OVULE — OZONE
santé. II montra dans cette iû« " mi-
litaire d'une exceptionnelle •- le
sang-froid, de prudence patien i-
Icment le succès. Il concentra dabori i:!.^ ir^.^ arxxiées au N. de Liao-Yang, un peu k l'E. de la voie ferrée de Port-ArthuràMoukden, puis les porta sur le Cba-Ho, où il eut, à la fin de l'hiver, à supporter un premier retour offensif des armées russes 'bataille de Saiide|>ou). Renforcé, sur sa droite, par plusieurs divisions territoriales farméc du général Kawamoura), et sur sa gauche par l'armée du général Nogi, rendue disponible par la capitulation de Port-Arthur, il réussit, après de grands efforts, Â déloger de Moukden l'armée de Kouropatkinc et à la refouler vers Tiélinc, sans pouvoir, vu létal de fatipue de ses troupes, la poursuivre activement. Ac"' ' ■: '' n, àson retour, par do grandes démonstratic: il fut.au mois
de février 190C, relevé, sur ^.i :*.s fonctions de
général en chef de l'armée ja[io;.r: '-,■■.
OyENS (David;, peintre hollandais, né à Amsterdam en 1842, mort à Bruxelles en 1902. IL s'est acquis, en même temps que son frère Pierre Oyens, décédé en 1894, une grande réputation comme représentant l'art des petits maîtres du xviii* siècle. Ses compositions, toujours empreintes de finesse et de causticité, lui valurent une vogue prolongée on Belgique, où il s'était fixé depuis plus de trente ans. L'une de ses œuvres les plus connues, la Lecture, est au musée de Bruxelles.
Oygheh, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arr. de Thioll]), sur la Lys, tributaire do l'Escaut; 1.420 hab. Rouissage de hn ; tissus.
OZONATEUR n. m. Ap-
Fareil ser\ant à assainir air des locaux d'habitation par un dégagement permanent d'ozone formé par l'oxydation lente d'un liquide spécial au contact de l'air.
1. Sorte de lampe où l'ozone se dégage d'un brûleur incandescent.
*OZONE n. m.— ES^CTcL.
Stérilisation des eaux.
h'ozone étant an puissant agent bactéricide, on l'a appliqué industriellement à la désinfection des eaux destinées à l'alimentation des villes. A Saint-Maur, la ville de Paris a installé une usine qui peut traiter jusqu'à 200 mètres cubes d'eau par heure. L'installation électrique de l'usine comprend : une dynamo fournissant un courant alternatif à 100 périodes ; un transformateur qui porte la tension du courant à 40.000 volts, et des ozoniseurs de diverses tailles. Voici la marche de l'opération : une pompe refoule l'air ozonisé dans les stérilisateurs où circule feau à stériliser ; au sortir des stérilisateurs, l'air encore ozonisé rentre dans les ozoniseurs en traversant un séparateur et un dessiccateur. L'ozoniseur est constitué par une ange métallique fermée à ses extrémités par des fonds garnis de tubulures pour l'entrée et la sortie de l'air; le couvercle en verre porte les électrodes reliées au transformateur ; une circulation d'eau maintient la t« nu ■'■ra'-ure de l'appareil à 24*, température la plus favor ac-
tion de l'ozone. Les résultats des examen^ . 'Os
sont très satisfaisants, et la proportion dr~ . uits
par l'ozone est d'environ 99 p. lOO, dont la plupart des germes pathogènes que l'on trouve à létat permanent dans feau de rivière, entre autres lo bacille coli. La dépense nécessaire pour stériliser environ 1 mètre cube d'eau est évaluée à 1 centime 1/2, avec les appareils installés à Saint-Maur.
Oionale-iri ; 1. 1'. :r W.C; 2. Lampe hygicoique.
p. Clûm. Abréviation de para. V. i'ara, tome VI.
Pabst {Camille-Alfred), peiutrc alsacien, né à Heiteroii, près de Colmar, en 1821, mort à Paris en 1898. Elève de Charles Comte, il travailla surtout à Paris. Ses tableautins, dans lesquels il a surtout reproduit des scènes de mœurs, ont la j^râce et la naïveté de l'Alsace d'autrefois; costumes pittoresques, granules lévites à gros boutons de métal, jupes à couleurs voyantes, amusent et charment
10 regard : tes Aiguilles {au musée de Strasbourg) ; Lettre de France (1873) ; Femme alsacienne (1875) ; /'.Alsacienne à Paris (1880); etc.
Pachitch (Nicolas), homme d'Etat serbe, né en 1846.
11 acheva ses études à Zurich, et devint ingénieur. Nommé député en IK81. il organisa le parti radical à la Skoupchtina.
En 1883, à la suite de l'insurrection dite du « Timok », il dut s'enfuir à l'étranger et fut condamné à mort par contumace.
Amnistié en lïi89, il.loviht bientôt président de ta Skoupchtina et, do 1891 à 1802, président du conseil, puis ministre de Serbie à Pétersbourg (Igit3-18*4). En 1899, à la suite du procès de haute trahison intenté au parti radical, il fut condamné à (luinze ans do prison, puis gracié. En 190t, il prit le portefeuille des affaires étrangères dans lo cabinet Grouitch, et, on 1906. il constitua un mioislèro lihéral.
PACHYLÉMURIENS (Ai, ri-i;i) n. m. pi. Paléoht.fironpedc mam- Pachitch.
mifôres lémurinns. r/Miondantâla
sous-faniillo des adapinés. (Certains naturalistes ont fait des pachvlémunens une famille dite dcs/émwridéa.) — Un
PACHTLBUURIRN.
PAGHTNOLOPHE (^i) n. m. Paléont. Cenre de mammifères périsso.tanvlos. de la famille des paléothériidés, comptant une vingtaine d'espèces, fossiles dans le tertiaire dEuropo. (Les pach vnolopho8 appartiennent à la sous- famille dos anthracothériinés; c'étaient des ani-
maux herbivores, de taille médiocre, à (juatre doigts, à canines très développées. Tous ont vécu à l'époque éocène en France [pachynolophns parvulus], en Suisse [pachynolophus minimus], etc.)
PACHYNOSE {ki — du gr. pakfius, épais) n. f. Biol. Réaction élémentaire à une excitation qui se traduit par un épaississement de la membrane protoplasmiquo ou du prolongement pseudopodique.
— Pathol. Kpaississemeut do la peau ou du tégument, d'origine morbi<le.
PAGBTSALPINGITC (ki — du gr. pakhus. épais, et de snipintjile] n. f. Salpingite chronique avec prolitération du tissu conjonctif et iiypertrophie des trompes.
PACHYUBOMYS [ki. misft) n. m. Genre de mammifères
rongiMirs. de la sous-famillo des gerbillinés. comptant dt^ux pères propres
l'Afrique. 'Les paohyuromys sont des petits animaux voisins des mériones. qui vivent dans les terrains désertiques du Sahara algérien [pncliiiurotnifs Dupvosi], et de l'Afrique australe
[ pnrfn/iiromys auri- ^^, ,.,. .^'*«"
cularis''.) -~ —
PACHYVAGI- Pachyuromys.
NITE {kt — du gr. pakhus, épais, et do vaginite) n. f. Vaginite qui s'obsor^'o pendant la grossesse, et qui se caractérise par l'hypertrophie des papilles de la muqueuse.
PACIFISME ifîssm'} m. n. Doctrine, tendances politiques des pacifistes.
— Kncycl. L'idée que la suppression de la guerre entre tous les peujdes doit être poursuivie comme un progrès de l'humanité, et que par conséquent l'éUil social où lo pacifisme régnerait serait un éiat supérieur, n'est point iiriuvelle. Sans parler des tentatives utopiquos, dont il a déjà été question dans ce diciionnaire au mot Paix uiiircrsclle . Auguste Comte a formulé et la nécessité de'la guerre comme élément de progrès — pour les régimes antérieurs — ot la nécessité du pacifisme pour les régimes
à venir. En fait, il serait aisé deial.lir. en montrant par le rapprochement de dates précises. (|ue les lont;ucs paix se font de plus en plus fréquentes. Quoi qu'il en soit, un groupe de pacifistes éminems se sont donné pour tâche d" " organiser la paix ». Frédéric Passy, Charles Ricliei, d'Estournelles de Constant, en Krancf"; le comte Albert Appunyi, en Hongrie; la baronne de Su i mer, en Autriche; Elie Ducommun à Berne ; d'autres encore : liernaert, Vandrrvelde, Bjdrnson, Novikov. Tolstoï. Carnegie, Stead. Cremer, collaborent activement au niûu\ emcnt d'opinion d où est sortie la « cour permanienie d arliitrage de La Haye ■, organe international dont le foncilonnement a
germis d'éviter des conflits armés et drn apaiser d'autres. ans le monde entier, des iiistitutionN pacifistes ont surgi. Les plus connues en France sont : l'Union iuterparlementaire pour l'arbitrage iniernaiional et la paix ((ondée en I8SS); la Société franc-nsf pour l'arbitrage international du familistère de Gmse ; la Fédération internationale de l'arbitrage et de la paix; l'Association de la paix par le droit. Il existe d'ailleurs des sociétés de la paix dans toutes les grandes villes du monde. V. i*.\i\ (conférence et congrès de la).
PACIFISTE [fisse — de pacifier) n. et adj. Partisan de la |>;iix entre les Etats, il Adj. Qui s"ein|doie à faire régner la p;iix et ;\ faire résoudre par l'arbitrage les conflits inleniationaux : ftoctrincs PACiriSTKS. Congrès pacikistk.
PACIGÉRANT, E (du lat . pax. paix, et genre, porter! adj. iVstiné ii faire, à assurer la paix; qui cause, qui entraîne la paix : Alliance pacic.ébantk
PaCINI (Kmilien), librettiste français, d'origine italienne, néon 1810, mort à Neuilly en 1898. Il fut chef de bureau au ministère des beaux-àris et de la maison de Napoléon HI, et censeur des théâtres. Ami do Kossini, il avait écrit les paroles do la cantate composée par l'illustro musicien pour l'Exposition universelle de isro (Paris). On lui doit en outre plusieurs livrets d'opéras : ceux du Frei/sc/iiit:. du Trouvère, de Picrrt de AJédici'i, ce dernier en collaboration avec le prince PonlatowskI. *PacTOLE, fleuve de l'ancienne Lydie. — Archéol. La vallée du Pactole renfermait autrefois de grandes mines dor, qui enrichissaient les rois de Lydie. Des ingénieurs de Smyrne ont retrouvé l'emplacement de ces mines, à quelque distance du Pactole, sur le mont Tmolos. Ils y
ont relevé dos traces certaines de l'exploitation antiqnenotamment les suhstruotions do plusieurs bàiimonis, ateliers, mapsins ou lot;oments pour les ouvriers ; un conduit c|ui se déversait dans un affluent du Pactole, ot dont les eaux servaient sans doute au lavage de l'or, etc.
Padoue (rack de), raco do gallinacés originaire sans doute du Brabant (malgré son nom), car elle était totaloment inconnue en Italie alors que très répandue dijà on Hollande. * ■'
— Encvcl. La race de Padoue, malgré dos nualités sérieuses, est surtout estimée pour la beauté de sa livrée II on existe dill'érentos variétés: argentée (à plumes blanches bordées do noir), dorée (à plumes brun rouge liséréos do noir), chamois, blanche, noire, coucou, hermine (plumes blanches mouchetées de noir vers l'extrémité). Toutes possèdent les caractères généraux suivants : chez lo coq : tûto grosso et courle, bec court et de couleur foncée.
Coq et poulos de P.-iU.dio.
crête rudimentaire et peu visible, mais huppe volumineuse qui recouvre toute la tête, cache les yeux ot se compose de plumes longues et fines, foncées aux extrémités et claires au milieu; pas de barbillons, des oreillons petitsdes favoris et une cravate en plumes longues et minces' un corps bien développé, sur des pattes do movenno longueur et d uu bleu ardoise ; un camail très fourni et composé de plumes analogues à celles de la huppe ; plastron dun bel cfl^et; enfin queuo abondamment pourvue do plumes longues et larges, bien recourbées, claires, lisérées de noir.. Chez la poule, la huppe est moins retombante, plus arrondie, car les plumes qui la composent sont courtes et drues ; les rectrices sont presque verticales et d'un effet très gracieux ; les autres caractères sont les mêmes.
Recherchées pour les poulaillers d'agrément, les volailles de Padoue supportent bien la captivité en parquets • douces et sociables, bonnes pondeuses, les poules couvent rarement et leurs poussins sont plutôt délicats ; mais la chair des poulets est d'excellente qualité.
Pael ou Paal, comm. de Belgique (prov. de Limhourg farr. de Hassellj:, non loin de la Swarte, tributaire de 1 Ks.-aut, par le Demer ot le Riipel; 2.573 hab.
Pagnoul (Aimé), agronome et chimiste français, né en 1SS2. .\ncien professeur do physique et chimie à Arras, organisateur en 1869 et directeur jusqu'en isgg de la . Station agronomique du Pas-de-Calais «, il est l'auteur do nombreux travaux de chimie agricole, dont les résultats ont été consignés dans les .< Bulletins de la station . et dans les . Annales agronomiques de Dehérain ... Outre des recherches sur l'humiditédu sol, sur la fixation directe de 1 azote aérien par la terre, sur quelques-unes des transformations salines qui s'opèrent dans le sol, sur la destruction des hannetons, sur l'analyse des beurres, sur jépuration des eaux résiduaires, sur l'assimilabilité do 1 a/ote des engrais, ainsi qu'une étude chimique très complète des eaux du Pas-de-Calais, ses travaux sont relatifs pour la plupart aux conditions de végétation de quelquesunes dos principales plantes cultivées au nord de la France, comme la pomme do terre, le blé, l'œillette, le trèfle incarnat et surtout la betterave 4 sucre. Il a été élu, en 1894, membre correspondant de l'Académie des sciences. PAGOSCOPE (ghoss — du gr. fagos, gelée, et skopein, examiner) o. m. Appareil indicateur des gelées. V. uei.ke. PAÏ n. m. En Russie, Nom donné au lot de terre affecté particulièrement à chaque cosaque, et dont l'étendue varie avec son grade et ses services.
Paillasse {I PaijUacci), drame lyrique en deux actes, paroles et musique do Leoncavallo, représenlé pour la première fois au théâtre dal "Vernie à Milan, le 21 mai 1892, et, en France, à l'Opéra, le n décembre 1902, sur la traduction française de Crosti. — Le sujet rappelle celui ou'avaient traité, en IS87, Paul Ferricr et Catulle Mondes dans la Fille de Tabarin. Nedda, femme du baladin Canio est courtisée par le pitre Tonio, qu'elle dédaigne ; mais elle cède au jeune paysan calabrais Silvio. Méprisé, Tonio dénonce l'adultère au mari. Sur les tréteaux, sous le costume do Pierrot, Canio, torturé parla jalousie, interroge sa femme, qui sous le costume de Colombine, se moque de sa colère. Canio lui plante un couteau dans la poitrine, et tue Silvio, accouru pour la défendre. Un prologue explique que le théâtre est l'image de la vie.
L'œuvre de Leoncavallo a obtenu un réel succès. Si l'on peut y critiquer une facilité excessive, la recherche à tout prix de l'efl'et à produire, la brutalité et parfois la vulgarité des moyens, il faut y reconnaître l'unité d'inspiration du texte et de la musique, le relief et l'emportement do vie et de passion. Citons, au premier acte, un chœur de peuple à deux-quatre, un autre chœur avec cloches et pifferari, la valse chantée par Nedda, le duo d'amour entre Nedda et Sylvio ; — le second, qui met en scène la pièce jouée sur les tréteaux, est traité comme une pantomime, et rvthmé en menuet, gavotte, etc. ; il faut y noter une ag'réable sérénade en la mineur, chantée dans la coulisse.
PAIL-MEL (abréviation des mots paille et mélasse) Tt. ra. Nom donné au mélange de 70 p. 100 de mélasse avec 30 p. 100 de paille hachée, qui a été préconisé pour l'alimentation du bétail. V. MÉLASSE.
Painlevé (Paul), mathématicien français, né à Paris en 1S03. Il entra à l'Ecole normale supérieure en 1883, on
SUPPL
Painlevé.
sortit en 1S86, et fut envoyéon mission en Allemagtic(i886- 1N87J. Docteur es sciences on 1«87, il fut chargé du cours do mécanique rationnelle à la faculté des sciences do Lille (1887-1892), puis devint mallre do conférences de mathématiques i Pans (1892) et, successivement, professeur adjoint (1895), maître do conférences & l'Ecole normale supérieure (1897), professeur do la chaire do mathématiques générales (1903). L'Académio des sciences lui décerna eu 1890 le grand prix dos sciences mathématiques. Il a publié ù part : Leçons sur le frottement (cours professé a la Sorboono, 1895). Il a été élu membre de l'Académie des scionces en 1900, en renijilacement do Darboux, élu secrétaire perpétuel.
Les travaux do Painlevé se rapportent aux courbes et surfaces algébriques, aux équations dill'érentiellcs, aux intégrales do la dynamique, aux lois du frottement, à l'application de la théorie des groupes continus à celle des fonctions, à l'inversion des systèmes de difi'érentielles totales, aux mouvements et trajectoires réels des systèmes, aux fonctions elliptiques, etc. Ces mémoires figurent presque tous dans les .Comptes rendus do l'Académie des sciences, ou le ' Bulletin de la Société mathéniati,|uc de Franco. ..
PAINTÉRITE [pin) n. f. Substance minérale, voisine do
la verniiculite.
^,*.^ t?'-), [" '" P^s "], journal quotidien espagnol, tonde à Madrid, en 188C, pour soutenir les idées républicaines et les ort'orts vers le progrès social, dans le sens anticlérical. Il a quatre éditions par jour.
PAISANITE (pé) n. f. Roche éruptivc, appartenant à la 1,-imille des granités. (C'est une liparite à rebeckite.)
Paix (conférences et CONGBiîS DE LA). Dès 1847, il se fondait à Londres une « Société des amis de la paix ., (jui avait pour but d'organiser des congrès internationaux, destinés à propager le principe de la paix universelle. Ces congrès se tinrent successivement a Londres (1817) à Bruxelles (1848), à Paris, sous la présidence do V. Hugo (1819), à 1-rancfort (1850) et de nouveau à Londres (I85lj. Depuis, il s'en est tenu plusieurs, à intervalles plus ou moins réguliers, dans diverses villes, sous les auspices de cette société ot d'autres ayant le même but, comme la /Adue internationale de ta paix, ot grâce à l'initiative d'hommes comme Frédéric Passy, H. Dunant.W.Th. Stead, Beernaert,etc.
On peut citer, parmi les dIus importantes de ces réunions.îo «Congrès interparlementaire de l'arbitrage et de la paix » qui s'ouvrit à Bruxelles lo 7 août 1897, et le '« Congrès universel de la paix »
tenu à Hambourg du 12 au 16 août de la même année.
Les gouvernements ne restaient pas étrangers à ces préoccupations de désarmement et de paix garantie par l'arbitrage ou par des conventions internationales.
En I8G3, Napoléon IIl manifesta l'intention d'inviter les puissances à un congrès oit elles examineraient les questions en litige entre elles ; mais les puissances ne montrèrent aucun empressement à
souscrire à ce projet. Cette idée fut reprise par le tsar Nicolas II. Le 12 août 1898, il proposait à tous les gouvernements accrédités auprès de lui la réunion dune conférence qui rechercherait les moyens de mettre un terme au régime des armements à outrance et au danger continuel de guerre qu'ort're la paix armée. La conférence se réunit 4 La Haye, dans une résidence royale appelée la Maison du /lois, et s'ouvrit le 18 mai 1899. Vingt nations européennes y étaient représentées; on y remarquait aussi les envoyés des Etats-Unis, du Mexique, du Siam, de la Perse, de la Chine ot du Japon. L'Angleterre d'un cété et l'Italie de l'autre s'étaient opposées à ce que le ïransvaal et le pape y fussent conviés. La France y était représentée par Léon Bourgeois, Biliourd, d'Estournelles de Constant, l'amiral Péphan, le général Monnier et le professeur Louis Renault. La présidence tut dévolue à 1 ambassadeur russe à Londres, de Staal, et la vice-présidence à un délégué hollandais. Van Karnebeck. Les délibérations eurent lieu en français. La conférence se divisa en trois commissions : la première, sous la présidence du Belge Beernaert, eut 4 s'occuper de la limitation des armements; la seconde, présidée par le Russe de Martens, étudia la réglementation des lois de la guerre (Croix-Rouge et conférence de Bru.xelles, 1874); 4 la troisième échut la question do l'arbitrage, avec Léon Bourgeois pour président. Le 29 juillet 1.S99, la conférence clôtura ses travaux par un acte qui comprend trois conventions, trois déclarations, une résolution et six vœux dont voici le résumé. Trois conrentions : 1* Pour le règlement pacifique des conflits internationaux: les puissan'î'es en dé.saccord auront recours, « autant que les circonstances le permettront », aux bons offices ou 4 la médiation d'une ou de plusieurs puissances amies. Il sera organisé une cour permanente d'arbitrage, dont la procétlure est déterminée, et un bureau international siégeant à La Haye: 2" Lois et coutumes de la guerre sur terre; assimilation des milices et corps de^ volontaires aux troupes régulières pour les lois, droits et devoirs de la guerre; interdiction du bombardement des villes et demeures sans défense, et du pillage dans tous les cas; interdiction d'infliger des peines collectives au.x populations; règlement des contributions et réquisitions; 3" Adaptation 4 la guerre maritime des principes de la convention de Genève du 22 août 1864. — Trois déclarations limitant ou interdisant l'emploi de certains projectiles et explosifs et des gaz asphyxiants ou délétères. — Hèsolution : « La limitation des charges militaires est grandement désirable pour l'accroissement du bien-être