MARTINI
MASSILLV
fold (Suisse) vu 1897. Il lit ses études d'îuj^éuieur, piit l»art, dans runiiuo auiricliicnne, comme ol'Iicicr du gooie, a la guorro contre l'Italie on ISJy, puis so rendit en Suisse où, après avoir travaillé dans la fonderie Sulzer, à Wintenliur, il s'établit comme ingénieur mécanicien à Frauenl'eld. Un concours ayant été ouvert par le gouvornemont anglais pour un fusil de guerre, il présenta un modèle tjui, après du longs essais, fut adopié on 1871 avec une modillcation. On substitua A son canou celui du fusil Henry, do sorte uuo son fusil prit le nom de Henry-Martini. C'otio invention ne lui apporta que de minces béuélicos. Après avoir dirigé, sans succès, une fabrîijuo à Wittoii-sur-Kbin, il s'occupa de perfectionner des macbines, notummcut une machine ù broder aujourd'hui très employée on Suisse.
Martini (Ferdinand), homme politique et écrivain italien, ué A Monsummauo (Toscane} en 1S41. Ancien
Professeur dans les écoles normales, ancien député de 'escia, il fut ministre de l'instruction publique (1892) et occupe depuis 1897 le posto de gouverneur de la » colonie Erythrée ». Il débuta dans les lettres comme auteur dramatique et lit applaudir une foule do proverbes ou comédies pleines do verve et d'une saveur tout attique, dont les principales ont été réunies eu volume : Chi sa il giuoco nun l'inseg'ti; il Peggio passa è guello delV uscio; ta Vi~ pera; la ^irada più corta; l'Uomo propone e la donna dispone. 11 fonda eu 1879 lo Fanfulla délia Domenica, où il publia de spirituelles chroniques, dont les meilleures ont été réunies en volumes : Tra un Sigaro e l'allro; D» palo i>i frusca. Il avait préludé ù. la carrière d'administrateur par deux volumes bieu documentés sur la colonie atricaino : -Vc//' Africa italiana (1891); Cose africanr (189:ï). Dans lo domaine de l'histoire littéraire il a publié les Mémoires inédits de Guisti ol des études sur divers écrivains des xvm* et xix* siècles; Simpalie (1900). ■-^Martinique (la), île do l'Océan Atlantique. — Depuis iy02, la iMartiuique, que l'on considérait, en dépit des petites manifestations éruplives de la montagne Pelée en 1792 et en 1851, comme une Ile dont tous les volcans étaient éteints, a été dévastée par une série d'éruptions, dont celle du 8 mai 1902 fut la plus considérable. Elle a chan-^ô la topographie du sommet de la montagne Pelée, produit la formation d'un énorme dôme de lave qui s'est élevé jusqu'à 1.617 mètres, et a anéanti la ville de Saint- Pierre. Ces éruptions ont ravagé la partie septentrionale de la Martinique; les flancs ouest et sud-ouest du volcan ont été dévastés jusqu'à la mer, et il y a eu des avancées de la montagne Pelée au S. et à l'K., sans que toutefois, du côté do Î'K., la cote ait été atteinte. Par mesure de prudence, toute la partie septentrionale de la Martinique a été évacuée. Dans l'intervalle du 8 au 9 août 1903, un cyclone a ravagé l'île, et, en 1906, elle a été secouée par une série do tremblements de terre.
MARTOURITE n. f. Sulfure naturel d'antimoine et de fer.
* Martres ou Martres-tolosanes, comm. do la
Hauie-Garonne. — Aroliéol. La plaine de Martres, qui s'étend le long do la Garonne, en amont de Toulouse et jusqu'à cette ville, sur une longueur de 60 kil., était connue depuis longtemps par sa richesse en débris antiques. Dès 1632. on y pratiqua des fouilles, puis en 1826-1830, en 1890. Ces diverses fouilles amenèrent la découverte d'un très grand nombre de sculptures, qui font l'ornement du musée de Toulouse, ainsi que d'une multitude do monnaies. Mais ces travaux n'avaient pas été exécutés avec assez de méthode pour Atre définitifs. Repris, en 1897-1899, au lieu dit Chiragan, ils ont permis l'exploration d'une vaste villa romaine comprenant une maison d'habitat ion fort vasto et riche, ornée de mosaïques et de statues, avec des thermes, puis tous les bâtiments nécessaires à une grande exploitation rurale, et enfin des magasins au borJ du Heuve, permettant l'exportation directe des produits de la ferme. Le tout paraît avoir été brûlé lors d'une invasion do barbares. La villa de Cliiragan est un des spécimens les plus complets de cette sorte d'établissement:» {villa urhana et villa rustica) que l'on ait pu étudier en France. Los résultats des dernières recherches ont été consignés par Joulin dans les Ji/énwires prcsenit'S par divers savants à l'Àcadétnie des insci'iplions et belles- tel très, l" série, t. IX, l" partie (1900J.
*MartY {EuQène- Georges), compositeur français, né à Pans en 1860. — Il a cessé d'être chef d'orchestre à rOj.éra-Comiquo, et il a échangé la classe d'ensemble qu'il dirigeait au Conservatoire contre une classe d'harmonie, dont il est devenu professeur. Il a fait représenter à 1 Opéra, en 190r>, Durîa, drame lyrique en deu.t actes.
MARTYNIACÉES (se) n. f. pi. Petite famille de dicotylédones gamopétales, voisine des gesnériacées et des pédaiacées. — Une martvmacue.
— I'jNcycl. Les inartf^niacées sont caractérisées par leur ovaire supèro biloculaire avec doux placentas pariétaux saillants, portant chacun quatre rangées d'ovules. Lo fruit est une capsule loculicidc, prolongée à sa partie supérieure par deux longues cornes ar(|uécs ou enroulées. Les martyniacéos sont des plantes du nouveau monde réparties on trois genres : viartynie, proboscidée, craniolaïre. Les racines charnues ot épaisses de craniolairo sont appréciées par les créoles, qui les mangent contiics au sucre. La martynie visgiipuse est uuo plante émolliento, dont les feuilles sont employées comme diurétiques.
Martyre (la), drame en cinq actes, en vers, de Jean Kichepin {Comédie-Française, I8avr. 1898). —Au n* siècle après Jésus-Christ. Flamnieola, riche patricienne de Kome, vit désabusée, dégoûtée de tout. En vain, son inaitro, le philosophe Zytoidianès, s'ingénie à la réconforter ; en vain lo marchand de monstres Sphoragmas lui fait acheter la danseuse srytho Thomrys et lo gladiateur Latro. Mais voici qu'il lui présente aussi deux apôtres
lirétiens : Aruns. un violent; Jobannès, un consola-
•ur. Co dernier produit sur Flamnieola une vivo imi^ression. Seulement co qui séduit la belle patricienne, co n'est point tant la doctrine que prêche l'apôtre, c'est l'apôtre lui-même. Johannès convertira t-il Flamnieola au christianisme, ou Flamnieola raniénera-t-clle Johannès vers l'amour?... Tel est lo premier sujet do dramo qui so pose dans la J/ur/^rc. Malbourousemont il dévio en des cMinplications c^ui créent une autre action à côté de la proiiiière. Latro aime Flamnieola et Thomrys aime Latro.
.ours intrigues aboutissent à l'assassinat" manqué de Johannès par lo gladiateur et à l'arrestation des chrétiens. L apôtre, soigné chez la patricionno, a failli succomber à
bcs dangereuses séductions ; même il cueille un brin de
menthe à ses lèvres. Mais l'heure vcuue, il marche, étincelant do foi, au supplice. Flauimcola le suit. Latro la poignarde. La patricienne se traîne jusqu'à Johannès en croi?:, et l'apôtre, sur le point d'expirer, baptise la mourante d'un doigt trempé dans le sang.
On a pu reprocher au drame do Kichepiu le manque d'unité dans l'action et aussi quelquefois lo manque de sincérité dans l'accent : son héroïne est une martyre de l'amour, bien plus que de la foi; mais il faut louor chez
10 poète la magie des vers et la grandeur émouvante de certaines situations.
MasampO ou MaSAMPHO. ville do l'empire de Corée (jjrov. df K}'cng-Syangi, .Mir la côte méridionale de la péninsule et lo détroit de Broughton, un peu à 10. do Fousan : 25.000 hab. Port ouvert depuis 1899 au commerce étranger, et dont la rade magnitique est parfaitement abritée derrière les Uots qui bordent le littoral; Russes et Japonais y avaient chacun un dépôt do charbon. Le 7 février 1904, aussitôt après la rupture des relations diplumatiiiues entre ces deux peuples, les Japonais occupèrent le port.
* Mascagni (Pietro), compositeur italien, né à Livourno en 1863. — Cet artiste, obligé d'abandonner, en raison de ses constants voyages, la direction du conservatoire do Pesaro, a fonde depuis lors à Rome une école de musique. Il a fait jouer à Monte-Carlo Arnica, opéra en 2 actes (1905).
MASCARENHASIE (mas-ka-ré-na-zi) a. f. Genre d'apocynacées échitidees, très voisin du genre kickxie.
— Encycl. Les inascarenhasies sont des arbrisseaux à feuilles entières, opposées décu^^sées, et à fleurs en petites inflorescences axilluires ou terminales. Ces fleurs ont une corolle cratériformo, blanche ou rouge, à lobes plissés dans le bouton ; les étamines s'insèrent au milieu du tube de la corolle ; lo disque est formé de cinq écailles soudées souvent deux à deux; les sépales sont couverts do nombreuses petites glandes sur leur face interne. Les espèces, assez mal délimitées, de ce genre, sont presque toutes malgaches; quelques-unes fournissent, d'après Jumelle, un excelleut caoutchouc. Ce sont : la niascarenhasie lisianthi/lore ou guidroa, la mascarenhasie anccps ou haz'indrauo des />as et la mascarenhasie à longues ftuilles ou Uazondrano des hauts.
Mascetti (Giovanni), compositeur italien, né en 1859.
11 s'est tait une sorte de spécialité de la composition d'opérettes, toutes représentées à Rome, et dont quelques-uues sont écrites sur des livrets en dialecte romain. "Voici la liste de ses ouvrages en ce genre : I^r Maichesc der Grillo (1889); una Gîta dipiacere (1890); le Nozze der marchese der Grillo (1890); il Gallo délia c/jecca (1891): la Contessina di Cam/io dei fiori (1891) ; la Figha del popolo [paroles et musique] (1892) ; una Notte in casa der marchese der Grillo (1893); it Gioimale degli aualfabeti (1893); trt- Fije di un solo padre (1893); Sisifo (1894); Eva (1895); da JUilanoa Barcellona (1896); la Casta Lucrezia (1897); tl Cicernne agli sc'vidi Campo Vacctno (1900); la Fiera di Grottaferrata (1900); Bartolomeo Pinelli (1900); Numa Pompilio II, re di Roma (1900).
MASCH(mac/i' — mot angl. signif. « mélange, pâtée i>) n. m. AJéiange de différentes substances délayées dans de l'eau, que l'on donne comme nourriture aux chevaux et au bétail.
Masi (Ernesto), conférencier et critique italien, né à Bologne en 1837. Il est professeur à l'Institut des études supérieures de Florence. C'est l'un des meilleurs critiques de l'Italie. Outre des séries d'articles réunis en volumes : Stxulj e ritratti (1881); Donne di storia e di romanzo (1903), il a publié d'importantes études, notamment sur le théâtre et les mœurs au xvnr siècle : Francesco Albergati {1^1^); Pan'uche e sanculotti nel secido xvin (1886); Sulla storia del teatro italiano nel secolo xvm (1891), et sur l'histoire politique et littéraire du xix' : le Due mogli di Napoleone l" (1888); NeW Ottocento, idée e figure delsecolo xix (1905). 11 a donné en outre des éditions des Fiabe, de Gozzi (1835), et des Lettres de Goldoni (ls80j.
Masino. bourg d'Italie (prov. de Sondrio [comm. de Valmasinoj). à 1.168 mètres d'altitude, dans la vallée supérieure del' Adda; 700 h. Eaux minérales sulfatées sodiques.
MASLIANITSA (do maslo, graisse ou bourre) n. m. Nom russe du carnaval.
Masnuy-SAINT-JEAN, comm. de Belgique (prov. de llaiiiaut [urroiid. de Mons]); 1.540 hab. "^MassARANI (Tullo), peintre et écrivain italien, né à MantuLie en 1826. — Il est mort à Milan en 1905. Il était devenu correspondant de l'Institut do France on 1881. Il n'a cessé, jusqu'à sa mort, d'être un des critiques d'art et l'un des essayistes remarqués de l'Italie.
Son dernier ouvrage est une histoire générale de l'esprit satiri(|iic dans tous les temps ot tous les pays.
bnllammontécrite, mais d'une infur niation parfois insuffisante : Stwiu e fîsiolngia deW Arte di ridere {VJOtf 1902). Il avait en outre donné un nouveau volume do mélanges : /fiporti e vefjlte (1898) et une noiivi-li • édition de deux recueils antérieurs Sludi di lettt'ratura e d'arte; Uludi di poliltca V tli sluria (1899).
MaSSEBIEAU (Louis), historien et professeur, né à Nîmes en 1810, mort à Charenton (Snino) en 1904.
.Vprôs de sérieuses études à la faculté de théologie do Strasbourg, il appartint d'abord à ronseignemout secondaire, professa ensuite à l'Ecole préparatoire do théologie dos Haiignolles (Paris), puis, en 1877. fut avec Liclitonherecr, Matter.Ch. Sabatieret quch] nos autres, tin des fondateurs de la faculté do
théologie protestante deParis. Il a publié do nombreux articles sur les premiers temps du christianisme, en particulier sur Philon d'.-VIoxandrie, i-t (piclquos ouvrages, parmi lesquels : les Collofjuea srolairfs au xvi' sivde [t4SÛ-f570] (1878); les Pères de l'Eglise (Dictionn. pédagogique}.
MaSSEMEN, comm. de Belgique (jtrov. de Flandre- Orientale [arrond. do TermoudeJ); 1.700 Uab. DistîUerieSf huileries.
*MasSENET (/u/tfs-Emile-Frédéric/, compositeur français, né a .Montaud (Saint-Etienne) eu 1842. — Aux ouvrages do ce compositeur, il faut ajouter: le Jongleur de Notre-Dame (3 actes), et Chérubin (3 actes), qui, joué.s d'abord à Monte-Carlo, furent ensuite représentés à rOpéra-Comique, le premier en 1904, le second en 1905. Massenet a écrit aussi une musique de scène pour uno comédie, le Grillon (Odéon, 19y4), et il a fait exécuter en 1900, eu l'église Saint-Eustache, un grand oratorio intitulé la Ttrre promise. En dehors du théâtre, il a publié un coucerto pour violoncelle et orchestre, exécuté aux concerts du Conservatoire.
MasSIER (Clément), céramiste frant;4iis, né à Vallauris (Alpes-Maritimes) en 1844. Son père possédait uno fabrique de poteries communes et do céramiques architecturales, clément Massier suivit la [«rolessiou paternelle et fut initié eu 1859 à l'art de l'émailleur par un ouvrier d'art italien, Goudolfi Gactano, de Bologne, qui lui fît conoaitro également les procédés do décoration au grand feu et les moyens de produire à l'excmpledcs céramistes de la Renaissance des faïences à reflets métalliques. Dautre part, il s'inspira des œuvres antiques, dans la forme et le décor do ses poteries. Parallèlument, il se libérait de l'imitation do ses premiers modèles, faïences de Perse. d'Italie, hispano-arabes, et présentait pour la première fois, à rExjiûsition universelle do 1889 (Paris), des fa'ïcnces à reflets métalliques franchement modernes par leur décoration et les tonalités de leurs émaux. Les musées et collections particulières de France et d'Euro(ie possèdent des échantillons remarquables des pièces à reflets métalliques de Massier. On en rencontre, à Paris, aux musées du Luxembourg, des Arts décoratifs, des Arts et métiers; dans les musées de Berlin, Munich, Stuttgart, Carlsruhe, Stockholm, Christiania, Copenhague, Amsterdam, La Haye; au musée Strogonotf, â Moscou. Les ateliers Clément Massier ont été transportés do Vallauris au Golfe- Juan, en 1881.
MASSIÈRE ('»a-52-êr' — fém. de masmr) n. f. Bx.-arts. Elève d'un atelier de femmes, chargée de recueillir les cotisations mensuelles et de pourvoir aux petites dépenses do l'atelier.
Massière (la), comédie en quatre actes, de J, Lemaitre (Renaissance, 1905). — Le peintre Marèze approche presque de la soixantaine; mais il n'en éprouve pas moins pour une jeune fille de vingt-deux ans, Juliette Dupuy. massicre de l'atelier oïl il professe, une tendresse ardente et profonde, tendresse avant tout paternelle, sans doute, mais qui est bel et bien de l'amour : l'amour qui s'ignore, le plus puissant de tous. Deux personnes se chargent d'éclairer le peintre sur la véritable nature de ses sentiments : sa femme d'abord, qui est jalouse, lui fait des scènes continuelles, et finit par interdire brutalement sa porte à Juliette. Puis Jacques, le fils do Marèze. Il a vingt-trois ans, celui-là; et quand les doux jeunes gens ont causé ensemble, ils s'aperi;oivenl qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Jacques demande à ses parents de lui laisser épouser Juliette. Tous deux refusent; la mère avec des objections prudentes, tirées du manque de fortune de la jeune fille, le père avec une douleur si violente que Jacques s'écrie : t On dirait que je te la prends!... u A la réflexion, M"' Marèze comprend que lo mariage de Jacques et de Juliette, c'est le repos assuré pour elle-même. Elle cause avec la jeune fille, qui la conquiert, et elle la supplie alors de devenir la femme de Jacques. Juliette refuse, car elle aussi, tout en aimatit Jacques d'amour, éprouve pour son vieux maître uno infinie tendresse, et ne veut lui causer aucune peiue. 11 faudrait que Marèze la priât lui-même do consentir. M°" Marèze rappelle au peintre leur propre jeunesse. leur première rencontre • n C'est au tour des enfants d'être heureux!... " Et elle décide le pauvre Marèze à s'effacer.
Le caractère du vieux peintre est tracé de main de maître. Il domine toute la pièce et la rend attachante, et par endroit émouvante. La vérité, et en même temps la pureté du dialogue achèvent de faire de la Afassière uuo oeuvre de belle allure.
MassikeSSE, localité de l'Afrique australe (Afrique orientale purmgaise [ancien Etat de Mozambique]), dans le pays de Manica, qui est concédé à la compagnie de Mozambique. Le chemin de fer de Beïra atteint cette localité et doit être plus tard prolongé jusqu'à la frontière anglaise. Aux environs, gisements aurifères.
MarscUte, porto do l'OrienL d'après Puvifi de ChavanoM.
Massilia, colonie ^ecque ; — Marseille, porte
de rOrient, Ces deux compositions, exécnlccs par Puvis ■ lo Cliavannos pour la décoration de rnscalier d'iionnnir du musée do peinture du palais de I-ongchamps, à Marseille, out figuré au Salon de 1S09.
MassilM, colonie grecque. — Dans un site don"? par io soleil ot garanti du vont ot dos tioinmos par une ccinturo do collinos, pr6s do la nior bleuo moutonnant sur dos Mois rocheux, une population bello ot laboriousc sVst réunie. Les arclutoctos drossent des plans, los charpentiers, les maçons travaillent, déjà qucl(|iics portif|ues disputent le sol àloliviorau feuillago grêle i-es colporteurs déploient les étoffes, les marins offrent les produits de leur pèche et les cultivateurs, do beaux fruits. Mais co lieu est aussi la terre bénie du révo et do l'amour : dos groupes so forment, des idées s'échangent, les cnfanis pressent les parents do narrer l'histoire merveilleuse île l'ancétro qui lut compa^'non d'Ulysse.
Maraeilte, porte de l'Oricnl. — La cité rêvéo est devenno réalité. Klle a grandi ot prospéré. Ses maisons s étaient on amphithéâtre jusqu'aux collines lointaines, dos môles protéjjent l'entrée do son port peuplé do navires, dont los (mes voilures so découpent sur l'intensité du ciel. Voilà ce quo l'on voit, par un soleil couchaiu, du pont d'un navire turc qui est sur lo point d'aborder les quais. Déjà los portefaix demi-nus surgissent des cales, soulèvent des fardeaux. Kt leur carrure solide ot brutale contraste avec la linesse dos types orieutaux réunis sur le pont. Tons les peuples, tous "les costumes sont représentes. Do jeunes Orientales sont accroupies sur des tapis bariolés, uiio famille persane étale des vêtements éclatants, etc.
MaSSIN (l.ouisc-/you/iHc), actrice, néo i Paris en 1817, mono à l'asile de Saint-Maurice (Soine) en 1901. D'abord couturière , elle entra à seize ans aux Folies- Marigny, d'où ello passa en 18G5 au Palais-Koyal. A défaut d'études, elle avait du naturel ot con(|uit laïaveur du public par sa beauté. lien fut do mémo au Gymnase, où elle joua notamment dans : les Grandes Prmoiselles, les Souliers de bal, Suzanne el les Deux Vieillards, la Princesse Ceonjes. Kngagéo au Vaudeville (1872), Lcontino Massiii y trouva Anaïs Kargueil. dont ello reçut dos leçons pour le drame, et interpréta, entre autres pièces: Ma Cousine, l'Oncle Sam, la Chemise de Damas, le Procès Vuuradieu (1878), etc. Peu après, elle partit pour la Russie. De retour à Paris, ello entra à I Ambigu, et y créa en 1881 le rôle do Nana, où elle montra un véritable talent de comédienne. En i88-.i, elle so fit également applaudir dans la Marchande des quatre saisons, puis, à la suite de diverses aventures, ello quitta le théâtre. Ello finit par perdre la raison et mourut dans uno crise do délire.
MaSSON (Antoine-Philibert), physicien français, né à .Vnxoune (Cote-d'Or) en 1806, mort à Paris en 18.'i8. D'abord préparateur do physique et do chimie ù l'Ecole forestière de Nancy en 1824, reçu ensuite à l'Ecole normale supérieure en 18J8, Masson fut d'abord professeur de physique au Collège royal de Caen (1831-1839), puis, jusqu'à sa mort, professeur simultanément au lycée Louislo-Grand ot à l'Ecole centrale. On lui doit un grand nombre de mémoires publiés dansles «Comptes rendus del'Académio des sciences ■, dans los -Annales de chimie et de physique», et où il a traité notamment des conséquences des découvertes d'Ampère et de Faraday sur l'identification des effets des piles et des machines électriques à frottement, de l'identité des radiations caloriliquos et lumineuses, de la corrélation entre les forces physiques, qu'il s'efforçait de ramener à l'unité, etc.. Nous citerons notamment : Théorie physique et mathématique des phénomènes élcclrn-dijnamiques et du magnétisme (1833), thèse do doctorat où il établissait, par des expériences et des calculs nouveaux, avec une rigueur admirée par Ampéro lui-même, les lois d'attraciion des courants ; Recherches sur l'induction opérée par un courant sur lui-înéme (1837) ; ot surtout son mémoire sur VInstruction (« Annalosdechimioetde physique», 1842), avec Bréguet lils, dans lequel il décrit la bobine d'induction, qui devait plus tard rendre célèbre Uuhmkorff. 11 n'y ad ailleurs aucune différence essentielle entre la promièro bobine do Masson, électroaimant à 'louble courant avec interruptions périodiques par roues dentées sur lo courant primaire, et les bobines perfectionnées actuelles qui donnent los rayons X, la télégraphie sans fil, et sons le nom de transformateurs, le transport électrique de la force. Mentionnons encore de Masson son dernier mémoire (1858) sur la Corrélation des propriétés physiques des corps, qui est resté classi'|ile.
Masson (Bénédicte, peintre français, né à Dijon en 1817, mort à Paris en 1803. Elève de Paul Delaroche et de Chenavard, il débuta au Salon do 1810 avec Persêe délivrant Andromède, aujourd'hui au musée de Dijon. Il exposa ensuite des scènes religieuses : la Sainte Vierge lavant et embaumant les plaies de Jésus-Christ (1841); te Dernier Soupir de Jésus-Christ (1859); la Vierge el l'Enfant Jésus (1803); Chrétiens cherchant à se sous-
repousse la misère (1849); des scènes d'histoire : Bataille du lac de Trasiyyiene {ls^9, musée de Dijon\ la Roche Tarpéienne. Prise de Thélésia par les soldats d'Annibal (1801); etc. On lui doit aussi do grandes décorations inachevées de la cour d'honneur des Invalides : le Siècle de Charlemagne (1S06) et la Paix et l,i Guerre (1867). Il avait peint auparavant pour le conseil d'Etat : la Justice, la Loi, la Vérité, la Guerre et la Paix.
* Masson (Frédéric), historien français, né à Paris en 1817.— Il a été élu en 1903 membre de l'Académie française en remplacement do Gaston Paris. Continuant la série Napoléiin et sa famille, il en a donné le tome VII ( isi l-18l;ii en l'.lOG. Il a publié aussi ; i/mpératricc Marie-Louise (1901) ; JVapoléon et son fils (1903) ; les Quadrilles à la cour de Napoléon /" (1904).
Masson (Paul), magistrat et écrivain français, né à Sirasbourg en 1S49, mort près de cette ville en 1896. Il rit sou droit à Nancy et exerça la profession d '.avocat à\esoul et à Alger. Nommé juge suppléant à Bùne il877\ il fut successivement juge dinstrucrion à Tlemcen (1879). président du tribunal do Chanderna^or (l.sso), procureur do la République à Pondichéry (1880) et à Guclnia (1888), enfin substitut à Tunis '1883), où il donna sa démission pour so faire attachera la Bibliothèque nationale, à Paris. Correspondant assidu do l intermédiaire des chercheurs et curieu.r, il a donné on librairie : Etudes économiques : Paris port de mer; Impôt sur la navigation (1889); Fantaisie mnémoteehjiique sur le Salon de IS90{l»M); tes Trams-
/T/jécon» (1891); le Général Boulanger : Réflexions cl pensées extraites de set papiers el de sa correspondance intime (1891); Carnet de jeunesse du prineede OumarcA( 1893!, etc. La " Plume • a publié ses Regards littéraires d'un Yoghi. .Mais Paul Masson est surtout connu par les tnvsiiiications qu'il se plaisaii a inventer en les mettant au compte d'un Lemico-rerricux imaginaire; H. Gauthier- Villars on a rappelé les principales dans la • Revue encyclopédiquo. (1896).
MassoN-FORESTICR (Alfred Masson, dit', littérateur français, né au Havre en 185:;. Il tient â la famille do Racine par son père, petit-neveu du grand poète. Il fli ses études à .Nice et au lycée Louis-le-Grand (Paris i, s'engagea dans los francs-tireurs en 1870, fut reçu docteur en droit, et s'établit à Rouen, comme avocat de commerce ot do marine. A cette époque, il faisait aussi do la sculpture, qu'il exposait au Salon sous divers pseudonymes, et s'exerçait â écrire des nouvelles, où il so donnait pour modèle Maup,assant. En 1892, il publia sous le titre Pour une signature, six récits do la vie d'affaires, qui lui ouvrirent les ■ Débats •. puis la • Revue des Deux Mondes », auxquels il donne des récits d'une émotion dramatique concentrée, et qui parurent ensuite en volumes : la Jambe coupée (1894) ; Remords d'avocat (1896) ; Angoisses de juges (1898) ; Difficile devoir (1901); l'Attaque nocturne (1903). Il s'est passionné pour l'œuvro • Vers l'Alsace », dont il est le secrétaire général, ot qui a pour but de maintenir la communion entre la France et son ancienne province. D'un voyage en Alsace il a rapporté un volume: Alsace et Forét-Afoire {\90i). Il a donné au théâire quelques pièces tirées de ses nouvelles : Médecin de campagne, à la Renaissance; Attaque nocturne, ud succès du Théâtre-Antoine, et Baraterie au Grand-Guignol (1906).
Masters (Maxwell Tyldcn), botaniste anglais, né à Cantorbéry en 1833. Après avoir passé son doctorat on médecine, il se consacra entièrement à la botanique, qu'il dota do découvertes importantes. Il étudia d'abord plusieurs groupes naturels de végétaux (passiflores, conifères, etc.l, puis s'occupa des anomalies et monstruosités des plantes, dont il embrassa l'ensemble dans sa Tératologie végétale (Mm). Dans lo domaine des applications, .Masters se distingua en travaillant avec succès à éclairer la pratique culturale à l'aide des données précises de la science. Notamment il détermina l'influence qu'exercent dos engrais do nature variée sur le développement végétal. Membre de la .Société royale de Londres, de la Société Linnéenne, û est correspondant de l'Académie des sciences do Paris depuis 1S88 et il dirige le • Gardener's Chronicle », lo plus estimé des recueils botaniques de la Grande- Bretagne.
MASTirr \mass — mot angl.) n. m. Race do chiens anglais de grande taille, estimés comme chiens de garde. 11 Nom quelquefois donné au grand danois. V. chien.
MASTtSLA [mass-ti-ksi-a) n. m. Genre de plantes qu'on a rangé dans les cornacées par suite de la présence d'un seul carpelle, mais que la présence de canaux sécréteurs doit faire rentrer dans les araliacées. (On en compte une quinzaine d'espèces.)
MASTZELLE [masst-zèl-lé — de l'allem. mast, engrais, sèment, et zelle, cellule) n. f. Histol. Leucocyte granulé du tissu conjonctif et du sang à réaction basophile. Syn. BASopHiLE. (On emploie souvent au pluriel la (orme allemande MASTZKLLEN.)
— Encycl. D'après Ehriich et Levadili. il y a deux variétés de miistzelfen, appartenant toutes deux, du reste, à la série myélogène ; l'une est mononucléaire, l'autre franchement polynucléaire ; la première se rattache aux grands mononucléaires, la seconde aux neutrophiles proprement dits. Ce qui caractérise ces leucocytes, c'est d'abord leur forme, plus ou moins ramifiée parfois, qui les rapproche des clasmatocytes, et, en second lieu, leurs granulations basophiles méiachromatiques. Ces granulations sont.d'ailleurs, facilement altérables.quoiqu'elles résistent à l'alcool. Les mastzcllen sont généralement de dimensions voisines de celles des neutrophiles, quelquefois légèremont supérieures; il no faut pas les confondre avec les myélocytes ou leucocytes gigantesques d'Havem.
Ces leucocytes granulés se rencontrent dans le tissu conjonctif et dans le sang, car ils sont mobiles. Mais leur proportion dans le sang normal est faible (0,5 p. lOo en moyenne). Il y a cependant une mastzcllen-leucocytose, qui s'observe dans la leucémie myélogène, l'anémie splénique, l'asthme, le goitre exoplitalmique, la chlorose, certaines dermatoses. On peut encore les rencontrer dans le liquide ascitiqiio, lo pus blennorragique, etc.
Maternelle (la), roman de Léon Frapié, qui obtint lo prix Goncourt, la seconde année du fonctionnement do l'académie des Goncourt (1904). — Une jeune fille, qui a profité de l'enseignement supérieur offert à tous et a conquis le diplôme de licencié es lettres, veut en tirer parti pour vivre. Sans parents, sans fortune, sans intrigue, elle finit, après force déceptions et humiliations, par accepter une place de femme de service dans une écolo maternelle de Ménilmontant. Un an après, un délégué cantonal du quartier, qui a remarqué les mérites de Rose, la prend pour femme. Mais l'auteur suppose qu'elle a note co qu'elle a vu pendant son séjour à la Maternelle, et ce sont ces notes qu'il publie. Le problème de I éducation des enfants du peuple s y pose sous ses aspects les plus tristes et les plus décourageants. La déchéance physique de la plupart do ces petits êtres, nés dans des bouges, de parents épuisés par l'insalubrité ambiante, un travail sans répit, l'alcoolisme et des tares de toute sorte; la prédisposition héréditaire aux maladies et aux vices, entretenue et accrue par la promiscuité: l'insuffisance et, dans la majorité des cas, l'inefficacité absolue des remèdes tentés à l'école, qui est comme « un hôpital où l'on distribue la même potion à soixante malades différents, par des personnes de qui on no peut raisonnablement exiger qu'elles aient la compréhension et l'amour des imes d'enfants », seule chose qui fa.sse les « vraies maternelles D : voilà co que ce livre montre avec une abondance de détails et une intensité de vie qui laissent une impression de douloureuse angoisse.
Maternité, pièce en trois actes d'Eug. Brieux (théâtre .\ntoine, 9 décembre 1903). — Annette, sœur de Lucie, qui est elle-même la femme du sous-préfet Brignac, a été séduite par le fils des Bernio, anciens commerçants enri-