa à Vienne en septembre 1871, y fut un des rédacteurs de la « Nouvelle Gazette quotidienne viennoise », y édita la revue d'art a Chronique générale de l'art ", se rendit, en 1892, à' Stuttgart, y prit la direction do la revue • Par-dessus les terres et les mers n, fut nommé en ï89G rédacteur en chef de la « Gazette générale de l'Allemagne du Nord », le grand organe officieux du gouverment" allemand, sut gagner la confiance des chanceliers Hohcnloheet Bulow, et fut un dos plus brillants défenseurs de la politique mondiale de l'empereur Guillaume II. 11 a publié: les Matinées l'oyales et Frédéric le Grand (1865) ; l'Fpoque contemporaine en Espagne (1872) ; Histoire de V Espagne depuis la chute d'Isabelle jusqu'à l'avènement d'Alphonse XII (^1877) ; Sous la Commune de Paris (1878) ; Du pic de la Matadetta jusqu'à Maloga (1881); A droite et à çaucAe (1889); le Premier Roman humoristique. Lazarillo de Tor mes (ISS9).

*Laussedat (Aimél, officier et savant français, né à Moulins en isl9. — Il a été élu membre de l'Académie des sciences en 1891.

Lauth (François-Joseph), égyptologne allemand, né à Ârzbeim (Palatinat) en 1822, mort à Munich en 1895. II fit ses études à Munich, fut professeur à l'Ecole latine de Kusel (1847), puis au gymnase Wilhelm de Munich. Il fut nommé en 1853 répétiteur et, en 1X56, professeur au corps de cadets. Après des vovages d'études entrepris de isos à 1865, il devint professeur au gymnase Maxiniilïen de cette ville, puis à l'Université (1869) et conservateur des collections égyptiennes de Munich. Ses principales Publications sont : Manéthon et le Papyrus royal de Turin il865); Homère et l'Egypte (1867) : JÏoïse t'HébrPu, d'après deux sources égyptiennes tirées de papyrus (1869); tes liésultats historiques de l'égyptologie (1369); la Stèle de Pianchi (1870); Guide à travers TAntiquarium rouai de Munich (1870); un JVoureau Texte de Cnmbyse il8"5); Chronologie: égyptienne (1877); l'Epoque de Troie (1877); Busiris et Osymandyas {X^tS): Moses-Hosarsyphos-Satihus (1879); Dans les temps préhistoriques de l'Egypte (1879-1880). Les travaux de Lauth sont très originaux ; on lui reproche cependant de contenir trop d'hypothèses aventureuses.

Lauzet (Auguste), peintre et lithographe français, né à Marseille en 1865, mort à Aubagoo (Var) en 1898. II est principalement connu comme lithographe. Il a reproduit l'œuvre presque entier de son compatriote le peintre MonticelU , et la mort l'a empêché de terminer la reproiluclion de lœuvre de Puvis de Chavannes, travail fort avancé et des plus précieux.

Lauzet exposait au Salon de la Société nationale. On a principalement remarqué au Salon de iUOi une vigoureuse reproduction de VHèmicycle de lu Sûrhonne, par Puvis de Chavannes.

Lauzun (iiôtel\ à Paris.

Ce majestueux hôtel fut construit dans l'île Saint-Louis vers 1650. par un financier nommé Le Grun des Bordes.

En 1657, il fut occupé par le fameux duc de Lauzun. Au commencement du xviii* siô- U^tcl de I-auzun.

cle, il appartenait à un receveur des rentes du clereré, Ogier, puis il passa à la famille Pimodan, qui le possédait au momcot do la Révolution.

LAURENS — LAVREINCE

II eut longtemps pour hôte le baron Jérôme Pichon. biblit

philo rooomuic. a la m-.rr ■\\i..u,.\ ..., i. -. \ ,>i„ i

Paris en fit 1 famille du b.i

ei de donner u. .^ « i-...,. .. -r ■- a.j .as ou a u.'-.ra

être à vendre d« nouveau.

LavAL-ATGER, r,.iuui. ■!<• I:i L'-z- r.-. arr.,r. 1. <t

câux puri^^;r«ci>.

La VALLEY ^Gn^f on'. !:'T-^ntrnr frari.;,-iN. n'- iVouilh

qu il a -l'jiiU' naux de sa j romans et d ' quels : Aur'i tion (I874y:

Drames de lu L

les Crimes de la i (1904); Caen, son Compagnies du Pa^ de tir avant la R* .

cucil do biographi- '-'•' ■ Etwies sur c/ //-•■sv- ' Robert Lefévre, sa vie, • chansonnier (1905! : t*'.r.

j.ojei ingénieux Contre \suffisance de nos lois cour vatcur adjoint à la bibbo devint conservateur en cl.ei eu i-si.

LAVANDIÈRE n. f. Terrain occupé par des plants do lavande : Iften que sur le mont Ventoux, les lavaxdiêbes occupent une superficie de onze mille hectares.

I*A VaUDÈRE (Jane hv . f- inmr- ^l.- bitr-'S frari' aîs^. née à Paris en 1802. Elle i.' sculpture. De 18?(7 à isi'i. • les Heures perdues, Roya.., Minuit et Evocation. Elle put roman, Mortelle étreinte, qui (1892,; Josiane (1892); te A"-^ ' (1894); le Serment, et un que» (1895); les Frôleurs Sang (1898); Trois Fleul^ ,-- .,.„/,<. de Kama (1899) ; l'Amazone du roi de > elle-même (1901); les Courtisanes de Guescha amoureuse, le Harem de .*> 1 1905); l'Amante de Pharaon ■ 1905, : li ~ 1,1906) et la Vierge d'Israil 1906 . Au '.. le Modèle (un acte en vers, Odéon, I-'.'i ; i id'. pièce en vers pour l'inauguration du théâtre Victor i {l904), et le Virage, comédie en quatre actes, anx ] il906), à (juoi il faut ajouter les quinze pei réunies dans le volume intitulé Pour le J jouées aux Capucines, aux Mathurins, au Gr.; ^

à la Roulotte, etc.

LavauZ, district de Suisse (canton dp VandV en hnrdure du lac Léman et connu si.

produisant des vins blancs esiii.

ce district (Dézaley; groupe :

Saini-Saphorin, réputés les n-' t u.ly. l.u-

iry, etc., donnent aussi d'excci, La majeure

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