MASSIN ~ MATHIEU
cilis et inrluerits. Elle est enreinto et son sérlucteur l'abaodonno parce (|uelle n'a pas do dot. Mis au courant do la situation. lingnac propose <iuo sa bolle-sœur aille faif ses couclus à Paris, eu une maison dlecrèio; après unoi. on rontiera l'enfant à une nourrice, et l'on évitera ainsi lonl srandalc. Lucie qui reprochait à son mari do la rendre trop souvent mère — elle a eu trois bébés en quatre ans — irouvo cette proposition barbare; ello ouiiic la maison avec ses enfants et sa sœur. Annetto entre chez uno faiseuse d'anges et meurt des manœuvres de la matrone. Le troisième acto se déroule devant la cour d'assises, où Lucien vient comme témoin : on juge l'avorteuse et deux de ses clientes : une instimirice et uuo femme du peuple. Ces nouveaux personnages, auxquels il faut ajouter le man de la femme du peuple et son avocat, exposent en termes violents quo los pauvres nont pas le movn a avoir des enfants et qu'en fétat actuel do la société il est criminel de leur conseiller dV-n faire.
Cette pièce à ihése semblo rnoms bien venue que d'autres œuvres du même autour. Klle i.ro. l.-iu..- :tv.-<- ènereic quelques dures vérités, mais ici lar.- de Tau-
tour lui fait neut-étre un peu trop i ,.ttre en
œuvre ses précieuses qualités d'born;; .,-.
Maternité, par Eugène Carrière, au musée du Luxembourg. Co sont des toiles de cet ordre qui ont fait d'Eugène Carrière le peintre . intimiste . par excellence. I^ lechnKj^ue en est d'abord intéressante. Sur un fond dombro fuligineuse, dans une pièce éclairée seulement au premier
Maternité, d'après Carrîcre.
plan par la flamme d'un foyer qu'on devine en avant do la toile, le visage de la mère et des deux enfants émergent do la pénombre. Leur forme est savamment dégagée d'une obscurité où le reste s'enfonce graduellement. Le sentiment et le geste ne sont pas moins à remarquer. Lo baiser appuyé et tendre de la maman au petit garçon, l'attitude du second bébé à demi endormi au giron maternel, enfin la physionomie éprouvée de la mère, tout dit les fatigues e't les douces peines de la o maternité », qu'un bon baiser récompense et que le sommeil va réparer.
Matheron (Philippe), ingénieur civil et géologuo français, né et mort à Marseille (1807-1900). Ancien élèvo de l'Ecole centrale, il exerça avec distinction sa profes sion à .Marseille, fut membre do l'Académie des sciences de Marseille et correspondant de l'Institut. Il fit paraître, sur la constitution géologique de la Provence, un certain nombre d'importants mémoires, parmi lesquels nous citerons : Catalogue méthodique et dexcriptif des corps organisés fossiles du département des ISouches-du-Hhône (1842, avec 41 planches); Hecherches comparatives sur les dépôts fluvio-lacustres tertiaires des environs de Montpellier, de l'Aude et de la Provence (1862) ; i\otice sur tes reptiles fossile^ des dépôts fluviolacustres crétacés du bassin à lignite de Fuveau (iseal, et un certain nombre de communications insérées dans les • Mémoires de l'Académie des sciences do Marseille i. Il a mérité d'être considéré comme le pèro de la géologie provençale.
Mathesis, planète têlescopique n* 451, découverte
en it'OO par Schwassmann.
Mathieu (François-Désiré), évèque et cardinal français, né à Kinville-au-Jard (Meurthe-et-Moselle) en 1839. Après avoir fait de brillantes études au petit séminaire do Pont-à-Mousson et au grand séminaire de Nancy, il fut nommé professeur d'histoire et de littérature au petit séminaire de Ponl-à- Mousson, l'établissement mémo où il avait été élevé; il v resta près de vingt ans (1860-1879).
Avant de quitter le professorat, il se fit recevoir docteur es lettres (18TS), avec uno thèse sur {'Ancien régime dans la p7'ovit)ce de Lorraine, qui obtint de l'Académie le second prix Gobert. Aumônier des dames dominicaines de Nancv .
de 1879 à 1890, il fut nommé ensuite curé de Saint-.Marlin de Pont-à- .Mousson (1890-1893 .
En 1893. il succéda à Mf Freppcl sur le siège d'Ançrers. Il s'y fit aimer par la distinction dison esprit et la simplicité aimable et correcte de ses allures. Trois ans après, il dcvc« nait archevêque de Toulouse (IS96) et, après trois ans encore (1899), cardinal de curie. A Kome, le cardinal Mathieu a trouvé, à la bibliothèque du Vatican, des documents inédits, notamment une correspondance échangée entre l'abbé Bernier, négociateur du Concordat, et Boulay delà Meurthc. Ces documents lui ont permis d'écrire une fort intéressante histoire du 6'oncor<faf, un de ses plus importants ouvrages. Il est l'auteur d'une brochure anonyme sur le Conclave de 1903, écrite avec l'autorisation du saint-siège, d'après ses souvenirs et des documents fournis au Vatican. En 1906. il est entré à l'Académie française, où il a remplacé le cardinal Perraud.
Cardiii^il Malljicti.
matiiildp: — maus
MathildE iMailnliioCo(H\Ri»,(lite;, actrice française, nôo à Keiïiu's on 18U. Elle coinnioDça sa carrière en provinro, et en Iftf.y tenait Tomploi des soubrettes au théâtre des ('(^lestins, à Lyon. Kn 1875, elle était engafîêo au Palais-Royal, oi'i, 'tout en reprenant tous les nilos du répertoire'fourant, elle en créait un grand nombre dans : Mn emnnrade, les Petites Godin, le Train déplaisir, les Petites Voisines, (iotte, le Uii/ame, Durand et Durand, etc. Elle se faisait renianjuer par son mordant, sa ver\'e, sa
Faieté souvent prodigieuse, ce qui ne l'empêchait pas, à occasion, de trouver dos accents prosiiuo touchants. En 1887, elle passait à la Renaissance, pour revenir deux ans après au Palais-Royal. Peu à peu elle avait abandonné romjiloi des soubrettes pour prendre celui des duèp:nes, où sou succès n'était pas moins vif. En 1892, elle quittait de nouveau lo Palais-iioyal pour entrer aux Variétés, où elle créait : Brevet supéheitr, la Bonne à tout faire, le Premier mari de France, Madame Satan, etc. Elle a abandonné le théfitre on 18?6.
MatbuisiBULX {Henri -Jean -Marie Méhikr de), explorateur français, né à Rome en 1860, de famille française. Entré au service en 1883, sous-lieutenant d'infanterie <le marine en 1887, il fit la campagne du Tonkin comme ofticier de marine et en Indo-Chine, s'occupa de recherches scientifiques et notamment de la topographie des pays limitrophes de la frontière chinoise, de 1889 à 1891. Lie retour on Franco, il démissionna et se consacra aux lettres. Il fit, comme chargé de mission du ministère de l'instruction publique, deux voyages en Tripolitaine. en 1901 et 1903, qui contribuèrent à faire connaître beaucoup de parties inexplorées de ce pays, et d'où il rapporta de nombreux documents scientifiuues et archéologiques. lia publié: A traders la Tripolitaine (1903); Bapport sur une mission scientifique en Tripolitaine, dans les « Nouvelles archives des missions scientifiques et littéraires » {1903).
*MATHURIN n. m. — Enctcl. Hist. relig. L'ordre des trinitairos, appelés en France mathirins, fut fondé en Ii98 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois. La règle, approuvée par Innocent III, obligeait ses membres à"un jeûne perpétuel et leur ordonnait de s'employer au rachat des chrétiens captifs dans les Etats barbaresques.
La maison mère était à Cerfroy, sur les confins de la Brie et du Valois.
Protégés par Philippe Auguste, les trinitaires s'établirent à Paris (1212), près d'une chapelle dédiée à saint Mathurin; de là leur nom. Ils no lardèrent pas à se répandre en France, en Espagne, en Italie. Le peuple les surnommait, en France, frères aux ânes, parce (pie leur première règle leur défendait de monter à cheval :
ils no devaient monter que des ânes, comme les pauvres. En 1267, le papo Clément IV leur donna une seconde constitution plus douce. Les progrès de l'ordre et l'accroissement de ses revenus rendirent nécessaires plusieurs réformes, dont les plus importantes sont colles de 1580 et de 1638 Mathurin. en B'rance, et de 1600 en Espagne A
Paris, l'église et le cloître des Mathurins, situés dans le faubourg Saint-Jacques, serviront, depuis le xiii* jusqu'au xviii" siècle, de lieu de réunion aux membres de 1 Université, qui y tenaient leurs assemblées générales. Les mathurins de France portaient une soutane de serge blanche, avec un scapulaire de même couleur, sur lequel était fixée une croix rouge et bleue. Ils furent supprimés par la Révolution.
MATICE ou MATIÇA (suivant les langues) n. f. Nom doûué cliez plusieurs peuples slaves à des sociétés qui ont pour objet de publier des livres scientifiques ou de pure vulgarisation.
— Encycl. Les membres de la matice, moyennant une cotisation annuelle, reçoivent chaque année un certain nombre de volumes, qui sont en outre mis dans le commerce. La première matiça fut fondée par les Salves do Hongrie, à Budapest, en 1826. Elle a été depuis transférée dans la Hongrie méridionale, à Novisad (Ujvidek). Sur lo type de cette société se sont fondées successivement les maticos tchèque, croate, serbe de Lusace (en Saxe), galicienne pour la littérature ruthône, murave, slovaque, qui a été dissoute en ia76 par legouvornementhongrois, Slovène, inauéurée en 1865 à Laybach, polonaise, à Lembore:, fondée on 1882.
En Boliêmo, fonctionne en outre une malice scolaire fondée en 1880, qui a pour objet do fonder ou d'entretenir des écoles icfiôquos. Toutes ces sociétés ont rendu de grands services au développement des littératures slaves, surtout dans la première moitié du xix" siècle, ù une époque où l'industrie de l'éditeur n'existait pas encore dans certains pays.
MATILDITE n. f. Sulfure naturel d'argent et do bismuth.
Matin du 10-Thermidor (le), tableau do Lucien Mélingue, Salon de 18*7. — La scène représente la salle de l'hôtel de Ville, où Robospierro et ses amis, vaiocus et prisonniers, sont pardés par les soldats de la Convention, Robespierre agonise, étendu sur une table, Saint-Just et ses collègues, assis près de lui, reçoivent, impassibles et dédaigneux, les injures des çoldats qui se drossent autour d'eux. Un grand sentiment dramatique se dégage do cotte toile, remarquable d'ailleurs par son exactitude documentaire, et qui a valu t une médaille do l" classe.
MATTCHICHE n. f. Sorte do danse introduite vers 19oi en Franco, et dont la musique primitive était écrite sur dos motifs populaires espagnols.
— Encvci,. La mattchiche se danse sur un rythme de marche à. deux temps, ou de polka, dans un mouvement modéré. La musique eu est caractérisée par une cadence Tempo dL Marcia.
Rythme de la mattcliiche.
particulière, où les membres de phrase, composés de deux mesures, se coupent ordinairement et brusquement à la tin du premier temps de la seconde mesure. De même que le rake-walk, la mattcliiche, dont les divers mouvements ont un caractère voluptueux et lascif, est sans ilouif' 'if^iiiiée â rester une danse de music-hall.
Matterhorn, nom allemand du Cervin. V.Cervin, t. II.
MATTOIDE !ma-to — de l'ital. matto, fou, et du gr. eidos, aspect) n. et adj. Qui a quelque chose de fou ou tout au moins une tendance à le devenir.
MaU (Auguste), archéologue allemand, né à Kiel en 1840. Il fut étudiant dans sa ville natale, puis à Bonn, professa au gymnase de GliicUstadt, mais dut abandonner l'enseignement pour raisons de santé. Il se fixa à Rome en 1S72 et fut attaché à l'Institut archéologique allemand de cette ville. Il s'est surtout occupé des antiquités découvertes à Pompéi et do l'histoire de la peinture murale pompéienne. On lui doit : Contributions aux études sur Pompéi (1879); Histoire de la peinture ynurale déco-, rative à Pompfii (1882); Gttide à travers Pompéi (4* édit., 1903); etc.
* MauBANT {Henri-V6\ydore), acteur français, né* à Chantilly (Oise) en 1821. — Il est mort à Paris en 1902. Il avait épousé la tragédienne Varolv.
Maubray, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Tournai]) ; 1.530 hab.
Maubrcuil (marquis de). Biogr. V. Orsvault, t., VI.
Maud (Charlotte-Marie-Victoria), reine de Nor<'ôge, née à MarlboroughHouse en 1869. FiUe du roi d'Angleterre Edouard VU, elleépousa en 1896 Charles, prince de Danemark, petit-fils du roi Christian IX, fils du prince royal, puis roi de Danemark, Frédéric. Elle devint reine de Norvège par l'avènement de son mari au trône de ce pays séparé de la Suède, sous le nom de Haakon VII, en 1905.
MauFRA (Maxime -Emile- Louis), peintre français, né à Nantes en 1861. Il commença à peindre en 1880, mais dut bientôt entrer dans une maison de commerce de Liverpool. Néanmoins, il n'abandonnait pas l'art. l'Jncouragé par le peintre nantais Charles Le Roux, il envoya deux toiles au Salon de 1886 : Bateaux de pèche et Inondation {mu^éQ de Cnolet); il continua à exposer jusqu'en 1890 et passa alors à la Société nationale, où il resta jusqu'en 1901 pour entrer ensuite
M^ubant.
Maud, Peine de Norvège.
à son auteur
MATRICULER v. a. Marquer d'un numéro matricule: loHs les e/ft'tx d'habillement du soldat sont matricules à * encre indvlt'bitc.
Hattagami. lac du Canada {prov. de Québec), sur 16 cours de la Waswanipi, l'une des branches mères du neavo Notla-way; 22.500 hoctaros.
Le aiuUii du lO-Tlicrniidor,
au Salon d'automne. Parmi ses toiles, il faut rappeler : le Port de Xantes (I88r>) ; la Sortie des bateaux de pêche, Pont Aven (1890); Paimpol (1892); Saint -Jcan-du- Doigt fl89G); la Pointe-du'Bas (1897, musée de Nantes! ; le Lever de lune en Bretagne (1807, musée dir Havre); la Mnrfc basse à Beg-Meil (musée de Mulhouse); le L<'vcr de soleil (1901); le Torrent (1904). Enfin, il a brossé quelques grandes œuvres décoratives, d'un beau mouvement : le Vent, le Calme et la Tempête (1899).
"^^ Maugras (Gaston), littérateur français, né à Soissons en 1851, — 11 a publié encore; le Duc et la Duchfn&e de Choiseul, leur vie intime, leurs amis et leur temps {1902); la Disgrâce du duc et de la duchesse de Choisrul (1903); la Cour de Lunéville au xviu' si'clc (1904) ; les /demoiselles de Verrières H'JOi); l'Idylle d'un gouverneur, ta Comtesse de (ienlis et le Duc de Chartres (1904).
Maulde, comm. de Belgique (prov. de Hainaut 'arrond, do Tournaijj ; l.iuo hab. Distillerie.
MauR. comm. de Suisse (cant. do Zurich [distr. d Uslerli, au bord du lac do Greifeusee; 1.500 hab. Elevage. Palalitits.
Maurage, comm. de Belgique (prov. de Hainaut
^arroiid. de .Soignicsj) ; 2.3'jO hab.
MauRAT i.Iules-Clément), professeur et savant français, né à Tours en 1828, mort à ISainte-Radegonde en 1898. Klcve de lEcole normale, il professa la physique en province jusqu'en 1862, et depuis cette année jusqu'en 1889, au lycée Saint-Louis, â Paris. On lui doit l'invention do la télégraphie optique, qu'il essaya, le 31 août 1870, à Meulan, pour correspondre avec "le Mont-Valérien. et qu'il utilisa avec divers collaborateurs après l'investiï:senieDt de Paris par les armées alk'mandes.
* Maurétanie ou Mauritanie saharienne, ou encore Mauritanie occidentale, nouvelle province créée dans l'Afrique-Occideutale française, le long de l'Atlantique et jusqu'au loin dans l'intérieur. — Elle bord© l'Océan, des frontières de la colonie du Sénégal jusqu'au cap Blanc, où commence la colonie espagnole du Rio de Oro, et se poursuit vers l'E. sur une douzaine de degrés de longitude, jusque dans le pays de Tomboucton. Aire non encore déterminée, couvrant environ 700.000 kilom. carrés, qui s'étend sur de nombreux pays ; Tagaot, Hodh, Azouad, Adrar, etc., quelques grandes tritius : Trarzas, Braknas, Douich, Nbarek, Meckdoufs, Zénayas, etc., et sur d'innombrables petites. Cette population, que l'on ostime -X ;'.Oo.noo hab.. est le produit d'une infinité de croisf'ments entre Berbères. Arabes et Noirs : la couleur du- Maure varie du bronze clair au noir. Le pays, dans l'ensemble, parait, du moins sur d'assez grands espaces, plutôt steppeux que désertique; les %'allées fertiles, les ruisseaux d'eau courante n'y sont pas rares; il y pleut plus f|u'on n'aurait cru. Le climat y est très sain, d'une chaieur sèche, que lEuropcen supporte très bien. Le littoral est très poissonneux (pêcheries du banc d'Arguin).
— Hist. Tandis qu'au Sahel et au nord du Niger certaines tribus payaient l'impôt à la France, dans lo Bas- Sénégal, les Trârzas, les Braknas et les Douich restèrent longtemps indépendants. Malgré les traités nombreux passés avec ces tribus depuis 1858. sous l'administration do Faidherbe; malgré la convention du 8 octobre 1891 avec les Maures Trarzas, notre action s'était à peu près bornée à appuyer à dislance de notre influence les chefs qui nous parais'saient les moins hostiles.
En 1902, le roi des Trarzas, Ahmed-Saloum, fit appel à notre concours pour soumettre un parti révolté : le gouverneur général de l'Afrique occidentale, Roume, en profita pour lui faire accepter notre protectorat. Coppolani, secrétaire général des colonies, fut chargé d'étudier les bases d'une organisation des populations maures situées sur la rive droite du Bas-Sénégal, et il entra en contact avec elles. En décembre 1902, Acimed-Saloum abdiqua ses droits entre les mains de Coppolani, et, dès la fin de janvier 1903, les Maures acceptèrent notre autorité. Des postes furent établis, a,u,mois de mai, à Souet-el-Ma et à Kouroufa. En 1905, le gouverrieur Coppolani fut assassiné au moment où, ^près avoir organisé le Tagant, il entrait dans l'Adrar. Mais la pénétration n'a pas cessé de se po'ursuivre, ■
L'arrêté du 12 mai 1903 a organisé le pays. Le protectorat des pavs maures du Bas-Sénégal est placé sous la direction d^ln délégué du gouverneur général, assisté do fonctionnaires civils et militaires mis à sa disposition par le gouverneur général. Ce délégué assure le fonctionnement du protectorat par l'intermédiaire des chefs indigènes agréés par lui, assistés des djemaas dont il règle Ta composition et le fonctionnement. Il désigne les cadis et contrôle l'exercice de la justice. La Maurétanie forme depuis le décret du 18 octobre 1904 un territoire civil, avec un budget annexe au budget général de l'Afrique- Occidentalo française.
Mauriac (Charles-Marie), médecin français, né à Saint-Aquilin (Dordogne) en 1832, mort à Poniours iDordogne) en 1905. Médaille d'or de linternat des hôpitaux do Paris en 18:j8, i! soutint une thèse remarquable sur les atTections de l'appareil circulatoire. Médecin des hôpitaux, il se spécialisa comme syphiligraphe et appartint à l'hôpital du Midi comme médecin en chef de 1868 à 1897. Son nom, comme celui de Ricord, est inséparable de cet hôpital. Citons parmi ses nombreux travaux ses Leçons cliniques sur les premières phases de la syphilis (1883) ; Traité de la syphilis tertiaire et de la syphilis héréaitaire (1890); Traitement de la si/philis (1896). Il était président d'honneur do la société do dermatologie et de syphiligraphie.
*MaURRAS (Charles), littérateur français, né à Martigues (Bouches-du-Rhône) en 180s. — Parmi ses derniers ouvrages, il faut citer : les Amants de Venise, George Sand et Mitsset (1902), pénétrante élude psychologique; et l'Avenir de l'intelligence (1905t. où 1 auteur montre lintelligenco do plus en plus asservio à la domination de l'argent. Cet essai est accompagné d'une intéressante étudo sur Auguste Comte, d'un article sur Aimée de Coigny, d'une invocation à Minerve, etc.
Maus (Octave), critique d'art, né à Bruxelles en 1856. Docteur en droit inscrit au barreau de sa ville natale, il se spécialisa dans l'étude des questions artistiques et, après avoir fondé lo Jourjial des tribunaux, fit paraître \ Art moderne, qu'il dirige. îl a publié plusieurs volumes : Malte, Constantinoplc et la Crimée (notes do voyage) : Attx ambassadeurs (nouvelles); l'Espagne des artistes; le Théâtre de Baiireuth; Sur les cimes, et a fondé en 1884 l'association des Vingt, groupe d'artistes davaot-gardo, qui se transforma plus tard et devint un véritable salon annuel, sous la ilénomination do la Libre Esthétique. I-a plupart des artistes français et étrangers, Rodin, Monei. Degas, Carrière, Whistlor, Renoir, Zuloaga y exposèrent; parallèlement, dos auditions musicales y étaient données des œuvres de Franck, d'Indy, Duparc, "Chausson, Debussy, etc.
Mauvais bergers (les), pièco on cinq actes, d'Octavo Mirbcau (Keiiaissanco, déc. 1897). - M. 'llarKaiid est un tiun palrou, un usinier bienveillant. Il a créé a"uourdo lui ■ les crèches, dos dispensaires, une caisse do reiraiics ctc Mais quoi! tout cela, cest de la cliarilé, ccst-i-d,ro un palliatif; co nesi pas un remède au mal social. Cola nemiiôclio pas, par exemple, que lo père Tliicux, un bon vieil ouvrier résigné, ait vu ses doux (ils mourir, (ués par le travail, et .jue sa l'enimo meure aussi 'le misère ; cela n emp/>.lic p.i,>> que d'auires ouvriers pâtissent, et sonlcnl gronder en eu.v l'esprit do la révolte. l,un d'eux, lo meilleur, Jean Koule, qui aime Madeleine Ihioux, se l'ait leur porte-parole et la grève
^ éolato. Des soldats viennent la réprimer, on entend louridairon. . Eii/in ! . s'écrie l'ingénieur en chel'. .Déjà!, soupire M. Ilargand. Et la lutte eomnience, inégale mais e/rro.vable. Les fusils parlent. On apporte, sur dos civières, de nombreux cadavres Jean Koule est tué ; Madeleine est tuée. Mais Robert llargaod, lils du patron, un
jouno bourgeois qui avait des aspirations
vers un vague idéal, est tué, lui aussi, et
1 usine n'est plus qu'un amas de décombres
fumants. C'est tout.
La pièce est sobrement écrite, violente et
brutale. On a pu reproclier à l'auteur d'v
avoir montré un mal hideux, qui répur-no a
voir, sans indiquer même l'apparence d'un remède. Il provoque l'émotion par des moyens
tantôt d'une rudesse voulue, tantôt d'nii at-
lenilrissement profond, toujours dune haute
éloquence. Sans doute MirliMu a-til compté
sur elle pour forcer les spectateurs à réâé-
cliir sur un problème douloureux.
MAVA n. m. Nom indigène d'une espèce do mimosa qui croit dans la région avoisinant lo lac Tchad. ^
— Encycl. Lo mava fournit un bois plus léger (pie le liège, mais plus résistant aussi puisque les naturels du pays l'emploient aialabrication de boucliers, de ceintures 8t do bouées de sauvetage. Lo tronc atteint 4 ou :; mètres do haut et ses branches portent des fleurs jaunes et des épines.
Max (Edouard-Alexandre Max, dit Del acteur, né à Jassy (Roumanie) en 1869. Jilève de Worms au Conscrvaioire, il en sortit en I8oi avec les deux nromior.: .i,.;,. .i„ ...l.ti:. . ™''' ™ 'S'I
MAUVAIS BKRGERS — MECHELLX
démons possèdent également la mâyd, et de ce lait reçoivent la qualilication de m<ii/i«aj (possesseurs do la mâyâ A 1 époque brabmaniuuo. le sens nui nrévam »«i /.«i... .i--,.
époque brahmanique, le sens qui prévaut est celui d anparcnce, d illusion trorajieuso, produite soit par la toutepuissance des dieux, soit par 1 habileté magique des dé-
avoc les oeux premiers prix de traeédie m i„ V.et débuta aussitôt à lOdLn en jôuam Néron do fi°,w' cw. parcourant ensuite, penda'nt deux années le rand répertoire tragi.pie. Après trois autres années passées à la Renaissance, où il établit plusieurs rôles dans -Z-^,,/ G,smo,ula, laPri.cesse lointain., il rentraà rOdéon ni^B ' ycréa Z»on Cm-los, les Perse,, Don /«-n ,, >?„°"„i S engagé l'année suivante au Théâtre-Antoine où il se mon tra dans le Hcims du lion, Jos.'i.li tfAriinmii^ li se mon- Mith RenaJin, alla joier au Nouveau Théa,r„i«'' iL.1rL ",' ^«('""'■' L«P»^".' -encore r;'ôdéon"^d"ans''râ
Guerre en dentelles et Pour l'amoitr
î?A'?.f T'l-¥='„""' P'-'-r-)' J»""'-- Q"o "«dis? et entra au
uveau-Théâtro le Roi B à l'Odéon dans la passa un instant à la
, r — y jouer utt "' ~
théâtre Sarah-Bernhardt pour y créer sucres«iv«m„n. .
le Dieu vert et la Sorcière. Entre temps, do mLx est albi joner aux arènes de Béziers, en looi" Promft^eef Vacclms. Il a montré dans toutes ses créations ini ieu inté ressanl, très étudi.i imn ,K,.f.„., „.i..:- . ^ "" J."^" ""«
é. une diction précise et nuancés.
nniversello de 1900 (Paris), ou il n'avait envoyé qSo deux morceaux : un portrait et les Fleurs du /«!• Ses^"êtes o jeunes femmes, d un type florentin modernisé, sont peintes
«imo fZ v»'r> r'"''' '^' ?■-''"■' ornements de leurcos tumo font valoir 1 énigme do leur expression calmn \.t troublante. Au Salon de .903,11 oxposai,"^. SërXc,'"
Mait (Phil) dessinateur anglais, né à M'ortiey, près de Loods, en isai, mort à Londres en 190I. " ■^'■■'^ ■
Carte de la Maur.'-tanie.
mons, que, par suite do leur ignorance, les êtres prennent pour la réalité. Toutes les choses do l'univers sont des eltets de cette mâyâ, qui devient ainsi svnonyme, jusqu'à un certain point, du terme . création .. Avec la philosophie védantà et dans la littérature pourânique, la mâyâ non seulement conserve le sens d'illusion produite par l'apparence trompeuse des choses, de prestige, do maeie divine ou démoniaque, mais prend aussi celui d'énereie créatrice des dieux.
P„„„l, ■ 1.- f^ depuis le . Picli me up ,, jusqu'au
Punch .Eu Franco même, il donna divers dessins au
titre l'i Matî
: ..ne des sériel es plus connues est celle qu. a pour Ecclésiast,i,ue et le peintre (18S8). ^
te Cas dans les
i ^ ^'î;} ô'ih ''"" D'Cll). romancière et sociologue née à eu 1860. Elle a publié en 1892 deux romans '^ Je t,eor.,es d Arrrll ^t VA/faire Allard. puis, éditons de la » Revue blanche., V Alouette et un grand nombre de neuve les encore éparsos, ainsi que des articles do revue. Elle a londé, en 1896. le Collège liïre des Sciences socales. puis, en 1S99. Y Ecole de morale cl V Ecole dèTourn«,™e enfin, par fusion de ces dernières, en 1900. fico/e
tZj n"< ^■'"'''' r""',''- '■<"" «"o ««devenue secrétaire On lui doit la création de la Solidarité, université populaire du XIII- arrondissement. L'idée ma "èssco «dïcYtion Trflr' ""î '•'' '" division du travail chacune rs^t-i^i ^ "■" ^''P*^^""' «''^ capacités agissant de^'espHt sdln'tîfi'qr " "'^''"'"''^-« "»"- '=> "-icessité
mAyA (racine .un, imaginer, figurer, construire et
?ërl' T::?'; '''■"'''Î' "• f'. ?''^"""" primorSZ Tum vers, dans la terminologie indienne.
— En(;tcl. Le mot maya est un des termes les nlus énigmatiques de la théologie des védas. Dans h/tioV^da Sr^w"?'"-"^ "'"'?-' "" singulier, tantôt au pluriel, pa^ raît avoir les sens divers de matière primoi^diale kvec
de''ërie,'',' "i'""^' '^'^'«"°' '■""'"■■S' J« c^apacîté d'agir 0^ dar.ifi^«„.^ ''^'^■°"î^'="'^"'<' "" surhumaine, do ruse, <3 artifice et de magie. Les dieux et leurs adversaires les
l'énergie
Dans diverses sectes philosophiques, la mâyâ n'a pas de terme et ne peut être divisée. Elle est la cause, l'élément primordial de l'univers, et toutes les manifestations et les modmcations de cet univers ne sont que ses etTets Elle est éternelle, invisible, une, matérielle, existe en tout agit comme énergie do Çiva, désigne aux âmes les conditions qu elles doivent occuper, leur donne un corps des organes et la faculté d'éprouver le plaisir et la souffrance • elle est intelligente, impure et cause l'illusion. L'univers existe virtuellcnient dans la mâyâ, mais la divioiiê en est distincte. . Civa. avec .sa mâvâ pour argile, sa saltt icaktii pour roue et lui-même comme potier, façonne l'univers. »
MAYACACÉES hna-ia-ka-sè) n. f, pi. Petite famille de monocotylédones du groupe des fluviales, voisine des rentrolépidacées et des xyridacées et réduite au genre nin./ice (Les fleurs, trimères, ont un calice et une corolle disiincts et un ovaire iiniloculaire à placeniation pariétale J e fruit est une cap.sule contenant des graines albuminées Les mayacacées sont des herbes à feuilles abondantes et petites comme dans l'euphorbe petit cvprès. Ce sont des plantes américaines.) — Une may.\cacÈe.
Mayer (Otto), juriste et professeur allemand, né à l'urth en laiG. Il étudia de 1864 à 1868 le droit et les sciences poliiiqucs aux universités d'Erlangen, Heidelberg et Berlin, s'établit en 1872 comme avocat à Mulhouse? en .Vlsace, fut chargé d'un cours de droit constitulionnel en 1881. nommé professeur suppléant en 18S2 et professeur titulaire de droit public en 1887 à l'université de Strasbourg et appelé en 1903 à celle de Leipzig. Il a étudié parallèlement le droit public en France et en Allemagne Ses i^rincipaux ouvrages sont : Théorie du droit administratif français (.886); le Droit administratif allemand (1895-1896; :trad. franc., publiée sous la direction même deKiuteur. 4 vol. (1903-1904)]: Portalis et les Articles oriiamqurs (1902) ; Justice et administration (1902). Il a publié avec Laband et Stocrk la revue : i Archives de droit public . (1886 et suiv.).
Mayer (ffc..rv-Charlcs-Jules\ acteur français, né à Par.s en 1857. Elève de Got an Conser\aioire, où il obtint un accessit de comédie en 1882, il débuta l'année suivante au \audevill6. puis prit une part importante à la fondation (iu ■Théâtre-Libre, où il joua : Tout pour riwnneur, Si'réiiade, la Chance de Françoise. VEcole des revfs, Lamblm, .Madeleine, etc. Après une longue tournée dans laquelle il accompagna Coquclin aîné dans les deux \mêr.ques, il rentra au Vaudev.lle. y créa : le Député Leveaii. lionhenra quatre, Hélène. Hedda Gabier, le Prince d'Au- 'iff.- ''■ Christ, la Prorinciale. .Maison de poupée, alla jouer / hngrenage aux Nouveautés, puis, de l.Sos à 1898, passa tantôt au Gymnase, tantôt au Vaudeville, pour j.5uer • 1 Age difficile, les Demi- Vierges. Manette Salomon, le Partaije. la Douloureuse, les Trois Filles de .1/. Dupont, l Aînée, Paméla, entra un instant à l'Odéon pour y créer ChAteau liistoriqiie, et enfin fut eng,igé. en 1901. à la Comédie- Française, cù il prit place' dans le répertoire, tout en établissant différents rôles : Bonheur qui passe, le /toi, VEniqme, l'Autre danger, tes Affaires sont les affaires, firré.intu, le Dédale, la plus faible. Plaisir de rompre, le Passé, IS07, le Cœur a ses raisons, etc.
Mayeur (Jules Arthur), graveur français, né à Bouvigny-Boyeffles (Pas-de-Calais) en 1871. Elève de Bonnat,
s ou sont é dans la
llazhar a. anneaux de luviaj.
Jacquet etLevasseur. Il obtint sa première récompensa au àalon do 1896 où ,1 exposa Adam et Eve reiTolZ"
fL Li-^ T"'" """^"j,'' ^""l'orta le prix do R^m" IJO Kome, il eovova i/Iomnie malade, gravure d'après Sob. del Piombo (Fforencel et une .Suinte lamille, d'après Luin,(M.lanj En 1902. il /ut mis hors concours a^-ec Jeux Lra>ures, et des portraits dessinés. En 1903, il exposa lo Col,n-Maillard,dayrè„ Pater ; en 1904, le Poète et ta Ç r«,c,d après Hanuaux; trois gravures d'après Ricard Irudhon et Vèlas.,ue2; en 1905. trois gravures .laprè; ïurner, Me.ssonier, etc ; en I90«. (e, Heffroi.duAorddl ta J-runce, dix eaux-fortes originales. Outre ces cm-oi. nombreux portraits â la mine do plomb. '
* Mayotte. - Justice. Vn décret du 5 novembre l.)04 a
en ce qui concerne les infraction- 'oueii,
intéressés des Européens. Le tri!
juridiction do la cour d'appel de .M„ .„ „,, „,
Une cou,- dnn.>n,;/(e, siégeant à Ma'yotte,' connaît de tous les crimes commis dans l'arcb,p''el, lès iribunauî iiidigènes no conservant que lo jugement des affaires cil viles et commerciales. .Ses arrêts ne sont pas susceptible, d appel, mais seulement de recours en cisation.
Mazagan, ville maritime du Maroc, port sur l'océan Atlaniique. un peu au sud de 1 embouchure de l'Oued-el- Aiud. — En 1906, la conférence internationale d'Ale4siras a confié I organisation et la direction de la ponc» dans co port à un olticier de nationalité française. *Mazeao (Charle.s-Jean-Jacques), homme politique et magistrat Irançais, né à Dijon on ^
1825. — Il est mort à Paris en 1905.
Mazel ! Le), village du départ, de la I.ozère (comm. des Laubies), arrond. et à 25 kil. de .Monde , au flanc d'un coteau ; 130 hab. Neuf sources minérales, froides, trèscliargées d'acide carbonique et utilisées pour le traitement de l'anémie et des maladies d'estomac.
MAZBAR n. m. Tambourin arabe, composé d'un cercle do bois sur les bords duquel est
collée une membrane. (A l'intérieur sont suspendus des anneaux de métaL destinés à frapper la membrane loriqu on agite 1 instrument.)
*Mazz0NI (Guide), poète et critique italien, né à Floronce en 1859. — Il a affermi sa réputation d érudit et de conférencier. Ses conférences les plus importantes ont été publiées sous lo titre de Glorie e memorie delf arie e délia cmliadltalia (1905). Il a en outre publie, en collaboration avec ses élèves, des A'»erci/a:ionisi,;/n leleraturarelioioia m Itatia nei secoli XI II e XI y (1905). Il a enfin donné une nouvelle édition. considérablemcDi augmentée, de ses œuvres poétiques {Poésie, 1904).
Méaulle (Fortuné-Louis\graveiir sur bois, né à Angers on 1840. Elève de Linton. il débuta au Salon de 1889 avec neuf gravures sur bois d'après Chifflart. GiaromcUi Foulquior. Pbillippotcaux et exposa ultérieurement d'antres gravures sur bois d'après E. Morin. Vierge. Vallon Brion. etc. Il a également exposé des aquarelles et dessins originaux : une Cour à Sainl-JJalo (1878) ; .Voir d'/iittr (1879). Il a été chargé longtemps de la direction artistique des publications illusirces du . Petit Journal .. On trouve de ses bois dans nombre de recueils et de volumes, notamment dans les éditions populaires de Victor Hugo' Zola, Michelet, Thiers, Jules Verne, etc. '
"Meaux (Marie-Camj'«c-^VJfred, vicomte dk), homme politique français, né â Monibrison en 1S30. — Il se représenta aux élections législatives de 1.S85 dans la Loire, mais il échoua et ne renouvela plus cette tentative. Il à publié encore : Montalemijert (1897); Souvenirs politiipies, 1871-ISn (1905). ouvrage 1res précieux pour l'histoire du ministère du 16-Mai.
MÉCANISATION (ji'-on — de mecanijer) n. f. Transformation en machine : Je note de l'assouplistement, de la -MÉCANISATION. (Léon Frapié.)
MÉCANOMORPHOSE ou HÉCHANOMORPBOSE tk-a) n. f. Biol. Ensemble des influences qin- les actions mécaniques peuvent exercer sur le développement de l'embryon et sur la structure de certains organes. (Les tractions, la force centrifuge, etc.. ont été bien étudiées chez les plantes et les emï.ryons de grenouille.)
MÉCANOTHÉRAPIE 'pf — de mécanique, et de thérapie) n. f. Traitement des maladies articulaires et musculaires par des instruments mécaniques.
— Encycl. La méçauothmtpie est une section de l'orthopédie. Elle a pour but d'empêcher l'ankylose des articulations, do corriger des attitudes vicieuses ou de remédier à des atrophies musculaires. On se sert d'appareils spéciaux qui permettent de faire reproduire à un membre un mouvement déterminé avec l'amplitude nécessaire à la vitesse voulue. Supposons, par exemple, qu'après un rhumatisme du genou il soit resté une raideur articulaire empêchant à la fois la flexion complète. On fait asseoir le malade et on fixe la jambe et la cuisse dans l'appareil avec des courroies. On met la machine en mouvement, lentement, et la jambe s'étend sur la cuisse, puis se ploie. Peu à peu on augmente l'amplitude du mouvement, et bientôt les adhérences sont rompues sans fatigue par l'opérateur, sans douleur po.ir l'opéré. Bien entendue, une seule séance ne suffit pas. Pour remédier à une scoIiose.il existe des appareils extenseurs; do même pour la luxation congénitale de la hanche, etc.
La mécanothérapio est fort employée pour remédier au.T accidents du travail, pour permettre au blessé de récupérer les fonctions d'un membre lésé. Dans toutes les villes importantes des instituts se sont fondés pour ca mode de traitement.
*MECBELlN(Leopold Ilenrik Stanislans), homme d'E:at finlandais, né à Fredrikshamn en 1839. — Président du conseil municipal d'Helsingfors (1892-1899). il est l'un des orateurs les plus écoutés de la Diète, mais combat surtout par la plume, multipliant les brochures politiques et les ouvrages destinés à attirer l'attention de l'Europe :
MECHOUAR — MEINONG
It Question finlandaise {c-n fr. isyj); /«( f'inUtmlc tiu XIX' siècle (1894); etc. Une médailto qui lui fui offerte ]iar souscription publique (1900) ti'n)uiy:iio de la roconnaibsanco do ses compatriotes. li\il»3 eu litOJ, il se retira à Stockholm, d'où il poursuivit sa campagne constitutionnelle. Il rouira idée. lOOi) en Finlande, reprit son siège au Landtag, où il fut reçu avec acclamations, ot accopia (nov. 1P05) la ]irt^sidouco du Sénat au lendemain do la rôvolution s|)oniau6o qui mit fin au régime anticonstitutionnel russe.
MECHOUAR (mot ar.) n. m. Au Maroc, Lieu do réunion du conseil dos ministres.
Mechverot (mè/c-vc-rè — mot turc signif. n le règinif consiitutioonol »), titre d'un journal hiraensuel publié ù l'ari-î en français et en turc. Créé en 189G, son directeur e>t Ahmed Riza. Ce journal, aux idées éniancipatrices, est franchement opposé au gouvernemeat actuel du sultan de ^.'onstaniinoplo.
■^ MÉDAILLE n. f. — Encycl. Dr. II est expressément déftMidu à toutes personnes, quollos que soient les professions qu'elles exercent, dé frapper on do faire frapper des védailles d'or, d'argent ou d'autres métaux, ailleurs que tians les ateliers de Tadministration des monnaies, ù Pans, a moins d'être munies d'une aurorisaiion spéciale du gouvernement. (Arrêté du 5 gorm. an XII, art. l*^) La fabrication des médailles, à la Monnaie, est faite en régie, par l'Etat lui-même. Los frais de fabrication sont fixés ]>ar un tarif soumis à l'approbation du ministre des linances. (Ord. du 2i m^y-s 183i, art. 2.)
Usant du droit qui lui a été conféré, le gouvernement a autorisé divers industriels à frapper des médailles à des conditions déterminées. Mais pour prévenir les abus qui auraient pu résulter do la liberté totale de la fabrication, et notamment le faux monnayage, il a paru nécessaire d'organiser un contrôle dos fabricants et des marchands de médailles. L'article 26 de la loi de finances du 25 février l»0l a soumis ces industriels aux visites des employés des contributions indirectes. Un arrêté ministériel du 15 décembre 1903 leur prescrit d'apposer un poinçon de maiire sur leurs produits, avant qu'ils ne sortent de l'atelier de frappe, et les oblige en outre à empreindre en toutes letiros le mot a doublé » sur les médailles en métal commun doublé ou plaf|ué d'or ou argent.
Toute médaille d'or, d'ar^'ent ou de cuivre frappée dans 1-^s ateliers do monnaie doit porter l'empreinte d un symbole particulier à cette administration figurant une corne d'abondance. (Cire, des contr. ind. du 3 juin 1901.) Les médailles frappées par l'industrie privée sont marquées des piinçons de garantie ordinaire. Toutefois, les médailles antiques, comme tous les objets reconnus tels par le serv"C, sont dispensées de la marque et du payement du d'-ïit do gaiantie. (Décr. min. du 12 septembre 1903.)
La fabrication des médailles de sainteté de petit module et à bélièro continue a jouir du régime de complète liberté que lui ont reconnu des tolérances très anciennes. (Cire, du 13 février 1904.)
MeDEBA ou Madeba, localité de la Turquie d'Asie (Piilestine orientale) ; yoo liab. (Bédouins). C'était autrefois une riche cité du pays Moab, qui est déjà citée dans les Nombres, dont subsistent encore des ruines importantes. On y a trouvé en 189G une remarquable mosaïque, une carte de l'Asie Mineure, do la Syrie, de la Palestine et de I Egypte, qui est une dos plus anciennes, sinon la plus ancienne des cartes qui sont parvenues jusqu'à nous.
HÉDIMARÉMÈTRE (du lat. médius, moyen, de ynarée, e: do mi'.trc) n. m. Instrument imaginé par l'ingénieur f-ançais Charles Lailemand pour enregistrer automatiquement le niveau moyen de la mer dans les observations marégraphiqucs.
— Encycl. On sait quelle est l'importance, au point de V je dos observations du nivellement, de la détermination du niveau moyen de la mer, qui constitue le 0 de l'échelle des altitudes, c'cst-à-diro le repère fondamental de toutes les opérations géodésiques. Or. ce niveau moyen ne peut être calculé que par la comparaison des courbes raarégraphiques inscrites pondant un certain nombre d'années dans le poste choisi. (En France ce poste est celui de l'observatoire do Marseille.) Le médimaré mètre de Lailemand arrive instantanément au même résultat. Use compose d'un tube de cuivre terminé par un vase poreux, et ti^é verticalement contre un mur du quai du port où l'on \LÏut connaître le niveau moyen. Les ondes rapides de la marée sont amorties dans leur passage à travers les parois dii vase poreux, et se réduisent dans l'intérieur du tube à une faible oscillation. On peut relover chaque jour, par ua simple coup de sonde, les variations du niveau, et calculer ensuite la moyeime.
MCDINA (Kederico Diez nii). jurisconsulte et publicisie bolivien, né et mort à La Paz (1834-1904). Comme professeur de droit international, il a iiubli"'- un ouvrage d.? ï Droit international privé " et un ouvrai^e de " Droit pu- Idic 1-, qui font autorité dans toute l'ATiiérique. Il fut miiitstro plénipotentiaire de Bolivie à Kio 'le .laneiro, où il négocia avec le gouvernement fédéral un traité de délimitation de frontières très avantageux pour son pavs. De r'tour en Bolivie, il fut nommé ministre des atfaires érangércs, sous la présidence du général Pando. Il rel-résenlait, au Sénat, le département de La Paz, lorsqu'il mourut subilement (1901).
MCDIOCRISER (:^) v. a. Rendre médiocre : Ln dètna-
fj >'ite MKinornisK les Calvnfs.
Se médiocniseï* v. pr. Se rendre médiocre : Cet artiste s'jssagit sat.s sii Mfc:iiiori:isnR. (Calullo Mondes.)
MÉDIOLASIQUB {zik') ndj. 8c dit d'un grès de la Moselle aiqjartonant à la («artic moyenne du lias {étage charraon-
— n. m. : Zc MiiruoLAsiQUH.
Mecrle, comm. de Belgique {|)rov. d'Anvers 'arr. de T'irnhout]), près do la Marcq, affluent de la Dendre ; i.:>ùO hab.
MÉGADÉNIE (ni) n. f. Genre do crnciféres cochléariées. (La mépadénie pygmée est une petite herbe annuelle, A fo'iillos arrondies, pnlmiiicrvcs, du lloang-IIo supérieur.)
MÉQALADAPINÉS n. m. pi. Paléont. Sous-famillo do mummiféros lémuriens, do la famille des lémuridés, ronfenuunl les genres mcffatodopis. dinotcmur et thaamastjtemur, — tfn mûoalapapinA.
MÉGALOBLASTE blassf) n. m. Ilistol Erythrocytr nufléé ou a noyau polymorphe, plus volumineux que knormoblasto ou hématie normale, pauvre en hémoglobine, et qui no so montre jamais, chez l'homme, que dans les états pathologiques. (Pappcnheim les fait dériver des leucocytes basopliilcs; mais cette manière do voir n'est pas admise en France où, avec llayem et Ranvier, on est disposé à accojitor leur origine endogène.) V. HiiMATo-
BLASTE, KRYTH ROULA STK, etc.
MÉGALOPHTALMIE fmi — du gr. méqns. grand, et 'iphdutlnins. (l'ilj n. f. Hypertrophie congénitale de lœil, ^iurtant priiuipalenient sur la cornée.
MEGALOREMNIUS(ïvm-i/(-j(ss)n.m.Genre d'arachnides aranéidi's. de la famille des clubionidés, créé en 1903 pour des formes nouvelles propres à Madagascar. (Le ritcf/alorcmnitis Uo, type do co genre, est une grande et forte araignée atteTguant près de 4 centimètres de long, d un fauve roussâtre, couverte de longs poils hérissés, et ayant l'abdomen marqué de noir en dessous. II a été découvert à la baie d'Antuiigll.)
MÉGANTIC, comté du Canada (prov. de Québec). C'est im pays de lacs qui s'écoulent dans le Saint-Laurent, rive droite: 1.940 kilom. carrés. Mines inépuisables d'asbeste ou amiante. Prés de 2-1.000 hab. ChA. Leeds.
MÉGAPHONE n. m. Appareil qui a pour objet d'amplifier les sons enregistrés sur les phonogrammes plats ou disques ordinaires du commerce construits pour les plionographes.
— Encycl Le mét/aplione phonoqraphique est basé sur le principe de la transmission des vibrations à une flamme. Il se compose : d'un distributeur, commandé par le style de l'appareil et d'un brûleur. Dans le distributeur on introduit par B le mélange combustible sous pression. Une palette C, articulée au point 0, reçoit tous les mouvements
Mégaphonecommuniqués au style ; de chaque côté de cette palette, des orifices DD' laissent écouler le mélange gazeux. Les gaz sont conauits par des tubes EE aux brûleurs FF refroidis par un courant d'eau HH'; la combustion doit toujours avoir lieu exactement à l'orifice du brûleur. Deux pavillons, G et G', complètent l'appareil. Ces brûleurs peuvent être remolacées par des orifices simples et le mélange gazeux par de l'air comprimé, ce qui donne une amplification moins intense, mais simplifie ae beaucoup la maouteniion de l'instrument.
MÉGARD lAiiJrée). Biogr. V. Gémier.
MÉGARHININÉS D. m. pi. Sous-famille d'insectes diptères némoceres, do la famille des culicidés, renfermant les genres megarhine et voisins. — 6'/tMÉaAR-
HININÉ.
— Encycl. Les moustiques do la sous-tamille des mè~ (jarhininés sont de couleurs brillantes, do grande taille et répandus dans les pays chauds ; la piqùiô du rnefjarhinus hœmorrhoidalif , do l'Amérique tropicale, est très douloureuse et amène de fortes tuméfactions Le me- (jarhininus Amboineni'Sjdes Moluques, est encore plus redoutable: long d'un centimètre, il fait des piqûres très dangereuses à cause de sa trompe longue ot forte ; le toxorhi/nchites immisericors, de la région indo-malaise, n'est pas moins venimeux.
MèGE (Fraucisque-Balthazard), érudit ot historien français, né ot mort à Clormont-Ferrand (1830-1904). Il entra dans l'administration do l'enregistrement et des donïaincs, mais il en sortit bientôt pour se livrer à. l'étude des archives do sa province, ('es recherches, qu'il dirigea surtout sur l'époque de la Révolution, furent fécondes en résultats. Les Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres tt arts de Clermont-Ferrand, dont il était membre, le Bulletin hislorii/ue et scientifique de l'Auvergne, la Jtevue d'Auverf/ne sont pleins de ses études sur tous les points et sur l*jus les hommes do l'histoire locale. Parmi ses ouvrages plus ronsidérables, nous citerons : ICphihnéridcs du département du Puy-de-Dôme, ci-devant JlassC'Auvergne (IHCI); Souvenirs de la lanque d'Auvergne. Essais sur les iaiotismes du département du Puy de-Dùine (1861); Chroniques et récits de la ftévolufirm dans la etdevant liasse- Auvergne (18fi7-i868) ; Correspondance inédite de Georges Coulfion (1872) ; l'Académie des sciences, ticllcstetlres et arts de Clermont-Ferrand ; ses origines et ses travaux (1884) ; le Conventionnel Bancal des Issarts, étudo biographique et lettres inédites (1887); un Fédéré du fO-Août: Barbât du Clozal d'Arnerj/ (1887); Gaultier de Biauzat, sa vie et sa correspondance (1890) ; les Cahiers des paroisses: les Cahiers des bailliages et sénéchaussées d'Auvergne en il89 (1899-1903); la Dernière année de la province d'Auvergne : les élections de nS9 (lyoi).
Megarhine (gr. 3 fois).
Meggen, fornm. deSuisse(cant. et distr. de Lucerne),
MU- ](■ lac des Quatro-Caulons; 1.200 hab. Pâturages.
* MéGNÏN (Jean-Pierre), vétérinaire fiançais, né à Hérimoncourt (Doubs) on 1828. — Il est mort ù. Vmcennes
en l'JiJô.
MEGYOUNG n. m. Instrument do musique en usage en Birmanie. (Il est monté de trois cordes, ordinairement do
soie, que Ion pince; sa forme est copiée sur le ca'iman à. • museau de brochet.)
MEHALLA n. f. V. MAUALLA.
Meuren (Auguste-Fcrdinand-Michael van), orientaliste danois, né à îlelsiogœr en 1822. Il étudia les langues orientales avec D. G. Monrad à Copenhague, puis à Leipzig avec Fleischer, dont il fut l'un dos plus brillants continuateurs. Professeur de philologie sémitique et orientale à l'université de Copunliaguo (1854-1898), il se consacra surtout à des travaux sur la langue et la littérature arabe : la Bhétorique des Arabes {lihi) ; Cosmographie de Chtmseddtned-Dimichqui, texte arabe, publié (1866) en français pour le compte do 1 Académie de Pétersbourg et suivi en 1874 d'une traduction française intitulée Manuel de la cosmographie du moyen âge. On lui doit en outre d'importants travaux sur Avicenne. une édition monumentale des petits écritsdecet auteur: Traités mystiques d'Abou Ali al-Bosain ibn Abdallah ibn Sind ou d'Avicenne (1889-189-ij, etc.
MEHR LICHT (Plus de lumière). Expression allemande. Dernit-res paroles de Gœthe demandant qu'on ouvrît une fenêtre pour avoir plus de lumière, et qu'on cite dans un sens tout ditl'érent pour dire : o Plus de clarté intellectuelle, plus de savoir, de vérité. « — Ces paroles de Gœthe, d'ailleurs, comme tant de mots prétendus hisiori(|ue^, ne paraissent pas authentiques.
MciENBERG, comm. de Suisse (cant. d'Argovie [distr.
de Mûri];, sur le flanc oriental du Lindenberg; 1.500 hab.
HIeillet (Paul-Jules-An/o/'ife), linguiste français, né à Moulins en 18(.6. Elève â Paris de la Sorbonne et de l'Ecolo des hautes études, il se fit recevoir agrégé de grammaire en 1889. Elève de F. de Saussure, il remplaça son maître absent à l'Ecole des hautes éludes, pendant l'année scolaire 1889-1890, fut chargé en 1891 d'une mission au Caucase pour étudier l'arménien moderne et faire des recherches sur d'anciens manuscrits arméniens, et succéda définitivement à F", de Saussure â l'Ecole des hautes études (1891). Après la mort de James Darmesteter, il fut chargé en outre, dans le même éiablissemeat, de l'enseignement de l'ancien iranien. Bréal le prit comme remplaçant au Collège de France eu 1899-1900 De 1902 à 1905. il enseigna l'arménien ancien et moderne à l'Ecole des langues orientales ; enfin, en janvier 1906, après la retraite de Bréal, il fut nommé professeur de grammaire comparée au Collège de France. Meillet, peu favorable aux hypothèses aventureuses et aux généralisations vagues, se" fait remarquer parla précision de sa méthode, la sûrelé de sa critique et l'étendue de ses informations. Il a publié : liecherches sur l'emploi du génitif-accusatif en vieux slave (thèse franc., 1897); De indo-europœa radice hi^i^- « mente agitare « (thèse lat., 1897); Etudes sur l'étymologie et le vocabulaire du wieux s/are (thèse lat. 1902 et 1905); Esquisse d'une gramyiiaire comparée de l'arménien classique (1903); Inti-odaction à l'étude comparative des langues indo-europcennes (iyu3y.
Meilleur parti (le), pièce en quatre actes, de Maurice Maindron (théâtre Antomc. 3i mars 1905). — La scène se passe en Bretagne sous Henri IV (1595). Désespéré des dédains de Madeleine de Juranson, qu'il aime, le baron de Héribour s'est retiré dans un laboratoire, où il étudie l'alchimie ot l'astrologie. Son ami, lecomtedeChambouchard. vient l'y retrouver, et tente de le guérir en lui amenant Madeleine elle-même. Hélas ! Héribour n'est qu'un amoureux sentimental et respectueux, et de là lui viennent les dédains de Madeleine, qui l'aime au fond, mais le voudrait, comme les autres hommes de son époque, impétueux ei entreprenant Cette fois encore, il laisse échapper l'occasion. Mais Chambouchard, qui lui vantait l'action comme le remède, le gagne peu à peu à ses idées ; Héribour reprend son épée, s'enrôle dans la Ligue, et court guerroyer à travers la Bretagne. Il arrive ainsi à Pont-Croix, ou Madeleine se trouve avec son amie Valentino de Keraudren, mais hélas ! il est trop tard. La ville a été priso d'assaut par des bandes armées, et Madeleine fait partie du bulin du comte de Kermaria, surnommé La Rapine, (^ui l'emmène prisonnière dans son cliâteau et voudrait 1 épouser. Madeleine s'y refuse par fidélité à Héribour. Pour vainiTn sa résistance, La Rapine annonce la mort do son rival. Mais Valentine sous un déguisement à pu pénétrer dans le château et dire à son amie que Héribour ce ses gens sous des habits de maçons sont là pour l'emmener. Madeleine hésite encore jusqu'à ce que le baron enfin exaspéré 1 enlève de force : il a pris ce que l'auteur appelle le n\eilleur parti. La pièce de Maurice ftlaindrou, inspirée de ses curieux romans sur l'époque des guerres de religion, est une peinture hardie et fidèle des mœurs de la fin du XVI' siècle. L'auteur y a apporlé ses qualités habituelles d'artiste et de chercheur consciencieux.
MeinONG (Alexiusl, philosophe et professeur allemand, né à Lemln-rg (Galicio) en ISS.T. Il fut chargé d un cours de philosophie moderne à l'université de Vimne en 1878» nuis nommé professeur à l'université do Graz, oti il créa le premier labor.atoiro de psychologie eu .Vutriche. Ses. principales rechcrclios portent sur les théories de la connaissance et la théorie de la valeur, dont il rechercheà établir les fondements psychologiques. Ses principaux ouvrages sont : Etudes sur Hume. Histoire et critiaue du nominalisme moderne (19.11) ; la Théorie des relations (1882) ; la Science de la philosophie et son enseignement (1885); He~ cherches sur ta théorie de la valeur au point de vue de la paychologie et de la morale (\$9i); l'Importance de la loi de UV/yer (is96). 11 a publié dos éludes très importantes sur les tliéories de la connaissance et la perception ortérieurcdansla «Revue do psychologie et de physiologie des
organes scnsitifs a (Prague) et dans les « Rcchorchcs sur Ja tlicorio des objets et sur la psychologie ■>, dout il est Je directeur.
MeIR, comni. do Belgu-uc (prov. d'Anvers "arr. do Turnliout]), près do la Marcq, afUucQt do la IJendrc ; 1.720 liah.
Meissner (roBPUscuLES du). Histol. Corpuscules du tact, logés dans le dcrmo do la main ot du pied. V. tact.
MeiSTERMANS ( Conrad ), philologue et historien
suisse, no ù. Andeliingcn (cant. do Zurich) co 1858, mort à Soleuro en 18U l. 11 lut nommé en 18S3 professeur de grec et do latin au gymnase de Soleure. L'année suivanio il se fit recevoir docieur on philosophie à l'université do Zurich. Kn 1893 il fut nommé bibliothécaire do lavillo do Soleure. On lui doit un excellent ouvrage, très précieux pourl'Iiistoiro do ia langue atti(|ue : Grammaire des inscription.^ altiques (1885). Il a on outre publié un grand nombre de ■comptes rendus d'ouvrages d'épigraphie ou de grammaire grecque dans différentes revues savantes, et surtout dans la « Neuo philologischo Rundschau ». Enfin il s est occupé ■d'histoiro localo : la Plus ancienne histoire du canton de Soleure, jusqu'en l'an 087 1 1890) ; Histoire abréyce du développement de la ville de Soleure jusqu'à la fin du XV 1 1 1' siè-
■Cle (1894-1895).
MeiSTERSCHWANDEN, comm. de Suisse (cant. d'Argovie [distr. do LoiizliourgJ), sur le lac de Hallwil ; i.-iOO hab. Viticulture.
MÉLACONIQUE adj. SyU. do COMÙNIQUE, t. III.
MÉLAMPSORE (/a») n. m. Champignon du groupe des -.irédinées, produisant sur les feuilles des croûtes arrondies, noirâtres, et possédant généralement les quatre sortes do spores fréquentes chez les urédinées. (La lorme écidio porte souvent le nom de cxoine. Une espèce se développe très fréquemment sur les feuilles dos peupliers, lo mêlampsore du pfuplier.)
MÉLAMPYRISME (lan-pi-i'issm' — do mèlamptjre. n. de plante) n. m. To.kIc. Ensemble des accidents toxiques ^troubles gastro-intestinaux, vomissements, vertiges, etc.) provoqués par l'ingestion do graines do mélampyre (scrofulariacces;.
MÉLANOCHROMOSCOPE ' kro-moss-fcop' — du gr. mêlos, •anos, nojr. khrùum, cuuleur, et skopein, examiner) n. m. Appareil photographique permettant do reconstituer les couleurs des objets.
— Kn'CYCL. Lo mi'lanochromoscope, inventé parL. Ducos 4e Hauron eu 1899, se compose de trois parties distinctes. Le corps principal K ou cliambre noire renferme les objectifs 0, o', o"; des glaces redressant les images h, j, k et des châssis contenant les écrans colorés l'bleu B, vert V, rouge R). Le second compartiment H s'adapte sur la chamtro ^ràcoà des rainures ; il abrite deux glaces i, 6 et un miroir c inclinés à 45". Au-dessus se trouve le chapeau D surmonté d'un parasoleil et muni d'un miroir M incliné ■également à, 45", qui redresse les images pendant la prise
M^'laDochromoscope (mécauismc intérieur}.
du cliché. La dernière division du mélanochromoscope est un châssis V à trois rainures recevant la première, le positif, la deuxième des verres gris ariu d'atténuer l'image rouge -et la troisième un verre dépoli pour diffuser Ja lumière.
On opère avec une plaque pancliromati(|ue introduite dans un châssis spécial, qu'on place à 1 arrière de la chambre contre les verres de couleur. Lo temps de pose est assez long ot voici comment la couche s'impressionne. Les rayons émanés de l'obj et. april-^ réflexion sur lo miroir AI du chapeau D, franchissent une ouverturecirculaire puistomlieii' sur la glace a, se réilûcbisscnt partiellement et, traversant l'objectif o, vont former le néga-
Mélanochromos^-opc disposé pour la prise d'un clicliù.
tif du bleu. Le faisceau lumineux qui a continué sa route rencontre la seconde glace, subit les mêmes phénomènes et constitue lo négatif du vert ; cniin les rayons qui ont traversé les deux glaces se réfléchissent totalement sur le miroir c et. après leur passage à travers l'objectif o", donnent le négatif du rouge.
Après développement et séchage de la plaque, on tire un positif sur verre, qui, remis dans le mélanochromoscope, produit la sensation des couleurs. Pour cet examen, on ôte le chapeau D et son miroir redresseur M et on leur substitue une lentille oculaire. On glisse la diapositive dans un châssis à verre dépoli qui remplace le châssis à rideau de tout à l'heure et on aperçoit l'image du sujet reconstitué avec ses couleurs naturelles.
BIÉLANOCRATC adj . Se dit d'une roche basique parce que l'clémeut noir ou foncé, tel que amphibole, pyroxène, y domine.
MÉLANOPHYCÉES Z-^*?) U. f. pi. Nom sous lequel on désigne parfois les algues brunes (phéosporées.) — 'Une
MÈLANOPHYLiÎE.
MÉLANORRHÉC (no-ré) a. m. Genre d*anacardiacées, comprenant plusieurs espèces de l'archipel malais et do Cochiochiae.
— Encycl. La mélanorrhée laccifére est un arbr*- u-- 20 à 30 m. do haut, â fouilles alternes, â fleurs monooarpellées, à fruits drupacés couronnés par les pétales pcrsistanis. Son bois rouge, à grain serro, pourrait être, d'après de Lanessan, un des puis beaux bois do menuiserie ou d'ébénisterio. La plante fournit uno laquo excellcnto, qui est lo morac des Kmcrs; cotte laque a une grande aftiniic pour l'or, ot c'est elle qui recouvre toutes les statuos dorées du Cambodge.
MÉLANOSTIBIANE (no$3] n. f. AatimoDiato naturel de
manganèse et de 1er.
*BiI£LASSE u. f. — Encvcl. Emploi dans l'alimentation du bêtatl. La mélasse des sucreries renferme encore environ la moitié do son poids de sucre, et depuis uuolques années on l'utilise, surtout en Allemagne, pour l'alimentalion du bétail. C'est un bon aliment d'entretien et d'engraissement, c'est-à-dire excellent pour la production de la graisse, de la force ou do la chaleur animale. En re vanche, il ne faut pas oublier quelle ne peut entretenir l'organisme. No renfermant qu une proportion très médiocre de matière azotée, elle ne peut suffire aux besoins des jeunes animaux en voie de croissance ou des femelles eu état do lactation.
La plus grosse difficulté dans son emploi était de rendre commode son transport et sa manipulation. On a propos»'; à cet effet un grand nombre de moyens. En Allemagne on la mélange quelquefois à la tourbe, qui peut absorber jusqu'à 80 p. 100 de son poids de mélasse, mais c est d'ailleurs, au point de vue nutritif, une substance inerte, on même nuisible. On peut du reste employer, pour le mémo office, toutes espèces de matières sèches : menues pailles. eoquesd'arachides moulues, petit blé écrasé, pulpe séchée, farme grossière, tourteaux, etc. Quelques-unes do ces substances sont elles-mêmes des aliments riches en azote. A ce point de vue elles complètent la mélasse.
Outre le sucre et les quelques autres principes alimentaires qu'elh renferme, la mélasse contient des sels de potasse en qu.-ntité notable et ceux-ci lui communiquent. dos propriétés p 'rgatives et diurétiques, dont il convient do surveiller les el: "is. L'action diurétique se manifeste la première et, si ei .^ tendait à s'exagérer, il y aurait lieu do réduire immédiatement dans la ration journalière la proportion de l'aliment. Cette proportion, au surplus, ne doit pas dépasser, d'après Grandeau, certaines limites assez strictes, et si pour les bœufs à l'engrais on peut l'élever jusqu'à 6 kilogr., U faut l'abaisser à 2 kilogr. ou 2 kilogr. 500 pour les vaches en lactation et à la mémo quantité par 1.000 kilogr. de poids vif pour les chevaux ou les bœufs de travail. On estime enfin généralement que les moutons à l'engrais en peuvent recevoir à peu près 250 grammes et les brebis mères 125 grammes.
MCLASSIQUE adj. Se dit non seulement de l'acide extrait de la mélasse (v. t. V), mais encore de tout ce qui concerne la mélasse : Tourteau mélassique, farine mélassique.
Melchebs (Julius Gari}. peintre américain, né à Détroit (Etats-Unis) en 1860. Il étudia à l'académie de Dusseldorf et ensuite à Paris, où il fut élève de Jules Lefebvro et 'i. Boulanger. U a longtemps habité les provinces maritimes des Pays-Bas, dont il a aimé à peindre les mœurs et les habitants. Il a fréquemment exposé au Salon de Paris, où il obtint une mention honorable en I8.S6, avec le Prêche, et une 3" médaille en 1888, avec les Pilotes. Grand prix à l'Exposition universelle, qui réunissait aux deux œuvres citées la Communion et la Bergrre. il a envoyé à celle de 1900 : le Professeur d'escrime, Portrait, les Sœurs. On voit de lui au musée du Luxembourg : Maternité; à la nouvelle Pinacothèque de Munich : Jeune Fille Usant ; à la galerie nationale de Berlin : la Famille; au muséo de Dresde : le Const>'ucieur de navire; etc.
Melghnau, comm. de Suisse fcant. de Berne [distr. dWarwangenj;, sur lo Melchbach, tributaire de l'Aar, par la Roth et la Murg ; 1.350 hab. Fromagerie, distillerie.
Melden, comm. de Belgique (prov. do Flandre-Occidentale [arr. d'Audenarde]), sur l'Escaut ; 1.420 hab. Huilerie ; fabrique do chicorée.
MelEN. comm. de Belgique {prov. et arr. de Liège) ; 1.2S0 hab. Clouterie.
MÉLIANTHACÉES >(f) n. f. pi. Famille de dicotylédones dialy pétales voisine des sapiudacccs. — Une mklian-
THACBE.
— E^'CYCL. Les méliantfuicées sont caractérisées par des fleurs zygomorphes, pourvues d'un disque extrastaminal, et par des graines à albumen charnu, contenant un embryon droit. On les divise en : i» mélianthées (bersamc, mélianthe), feuilles composées imparipennées, fleurs à 4-5 étamiiies, fruit : capsule loculîcide ; 2* ^re(/ee$> feuilles
•simples, fleurs à 10 étamines, fruit : capsule septîcide. Les mélianthacées sont exclusivement africaines.
Melin, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arr. de Nivelles') ; 1.400 hab. Carrières do pierre ù bâtir.
"^MÉLINC {SéUx'Juks), homme politique français, né à Remiremont en 1838. — Réélu député de Remiremont en 1902, il devint sénateur des Vosges le 5 juillet 1903. 11 s'est fait au Sénat l'ardent défenseur des droits de douane sur les blés (1903), a soutenu en 1904 le projet de loi destiné à atténuer les inconvénients de la loi de 1900 réduisant la durée du travail pour les enfants et les femmes. H a coopéré en 1905 à l'extension de la Fédération républicaine (15 mai), protesté avec éloquence contre la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (6 décl et préconisé la négociation d'un nouveau concordat. Il a publié un ouvrage lort remarouable : le Retour à la terre et la surproduction industrielle (1905).
MellET, comm. de Belgiqu'^ fprov. de Hainaut [arr. do Charleroi]); 1.750 hab. Carrières; four à chaux: tuilerie.
BIellet (Jules-Marie), architecte et bénédictin français, né à Rennes (1 Ile-et-Vilaine) en 1846. Elève de 1 Ecolo nationale des beaux-arts (promotion 1868), il prit part à la guerre do 1870-71 dans le corps des mobiles d'Ille-et-Vilaine; blessé â Champigny. il reçut la médaille militaire. Titulaire du 2» prix au concours des pierres commémoratives de la campaene de 1870 (Paris, 1872), il a construit dans le diocèse de Rennes plusieurs églises ou collaboré à leur construction, entre autres : Saint-Mariinde-Vitré, Janré. le Theil, Melesse, Iré, etc. Il a construit aussi et restauré de nombreux châteaux et hôtels. En
MEIR — MENDÉLIEN
1884 il entra chez les bénédictins do Solesmcs. Il commença la reconstruction de l'abbayo do is'Ji à looo. Cette oïuvre lui valut en 1901 la grande médaille d'argent de la société centrale des architectes pour l'architecture privée.
MÉXX>THÉRAPIE (pt — du gr. mélos, musique, et thrrapeia, traiicuR-ntj n. f. Traiienicnt par la mu.sique : David avec &a harpe faisait déjà de ta meluthéuai'IK.
MelsbrOECK, comm. de Betgiq^ue (prov. de Brabact [arr. de Bruxelles]; ; 1.500 hab. Carrières do pierre.
MEHBRANOGÈNE {man — de membtaiie, cC da gr. yt.Hnàii, engendrer; adj. yui produit des membranes. (Se dit en particulier de certaines boluiions au contact desquelles il se forme, dans In niilinu, un précipité qui constitue ainsi uno vér- rauo seuii-perméaUe.
Ainsi, une ^outto de ;.- -.uti solution do tanin
.s'entoure d une. mince : .i laisse passer l'eau,
mais non lo tanin. V. oâiioai-.)
MehBRIO, ville d'Espagne (Estrémadure [prov. do Ca~ corès, disir. de Valencia de Alcantara]), sur un petit affluent du Tage par le Salor; 2.0fju hab. Fut longtemps célèbre par ses gisements d'or, aujourd'hui inexploités.
*BSÉMORISATION n. f. — K.scvcL. La mémorisation, considérée coiiiino l'ensemble des procédés à l'aide desquels on acquiert le souvenir durable de phrases, do faits, de dates, comporte deux procédés principaux. Le premier consiste à diviser te morceau (do poésie par exemple; à ajiprondre en plusieurs parties, que l'on apprend successivement : c'esi lo procédé par répétitions Iragmentaires ou des subdivisions. Le second consiste à apprendre d'un coup tout le morceau ; c'est le procédé par répétition globale ou du bloc. Les recherches de Pentscbow et celles do Larguier des Bancels prouvent que co dernier est plus avantageux et donne des résultais plus durables. On en juge en faisant répéter à des enfants le morceau appris plusieurs semaines auparavant. Les mots exacts sont deux fois plus nombreux avec le procédé de la répétition globale qu'avec celui do la répétition fragmentaire et en outre la continuité (c'est-à-dire la lougeurmuyenne, comptée en mots, des fragments dits do suite par lo sujet sans intervention de la part de l'expérimentateur) est notablement plus longue avec le premier. Aussi y-a-t-il maintenant intérêt à employer de préférence le procédé de la répétition globale, dans les écoles, d'autant plus que les expériences de Lottio Statfenset de Penuscliew montrent qu il permet d'apiirendre plus vite et mieux.
— BiBLioGR. : Larguier des Bancels, Méthodes deptérnorisation (i Ann. de Psychologie », Paris, 1903).
MENABEA {mé-na-bé-a — de Ménabé, région située  l'ouest de Madagascar) d. m. Genre d'asclépiadacées.
— Encycl. Le ménagea vénéneux ou ksopo est un petit arbrisseau malgache, à feuilles opposées, entières, coriaces. Les fleurs ont un rétinacle extrêmement réduit; aussi a-t-on pu croire que les pollioies étaient dépourvues d'aj»pareil de transport. La racine de ksopo était, pour les Sakalaves, un redoutable poison d'épreuve. Ello contient un principe actif extrêmement toxique. A petite dose, }e ksopo est réputé comme antisyphihtique.
MENACÉ n. m. Escr. Feinte faite à l'adversaire pour
l'obliger à se fendre.
*IlffÉNARD (Emile-René}, peintre français, né à Paris en 1862. — l! a accomjjli ces dernières années d'importantes croisières sur la côte méditerranéenne et en a rapporté uno série de paysages d'un grand style, que dore la splendeur des soleils couchants: l'Automne, paysage corse; Aif/ues-Mortes, Coucher de soleil, etfet do pluio; Orage, pastel (1902); les Errants; Eyin€; Intérieur de forêt; Portrait (ï90:t) ; Portrait de M** H. M. ; la Baie d'Ermonés ; la forêt ; Côte de Cnrse; Dernier rayon, pastel ; Sur la colline, pastel; l'Arbre jaune, pastel (1904); Aïm au crépuscule^ Cotu-her de soleil. Côtes de Corse, Chaîne du Mont-Blanc, temps calme (I905j et, en 1906, deux importants panneaux décoratifs, destinés à la salle do travail de l'Ecole des hautes études à la îSorbonne : le Temple, le Golfe. Cet ensemble sera complété par un troisième paitneau : Soleil levant, inspiré par l'ostuaire de l'Odct, couronné de pins.
Mendel (Grégoire), religieux et *'-::tanisto autrichien, né â Heinzendorf, près de Odrau (Silésie autricbicnnc". eu IS22, mort à Brunn en 1884. il entra en 1843 dans l'ordre des moines augustîns à Brunn, s'adonna à partir de 1S51 complètement à l'étude des sciences naturelles et de la physique, fut nommé, en 1854, professeur au lycéo de Brunn et sous-dirccieur de l'Observatoire et du Jardin botanique. Dans ce jardin, il (it des expériences fondamentales sur l'hybridation des plantes et introduisitdans l'élude des phénomènes héréditaires une précision malhématiquc. Il s est occupé également de météorologie. Ses deux grands travaux devenus classiques sont : Essais sur [hybridation des plantes (1865): Sur quelques bâtardes des hiéracées obtenues par la fécondation artificielle (1869). Ces deux ouvrages ont été publiés par Tschermak, dans la • Collection Ostwald des auteurs classiques des sciences exactes • (1901).
HENDÉLIEN. ENNE (nian-dé-U-in, en*- de Mendel, n. pr.) adj. Se dit dune forme d'hérédité discontinue, qui aboutit à la disjonction des caractères.
— Encycl. Parfois, quand on croise deux plantes, dont l'une est à fleur rouge et l'autre à fleur blanche, les produits du croisemenront tous des fleurs ronges. On dit alors que la couleur rouge est un caractère dominant, ou mendélien. la couleur blanche un caractère dominé ou récessif. Mais, s. 3 on croise entre eux les hybrides ainsi obtenus, on obtient de nouveaux produits dont 75 p. 100 sont à fleur rouge et 25 p. 100 à fleur blanche. 11 y a ainsi dimorphismcfc* voici pourquo*, suivant Naudin et surtout Mendel. qui a particuiiètement étudié cette question. Les caractères dominant et dominé existent bien chez les hybrides do la première génération, mais la couleur blanche ne se manifeste pas, puisqu'elle représente le caractère dominé. Dans les gamètes, au contraire, ces caractères se disjoignent, de telle sorte que la moitié a le caractère rouge exclusivement, l'autre moitié le caractère blanc, l-es h^'brîdes croisés donnent donc à. la seconde génération les quatre combinaisons suivantes (rouge-l- rouge) (rouge + blanc) (bUnc -h rouge) I blanc -^ Diane). Comme le rouge est le caractère dominant, il apparaît seul chez les produits partout où il
MENDES — MEUIÏEiNS
existe, et c'est ainsi que ï5 p. lOù de ces produits préseiiieiu la couleur blauche oxclusivoment.
Lo DaDtec a cliorcliô à iniorprétor par la règle do Meodol l'hérédilé discoiUinuo des diatlièses (artliritismo, etc.). qui so comporicul cd ellot comme des caractères inemlélions.
^MendeS (Catulle), littérateur français, ué à Bordeaux ou l»4l.— Depuis la publication do 6'of/, Catulle Mondes a fait paraître do uomlu-eux ouvray;os : le Chercheur de lares (isais) ; Aic-en-ciel et Smtrcil-Jtfjiif/e (I8ii9j ; /Jétes roses (ïS'j'j) ; les /fraises du cendrier (1900), poùsics oïl s'accuse i'iuiluenco des romantiques ot des parnassiens, do llu^n à Hanvillo, etentin dos livres de critique : l'Art au thràlrc. l'Œuvre wufjnérienne en France, ot le Mouvemrtit /)oi'li<iiif de 1807 à fÙOO, rapport rùdi^é à l'occasion de l'ivxposiiiui] universelle, ot (jui est suivi d'un index biu-^rjii'luiiuo ri critique fort bien documenté. Au tb6à,tro,-Catulle Meiidr^ adonné : la Jieine t'iammetie ot Médée (1898); cette der- QÎére pièce a été reprise par la Coméuio-Kranvaiso eu 1903; Scarron (Gaîto, 1905), 0 lai iyn y {Odéon, 1900). L'auteur tira lui-même un livret d'opéra-comiquo de la Iteiue Fiammetle pour lo compositeur Xavier Leroux {Opéra-Comique, 1903). Comme librettiste, Catulle Mondés a dailiourû également donné : le Cyunc (ballet en un ac'e, musique de Cbarles Lecocq. Opéra-Comique, 1899), la Carmélite (quatre actes, musique do Reynaldo Hahu, Opéra- Comique, l\fô2) et te Fils de l'Etoile (cinq actes, musique de Camille Erlanyer, Opéra, 1904).
MenDEZ Capote (Domingo), général et homme politique cubaiu, né à Cardeuas vers ISGO. II exerçait la profession d'avocat au moment de la révolution de 1895, époque à laquelle il se joignit aux révolutionnaires, et il fui bientôt nommé général. Membre du gouvernement, il remplit ensuite les fonctions de vice-président de la république cubaine, dont le président était le général Banholomé Maso. A ce monuMit. éclata la guerre hispanoaméricaine (1898), après laquelle il fut élu membre de l'Assemblée nommée par les révolutionnaires. Lorsque lo
Séuéral Brook forma le gouvernement de l'île, Meudez apote fut ministre do l'intérieur. Chef du parti conser- Taleur, il est resté chef du parti modéré, qui a succédé au premier. Sénateur, vice-président du Sénat, il a été désigné, aux élections du 23 septembre 1905, comme viceprésident de la République cubaine, pour une période de quatre ans, à partir du 20 mai 1U06.
MéNÉGOZ fEugcne), théologien protestant français, né à Algoisbeim (Alsace) en 1838. Docteur en théologie, il devint professeur à la faculté do théologie protestante de l'université de Paris, et directeur de 1 internat de cette faculté. Il a puljlié : Etude dogmatique sur l'idée de l'Eglise (1862); Jié/lexious sur l'Evangile du salut (l879); le Péché et la Hédemption d'après saint Paul; Qnid de catechismo sent iendum sii; la Notion du catéchisme i, 18S2J; Luther considéré cutitme théologien (1883 1; la Prédestination dans la théolotjie paulinienne (.1884); l'Autorité de Dieu (1892); la Thérdogie de l'épitre aux Hébreux ; la Notion biblique du mi'rac/e (1894); Etude sur le dogme de la Trinité (1898) ; Du rapport entre l'histoire sainte et la foi religieuse; le Salut d'après l'enseignement de Jésus-Christ (1899); la Justification par la foi, d'après saint Paul et saint Jacques (1901); Publications diverses sur le fidéisme (1900); le Fidéisme et la Notion de la fui ; la Mort de Jésus et le Dogme de l'expiation ; la Religion et la Vie sociale (1905), etc.
Menehbi (El Madbiel-), homme d'Ktat marocain, né en 1871. Originaire des Menahha, tribu maghzen du Houz, où son père avait été caïd, il fut Uii-même caïd do la tribu des Menaliba. Il fit ensuite partie de la maison du sultan Mouley Hassan. A la mort de celui-ci en 1894, il devint le principal favori d'Abd-el-Aziz, le nouveau sultan. Nommé ministre de la guerre, alors qu'il n'avait pas encore trente ans, il aspira à transformer le Maroc, en y introduisant des réformes que lui inspirerait l'Europe. C'est avec ces idées qu'il alla en 1903 à Paris et à Londres, envoyé en. mission extraordinaire par son souverain. Il retourna à Fez, avec l'intention d'unifier son pays, afin de le rendre fort, en taisant appel au concours financier et industriel des Européens. Alais, comme il n'hésita pas à laisser voir ses goûts et ses préférences pour les choses d'Europe, il s'attira l'inimitié de ses collègues du maghzen. C'est dans ces conditions qu'en octobre 1903, lorsqu'il fut obligé, malgré sa bravoure, de reculer devant les troupes du rogui liou Hamara, il perdit les bonnes grâces du sultan. Sentant lo besoin do s'éloigner de la cour, il demanda l'autorisation d'aller en pèlerinage à La Mecque (déc. 1903); Abd-el-Aziz la lui accorda. De retour au Maroc, El-Meuehbi so vit dépouillé do ses biens nar le sultan, qui dut, sur les démarches do l'Anglotorre, lui en rendre la plus grande partie.
MÉNÉMÈRE n. m. Genre d'arachnides aranéides, de la famille dos salticidés, comptant une douzaine d'espèces, répandues dans les régions chaudes.
— Encycl. Les ménémères sont des saltiques do la tribu des marpisses; ces araignées sauteuses, do taillo médiocre, robustes, revêtues d'une fourrure grise, fauve et blanche, se trouvent dans la région méditerranécnite {menemerus scniilimbatus) jusi(ue sous les tropiques, où lo mcnemerus bivittatus est cosmopolite dans l'ancien raoudo comme dans lo nouveau.
MengER (Antoine), juriste ot professeur allemand, n<'à Maniow (Galicie) en 1841. mort à Vienne on 1906. 11 professa le droit à l'université de Vienne et prit sa retraite en 1899. Rallié aux doctrines socialistes de Marx ot d'Engels, il s'efforça, dans une série d'études juridiques ardues, de dégager les moyens légaux par lesi|uels s'etl'eciuerait lo passage du régiino capitaliste au régime socialiste. Ses principaux ouvrages sont ; le Droit au produit intégral du travail, cj'pnsé historique (1891) ; /'' Droit civil et les Classes non possédantes (1891), (|ui est une criiiquo incisive du code civil allemand consacrant, selon lui, la suprématie de la classe riche; les Devoirs sociaux de la science du droit (isor.l; enfin, son ouvrage capital : la Doctrine nouvelle de l'htat (1903), traduit en français sous le titre l'Etat socialiste, avec une préface do Ch. Andler (1904.)
MenguE (.lean-Marie). statuaire français, né à Ragnêrfs-dfr-Lu.hon en 1855. Dabord marbrier ornemaniste,
SUIS praticien, il débuta au Salon do 1879 par un busto c sa mère; depuis, il exposa successivement : la Chute d'Icare (musée de Montpellier, 1885); une Source des Py-
rénées (188G); Abandonnés {IS69) ; Gain et Abel (1887); le Charmeur d'aras, exécuté en céramique par E. Muller (1889); la Vallée du Lio (1900); Messalinc (1903); le Soir (l9U5); et de nombreux bustes; ceux de Dubroy, d'Estoup. de M"" Valentin Abeille, de Cornet. Jean-Marie Mcngui' est titulaire d'uue médaille de 1"^ classe eu 189C-
MÊNINGISME {jissm'j Q. m. Ensemble des symptômes qui s<.^ maiiit'csient au cours d'une méningite aigué, et qui ]iart'ois se rencontrtînt chez certains enfants nerveux sans (|u'il y ait inllammution. (C'est la présence do ces symplûmes avec absence de lésion qui caractérise plus particuIici'umeiiL lu niéiiingisme.)
MÉNINGOCOQUE Ucok') n. m. Microbe on diplocoque [diplococus tut race ilularis meningiUdis), étudié par Weichselbaum, et qui est, sinou lo seul, au moins l'un des agents do la méningito cérébro-spinale épidémirpio.
— K.Ncv.L. Le méningocoqae s'ubservo dans les exsudais des méninges et le liquide céplialo-iachi-lieu, sous forme de diplocoque, dont les élémonts ont l'aspect d'un grain de café ot so rapprochent ainsi plus ou moins du gonocoque; ils se trouvent surtout en grand nombre à 1 intérieur des leucocytes. Toutes les couleurs basiques d'aniline les colorent, mais ils ne prennent pas le gram. Ce sont des microbes aérobies, qui cultivent de 21 à 42" C. (température optimum 37* C. et do préférence sur sang ou sérum [agar-sang. agar-ascite]) ; ils ont une vitalité médiocre, ne résistent pas à la dessiccation et sont tués e^ quLdtjues minutes a 80" C. V. MiÎNiNGiTE cérébro-spinale.
MÉNINGO-MYÉLITE n. f. Inflammation de la moelle L-puiiL-re (.'t de sus méninges.
MÉNISGOTHÉRIIDÉS [niss] n. m. pi. Paléont. Famille dc' niaiiiiiiili'ics ongulés condylarthrés, renfermant les genres nicnisculhertum, hyracops et meniscodon. — Un
MliNISCOTHliRIIDli.
— Encycl. Tous les méniscothériidés sont éteints; ils ont vécu à l'époîiue tertiaire éocène, tant en Europe que dans l'Amérique du Nord. C'est dans les couches moyennes et inférieures du Nouveau-Mexique que ion a trouvé leurs débris, à l'exception de ceux du memscodon Picleti. du Jura suisse. Les meniscotheriwns comptent trois espèces {meuiscotherium Chameuse, espèce type).
^MENTONNET D. m. — Tecliu. Pièce en fer ou en acier, prenant la place des parties vides, lorsqu'on ouvre ou qu'un lernie une serrure à gorges.
* Menzel (Adolphe-Frédéric), peintre, dessinateur et graveur allemand, né à Breslau eu 1815. — Il est mort à Berlin en 1905. Il a consacré de très nombreuses compositions a l'exaltation de Frédéric de Prusse dans VÈistoire de Frédéric le Grand, par Kugler, et dans Œuvres de Frédéric le'Grand, pubhées par Frédéric-Guillaume IV.
MenzIGEN, comm. de Suisse (cant. de 2ug), sur VEdlibach; 2.500 hab. Elevage; tissage de la soie.
Menziken, comm. de Suisse (cant. d'Argovie fdistrde Kulmjj, sur la Wina, sous-affiuent du Rhin par l'Aar ; 2.340 hab. Elevage; manufacture de tabac; cotonnades; quincaillerie; machines; chapeaux de paille.
Menznau, comm. de Suisse (cant. de Lucerne [distr. de \Villisau^}; 1.900 hab.
*IVIER n. f. — Encycl. Niveau moyen des mers. Il était généralement admis, depuis que Bourdaloue, il y a environ un siècle, avait constaté une dénivellation de 1 mètre entre l'Ucéan et la Méditerranée, que les niveaux moyens des mers présentaient des différences assez notables. Cette conception a été complètement abandonnée à la suite des observations poursuivies au commencement de ce siècle au moyen des médimarémètres de Charles Lallemand. Il résulte de là que les opérations de nivellement efiectuées dans les difi'érents pays sont en général comparables, et t|uil est inutile de déterminer, comme le voulait l'Associaiion gèodésiquo iniernaiionaTe, un zéro interuational choisi dans l'intérieur du continent européen.
MÉRAGOGUE [gogh^ — du gr. mêros, partie, et agôgê, action d'amener) adj. Biol. Hégéuération méragogue, Hégénéraiion par cloisonnement des phanérogames. (C'est une réaction défensive contre les divers traumatismes et dans laquelle la présence do la chlorophylle joue un rolo important.)
*MÉRAT (Albert\ poète français, né à Troyes en 1840. — Ce poète, qui est bibliothécaire au Sénat depuis 1897, après avoir été sous-chef de la présidence, a donné, nuire les ouvrages cités : Printemps passé (1874) : le Petit Salon (1S76-1877) ; Chansotis et madrigaux (1902): Vers tnihliés (1902); Petit poème, les Trente-six quatiai'is à .Madume, les Trente-six dédicaces, la Bance et la Mei; (l'jo3) et Petites pensées d'ooût (1904); Quelques pages avant le livre (1904). Ces quatre plaquettes de vers ont été réunies en un volume, sons In titre Poésies (1898), et en 190G Mérat a publié un recueil de ses Œ'uvres choisies
*Méray (Hugues-Charles-Robert), mathématicien français, né à Chalon-sur-Saiiino en 1835. — Outre les ouvrages citt's au « Nouveau Larousse », Méray a publié un livre classique, Nouveaux éléments de géométrie (1874 ; nouv. édit. ou 1903), conçu d'après un plan nouveau : i> J'ai changé, dit-il, la base première des raisonnements en substituant d'autres faits aux axiomes reçus ; en cela, j'ai cherché surtout ù otor aux débuts de la géométrie leur caractère aride et tout A fait scolastique ot à leur donner des allures plus franches ot mieux ordonnées. » Pour réaliser ce programme, Méray s'est attaché à rendre intuitifs la plupart des premiers" théorèmes tout en établissant dans leur eiichainement une parfaite régularité.
MeRBES-LE-CHÂTEAU, comm. de Belgi(|UO (prov.de llaiiianr arroiid. de Tliuinj), sur la Sambro, affluent de la MiMiso; l.Juo hab. Carrières, poteries.
MERCAPTAL n. m. Acétal sulfuré, que l'on obtient en
faisant agir l'acide chlorliytlriquo sec sur un mélange de deux parties d'un mercaptan ot une partie d'un aldéhyde.
*MeRCIÉ (Marius-Jcan-./lM/oji(n), sculpteur et peintre français, né à Toulouse en 1845. — Il aonvoyé:^ l'Exposition universelle do 1900 : Jeanne d'Arc, marbré; dninod, ciro; rOpéra-Comitfue , innrWo : les Fruits du Midi, marbre; Au sérail, ciro; \ rslrepain, pl/ilro; ot,à la pointure : la Vierge noire; Eve; l'ortrait de it/"* A'. Ou a vu dans los Salous :
SOS monumeots à Gounod (1902) ot ù Alfred de Musset, où il a évoqué le souvenir de la Nuit de mai (lyitlj; le Prince Jitnri d'tJrléans, pour la chapelle do Dreux (1904; ; le J/onu'iitnt d'Armand Silvesti'e (1905;.
Mercier (François), voyageur et écrivain canadienfrançais, ué en 1838, mon à'Montréal en 1906. Il fui lougtiMiips agent de la Compagnie du Nurd-Ouest et eut, en celte qualité, à voyager et à vivre parmi los Indiens, au milieu d'aventures ei titi dangers do toute sorte, qu'il a racontés dans ses livres. Il se vantait d'être lo premier blanc qui eût exploré l'Alaska, et il fit partie do la commission ctiargée de déterminer les limiios do co terriloin-, lorsque la Russie lo vendit aux Etats-Unis (1867).
* IHerejkovsky ou SAerezhkovsky (I)mitri ni!}, écrivain russe, né à Saint-Pétersbourg en 1865. — Il a complété sa trilogie historiinie, romanes(juc et mystique. Christ et Antéchrist, où l'intluenco de Sienkiewicz so fait furtemeiit sentir, ei ({ui comprenait d<-ja : la Mort des dieux (1899), dont la figure principale est Julii-u l'Apostat; le Jtéveil des dieux (190u), qui se produit à l'époque de la Uenaissauco avec Léouard do Vinci pour liéros. par Pierre et Alexis, doux volumes consacrés à la trafique histoire des rapports entre Pierre le Grand et son fils. Ses ouvrages ont été traduits dans les princi]>ales langues de ll'Jurope, notamment eu français. Merejkovsky a épousé uuo femme poète, connue sous le nom de Zknaiua Gii'PICs.
MéRIAN (Hans), littérateur suisse, de langue allemande, né à Bàle en 1857. Il fit ses éludes à Bâte et a Leipzig. De 1892 à 1897, il dirigea le périodique « dit- Gesellschaft », à Leipzig. Ses principales o?uvrcs sont : un poème satirique, der NUbràntigen; Ein wûster Traum (1888), dont la 5" édition porte ce titre : Jn der zwulfCm Slunde (1890) ; die Urahnen, ein CijcUis vorsùndfluchtlicher Itomane; un roman en 2 volumes: Von Elifcn bis ZwOii'/'e» (1889) ; un ouvrage de critique contemporaine : die Sogenannten Jungdeutschen in unserer zeitgenôssischen Litteratur (1888) ; Aus der vîerien Dimension (1890) ; Hermajin Ueiberg, étude biographique (1891); Karl Bleibtren als Dramatilier (1892); et die iiarusschlacht («jeu» de mardi gras).
MéRIC (Joseph-Elie), ecclésiastique et écrivain français, né à Hesdin (Pas-de-Calais) en 1838, mort en 1905. Prêtre en 18G3, il entra dans la congrégation do l'Oratoire, devint secrétaire du P. Grairy, le suppléa comme professeur de théologie morale à la Sorbonue et le remplaça définitivement en 1872. 11 eut le titre de protonotaire apostolique. On a de lui : Etudes contemfioraines (1876) ; Du droit et du devoir (1877) ; l'A utre vie (1880) ; les Erreurs sociales du temps présent (18841 ; Histoire de M. Emei'y et de l'Eglise de France pendant la Jiévolution (1885); le Merveilleux et la science {\%%9>) \ le Clergé sous l'ancien ré^inu (1890) ; le Clergé et les t^mps nouveau.v (I89S) ; Energie et liberté' {IS91) ; etc. 11 fonda en 1898 la Hevue du monde invisible et s'intéressa depuis à l'étude de ces questions.
MÉRIDIEN (villa), nom d'un hôpital ou sanatorium établi en Franco pour recevoir les blessés de l'armée russe en Mandchourie, pendant la campagne de 1904. C'est près de Cannes, sur le bord de la Méditerranée, que so trouve située cette villa, qui fut mise par le baron Silvansky à la disposition du grand-duc Michel et or^auisée par celui-ci. La direction du service et des soins aux blessés et convalescents était confiée à une Française, M""* Douillet. Plusieurs femmes russes de la Société de la Croix-Kouge étaient venues, de Saint-Pétersbourg, l'aider dans cette ceuvro charitable.
Mérimée (Ernest), professeur et écrivain français, né à Lyon en 18-t6. Elève de l'Ecole normale supérieure (1867; , agrégé des lettres (1871), il enseigna successivement aux lycées de Pau (1871-1875), de Lyon (1875), de Toulouse (1876-1881). Il fut ensuite nommé maître de conférences à la faculté des lettres de Toulouse, passa ses thèses do doctorat en 1886 et fui titularisé la même année professeur de langue et littérature espagnoles à la faculté des lettres do Toulouse, dont il devint le doyen on 1898. Ses thèses ont pour titres : Essai sur la vie et les œuvres de Francisco de Quevedo (1885); l'-s Divinités des sources dans les Pyrénées. Il a publié eu outre : las Mocedades del Cid. de Guillén de Castro (189o). Il a collaboré activement à la " Revue hispaniipie », au « Bulletin hispanique », au " Nouveau Larousse illustré », etc.
MÉBISMOPÉDIE {7'iss, di) n. f. Algue schizopliycée. ù ci'llules arrondies, qui possèdent un contenu bleu verdàtre en générai, et se groupent en plaque do forme carré© ou irrégulière. (Ce genre est U'es répandu dans toutes les eaux douces ou marines.)
MÉRITE (Edouard), peintre et sculpteur français, néati Neubourg (Eure) en lsG7. Elève de Barrias et de Frémiei. il se consacra d'abord à la peinture et débuta au Salon do 1888 avec un Coin d'office. Il se spécialisa ensuite dans la représentation des oiseaux de proie : Vol du héron par des faucons (1889); Aire d'autours. Pèlerins dans la roche 1.1890), récompensés par une mention honorable; An/our cnipiéiant sur une oie sauvage ; Dernier martyre; Vautours sur Un âne mort (1892); etc. Son envoi do 1896 : On ne dérange point le roi; Aigle et gypaète, lui valut une troisième médaille. Celle même année, il fil ses débuts comme sculpteur avec un busie. Aux Salons qui suivirent, il revint à l'étuoe des animaux, mais en employant dès lors l'ébauchoir au lieu du pinceau. On a vu de lui, depuis cette époque, à la section do sculpture : Caresses félines [ 1 897) ; Combat de chacals (1901, musée d'Evroux) ; ot Aigle Ifoni'lli sur un agneau (muséo do Roultaix); Hallali (1908, au petit Palais); Lionceaux et marabouts; Chien mongol ; Chnwrimw ( 1903) ; Lions et cynncéphales (1904, acquis par niiaiV l-'u i9ori, Ed. Mérite à fait partie do l'expédition arrthiuo de la « Belgica -, organisée par lo duc d'Orlé^jus.
MéRITENS (Auguste Dr), ingénieur français, né à Paris en 183 1. mort ù Eragny-Nouville, près Ponioise, en 1898. C'était surtout un praticien ; sa première découverte inlfTossanto date do 1873. A cette époque, il dirigeait à Molsheim (Alsace) une fabrique do papier ; il prit un brevol, en compairnio do V. Kresser, pour préconiser l'emploi do la cellulose fibreuse contenue dans la bagasse dos sucrorios de canne comme succédané du chitfon. De Méritons est surtout connu par l'invention dune machine magnéio-électriquo, qu'il imagina vers 1880. lorsque lo service des phares, dirigé alors par Allard. décida de subsiiiuor l'éclairugo électrique aux lampes à l'huile OQ
usago. D8 Méritons se suicida avec sa fommc. la veillo du jour où. Pli viTtu il'un jufc-ement du IriUuual do Hoiiluisr, un usurier allait lo saisir.
Merlimont-plage , comm. du Pas-dc-Calais arr Cl a 17 kiloui. do Montrouil, sur la Manche; 032 liab Cil. de f. de lierck i Paris. Plage de saldo.
Merlou (Pierre), homme poliiiijuo français, iié à Deuguin (Basses-Pyrénéos) en Isia. Docteur' en nicdecino (ISTIj, il exerça à Saliit-îSauvour (Yonne). Maire de cette commune (1880), conseiller général, il fut élu, on 1889, député de la deuxième circouscriiitiou d'.Vuxorre Successivement réélu en 1803, en istis et en looî rapporteur du budget dos finances, rapporteur général du budget à plusieurs reprises, il appuya la politique du cabinet Combos, devint sous-secrétaire d'Etat aux finances (2G janv. 1<)05) dans lo cabinet Rouvier et, lorsque celui-ci prit lo portefeuille des afl'aires étrangères, il lui succéda au ministère des finances (17 iuin 19115-11 mars 19116). '
Mérode Westerloo (comte Henri de), marquis de Westerloo. prince de Rubempro et de Grimberghcn homme politique belge, né à Paris en 1856. 11 rit de brillantes études, qu'il termina à l'université catholique de Louvam avec le grade de docteur eu droit (1879). Représentant du canton de 'tt'esterloo au conseil provincial d Anvers (1882-188-1), il fut élu député de Bruxelles le 10 julu 1881; il fut réélu jusqu'en 1892, date à laquelle il échoua, redevint député de Bruxelles de 1890 à 1896 (juin) et lut élu à Turnhout le 30 août 187G. Le 17 mai 1900, il était nommé sénateur pour les arrondissements de Malines et de Turnhout. Secrétaire de la Chambre de 1880 à 1892, il fut chargé du portefeuille des affaires étrangères du 31 octobre 1892 au 25 mai 1895. 11 démissionna par suite de son dissentiment avec ses collègues au sujet de la reprise par la Belgique de l'Etat indépendant du Congo. Eu 1904, de .Mérode 'Westerloo est devenu président du Sénai. 11 s'est occupé activement de questions agricoles, et jouit d'une grande autorité dans le parti catiioliquo.
MÉROPLANCTON (du gr. méros, partie, et de phmctun) n. m. Biol. Plancton marin, qui se trouve au voisiiiage des cotes dans la partie do la région pélagique s'éteudant audessus du plateau continental. 1,11 est caractérisé par 1 abondance relative d'ore:anismes, tels que œufs, spores, larves, etc., qui ne sont pélagiques qu'à un moment donné de leur existence.) V. plancton.
Merrimac (le), vaisseau américain, rendu fameux par le courage de son équipage pendant la guerre hispanoaméricaine (1898). La flotte de l'amiral espagnol Cervera s étant retirée dans la baie de Santiago, dont l'entrée est un étroit goulet, l'amiral américain Sampson résolut do ly tenir bloquée. Il entreprit même d'obstruer le chenal en y faisant couler un vaisseau : il choisit le Merrimac, bateau charbonnier à vapeur, de 5.000 tonnes : le lieutenant Richmond Pearson Hobson et sept volontaires s'offrirent pour mener à bonne fin cette périlleuse besogne, et ils 1 accompliront courageusement, sans réussir d'ailleurs à fermer l'entrée de la baie. Faits prisonniers par les Espagnols, Hobson et ses hommes furent peu après compris dans un échange.
Merry bel 'Val (Raphaël), cardinal secrétaire d tiat sous Pie X. Espagnol d'origine, il Londres en 1865 et fit ses premières études en Angleterre. A Rome, il entra à l'Académie des nobles ecclésiastiques, reçut les ordres et fut chargé de diverses missions. Envoyé au Canada comme délégué apostolique, il fut nommé prélat domestique en 1897, puis, en 1900, président de l'académie des nobles ecclésiastiques et archevêque de Nicée. Lors dila mort de Léon XIII, il fut appelé par les cardinaux aux fonctions de secrétaire du Conclave et du Sacré-Collège.
Il reçut d'abord de Pie X le titre de pro-secré taire d'Etat ; puis il fut créé cardinal et nommé secrétaire d'Etat en novembre 1903. Il a été un des principaux conseillers de la politique de Pie X à 1 égard des catholiques français après le vote de la loi de séparation.
*MerS0N (Cbarles-Victor-Ernest), journaliste et écrivain français, né à Fontenav-le-Comte (Vendée) en 1819. — Il est mort au Croisic (Loire-Inférieure) en 1905. Il avait fondé avec son frère, Charles Olivier, le père du peintre, en 1819, VVnion brelorme, oh il soutint avec ardeur et talent les idées impérialistes. Il faut noter la part qu'il prit à la polémique suscitée par la Vie de Jésus, de Renan, en publiant : la Divinité de Jésus- Chnsl et M. Jienan (1864). Outre l'Union bretonne, Ernest Merson dirigeait encore à Nantes le . Patriote breton et vendéen ».
'''Merson (Luc-Olivier), peintre français, né à Paris en 1846. — Il s'est presque exclusivement consacré, depuis 1900, à des travaux décoratifs ; peintures murales pour la maison de Sylvie, au château de Chantillv; cartons des figures en mosaïque de la chapelle fuiiéraire de Pasteur: Vie de sainte Cécile, suite d'admiraliles vitraux en grisaille, pour l'église de Sainte-Adresse (dessins au musée du Lu,xemboure). Il a exécuté, pour la décoration du nouvel Opéra-Comique, (e Chant au Moyen àtje et (o Poésie. Il a aussi donné le modèle delà marque de la manufacture des Gobelins (exécutée et e.xposée par la manufacture au Salon de 1906) et dessiné des nouveaux billets de banque de 100 et de 50 francs. Il a envové, en 1903, une Annonciation, d'un grand charme, et une 'petite composition satirique : Mortes ! où la Vérité et la Justice étaient représentées agonisantes. En décembre 1905, le conseil supérieur do l'Ecole des heau.x-arts le nomma professeur, chef d'atelier do peinture en remplacement de Bonnat, directeur de l'école.
Mertzweiler, ville d'Alsace-Lorraine (dép. du Bas- Rhin [cercle de Haguenau, cant- de Niederbronn]), sur la
SUPPL
naquit à
Merry del Val.
Ziiitzel, sous-afflueni du Rhin par la Moder; 2.100 liai, i'ilaturo de laine, fabrication do drap, produits chiminue». .•ïcieries mécaniques. . '
,*^^,^ ('^''''","'''') • orienlalisie et oxégèto allemand, ne a Bleicherode, près do Nordhausen en 1838. H lut professeiir extraordinaire à léua (18C9/, où il s'était lait habiliter (18C5). mais fut bientét après appelé à la faculté de philosophie de l'université do Tubingue, comme professeur ordinaire (1809). 11 passa do la à Gies-
MEUIJMONT-l'LAGE - MKSUREUR
<or-
iens
locuouimre ae la lanoue tigré (1808); te Poime de (18,1); Ui Prophétie de Joii (1879); Chrettomathia ijumica (1888); Histoire de la grammaire chez les Sur. (1889) ; un Fragment samaritain (1893) ; Idée et pland....^ histoire générale de ta mustique (1893) ; les Quatre livangiles canoniques daprés leurs plus anciens textes connus (1897-1905) ; etc.
MÉRY (Alfred-Emile), peintre français, né et mort à Pans (1884 1890). Elève de J. Beaucé, il débuu au .Salon en 1848 et envoya, cette année-là et les suivantes, des natures mortes. Mais il ne trouva sa véritable voie qu'à partir de 1864, époque où il commença à exécuter à ITiuile ou à la gouache de petites compositions ingénieusement agencées et spirituellement dessinées, dont les bétes les insectes et les oiseaux principalement, faisaient le sujet : (e Nid démoli (1865) ; llnsecle : ta Cité en péril; l'Oiseau ■ un Hepas dont l'étiquette est bannie; l'Esprit des bétes (1869) ; l Union fait Ca force (1880),- etc. Autour d'un cerisier (1868), panneau décoratif, appartint à Alexandre Utimas -.les exploits d'un macaque (1874) ont été acquis par Ibtat. 11 a peint aussi quelques paysages, et inventé de
MERy(César-Augustc-Paii/in), homme politique fraiiis, né à ViUeneuve-sur-Tholon (ITonne) en 180o' Docteur médecine, il dirigea divers journaux, comme la . Rive
gauche l'Yonne
gue
„ - journaux, comme la ■ Riv
la « Franco révisionniste •, le « Patriote de etc., et participa activement à la campagne menée contre l'élection de Jules Ferry à la présidencTde a République (1887). Fondateur de la Fédération repu blicaine révisionniste, président de la section de la Ligu, des patriotes du XIIP arrondissement, il fut un des pro pagandistes les plus déterminés du boulangisme. Elu député de la 2« circonscription du XIIP arrondissement de Pans, réélu en 1893 et en 1898, il échoua en 1902 et en 19UG contre Ferdinand Buisson.
MERYCHYUS imé-ri-ki-uss) a. m. Genre de mammifères artiodactyles pachydermes, de la famille des oréodoatidés comptant six espèces fossiles dans Je tertiaire de l'Amérique du Nord.
— Enctcl. Les débris des merychijus ont été découverts dans les formations miocènes supérieures du Deep River (^\\ yoming) et aussi dans le pliocène inférieur du ISebraska [merych;/us major). Intermédiaires entre les porcs et les ruminants, de la taille d'un gros lièvre, ces animaux herbivores vivaient par troujies dans les prairies.
MÉSATICÉPHAL1E (K) n. f. Etat de celui qui a un crâne
mesaiicéphale.
MÉSIDINIQUE adj. Syn. de uviTiQUE, t. VII.
Mesnil-V-AL, bourg du départ, de la Seine-Inférieure comm de Flocques, arrond. et à 25 kilom. de Dieppe! au tond d une valleuse, ouverte vers la mer; 200 bab Petite plage. Bain de mer.
MÉSOBLASTE {blassf — du gr. mésos, au mUieu, et btastos, germe) n. m. Biol. Feuillet moyen du blastoderme plus généralement appelé mésoderme.
MÉSOCHRONE [kron — du gr. mésos, qui est au milieu, et khroiws, temps) n. f. et adj. Math. Nom donné par Scrrct a toute courbe qui, comme la cycloïde, jouit do la propriété suivante : si, dans le mouvement d'un point sur la cycloïde, on mène l'horizontale du point de départ celle du sommet (point le plus bas) et l'horizontale enui' distante, le temps employé par le mobile, dans son passage de la première à la troisième, égale celui qu'il met pour aller de la troisième à la seconde.
MÉSODÉVONIEN, ENNE (iii'-in, en) adj. Se dit de la partie movcnue du système dévonien, correspondant aux étages eifélien et givétien.
— n. m. Cet étage lui-même.
MÉSOJURASS1QHE (ra-sik') adj. Se dit de la partie
moyenne du système jurassique, correspondant aux étages bajocien et bathonien.
— n. m. Cet étage lui-même.
MÉSOLEMME {lèm' — du gr. mésos, milieu, et lemnia. écorce) n- m. Biol. Feuillet moyen de régénération, ou de bourgeonnement de l'embryon, qui n'est pas nécessairement issu du mésoderme, mais peut aussi provenir de 1 ecto ou de l'endoderme. (Scbultze déduit de là l'existence, dans l'œuf, d'un matériel de reproduction asexuée latent! qui n entre en jeu que quand la régénération se produit Mais cette hypothèse ingénieuse n'est appuyée par aucun fait d observation directe.
MÉSOMORPBOSE (du gr. mésos, milieu, et morphé. forme) n. f. Biol. Forme de la réfféueration dans laquelle une partie d'un organe est remplacée à l'intérieur sans prolifération des surfaces cutanées, comme dans le foie la capsule rénale, etc.
MÉSONÉPBROS (fross — du gr. mésos, milieu, et nép/iros. rem) n. m. Embryol. Forme de l'évolution embryonnaire du rein, succédant au pronéphros.
— ExcYcl.. Le mésonéphros est composé d'une série de diverlicules provenant de l'épithélium de la cavité pleuropéritonéale qui montent vers le canal de 'Wolfr. faisant ainsi communiquer ces deux cavités. Mais le néphrostome s'oblitérant (oiseaux et mammifères), chaque divcrticulo ou tube du corps de Wolff pousse vers une arlériole émanée de l'aorte une sorte de prolongement et constitue ainsi un glomérule du corps de Wolff. Le mésonéidiros est donc en définitive constitué par une série de tubes et de glomérules s'ouvrant dans lo canal de \Voli)', lequel aboutit à la portion initiale de l'allantoïde destinée à former la vessie.
MÉSOPORPHYRINE n. f. Pigment que l'on obtient en réduisant l'hématine par l'iodure de phosphonium.
MESORÉOOONTE n. m. Genre de n, ,,,„
dactyles pachydermes, de la famille •,- .•.«'
cumptanl cpielques espèces fossiles dans . .,,;„'
cène do l'Amérique du Nord. (Les mésoi-<;„.jonies "formaient lo passage entre les pachydermes porcins et les ruminants; de la taille d'un pécari, ils vivaient par grands troupeaux sur les rivages de la mer miocène.j
MÉSOTRIASIQOE Izik') adj. Se dit de la partie moyenne du s.vsieme triasique, correspondant à l'étage virgfohcn.
— u. m. Cet étage lui-même.
MesPLÈS (Paul-Eugènei, peintre et lit' ' '.-m-
çais, né à Pans en 1849. Il fut d'abord ■: „1-
licr, et, entre temps, caricaturiste. Ce n la
guerre de 1870-1871, durant laquelle il ser-.u e,„„n,e vooniairo dans l'arullcrie, qu'il se consacra déflnitivementà art. II passa par 1 atelier de Gérome et devint dessinateur du Musé^am d histoire naturelle. Il montra dans plusieurs (îxpositions particulières des études de danseuses qui 1 orientèrent définitivement vers le ,n„„,]e des théâtres. II tenta d'en rendre la grâce :, ,„«
plusieurs peintures et pastels, qui ont y»
expositions : Bacchanale, Cabriole en l'un- ru-
men. Place Pigalle, les Coryphées, etc. 11 a e-^ecutc vur les mêmes sujets, de nombreuses lithographies. Son œuvre, comme illustrateur, est considérable, soit qu'il ait orné de dessins ou d eaux-fortes des livres comme la Pine cassée, de Vadé, lo Théâtre de Ueaumarciwis, les Femmes de sport, du baron de Vaux, etc., soit qu'il ait donné des croquis d'actualité et des caricatures au • Monde illustré • à 1 . Illustration ., au . Chat noir ., etc. Il est l'auteur d un ballet, le Caur de Sila, joué à l'Eden.
* Messager (.4 nrfré-Charles-Prosper), compositeur français, ne à .Montluçon en 1823. — Il a quitté 1 Opéra-Co'.i- (lue pour aller remplir au théâtre Covont-Garden de Londres les fonctions de directeur de la musique et de chef d'orchestre. Il a fait représenter aux Variétés, en 1905 avec succès une fort agréable opérette en trois actes, les Dragons de l Impératrice.
MessaS, comm. du départ, du Loiret, arrond. et à 26 kilom. d'Orléans, non loin de la Loire; «lu hab Eglise du XII' siècle. Vins estimés.
MessEL (Alfred), architecte allemand, né à Darmsta.lt en i8-,3. Il étudia à l'Ecole des beaux-arts de Casscl (1873) et, de 1874 à 1878, à l'Académie d'architecture de Berlin, d'où il sortit avec un emploi d'architecte des services publics. Très séduit par la Renaissance italienne, il voyagea en Italie en 1883, et revint par la France, l'Espagne et l'Aneleterre, dont il étudia les monuments. Professeur suppléant à l'université technique de Berlin de 1885 à 1893, il passa ensuite, comme professeur titulaire, au musée des arts industriels, avec l'ambition de construire pratiquement et élégamment des monuments purement utilitaires. Il éleva d'abord un grand marché (1886-1887) et les entrepôts de café (1890). En 1892, on lui confia la construction de plusieurs édifices dans le Jardin zoologique, dans la Tauenstrasse et au quai des Electeurs. Berlin lui doit aussi le marché des valeurs (1897) et le palais de la Banque berlinoise (1898). Tous ces monuments se ressentent du style baroque italien, ou des divers styles Renaissance. Il a été nommé professeur royal.
MESSÉLITE (niè-sf) D. f. Orthophosphate hydraté naturel de fer et chaux.
Messidor, drame lyrique en trois actes et un prologue, paroles d'Emile Zola, musique d'Alfred Bruneau, représenté à l'Opéra le 19 février 1897. — Les habitants d'un village de l'Ariège ont vu la ruine succéder à la prospérité depuis que lés parcelles d'or qu'ils tiraient de la rivière sont arrêtées au passage par l'usine de Gaspard- Ils baissent Gaspard, mais, plus qu'eux tous, la vieille paysanne Véronique : son mari est mort naguère d'une chu'lo terrible qu'elle croit avoir été criminellement provoquée par le propriétaire de l'usine- Le fils de Véroni.jue, Guillaume, aime la fille de Gaspard. Hélène. Désespéré par les soupçons de sa mère, Guillaume se met à la tête des villageois en fureur, excités par Mathias, un ouvrier fainéant et haineux. Au moment où ils vont détruire l'usine, le torrent s'abime dans une crevasse et l'usine s'arrête pour jamais ; mais l'eau, s'épandant sous la terre, va la fertibser et bientôt on verra pousser de riches moissons. On découvre que c'est Mathias qui a jadis fait périr le père de Guillaume, et celui-ci peut désormais épouser Hélène. Ce drame symbolique oppose à la richesse artificielle et égoïste (1 or) la richesse naturelle et féconde (la terre fertilisée par l'eau) ; en outre, l'auteur a établi une sorte de correspondance entre les quatre actes et les quatre saisons de l'année. Le compositeur a fait un effort, souvent heureux, pour exprimer tous ces symboles : il a trouvé des thèmes suggestifs, auxquels on pourrait reprocher peut-être un peu de monotonie : au premier acte (l'Eté), il faut citer le monologue de Véronique , le toast de Guillaume , la légende de l'or ; au second (l'Automne), le rôle d'un berger philosophe, le large chant du semeur; le troisième (iBiver) est le moins bien inspiré ; le quatrième {le Printemps) nous offre les chants et les adieux du berger, la fête du travail et la procession des Rogations.
MESSINGITE (mè-sin) n. f. Hydrocarbonate naturel de zinc et de cuivre, voisin de l'aurlclialcite.
Mestchersky (Nicolas Petrovitch). publicisic russe, né en 1839. Employé aux ministères de la justice, de l'intérieur et de l'instruction publique, il déliuta fort jeune dans la littérature, publia des romans {les Femmes du grand monde, Un de nos Bismarcks, Je veux être une femme russe, une Xuit terrible, le Comte Obezianinov, tes Sommes du grand mondée, et fit jouer des'comédies. En 1872, il fonda la revue Grnjdanine {le Citoyen), qui. en 1887, devint un journal quotidien. Le prince'Nicolas Mestchersky est un publiciste d'un talent incisif et original, qui défend avec énergie la polititiue conser\'atrice. Il a publié des Souvenirs, dont la traduction française a paru dans la « Revue russe » (1905).
"^ Mesureur (Gustave), homme politique français, né àMarcq-eu-Barœul(Nord)en 1847. — Aux élections générales de 1902, il échoua au premier tour de ::cruiin dans le II' arrondissement de Paris contre Syveton, nationaliste. En 1902, il succéda à Motuier comme directeur de
Mcsui*eur-
MESVINIEN — MÉTRIQUE
l'Assistance pnbliuup. Il a pri'-pari'' rt pr(!■sont^^, en cotlo ([ualiiL', un projet (i'cmprunt pour ]a rôteciion ou la consiructiou d'hôpitaux A !*aris. ei un jjJan de réforme de l'administration inlùricurc do l'Assistance puhiiquo. — !Sa femme, neo Amélie Dewailly, à Paris, on ISb'i, a ajouté aux ouvrages qu'elle avait déjà publias : Gestes d'enfauts (lyoa).
MESVINIEN. ENNE {mèssvi-ni-in, en) ailj. Qualification créée par A. Kutot pour désigner lïtge des éolithes qui datent de la tin de \'flf/>has antitiwis. (Cet ftgo est caractérisé par les éolitlies do Mosvin.
[Hainaut.])
— n. m. Cet Age lui-m6me.
McszES iMONTs de), massif muniagneux d'Austro-Hougrie, dans la Hongrie centrale, au N.
du KiirÔs rapide. C'est un soulèvement de 1.700 métros d'altitude en moyenne, schisteux, boisé, important surtout comme centre do distribution hydrographique; do li descendent on efl'et l'Almaz, la Krasna (affluents du Szamos), le Berettyo (affluent du Kîirtis), etc.
MÉTABIOSE i.lu préf. y/it^ta, et du gr. bios, vie) n. f. Biûl. Formelle svmbiose intermédiaire entre la symbiose vraie et le parasitisme facultatif, dans laquelle l'association symbiotique n'est plus indispensaltli' au.v deux êtres.
MÉTACHROMASIE (kro-ma-zî) ou MÉTACHROMIE (kro-mi — du préf. mp/«, et du gr. khrâmn, couleur) n. f. Histol. Propriété que possèdent certains colorants histologiques de colorer différemment les liivers organites d'une cellule ou les divers éléments d'un tissu : La métachro- MAsiK du bleu pohjc/irorne.
MÉTACHROMATIQUE {kro-ma-ttk' — do métachromasie) a'ij. Se dit des organites qui se colorent d'une manière dih'érenie du reste de la cellule.
MÉTAGÉNÉTIQUE {tik' ~ de métagênèse) adj. Biol. Pobjmui'phisme niélaf/énétit/ue. Forme du polymorphisme se rattachant à l'alternance des générations'ct caractérisée par une succession régulière de formes sexuées et asexuées. (Le type s'en observe chez les hydraires, dont l'œuf donne naissance à une forme fixée, laquelle engendre par bourgeonnement des méduses libres.) V. méta-
GÉNÈSB, et POLYMORPHISME.
*MÉTAL n. m. -- E.s'cvrL. Métaux colloldaux. Certains métaux (or, argent, platine, fer) peuvent être amenés à l'état de solution colloïdale. Le métal doit être dans ces liquides dans un état extrême de division ; il passe ainsi à travers les filtres, mais se précipite comme tous les colloïdes sous l'influence des réactifs coagulants. On prépare ces colloïdes en faisant éclater l'étincelle électrique entre deux tils du métal plongés dans l'eau pure ou par réduction de solutions métalliques. Les métaux colioïdaux sont caractérisés jiar un pouvoir catalytiiiue considérable (une solution tenant une partie de platine pour 300 millions de parties d'eau décompose encore l'eau oxygénée).
Métaux radio-aclifs. A l'uranium et au lliorium, connus anciennement, il convient d'ajouter depuis 1898 le radium, le mieux étudié, le polouium, Vucliuium et le radioiltorinm, non isolés purs, mais d'existence certaine. Tous ces corps ont été extraits de la pechblende ; cependant, quelques minerais contiennent ces substances toujours à l'état de traces. Ces métaux émettent des rayons Becquerel ou uraniques, c'est-à-dire que leurs radiations excitent la phosphorescence, influencent les plaques photographiques, rendent l'air conducteur de 1 électricité, etc. Quel(jues-uns {actinium, radium) déterminent par contact une radioactivité induite aux autres métaux et dé^ragent une émanation gazeuse particulière également rauioactivo.
MÉTALÉCITHE adj. Biol. Œuf métalécithe. Œuf plus ou moins méroMastique, plus ou moins polarisé, dans lequel la segmentation, redevenuo totale, est restée très inégale. V. œdp.
^MÉTALLOGRAPHIE n. f. — Chim. Méthode analytique des métaux ft alliages reposant sur l'étude microscopiqu<^ lies surfaces.
— Kncycl. Ce procédé imaginé par Sorby (1864), perfectionné par Osmond et Charpy, permet de faire l'analyse élémentaire des alliages, montrant par les apparences diverses prises sous l'iniluunce de réactit'sappropriés(les constituants s'at laquant difl'érem ment), la répartition des éléments ot la structure inoléculairo du môtal. La technique consiste à préjiaror par polissage dos surfaces spuculaires, à les attaquer soit par oxydation, soit par dos réactifs (teinture d'iode, sel do fer. etc.), puis à les examiner par réflexion au microscope. De la texruro cristalline, de l'aspect des constituants, le môlallurgiste déduit la nature physique et la résistance du mêlai qu'il se propose d'employer. Cette méthode est
'■■""•" industriel dans la métallurgie do l'acier et îles
Microscope |iour la rrn't.iUograi>hio.
il usa"
bron/t's ; elle a déjà rendu de grands services dans l'étude théorique des alliages (loi do liquation, formation des cutochqnes. oie.).
MÉTALLOPHOBIE 7.f - du gr. miHaNon, métal, ot pliobus, crainte) n. f, Méil. Impression pénible et angoissante, que certains malailo», noianmicnt des neurasttiéuiquos,
éprouvent quand ils touchent des objets métalliques, surtout j'uhs.
MÉTANÉPHROS {frass — du préf. 7néta. ci du gr. ii^- /thrus, rein; n. m. Kmbryol. Uoin définitif, succédant au rein primitif ou mésonéphros.
— Encvcl. Le viétuiièphros est dû à la formation, à la partie postérieure du canal de Wolff. de di-ux tubes qui iomontcnt le long do la colonne vertébrale (uretère) jusipren un point (oii sera le rein) oiï ils se divisent en ramîlicalions reclilignes (tubes droits), U-squelIes s'anastomosent avec les cordons cellulaires niésodermiques (tubes contournés) pour former les j-lomérulcs. Ainsi so trouve détiiiitivement constitué le rein, dont le mésonéphros n'est qu un substitutif transitoire.
MÉTAPHTAXIQUE adj. Syn. de ISOPHTALIQUK, t. V.
MÉTAPSYCHIQUE icliik' — du gr. meta, après, ctpsukhê, ânir) adj. Vui dépasse lo monde psychique.
MÉTARGON (du préf. y/iéta, et de argon) n. m. Chim. liaz supposé dédoublé do l'argon par Kanisay en 189^. f, Diqniis, l'auteur a reconnu lui-même (pie co gaz. caraclêriM- |)ar im spectre spécial, était formé i)ar un composé carbnné t'iigendré par les impuretés du i>liospliore utilisé dans h-s analyses pour absorber l'oxygène.)
MÉTASÉRICITE n. f. Espèce minérale, appartenant à la faiiiille des micas et voisine de la muscovite.
MÉTASITISME {tissm' — du j)réf. meta, et du gr. sito-t, nourriture) n. m. Biol. Transformation, adaptation par suite de laquelle le protoplasma végétal, qui réduit et assimile le carbone, deviendrait le protoplasma animal, qui est oxydant et n'assimile pas le carbone. (Cette transformalioii est théoriquement nécessaire pour ceux qui admettent, comme Haeckel, que l'organisme animal dérive à la longue de l'organisnie végétal; mais il n'arrivent cependant pas à expliquer le mécanisme du métasitisme.)
M ÉTASPERMATO GENÈSE {spèr') n. f. Biol. Phase d'activité régressive de la fonction testiculairo, caractérisée par l'absence des spermatozoïdes et la régression de la zone centrale do l'épi tbél mm séminal, tandis que les spermatocytes de second ordre s'atrophient. (Cette phase correspond, chez les oiseaux notamment et certains mammifères, au repos hivernal.)
MÉTATARSALGIE {j!) n. f. Douleur de l'articulation métatarso-phalangienne du quatrième orteil, qui apparaît souvent brusquement après un traumatisme, ou lentement à la suite de fatigues. (On rencontre aussi cette douleur chez les neurasthéniques.)
MÉTAXINE n. f. Biol. Substance interstitielle, unirolore, dos chloroplastes. (C'est une matière protéique, (pii présente ceci do particulier que sa composition ou. tout au moins, sa structure colloïdale n'est pas la même en hiver qu'en été.)
*METCHNIKOr ou MetCHNIKOV (Elie), zoologiste et physiologiste, né près de Karkov en 1845. — Ce savant s'occupe depuis 1901 do rechercher le vaccin de la syphilis ; il a montré tout d'abord que cette maladie était transmissible au singe, particulièrement au macaque. Il a pu reproduire le chancre initial, la roséole et les plaques muqueuses. Dans des recherches toutes récentes (l90G),ert'ectuées en collaboration avec le D' Roux, il a montré que des frictions avec une pommade au calomel, faites au point d'inoculation de l'agent syphilitique, pouvaient empêcher la naissance do l'infection. Grâce à l'audace d'un étudiant qui s'est fait inoculer le virus syphilitique pour traiter ensuite la région infectée au calomel, il a démontré que cette prophylaxie s'étendait à l'homme.
* M ÉTÉ NIER (Oscar), littérateur et auteur dramatique français, né à Sancoins (Cher) en 1859. — Fondateur du Grand Guignol, qu'il a dirigé trois ans (1897-1899), il a donné au théfirre, depuis cette date, outre son Poteau (I'.>01). la /ievanc/ie de Dupont t'Anf/uille, drame; le Million, comédie (1899); Hoyal-Camboriis, drame (1901): la Voix, drame ; Boule de suif, drame tiré de la nouvelle do Guy do Maupassant; Casque d'or, drame (1902); la Consigne, drame, et la Sonaie du clair de lune, comédie traduite de l'allemand (1905). En librairie, il a publié : Vertus et vices allemands, impressions de voyages (1903), et une série de romans populaires, sous le titre général de Tartufes et Satyres (1905-1906).
MÉTÉORES, célèbres monastères de Thessalie, dans la haute vallée du Pénée, près do Kalabaka .
Lo nom vient du grec |j.c-:iufQ^(suspoi)du) ; vus de loin, ces monastères semblent , on elVet, suspendus en l'air. Ils sont b&tis sur des rochers à pic , dans un silo très piii'i resquo, et l'on n'y peut monter que par dos AKU-res de iiuUiUiika.
échelles appli-
((uées verticalement contre le roc, ou dans dos filets qu'on hisse d'on haut A l'aide de treuils, l/origlno des météores
Dr Mctchnikof.
remonte au moyen âge : des moines imaginèrent do s'établir sur ces rochers pour se défendre contre les attaques dos brigands, les invasions des Turcs et les incursions des Albanais. On comptait jadis vingt-quatre couvents, dont chacun était situé sur une roche isolée, à environ 300 mètres au-dessus de la plaine. Les couvents formaient une confédération religieuse, qui avait jiour chef un supérieur général. Aujourd hui, la plupart sont en ruine. Sejtt seulement sont encore habités par quelques moines : lo Météore proprement dit, Saint-Etienne, .Saint-Varlaam, Ilaghia 'Irias, Hypapandi, Saint-Nicolas, Hagliia Moui. Ces monastères renfermaient autrefois do véritables trésors; depuis l'annexion à la Grèce, ils ont été en grande partie dépouillés de leurs richesses, qui ont été transportées à Atnènes, Cependant, on y trouve encore do nombreuses fresques, des manuscrits, des objets d'art, sans parler des monuments eux-mêmes, églises, réfectoires, iiâtimonts d'habitation, avec leurs étages surplombants, leurs tjalories de bois et leurs toits en parasol.
MÉTÉOROGRAPHE(tlem^/eore, et du gr.fl)'«/)/(ejn, écrire) II. m. 1 crniô générique sous lequel on désigne tout groupement d'enregistreurs des phénomènes météorologiques.
— Encycl. Le nom de météorographe est plus communément employé pour désigner l'instrument emporté par les
Métèorographe et la boîte dans laquelle on l'enferme pour l'exploration de la haute atmosphère.
ballons-sondes ou les cerfs-volants en vue de l'exploration de la haute atmosphère. Cet appareil, établi par J. Richard, l'inventeur du baromètre enregistreur, comprend un baromètre, un thermomètre, un hygromètre et quelquefois un anémomètre, qui inscrivent simultanément leurs indications sur une feuille à diagramme que supporte le cylindre enregistreur animé d'un mouvement de rotation uniforme à l'aide dun mouvement d'horlogerie. Afin de diminuer le jjlus possible le poids et d'atteindre de plus grandes hauteurs, ce type de météorographe est entièrement en aluminium, et toutes les pièces sont ajourées de façon ;\ atteindre le maximum de légèreté sans nuire à la solidité.
Un autre type de météorographe a été établi également par J. Richard pour les observatoires de montagnes inaccessibles pendant une grande partie de l'année, comme l'observatoire du mont Blanc. C'est un véritable observatoire météorologique automatique.
Il comprend une horloge motrice, qui fait défiler les feuilles de papier à diagrammes sous les plumes des enregistreurs pendant neuf ou douze mois sans l'intervention d'aucun agent et une série d'appareils de mesures des phénomènes atmosphériques: anémoscope donnant la direction du vent, anémomètre indiquant sa vitesse, baromètre, tliermomètre, hygromètre,
MËTHOSE n. f. Variété de formose que l'on obtient lorsqu'on traite l'aldéhyde formique par la magnésie, eu présence de sulfate de niagnésiuni et de plnmb.
MÉTHOXYANTHRACENE n. m. Syu. de ANTHRAMSOI..
MethuEN ( Taiil-Sanford, baron), général anglais, né en isi^. Elevé à Kion, il devint, en 1864. lieutenant aux gardes écossais. En 1873, il fut envoyé en service spécial sur la Côte de l'Or et, l'année suivante, il se distingua contre les Achantis. Secrétaire adjoint du conmiandant en chef en Irlande (1877), attaché militaire ;ï Berlin (1877issi), adjudant général adjoint et quartier-niaitre général adjoint des troupes de l'intérieur (1881-1884). il prit part ;ï, la guerre d'Egypte, commanda un corps de cavalerie dans lo Bechuanaîand (1884-18S5), fut adjudant général en second dans l'Afrique du Sud en 1888. et major général l'ii isyo, retourna en Angleterre de 1892 à 1897 et eut, de 1S99 ;\ 1902. le commandement de la !'• division du l" corps d'arméo dans l'Afriipie du Sud. Ses opérations furent souvent malheureuses: vers la fin de la campagne, il fut idessé et fait prisonnier dans un combat contre les trou|ies do De IaKey. Lord Methuen a, depuis 1905, le grade d oflieior ^M'iiéràl commandant en chef de 1" classe.
MÉTIVET (Krançois-Marie-/-HriV"), peintre et dessiiiattMir français, né :\ Paris on 18C3. Elève de Cormon. il envnva, pour ses débuts, au Saiou do 1881' : le Destin, puis "successivement : Théroignc de Mt'ritourt (isiu); la Cloire triste, le Jielour de Cijthère (1901) ; l'Olympe, la Crttiijue, etc. Il fut l'un des décorateurs de la Maison du rire, :ï l'Exposition universelle de 1900 (Paris), et a peint en ï905 pour la Taverne de Paris, avenue de Clichy. un grand panneau : la Journée de la Parisienne. Mais c'est surtout
I .)inme humoriste et illustrateur qu'il s'est fait apprécier.
II est l'un des collaborateurs réguliers du « Journal amusant », du n KIre u et de la « Vie parisienne ». II a compiisé. poème et dessin, deux pièces d'ombres : Aïadin ot /.i //(■///■ nu tioi.i dormant (musique de Jane Vien).
MÉTOPE n. f. Genre de crustacés amphipodes creveliiries. de la sous-famille des gammarinés. comptant quelques espèces répandues dans les mers froides. (La mctopa ch/prnta, des mers boréales, est lo type de ces petiixïs erevcttes voisines des stenotftoû ot des leurotb<é.^ * MÉTRIQUE adj. — Encycl. Système métrique. D'après la loi du 1 1 juillet et le décret du 28 juillet 1903, relatifs aux
uûitës fuiiilamculalcs «lu système nuhrujuo, Icsétalons prolotvpos du système mélricjuo sont : lo métré international ot le kilogramme intcrnationnl, f|ui ont 6té sanctionnés par la contércnco générale des poids ot mesures, tenue â Pans en 1889, otqui sont <l(''pr)sés au pavillon de Brotoui!,ù Sèvres. Le taljleau des mesures légales annexé à, la loi du 4 juillet l«:i7 est remplacé par celui-ci :
Tableau des mesures légales.
METROPOLITAIN — MEYER-FGilUSTER