‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 241 sur 363 · V. NEI'UKOTOXINK · texte numérisé non relu

V. NEI'UKOTOXINK

NÉPHRURE n. m.

Genro de reptiles sauricns.do la famille des geckonidés, pro- /-""nS^

pre à lAusiralic. „. ^ ^

— Encycl. Le ne- Néphrmre : a, t«to de proflL

phrui-us asp-r, seulo espèce do ce genre, est un gecko remarquable par sa queue atropiiiéc, terminée en uno sorte do boule. Brun en dessus, couvert de tubercules blancs disposés avec une certaine symétrie, tacheté de blanc, il a lo voniro blanchâtre. Co reptile, trùs rare, atteint 12 centimètres de long.

NÉRÉIDICOLIDÉS n. m. pi. Famille de crustacés copépodessiphoiiosionies, comprenant le seul fienre néreidicole, dont les représentants vivent en parasites sur les anoélides néréides. — Un nûkéidicolidû.

NÉRITIQUE ( likf — du gr. nêritét, coquillage de mer) adj. Biol. Oiatrict néritiijut:. Région de l'aire ou du système pclaj.'ial, superposée A l'aire littorale sous-jacente, mais qui s en distinguo par ses caractères d'habitabilité.

NÉSOTRAG0E((ra9/i) n. m. Genro de mammifères artiodactyles ruminants, type d'une sous-famille dite des nésutraqimst comptant deux espèces propres à l'Afriiinc orientale. (Les uésotragues sont des petites antilopes du groupe des stenbocks; ils ont pour type rantilojie musquée du Zanguebar [nesotrngiis moscfiatus] commune dans toutes les pelites iles autour de Zanzibar. I.c nesotratjus livingsloniaiMs descend au sud jusqu'au Zambèze.)

Nesslau, comm. de Suisse {cant. de Saint-Gall (distr. d'olicr-Toggenbourg]), sur la Thur, affluent du Rhin et entre le Stockberg et le Speor; 2.200 hab. Vastes forêts; élevage, fromagerie. Fabrication de tissus de coton.

NeSTE (canal de la), canal d'alimentation destiné à fournir aux rivières issues du plateau de Lannemczan le complément d'eau qui leur est nécessaire pour conserver un débit uormal pcmlant la saison d'été. Ces rivières, en olfet, creusées à l'époque glaciaire par les torrents d'eau issus do la vallée de Campan, furent probablement déca-

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• - SarrâHcolin

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DE L^\ NESTE

e-r^ Cvtal I C^roate^—

rhfmtn Arfi-w

pitées par suit© do la reprise par la Neste et la Garonne do leur ancien lit, et privées ainsi de leur alimentation pyrénéenne. L'homme a refait l'œuvre de la nainr'*. Le canal de la Nesto ou de Sarrancolin part de la Neste audessus d'IIècbes, suit la haute terrasse de débris glaciaires qui s'épanouit en plateau au nord do Labartho de NeMe, et, décrivant un large demi-cercle sur lo plateau de Lannemezan, alimente une dizaine de rigoles se dirigeant vers lo Gers, la Baïse, la BaVsolle, la Save, l'Arrats, la Gimone, etc., dont il assure le débit estival. lia été enire pris en 1815, et restauré en i?OL C est une des œuvres

iMiOTINÉE — iNEL'MAK]N

hydrauliques les plus remarquables et les plus uules pour la VIO agncolo dos valléos do l'Arniri^'nac.

Nestlé

listo aliiMii.i ,^.

logie pr-.i. , .. ^ do 'l'ubinguu, Luipzig, Bcnin, J.uir.

tcur, puis profuhîiuur d'eiisutguemc'i. :,

edii. jw lua.fi.iti Suinte Croix. < (ientiev i l><>ty> ; A

lions -lu \'[u.s J..W.<i,L-'/t.\(. ,

I887J, avec un supplément : \ >,.

ces Vaticanus et Sinatttcu% i

paré cnhn dos éditions do la bjbJc, en grec, ci. UMCuiaud

et en anglais, pour lo compte de plosiuura &ocJêiéh alk-

mandes et étrangères.

Netstal ou Netstall, comm. do Suisse (cant. de (llarib), 5ur la Linth, affluant -in lAar.au pied du'U'^iggis; i. 000 hab. Pâturages, : i commerce de bois.

Impression sur cotonn;i de coton; papeterie;

fonderie; fromagerie; i-

Netter (Tust Arnolo;, meueciu fran^rai*:, ne à Strasbourg en 1855. Il fit SCS éludes à Pans et fui interne de Bcrgeron, devint médecin ces bèpitaux eu l^BC ^'t agrégé en 1889. Il a écrit plus du deux cents mémoires, parmi lesquels nous citerons celui sur le pnenmo'-oque, microbe de la pnctmionie, qui peut perdre t' ■ ut

sa virulence, puis la reprendre et provoqi. -s

après des périodes pouvant attcmdro 5 u /s

contagions qui selléciueni par les crat -t,

d'où nécessité de l'isolement des mala<j< lUi

l'otite moyenne très fréquente chez Ips >,

Netter a déniooiré que, dans la trev .-s

cas, les agents nuisibles viennent la

gorgo et ((u'ils pénètrent par la la

position couchée et l absuu .- -^

uèbés facilitant ce transport. I .es

convaincus des injectioub/yr(-' ■ ■-

ritique chez les enfants a^aui, eto eu raj^i-vii. a\ë-j uu malade. II a aussi démontré que le scorbut infantilee-^t dii souvent à l'usage du lait stérilisé ei que l'usage de lai', simplement bouilli, de jus d'orange et de jus de viande amène une guérison très rapide. Membre du conseil d hygiène de France depuis 1898, il a été nommé membre de l'Académie de médecine en I90i. Il a collaboré au Trait»' des maladies de l'enfance, au Traité de patholi.gie yénêraU de Bouchard et au Traité d'hytjiéne de Proust, à la ■ Revue d'hygiène », au Traité de médecine et de thérapeutique, aux Archives de médecine expérimentai.

NETTLESHIP (Henry), professeur et latiniste anglais, né à Keitenn^' (Northamplonshire) en 1839, mort a Oxford en 1897. Il a enseigné avec éclat à l'université d'Oiford et a publié des ouvrages remarquables : Jtéfiexions pour servir d'inlroducti',n a l'Enéide \1875); les Hapports actuels entre tes travaux de ph>i--i--' •■ ■ /-ci,,,,,., .t r...h.^.,. tion class'(^ue en Angleterre [l-' "■ ;

Its Anciennes vies de Virgile r

tes poea.es de Virgile dans U.<.,-, luf./.^ii^ utrt, .u ..rç et l époque de l'auteur (1879j; Leçons et essais sur des sujets de iittérature latine et de pédayooie (1885); Contritmtions à lalexicagraphie /a/tne(1889j ; l'influence morale de l'éducal'On Itttérairô classique dans le passé et le présent {\Si>(>'\ une édition anglaise du Dictionnaire des ariiiquités de Styffert il891 ; Z^foni etessais, seconde série pnoliéepar Haverlieid (1895); etc.

NeuBAUER (Adolphe), savant anglais, d'origine Israélite, né en Hongrie vers is30. Protesseur do littérature rabbioique à l'université d'Oxl'urd et l'un des bibliothécaires de cette université, il a publié, sur les langues et les littératures sémitiques, un c-rtain nombre d'ouvrages en anglais, en français et eu allemand, qui lui ont valu le titre de correspondant de l'Académie des inscriptions (1889). On lui doit le catalogue des manuscrits hébraïques des bibliothèques d'Ox'ord et de Londres.

Neue Freie Presse i-Voiuf//»- Presse librei, journal autrichien, paraissant à Vienne deux fois par jour. 11 fut fondé, en lï<64, par Max Friedliender, Michel Etienne et Adolphe Wcrtliner pour souiemr la politique libérale et centraliste. 11 rè'dama pour les Allemands la prépondérance en Autriche contre les Polonais, les Tchèques et les Italiens et les Slaves du Sud, combattit toute politique fédéraliste accordant une certaine autonomie à. ces naiionalités. Il est devenu le journal le plus important do l'Autriche allemande, et l'organe oCticieux du ministère des atTaircs étrangères.

Keuenegg ou Neoenfck, comm. de Sui>> de Herm- [distr. de l.aupen '. sur la Singine. tr;i l'Aar par la Sarine ; 2.100 hab. Fromageries, èli\ . tail, fabrique do lait concentré. Kn mars 1798, combat entre les soldats de Brune et les troupes bernoises.

Nedenkirch, comm. do Suisse (arrond. de Lucenie [distr. de .<ursto^ ; 2-150 hab. Pâturages, élève de bétail; scierie; fabrique de cigares.

N'euenkirchen, bourg^ d'Allemagne (roy. de Prusso fprésid. de Munster^ ; 3.600 hab.Fabncation do tissus.

NedhaUSEN, comm. dû Suisse (cant. et distr. de Scbaîriiouse', sur lo Kliin, non loin delà chute; 3.900 hab. Armun^rie; matériel de chemin de fer; carbure de calcium; fabriques de cartes à jouer; tuyaux, poteries.

Nedkirch, comm. de Suisse {cant. de Thurgovio [distr. do Bischofszellj ; 1.650 hab. Elevage; Çromageric ; arbres fruitiers; fabrique d'amidon et de colle; broderies.

Nedbiann (cellule dk. Histol. Cellule rouçe nuclééo de la mocUo osseuse rouge des vertébrés adultes et d'où dérivent les globules rouges du sang. Cet élément est anormal dans le sang de l'homme adulte, ou il ne se montre que dans les anémies graves, les intoxications par jo phosphore et le plomb, dans la variole, le myxœdème et

NEUNKIRCH — NICOT

la ficvro bilieuse hômoglobinuriquo (Lavcrati). On on distJoy:uo trois Tormos principales : le mt'i/nlubla&te, plus grand que riiomalic : le noimoblaste,. égal et le niicroblaste,

plus pulit. V. NOHMObLASTK.

Neunkirgh, comm. do Suisse fcant. do Schatfliousc (distr. -Ktbor-Kk'trgauj'; ï.îOObab. Viliculiure, rubriques de poteries ; strieries.

NEURASTHÉNIQUE {ms8~té-nik') n. el adj. Atteint de neurasiUt'-uie.

Neureuther (Godefroy), architecte allemand, né à Manuhcim eu isli, mort àMunich en 1887. Il (étudia les beaux-arts et l'architecture à Karlsruhe, à Munich et à Berlin, fut archiiecro à Nuremberg et devint en iSj7 professeur d'architecture à l'Ecole polytechnique de Munich. Il acquit une intluence i)r^*pondér*anie en Allemagne, lit abandonner lo style moyen^^eu.v et remit en honneur le stylo clo la Kenaîssance" italienne. Il a dirigé la construction des gares monumcnlalcs de Wur/tbourg, Aschallcnbourg ot autres, dos palais de Ludwigshafen, etc. Ses chefs irifiuvre sont l'Ecole polytechnique (1806-1S70) et rAcmlêmio des beaux-arts de >înnich ;1873-18S5).

NEUROCYME (du gr. rteuron, nerf, et Icuma, flot) n. m. Ilistol. et hiol. Courant ou influx nerveux qui parcourt le cylindraxe et ses rollatérales (axones) du neurone, et arrive ainsi aux dendrites ou arborisations proioplasmiquos du nourono suivant, où il change de nature et do nom. (En somme, le ueurocymo est lo courant nerveux C0lluIip^te.)

NEUROÉPITHÉLIUM (U-om') n. m. Biol. Epithélium dirtërencié en surface sensible par suite de la présence d"uii grand nonxbre de terminaisons (dendrites) nerveuses. (Si l'on vient à sectionner le nerf qui innerve un ncuroépithôlium, ses cellules épithéliales no dèyénôrent pas toujours, mais perdent leur spéciâcité et se transforment en épithëlium ordinaire.)

NEUROFIBRILLE (du gr. vciiron. nerf, et de fibrille) n. f. Hi>iol. Num donné aux librilles de la structure fine du corps cellulaire du neurone. (Elles sont constituées par dos files do neurosomes et appartiennent au cytoplasma supérieur.)

NEUROKÉRATINE (du gr. riewoiu nerf, et kéras, atos, corne) n. 1". Biol. Alhumoïde de !a névroglie et de la gaiuo de myéline des libres nerveuses, analogue à la kératine épitlù'liate, d'après Kuhne el Ewald.

NEUROLOGUE {logh' — do n^(n*o/o^ïe) n. m. Médecin spécialiste des maladies nerveuses : Des allures volontiers brusques qu'explique son mélier de neurologde. (Paul Bourget.)

NEUROMTTOME n. ni. Biol. Ensemble des fibrilles conduciriLes do l'excitation périphérique dont Heidenhain, partisan de la théorie fibritlaire du proioplasma, admet 1 existence dans toutes les cellules épithéliales, et spécialement dans Icb uettroi-pithéliums, à côté dus librilles contractiles et des fibrilles de soutien.

NEURONOPHAG£ (ilu gr. neitron, nerf, etphagein, manger) u. m. Uiol. Leucocyte phagocytaire, qui, au cours do l'histolyse de métamorphose ou deïhistolyse de vieillesse (MetchniUof), englobe les éléments nerveux. (Oo avait jadis attribué ce rôle aux cellules de la névroglie. Mais des recherches ont fait prévaloir l'opinion que ces cellules ne jouent aucun rôle phagocytaire.)

NEUROPHILE (du gr. neuron, nerf, etphileîn, aimer) adj. Biol. Se dit de certains microbes ou de certaines toxines <mi se fixent de préférence dans le système nerveux. (Tels sont les micro-organismes ou plus probahlemeut encore [du moins pour le tétanos] les toxines de la rage, du tétanos, etc.)

NCUROPLASMA (pluss) n. m. Histol. Hyaloplasma de la cellule nerveuse ou tteurone, que l'on retrouve dans les uerfs et jusque dans les terminaisons cylindraxiles dos plaques motrices, et qui conduirait l'excitation nerveuse, d'après Woltf, contrairement à la théorie de Leyden et de Nansen qui veulent que les neurofibriUes seules soient conductrices de l'excitation.

NEUROSOMES (du gr. iieuron, nerf, et sâma, corps) n. m. pi. Biol. Petits grains ou granules réfringents, qui sorieiiiout en files pour former les fibrilles des éléments iiorveux. — Un nburosomk.

NEUROTROPISME {pissm' — du gr. neuron, nerf, et trépeiih tourner) n. m. Biol. Influence chimiotropique particulière, très variable avec les espèces, ot qui intervient dans la régénération des nerfs.

NEUTROPHIUX (/(} n. f. Biol. Propriété des leucocytes à noyau polymorphe, dont les granulations spécifiques ne ,se citloreni que parles réactifs colorants neutres ou les mélanges de réactifs colorantsacides et basiques. (Triacidc d'Elirlich-Biondi.)

— Paihol. Troubles morbides dans lesquels la formule leucocytaire indique la prédominance presque exclusive (les leucocytes neutrophiles. V. 1'olynucli^:ose.

NeVCHP.HR, ville do la Turquie d'Asie (Analolie [vilaycl do KouH-h, sandjak do Nigdehj),ch.-1. do kasa (canton', sur un al'fluent du Kizil Irmak ; 20.000 à 25.uOo hab.

NÉVROGLIQUE {qliW) adj. Qui a rapport, qui ressemble à la iiévro^'lio. 11 Sarcome nôvrnglique, Cancer do consistance molle ressemhiantù la névroglie, et qui a son siège dans lo cerveau ou la moelle.

New-CUMNOCK, bourg du Royaume -Uni (Ecosse [cumtiJd'AyrD.sur leNith. près de ses sources; 3.100 hab. Mines do plomb.

NEWJANSKITE n. f. Osmiuro naturel d'iridium.

Newman (Francis William), écrivain anglais, né ;'i l.ondn-s en isû5, mort à Londres en 1897. II était le frère du cardinalJ. Henry Newman. Après avoir fait ses études à l'université d'Oxford, où il fut agrégé do 1S26 t 1830, il partit pour rOrient, habita Bagdad, et retourna en Is'o en .\ngloterro. Il professa les humanités aux collèges do Bristof (I8ti), do Manchester (18101. où il oc<upa ensuite une chaire do littérature jusqu'en isr.3. Il abandonna Je protestantisme, parce que, rejetant tes dogmes du christianisme, il n'en voulait conserver quo les éU'-ments moraux. P. Newman était un chaud partisan dos sociétés de tempérance 01 du régime vécéiarien. Outre des mémoires

do mathématiques, il a publié : l'Ame, ses douleurs et ses aspirntiotis (1841) : les Phases dp la foi (1853) ; Leçons d'économie politique; Bnme royale (1854); TUHsme doctrinal el pratique {\»ïi^); Influence morale de la loi (1860) ; Histoire de la monarchie hébraïque (ISCr») ; les Formes du gouvernement (1867); Afélanges {li'G'J-li«'i); l'Europe dans un prochain avenir (1871) ; Dic- (ionnaire d'arabe moderne; Théisme hé- 67T»(1874); Organisation des institutions anglaises {18^0} ; fju'est ce que le christianisme sans le C/irist? l\»>io) ; Vocabulaire libyen (1882) ; une Communauté rhrétivnne{\9.%Z);la Vie après /a mo)7 (1886) ; Souvenirs de deux exils et de deux guey'rvs (I8S8); etc. Son dernier ouvrage est une intéressante Jtelation des prctnivrtis années de son frère, le cardinal J. Henry .Newman (1891).

Newmilns, ville de la Grande-Bretagne (Ecosse [comté d'AyrJ), sur l'irvine, qui se jette dans le golfe do la rivde; 4.000 bab. Fabrique de mousselines.

NEWPORTITE {neu) n. f. Silicate naturel aijparienant au genre cliniolite. et qui est une variété d'ottrélite.

NeWSTEAD AbBBY, abbaye d'Angleterre, comté el à 14 kilom. de Nottin- {^liam, près de la forêt de Sherwood. Ce tut d'abord un prieuré de chanoines augustiniens, fondé en U70 par Henri II pour expier le meurtre de Thomas Becket. En 1540, à la suite de la dissolution des ordres religieux, l'abliaye fut donnée à sir John Byron, qui en lit une demeure seigneuriale. Le poète Byron hérita, avec la pairie, de Newstead Abhey en 179S. 11 l'habita en 1808, la répara et l'embellit, mais dut la vendre en I8I8. La façade est un magnifique spécimen de l'architecture anglaise lirimitive.

NEWTONITE {neû) n. f. Silicate natur;l d'alumine, voisin du kaolin.

NeW-WESTMINSTER, district du Ca nada i^CoIonilMc bnlanniquo). à la fronlièrr des Etats-Unis, sur le golfe de Géorgie, visà-vis de l'île de Vancouver; 17.700 kilom. carrés ; 24-000 hab. Ch. - 1. New - Westminster.

,. Ngonge,

NGONGE n. f. Au Congo, Sorte de clochette que l'on suspend au cou de certains animaux, et que les femmes portent quelquefois de la même manière.

NHAC n. m. En Annam. Sorte de grelot composé de deux co(|uil!es de métal soudées à la circonférence intérieure. (A l'intérieur, sont des fragments de métal qui résonnent quand le grelot est agité.

On s'en sert dans les orchestres et aussi pour garnir certaines parties du harnachement des chevaux.)

Niamey ou Niamé, bourg du Soudan français, à la rive dii Niger, en amont de Say ; résidence du commandant du terri- Nhac.

toire militaire du Soudan, composé do la réunion des trois territoires do Niamey, de Tombouctou, de Zinder.

NIBLICK (mot angl.) n, m. Sport. Crosse de jeu de golf.

gant et le texte renferme (juel(|ues morceaux d'auteurs anciens, qu'on ne trouve que là. les ouvrages ayant péri. L édition la plus estimée de l /Jistoire ecclésiastique osl celle du P. I-ronlon du Duc. qui publia le texte avec la traduction latine de Jean Lange (16J0}. Celte édition, ainsi

terminée par une spatule de fer et servant à enlever la balle des endroits resserrés.

* Nicaragua. — Hist. Le 27 avril 1895. le commodore anglais Siephenson débarqua des troupes à Cornito et prft possession de la ville, parce que lo gonvernenicnt de Nicaragua n'avait pas répondu à un ultimatum do son gouvernement relatif à des réclamations pécuniaires. Huit jours après, le Nicaragua s'engageait, par l'entremise des Etats Unis, à payer dans la quinzaine l'indemnité réclamée.

Une révolution éclata en février 1896 dans la province du Nord-Ouest; le président Zelaya se proclama dictateur.

Le mois suivant, il s'empara do la ville do Mora et de Motapa, la forteresse dos rebelles. Le gouvernement de Honduras lui avait envoyé un renfort de 2.000 hommes.

Une nouvelle révolution fut tentée en février 1899 par le général Pahlos Ueyes, ex-gouverneur do la côte orientale, révoqué par le président Zelaya.

Keves se rendit, le 15, aux capitaines do la canonnière américaine et du croiseur anglais mouillés à Bluefiolds, et lo nouveau gouverneur, le général Torrôs, restitua aux commerçants américains les droits do douane indûment perçus par son prédécesseur.

NICÉPHORE n. f. Genre d'insectes orlhujttères sauteurs, do la famille dos locustidés, créé en 1K99 pour quelques espèces propres à l'Inde méridionale. (Les nicéphores sont des sauterelles du groupe des méconèmes. ressemidant un peu à certains grillons; leur livrée est, en général, d'un \ert p.^le, comme dans la nicfphora $ubulata,<io Madura.)

NiCÉPHORE CaLLISTE, moine et historien byzantin, mort vers r.i5u. U a composé une Histoire ecclésiastique qui va <le la naissance do Jésus-Christ à l'empereur Phocas (610I ; sur 23 livres, les IS premiers seuls ont été conserves, et, en outre, nous avons les sommaires des livres 10 à 23, dont le dornior s'arrête à l'an 911. Cet ouvrage est une compilation faite au moyen d'Eusèbo. de Socralo et do Sozomène, el mêlée do détails f.ibuleux. Mais il n'en a pas moins un certain prix. Lo siOe est élé-

Newstead Alibcy.

que la traduction latine, a été reproduite dans la Patrolugie grecque de 1 abbé Migne (vol. 145 et U6). L'ouvrage a été traduit aussi en français. Citons la traduction de Jeai* Gillot (l.'JdTi, faite sur la traduction latine de Lange.

NICKELGYMNITE {n.-kèl-jim') n. L Silicate hydraté naturel de nickel, magnésie el chaux.

NiCOLAÏEV (bacille de). Microb. Agent pathogène

du tétanos, découvert et décrit par Nicolaïev. C'est un bacille allongé, très fin, fort réiiandu dans la nature (terre, boue, vase), où il affecte surtout la forme s|)oru]ée, et qui détermine une infection des plaies commune à l'homme el aux animaux. Norniahment, il est mobile et muni de cils nombreux et fiexuenx: dans les vieilles culiurcs et toutes les fois que les conditions sont défavorables, il sporule, prend la forme en épingle, perd ses cils el devient immohile. Le bacille de Nitolaiev se colore par les couleurs basiques d'aniline et prend le gram; il est anaérobie et cultive dans les milieux convenables entre 15° et 43' C,, avec optimum à 38'^; il donne de l'indol avec le bouillon. Sa résistance est grande, surtout sous la forme sporulée, mais l'air et la lumière solaire modifient sa virulence. Il sécrète une toxine (tétanotoxiue) extrêmement active, qui jouit des propriétés des diastases. V. tétanotoxuse. Pour la sérothérapie, v. sérîjm antitétanique.

*NlCOLAS n ;AIexandrovitch), empereur de Russie. né à Saint-Pétersbourg en 1808. — Nicolas II avait eu déjà quatre filles de son mariage avec la princesse Alix de Hesse et du Rhin (Alexandra Feodorovna), fille de Louis IV. grand-duc de Hesse, née le 25 mai/6 juin 1872 : la grande-duchesse Olga, née le 3/15 novembre 1895; la grande-duchesse Taiiana, née le 29 mai/10 juin 1897; la grande-duchesse Marie, née le 14/26 juin 1899; enfin la grande-duchesse Anasiasia, née le 5/18 juin 1901. Il désirait ardemment un fils. Celui-ci, le grand-duc Alexis, héritier présomptif, est né le 30 juillet ll2 août 1904.

Depuis la sanglante manifcst;ition du palais d'Hiver (janvier 1905), Nicolas II est resté presque constamment à Tsarskoié-Sélo ou à Péierhof. Il n'est allé à Saint- Pétersbourg, que pour présider, le 29 avril/io mai 1906. à l'ouverture de la Doimia d'empire, dont la réunion marquait l'entrée de la Russie dans une ère nouvelle de politi(]ue intérieure. Il avait en l'année précédente une entrevue avec l'empereur d'Allemagne Guillaume II. V. Rcssik-

NiCOLET, comté du Canada iprov. de Québec), sur la rive dr. du Saint-Laurent, 1.540 kilom. carrés; près de 27. 000 hab. Ch.-l. Bécancour.

NiCOLINI (Einest-A'tcofo5, dit), clianteur français, né en 1S34, mort à Pau en 1898. Elève du Conservatoire do Paris, il débuta en 1857 au tliéàtre de l'Opéra-Coniique, où il resia peu de temps. Après avoir, fait des tournées en province, il apprit l'italien, prit le nom de Nlcolini et ebanta dans diverses villes de l'Europe, où sa jolie voix de ténor, son art du chant, furent partout applaudis. Engagé au Théfitre- Italien do Paris vers 1863, il y obtint de vifs succès.

Ce fut îà qu'il connut Adelina Patti. A partir de ce moment, ils chantèrent souvent ensemble, à Londres, à Vienne, à liriixellfs, à Saint-Pétersbourg, etc. A la suite t d'incidents retentissants qui se produisirent dans cette dernière ville, la Patti se sépara judiciain'inent de son mari, le manpiisdo (aux (1877), el en 1884 lo divorce était prononcé entre eux. Nicolini épousa la célèbre cantatrice, qu'il accompagna dans ses tournées u travers les deux mondes. Atteint d'une ni.iladie de foio. il avait dû renoncer au théâtre depuis plusieurs années.

NiCOT (CharIes-.\ugnsto). chanteur scénique français, né A Mulhouse en 1843. mort à Paris en is99. Il fit ses études musicales au Conservatoire, fut engagé à lOpéra- Comique. et débuta en 1S68 dans le rôle de Mergy du Préaux Clercs, où sa jolie voix de ténor lo fil accueillir très favorablement. Chanteur agréable et comédien adroit, il fit apprécier ses (pialités dans un grand nombre d ouvrages du répertoire : le Val d'Andorre, les Dragons de Villars. Phdémnn et Bauciê, Cendrillon, l'Eclair, Frc* Diavolo, le Caid. le Maçon, etc.. tout en se faisant applaudir aussi dans diverses créations : les Amoureux de Catherine, l'Amour africain, Pépita, .Suzanne, la Surprise de lanwur, Uianora, l'Amour médecin, h Fée. la Taverne des Trabans. Nicot, qui avait épousé M"' Bilbaut-Vauchelet»

/ Nicolini.

sa camarade de rOpéra-Comûjuc, quitta ce théâtre en U83 ot se consacra à l'cnseigucuicDi.

NlDJÉ PlaNINA. massif montaj^nciix de la péninsule dos Balkans, dans la Tnrcjniu U'I^uropc, province de Macédoine. C'est un nœud tlo munta^Mie^ calcaires et boisées de plus do 2.5U0 mètres d'aUilu<le, prolongées an S. par les DiODts Agosios, et encadrant «iuns ses ramifications le Jac Obtrovo. A l'O. sénMid la lar^'e et fertile plaine do Bitolia (Monasiir). Du Nidjc Planina dcsccodcut vers le Vardar u» certain nombre de cours d'eau.

NlDULAtuUM [ri-om') n. m. Genre de broméliacées du Brésil <"oniprcnaut une i|Uinzuino d'espèces.

— Kncyci.. Les nittulnyinm sont de boilcs plantes ornomcntales, À feuilles on rosette, coriaces, épaisses, dentées, souvent pai)acliécs,avcc des (leurs logées au centre de la rosette. Ils ressemblent beaucoup au karatas des Indes occidontalos ; ils en ditférent pourtant par les anthères insérées dorsaicment à nii-bautcur, et par les ovules beaucoup plus nombreux.

NiEDERBIPP, conini. de Suisse (cant. de Berne rdi>.tr. do\Vungcu,i; 2.Ï50 liab. Fromagerie, distillerie, scierie, brasseriL-, ébéni^icrii-.

NiEDERHAUSERN-RODO (Auguste db), sculpteur suisse, résiliant en l-rance. né à Vovey (Suisse) en 1S63. Elève d« Kalguière, il anparticDt À la génération qui a donné voloniiers dans 1 inijpressioonisnie en sculpture. L'influence de certains cénacles litiéraires est visible dans son œuvre intéressante, synibolmue et parfois un peu <^trange. Ses principales œuvres sont : le torrent et VAcaiaitchc, fragments d'un « poème alpestre » (1S92); le Cycle, fAmei'luinc (18'.'5); le liaiser, Carpeaiix, l'Orateur (1898); le Monument Verlaine {VJOi'lOOi); les Muses; Monument J-Jf/nard{VJO:>); l'Offrande à Bacclws; Adam et Eve (1906). Le musée de Borne possède son Avalanche et le buste de F. Hudler: celui do Bàle les Initv's, marbre. Le musée de •Genève possède ; le Cyrlr-, l'Amerlume , l'Orateur et une Tête de \ erlaine. A l'Kxposition universelle de 1900 (Paris.. il a obtenu une médaille d'or avec deux bustes de bronze, un marbre et des fragments du monument Verlaine,

NiEDERNAU, bourg dAllemaguo {roy. do Wurtem berg), prés du Neckar et à <|ueh|ucs kilomètres de Tu- <)ingne, par 400 mètres d'altitude; 900 hab. Eaux, minérales bicarbonatées calciijues et ferrugineuses.

NiEDERURNEN. comm. de Suisse (cant. de Glaris), sur le Linih, aitlue-nl Je l'Aar; a.ooo hab. Filatures et tissage ■de coton. Source niinéralo bicarbonatée ferrugineuse.

Nœmann (Auguste), écrivain allemand, né à Hanovre en 1839. Il (Mitra dans l'armée hanovrienno en iS57, fut nommé officier en 1858. étudia de 1859 à 1861 la philosophie et l'histoire à l'université de Gteitingue, démissionna ■en 18GG, fut pondant ijuehiue temps professeur à Genève, «ntra en IStîs dans la n-daciion de r • Almanach de Gotha .> «t en fut le direcicur do 1873 justju'en 1888. Il prit part à la guerre franco-aliemande dans I armée prussienne, rit de longs vo vagcs d'étude do I888 à 1898 et se retira enfin à Dresde. Il a publié un grand nombre d'ouvrages d'histoire militaire, entre ancres "une Histoire populaire de la guerre franco-allemande [X^'^^^nu Lexique militaire {\^").^ei-\eal adhérent de la philosophie néo-platonicienne et des principes essentiels ilu bou<Mhisme. il on a défendu les idées <lans plusieurs ouvrages : l'Education du genre humain (1888) ; Manax: Pens-'cx sur la vie psyrhique de notre époque (1893} ; Karma et tVirvana (H94) ; le Mahatma (l9ot). Il a essayé de populariser ses doctrines dans des romans et des nouvelles, dont nous citons les principaux : Catherine (1876) ; une Etnanopt^e {l^ao) ; liarchanles et porteurs <le tltt/rses (1882) ; les Comtes d'Aftensclncerdt (1882) ; Pieter Maritz, le fils de pay.tan du Transvaal (18SG) ; le Secret de la momie (1886); le Livre du flibustier (1886); Hiboux el ■écrevisses (1S88J ; la Colrre de l'œil droit 1I888) ; A ta cour 0888) ; les Conft-ssions d'amour (1890) ; le Favori du prince (1891) ; le Poète p'iuvre (1891); Mascarade de la vie (1894); l'Agitateur {\S9^] ; le lùivon du puple (1896) ; les Héritiers (1896) ; Smarayda (I8y7) ; la Maison dorée (1898) ; Etait-elle coupable :'(I898); K»e /•Vmme«eM/e'(*e«( (1899) ; /ui'ice (1900); Deux femmes (1902) ; Toujours raisonnable ; la Messe noire <1903); (iwendulin •VMi) ; la Guerre mondiale (190\) ; etc.

NIETZSCHÉEN. ENNE {nitchc-m, en') adj. Relatif à ^ietzschr^, à sa doctrine.

— n. Partisan de la doctrine do Nietzsche.

NiEUWENHDIS IDomela Ferdinand), socialiste hollan- ■dais, né à Amsterdam en 1S46. Sorti d'une famille de pasteurs, il étudia au séminaire luthérien d'Amsterdam et devint snccossivcnient pasteur de la communauté luthérienne à BoverwvU, à Ilarliiigen ot à La Haye. En 1878, il quitta son église pour se vouer à la propagande socialiste etexp!i<ina sa résolution dans Ma sortie de l'Egltse. Ses principaux ouvages sont : Capital et travail; Cours abrëqê du Capital tie Marx ; le Comrjiuuisme et ta Science officielle ; Esquisses et tableaux 'te la dévolution française. Il fonda et dirigea de longues années le « Droit pour tous », journal hebdomadaire socialiste ; il fut l'inspirateur du parti socialiste jusqu'au jour où Troelslra fonda le parti « social-démocrate . , et le supplanta dans la direction du socialisme hollandais. Il ne reparut que pendant la grève des chemins de fer et aussi pcndatii le Congrès international socialiste d'Amsterdam. Il a publié le Socialiste libre.

NlBUWENRODE, comm. de Belgique (prov. de Bra-

hanl ^arrond de Bruxelles^; 1.200 hab.

NiEUWRODE. comm. de Belgique (prov. de Brabant

[arrond.de Louvainj); I.G50 hab."

NiEVO (Ippolito\ romancier et patriote italien, né à Padoue en 1831. mort on 1S6I. Il débuta très jeune encore Var un drame (Galileo) et dos romans {il Conte pecoraio, Angelo di bontà\ dont le caractère intime et les qualités psychologiques contrastaient singulièrement avec le genro faussement historique alors à la mode. En isr>9 ot 1860. il rit la campai.:ne de Lombardio dans les troupes -garibaidiennes et participa l'année suivante à l'expédition des Mille. Il périt dans le naufraire de VErcole. le Sonars 1861. C'est seulement en l-^e* que fut publié son chefd'œuvre (écrit en 1S57) intitulé Confession! d'un ottuagenario (souvent réimprimé depuis). Ces « mémoires >», soidisant écrits vers 1850 par un vieux gentilhomme vénitien, Carlo Altoviti, déroulent sous nos yeux les destinées de l'Italie depuis la rin de l'ancien régime jusqu'aux jours |

héroïques de 1848; l'auteur n'y raconte pas seulement les principaux événements historiques, mais y décrit surtout les transformations de la vie iuilienno et le lent éveil de la conscience nationale. .Malgré une certaine exubérance juvénile et quelques défauts de style, ce livre est le seul roman italien du .\ix« siècle qui puisse soutenir la comparaison avec les Fiancés de Manzoni. La meilleure édition en est celle qu'a donnée l). Mautovani (1901;. Ou a publié i Florence en 188G les Poésies do Nievo, restées iusquolà inédites.

*NlOER. — Chemin de fer de Kaijes au .V/yer. Faidherbe, le premier, songea à établir une voie de commuuicatiou du Sénégal au iNiger. mais ce fut seulement en 1879 que lut admis le principe de la construction d'un chemin de fer. Les premiers travaux furent entrepris en 1881. Us suivirent une progression constante ù partir de 1892 et surtout depuis 1895, époque à laquello le colonel Kougier fut char-é de leur direction; ils furent achevés en 1901. La locomotive a circulé pour la i)remière fois jusqu'à Bam^ mako, sur le Niger, le 19 mai lyoï. La voie ferrée a été prolongée ensuite jusqu'à Koulikoro, à 50 kilomètres plus bas sur le fleuve, arin d'épargner à la navigatiou le passage des rapides de Sotouba.

L'ensemble de la ligne, de Kaycs, sur le Sénégal, à Koulikoro sur le Niger, représente un développement d'environ 550 kilomètres. Le chemin de fer est à voie dun mètre. Son importance stratégique et commerciale grandira à mesure que sera améliorée davantage la navigation des deux fleuves qu'elle unit.

— Navig. Do très grands progrès ont été réalisés, de 1903 à 1906, en ce qui concerne la mise en état de navigabilité du Niger moven. en amont de Tonibouctou. Le cours du fleuve a été halisé par le Itcutenant do vaisseau Le Blévec, et au lieu des vedettes à vapeur qui seules le sillonnaient juscjuici, le fleuve, au moins dans la saison des hautes eaux, doit porter un véritable navire courrier, le Mage» capable de transporter 5u pa.ssagers et I50 tonnes de marchandises. Grâce à lo.ganisation du service à vapeur, et aussi à l'achèvement du chemin de fer de Ka^es à Koulikoro, Paris ne se trouve plus aujourd'hui qu'à dixhuit jours de lombouctou.

Niger (tebritoirk militaire dc), division administrative de la colonie du Haut-Sénégal et Niger, créée par le décret du 18 octobre 1901 et placée sous le commandement do l'autorité militaire. Elle est constituée par les circonscriptions créées en 1899 sous le nom de prt-mtCT* et de troisîpme territoire militaire, et est administrée, sous l'autorité et le contrôle du lieutenant gouverneur dc la colonie du Haut-Séuégal et du Niger, par un officier supérieur portant le titre de • commandant du territoire militaire ». "^Nigeria. — La superficie dc cette importante colonie anglaise est évaluée à 935.000 kilom. carr. et la population à 23.700.0U0 hab. Des 935.000 kilom. carr. il convient de retrancher les 25.000 ou 30.000 qu'a valus à la France la dernière convention avec l'.^Vngleterre dans la région de Sokoto et de Ziuder, sur la route du Niger au Tchad français. Restent environ 900.000 kilom. carr., dont la Sigrria septentrionale absorbe plus ou moins 770.000 et la Nigeria méridionale 130. OOO.

La Nigeria septentrionale comprend 15 provinces: Illorin, Kabija, Moyen-Niger, Basse-Bénoué, Ilaute-Bénoué, Noupé fou Bida ,Kontagora, Borgou,Zaria, Bassa, Mouri, Baoutchi. Yola, Sokoto, Kaisena, Kano ; sa capitale a été transfétco do Jebba ou Ghèbu à Zounguérou, site choisi à 80 kilomètres, en remontant ta Kaodouna, tributaire gauche du Niger. Le réseau des chemins de fer y est déjà ébauché par la ligne Zcunguérou-AVouchicbi-Bari-Jouko, qui va être poussée jusqu au Niger, à la rencontre do la ligne de Lagos-Ibadan, également prolongée jusqu'au fleuve.

La Nigeria septentrionale étant partagée entre les Haoussas païens et les Foulah et autres musulmans, la Nigeria méridionale appartient surtout à des tribus fétichistes, Djakris, Idjos, Ibos, Eriks, Quas, etc., encore plus ou moins cannibales. La capitale est Vieux -Calabar, la ville la plus commerçante Ida, sur le bas Niger.

La Nigeria septentrionale est gardée par une armée de 3.000 fan assins et 800 hommes d'infanterie montée, plus une police de l.OOO hommes: la Nigeria méridionale par une force de 1.250 soldats; dans les deux Nigérias, les soldats sont indigènes et les officiers anglais.

^ NiGRA (Constantin, comte), diplomate italien, né à Castellamonte. près d'Ivrée, en 1827 —Après avoir quitté l'ambassade de Londres en 1885, Nigra alla occuper celle de Vienne. Il l'a gardée jusqu'en février 1904, puis a repris sa place, depuis lors, au Sénat du

royaume. Il a employé les loisirs que lui

lafssaient ses fonctions à des travaux

d'histoire diplomatique et de littérature /

populaire, science dans laquelle il i;i. ^p. „ ^-

autorité. »Bk ■ " ■ <^Ê '

NIHOIHAGI n. f. Nom de cymbales abronze en usage au Japon : Les mhoïua- Gis mesurent Sa centimètres de diamètre.

NlKÊ, nom grec de la déesse la Victoire.

NlKISCH [Arthur), violoniste et chef d'orchestre hongrois, né à Szent-Miklos en 1855. Elève du Conservatoire de Vienne, il était attaché comme violoniste à l'orchestre de la cour, lorsqu'on 1878, .Angelo Neumann l'engagea comme second chef d'orchestre au théâtre Nihoihagi. municipal de I^ipzig, où il se fit aussitôt remarquer par ses rares qualités dc conducteur. Il devenait premier chef de cet orchestre en 1882. et eu 1889 il abandonnait ces fonctions et partait pour l'Amérique, où il allait prendre, à Boston, la direction de l'orchestre symphonique. Pc retour en Europe en 1893, il prenait non seulement la direction de l'orchestre, mais celle de l'Opéra dc Budapest. Il restait là deux années, puis ac- ■'optaii un douîde engagement comme chef d'orchestre do la Société philharmoni((ue de Berlin et des célèbres con'^crts du Gewandhaus de Leipzig, où il déploya des qualités do premier ordre, qui mirent le comble à sa renommée. On a pu apprécier en France ces qualités. lorsque .\rthur Nikiscb. précisément avec l'orchestre pliilharmouiqnc de Berlin, donna à Paris une série dc concerts au Cirque d'hiver.

liant (rois villr^ ao f-onflaf-nt des deux

'if la rnc j^auchu du Nil, dont la population est éva-

NIDJÉ PLAMxNA — MVEME

*NlI,. — Dc[iui-> qu'ils sont les niallrps Je U vaille da

Nil, Ic^ AliL'la:^ r,;it i-ulrfi.n^ .).- <.r:.r.,.v rr-.. , ,.., .it -

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^.■aiJâ . . .......,,, -..^ .i...,,--ii-. ..- 111. ij<-i ' u'M-.-> '1 «-a'i ppr-

riiei 'j irriguer toute la \ allée du deuvc en aval de cciio l'jcaliic : et il est question d'amro part d'irriguer le Sou- ''^" ' KhariouDi, grico i un svsième de barra-

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navigable du fleuve ci. an.->i,Luc . i„

et jusqu'au pied de la seconde. ,\]y. , „

chemin de fer le trajet compris entre ... , ... 1-

lal (au-dessus dc la première cataracte;, le voyageur gagne en bateau Ouadi-Halfa, eu aval do la seconde cataracte, et reprend la voie ferrée jusqu'à Halfaya, le faubourg de Khartoum. Un autre chemin de fer, inauguré au début de 1906, conduit dc Souakim à Berber et se raccorde à la voie lerrée du Caire à Khartoum. à l kilouièiro du confluent de l'Atbara avec le .Nil, au S. de Berhcr.

NlL-SAINT-VINCENT-SAINT-MARTIN, comui. do Belgique ^prov. do Brabant 'arr. de Nivcllesji. sur roroe, affluent de la Thil; 1.250 hab. Carrières de grès.

Nineteenth Century and After (the) lie Di. ueiiviéme siècU et aprti>], importante revue jKilitiqne cl littéraire anglaise, mensuelle, fondée à Ixtndres en l'*77. et dirigée par son fondateur sir James Knoules IS70- 187"). Elle se propose d'offrir aux écrivains compétents, sous leur responsabilité et leur sigu.ilu. -■. une tribune absolument indépendante. Alfred t- vu pour

le premier numéro un sonnet d'intro ua sou-

vent des vers à la revue. Un des t- ^ princi-

paux fut Gladstone, qui y mena avec liux.t.^ .sa fameuse polémique sur la Genèse. Une autre campagne célèbre est celle qui aboutît à l'aiournement indélini du projet d'un tunnel sous la Manche (1883). Les mots du litre and Âfter y ont été ajoutés lorsqu'à commencé le xx' siècle. "^ NiON (François, comte de), littérateur français, né à Pierrefonds (Oise) en 1854. — Il a donné, depuis i9tiL Belle fleur, roman d'un comédien au xvii» siècle, et un recueil de contes, les Dames éphémères ; à quoi il convient d'ajouter un roman philosophique, Notre ctiair (1906). Pierre Berton a tire de son livre les Façades une pièce pour le Vaudeville.

Depuis décembre rj02, François de Nion est critique théâtral à t l'Echo de Paris . .

NlPHELLE (fèV) a, f. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des locustidés. créé eu 1899 pour une nouvelle espèce du sud de l'Inde. (La niphella putchra est une jolie sauterelle d'un vert tendre, finement ponctuée de roux, avec les élytres veinés de brun et bordés de blanc. Elle a été découverte à Madura.)

NiPIGON, grand lac du Canada (Onlat io), d'où sort le Aipigon, notable affluent du lac Supérieur; 950 kilomètres de côte : environ 425.000 hectares.

NIRVANINE u. f. Anesthésique local, moins violent que la cocaïne. (On l'obtient en faisant agir l'acide chloracétique sur l'éthcr d un acide aminé, en présence de pyridino et d'ozychlornre de phosphore.)

NlSHES. comm. de Belgianc (prov.

de Namur [arr. dePhilippevilleJ).sur l'Eau-Noire qai.avcc l'Kau-Blanche. forme le Viroin. tributaire de la Meuse; 1.700 hab. Mine de fer; scieries; carrière de pierre.

NrrCBÊGON. lac du Canada (Oungava), origine do Kisaisippi ou Grande Rivière, tributaire gauche de la baie d HudsûD. Environ 54.000 hectares.

NtTCHEVO, mot russe qui veut dire Ce n'est rien, et que les Russes ont sans cesse à la bouche. (On y a vu le symbole du fatalisme de la race. Bismarck, qui avait été ambassadeur à Saint-Pétersbourg, avait fait graver le mot niicheio sur une de ses bagues.)

NITOPHYLLE n. f. Algue de l'ordre des floridées. à thalle l'oliacé, plus ou moins irrégulièrement découpé, produisaui ses groupes de sporanges çà et là sur ses deux faces. (Ce genre comprend do 50 à 60 espèces vivant dans toutes les mers.)

NrVART fsaini . en lat. Xirordus. évéq' mort vers l'an 673. Il passa ses premières aL ■ic Clovis II, et fut choisi comme évètiue de i >on long épiscopat fut fécond. — Fête le !'■ t^;

*NIVELLEBCENT n. m. — Encycl. L'Associatioii sique internationale avait proposé, à la fin do xix de déterminer, dans le centre de l'Europe, un repèr mental, choisi comme réro international. Cette . avait pour but de remédier aux erreurs résultant, cv-s auon, de ce fait que chaque ["ays choisirait comme repère londamental de ^on nivellement un zéro fondé sur le niveau moyen de la mer qui le baignait: et ce niveau moven varfait assez sensiblement selon les lieux. Or. les observations poursuivies après l'adoption par la plupart des pays du médimarémètre de Charles Lallemand ont permis de constater que le niveau moyen est sensiblement le même pour toutes les mers. (V. médimarêmètrk.) U en résulte que les observations prises dans les différents pays sont généralement comparables dans des conditions très suffisantes d'exactitude.

NIVENŒ ^ni, n. f. Genre d'iridacées-aristées du Cap. La nicnie en corymbe. à fleurs bleues lon^ement tubulées et à étamines très courtes, est parfois cultivée. Ona désigné aussi seos la nom de nivenie ono douzaine d'espèces do protéacées du Cap.)

NIpbelle(^.DAl.;.

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