NIVERNAIS
Ml'TIIER
'Nivernais (hace bovine vvk — Kncvcl. Cette population Ijoviiif est oommuno non seulement dans l'anciciino l-i'ovinco du iNivornais, mais encore dans les départomonts du Cher, do rAIlior, de 1 Indre et do la Creuse. On lui attribue diverses origines, et lopinion la plus scientifique et le plus gônëralomont admise osi ccllo qui fait descendre les bœufs nivcroais de bœufs du Charolais introduits dans te paysauxviii'^ siècle otcroi- S(^s plus tard avccdescourïos-cornes. Co n'est donc qu'une varic'té dont les types font souvent retour à lune des doux souches qui leur ont donné naissance ; mais les qua- li.uui Hivernais,
lit^s propres
au bétail nivornais lui valurent une place à part dans la classification des bovidés français.
De petite taille, avec la poitrine largo, les membres courts et solidement musclés, dressfîs do bonne heure au travail des cliamns, ces animaux sont recherchi^-s comme l.r-tes de trait; d autre part, leur aptitude à l'engraissement remarquablement développée en fait des animaux de boucherie de toute première qualité : ils fournissent d'ailleurs un fort contingent aux marchés de La "Villette. Les vaches sont médiocres laitières, mais s'engraissent facilement. Le pelage des bœufs nivernais est unifurmément blanc, raroment marqué do taches froment clair.
NiVES, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg I arr.de Bastogne]); 1.200 haï), l'arriéres de pierre; fabrication de toiles.
NKWANGA ou SWANGA n. m. Grelot double, fait à l'aide de deux petites gourdes, à l'intérieur desquelles se trouvent des graines : Le nkwanga est en iisaye chezles rtèr/res du Congo.
*Nobel (les prix). — Les cinq prix annuels de 200.000 fr. chacun, fondés testaméntairemcnt par Alfred Nobel, ont été distribués pour la première fois en looi. Voici, depuis cotle époque, la liste dos lauréats :
Sciences phj/sif/uex : Rœntgen, qui découvrit les rayons X (1001); Hendrik Lo- RENTZ, physicien hollandais, pour ses travaux sur les ions (v. ion, au CnmpUnnent) ; le D*" Zeeman, de l'université d'Amster- <!am (1902); Henri Becqderel, membre de l'Académie des sciences, professeur de physique au Muséum, à Paris, pour ses travaux sur les radiations des composés de l'uranium (rayons Becqucreli, et P. Corie conjointement avec M'"^ Cu'rii:, sa femme, pour leur découverte du radium et du polonium (1903); lord Ravleigh, professeur à la Uoyal Institution pour ses recherches sur le son et les ondes sonores (lito^S; Philipp Lrnard, le physicien do l'université royale Chrislian-Albrecht, à Kiel, pour ses travaux sur les rayons cathodiques (1905).
Sciences chimiqites : Jacobus Ilenricus Van't Hoff, de r.'Vcadémie des sciences de Berlin, pour ses études sur la dynamique chimique (1901); ICmil Fischer, professeur do chimie à l'université de Berlin (1902) ; Svanto August A RRHENius, professeur de physique à la Haute Ecole de Stockholm, pour ses travaux sur l'électrolyso (1903) ; sir William Ramsay, professeur de chimie à l'université de Londres, pour ses recherches sur les gaz de l'atmosphère (lOiiI); le professeur von Bakyer, de Munich, pour ses études sur 1 indigo et le triphénylméthane (1905).
F'hysiohKjie et médecine : Emil von Behring, professeur d'hygiène et d'histoire do la médecine à l'université de Marburg [Prusse] (1901); le major Ronald Ross, professeur à l'université no Liverpool et à l'Ecole de médecine tropicale de la mémo ville, pour ses découvertes sur le microbe de la malaria et son inoculation par U^s moustiques (1902) ; Niols Ryherg Finsen, de l'université de Copenhague, pour sa découverte et ses applications des ctreis curalils dos rayons violets (1903); le professeur P. A. Pavlov, de l'université de Moscou (190 i) ; le professeur Roliert KocH, do Berlin, pour ses travaux sur la tuberculose (I90:î).
Littérature {œuvre à tendance idéaliste] : Sully Prl'i.iioMME, le poète français (1901) ; Théodore Mommsen, le célèbre historien allemand (1902) ; le poète norvégien Bj'irnstjcrne BjCiRSsoN(l903); Mistral, le maître do la poésie proven<:aIe,et JoseKcHEGARAY,legrandmatliématicion et le poète dramatique célèbre do Madrid (I90i) ; Henri SiENKiEwicz. le Polonais auteur de Quo vadis ? (1905).
Œuvi-c de ïa paix universelle : le Suisse Jean Monry DcNANT, l'insligalour de la Convention do Gonôvo de 1804, et Frédéric Passy, l'économiste fondateur de la ■■ Ligue inlernalionale de la paix » (iPOl); E. Dicommun et Albert (ioBAT, qui présida m conférouce tle Berne pour l'arbitrage et la paix (1902); l'Anglais William Randal Crkmer, rédacteur en chef et éditeur do 1'" Arbitratom (lOO."!); 1'" Institut du droit international " (I90i); la baronne Beriha von SuTTNER, présidente de la Société pour la paix, vice-présidente du Bureau International de la paix, ù Berne (1905).
On sait quo lo prix, dans les qtiatro premières catégories, est décerné par l'académie do Stockholm et dans la dernière par le Stortliing.
On a inauguré on li>05 le i\'obcl InsliUit , dont les membres sont : C. D. af Virsôn, directeur ; C. R. Nyblom ; V. E. Lidforss ; K. J. Warburg: Alfred Jcnson ; C Bjrtrkiiian, et E. A. Karlfeldt. Il y a aussi une bibliothèque Nobel, dépendant de racadémic et qui a pour directeur K. .T. Wnrbnr-.
NOBLEGAS, bourg d'Espagne, dans la prov. de Tolède, district d'Ocafia rt à 7 kilom. K. do la ville de ce nom, sur un plateau (lui s'étend jusqu'il la rive gauche du Tage. Station du .hemin do for de Cuenca à Aranjuez; 2.200 hah.
NûBLESVILLE, ville dos Eiats unis d'Amérique, dans l'Etat dindiana. ch.-l. du comté de Ilamilton, sur le Whiic-River, affluent du Wabash. Commerce do céréales.
Nocai'd.
NOBLfiT (Georges), artiste dramatique français, né à Paris en Itiîij. Il fui d'abord peintre décorateur, mais, après avoir accompli son service militaire, il se sentit jioussé par un goût, très vif vers lo thé&tre, et débuta à Béziers, d'où il passa ensuite à Montpellier, accomplit plusieurs tournées à léiranger, et vint enfin ù Paris, où il fui engagé an Palais-Royal. En I89l, il paraissait à Déjazet; l'année suivante, îl créait au Gymnase : M. le ininistvc. Depuis 1895, il a joué dans lus principaux ihéfitres du boulevard, au Gymnase, au Vaudeville, aux Variétés, aux Nouveautés, à l'Athénée. Acteur correot, fin diseur, il a paru avec succès dans: l'Aldn' Constantin, l'amiUe, h Carrière, Divorçons, Jalouse, le ÎVoiiveau Jeu, jl/"" Georges, le Sentier de la vertu, l'Ange du foyer, etc.
NOBRESSART, comm. de Belgique (prov. do Luxemliniir^' ';irr. d'Arlonj); 1.5H(( hab. Carrière de grès.
NOCARD (Edmond-Isidore-Etiennc), médecin-vétérinaire et biologiste français, né à Provins en iS.îO, mort à .Saint-Maurice (Soine) en 1903. Elève, puis chef de service de clinique et professeur de pathologie à l'école d'Alfort. il en devint directeur en 1887, et professeur de la chaire des maladies contagieuses ; mais en 189.1, pour se donner tout entier à son enseignement et à ses travaux [lersonnols, il résigna ses fonctions de diroctour. Après avoir été un des élèves préférés de Pasteur, il devint chef do service à l'Institut Pasteur.
Parmi les nombreux travaux de Nocard, il faut signaler la détermination et la culture du microbe do la péripneumonie bovine, la découverte dos microbes de la mammiio contagieuse, du farcin du bœuf,de la lymphangite ulcéreuse du cheval, les recherches sur la rage, le tétanos, la claveléc, la fièvre aphteuse, le naganna, la dourine, le surra, lo mal de Cadera, etc. 11 eut le mérite, partagé avec Bang, de généraliser l'emploi de la tuberculine comme méthode de diagnostic précoce de la tuberculose des bovidés. C'est lui qui donna le moyen de faire le diagnostic précoce de la morve du cheval par les injections de malléine ; il montra la cnrabilité de cette maladie et en formula la prophylaxie. 11 a établi l'identité du bacille de la tulierculose aviaire avec celui de la tuberculose des mammifères. E fin, il réfuta la théorie du D' Koch de Berlin et démontra par des faits péremptoircs la propagation do la tuberculose à l'homme par le lait ou la chair des bovidés.
On doit à Nocard de nombreux mémoires publiés dans les Comptes rendus do l'Académio des sciences, de la Société de biologie et les Annales de l'Institut Pasteur. Ses ouvrages principaux sont : la Tabei'culine (1892j ; les Tuberculoses animales (1895) ; les Maladies înicrobiennes des animaux (1895) ; etc.
Nocard (bacille de). Microb. Agent pathogène de la psiitacosc ou maladie infectieuse des perruches, transmissiblo à l'homme, découvert et étudié par Nocard. C'est un petit bâtonnet, mobile et muni de cils, morphologiquement très voisin du bacille d'EI)crth. II se colore parles couleurs basiques, mais ne prend pas lo gram, II cultive dans les mômes milieux que le bacille d'Eberth et est légèrement agglutiné par le sérum typhique, mais non par lo sérum d'individus atteints do psittacose. Enfin, sa résistance vitale est assez énergique, surtout à l'égard de la dessiccation et bien qu'il ne donne pas de spores. V. psittacose, t. VII.
NOCARDIE (dî) n. f. Nom générique proposé pour désigner le genre eladothrix, bien étudié par Nocard.
NOCEDAL (Candide), homme politique espagnol, né en 1821, mort eu 18S5. Il fut d'at)ord avocat, puis magistrat (1842). Il s'occupa ensuite do journalisme en qualité de* directeur de la " Gaceta » (1843). Peu do temps après, il fut nommé député et il devint successivement sous-secrétaire de la justice (I8i;ï), sous-socrétaire do l'intérieur (1850) et ministre de l intérieur en 1856. Son premier passage aux affaires fut marqué par une politique franchement réactionnaire, qui lui fit prendre des mesures de rigueur contre la liberté do la pres'ie. Quelque temps après la chute d'Isalielle II, il so rangea du coté de Don Carlos, dont il devint un des plus chauds partisans (1871). Il fut, à partir do cette époque, le chef du parii carliste et il so défendit aux Certes et dans la presse, notamment dans son journal " lo Siècle futur". Il rêvait d'un gouvernement dictatorial, tout en repoussant les moyens violents. Il finit néanmoins par s'éloigner du parti carliste et il so mit à défendre, avec non moins d'ardeur, .ses idées catholiques, en fondant le parti des Intégristes, c'est-à-dire de ceux qui veulent, sans se préoccuper outre mesure des formes du gouvernement, donnera l'Eglise une part d'iniluence considérable dans l'Etat. Nocedal a été un orateur de talent ; d'antre part, il a écrit qucl(|ues pièces do tliéfttre vers 186^.
Noces corinthiennes (i.ks), poème dramatique en trois ;i(tes et un prologue d'Anatole France, publié avec d'autres poèmes en 187ti, représenté à l'Odéon le 30 janvier 1902. — La scène est à Corinthe, au temps de Constantin, alors quo le paganisme commence à reculer devant lo christianisme et quo peu ù peu les dieux do l'Olympe cèdent la place à la religion nouvelle. Ilermas est resté fidèlo aux anciens dieux ; sa femme, Kallista, est chrétienno et chrétienne fanatique. Elle ne réussit pas à convertir son époux, mais elle a plus de prise sur sa fille, Paphné. Malade, condamnée ;i mourir, elle voue sa fille au Christ, pour recouvrer la santé. Daphné est fiancée à Ilippias, qui l'adore et qu'elle aime; qu'importe? Si sa mère guérit, elle doit lui faire, de par ce serment, lo sacrifice de son bonheur, et elle s'y résigne d'abord, quoique à regret. Ilippias, absent, revient d'un long voyage et lui rappelle les serments d'autrefois : elle feint rinsensibilité et 1 inditrérence. puis se révolte contre le vœu fait si imprudemment par sa mère et va tomber, frémissante, entre les bras de son fiancé, nui l'a reconquise. La vigilante Kallista survient, l'arracno aux bras d'Hippias, lui rappelle qu'elle est consacrée au Christ, et Daphné. pour no faillir ni aux serments qu'elle a faits à Ilippias ni A cebii que sa mère a fait pour elle, prend lo parti do se tuer. IClle donne rendez-vous à Ilippias près du tombeau de
la famille et. sous prétexte do vider devant lui la coupo nuptiale, s'empoisonne. A licine a-t-elle vidé la coupe quo survient Théognis, lévéque ; il connaît le fanatisme de Kallista et ne veut pas (pie sa fille en soit la victime ; lo Christ, d'ailleurs, refuse un sacrifice ainsi contraint. >ïais il est trop tard, Daphné va mourir, le prétro no peut que la relever de son vœu et l'unir in cxlrcuis ù. Ilippias.
Sur co thème, à la fois puissant et simple. Anatole France a écrit dos vers d'une souplesse, d'une fluidité qui sont un charme jjour l'esprit comme pour l'orcillo. Un accompagnement musical de Francis Thomô soutenait et encadrait la pièce, V. Fiancêk dk Cobintbr. ,
NOCQ, écart de la comm. do Chambérat (Allier), arruiid. et à 19 kilom. do Montluçon, dans l'étroit vallon de la Meuzelle. Fontaine ferrugineuse do Rouyat. Dans
un bois, ruines d'une chapelle.
NoCQ (Henry), sculjtteur. graveur en médailles et décorateur français, né â Paris en 18G8. Sous la direction de Chapu, il s'exerça à la statuaire et à la médaille et concourut en 1890 pour le prix de Rome (gravure en médailles). Il envoya au Salon, à partir de 1887, des bustes et des médaillons, (pii lui valurent, en 1889, une mention honorable. II a été l'un des premiers artistes contemporains qui se soient préoccupés de décorer les objets d'art, commo en témoigne la coupe en émail glissée, au Salon de 1888, parmi ses médaillons. Aussi, quand la Soriété nationale ouvrit une section d'art décoratif, put-il montrer une série de miroirs, baguiers, bagues, agrafes, colliers d'un sentiment bien moderne, qui attirèrent sur lui l'attention dos connaisseurs. Il a exécuté un grand nombre de plaquettes et gravé quelques médailles : Diane (pour la Société <i le Fusil de chasse "): la Famille (pour la Société des Amis de la médaille) ; Dom Mont faucon (pour la Société historique du VP arrondissement). La plupart de ces œuvres, qui lui ont valu une médaille d'argent en 1900, sont placées au musée du Luxembourg ou ont été acquises jiar le South Kensington, à Londres, et les musées de Bruxelles, Hambourg, Dresde. Prague, Vienne, etc. Henry Nocq, qui a donné quelques articles dans les journaux et revues, a publié, en 189G, Tendances nouvel le s, volume où se trouve réunie à des considérations personnelles une série / j Vl^^ d'opinionsd'artistes notoires sur l'art décoratif contemporain.
NOCULAGIE
(si) n. f. Genre de crustacés amphipodeshvpérines, de la famille des caprellidcs. créé en 1903 pour des espèces nouvelles de l'océan Indien. (L'espèce type de ces petites crevettes découverte par l'expédition scientifique du '• Silfoga " est la iinculacia bullata, de Singapore.)
NODOSTONOPE (doss) n. f. Genre d'insectes coléoj»tères pliytophages, de la sous-famille des eumolpinés, créé en"i901 pour dos espèces nouvelles de Madagascar. (!/eslicce type de ces eumolpesest la nodostonopa subcostatn.)
NODZU Mitcllltsura (pron. : Nodzou Mitcliitsoura) [comtej, général japonais, né en 1841. Fils d'un général, il fut nommé chef de bataillon en 1S71, lors de la réorganisation militaire ; l'année suivante, il passait lieutenantcolonel, et colonel en 1S74. Dans co dernier grade, il servit d'abord à l'état-major du corps de la garde, puis fut, en
1576, chargé d'une mission aux P-tats-Unis. A son retour, en
1577, il fut nommé chef déiatmajor de la 2* brigade et prit part, en cette qualité, â la répression de la révolte du clan de Satzuma. Promu général de brigade en 1878, il reçut le commandement de la 1" brigade d'infanterie à Tokio.
En 1881, le général Nodzu accompagna le général Oyama, alors ministre de la guerre", dans lo voyage que celui-ci fit en Europe. Général de division en 1885, il reçut en 1888 lo commandement do la 5» division, et c'est à la tét«^ do celle-ci qu'il fit, en is94, la campagne contre la Chine, au cours de laquelle il remplaça mémo pendant quelque temps le maréchal Yamagata à la tête do la l" armée, livrant de nombreux combats, dont le succès lui valut d'être promu an grade de général d'armée et de recevoir, après la guerre, le litre de comte.
Après la campagne de Chine, le général Nodzu commanda (|ueKjue temps la ilivision de la garde; i>uis il fut appelé au poste d'inspecteur général des écoles militaires. El, lors do la guerre russo-japonaise, il reçut, au mois de juin 1901, lo commandement de la A^ armée. Organisée ladornière, celle-ci ne prit part qu'aux opérations do la seconde partie de la camnagne; mais elle n'en joua pas moins un rôle considérable dans différentes journées, notamment à la bataille du Cha-Ho, où celle 4* arnièo vint renforcer fort à propos l'armée du général Oku. nuis à la bataille de Moukden, où elle occupait à peu près lo centre <le la position japonaise.
NOÈGUE (tV/A) n. m. Genre d'arachnides aranéidos, de la famille des' sallicidés, créé en 1900 i»our des sattiqucs de l'Amérique tropicale.
— Encycl. Les nnèf/uen appartiennent ù la tribu des amyciés ; ce sont des araignées de taille médiocre ou moyenne, fauves tachées de brun, couvertes d'un duvci rouge et jauno. (I.o nocgus vutpio, du Brésil, ost lo type du genre.
NœthER (Max\ mathématicien allemand, né à Mannbcim en 1814. Après avoir fait ses éludes A Heiilelber^;. Gicssen et (ianiingue, il fut nommé privatdoceni A 1 université de Ileidelberg (1870) et il professe denuis 1875 les mathématiques à celle d'Erlangen. Indépendamment de quelques ouvrages séparés, iNo^iher a publié de savants mémoires sur la théorie des fonctions, sur les courbes algébriques, sur l'rliminalion, les formes binaires, le pro-
NotUu.
bièmo (les trois corps, la r(^(luctioo dos intt^jL'cales abélifnncs, etc., ainsi que des biographies de Svlvestcr. K. Bridschi, Sophus Lio, Charl(-s Hermiio et autres mathématicioos. Il diriKO les « Mattlieniatiscbe Anoalcn •, recueil très estimé du mondo savant.
NOGI Maresuke (pron. : yofiki Marésoukë:, fiénc-ral japonais, m; on 1849. Il appartenait à une famille do samuuraïs, et, lors de la réoreauisation militaire consécutive à la révolution do 1868, n se trouva compris parmi les cadres do l'armée nouvelle et pourvu, dès 1871, bien qu'âgé do vingt-deux ans à peine, du grade de chef do bataillon. C'est avec ce grade ■!U0, servant au I4' régiment d'infanterie, il se distingua d abord on 1875, en combattant la révolte dos Aïsuki. Kn 1877, attaché à l'étal-major do la 1" brigade, il contribua à réprimer la révolte des Satzuma, lut blossé au cours des opérations et promu Hciitonaut-colonol à la fin do la campagoo. Colonel en 1880, il fut, en 1883, chof d'état-major do la V brigade, puis, promu général en 1885, il prit lo commandement de la 11*, fut envoyé on mission en Europe en 1886, "et, après son retour au Japon, commanda successivement plusieurs brigades.
jusqu'à la guorro sino-japonaise de 189 t. à laquelle il prit une part des plus actives, notamment au siège cf à l'assaut de Port- Arthur,
NOGI MARESLKE — NOHDERWYCK
puisa la bataille de Kaîpiog et a
i/ff//f
la prise <rinkéou.
Promu divisionnaire en iso:.
lo général Nogi partit pour For mose. pacifia rilo, et on fut gou vernour de 1896 à 1898. Placé ensuite à la této d'une division, il fut mis en disponibilité en 1901, et se trouvait dans cotte position Nogi.
depuis trois ans, quand éclata la
guerre russo-japonaise. Il fui alors désigné pour commander la troisième armée et promu au grade do général d'armée le 6 juin 1904.
Chargé du siège do Port-Artliur, qu'il avait conduit déjà dix ans auparavant, c'est entre ses mains qu'après une longue résistance, lo générai russe Stœssel dut capituler, dans les premiers jours do janvier 1905. Une fois maître do la place, lo général Noçi rallia, avec ses troupes, l'armée du maréchal Oyama et, dès le mois suivant, il prit une part des plus "actives à la bataille de Moukdeu, dont il décida le succès on tournant l'aile droite des Russes.
*NOIR n. m. — Noir diamine. V. benzidine.
NoKERE, comm. de Belgique f prov. de Flandre-Orientale [arrond. d'Audcnarde'); I.G20 hab. Filature et tissage.
NOLENS VOLENS, expression latine qui signifie : ne voulant pas, voulant, et qui équivaut à l'expression française : 6o/i gré, mal gré.
NOLTÉE n. f. Bot. Genre de rbamnacées du Cap. (La noliêe africaine est quehjutfois cultivée.)
NOMANI (Felice), poète dramatique italien, né à Gênes, mort près de Cliîaveri en ise:,. Reçu avocat à Pise, il s'adonna de bonne heure aux lettres ; c'est comme librettiste qu'il acquit surtout un grand renom. Assez faibles sous le rapport de l'invention, ses livrets ont des qualités littéraires qui les font rivaliser avec ceux de Métastase: il sufrïra de citer : la Norma, la Sonnanbula, il Pirata, la Straniera, Béatrice di Tenda. Anna Bolena, Lucrezia Borgia, la Parisina, l'Elisir damore. Felice iS'omani a, en outre, publié un poème, Christophe Colomb, et un recueil do Poésies hjrigues.
NOMlNAVrr NOBIS, expression latine qui signide littéralement : Il II a nommé à nous, i^ C'est une formule employée par la chancellerie pontificale, dans les bulles qui donnaient l'institution canonique aux évoques désignés par le gouvernement français. En 190:*, celui-ci, représenté par Combes, souleva, L ce sujet, un long confiit, exigeant que lo mot nof/is (à nous) fût supprimé dans l'expression et que la phrase dit simplement : « Le gouvernement français a nommé. »Voici les textes du Concordat sur lesquels le ministère français appuyait ses réclamations :
« Art. 4. — Le premier consul de la République nommera ... aux archevêchés et évêcbés do la circonscription nouvelle; Sa Sainteté conférera l'institution canonique, suivant les l'ormules établies par rapport à la France, avant lo changement de gouvernement.
" Art. 5. — Les nominations aux évôchés qui vaqueront dans la suite seront également faites par le premier ronsul, et l'institution canonique sera donnée par le saintsiège, en conformité de l'article précédent, u
Le gouvernement français disait : n Je nomme purement et simplement ; jo no me contente pas de désigner un candidat au souverain pontife. >^ La chancellerie pontirtcale répondait : " C'est l'Eglise qui donne Vinstiiulion canonique, c'est-à-dire- qui accorde véritablement les pouvoirs épiscopaux et qui peut les refuser. La nomination, dont il s'agit dans le texte concordataire, est donc non une nomiftatiou pure et simple comme celle d'im préfet, mais une présentation, une désignation qui nous est faite, et nous lie en ce sens, que notre choix ne peut porter que sur des candidats choisis, au préalable, par le gouvernement de la France. Du reste l'article 4 décide que l'institution canonique sera donnée par nous suivant les formules traditionnelles. Or,* l'expression dont on se plaint a toujours été en vigueur soit sous sa forme textuelle, soit sous une forme équivalente. Dans le concordat de Bologne, signé entre Léon X et François I", lequel était encore en vigueur au moment de la Révolution, on lit expressément : « Le roi de France ... sera tenu nous nommer et présenter » une personne « idoine ->. Le premier consul lui-même ayant choisi les nouveaux évêques demanda, pour chacun d'eux, l'institution canonique en ces termes ; « Xou^î le nommons et le présentons à voire Sainteté pour qu'il lui plaise, sur votre nomination et présentation, le pourvoir canoniquemeot du*iit ëvéché. » En ISTi, le gouvernement français s'émut de l'expression : il différa l'enregistrement des bulles de l'évèque élu de Saint-Denis Réunion" parce qu'elle v figurait. Elles finirent pourtant par être acceptées. Si l'on consulte les bulles qui ont institué les archevêques de Paris, par exemple, depuis le concordat, on trouve la formule en question sous la forme « nominatioD qui doit être faite au pontife romain » dans les bulles
do Mgr Richard (1875), et de M?r de Quélen (1819), et sous la forme textuelle « nous a nommé * •laus toutes les autres, c'est-à-dire dans celles do Mgr Guibert ^1871), do Mgr Darboy (lb63), du cardinal Morlot (I8j7 , de Mgr Sibour (1848), do M?r Affre ( 1840), et du cardinal de Talleyrand (1817). Précédemment, lo cardinal Maury, nommé par Napoléon en 1810, n'avait pas reçu do bulles, n'ayant jamais été reconnu comme archevêque do Paris par lo pape. Lui-même prenait siniplemeni le titre d' » administrateur capitulairo du diocèse, lo sjége vacant».— Le conflit, soulevé en 1903, sur la formule du nominatit nobis so termina, après dix-huit moi.s, par une transaction, mais il précéda de peu la rupture des relations diplomatiques entre la Franco et lo Vatican.
NOMOGRAPHIE ifl — du gr. nomos, loi, et graphe, écriture) n. f. Ensemble des méthodes qui ont pour but de remplacer les calculs numériques par une simple lecture sur un tableau graphique appelé abaque.
— Encvcl» Il y a déjà longtemps que l'on s'est servi de lignes droites ou courbes pour représenter certaines lois.
2 3 4 5 6 7 8 9 Nomograpliic : Abaque de la table de Pythagorc.
Ainsi, en 1795, Poucliet se servait déjà d'abaques pourre-
f)réscnter les opérations arithmétiques; Terquem, Laanne, Lallcmand, etc., apportèrent à cette science de nouvelles conceptions, qui, tout en élargissant son domaine, lui donnèrent an caractère vraiment pratique ; enfin
aii||
Nomographie : Abaque de Lalance.
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ont pris un développement considérai^i- • do grandes économies de temps lorsqu'il s:. ration souvent répétée c- la-
blisscment des murs .os
l'établis'ir'men! d'nn u .aib
et r-- - ' ' ' ;:,.- vo;.- lerfe. '-w.. i.allema abaques dans le service du ui\- r:re.
!e la ma- ^uisse et
\Ai
Le
républiq le bar»
;.he, Mil.
ue baron
d'Ocagne (1899) sut réunir les différentes méthodes employées jusque là, les classa et en fit un corps de doctrines, tout en indiquant les nombreux cas où l'emploi des abaques peut donner des résuttars intéressants.
Donnons quelques exemples de constructions d'abaques.
Dans la première des abaques ci-dessus, on a tracé des lignes droites équidistantes verticales et horizontales et des courbes telles que les coordonnées des différents points vérifient l'équation xy = k2. en donnant à A"2 les valeurs 5. 10, ir., 20, etc. Nous obtenons ainsi ï'nffague de la table de multiplication. Pour obtenir le produit de deiLx facteurs. on se porte au croisement de la verticale qui correspond à l'un deux avec l'horizontale qui correspond à l'autre; le produit 5x2 est représenté par un point situé à l'intersection de la verticale 5 et de l'horizontale 2, et comme ce point se trouve sur la courbe des produits 10, on lit que le produit do 5 par 3 est égal à lO; si on prend le produit de 3 par 4. le point d'intersection de la verticale 4 et de l'horizontale 3 se trouve entre les courbes de produits cotés 10 et 15 et c'est au jugé que l'on estime que ce noint appartiendrait à la courbe de produits correspondant à la cote 12.
Les différentes lignes d'une abaque telles que chacune d'elles corresponde à une valeur numérique déterminée sont appelées isoplèlhes: ainsi l'abaque de la table de multiplication renferme trois systèmes d'isoplèihes.
î.aianne imagina le principe cle l'anamorphose, qui. dans certains cas, permet de simplifier la construction des abaques on remplaçant les isoplèthes courbes par des droites. On conçoit en effet qu'on puisse déformer le réseau qui porterait trois sortes d'isoplèthes dont deux seraient rectilignes de façon qu'en modifiant la position des isoplèthes rectilignes. les isoplèthes courbes deviennent des droites. L'abaque de la table de multiplication prend, en appliquant le principe de l'acamorphoso do Lalanne, la di^osition ci-dessus.
Les applications que l'on a faites de la nomographie i
no: , la<i
qui ] .