LAWN- BILLARD
LECHEVREL
fpsscur adjoint à l'Acadômie des beaux-arts do Suètlo. MalL;rc cette situation, qu'il jugea pout-Ctro insuffisante, la ï>u(>dc ne put le retenir. Il débarqua, en 177), à Paris, et y st-^journa jusqut-u 1*91.
Compositeur do scciics galantes, ses peintures, dessins coloriés et gouaches, (juc recommandaient une exécution niinutiousii et un dessin spirituel, eurent une vogue cxcrf'ine. Ses œuvrt'S originales sont très rares en l-'ranco. J-a plupart sont retournées on .Sut^de. Les Goncourt possédaient les gouaches originales du Concert atjréablc et du -Mercure de France, où l'on voyait Beaumarchais, dans un parc, lisant ;\ une société choisie son « Figaro ». Les estampes gravées par Nicolas do ],aunay ou Dcqueauvilliers daprès Lavroincc, ou les fac-similés de couleur do Janinet sont très recherchés. Chassé par la
Révolution, Lavreince retourna on Suède et y Tut comldé d'honneurs et de commandes. Une de ses compositions les plus importantes est le /ial masuuê dunnt^ par la Cour de J'Yaticc en l'honneur de Gustave 11/ (la Du Barry y est représentée en Daléoarlienno'i. La gravure a popularisé : ie BiUet doux. Qu'en dit i'abbt^, l'Aveu difficile. l'Heureux Aloment, la ComparaisoJi, la Consolation de l'absence, l'Assemblée au content, le Lever des ouvrières en jnodes, le Coucher des ouvrières en modes.
LAWN-BILLARD {la-oun') n. m. Jeu qui se joue sur une pelouse, avec des marteaux à long mani'he et des boules, conformément aux règles du jeu do billard.
Lazare (Bernard), critique et publi.'iste français, né à Mmes en 1865, mort à Paris en 1903. 11 se rendit à Pans en 188G, et publia, en collaboration avec son cousin Epliraïm Mikhacl. le poème de la Fiancée de Corinthe, d'où C. Mondes devait tirer le livret de liriséis. De 1890 à 1893, il publia avec Paul Adam. IL de Régnier, F.Viellé- Greffin, les Entretiens prdiiiqnes et littéraires ; donna en 1892 un recueil de contes phdosophiques : le Miroir des légendes, écrits dans une prose rythmée, compliquée et précieuse, et collabora au " Mercure de France», au
■ Figaro» à l'- Echo de Paris», au «Journal", à la
■ Revue blanche >>, où il écrivit des chroniques et des études critiques, réunies en 1894 sous le titre de Figures eontemporantrs. Auteur de la Vérité sur l'affaire Dreyfus (^1896), il mena une campagne de réhabilitation en faveur de l'ex-capitaine. Il défendit ses coreligionnaires dans des écrits iulitulés ; r/l«fjs^mi7(5me (1894); Contre l'antisémitisme (i89G); Antisémitisme et religion (IS98); le IS'ationalisme juifil^OS), et dans ses études sur les juifs do Roumanie publiées dans les Cahiers de la Quinzaine. On lui doit encore : la Télépathie et le Néospiritxialisme (1893,1 ; l'Ecrivain et l'Art social (1897); les Porteurs de torches (1897) ; ta Porte d'ivoire (1898).
LazAREV (institut), établissement situé à Moscou et qui doit son nom à un riche Arménien. Jekina Lazarev, mort en 1826. Le but de son auteur était de donner à ses compatriotes et aux divers peuples orientaux le moyen de mieux connaître la Russie et d'être connus d'elle. Il est devenu un établissement d'Etat et joue à Moscou un rôle analogue à celui de la faculté des langues orientales de Saint-Pétersbourg. On y enseigne l'arabe, le persan, le turc, les dialectes tatars, le géorgien et l'arménien,
* Lazarus (Maurice) Filehne (Posen) en 1824.
* LazergcS (Paul-Jeao-Baptiste), peintre français, né â Paris en 1845. — Il est mort à Asnières en 1002. On a pu voir de lui au Salon do cette même année une vigoureuse peinture : Passage d'un gué, la nuit, près de liiskra.
LAZURITE n. f. Nom qtii est à la fois synonyme de
LAPIS-LAZULI et de KLAPROTUINE.
XjAZZARI (RylvioJ. compositeur, né à Bozen fTyrol autrichien) on 18G0. Apres avoir fait d'excellentes études littéraires et juridiques à Innsbruck, à Munich et à Vienne, il alla se fixer à Paris, où bientôt il se fit naturaliser Français. Dès son enfance, il avait travaillé la musique. II se fit admettre au Conservatoire, où il devint élève d Ernest Guiraud et de César Franck. W'agnéricn fervent, il no larda pas à fttre l'un des membres les plus actifs de la Société nationale de musique, où il fit exécuter quelquesunes de ses œuvres. Celles-ci comprennent, au point de vue symphoniquo : une suite dorchosire, une symphonie, une Marche pour une fête Joyeuse, un Cuncertstûck pour piano et orchestre, et Effet de nuit, tableau symphonique ; comme musique do chambre : un trio pour piano, violon et violoncelle, un quatuor pour instruments à cordes, un octuor pour instruments à vent
et une sonate pour piano et violon. A cela il faut ajouter plusieurs chœurs pour voix do femmes, trois duos do chant, trente mélodies avec piano, quelques autres avec orchestre, une suite pour piano otde nombreux morceaux pour le mémo instrument à deux et à quatre mains. Lazzari a écrit aussi la musique d'une pantominu-, Lulu, jouée ù la Bodinière eii 1887, et enfin il a fait repn eenier sur le théâtre alleman :
de Prague, en 1898, un dram.
l.vriquo en trois actes, intitulé Armor, qui a paru ensuite en ' français (1905), sur le Grand- Théitre de Lyon.
*LÉANDRE (Charlos-Imcien), peintre et dessinateur français,
né à Champsecret (Orne) en 1862. - „.,,„., ,,,,, „ ,. „ brossé que de rares peintures à l'huile, comme le portrait ■ f^A*"*^'"''* °" <^**"^'"c le triptyque lu Vie rfuwem/îv. destiné à une brasserie et remplacé par une autre toile intitulée le Départ pour le réveillon (190G) ; mais il a exposé do
philosophe allemand, né à - Il est mort à Meran en 1903.
Depuis 1898, il n'a
Le Bai'^y.
nombreux pastels, visages de femmes ot d'enfants surtout, venant à la suite d'une œuvre importante, qui figura à l'Exposition universelle de 1900 (Pans) : Sur champ t/'or, et il a également, outre ses portraits-charges, dessiné beaucoup de lithographies et d'al'fichcs. Parmi celles-ci, il faut citer: AlUy-Aieycr, Yvette Guilbcrt, ta Princesse jaune, Joseph Prudhumme pour le bal des humoristes; les Nouveaux mariés en costume de 1830 ; parmi les estampes, la Fenime au singe, la Femme au chien, une Page d'amour, la Femme au guerrier, la Vierge normande, les Bergers et tes Lutteurs.
*IjE Bargt (Charles-Gustavc-Auguste), acteur français, ne à La Clia]»ellc (Seine) en 1858. - Il a créé avec beaucoup de talent un certain nombre de rôles dans : les Fossiles, Pairie, l'Iiniijjnf, leMari/uis de Priola, l'Autre Danger, le //édale, le Duel, dans lequel il a obtenu un vif succès; etc. — I-.a femme de cet artiste , Simone Le Bargy, née Bk.nda, a débuté avec succès au Gymnase, en 1902, en créant le rôle de Jaccjuelme dans le Détour; après quoi, elle a établi avec talent ceux de Judith dans le Retour de Jérusalem, d Evcline dans le Bercail, ainsi que le principal rôle do la Itafale.
LebAUDY (Paul;, industriel, lionime politi([ue et aéronaute français, né à Enghien en 1858.
Fils de l'industriel Gustave Lebaudy, propriétaire de raffineries importantes, et qui fut député de Seine-et-Oise(mort en ls90),Paul Lebaudy a succédé à son père dans la direction de ses établissements industriels; il a été élu conseiller général de Seine-et-Oise pour le canton de Bonnières, et député de l'arrondissement de Fontainebleau en remplacement de Gustave Lebaudy, en 1893. Il a été réélu en 1898, 1902 et 1906. Possesseur d'une grande fortune, il en a consacré une grande partie à des recherches suivies sur la direction des ballous, et le premier, il est arrivé en France à donner une solution véritablement pratique du problème de la navigation aérienne. Les premiers essais publics de l'aérostat iju'il avait fait construire, le Jaune, eurent lieu avec succès eu 1902 et en 1903, et le ballon eifectua le trajet Moisson-Mantes- Paris. Depuis lors, Paul Lebaudy, assisté de son frère Pierre et des mécaniciens Juchmès et Rey, a réussi à construire un dirigeable, le Lebaudy, qui a été l'objet d'expériences militaires des plus intéressantes, poursuivies au camp de Cliàlons et aux abords de la frontière française de l'Est. V. aérostation.
Lebaudy (dirigeable). V. aérostation.
LebeSGUE (Philéas), littérateur français, né à La Neuvilie-Vault (Oise) en 1869. Il débuta vers 1888 par des poèmes qui l'amenèrent à étudier les questions prosodiques; il s'initia aux idiomes de France. Ses ouvrages sont : la Tragédie du Grand Ferré (1892); les Folles \ ervpines (vers 1902) ; le Sang de l'autre (1901) ; la Nuit rouge ; r.\me du d'-stin (1905); ïe Boman de Ganelon (190G) ; des études critiques: le Portugal littéraire d'aujourd hui {I90i) ; la Grèce littéraire d'aujourd'hui (1906); un essai philosophique : Aux fenêtres ae France (1906) et un volume remarquable d'observations philologiques. l'Au-delà des grammaires (1901), qui signala l'auteur à l'attention des lettrés.
LeblOIS (Georges-Louis), pasteur et écrivain français, né et mort à Strasbourg (1825-1898). Il exerça les fonctions pastorales à Wesserling (1850\ puis à Strasbourg, de I85;î à la fin de sa vie. Partisan d'une religion naturelle et universelle, il défendit constamment, mais dans un large esprit de conciliation, la cause du progrès et du libre examen. On lui doit, notamment ; l'Œuvre de la Réforme (1858) ; l'Intolérance (1860) ; la Mission de la femme (18G5) ; la Tâche du protestantisme (1870) ; Strasbourg avant et pendant /(f sièj/e (1S71) ; Religion et science (1875); la Morale (18S5) ; enfin, un ouvrage plus considérable : la Bible et les Initiateurs religieux de Vhumanité (1883-1888)
Lebourg (Charles-Auguste), sculpteur français, né et mort à Nantes (1830-1906). Il reçut de bonne heure les leçons d'Amédée Ménard dans sa ville natale, et compléta son éducation artistique dans l'atelier de Rude (1850J. Son premier envoi au Salon (1852), un buste en plâtre, passa inaperçu. L'année suivante, il exposa un Enfant nègre jûuant avec un lézard. On cite, parmi ses meilleures (euvres : Vierge gauloise marchant au supplice, marbre; vue Mère, groupe en marbre; l'Enfant à la sauterelle, marbre qui est au musée de Nantes avec un autre marbre, la Prêtresse d'Eleusis, et le Joyeux Devis, çi:rou\^e en 'bronze ; l'Enlèvement de Déidamie, au musée de La Flèche; Saint Jacques (église do la Trinité, à Paris), etc. Les bustesportraits faits par Lebourg sont très nombreux (lady Wallace, Emile de Girardin, Auguste Comte, etc.) Il est lauteur du modèle des fontaines Wallace. II a contribué junir une part importante à la décoration de l'hôtel de ville do Fontainebleau. Sa dernière œuvre importante est une stniue équestre de Jeanne d'Arc à Patay, pour la ville do Nantes. Mentionnons aussi la statuette en bronze de son félébre conijiatriote, l'oculiste Guéjtin.
*Le Braz (Anatole), littérateur français, né à Duault l'ùtos-du-Nord) en 1859. — Il passa, en 1901, du lycée de t^uimper, où il était nrofcsseur. à la faculté des lettres do Hennés en qualité de maître de conférences, et devint titulaire de la chaire de litiérature française {1905^ dès qu'il eut pris le grade de docteur avec un savant Essai sur l'histoire du théâtre celtique (1901). 11 a donné des articles ù de nombreuses revues. Comme conférencier, il s'est fait entendre ;i la Société des conférences du boulevard Saint-Germain (1900), et il a été appelé succossiveraont à (ienôvo (conférences do VAula); à Liège (exposition do 1905), et aux Etats-Unis (Harward University, fondation Hydo); etc. Il a publié, depuis 1901 : la Terre du passé 0902), une édition augmentée de la Légende de la mort chez les Bretons Armoricains ; Cognomerus et sainte Tn/phine, mystère breton (1904) ; les Contes du Soleil et de la Brume (19*05), et Ames d'Occident (1906).
Lebret (Georges), homme politique français, né à Etampes on 1853. Principal clerc do notaire à Paris, il so
fit recevoir docteur en droit en 1879. fut alors chargé par le ministère do l'instruction publique de la mission do recueillir en Angleterre et en Ecosse les usages et la législation relatifs à la propriété foncière, fut attaché « ummo agrégé à la faculté de droit de Cacn, suppléa Demolumbc dans la chaire de droit civil, fut pourvu en I8S5 de la chaire de droit criminel et, en 1891, d'un cours de législation financière. A])rès s'ètro présenté sans succès à la députai ion en Seine-et-Oise aux élections do 1885, il devint en 1S92 conseiller municijial et niairo de Caeij et fut élu député de la première circonscription de ctHte ville aux élections générales do i«93 et réélu en l«98. Le i*'' novembre 1S98, il entrait dans le troisième cabinet Dupuy avec le portefeuille do la justice, qu'il conservait jusqu'au 22 juin 1899. Il déposa, le 30 janvier 1S99, le projet do loi modifiant l'article 4i5 du code d'instruction criminelle et comportant le dessaisissement de l'utraire Dreyfus p^ir la chambre criminello de la Cour do cassation. Il échoua aux élections de 1902 contre Delarbre, et rentra dans l'Université cumme professeur do droit civil à la faculté do droit de Caen. Il a publié : Etude sur la propriété foncière en Angleterre (1882).
XjE Breton (Gaston), archéologue et critique d'art français, né à Koueu on 1845. Il employa une i>artie de sa jeunesse à voyager en Europe et en Orient. De retour à Kouen, il fut nommé directeur du Musée de céramique (1875), puis directeur du Musée des antiquités de la Seine- Inférieure (1891), puis directeur général des Musées de Kouen. Il devint, en outre, conservateur des monuments historiques de la Seine-Inférieure et du musée Corneille à Petit-Couronne, professeur à l'Ecole régionale des heaux-arts, et fut élu correspondant de l'Académie des l)oaux-arts (1887,i. De ses nombreuses publicatious. nous citerons seulement : le Deuxième Centenaire de Pierre Corneille (1881) ; les Faïences de Quimper et les Faïences de Rouen (1876); la Céramique espagnole (1879i; la Manufacture de porcelaine de Sèvres d'après un mémoire du xviir siècle (1881); Schnetz et son époque, lettres sur l'art (1885-1886); les Maîtres de l'ornement de l'Ecole française aux xviS XVII* et xviii" siècles (1888); Essai historique sur la sculpture en cire (1894); Etude sur Lucca délia Robbia (1899); etc.
Le Camus (Emile-Paul), évéquc et écrivain français, né à Paraza (.\ude, en 1839. Il suivit les cours de théologie à Saint-Sulpice de Paris, et puis à Rome, au collège romain et à la Minene. Reçu docteur en théologie, il fut nommé vicaire à Narbonne. Dès 1S66, il renonça au ministère paroissial pour se livrer à la prédication et à
I étude. En 18G9, il assista au concile du Vatican comme théologien des évoques de Las Cases et Ginoulhiac. Il devint en 1870 directeur de lécole de Sorèze. En 1875, il fonda le collège Saint-François-de-Sales à Castelnaudary.
II en quitta la direction en 1S87, pour continuer ses études sur les origines du christianisme et faire des voyages scientifiques eu Egypte, en Palestine, en Grèce, en Asie Mineure, etc. En même temps, il se livrait à la prédication, et prêchait en particulier des retraites ecclésiastiques dans divers diocèses. Préconisé évéque de La Rochelle en 1901, il s'occupa activement de renouveler les études dans son grand séminaire. Homme de grand savoir, il a publié principalement : Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ (1882), ouvrage qui coûta à l'auteur de nombreuses années de travail et eut beaucoup de succès (il a été traduit en diverses langues) ; Notre voyage aux pays bibliques [1890 ; les Sept Eglises de l'Apocalypse; l'Œuvre des apôtres, qui comprend : la Période d'affranchissement (1896), la Période de conquête, en attendant la Période d'organisation. Il a écrit aussi des lettres pastorales sur le Symbole, le Pater, le Gloria patri, etc.. et enfin, à propos de la séparation des Eglises et de l'Etat, une brochure d'actualité intitulée : 7'irer le bien du mal ; etc.
LECANORCHIS {lé, kiss) n. m. Genre d'orchidées-néottiées. (Les lecanorchis sont des plantes saprophytes, dépourvues de feuilles. On en connaît deux espèces de Java et du Japon, caractérisées par la présence d'un calicule à la base de l'ovaire.)
Le Gardonnel (l'abbé Louis), poète français, né à Valence (Drôme) en 1862. Il fit ses premières études au petit séminaire et au collège de sa ville natale, puis so rendit à Paris, où il fit partie du groupe de jeunes qui s'intitulait Nous autres! (1S84^. Il fut alors un colJaboralcur T'-marqué de l'o Ermitage b et du ^ Mercure de France • . Renouvelant définitivement l'essai qu'il avait fait en I8SG au séminaire d'Issy, il partit pour Rome, où il entra au séminaire français (lS9-i). Il en sortit en 1896 pour recevoir l'ordination des mains de l'évoque de Valence, dans le diocèse duquel il exerça le ministère paroissial jusqu'en 1899.11 se retira alors chez les bénédictins de I.igugé, près de Poitiers. De retour à Valence, il se livra à la prédication et publia son volume de vers intitulé Poèmes (190t . où il raconte l'évolution de son âme à travers des sonçt-s platoniciens, jusqu'au sacerdoce. En juin 1905, il se retira À Assise. En 1904, il a été chargé au « Alercure de France • de la rubrique : Questions morales et religieuses.
Le ChATELIER (Frédéric-Alfred), officier et orientaliste français, né à l'aris en 1855. Capitaine d'infanterie en 1886, il fit partie de la missio i Flatiers, puis il fut détaché à l'état-major du ministre de la guerre. Il quitta l'armée pour s'occuper activement d'explorations ci d'alfaires coloniales dans l'Afrique occidentale. En 1895, il <'ut le malheur de tuer, dans un duel à l'épée provoqué par une polémique de presse relative à des questions » olonialcs, l'écrivain Harry Alis. Il fut appelé en 1903. à la chaire do sociologie et de sociographie musulmanes au Collège do France, qui venait d'être créée. I^rmi ses travaux, il faut citer : tes Confréries musulmanes du ffedjrtr(1887); t'Jslam au XIX* siècle (1888); tes Medagnnoi [fhaamba saharien^) [1888]; le Soudan français (1891). Tribus du Sud-Ouest marocain (1891) ; l'islam dans l'Afrique occidentale (1^9'.t); etc.
♦LeCHEVALLIER-CHEVIGNARD (Edmond), peintre ot décorateur fiançais, professeur à l'Ecole des arts décoratifs, né à Lyon en 1825- — Il est mort à Paris en 1902.
LechEVREL 1 .\lphonse-Eugène\ sculpteur français, né :\ Paris en 1850. Il fut élève de H. François. Son œuvre se compose de deux parties : lune consacrée à la gravure sur pierres fines, l'autre aux plaquettes de métal. 11 fut appelé en Angleterre on 1877. pour y renouveler l'art de la gravure sur verre à plusieurs couches. A l'Exposition
<lo 1900 [Paris), il exposa un cadro .io pierres rtnes, contona l en re autres : le l'ortyuil de Sad. Carnol. inta lie sardoine; U;;h', inlaille onyx ; Masf/ue de A/Muse, cam.'o monté on orlevrcne; plusieurs portraits; l'Amour; .\,j,„phe, etc. hn outre, ,1 offrait un choix <lo 29 plaquettes ou médailles, parmi lesquelles YIJomn.a.jc Lx\r«„eu," /■-«np«M ravissante plaquette qui appartiom à la Monnaie ; / Histoire enreumre les découi-erles de UrcMoloni,; nlanuotto acquise par IKiat, etc. Un choix des œuvres do Loclievrel se voit au musée du Luxembourg tCoiisultiitio) mimUc sur sardoine. au musée des Arts décoratifs, et enlin au musée do niotel des monnaies et médailles 11 a e.\pi)si; aux Salons annuels depuis 1873.
LÉCITHOPHORE (du gr. /<-/>-,MoJ, jaune dœuf, elphoros, qui porto) adj. Biol. iNoni donné par E. Van Beneden aux cellules endoderiniques de l'cmbrj ou des mammifères.
*Leckv (William l'Mward Hartpoole), historien et moraliste ang ais, né à Dublin en 1838. — Il est mort à Londres en i!)03. 11 s était consacré exclusivement à Ihistoire et à
a philosophie morale. Il publie, en 1861, sous le voile de I anonymat, the Leaders uf /.ubtic opinion in Jreland, où il passe en revue, dans une série d'études brillantes, Swift Hood,GrattanetOCQnnell.Quelqucsannéesaprès,dansMe Historn of lie riseund in/luence of the spiril ofralionalism m Hiirope (1SC5), il mène à bien une vaste enquête sur les progrés do 1 esprit du libre examen dans les temps modernes. 1)0 mémo, son ouvrage suivant : the Historii of Enijland m the is"' century (1878-1890), constitue plutùt tine apjireciation philosoplii<|uo des causes lointaines et des événements qui aboutissent à la Révolution française qu un récit proprement dit. Comme moraliste, il est l'auteur de the t/istori, of Kun.penn Morah from Aw/uslm Io Charlemugne {18ii9), qui se distinsue par son raisonnement impeccable et une prolonde érudition. La modération de ses juyenients porta Lccky i se déclarer contre le home ni(c irlandais au Parlement, où il représenta l'université de Dublin de 181.5 à 1903, et à exposer les faiblesses du railicalismo dans Democriwi/ iiiid Liberty (isue). 11 fut anpelé au conseil privé en 1897 et décore de l'ordre du Mérite, en 1902. En 1899, d fit paraître the Map of life : Condnctaud character où il traite des questions de morale pratique. Son style sobre et précis laisse une impression de force et convient admirablement au caractère presque scientifique de ses recherches.
LECLAlRE(EJme-Jean), industriel français, né à Aisysur-Arinançon (Yonne) en 1801. mort à Herblay (Seiue-et- Oise) en u 2. Leclaire se rendit à Paris à dix-sept ans. bans ressources, n ayant qu'une instruction rudimentaire U entra comme apprenti chez un peintre. Il s'établit à yingt-six ans et sut rapidement faire acquérir de l'importance à sa maison en outreprenant de grands travaux dans lesquels 11 réussit pleinement, tout en donnant à ses ouvriers des salaires plus élevés que ceux ordinairement payés dans sa corporation. Emu des souffrances pliysiiiues causées à ses ouvriers par le dangereux emploi de la céruse, Leclaire se ut chimiste et découvrit en 1841 la manière d'utiliser en peinture le blanc de zinc, substance inollensive Une médaille d'or de la Société pour l'encouragement de 1 industrie nationale, un prix Montyon récompensèrent cette découverte.
Leclaire eut ensuite le premier l'idée, qu'il mit avec succès en pratique, de la participation des ouvriers aux bénénces, et c est à cette dernière œuvre que son nom reste surtout attaché. En 1895. le conseil municipal de 1 ai'is a honore la mémoire de Jean Leclaire en donnant son nom ù une rue du XVII- arrondissement (Paris). Une statue, due au ciseau de Dalou, lui a été élevée, l'année suivante, sipiare des Kpinettes (Paris).
Leclerc (Max), littérateur et éditeur français, né à 1 ans en 1804. Licencié en droit, lauréat de l'Ecole des sciences politiques il Ht des études supérieures à luiiivcrsito de Bonn (Allemagne) et en Angleterre. Rédacteur P,'='fo?Ji'',v ^'^° ''".''î '"'''^'='<^tion du . Journal des Débats « (1888-189.t), charge de mission au Brésil (1889), aux Etais- Uiiis et en Angleterre (1890); correspondant parisien du « Journal do Genèvo ,. (1893-1894); secrétaire de la rédaction du . Bulletin de 1 office du travail . (1894-1896^ il devint un des directeurs de la maison d'édition Ajm'ànd Colin en 1900. U a publié : les Peuplade, de Madagascar (1887); une linwersilé allemande : deux semestres à Bonn («Revue française., déc. 1887 à févr. 1888); la Vie municipale en Prusse (1889); Lettres du Brésil [isoo) ; Choses d Amérique : les Crises économiques et religieuses au^ htats-Unis [çamoaaé par l'Académie française] (1891); le Itfe social des universités (1892); l'Education et la Société en Angleterre :l. f Education des classes moyennes et dirigeantes;}!, les Professions et la Société [couronné par 1 Académie Irançaise] (1894); etc.
Leclercq (Julien), littérateur français, né à Armeniiures (^ord) en 1865, mort à Paris en 1901. S'étant rendu à Pans vers 1885, il s'adonna à la poésie, collabora au . Mercure de France «,o,1 il publia une pièce en troisactcs, a \ie sensMe, puis lit paraître : les Strophes damants
!o, ' T ni " ^''''■' '*■»" ^' '" •'«'"«■Me contemporaine (1892) la / hysionomie. l-isages et caractères (1896), ouvrage écrit d après les principes d'Kugène Ledos. Il visita la Finlande, et organisa à l'étranger des expositions de peinture française. r » ">-
liECLERQ idom Henri), bénédictin et érudit français, lu; a loiiriiai (Belgique) en 1869. Il suivit d'abord la carrière militaire, devint sous-lieutenant en 1893, puis quitta l'arnico et entra chez les bénédictins en ls95. Il résida à H arnborough Angleterre), monastère qui avait pour abbé dom Cabrol U entreprit avec celui-ci un grand recueil de docunients liturgiques, intitulé Momimenln Ecclesix litiiiijica, dont le premier volume parut en 1902, puis un Dictionnaire d archéologie chrétienne (t. I", 1903). On a aussi déco fécond Ir^ymWonr : les Martyrs (t. I"-VI, 1902-1906)- ! Afrique chrétienne (mi); fEspagne chrétienne (1905 Manuel d archéologie chrétienne (2 vol. 1906). Enfin il a traco''„'îh^rd°Helvîé^"^"^'"* ^^ aissertations VJiistoire des
liE CORBEILLER (Jean-Maurice), auteur dramatique français ne à Bourg-la-Reine en 1859. Rédacteur au ■ Journal des Débats . de 13S6 à 1S92, il donna aussi-des articjcs au . Gaulois «, au . Figaro . et d'autres feuilles quoti.liennes, et publia dans la . Revue dramatique . (18 10) une éttide théorique et critique sur le Mélange des genres au théâtre qui fut remarquée. Il a donné au théâtre :
{t. u-J"',".' ^tpropos pour l'anniversaire d'Alfred de Musset (Comédie-hraiiçaise, 1887); (a Hévérenee. pantomime, de P. Vidal (Bouires, 1889); le. Fourche, Caidine,, drame en un acte i théâtre Libre, 1891 j; le Nid dautnJi
i n?."if' m' \=""J,"'"'"; ',*'•'-'' " •■"' «^'""•K'i 'Je l'organisation du . Musée du mobilier et de la décoration . à l'Exposition universelle do 1900 (Paris). .Membre actif de la Ugue de la Patrie française. Le Corbeiller a fait depuis 1899 do nombreuses conférences politiques. Il s'est présenté sans succès aux élections législatives do 1902 dans ■L'^."'?""*';''''"""' '' ^'"y- "" =>"» élections municipales do 190i dans le quartier SainlrMerri.
Lecot (Victor-Lucien-Sulpico). cvéquo et cardinal français, no a Montcscourt (Aisne) en 1831. Après avoir lait ses études classiques au petit séminaire do Compiècrno et ses études théologiques au grand séminaire de Beauvais. Il lut nommé professeur au petit séminaire de Noyon (Oise). Durant la guerre do 1870, il fit campagne coinmo aumônier des mobiles de l'Oise. .Nommé curé de Saint- Antoine de Compiègno eu 1872, il fut promu en 1886 au siogc episcopal do Dijon et, en 1890, à l'archevêché de Bordeaux. Trois ans après, en 1893, il était créé cardinal.
Lecouteux (Lionel-Aristide), graveur français, né au .Mans en 1847. Elève de Gauc herel, Luminais et Waltner Il obtint sa première récompense au Salon de 1879 avec son eau-forte Leidé (Douarneuczj. Ses gravures d'après \an Marke : Epagneul et chien de berger, les Ootlcleurs de foin, d'ajirès Millet, Au piiturage, d'après Dupré, la llnrque de Don Juan, d'après Delacroix, achevèrent do fonder
sa réputation. Il s'est vu dé-
cerner la médaille d'honneur en 1899 pour sa planche magistrale. Embarquement pour Cylhère d'après W'atteau, et le jury international de l'Exposition universelle de 1900 (Paris) récompensa d'un grand prix l'ensemble de son œuvre. Il est considéré comme un des premiers aquafortistes de notre époque.
IiÉCURIEUX iJacques-Josepli), peintre français, né à Dijon en 1801, mort à Paris en 1891. Elève de Devosge
"nJ,", '^'■"•""■^ ;' If/"'" au Salon de 1827 avec une rtésurrection de la fille de Jalre. Ses meilleures toiles dans le genre historique sont : Préparatifs du martyre de saint Bénigne, Saint Bernard allant fonder l'abbaye de Ltairvaux, Saint /■irmin, premier évéque dAmiens, œuvres acquises par 1 Etat et îionorées de récompenses par le jury. Ce peintre fertile s'est exercé dans le portrait avec succès : le Peintre Ducornet, Dentu, Germain Delavigne, etc.
* ^nP*'*'''^*^ (/■'(•/«-Alexandre), physiologiste français, ne à Plougastcl-Daoulas en 1869. — Il a publié encore: tes Limites du counaissable (1903) ; Traité de biologie nooî); les Influences ancesirales (1904) ; le. Lois naturelles (1904); la Lutte unirerselle {lioe}.
I£OIEN, ENNE (rfi-in, en') adj. Se dit d'un étage géologique constituant le sommet de la série éocène de Belgique. (Cet étage, qui est notre bartonicn, est caractérisé par les sables de Ledc, près d'Alosi.)
— n. m. Cet éiage lui-même.
,! ^™,9<lH°WSKI (Miocislas). prélat allemand, né à
i.orki (1 olugue russe) en 1823.— Il est mort à Rome en 1902.
IiE Doré (Ange-Marie), prêtre et religieux français, ne à Auray en 1834. Il entra dans la congrégation de Jësusct- .Mario, dite des eudistes, en 1854 "Prêtre en 1858, il devint directeur du noviciat de sa congrégation, puis protossour do théologie (1861-1869) et assista au concile du \atican (1869-1870), comme secrétaire d'un des Pères du concile. Elu supérieur do sa congrégation en 1870, il résida à Redon (1870-1881), puis à Paris depuis 1881. Il a publié : fertus du vénérable Jean Eudes (1868) ; le Vénérable Jean Eudes, premier apôtre des Sacrés-Cœurs lisio) ; les Sacrés- Cœurs et le Vénérable Jean Eudes (lS9l); la Dévotion au Sacré-Cceur et le Vénérable Jean Eude, (1892). Lors des lois contre les congrégations, il prit vivement parti pour la résistance. On a de lui, à ce sujet : Simples observations sur un mémoire de M. Louchet (1895) ; A ttitwle passive des congrégations (1895) ; les Congréqations françaises et les /.OIS fiscales (1897) ; la Congrégation des eutl'istes devant le tribunal de la Seine (1904) ; la Persécution. Devoirs des catholiques (1905J. Orateur à l'accent volontairement familier, il a prêché de nombreuses stations et missions.
Ledos (Eugène), physiognomoniste français, né et mort à Pans (1822-1904). Fils d'un graveur, il fut élève à I Ecolo des beaux-arts, et plusieurs églises de Normandie sont ornées de ses peintures. Plus tard, il fit lui-même tous les dessins qui illustrent ses livres. En 1.S60-1861, il donna à la • Gazette des campagnes « des articles météorologiques. En 1894, il publia un Traité de la physionomie humaine, où il établit son système personnel, et en 1903, le complément do son traité intitulé les Tqpes physionomiques associés et les Phénomènes psychiques. LEDOUXITE n. f. Arséniure naturel de cuivre.
*,^o'*"''"'î,'^"e*°'"'> orientaliste et littérateur français, né à Sainte-Suzanne (Mavenne) en 1814. — Il faut noter I achèvement de la traduction de la Bible en dix volumes, d après les textes hébreu et grec et avec des études et des notes cntiques. Il a dirigé, avec Oppert et Heuzev, la . Revue d assynologie et d'archéologie orientale •,"ot a fourni .* 1 « Illustration ■ des articles do critique littéraire pénétrants et fins.
Lee (Sidney) , critique liitéraire anglais, né à Londres en 1859. Elevé à la- Ciiy of London School, puis au collège de Balliol à Oxford, il fut attaché à la rédaction du grand Diclionary of national Biography, comme assistant editor.de 1883 à 1890. Associé en 1890-1891 àLeslie Stephen, pour diriger cette importante publication, il en resta seul éditeur de 1891 à 1903. Entre temps, il donna des conférences sur la littérature anglaise à Trinity Collège (Cambridge, isOl-1902), au Lowell Institute de Boston, à l'nni-
K de c/ona
LÉCITHOPHORE - LEFÈVRE
introduction (1883-1885) la traduction d'/y.i..,, par lord Bernors, ) Autobiographie de l„r<i •< ""■*«"-/. qu il compléta (1886,, sa magistrale l AV;;""/: '^';"*V'f'"'e. ■189«) et la Vie de Ta reme Vi (1902,. Ces deux dernir-rs livres ^•|.^o.|ui^.l,l u amplifications les .i:
avait écrits pour ;■ errcore. parmi [«^s ■
E„qlishmen of thf '
à Straiford on Av-r
XjEEB (Jean), sculpteur allemand, né 4 Mcniininr.<.n en 1790, mort à .Munich en is-"! I! , ,,. i: , , i?,r " ^ P et en Italie, où il reçut : ■ • ■ -n . • ., .■ i,,i, „
retour en Allemagne, il ;i ses statues à Hylas. de I:-
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p.ifTMadu;a ?u t^::^:'i"t!i:^!^ °"^="''"' '''"
Leefdael, comm. do Belgique (prov. de Brabant arrond, do Louvain,); 2.000 liab. ""*■"■.
Leenhoff (Ferdinand), sculpteur hollandais, né 4 /alt-Bommol en 1811. Il reçut les leçons de Mezzara et débuta au Salon de 1859. Il obtint sa première récompense en 1809 avec un Guerrier au repos. Deux œuvres do bon style, £'c/,o et .Mercure, valurent à l'auteur des médailles d or aux Expositions universelles do 1889 et di- 1900 (Pans; Il a longtemps séjourné en France et fréquemment exposé aux Salons annuels. Citons : Mater dolorosa Claudiu, Civilia, chef de, Bataves; Bibli, changée en source, Persée, etc. L'artiste apprit la gravure en lailledouce avec François, dont il devint le gendre. I^ jury do la section de gravure, en 1878 et en 1882, honora de médailles les planches de Leenhoff: la Fuite de Loth. ■!':., r. s Kubens ; le. Bon, Camarade,, d après Israels • Jeui.' I et l Amour, d'ayrès Bouguereau. Ucnhoffaété prof, t . ur â I Académie des beaux arts d'Amsterdam.
,î'*^?i\ \'"'' ,<• -Allemagne (roy. de Prusse Tprésid. d Aunch]), dans la Fnse-Oricnlalc, sur Io Léda, un î "i r-n amont de son confluent avec l'Ems ; 11.470 hab. F.v de machines, fabrication de liqueurs, de savon, de ■. de cigares, brasserie, etc. Ch.-l. de cercle.
Leernes, comm. de Belgique (prov. do Hainaot ;arrond. de Charleroi .) , près de la Sauibre ; 2.000 hab.
LeeST, comm. do Belgique (prov. d'Anvers farrond. de Malines]), sur la Senne, affluent do la Dyle; 1.550 hab.
Le Faure (Georges), romancier et autour dramatique français, ne a Pans en 1858. Il fit son droit, du journalisme politique en province et de la critique littéraire i Pans. Le succès de son premier roman populaire en 1886 c décida à se consacrer tout à fait à cette branche do littérature. En vingt ans, U a publié plus de cent romans. où il mêle d'ordinaire à un récit sensationnel des notions de vulgarisation historique, géographique et scientifique, tels que le. Aventures d'un savant russe; la Guerre s,.„s l eau ; Sidi Froussard; Cœur de soldat; le Brigadier Floridor; etc. Il a aussi fait jouer, en collaboration avec Eug. Gugenlieim : Sainte Itussie, Jean la Cocarde (1902), l Epave (1903) et Au Dahomey.
LeféBURE (Albert-Léon), hommo politique et écrivain français, né à WinUenheim, près de Colmar, en 1836. Entré en 1865 comme auditeur au conseil d Etat, il fut envoyé en 1869 au Corps législatif par le collège électoral . de Colmar, et il s'y distingua dans la discussion des questions économiques. Il fit la campagne de Is7.> is-i dans les mobiles du Haut-Rliin, opta pour la nai! :i;v.-,
et fut choisi pour représentant par le .- .,
Seine, aux élections complémcniaires -:i. li
siégea au centre droit, vota les lois co .s et
fut sous-secrétaire d'Eiat au ministère J ins le
second cabinet de Broglie (1873-1874). C . ain et
économiste, il a collaboré à la ■ Presse .. au . Temps •, à la « Revue conleniporainc », etc. Parmi ses ouvrages^ nous citerons : Uermangardi\ c..:ir,. ;Mj,'n y.,, j-, , ; Etude sur l'économie rurale de / .; -.itioD
avec Tisserand ; £'/u(/e 5i/r ■ igf
Questions vitales il&IG); la .'^ , /,oré*
de Stockholm (1880), en collaburatiùu avic F. Despurtes ; la ltenais,ance religieuse en France (1886) ; le Devoir social (1890): De Vorgani,ation de la charité privée en France ;exc. Leféburo a été élu membre libre do l'Académie des sciences morales et politiques, en remplacement do A. Lefèvre-Pontalis (1903).
*Lefebvre (Jules-Joseph), peintre français, né àTournon ,.Seine-ci-Marne) en 1836. — Depuis 1902. il a exposé de nombreuses figures de femmes, traitées dans le stvle aimable et gracieux qui a fait sa réputation : Vestale 'endormie (1902); Uélia (1903); Carlotta (1901-; Lady Godiva (1905) et la Xymphe Eglé au jardin de, Bespérides.
LefEBVRE (Hippolyte), sculpteur 'r.nr^ais. né i Lille en 1863. Elève de Cavelier, il ol e en
1892, avec .4rf(i»/i cha.ssé du Para: '6, il
exposait avec succès le Pardon, s Dou-
leur, haut relief plâtre. Une Mi<i J en 1898
furent honorées d'une première - ;s le plus
franc succès de Lefebvro a été ./ ■'*, groupe
marbre (médaille d'honneur du Salou de l-'u2 . Ce groupe est au musée du Luxembourg. Depuis, on a vu du même artiste une cliarmauie figure, tEté, d'un style très moderne et élégant ^Salon de 1905); l'Èiver (1906).
IjEPÈVRE (.\uguste-.AIfred), marin français, né à Brest en 1828. Entre dans la marine en 1S45, enseigne en 1851, il travailla sous les ordres de Jurien de La Gravière, se distingua (1856) en coopérant au sauvetage des victimes du grand incendie qui dévora une partie de la ville do Macao, devint lieutenant de vaisseau en 1859, fut officier d'ordonnance de l'amiral Larrieu, qu'il assista pendant une partie de l'expédition du Mexique, et, promu capitaine de frégate en 1870, servit d'aide de camp à l'amiral Fourichon, qu'il suivit à Tonrs et à Bordeani, et plus tard
LEFÈYRE — LE HÉRISSÉ
au ministère Je la marine >, 1870-1 i»"7,'.Caiii mi ne «ie vaisseau (1876), il participa en 1881 au commandement do Slaa. et i l'aifaire de Gabès. Membre du conseil des travaux (1882), il fut promu contre-amiral en 1881, fut major de la flotte à Brest et. devenu vice-amiral en 1890, prit le portefeuille de la marine dans le cabinet Casimir-Pcricr (3 déc. 1893- 30 mai 189 1 . 11 passa au cadre do riiservo en 1893.
IjEFÈVRE iVictor-G«*/arc^, professeur cl compositeur
français, nô à Provins en 1831. H entra quelque temps au Conservatoire, dans la classe dharmonie d'Ilippolvto Colot, mais il en sortit bientôt poursuivre les leçons do Malejcn, sous la dircclion duquel il resta pendant dix années. Il se livra alors lui-même à l'enseignement, et, ayant épousé en I8*i5 la lille aînée de Niedermeyer, il fut bientôt nommé directeur de Timportante écolo de musique religieuse l'ondée par celui-ci en 1853. Sous sa direction, cette école, qui plus tard s'appela Ecole de musique classique, prit une extensiou nouvelle. Il reconstitua la Société de musique vocale classique sans accompagnement, îondéo naguère par le prince do la Moskowa et Niodermeyer, et donna avec elle de nombreux concerts où furent exécutées des œuvres inconnues des maîtres des xvi' et xvii" siècles. G. Lefèvre a écrit lui-môme des messes avec orchestre, quatuors, un traité dharmonie, etc.
IjEFÈVRE I Maurice', romancier et auteur dramatique français, né à hisieux (Calvados) en 1857. Fils et peiitlîls de journalistes républicains, il débuta dans le •> Lexovien u, fondé par son arriôre-^Tand'mère eu 1816. S'étant rendu à Paris en 1875, il écrivit successivement ou à la fois à la *> Liberté » 1,1877}, au • Gaulois ", au " Matin n, à r " Echo de Paris », où il signait la « Soirée parisienne» du pseudonyme de FLAMBiiRGE, au «Voltaire», au " Figaro " (1889) où il fait la Soirée théâtrale signée Un Monsiecr DE l'ohchkstkk et où il fonda les fameux Five o'clochs (1891), aux revues» le Monde moderne » et « le Monde artiste », où il soutint une campagne ardente (1888-1S92) en faveur du réalisme au théâtre. 11 a fait jouer, soit seul, soit en collaboration : Scaramouche, ballet-pantomime, Conte de pr-intciups, le Discobole, la Xuit de Xoêl, le Crime d'un fils. Horribles détails! avec Louis Decori (1903); Tout vient à point! En librairie, il a publié : Mademoiselle Collardier, Scaramouche, conte; Crèvecœur; Par amour; le Château de cartes; Histoires invraisemblables ; A travers champs; la Chanson de Paris; la I-'cmme à travers l'histoire, recueil de causeries; Madame Carignan; l'un; etc. Conférencier remarquable, Lefèvre a remporté des succès à Monte-Carlo, à Bruxelles, à Londres, à New- York, etc., et surtout à Paris, de 1890 à 1902, à la "Sodiniére.
■^ LefÈVRE-PONTALIS (Germain-.4«fonin), homme politique et publtciste français, né à Paris en 1830. — Il est mort dans la même ville en 1903. Aux ouvrages précédemment cités il faut ajouter : les Elections prussiennes (1899); l'Ecole de le Play, la Héforme électorale (1899); Histoire de la Hollande avant le xviii* siècle (1900) ; les Elections en Europe à lu fin du xix* siècle (1902).
IjEFÈV RE-PO NT ALIS (Germain), diplomate et historien français, né à Paris en 1860, fils du précédent. Elève de l'Ecole des chartes (1879-1883), licencié es lettres et en droit, il fut attaché au bureau historique des archives du ministère des art'aires étrangères, qu'il quitta en 1891 avec le titre de secrétaire d'ambassade. 11 a collaboré aux Inventaires des archives des alfaires étrangères et publié un grand- nombre de monographies [Olivier Basselin, le Siège de Meulan en 1424, etc.) et do mémoires documentaires sur l'histoire de Jeanne d'Arc. Ses travaux sur ce point spécial lui ont valu d'être chargé, par la Société de l'histoire de France, du conseil de laquelle il est membre, de la continuation de l'ouvrage do t^uicherat sur le procès de Jeanne d'Arc. Ses principaux livres, en outre de sa thèse {Etude sur Jean de vitliers, seigneur de l'hlc-Adam, 1883), sont : Correspondance inédite des ambassadeurs de France en Angleterre, de Castillon et de Marillac; Odet de Selve. (1885-H88) ; Mission du marquis d'Eyuilles auprès de Charles-Edouard 1745-1746 {U87-18S8), et la Chronique d'Antonio Morosini 1396-14/3, en collaboration avec Léon Dorez (1901).
liEFÈVRE-PONTALIS (Eugène), archéologue français, né à Paris en 180:;. irore du [«recèdent. Elève au lycée Condorcet. il suivit les cours de l'Ecole des chartes (1881- I8>tji, et fut d'abord attaché à la bibliothèque Mazarine; puis il remplit les fonctions de bibliothécaire du comité des travaux historinues et scientifiques jusqu'en 1892. Il a collaboré à la Bibliographie des travaux historiques et archéologiques des Sociétés savantes de la France et a publié beaucoup do monographies d'églises dans les Bulletins des Sociétés départementales. Son principal ouvrage, très important pour l'histoire de l'art gothique, est intitulé Architecture religieuse dans l'ancien diocèse de Soissons aux A7« et X/P siècles (l89-i-i896). Il a étudié de la même façon l'Architecture romane en Espagne. Citons encore : Monographie de l'église de Saint-Madou de Pantoise (1888); Histoire de la cathédrale de yoyon {19QI) ; les Architclcs et la faça'le de la cathédrale de Chartres aux XP €t A//« siècles (1902). Eugène Lofèvre-Pontalis dirige depuis 1900 la Sociêié française d'archéologie et le Bullolin monnmenial. Il a été nommé suppléant à la chaire d'archéolugie à l'Ecole des chartes.
IjEFFINGHE, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Occidentale [arrond. d'Ostendej) ; 1880 hab. Tanneries.
Lefort (PaulA.lolphe), écrivain d'art français, né ù Maniers (Sarthe) en isJO, mort à Paris en 1901. Il résida de 1855 à 1867 en Espagne, où il dirigea un dos services do la ligne do chemin do fer do Madrid à Saragosso et employa ses loisirs à l'élude do l'art espagnol, sur lequel il a écrit, entre autres ouvrages : Essai d'un cataloque raisonné de l'œuvre gravé et lithographie de Goya (1877); Mtinllo et ses étèws; Velasquez (1888); la Peinture espagnole (1894). II a donné des monographies à l'Histoire des Peintres, de Charles Blan.\ etùla Gazeltv des Beaux-arts, des études sur JUt-'-ra, ^urbaran , l'académie San Fernando, le Musée du Prado, Ph. Jià.-^r.eau et François Bonvtn, TU. ihbot. etc. 11 avait été nommé on 1880 inspecteur des beaux arts.
LEOASTELOl8(Jule8-Prosper), sculpteur français, nô à I :iris en 1855. Elève d'Emilo Carl'er et d'Kug. Levasseur, il a exécuté un certain nombre do sculptures, bustes ou bas-rehefs. cependant, il est plutôt connu
comme auteur de plaquettes. Celle de la Jeunesse est une des plus connues. C'est à ce litre qu'il fut récompensé à l'Expûsiliou de 1900 (Paris). Parmi ses morceaux de sculpture, signalons : Fénehon, buste marbre pour le lycée de Chambéry; Clara d'Anduze, monumenl érigé à Anduze (Gard); le Docteur Tourane, buste bronze; Maternité, Secours, Assistance, trois bas-reliefs do pierre pour la crèche et le dispensaire de Saint-Maur. Legastciois est attaché comme graveur à la Monnaie do Paris.
Legault (Marie-Françoise, dite Maria), actrice française, née et morte à I*ans (1858-1905). Elève de Monrose au Conservatoire, elle obtenait un second prix de comédie en 1872, et remportait le premier l'année suivante. Ingénue charmante, elle débutait à la Comédie-Française on 1874, dans l'Epreuve, mais n'y restait que peu de temps. Engagée au Gymnase, elle y créa plusieurs rôles dans : le Charmeur, les Peux Comtesses, Ferréol, l'Age ingrat, fit en 1879 une courte apparition au Palais- Uoyal, et entra au Vaudeville, où elle se fit remarquer dans : la Princesse Georges, Tète de linotte, la Vie facile, les Bois en exil et Clara Soleil. En 1887, elle débuta sérieusement à la Comédie-Française dans le Legs et le Caprice, joua Célimèue du Misanthrope, mais au bout de deux ans accepta un engagement pour le théâtre français de Saint-Pétersbourg, où elle obtint de vifs succès. De retour en France en 1893, elle rentra au Vaudeville, d'où elle retourna en 1894 au Gymnase. Elle alla créer ensuite la Figurante à la Renaissance (1896), Hoxane dans Cyrano de Bergerac à la Porte-Saint-Martin (1897), et enfin Marie- Louise, dans l'Aiglon, au théâtre Sarah Bernhardt (1900).
*XjEGER (Louisl, professeur et écrivain français, né à Toulouse en 1843. — A la suite d'une étude faite â l'Insiiiut en octobre 1901 sur la Bataille de Crécy, d'après les écrivains bohémiens, il a constitué un comité pour l'inauguration d'un monument commémoratif de cette bataille. Ce monument a été inauguré le l" octobre 1905. Outre les ouvrages déjà cités, il a encore publié trois volumes d'£'/»rfes s?at'es (1875-1886), une édition de l'Evangéliaire de Beims (1899) et les Souvenirs d'un slavophile (1905).
LEGHORN (nom ano^l. de Lïvourne) n. Nom donné à des gallinacés originaires de l'Europe méridionale (sans doute de l'Italie), et qui ont été introduits en Angleterre et en Amérique.
— Enctcl. Les leghorns sont des volailles de taille movenne; alertes et vives, elles se plaisent en parquets, maïs, abandonnées à elles-mêmes, elles trouvent bien leur subsistance. Le coq possède une crête simple, bien dentelée, droite et très développée, alors que celle de la
Coq et poule leghorns blancs.
poule est retombante ; les barbillons sont longs et rouges, les oreillons jaune soufre. Les leghorns ont joui quelque temps en France d'une véritable vogue; mais elles ont été discréditées parles poules de Livourne, qui, introduites d'Italie, propagèrent dans les poulaillers la diphtérie dont elles étaient atteintes; d'autre part, la chair de ces volailles est jaunâtre et peu savoureuse. Il faut dire cependant qu'elles possèdent de remarquables qualités de pondeuses. Il en existe plusieurs variétés : blanche, la plus estimée; dorée, fauve ^très appréciée en Angleterre) et noire.
*IjE Goffic iCharles). littérateur français, né à Lanniou en 1863. — En même temps qu'une collaboraiiou abondante à divers journaux et revues, il a donné en librairie : l'Ame bretonne (1902) ; les Métiers pittoresques (1903) ; Sur la côte; l'Erreur de Florence (1904); les Bonnets rouges (1906); etc. Il a fait jouer avec succès un acte en vers, en collaboration avec Gabriel Vicaire, le Sortilège (1896).
Legouis (Emile), professeur et littérateur français, né à Hontleur (Calvados) en 1861. Licencié es lettres (1880- 1881;, il enseigna l'anglais pendant un an au collège d'Avranches (1881-1882), et fut nommé agrégé d'anglais eu 1885. Il fut alors envoyé à Lyon comme maître de conférences d'anglais, passa ses thèses de doctorat à Paris en 1896, fut nommé professeur titulaire à l'université do Lyon et chargé du cours d'anglais à la Sorbonno (1904). Ses thèses ont pour litres : la Jeunesse de William \Vords- UJor//i (1896) et Quomodo Spenserus ad Chaucerum se fingens in Eclogis (the Shepheardes Calender) versum heroicum rénovant ac rt-fecerit. Il a publié en outre : Thotnas Gray. Choix de poésies (1887); le Général Beaupny, en collaboration avec G. Bussière (189I); the Earlq Life of W. Wordswurih franslated byJ. W, Mutthews(iS91); Quelques poèmes de Wordsworth, traduits en vers (1896) ; Pages choisies de Shakspeare(lS09); édition do Wordsworth {\90Z) ; Morceaux choisis de littérature anglaise, avec Beljame (1905); etc.
Le Gout-OÉRARD, peintre français, nô à Saint-L6 (Man<-he) en 1856. Il appartenait depuis dix ans à l'administration des finances, lors(|u'l] prit goût à la peinture do paysage. Il exposa ses premières toiles aux Champs-Elysées en 1889. La vogue vint rapidement au peintre, qui traitait avec un brio et un don do vie séduisants les ports ot les mœurs de la Bretagne, les marchés grouillants, le ciel plombé et la mer frissonnante. Sa couleur chatoyante et pourtant vraie combine lexactitudo et le charme. Ses cifets do soir sont riches et harmonieux. Il traite également à l'huilo et au pastel. Citons parmi ses œuvres : Rentrée des bateaux de pèche, au ministère des beaux-arts
("pastel'; Concameau le matin, au palais do IKlvséo (peioturej; Dans te port, au musée de Dijon 'peinture); l'Enterrement du marin, au musé» de Koûen (i>astel); les 2'ricoteuses, au Petit Palais (pastolj, etc.
* XjEGOUVÉ (Gabriel - Jean - Baptiste - Ernest -Wilfrid), littérateur français, né à Paris en 1807. — 11 est mort dans cette ville en 1903.
LeGRAND (Paul), célèbre mime, né à .Saintes en 1816, mort à Paris en 1898. Fils d'un artisan, il vint jeune à Paris, où il se prit de passion pour le théâtre. Vers 1837, il débuta à la salle Bonne-Nuuvclle ; puis il entra aux Funambules, où il connut Debureau. qui le prit en amitié. Legrand débuta dans la pantomime en jouant le JLutin femelle, se fit applaudir auprès de Debureau et, après la retraite de ce dernier, lui succéda comme chef d'emploi. Sa physionomie expressive et mobile excellait à rendre la terreur, les désespoirs, l'cH'arement. la mélancolie. Son succès fut très grand dans : Pierrot valet de la mort. Pierrot pendu, Pierrot pacha, Pierrot chez tes bohémiens. Pierrot yninistre, etc. En outre, il fit jouer à ce théâtre deux pièces : Fesse-Mathieu et Jocrisse tout seui. Après un voyage à Londres (1847), il revint aux Funambules, puis entra aux Folies-Nouvelles, où il créa un grand nombre de petites pièces, dont plusieurs sont de lui. Il parut ensuite aux Délassements, aux Folies-Marigny, etc., et dirigea, enfin, pendant quelques années, avec Boûveret, le théâtre d'enfants de la galerie Vivienne.
Legrand (Pierre), avocat et homme politique français, né à Lille en 1834, mort à Paris en 1895. Avocat à Lille et bâtonnier, il fut nommé préfet du ISord le 23 septembre 1870. Elu en 187G député de Lille, il fit partie des 363, fut réélu en 1877 et 1881, reçut le portefeuille du commerce dans le cabinet Duclerc (1882), le conserva dans le cabinet Fallières (janv. 1883), le reprit dans le cabinet Brisson (1885), ne fut pas réélu en octobre 1885 et se démit de son portefeuille. Une élection partielle en 1887 lui rendit son siège de député, et la formation du cabinet Floquet (1888) le ramena au ministère du commerce. Il y prépara l'Exposition universelle de 1889, fut réélu en 1889 aux élections générales et obtint en 1893, pour la sixième fois, le renouvellement de son mandat.
* Legrand i^Emile), helléniste français, né à Fontenay le-Marmion (Calvados, en 1841. — Il est mort à Paris en
IjEGRAND (Louis), peintre et graveur français, né à Dijon en 1863. Il fut d'abord employé dans une banque, puis suivit pendant cinq années les cours de l'Ecole des beaux-arts de Dijon. Une bourse de voyage lui permit de venir, en 1885, à Paris, où il reçut les conseils de Rops. Les dessins de Degas furent aussi pour lui une révélation. Il se fit très vite une place dans les journaux illustrés : a la Journée », " le Journal amusant «>, ■ le Courrier français «, où il collabora régulièrement de 1888 à 1891. Puis il se consacra entièrement à la peinture et à la gravure, eau-forte et vernis mou. Il emprunta ses types au personnel des grands bars et du corps de balle't de rOpéra, et ses sujets â la vie galante. Il expose à la Société nationale des beaux-arts; il a exposé depuis 1899 nombre de peintures : w»e Bioride, Mangeuse d'huîtres, le Bain, Danseuse (acquis par l'Etal), la Sieste (musée do Montpellier), etc., et des pastels et dessins rehaussés : le Fils du charpentier, la Divine parole, les Amants, Beau soir, la Dame à l'œillet, les Petites du ballet, le Mâle, etc. Plusieurs de ses estampes forment un ensemble. Ainsi : le Livre d'heures de Louis Legrand; la F'aune parisienne. 11 a illustré : Cours de danse fin de siècle, pour la Société des Amis des livres ; ies Contes d'Edgar Poe. On lui doit aussi une lithographie en deux teintes : les Communiantes,
*LÉGUME n. m. — Encycl. Dans son acception la plus large, le mot légumes désigne des productions végétales bien différentes : des plantes herbacées (salades diverses, choux, épinard, oseille); des graines (pois, haricots, lentilles, fèves, etc.); des racines (salsifis, scorsonères, carottes, radis, raves, betteraves) ; des bulbes (oignon, ail, échalote); des fruits (courge, potiron, cornichon, concombre); des tiges (poireau, ciboule, cardon, asperge). V. la planche en couleurs.
Dans l'alimentation de 1 homme, où ils jouent un rôle important, les légumes fournissent surtout des albuminoidcs et de l'eau. Ils sont souvent le véhicule de nombreux microbes, surtout par leurs parties aériennes que contaminent les eaux d'arrosage : il convient donc de ne consommer que des légumes verts très cuits ou (dans le cas des salades par exemple quo l'on mange ordinairement crues) lavés soigneusement et abondamment.
Le Guyader (Frédéric-Jean-Marle\ poète français, né â Brasports (Finistère) en 1847. Il fit. dès 1867, jouer au théâtre de Reunes doux drames en trois actes et en vers : le Boi s'amuse et le Masqua de la Mort Bougr, dont le suiet est tiré d'Edgar Poe. L'année suivante, il fondait à Viennes, avec Tiercelin, le journal littéraire /a Jeunesse. Il a souvent signé du pseudonyme do Frédéric FO.NTE.NELLE. Sos principales œuvres poétiques sont : Anne (1888), poème de soixante pages, très populaire eu Bretagne (2' éd., 1896); Du (rue.<tclin. Siège df Bennes, 1356, autre poème national (1896}; l'Ere 6fv/oHiif (1896), poésies couronnées par l'Académie française ; la Chanson du cidre (1901); la Bible : d'Adam à Jésus (1903). Le Guyader fait vraiment vibrer dans sa poésie, à la fois naïve m savante, toutes les cordes do la lyre bretonne. 11 a été nommé conservateur de la bibliothèque de Quimper.
LehE, ville d'Allemagne (roy. do Prusse [présid. do siaJo]\ non loin de la Geoste, un peu au N. do Bremerhaven; li). 150 hab. Fabrique do ciment. Chef-lieu de cercle.
Le Hérissé (René-Félix\ homme politique français, né ÙL Autrain (Ille-et-Vilaine) on 1857. Elève de Saiiit-Cyr, il servit dans la cavalerie ^1878-1886). Elu député en is.'.-e par le département d'Ille-el-Vilaino, il s'occupa do questions militaires, fui élu secrétaire do la Chambre (l^88^ et, partisan déterminé du général Boulanger, fut un des membres les plus actifs du « Comité républicain do prolestation nationale «. Il fui réélu député en 1889 parla premièro circonscription de Rennes. Après la mort do lîoulanger, son rôlo fut un peu plus elTaoé. Réélu par Kenncs en 1893, en 1898, on \902 et en 1906, il se cantonna do plus en plus dans les questions militaires et coloniales et lui délégué élu par la Côte d'Ivoire au conseil supé-
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