‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 228 sur 363 · II. à Lis · texte numérisé non relu

II. à Lis

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MiLCENDEAU (Charles), pciotro et dev "mi • ir fn-mçais, né à Soullans (Vendéej en Iï(72. Il ^ j,

sur le conseil de Gustave Morcau. il élu Ts

italiens ot français. En 1899, il exposa à la ;. ,1-

Ruel une série de dessins où revivait la vieill»; iraauion française. Ces dessins, dont le musée du Luxemliour^ garde quelques spécimens, ot qui forment la part la plu» importante de l'œuvre de Milcendeau, valent par l'observation du caractère, par la justesse incisive du trait. Ce sont des effigies de paysans vendéens, ex*- •"■ -^ f.rt/,. ^ la mine de plomb, ta'ntét au conté, soir. -s

d'encre ou d'aquarelle. Comme peintre, M i-

servé également le goût de nos vieux rji..i i- ■ , "ru i.*s images hautes en couleur, et il a exposé diverses scènes d'Espagne ou de Vendée, entre autres : le Fendeurde boit, h Hepas de paysans maraîchint, Jeune Femme au payi banque, etc.

MlLCHESON (Albert-Abraliam), phvsicien, d'origine allemande, mais naturalisé Américain, ôé â Streino Prusse) en 1852. Do 1809 à 1880, il fut successivement sous-officier dans la marine des Etats-Unis, instructeur do physique et de chimie à l'Académie navale d'Annapolis fMarylandj, vécut à New-York et à Washington. En 1881, il devint démonstrateur de physique à l'Ecole des sciences appliquées de Cleveland ('Ohio) et, après avoir professé Quelques années la mémo science à l'université Cïarlc de Worcester (Massachusetts), il occupe depuis 1833 la chaire do physique à l'université do Chicago. Dans uno suite de mémorables expériences, commencées en Amérique et achevées au bureau international des poids cl mesures à Sèvres, il est parvenu à rattacher le nietre à la longueur d'onde du cadmium, qui est une des grandeurs les plus fixes dans tout l'univers.

Ses mémoires, dont quelques-uns figurent dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris, se rapportent presque tous à l'optique.

MlLGHUŒFER (Arthur), archéologue allemand, né à Schirwindt (Prusse-Orientale) en 18,''>2,mortà Kiel en 1903. U se fit recevoir docteur à Munich avec une dissertation sur r.4no/fon affiçuâ (1873), fut pensionnaire de l'Institut archéologique allcn^nd en Grèce et en Italie (187G-18801, fut ensuite attaché quelque temps aux musées royaux de Berlin et se fit habiliter en 1882 à Gœttingue comme privatdocent. Il fut nommé en 1883 professeur ordinaire à l'Académie do Munster et, en 1895, professeur extraordinaire à l'université de Kiei. Ses principales publications sont : les Musées d' Athènes (1881) ; ta Délivrance de Prométbée, découverte faite à Pergame (1882) ; les Commencements de l'art en Grèce (1883' : H' >-'ir relies f-iit^n sur la division des d'âmes faite par < ■>

archéologique de sculpture o ;

Sur l'Art lumulaire des Bti .«

d'EfcUyle sur la scène (1900) ; etc.

M11.ÉNA, princesse do Monténégro, née en 1647. Fille du voivodo Pierre Vovkoliich, elle épousa en 1866 le prince Nicolas. Elle lui a donné neuf enfants : six filles, dont la reine Hélène d'Italie, et trois

fils. V. MONTRNEGBO.

Miles (Nelson Appleton\ général américain, né àWeslminsteri;Massachusetis)cnl839.

Elevé pour les affaires, il s'en-

fagea comme volontaire lors efaguerredo Sécession (1861), et so conduisit si brillamment qu'à vingt-cinq ans il était major général et commandait t:-î corps d'armée. Après la .

il entra dans l'armée .-■ .

avec le grade de coloiii , L'année suivante il rcccva.i -^i

le brevet de brigadier général T s c| /^ '

et de major général, et était ; % f

envoyé sur la frontière de l'Ouest, où il avait de fréquents MiKiia.

engagements avec les tribus

indiennes. Promu lieutenant général en I900,^ il prit sa retraite en 1903- Pendant la guerre contre l 'Espagne, il commandait le corps d'armée qui envahit l'ile de Porto- Rico (isysi. Le général Miles a écrit do nombreux articles sur des questions militaires dans les revues. On a aussi de lui : Personal Hecollections or From Sew Evgland to the Golden Gâte (1896) ; Military Europe (1898); et Observations Abroad, rapport sur un voyage d'étude qu'il fil en Europe ;1899 .

•MlLET, anc. ville de l'Asie Mineure (Tonie). — Archéol. l'no mission allemande, dirigée par Wiecand, a fouillé l'emplacement de Milet. Précédemment l'attention des archéologues, de Rayet et Thomas, puis de HaussouUicr et Pontremoli, s'était portée principalement vers le temple d'.\pollon Didyméen. situé à plusieurs milles de la ville antique; il a été fouillé à deux reprises, eî de Ini proviennent les bcaiLx fragments d'architecture ou de sculpture conservés au musée du Louvre. Sur l'emplacement même de Milet, on n'avait guère entrepris de recherches qu'ati théâtre. Les archéologues allemands ont déjà déblayé plusieurs quartiers do la célèbre cité. Près de l'ancien

MiLHAUD — MINK

port, on adégagô complôtomont uno |>etiui af;ora. les porliijues voisins, ot un somptueux nympht-o, nuo tiôcoraiont d'innombrahles slatm.-^. Au coiitro do Ja ville, on a découvert uno socoudo aj^ora, beaucoup plus grande, Iiordéo d'uu double porliyuo et de magasins. Do cette place, une belle porto conduiiaii au Boultutcriun ou i»alais du sénat, -^ui est jusqu'ici lo moniiniont le plus original do Milot. .>n a aussi achevé lo déblaiement du théâtre, ipii était l'un des [dus grands d'Asie Mineure. On a, eulin, trouve dos restes du sanctuaire d'Apollon Delpliinios, etc.

MiLHAUD (Gaston), philosophe fran';ais, né à Nlines en 1S58. Il lut d'abord professeur agrégé de mathématiques, mais soutint en isy-i une thèse do philosophie pour lo doctorat es lettres ot devint profossour de philosophie à l'université de Montpellier. A^rôs avoir traduit en 18è;7 la Théorie des fonctions do P. Du Bois-Keymond, il publia en IS'j'i ses Leçons sur les uriuinvs de la science (/recque, et l'aunéo suivante sa thèse h'ssai sur les conditions et les limites de la certitude lotji^ue (2' édit., IS'.tsJ, dans laquelle il développe des vues très hardies sur l'ongiue des notions mathématiques, la valeur du syllogisme et des principes rationnels. Depuis IS'Jl, il a complété cette thèse par un ouvrage sur te Itationnel (1898) ; par de nombreux articles de revue sur la philosophie dos sciences chez Leibniz, Kant, Russcll, Couturat ; par des livres sur : les Philosophes géomètres de la Grèce (1900); la Pensée scientifique chez les Grecs et les modernes (1906) ;*;e Positivisme et le Progrès de l'Esprit (1901').

Suivant G- Milhaud. les principes de la science rationnelle sont suggérés par l'oxpérieiico mais n'en tirent pas toute leur portée; il faut doue reconnaître à l'esprit humain uno liberté créatrice. Les plus hautes notions fournissent un idéal qui dépasse la justification logique : « Ce ne sont pas des données devant lesquelles il n'y ait place que pour la soumission, d La géométrie no peut pas être justifiée par l'expérience. Notre science tout entière, loin d'être subordonnée à la réalité, s'efforce d'ôtre de plus en plus d'accord avec l'esprit vraiment fécond. La vérité n'en garde pas moins son caractère d'universalité ; il est en chaque être raisonnable une sorte de " conscience du vrai » : cependant les jugements formulés par chacun engagent sa responsabilité, faute d'évidence infaillible.

Kien ne montre mieux que linflueiico de la culture mathématique sur l'esprit philosoj)liuiuo conilnen l homme « se trouve naturellement attiré par lidce et frappé du rôle quelle peut jouer dans notre activité intellectuelle ». ("est dans la démonstration mathématique que l'on trouvera le syllogisme le plus exempt de cercle vicieux, le {dus rigoureux, parce que c'est là quo « l'esprit se sent e plus voisin do ce qui est sa chose propre ». Tels sont les principes de philosophie générale quo Milhaud a appliqués tant à la critique des théories scientifiques qu'à léiudo de l'histoire des sciences.

MIUOUKOV (Paul Nicolaevitch), historien et philosophe russe, né en 185'.». 11 a été de 1886 à 1895 professeur d'histoire russe à l'université do Moscou. Obligé de quitter la Russie, il a enseigné en Bulgarie ot en Amérique. Mis en vue par la crise politique des années 1905 et 1906, il a conservé sur ses compatriotes libéraux une influence considérable. Parmi ses travaux historiques, nous citerons: Introduction à l'histoire russe; la Situalion économique de la Itussie au début du xviii* siècle; Etudes sur la culture russe. 11 a collaboré à 1' « Atheneiim • <ie Londres.

MlLIOUTINE(L)mitriAIexievitch), homme d'Etat russe, né en 1816. Il servit d'abord dans l'armée et publia quelques ouvrages militaires, notamment une Histoire de la guerre de 1799 entre lalUissie et la Era?ice {iSâl). En 1860, il devint ministre do la guerre. En cette qualité, il réduisit la durée du service militaire, améliora la condition du soldat, introduisit le service militaire obligatoire (1874). I^s succès obtenus par l'armée russe dans la campagne de Bulgarie valurent à Milioutine le titre de comte (1878). — Son frère, Nicolas Albxievitch Milioutine, né en 1808, mort eu 1872, servit au ministère de l'intérieur. Après la révolte do la Pologne, il fut envoyé dans ce pays, où il s'occupa particulièrement de la question agraire et prit des mesures qui eurent pour résultat d'affaiblir la noblesse en faisant i)asser la terre aux mains des paysans. Anatole Leroy-Bcaulieu lui a consacré une importante étude sous ce litre : un Homme d'Etat î'usse (^1884).

*MlLLARDET(Pierre-Marie-Alexis), botaniste français, né à Montmirey (Jura) eu 1838. — Il est mort à Bordeaux en 1902.

Mille (Pierre), publicistc ot voj'ageur français, né à Chojsy-le-Hoi en 1864. Klèvo do 1 école do droit et de l'école des sciences politiques, il abandonna le droit pour le journalisme et, en 1890. le « Temps » l'envoya à Londres comme correspondant particulier. Do retour on 1893. il entra aux " Débats » l'année suivante et, en 1896, alla passer huit mois à Madagascar. Après quoi, il suivit la guerre gréco-turque et l'insurrection do Crète (1897), d'où il passa au Sénégal et au Soudan, nuis (1898) en Syrie et en Palestine pendant le voyage de l'emporour d'Allemagne aux lieux saints. Rentré au " Temps » comme rédacteur colonial et militaire à l'occasion do la guerre du Transvaal, il fit un voyage d'enquête au Congo (1898-1899). une excursion on Indo-Chine, au Yun-Nan et dans l'Inde en 1902, cl une autre à Tombon<-tou et à la Guinée française on 1903. De tous ces voyages sont sortis trois volumes : De Thessalie en Crète (189S}; Au Congo belge (18991; Sur la vaste /erre (1906). Au «Temps», Pierre Mille a donné au jour le jour une série d'articles humoristiques: En passant, écrits d'une plume alerte et spirituelle.

^MlLLERAND (Alexandre), homme politique français, né à Paris en 1859. — Après la chute du cabinet \Valdock- Kousseau, il fut président d<î la commission sur l'assislancc aux vieillards, aux infirmes ot aux iii<-urables, et lit voter cette proposition fjiiin IWA). H combattit vivement lu puliliquo du cabinet Combes, qu'il interjitdla sur l'cxécuLiitn des cngageinmls qu'il avait pris en ce qui touchait les retraites ouvrières ot à propos du tarif des frais judiciaires. Le 4 novembre, puis le 9 décembre 1904, il intervenait éncrgiquenieiit dans les grands débats provoqués par l'usage, au ministère de la guerre, des fiches do délation. Depuis la chute du unnistèro Combes. Millerand s'est consacré presque tout entier ù la discussion do la grande loi sur les retraites ouvrières, qu'il réussit à faire aboutira la Chambre (1905). Il aété réélu députéoo mai 1906.

Millet ;Jeau-Baptiste), sculpteur et peintre français, né à Gréville (Manche) en 1831, mort à Anvers (Seme-et- (iise) en 1906, Second frère de François Millet, il reçut les conseils do celui-ci et exposa, â partir do 1870, des aquarelles, paysages do Fontainebleau et des environs do l'aris : Vue de l'église de Chailly (1870) ; Après la moisson, la Ferme de Barbizon, le Chemin de I-leury (1874); l'Aumône, Vieux moulin de la plaine de Chailly, la Moisson (1875) ; une Ferme, une Prairie, A Forge, en automne (1876) ; une Cour de féline, Hécolte de noix (1877); Pendant la inoisson (1878) ; une Laveuse, Moulin [environs de Fontainebleau] (1880), etc. Ses dessins rehaussés ont été parfois confondus avec les (L-uvres de son illustre frère. En collal)oration avec Geofiruy Jiec'liaume ot sous la ilirection de \'iollct-le-Diic, Joan-Haptistii Millet avait exécuté â Notre- Dame do Paris et à la Madeleine de Vézclay d'importants travaux.

MILUAMPÈREMÊTRE (li-an) u. m. Ampèremètre très sensible employé surtout pour les appareils ôloctrophysio- Jogiques et la télégraphie.

Milliard (Victor-Edouard), homme politique français, né aux Andelys i^Eure) eu 1844. Avocat à Paris, républicain, il fut élu député de l'Eure on 1887, échoua en 1889, mais fut nommé sénateur de l'Eure eu 1890, puis réélu on 1894 et 1903. Il a été ministre de la justice et des cultes dans lo caljiuet Mélinc du 3 décembre 1897 au 29 juin 1898.

MILLIARDAIRE {dèr'') n. Personne qui possède un milliard ou plusieurs miUiards. il Par oxt. Personne qui a une fortune considérable.

— Adjectiv. ; Orpheline milliardaire.

MiLLIET (Paul), auteur dramatique français, né à Riode-Janeiro, de parents français, vers 1848. Il débuta ilaiis les lettres par un petit volume intitulé De l'origine du théâtre à Paris {l SI 0) et publia avec Albert Soubies la première année de VAhnanach des spectacles (1875). Milliet s'est fait connaître surtout comme librettiste, et plus particulièrement comme traducteur et adaptateur d'œuvres étrangères. Ou lui doit les livrets d'Bèrodiade et de ^\'erlher de Massenet ; de Kérim de Bruneau ; de Mathias Corvin de do Bertha. Il a donué des versions françaises du Me fis to fêle do Boïto; d'Andréa Chenier de Giordano ; de VAmico Fritz de Mascagni ; de Cavaleria rusticana du même. D'autre part, il a écrit les livrets français d'opéras traduits et représeutés â l'étranger : Esmeralda de Goring Thomas (.Londres); Amg Jtobsart d'Isidore de Lara (Londres) ; Mademoiselle de Belle-Isle de Spiro-Samara (Gênes); etc. Enfin, il a donné à Paris des traductions de drames étrangers; le Itoi de l'argent de H. Hermann et H. Jones (Ambigu, 1885): la Fille prodigue de Pettitt et Harris {Châtelet, 1893); £'/ec/rn de Perez Galdos (Porte- Saint-Martin, 19(14)- Il a fai*- représenter à la Gaîté Symphonie d'avril, comédie en un acte et en vers (1878), et Maître Jean, farce en un acte (1884). Il est propriétaire et directeur d'un journal hebdomadaire de théâtre, le 0 Monde artistique «, fondé par lui. Paul Milliet a épousé une cantatrice «Iramatique distinguée. M""* Ada Adknv, qui a obtenu do grands succès à l'étranger, et (|ui a appartenu jiendant un certain temps à l'Opéra.

MlLMORT, comm. de Belgique (prov. et arroud. de Liégo) ; i..^oo liab.

*MlLNER (.\Ifred, lord), administrateur anglais, né à Tubingue en 1854. — Haut commissaire pour 1 Afrique du Sud depuis 1897, lord Mibier donna sa démission en 1905 et fut remplacé par lord Selborne, premier lord de l'Amirauté. Durant cette longue administration il s'est particulièrement préoccupé du développement des mines et des industries du Witwatersrand.

MlLY-MEYER (Emilie) , actrice française, née vers 1855. Elle chantait au café-concert do l'Eldorado lorsqu'elle fut engagée à la Renaissance, où l'opéretto était alors eu pleine vogue, grâce aux petits chefs-d'œuvre de Charles Lecocq. Elle y débuta en 1878 dans le Petit /Juc, et y fit diverses créations dans : la Camarffo, la Petite Mademoiselle, Belle Lurette ; passa aux Nouveautés pour y jouer lo /loi de carreau, Babolin; aux Folies-Dramatiques pour y jouer Rip; se montra aux Nouveautés dans la Vie mondaine, ot obtint aux Bouffes-Parisiens un succès do fou rire dans Joséphine vendue par ses sœws, où elle montra une verve, une gaieté et une originalité remar- (|uables. On la trouve ensuite successivement aux Variétés ilans la Princesse de Trebizonde ; à la Renaissance dans la Cardeusc d'oies; aux Bouffes dans le Betour d'Ulysse, le Mari de la reine, Cendrillonnette, Fleur de vertu; ^mx Nouveautés dans Sansonnet et la Demoiselle du téléphone; aux Menus-Plaisirs dans VEtève du Conservatoire, etc.

MIMOPHIS ifiss) n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille dos culutu-idés, comptant une seule espèce propre à Madagascar. (Le niiîuophis maJifalensis appartient â la

Mimophie.

sous-famille des dipsadomorphinés; c'est un serpent venimeux, long do près d'un mètre, cylindrique, à queue longue, d'un gris fauvo mar(|ué do brun en dessus, jaunâtre en dessous. Sa morsure n'est i>as redoutable, car ses crochets à venin sont placés au fon<l de sa bouche.)

Mind (V " Esprit 'O, revue trimestrielle aiii:laise. 'onsacrée à la ])sychologie et à la pliilosophie. Klie fut fondée à Londres en janvier IS76, par Alexaudor Bain, cl eut pour premier'rédactour en chef G. C. Robertson, qui se relira en 1891. lorsque le professeur Henry Sidgwick, de Cambridge, devint propriétaire de la revue. Celui-ci en confia la rédaction en chef au professeur G. F. Stout, et forma une association ù laquelle il en transmit la propriété. La • Mind Association » compte dans ses 125 mcm-

bres à peu près tous les noms uiarquants dans les études philosophiques en Grande-Bretagno et en Irlande. Au début, la revue s'occupait principalement de psychologie; mais la création du « British Journal of Psychology » lut jjermet de partager plus également son atieniion entre les diverses branches de la science philosophique. Elle est, par ses statuts, ouverte à toutes les opinions.

*MINE Q.f.— EscYCL.DcContrâleurs des mines. Les ingénieurs dos mines sont secondés par des agents, connus autrefois sous lo nom de garde-mines ei qui portent aujourd'hui le titre do contrôleurs des mines. (Docr. du 13 février 1890.) Ces agents coopèrent notamment à la surveillance lie police dos exploitations des mines, carrières et tourbières, des usines ot ateliers de lavage pour les minerais do fer, des appareils à vapeur et du matériel des chemins do for; ifs effectuent également des levés cl copies de plans superficiels et souterrains. (Décr. du 24 décembre I85i, art. 30.)

Ïjos contrôleurs des mines sont nommés et peuvent être révoqués par le ministre deS travaux publics chargé d'eu fixer le nombre. Ils sont choisis autant que possible parmi les maîtres mineurs, les gouverneurs ou directeurs de mines, les contremaîtres d'ateliers ou d'usines ot les élèves des écoles professionnelles. iDécr. du 24 dèc. 1851, art. 34.) Les candidats doivent justifier de la qualité do Français, être âgés de plus de vingt et un ans et de moins do trente ans — les anciens militaires sont admis jusqu'à treute-ciuq ans — et subir un examen d'aptitude dont sont, toutefois, dispensés les élèves des écoles des mines do Paris ot de Saint-Etienne, ainsi que les trois premiers élèves sortant annuellement des écoles des maîtres mineurs d'Alaîs et de Douai qui satisfont aux conditions d'âge et de nationalité. (Décr. du 2janv. 1883.)

Depuis le décret du 23 mars 1904, les contrôleurs principaux de V et do 2" classe portent le titre de sous-mgénieurs des mines ; le titre do contrôleur général est réservé aux seuls contrôleurs principaux de 3* classe.

MINERVITE (;ièr) n. f. Phosphate hydraté naturel d'aluniiijo et potasse, avec ammoniaque, chaux et maguésie.

* MINEUR n. m. — Encycl. Admin. La loi du 29 juin 1894, concernant la caisse de retraite et de secours des ouvriers mineuî'S, a assuré pour l'avenir le sort des ouvriers des mines remplissant; les conditions d'âge et do travail ou d'invalidité qu'elle détermine; mais, ne pouvant avoir d'effet rétroactif, elle' a laissé en souffrance tous ceux qui ne répondaient pas à ces conditions : on a reconnu la nécessité de remédier à cette situation et de venir en aide aux vieux ouvriers désavantagés par la loi de 1894 ou non compris dans son bénéfice. A cet effet, la lui du 31 mars 1903 (art. 84) stipule qu'une somme de un million de francs est affectée chaque année : I" pour un tiers à la majoration de la pension d'âge ou d'invalidité de plus de 50 francs, acquise ou en instance de liquidation au l" janvier 1903, ■ eu faveur de tout ouvrier ou employé des mines de nationalité française, par application delà loi du 29 juin 1894; 2" ])0ur les deux autres tiers, à des allocations eu faveur de tous autres ouvriers ou employés des mines, de nationalité française, âg:és de cinquante-cinq ans au moins au I"" janvier 1903 et justifiant à cette date de trente années do travail salarié dans les mines françaises.

L'article 87 de la même loi fixe â la moitié la part contributive des exploitants dans les allocations dont il s'agit, et ajoute que la loi annuelle des finances déterminera le nombre de centimes additionnels à la redevance des mines qui devront être établis à raison de cette part contributive. Par application de cette dernière disposition, la loi du 13 juillet 1903, fixant le uombre de centimes additionnels exigibles en 1904, a décidé de faire supporter la dépense tant à la redevance fixe de 10 francs par kilomètre carré, qu'à la redevance proportionnelle d'après lo produit net de l'extraction.

Los délégués à la sécurité des ouvriers mineurs sont admis aux bénéfices des caisses do retraites et de secours établies dans leurs circonscriptions. (Loi du 2 avril 1906, art. 1.) A la seule condition de notifier préalablement au préfet et à l'exploitant qu'ils sont en possession ti'un livret individuel délivré par la Caisse nationale de retraites pour la vieillesse, ils bénéficient, sur ce jivret, de versements effectués par l'exploitant à raison do 4 p. 100 do leur indemnité de délégués ; moitié est prélevée sur ladite indemnité et moitié est fournie par l'exploitant lui-même. Celui-ci est tenu d'effectuer à la Caisse nationale des retraites le versement en question de 4 p. lOO dans lo mois do l'avertissement â lui adressé par le directeur des contributions directes pour le recouvrement des indemnités de délégués. La somme représentant le prix des journées employées aux visites par les délégués, à payer sur mandats délivrés à ces derniers conlormément à l'art. 16 do la loi du 8 juillet 1S90, et celle â recouvrir par le Trésor sur l'exploitant sont l'une et l'autre diminuées de 2 p. 100. Loi du 2 avril 1906, art. 2.)

MINIMISER v. a. Réduire au minimum : Minimiser une

ductririi-

MINIMISME (missni' — du latin minimum, le moins possible i n. ni. Hist. relig. Tendance à réduire le plus qu'il est possiiile le nombre dés faits et des doctrines imposés à la fui des fidèles, et que ceux-ci sont tenus do croire.

MiNiNE, patriote russe du xvii* siècle, mort on Ifilfi. Il était boucher à Novgorod lorsque, pendant la période dite » des troubles •> en 1612, la Russie l'ut envahie par les Polonais. D'accord avec lo prince Pojadsky, il souleva ses compatriotes et réunit une armée, oui délivra Moscou. Lo tsar Michel Féodorovitch lui conféra la noblesse ot lui confia d'importantes missions. Minino est lo héros du célèbre opéra de Glinka ; la Vie pour le tsar.

MiNK (Pauliiie-.\ilèle Mkkkrski, dite Paule), publicistc et révolutionnaire française, néeàClermont-Ferrand en 1810. morte à Paris eu 1901. Fille d'un Polonais, réfugié politique, elle était à .\u.\erre en 1870 et fut blessée en délendant la ville contre les Allemands. Elle alla ensuite â Paris, où die se lit bientôt remarquer parmi li's nrateurs des clubs féminins de la Commune. Celte U'.t.)riété valut à sou frère. Jules-Charles Mekerski. d'être nommé commissaire de police du quartier do lEurope. Paule collabora encore au • Paris libre - et réussit à passer en Suisse lors de la chute de la Commune. Elle figura au congrès de Lausanne de 1871. retourna en France après l'amnistio et prit souvent la parole dans les conçrès ouvriers. McDacéc d'expulsion en 1881, à la suite d uno

m aûif(? station à Marsoillo. ello épousa le m«^canici(^n Maxime Ne^i'o pour acquiTir la qualitr <ic Française. En 1SS8, elle rédigeait en clief le « Socialiste « do Perpignan. Kilo collabora ensuite à diirérenis journaux do Paris: la " Cocarde», la " l'etite Républifjue », l'-» Aurore «, etc. Kilo avait fait jouer au théâtre Social, en 181H, deux petites pièces : Qui l'emportera ? et le Pain de ta honte.

MiNOR (Jacoh), professeur, critique et philolof>uo autrichien, né ù Vienne le ir> avril 1855. Il étudia la pliilologie germanique et la littérature allemande dans sa ville natale et à Berlin, se fit habiliter à Vienne (1880), fut nommé en 1882 professeur à l'Accademia acientiftco-letteraria do Milan; en IH84 professeur do langue et do littérature allemandes à l'université de Prague, et fut appelé en 1885 à l'université do Vienne, où il obtint l'ordinariat en 1888. Citons, parmi ses nombreux ouvrages : Etudes sur la phtlolof/ie de Gœthe (avec A. Sauer, 1X80) ; la Tra~ f/édie fataliste et ses principaux représentants (1883j ; la Littérature allemande à Vienne et dans la Busse-Autriche {l8S(î); Schiller, sa vie et ses iruvres (1890); Métrique du haut-allemand moderne (1893-1902); le Faust de Gœthe (1" partie); histoire de sa composition et explication {lOOl); Frai/mpn(s d,- Ctœlhe (190i); etc.

MiNORQUE i RACii de). Kace do gallinacés qui, comme SOI) nom 1 iiHlique, est originaire des iles Baléares, il On dit aussi MiNOB<juK et minorca n. f.

— Encycl. I^e coq de Minoj'qne offre un aspect élégant; voisin do l'andalou. auquel il ressemble énormément et avec lequel il a plus d une affinité, il possède un

Coq et poule de Minorque.

plumage noir, des pattes gris foncé, une tôte ornée d'une créto volumineuse, à dents très profondément découpées, et qui, souvent, retombe de côté; les joues sont rouges et continuées par des oreillons blancs en forme d'amandes; les barbillons sont rouges.

Bonne pondeuse, mais couveuse médiocre, la poule de Minorque affectionne particuliùroment les climats doux et maritimes.

MiNTO, grand lac du Canada (Oungava) ; près de 100.000 hectares.

MINUITNFTTE ou MINUINETTE [nu-i-nèf — mot forgé par opposition à midin''tte) n f. l-'ille ou femme galante, (pii rôde â, minuit, n Plus généralement, toute jeune fille ou jeune femme que ses occupations forcent à rentrer chez elle fort tard dans la nuit: Minuinette, l'actrice qui triomphe chaque soir à la clarté des chandelles; minti- NKTTK, la c/mu^eîtse; MINUINETTE, la danseuse ; minuinettk le petit rat. {« \.e Gaulois •.)

MiNUSIO, oomm. do Suisse (cant. du Tessin [distr. de Locarnoj ; 1.200 bab. Vignobles. Fabrique de pâtes alimentaires. Station d'hiver.

*MlQUEL (Jean de), homme politique allemand, né à Neuonbaus en 1829. — H est mort à Francfort en lyoï.

MlQUBL (Antonin-Pierre), savant français, né à Montmirail (Tarn) en 1850. Il fut d'abord agent-voyer, puis alla faire ses éludes médicales et pharmaceutiques à Paris. I! entra, en 1S74, au laboratoire dos hautes études de la Sorbouno et suivit au Collège do France son maître lo professeur Schiitzenberger. Appelé en 187G à l'obsers'atoiro de Montsouris, il commença dans les laboratoires de cet établissement ses études de microbiologie appli-

3uée à l'hygiène, qui furent publiées sous forme de notices ans les Annuaires de iohserratoire de Montsouris parus de 1878 à 1900. Il lit io premier connaître les procédés expérimentaux permettant d© doser les bactéries de l'air, du sol et des eaux. Ces recherches furent d'abord résumées dans les Organisrjjes vivants de Valniosphère (188Uh puis dans un Manuel pratique d'analyse hactt-rioloijique des eaux (1892i. Il a publié, avec la collaboration du D'^ R. Cambier, un Traité de bactériologie pure et appliquée à la médecine et à l'hygiène (1902).

MiRANDA, un des Etats unis du Venezuela, compris entre la mer des Caraïbes et l'Orénoque. les Etats de Zamora et de CarabuboâlO. et de Bermudez à l'E., dans la partie la plus riche et la plus peuplée du Venezuela; 1 12.178 hab. sur 87.979 kiloni. carrés. Formé en 1S81 des Etats do Guarico, d'Aragua et de Guzman lilanco, il a jiour capitale Cura, sur le lac do Valencia (12.200 hab.).

*MlRBEAn (Ociaue-Henri-Marie), littérateur français, né àTrévièresfCalvadoslen 1848.— Depuis 1900, il a publié les Vingt et un jours d'un tieurasthéniquc (1901), un recueil de ses comédies satiriques sous le titre de Farces et ynoralités (1904). Il avait fait jouer en 1903, à la Comédie-Française, une pièce eu trois actes, d'observation aiguë et mordante : Les ajfaires sont les araires, dont le principal personnage, Isidore Lechat, nouveau Turcaret. est une sorte de brasseur d'affaires, jovial et vaniteux. En 1906, il a publié Séb'jslien Hoch. Il a présenté au Théâtre-Français une pièce, le Foyer, que le directeur s'est refusé à représenter (1906).

MIRE-ŒUF ou MIRE-ŒUFS n. m.

invar. Appareil au moyen duquel on V. aussi ovoscoPE.

Mii-e-œufs.

mire les œufs.

MiRMAN Léonj, homme politique, né â Paris oo 1865. Elève de l'Ecole normab? supérieure, agrégé des scicaces niatliéniati(iues, il professa au lycée de Keims. Do bonne heure, il soccupade politique,' collaborant à une feuille socialiste : le Franc Parleur. Elu député de la 2* circonscription do Keims en 1h93, il dut, ayant donné sa démission d'universitaire, accomplir une année de service militaire au bataillon de chasseurs, à Vincenncs (1"* nov. 1894). Libéré. Mirman fut réélu député en 1898 et en 1902. Il ao s'était inscrit à aucun groupe et montra une rcello indépendance do langage, poursuivant notamment do vives critiques les ministres (le la guerre : de Freycinet en 1898 et le général de Gallitlet en 1899. Il s'occupa, avec compétence, des questions relatives aux accidents du travail et aux assurances, contribua grandement au vote de la loi d'assistance aux vieillards, iniirmes et incurables (1903), Ht voter l'extension à toutes les cx[iloitatioiiscommeu:iales de la loi sur les accidents du travail (1901), etc. En octobre 1905, Mirman, renonçant à son mandat de député, fut nommé directeur des services d'assistance et d'hygiène au ministère de l'intérieur.

*MIR0IR n. m. — Ecriture en miroir. Se dit de récriture de certains aphasiques, qui, en écrivant do la main gauche, vont de droite â gauclie, ce qui donue rapparcnco d'une écriture vue dans un miroir.

MiRSKY (Sviatopolk). Biogr. V. Sviatopolk Mirsky.

Misa n. f. Planète lélescopique a* 569, découverte en

1905 par Palisa.

MiSAHŒHE, localité de l'Afrique occidentale, dans lo Togoland allemand, pays d'Agomé. Cette station jouit d'un climat plus agréable et plus sain que celui de la côte.

MISCHODON {misS'ko) n. m. Genre d'cuphorbiacécs toxicodendrées, défini par ses feuilles verticillées, ses fleurs mâles périanthécs et ses fleurs femelles à ovaire

quadritoculaire.

*MISE n. f. — Plaque de blanc de champignon de couche, appelée aussi galette, que l'on introduit dans les meules pour obtenir des champignons.

MlSSA (£'(/mond-Jean-Louis), compositeur français, né à Kûims en 1861. Elève de Massenet au Conservatoire, il obtint uu second prix de fugue en 1883, après s'être vu décerner une mention honorable au concours do Rome eu 1881. Devenu organiste à Saint-Thomas d'Aqnin, il publia d'abord uu assez grand nombre de mélodies vocales et de morceaiLx de piano, puis lit représenter les ouvrages suivants écrits dans un style coquet et soigné r Jnge et partie (Opéra-Comique, 1886); Lydia (Dieppe, 1887;; le Chevalier timide (Menus-Plaisirs, 1887); ta Belle Sophie (Menus-Plaisirs, 18S8J ; Doctoresse, pantomime (Bouffes- Parisiens, 1890J ; la Princesse iXiugara (Keims, 1892); Mariage galatil (Menus- Plaisirs, 1892) ; Tararaboum-iievue (Menus-Plaisirs, 1892); l'Hôte, pantomime (Bouffes-Parisiens, 1893; ; Dinah (Comédie-Parisienne, 189ij ; Ninon de Lenclos (Opéra-Comique, 1895); Deux Peuples (Olympia. 1896); le Dernier des Marigny (Folies-Marignj-, 'l89G) ; Leur Femme (Olympia, 1897; ; un Déjeûner sur l'herbe (Oljinpia, 1897) ; Vision, ballet (Olympia, 1898»; les Grandes Courtisanes, ballet (Folies-Bcrgc're, IS'Jii) ; l'f/ôte, drame lyrique (Renaissance, 1899); la Demoiselle aux camélias I Bouffes-Parisiens, 1899) ; Babette (Capucines, 1900) ; Muguette (Opéra-Comique, 1903) ; Dans la lumière et les parfums, féerie symbolique (Bruxelles, 1905).

Missions catholiques françaises au XIX* siècle

(les), publiées sons la direction du Père J.-B. Piolet, avec la coilal)oralion do toutes les sociétés de missions. — Dans ce très important ouvrage, le P. Piolet s'est attaché à réunir et à classer systématiquement, sur chaque paj-s et sur chaque province, des témoignages émanés des missionnaires eux-mêmes, et résumant l'histoire dos missions, les résultats obtenus et les œuvres créées par elles. L'ouvrage se divise en six parties, dont la première a trait aux missions d'Orient, la seconde à l'Abyssinie, l'Inde et llndo - Chine, la troisième à la Chine et au Japon ; l'Océanie et Madagascar, les missions d'Afrique et celles d'Amérique forment le sujet des trois derniers volumes. Accessoirement, l'ouvrage contient de nombreux détails géographiques et ethnologiques et une illustration d'un haut intérêt.

MiSSIS, bourg de la Turquie d'Asie ou Anatolie, dans la prov. d'.Vdana, au-dessus et à quelques kilom. du Djihoun ; 3.000 hab. Fabrication de tapis. C'est le site do

l'antique Mn/tsueste.

MiSSISQUOI, comté du Canada (prov. de Québec), à la frontière des Etats-Unis, sur une baie du lac Champlain et des affluents droits du Saint-Laurent; environ i.lOOUil. carrés; 18.500 hab. oil l'élément français est en progression constante. Ch.-l. Frolighsburg,

MISSISSIPIEN, ENNE {mi-si-si-pi-in, en') adj. Se dit d'un étage géologique représentant la partie inférieure du système carbonifère en Amérique.

— n. m. Cet étage lui-même.

MiSSOUM-MISSOUM, localité du Congo, à la frontière entre la colo:iie française et les établissements ^lemands du Cameroun, dans une région encore imparfaitement délimitée. L'iucertitude de Ta frontière lit naître. le 9 mai 1905, un regrettable incident entre troupes françaises et allemandes : celles-ci, commandées par le capitaine Schœncman. ouvrirent le feu sur les soldats français sénégalais, qui perdirent un sous-officier et trois hommes. Cet incident, réglé à l'amiable, eut pour conséquence uu relèvement plus précis de la frontière, constituée à cet endroit par le parallèle de la rivière de Campo, prise à son embouchure dans rAtlantiquc.

MISSOURIEN. ENNE {mi-sou-ri-in, en') adj. Se dit d'un étage géologique représentant la partie supérieure du système carbonilèro en Amérique.

— n. m. Cet étage lui-même.

"^Mistral ( Frédéric i. poète provençal, né à MaîUane (Bouches-du-Rhônel en 1830. — En 1901, il partagea avec i'Espagnol José de Ecbegaray et le Polonais H. Sienkiewicz le prix Nobel institué pourrecompenser l'œuvre la plus remarquable à tendances idéalistes. En 1906. il publia : la Genèsi, traduction provençale de la Genèse'avcc le texte de la Vulgate en regard. Discours et Dicho de F. Mistral, discours et paroles prononcées dans les assemblées féU-

MLNOR — MOCQLEREAU

hréennes.el J/fj( origines: M" f^

paraissant m trois éditions : te ^

et texi>; provençal avec ira-iu

.Vjouions il la bibliographie de Mistral la ■ > ^j

à l'Exposition universelle do Liège le 17 jui - ;-

bliée i Avignon, sous ce titre: J/i*/ra/ e( «o/< , -v.- .. :.. Mita (Georges), peintre français, né à Paris en 1871, mort en 1905. Il débuta au Salon de 1896 avec un Soleil couchant et exposa ensuite : Dernières lueurs fl897j et Site normand (im^). parmi les autres œuvres de co paysagiste, mort prématurément, on peut citer : la Carrier^, le Chemin de Dormon, la Douceliue, la Seine à Rosny, les Laveuses, le» Andelys, ainsi qu'un portrait de Aadar.

MlTCHELLfO. „é

à Pans en 1«59. ^ ^ ^

il ne débuta coriii ,-,'

VAffaire Muncel. ti l'.i -^

(1895); Comité secret, l'A ',;.

à l'Opéra-Comiquc avce 1.

l'Amour quand même, en C''la'rf.'r.t':o;i a.' .i-

caire (Oaéon, 1897); Papa beau-pere ; Xoi! ■( Maison, pièces en 3 actes (Odéon, I90i 5 actes, en collaboration avec Michel Carré l'Absent, musique de scène de F. I.e 1'.

Odéou, 1903): te Message, avec Dhorville m . .-t ffans le jfAieur de flàir, avec Vaucaire, luiisique d**

L. Ganne (1906). Georges Mitchcll a, en outre, publié de nombreux articles et nouvelles dans les jouroaux et revues, ainsi que quelques romans.

Btl-TEBfFS [tan] n. f. Sport. Moment de repos au milieu d'une partie. (Se dit notamment dans le foot-ball.)

BdlTOCENTRE (santr' — du çr. milos, filament, et <)e centre) n. m. Biol. Filament dérivé du cenirosomc, et qui. dans la fécondation des saumons, au moins, pénètre dans le noyau et se réunit à l'un des chromosomes en train de se réunir au niveau de la plaque cquatoriale.

BflTOCHONDRIE [Uon~drî — du gr. milos, filament, et khondros. grain) n. f. Hiol. Se dit de grains pariicuticn», spécifiquement colorables, qui existent, d'après Benda, dans le mittclstiick ou région du p6Ie postérieur du noyau spermatique.

MITOCHROME {krom* — du gr. mitos, filament, et khrôma, couleur) d. m. Biol. Chromatine du noyau des thrombocytes. (C'est la disposition de ce initochrome qui permet de prouver, comme l'a fait Giglio-Tos, qu'il n'y a pas, chez les ichtyopsidés et les sauropsidés du moins, homologie entre les" thrombocytes et les crythroblastcs.)

MITOSOME (du gr. milos, filament, falsôma^ corps) n. m. Biol. Restes du fuseau caryocinétique qui persistent dans certaines cellules sexuelles et .spécialement dans les spermatozoïdes.

*MlTRE (Bartholomé), général et hommed'Etat argentin. né à Buenos-Ayres en 1S2I. — Il est mort en 1906. Il avait consacré les dernières années de sa vie à la littérature, et écrit, notamment, une Vie de Belgrano; des ouvrages historiques, ainsi que des œuvres en vers, et la traduction en espagnol du livre de Dante. Il avait créé à Buenos- Ayres le journal libéral la Nacion, un des plus importants journaux de l'Amérique du Sud.

*MlVART (Georges), naturaliste anglais, né à Londres en IS27. — Il est mort dans cette ville en 1900.

MoCH ^Gaston), ofticicr et écrivain militaire français, né en 1859. II est fils du colonel Moch. qui se distingua à Sedan. Elève de l'Ecole polvtechnique. il en sortit dans le corps de l'artillerie, et quitta l'armée avec le grade de capitaine. Il a collaboré à diverses publications, et écrit un certain nombre d'études, où il se montre l'adversaire déterminé de la guerre et du militarisme. Nous citerons notamment : Sedan, les derniers coups de feu; Du canon à fil d'acier ; Vue générale de l'artillerie actuelle ; la Poudre sans fumée et la tactique ; la Défense des côtes et la marine; l'Ere sans violence (IS99}; l'Armée d'une démocratie {IS99) ; la Question de la langue internationale et sa solution par l'espéranto. Il a été rédacteur à 1' « Indépendance belge ».

MOCREL (Albert), littérateur belge, né â Ongrée-Icz- Liégc en 1866. Il dirigea d'abord la revue ■ la \\ allouic • qui parut de 1886 à 1892, et défendit en Belgique la jeune littérature française, avec H. do Régnier, Maeterlinck, Van Lceberghe, F. Séverin comme collaborateurs. Il a luimême publié: Quelques livres, recueil de critique il890); Chantefable un peu naive, poème avec prélude musical (1891); Propos de littérature, notes d'esthétique sur les œuvres de ae Régnier et Viélé-Griffin (1894) ; Clartés, recueil de vers libres; Charles Van Lceberghe et Victor Rousseau, études critiques ; la Flamme immortelle, poème (1906).

MOCO n. m. Arg. Habitant de Marseille, de Toulouse. i; Provençal, r La langue provençale.

MOCPO ou MoKPO, port de la Corée (prov. de Tchol-

lado;. sur la cote méridionale, à l'embouchure du fleuve côiierTang-Souiou Kouang-Sîen. Port ouveriau commerce étranger depuis 1897.

MOCQUEREAU (Dom André', bénédictin français, né à la Tessonalle (Maine-et-Loire) en 18*9. Entré à l'abbaye de Solesmcs en 1875, il y prononça les vœux de religion en 1897 et fut nommé prieur claustral en 1902.

D. Mocquereau dirige depuis ses débuis (1889) la • Paléographie musicale «, publication qui a pour but la restitution archéologique des mélodies sacrées à I aide des parchemins neumatiques. et la détermination des origines communes, de la tiliation. des affinités mutuelles et des différences qui existent entre la musique grégorienne et les trois autres grands dialectes de la langue musicale liturgique : l'ambrosien. le gallican, le mozarabe. Dans ce dessein, elle a entrepris la reproduction en phototypio des monuments les plus anciens et les plus importants du chant ecclésiastique.

Outre les éludes et les dissertations parues dans ce recueil, D. Mocquereau a publié : la Psalmodie romaine et l'accent tonique latin (1895^: FArt grégorien, Son but, ses procédés, ses caractères (1896); Petit traité de psalmo-tie (18971; Â'ote sur la ponctuation rythmique (1897) ; I\'otes sur l'influence de l'accent et du cursus toniques Uitins dans le chant ambrosien (1897); A travers les maniscrits. Etude sur une cadence des traits du huitième mode (1903) ; l'Ecole grégorienne de Solesmes. Sa méthode critique. Histoire d'un

MŒBIUS — MONCE

tit-ume; i Evolution dans i'cslfu'titjiie et la tradition ffféf/oriennes (1904). Les éilitions pra(i«|ii('s dt- plaiu-ctiaiU, dites « cliam de Solesmos % suul aussi l'œuvre do 1). Mocquorcau.

MœbiUS (maladie dk). Mdd. Accùs de migraine intense plus ou moins prolongf^ et so terminant brusquement par la paralysie loialo du moteur oculaire commun

(migraine ophlalmoplégiquo de Charcot).

MœbiUS (akiniÏsib dk). Méd. Inactivité douloureuse dans la conipression de la moelle. (Landouzy et Gaylo.)

IffŒBlUS (siGNK de). Môd. Difficultti ou impossibilÏK'' do faire converger les yeux, qu'on observe dans la maladie de Basodow.

MœhrinGEN. bour{' d'Allemagne (roy. de Wurtemberg [ cercle du Nockarj) ; 3.150 hab.

Mœlin, comm. de Suisse (caut. d'Argovio [distr. de do Klu-mfclduiij), sur le Mœnlichbach, petit tributaire du Kliin : i-iod hab. Klovage. Torderies de soie. Baius salins.

MoELLCR (Théodore), homme d'Klat et iodustriol allemand, nô A Kupferbammer, pri^s de Hrackwede(\Vestl>lialie) en 1840. Grand industriel do Wostphalie, il fut député ou Landtag prussien à partir do 1893, au Reichstag do 1800 à 1895 et de 1898 a 1901. Il y devint un des chefs du parti natioual-libcral, ])rit une part prépondérante à rélaboration des lois d'assistance et des lois ouvrières, et des traités de commerce de 1891 et de 1891, et sut cagner, par sa grande compétence en matière économique, la faveur de l'empereur Guillaume II. En 1901 il devenait ministre du commerce et de l'industrie en Prusse. Il réussit ù. concilier les vues des nationaux-libéraux et des industriels avec la politique protectionniste du cliancelier de Bulow, et sut obtenir des conservateurs agrariens le vote de crédits pour la construction de canaux entre l'Elbe et le Hhin. Il négocia de nouveaux traités de commerce avec la Russie et plusieurs autres Etats, mais se heurta à de nombreuses difficultés pendant une grève générale des mineurs de la Rulir en 1905, mécontenta à la fois l'enipcreiir et les grandes compagnies minières et dut donner sa démission de ministre.

Mœlixr (.Niels Laurilz), écrivain danois, né à Svendborg en 1859. Il débute en 1888 par un volume de vers : Automne, également remarquable par la vigueur de la pensée et la puissance de l'orchestration verbale, publie des recueils do nouvelles (1890-1895), nobles et fines esquisses psychologiques; un second volume de vers (1897), solire et simple, des traductions d'Eschyle, de So-

Khoclc, de Sliakspeare, do Browning, etc. Critique et istorien de la littérature d'une rare étendue d'information, il a en outre donné à la presse périodique de nombreuses études sur les auteurs les plus divers, et surtout de remarquables articles sur les écrivains anglais et américains.

MœrCHINGEN. Géogr. V. MORHANGE.

MOERE, comm. de Belgique fprov. de Flandre-Orientale [arrond. d'Ostende]); 1.200 hab. Blanchisseries de toile.

MOGADOR, ville maritime du Maroc, à l'embouchuro d'un petit tleuve cùtier dans l'océan Atlantique. — En 1906, la conférence internationale d'Algésiras a confié l'organisation et la direction de la police dans ceport à un officier de nationalité française.

MoHA, ronim. de Belgique (prov. de Liège [arrond. de Iluy]), sur la Mébaigne, tributau'e delà Meuse; 2.000 hab. Mine de plomb.

MOHA, bourg d'Anstro- Hongrie (Hongrie méridionale [comiiat de Stuhlweissonbourg]), sur un petit sousaftluent du Danube; 700 hab. Eaux minérales bicarbonatées calciques et carboniques fortes.

Mohammed el-Hadi, c'est-à-dire te Pacifique, bey do Tunis, né eu 18Ô5. mort au palais de Dermech, près do Carlbage. en 190G. Jeune au moment de l'établissement du protectorat do la France sur la Tunisie, il fit do fréquents voyages en France alors qu'il n'était que prince héritier. Il monta sur le trône en 1902, succédant à son père Sidi Ali, l'ait rare dans les pays musulmans, où la succession est attribuée au plus âgé do la famille. Sous son gouvernement, le régime du protectorat fonctionna avec la plus parfaite régularité. Le président Loubet lui fit une visite à Tunis en 1903 et le bey vint à son tour à Paris en 1901.

Mohammed el - Nacer,

c'est-à-dire le Sauvé, bey do Tunis, né on 1856. Fils d'un frère radei du bey Sidi Ali, il succéda à Sidi Moliammod el-Hadi, son cousin germain, en 1906.

L'investiture lui fut donnée au palais du Barde, le 12 mai, lendemain de la mort do son prédécesseur. Dès son avènement, il a témoigné do son désir do continuer à l'égard do la France la politique de ses prédécessi-ur-i.

Mohammed el-Torrès, homme d'Etat marocain, no vers 1830. Représentant du sultan à Tancer, où so trouve le siège des légations européennes, c'est par son intormôdiairo que s'établit le contact entre lo sultan, qui réside à Fez, et le corps diplomatique européen.

D'une gravité prudente, habile

tfnt'l'i*! |os responsabilités. Mohammed cl-Naccr.

Mohammed ol-Torrôs oxcollo à

temporiser. H a 6ié un dos délégués marocains ù la conférence intornationalo d'Algésiras en 190G.

Mohammed Rakhim Bahadur.

Mohammed Hakhim Bahadur. khan de Khiva, né en 1815. Fils do Seid Mohammed-khan, né en isot, mort t-n I8G5, et qui régnait depuis 1856, Muhainmed Kakhim Balladur devint khan à la mort do son père. Il reçut le titre do général de cavalerie dans l'armée des cosaques d'Orenbourg. L'un de ses fils, Seid Asfendiar Tjurja, colonel dans l'arméo dos cosaques d'Orenbourg, a été désigné par lo t>îar.

en 1891, comme héritier présomptif du trône.

MOHAWKITE n. f. Arsénturo naturel de cuivre, nickel et cubait.

MOHRNAND ou MOR- NONND, tribu afghane, établie dans la vallée du Caboul entre l'cschaver et Djelalabad, qui est peut-être une branche des Ti'ouzoufzai. Environ 40.000 hab.

MOIGNELÉE, comm. de Belgitjue (prov. et arrond. de Namurj; 1. -100 hab. Mmes de houille.

Mois littéraire et pittoresque (lk), revue illustrée mensuelle, fondée à Paris lo 1" janvier 1899 par la <■ Bonne Presse », dans un esprit catholique et familial. Elle donne à ses lecteurs des articles sur toutes les manifestations de l'activité intellectuelle ou artistique. Elle compte parmi ses plus fréquents collaborateurs : Faguet, François Coppée, Henry Houssave, René Bazin, Léon Barracand, Ernest Damlet, Edmond Biré, etc.

* MoiSSAN (Henri), chimiste français, né à Paris en 1852. — ISommé en 1900 professeur de chimie générale à la Sorbonne, il est aussi depuis la même date directeur de l'institut de cliimio appliquée. En outre dos publications déjà citées, on lui doit : la Chimie minérale, ses relations avec les autres sciences (1905).

MOLAIRE {1er' — du lat. moles, masse) adj. Biol. Actions molaires. Résultats d'ensemble (échanges, mouvements, etc.) conditionnés dans un protoplasma ou, d'une manière générale, dans un plastide, par les phénomènes ou mouvements moléculaires.

— Enoycl. La distinction entre les actions moléculaires et les actions molaires est très importante en biologie, parce que la matière vivante se présente toujours sous une certaine masse, douée d'une certaine forme, nécessaire à la manifestation des phénomènes vitaux. Berthold a tenté de prouver que ce qui caractérise la vie, c'est précisément la relation étroite du molaire et du moléculaire, puisque la matière brute, réduite à une seule molécule chimique, conserve encore ses propriétés essentielles, tandis que, en vertu même des propriétés qu'elle manifeste, la matière vivante ne saurait être réduite à une seule molécule, si complexe qu'on l'imagine, sans se détruire. Le Dantec a exprimé la mémo idée en disant : n Lo mouvement moléculaire ({m se produit incessamment dans un protoplasma vivant entretient un mouvement molaire d échanges entre lo protoplasma et le milieu ; et, réciproquement, le mouvement molaire d'échanges qui existe entre le protoplasma et le milieu entretient le mouvement moléculaire intraprotoplasmique en fournissant des aliments à son activité. C'est par ces relations que peuvent s'expliquer les déplacements des plastides dans un milieu hétérogène, etc. » V. chimiot.^xie.

MOLAR (El), bourg d'Espagne (Nouvelle-Castille), prov. et à 16 kilomètres do Madrid, sur un petit sous-afnuent du TaL'e; i.50o hab. Eaux minérales sulfureuses.

MOLEMBAIX, comm. de Belgique fprov. de Hainaut [arrond. de Touruavjl ; 1.200 hab.

MOLEN-BEERSEL, comm. de Belgique (prov. de Lim- Ijuurg [arrond. de iMaeseyckJj ; 1.500 hab.

MOLÈNES (Emile Dii\ journaliste et littérateur français, né à La liénérie, commune de Cercles (Dordogne), en 1813, mort à I*aris en 1898. Il coUaboraà la » Liberté », à la " France nouvelle», au n Gaulois ", publia plusieurs romans et s'occupa en dernier lieu do travaux sur l'art et l'histoire. Nous citerons : Pâlotte (1874); la Dernière Héloïse (1877); le Grand Houçje (1878); le Domino bleu (1882); //isioires amoureuses (1883); le Baron (1886); Exposition fiistoriffue de Madrid (1894); Torguemada et V Inquisition : la Jurisprudence du saint-office (1897).

MOLINAR DE GaRRANZA, bourg d'Espagne (prov. de Biscaye), sur lo rio Mavor et au milieu d'une pittoresque région montagneuse ; l.âuo hab. Eaux minérales tlierniales chlorurées sodiqnes.

"^MOLINIER (Auguste), érudit français, né à Toulouse en 1851. — 11 est mort à Paris en 1904. Il avait été nommé professeur à l'Ecole des chartes. 11 laissait inachevé un remarquable.U«7iHe/</É'5 sources de l'histoire de France.

"^MOLINIER (Charles-Louis-Marie-£'mi7e), écrivain d'art français, frère du précédent, né à Nantes en 1857. — Il est mort à Paris en 1906.

MOLUSIE {mo-li-zî) n. f. Champignon du groupe des discomyeèles, ayant la forme d'une cupule poussant généralement sur les fouilles ou les brindilles tombéoa.

MOLLKIRCU, ville d'AIsace-Lorraino (distr. do Basse- Alsace [cerelc de Molsheim. cant. d'Obernai]), à quoique distance de la Mazel, sous-aftl tient du Rhin par la Bruche ; 1 iioo liab. Scieries. Belles ruines d'un chfiteau du xii" s.

MOLS (Robert), peintre belge, né et mort à Anvers (1848-1903). 11 se forma à Paris dans la peinture de paysage sous la direction do Jules Dupré et do Millet, mais ne tarda pas. à se consacrer exclusivement à la peinture de marine. Il débuta au Salon de 1873 avec :

Vue du J/amstrl (Amsteriiam), et Canal des Brasseurs (.\nvers). Dés l'annéo suivante, il obtint uno médaille pour ses toiles : Vue de l'avant-port du Havre, et le Pont /.ouis-PhilippCf à Paris. Un nouveau succès fut obtenu par lui on 1876. Il avait exposé : A/jiwï en /*75, et Bordeaux : le ifimi des Chartrons en décembre. En 1879, lo

Vieux Port à Marseille en décembre fut acquis par l'Etat el, en 1890, lo gouvornoment acquit également : Carnoi

passant la revue de l'escadre du Xord. On doit à Mois plusieurs panoramas do Paris, Houen, Dunkerque, Anvers, Venise, otr. Il a aussi gravé à l'eau-forle.

MoLTKE Kinillaume-Louis. comte dh), général allemand, né à Copenhague on 1847. Fils d'un ollicier danois et neveu du célèbre feld-maréchal allemand Helmuth de Moltkc, il entra dans l'armée prussienne, sur les instances de son oncle, prit part à la campagne contre la France 11870-1871) et ht dans l'étal-maior une rapide carrière. Il était lieutenant-colonel et aide do camp do l'empereur quand il fut envoyé par ce souverain, en 1894, auprès du prince de Bismarck, pour le féliciter de sa guérison d'une grave maladie, et négocier la réconciliation entre l'empereur et son ancien chancelier. Général de division en 190:», il fut nommé l'année suivante premier sous-chef du grand état-majur, avant de succéder au général de Schlietfen dans la direction do ce corps (1900).

MOLTKIE [ki] n. f. Genre de borraginacéos lithospermées, dont les espèces peuplent le bassin méditerranéen, le sud do l'Allemagne et l'Himalaya.

MOLYBDOPHYLLITE (/»-/(/*) n. f. Silicate hydraté naturel de plunib.

Momalle, comm. de Belgique fprov. de Liège arrond. «le AVaremmeJj ; 1.300 hab. Fabriques d'instruments agricoles.

MOMBUY (Caldas de), station thermale de l'Espagne seiiientriouale, dans la Catalogne (prov. do Barcelone), sur le torrent de Besos ; 800 hab. Sources minérales clilorurées sodiques. à la température do 60 à TO^C, *MoMMSEN (Théodore), érudit allemand, né à Garding (Slesvig) en 1817. — Il est mort à Charlottenbourç eu 1903. L âge n'avait apaisé ni ses passions anlifrauçaises, ni son ardeur laborieuse. Le dernier acte de sa vie publique a été en effet une lettre écrite au peuple anglais pour le détourner de tout rapprochement avec la Franco et l'inviter à s'unir avec l'Allemagne. Ses dernières puLliculions sont : Chronica minora s. tv, v, vi, vu (1891-1898); Eugippii vita Severini (1898); Gestorum pontificum roma- 7iorum, t. 1 (IS9S); Jiomanisches Slrafrecht, droit pénal romain (1899). Peu de temps avant sa mort, il travailla au dernier volume paru de son Histoire romaine, et il s'occupa du code tnéodosien. Lo prix Nobel lui fut décerné

MoNACHIA, planète télescopique n" 428, découverte

en is;i7 par Villiger.

MONACI (Ernesto), philologue et historien italien, né à Soriano (prov. de Rome) en 1844, professeur à l'université de Rome depuis 1877. Il prit une grande part à la fondation de VInstituto storico italiano et à la publication des Fonti per la storia d'italia. Dans le domaine philologique, il fonda en 1872 (avec L. Manzoni et E. Siengelj la Hivista di fdolvgia romanza. successivement remplacée i)ar le Giornale di filoloqia romanza (1878-1879) ; les Stadj di fdoloffia roma?jca (1885-1903), etles5/«rf/ronja»;i (1903). Outre une foule de dissertations d'histoire littéraire, Monaci a publié d'anciens monuments du théâtre italien [Offizi dratmnatici dei discipleuati d'C'mbria] (1872) ; l'Ancien Chansonnier portugais de la Bibl. du Vatican (1875): le Mystère provençal de Sainte-Agnès (1880); un important recueil paléographique [ Archivio paleoffrafico italiano ] f 1882), et une excellente chrestomathie do l'ancien italien [Chréslomazia dei prijnï secoli] (1889 et ann. suiv.). Monaci est un des hommes qui ont le plus contribué au progrès seientitiquo de l'Italie.

Monaco (princes de). Maison Goyon de Malif/non-

Griiiialdi. La principauté de Monaco, ancienne possession des Grimaldi, passa par mariage en 1715 à Jacques do Goyon-Matignon. La Révolutio^ française en déposséda Honoré IH (1792). A la suite des événements do 1814, ia maison de Goyon rentra dans son domaine, mais lo traité de Vienne (1815) plaça la principauté sous le protectorat du royaume de Sardaigne. En 1848, Menton et Roquebrune, révoltées, se proclamèrent villes libres. Eu IStil, Charles III ayant cédé ses droits à la France sur ces deux villes, elles furent enclavées dans le territoire français.

Fl. OREST AN !"■

(Fi-crc d'Honort- V. ni. 18H.)

Né 17S5. m. i&'aii.

Ep. 1810 Caroline Gibcrt-Lamotz; née 1793.

CHAKUPS III

Ni} iSiS, m. 1889.

Eii. ISi6 Antoinette, comtesse de Mirode ; née 1828, m. 1861.

Albert Né I8t8.

El) 1° ISCg lady Mary Doublas Htunilton; Dec ISSO rmaringc d<.^clar6 nul iiar la curie romaine et dissous par ordonnance du |>rîncc do Monaco (1880).

•2. 18811 Alice Heine, duchesse douairière de Richelieu; D^e 181*8. ^Séparation judiciaire, IW2.) |

Loris Né 1870.

MONASTER ()iiiss-(<<'') n. m. Biol. Phase du Ji-bui do la carvocinc'si> (propliaso).

— É.scYCL. Pendant le tnonasier, le centrosome, logé dans la vésicule attractive, s'enlouro do rayons eu forme d'aslre (aster). Cet aster (monasier, de manos. seuli est et reste unique jusqu'au moment (lin de la prophasei. oii la vésicule attractive s'iitiro en biscuit et so divise en iUmi,\ (aiiiphiaster).

MONAZITE n. f. Pliospliale anliydro do cériura, lanthane et do didyme, contenant un peu de thorium, cristallisa en prismes'clinorhoinhiqncs jaunes.

— Encvci,. La moiia:ilf est surtout répandue aux Eiatsl'nis. au Canada et au Brésil, en niélant;o avec des sables. Ces sables monaziu's. tenant l à 2 p. 100 de monaîiie, se trouvent généralement en bancs aux sources des rivières ; par un lavage le minerai est enrichi jusqu'à 70 p. Ion et piét à l'oxtraclion chimique de ses oxydes. Ces sables cousiituent la matière premiàro des oxydes utilisés dans l'éclairage au gaz par incandescence.

MoNCE, ville des Etals-Unis d'Amérique (Illinois[coim4 do Willl), sur un polit sous-affluent du Mississipi par la riviéro des Illinois ; 3.000 hab. Minoierios.

Monceaux Paul), helléniste et archéologue rra[)<;ais, né à Auxerro (Vonnej en 1859. Elève do l'Ecole uormale supérieure ( i8"Si. aj^T^-gé des le lires U.hsi). il devint membre de l'Ecole frao'.-aiso d'Aihénes (1881 1, liides voyages arch6ologi(|ues en Thossalio et eu divers pavs grecs (1882-1883), et exêcuia des fouilles au sanctuaire des jeux Isthmiqucs (isss). Professeur au lycée et à l'Ecole su|.t''rieuro des leilrt-s d'Alger (l88i), ilétiidia l'archéologie du nord de l'Afrique i(188<-1885). Il fut nommé professeur au lycée Condorcot Paris] (1885), passa le doctorat es lettres avec les deux thèses : les Proxèniea tjrecques et De communi Asix Piovinciae (1885), et devint en 1890 professeur de rhétorique supérieure au lycée Henri-IV. Il a publié : la liestaiwation li'Otj/mpie (en collaboration avec l'architecte Laloux, 1889); la Grèce avant Alexandre (1892i; Apulée : roman et mnqie (i888) ; les Africains : étude sur la littérature paienne d'Afrique (1894); Cicéron (1896); une remarquable liistoiie littéraire de l'Afrique chrélifnne : I* Tertullien et les Origines ; 2" Saint Ctjprien et son tempn ; 3* te IV» siècle, d'Amàbe à Vicforin (1901 et suiv.); et A'nquéte sur t'ëpiyraphie chrétienne d'Afrique, recueil d'inscriptions, dans la " Kcvue archéologique • (1903 et suiv.). Il a donné do nombreux mémoires et articles à la « Revue archéologique », la « Itevue histori(|Uc », la « Revue criti(iuo », le • Journal des savants », le « Dictionnaire des antiquités grecques et romaines », la « Revue des Deux Mondes * , la • Revue bleue », la « Revue encyclopédique • , la » Revue universelle •>, le • Nouveau Larousse illustré <>.

MONCEL, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 3 kil. de Luûéville, sur la Meurihe, sous-afÛuent du Rliin par la Moselle ; 520 hab. Restes de la célèbre abbaye cistercienne de Beaupré.

MONCEL-SUR-SEILLE, comm. du département de Meurilie-ct-Moselle.arrond.età 19 kil. de Nancy ; 720 hab. Ch. do f. Est. Aux environs, gisements de fer.

^'MoNCHABLON Xavier- Alphonse), peintre français, né à Avillers (Vosges) en 1834. — 11 est mort à Chàtillonsur-Saône (Vosges) en 1904.

MONCHIQUITE {kit') Q. f. Roche éruptive, appartenant à la laraïUe des ihéraliles, et composée d'olivine. d'amphibole, de biotite et de maguétiio dans une pâte probablement formée d'analcime.

Monde moderne (le), revue mensuelle illustrée, fondée à Paris par l'éditeur X. Quantin, en janvier 1895, sur le moièle des magazines anglais. La Société d'encouragement uû bien lui décerna une médaille dor(1898i. En janvier 1902, le « Monde moderne » devint bimensuel, cessa de paraître le 15 avril, fut acheté par l'éditeur Juven et redevint mensuel à partir des numéros de mai et de juin.

MONDORF, bourg du graod-duché de Luxembourg, près do la Moselle, et non loin de la frontière française; 2.000 hab. Eaux minérales froides, bicarbonatées ferrugineuses; station thermale très fréquentée.

Mon enfant, comédie en trois actes, de A. Janvier (Odéon, avr. 1S9S). — Jacques Latour, écrivain de talent, a par surcroît presque trop de chance ; M™* MuUer, femme d'un linancier. plus âgée que lui, éprouve à sou endroit une affection quasi maternelle — elle l'appelle mon enfant — mais charnelle aussi, et surtout agissante. Grâce à elle, il a une pièce reçue à la Comédie-Française ; il est élu académicien. Une autre dame, un bas bleu, celle-là, M"»" de Précignc, qui a un salon littéraire, entend aussi s'occuper de Jacques Latour, l'accaparer, le diriger. Et quand pour se débarrasser de ses deux protectrices, il s'est marié, il ne se trouve pas débarrassé du tout, au contraire, car à M"* Muller et M"" de Précigné se joint, pour le gouverner, M*» Langeron, la mère de sa femme et aussi, mais très peu, sa femme elle-même. C'est pourtant cette dernière, la charmante Marie, qui tinira par rester maîtresse du leiram. Le moyen employé pour aiguiller M*"* Muller dans une nouvelb' direction est assez comique ; M. Muller a un enfant naturel, et il prie Jacques do déclarer que cet enfant est lo sien. Ainsi M"* Muller ne pouvant plus avoir Jact|ues, consacrera du moins ses forces d'aimer au prétondu rejeton de celui-ci.

Il y a dans j\/on enfant une jolie idée de comédie, mais

?ui tourne vite au vaudeville et mémo à la bouffonnerie. A pièce n'en reste pas moins fort agréable, et d'une belle humeur abondante et facile.

MONGOLIE {li) n. f. Fourrure en chèvre do Mongolie.

MONGOLISME {lissm') n. m. Religion des Mongols, assez peu différente du cbamanismc, et consistant surtout en croyances superstitieuses aux songes, aux revenants, aux esprits, aux pratiques dos sorciers.

H0NIA3 [asx) n. m. Genre d'oiseaux échassiers, de la famille des rallidés, créé en 1903 pour une espèce nouvelle découverte à Madagascar.

— Enctcl.

L 0 tncnias lîeusch test un curieux oiseau élancé, à bec grêle et courbe, à pattes hautes et robustes.

Brun, lavé d'olivâtre et do gris en dessus, avec la tète rousso et cendrée,

les sourcils blancs, etc.. cet échassier, long do 33 centimètres, a les mœurs nocturnes et carnassières do nos râles; il vit dans les rizières, les champs inondés.

MONILISATION {si-on — du lat. momie, collier) n. f. Histol. Transformation des prolongements dendritiques des cellules nerveuses de la couche corticale, chez les animaux et les hommes trépanés.

— Enctcl. La monilisalion est caractérisée par un état moniliforme très accusé. Cliniquement, la monilisation trépanique conditionne deux phénomènes : l'arrêt dé développement dans le membre correspondant au territoire trépané, l'amaigrissement et les crises épileptiformes suivies de mort tardive (six mois chez les animaux).

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