PANAMA
Le Petit Palais n'a qu'un roz-do-cliausséo, d'ailleurs très surélevé ; on y accède par un largo escalier. La porte, aux monumentales ferruios, est couronnée par une grande composition sculptée, duo au ciseau d'injalbert. Pendant l'Exposition de laoû, lo Petit Palais reçut les collections de l'Art rétrospectif {du moyen iigeau xvm* s.). Il abrita alors des merveilles sans prix, et un catalogue officiel a consacré lo souvenir do cette réunion unique. Après la dispersion de ces collections, le Polit Palais fut remis à la Ville de Paris, qui, voulant lui conserver une destination artistique , le fit approprier en vue de recevoir les richesses d'art qu'elle était obligée de répartir jusque-là dans divers dépôts, ou celles qui lui seraient léguées. Lo legs de la magnifique collection Dutuit vint à point pour lui permettre d'inaugurer avec éclat son nouveau plan. Bientôt, les donations se succédèrent et, Auu musée général de peinture moderne, vinrent s'ajouter des salies spéciales, consacrées à un artiste ou à telle industrie d'art. Le Petit Palais tend donc, à cette heure, à présenter une série de petits musées spéciaux, enfermés dans un grand.
Parmi les salles de ce genre, il faut mentionner la salle de la Manufacture de Sèvres, la salle Carriès, la salle Dalou, la salle Puvis de Chavannes,\a salle 2'îem, la salle Henner.
La salle de Sèvres ofl"re un choix de ses produits céramiques, biscuits ou flammés; la salle CaiTiès contient les échantillons les plus précieux des études du maître; la salle Puvis de Chainmnes expose, avec des toiles du maître, un lot important de ses dessins et études à la sanguine ; la salle Ziem étale cinquante-six tableaux du peintre de Venise, soixante-quatorze études peintes, quarante et une aquarelles et des albums précieux; la salle Dalou contient ses maquettes faites à Londres après 1870, ses ébauches, ses projets de monuments (celui, notamment, de la place de la Nation); enfin, la salle Eenner présente les plus beaux spécimens des manières successives du maître.
Palais ou PalladE (saint), en latin Palladius, évoque de Saintes, mort vers la fin du vi" siècle. Issu d'une très noble famille, il fut élevé sur le siège de Saintes en 573. Il assista au concile de Paris en 576 et à celui de Mâcon en 585. Il eut des démêlés avec le roi Contran et fut accusé à tort d'avoir favorisé les desseins de Frédégonde contre ce prince. — Fête le 7 octobre.
PALAQUE {lak^ ou PALAQUIUM {la-ku-i-om) n. m. Genre de sapotacées qui fournissent la gutta-percha.
— Encycl, Les pataquès sont des arbres à feuilles simples, alternes, coriaces, couvertes d'un duvet roussâtre sur la face inférieure ; ils sont caractérisés par leurs fleurs hexamères avec deux verticilles d'étamines, et par leurs graines dépourvues d'albumen.
Les 50 espèces de ce genre sont propres aux Indes néerlandaises.
L'importance économique des palaques est considérable, car ce sont les principaux producteurs de gutta-percha. Le latex des autres « plantes à gutta " sert plutôt à falsifier la gutta des palaques : c'est notamment le cas de la balata, que les Chinois font venir de la Gu^'ane pour mélanger au produit malais. Une exploitation déraisonnée a dépeuplé en vingt ans plus de quatre millions d'hectares de forêts. A l'heure actuelle, tous les palaques situés dans des régions facilement accessibles ont été détruits. Les principales espèces de palaques sont : \epalaque de Bornéo, le palaque de Treub, lo palaque à feuilles oblongueSj le palaque pauciflore, le palaque lancéolé, etc. Le palaque gutta a été complètement détruit et n'existe plus qu'à l'état do spécimens dans quelques jardins botaniques.
Palasia, planète télescopique n" 415, découverte en 1896 par Max Wolf.
*PALATIAL, E, AUX adj . — Qui ressemble à un palais : C'était une grande bâtisse I'ALatiale, pour employer le vocabulaire barbare d'aujourd'hui. (P. Bourget.)
PALATO-MYOGRAPHE n. m. Appareil destiné à inscrire les mouvements du voile du palais, et qui se compose essentiellement d'une tigo dont une extrémité appuie sur le voile du palais pendant que l'autre actionne un levier qui inscrit sur un cvlindre enregistreur la courbe décrite pendant l'émission des sons, la déglutition, etc.
PALÉARCTIQUE (tik' — du gr. palaios, ancien, ©t do arctique) atlj. Se dit de la région arctique de l'ancien nion-Jo : La faune paléakctique.
PALËMONOPSIDE n. m. Genre de crustacés décapoiles macroures, do ta famille des carididés, créé en 1901 pour dos formes nouvelles découvertes dans les parages de la Nouvelle-Guinée. (Lo palsemonopsisWi/llei^àes côtes do la NouvoIlo-Breto^ne, est le type de ces grandes crevettes mannes, voisines des palémons.)
Paléographie musicale (la), publication fondée en i8SS par dom Mocquercau, en vue de la restitution
et do la restauration du plaln-chant du moyen âge. V. Moc(;i;ERiiAU.
Paliseul, comm. do Belgique (prov. de Luxembourg farroiid. de Neufchâteau]}, sur le Paliseul, tributaire de la Meuso par la Lesse et l'Our ; 1.200 hab.
Palizzi iFilippo), peintre italien, né à Vasto (Abruzze Citérieure) en isio, mort à Naples on 1899. Il appartenait à une famille dartistos et montra, dès sou enlance, de
Palaque.
Le Petit Palais.
grandes dispositions artistiques, qu'encouragea son frère aîné Giuseppe (v. t. VI), déjà peintre lui-même. S'étant rendu à Naples, il y fit preuve, comme impressionniste, d'un talent robuste et personnel. Un de ses tableaux, Après le déluge (Pinacothèque royale de Capodimonte, à Naples), eut un succès européen, il fut surtout un animalier hors pair, mais il traita aussi la peinture d'histoire (^e Prince Amédée blessé à Custozza); il a fait également beaucoup de portraits, et, quelque temps avant sa mort, il termina, malgré son grand âge, un grand tableau religieux, Saint Jean, qui orne aujourd'hui la cathédrale de Vasto, sa ville natale. Palizzi était président de l'Institut napolitaindes beaux-arts. *Pallez (Lucien), sculpteur français, né à Paris en 1853. — Il a envové au Salon : le Gué. groupe plâtre (1903); S. M. la reine d'Italie, buste plâtre (190^); les bustes de G. Syveton et de Marcel Haberî (1905) ; les bustes de Maurice Barrés et de Paul Meurice (1906). Il est attaché au musée Victor-Hugo.
PallMallGazette(THB)[pron.7)e/ZmeW],journaldusoir, quotidien, politique et littéraire, fondé à Londres en 1S65 par George Smith. Le titre en avait été pris dans le roman de Thackeray intitulé Pendeunis et écrit en 1849. Il eut pour premier rédacteur en chef James Greenwood, et fut alors un organe du libéralisme impérial. Mais la « Gazette» ayant été achetée par Yates Thompson, la rédaction en chef en fut confiée à John Morley, qui soutint les opinions du parti radical. Il fut remplacé au bout de trois ans par W. T. Stead, avec Alfred Milner (lord Milner depuis 1902) pour secrétaire. La " Gazette » adopta alors les procédés et le ton du journalisme américain et inaugura dans la presse anglaise la pratique de rmierviez^'^ en même temps qu elle traitait les questions du jour avec une telle violence de langage et des attaques personnelles si offensantes, que W. T. Stead fut poursuivi et condamné à l'emprisonnement (1885). Lorsqu'il se retira, il eut pour successeur E. T. Cook (1889). En 1S92, William "^;\^alford Aster acheta la n Pall Mail Gazette », et lui donna pour rédacteur en chef H. J. C. Cust (1892-1896), avec lequel elle revint au parti conservateur. Elle est restée depuis un organe unioniste indépendant, sous la direction de sir Douglas Straight.
PALLOGRAPHE (du gr. pallein, secouer, et graphein, écrire) n. m. Appareil inventé par un ingénieur allemand pour déterminer les vibrations des bateaux à vapeur.
— Enctcl. On sait que sur les grands paquebots dont les vitesses dépassent souvent 20 nœuds, les vibrations de la coque deviennent extrêmement gênantes. Le pallographe permettant l'observation et l'étude absolue des vibrations, on peut en déterminer les causes,ety remédier en partie par des modifications apportées au dispositif des machines soitverticales, soit rotatives. L'enregistrement des vibrations est obtenu par deux plumes en acier qui glissent sur une bande do papier déroulée par un mouvement d'horlogerie. De plus, chaque machine du navire est reliée électriquement à une plume spéciale indépendante, qui donne l'instant précis d'une position déterminée do la bielle ; on obtient ainsi des diagrammes fournissant toutes les données nécessaires à la détermination de l'amplitude des vibrations dans chaque sens, avec leur maximum et leur minimum périodiques.
Palmer (archii'rl dk) ou archipel de Dirck
Gherrits, archipel antarctique, découvert en janvier 1808 par la Belgica au sud do l'Amérique, entre 64* et 65"* de latitude S. et par 65' de longitude 0. de Paris. Les principales îles de cet archipel, séparé de la Terre de Danco par le détroit do Gerlache, sont les îles Wiencke, Anvers, Hrabant, Gand et Liège.
PALMO-PLANTAIRE [ter') adj. Méd. Signe palmo-planiaire. Signe que l on observe dans certaines maladies fébriles ou infections graves, comme la fièvre typhoïde, lo rhumatisme articulaire aigu, la tuberculose, etc. (Il consiste on une coloration jaune spéciale do la paume des mains et de la plante dos pieds, régions qui deviennent en outre le siège d'une desquamation abondante au moment do la convalescence.) Palombine .
PALOMBINE [Ion] n. f. "• ïfy"**^*«- Genre d'orchidacéos odontoglossées. (La palombine candide est une espèce du Guatemala, parfois cultivée.)
Palustre (Léon), archéologue français, né à Saivres (Dcux-Sèvresj en 1838, mort à Tours en 1894. Après un voyage en Italie, où il étudia les monuments de l'antiquité et de la Renaissance, il produisit plusieurs ouvrages d'une érudition sûre et d'une rare sagacité de jugement. Le principal, resté incomplet, est la Benaissance en France ( 1879-1883), et dont il a donné un résumé très remarquable sous ce titre : l'Architecture de la Benaissance (1892). Citons encore ; l'Ancienne Cathédrale de Bennes (1884) ; les Sépultures de Solesmes (1886); Monographie de l'église de Saint- Clément de Tours (1887); Mélauues d'art et d'archéologie (1889); Découvertes en Berry ; l'Album de l'Exposition rétrospective de Tours, dont il avait été l'organisateur (1890).
PamEL, comm. de Belgique ^prov. de Brabant [arrond. de Bruxelles]), près de la Denare, affluent de l'Escaut ; 3.400 hab. Houblonnières.
* Pamir. —Un arrangement anglo-russe a mis fin en 1895 aux difficultés concernant la région du Pamir. Aux termes de cet arrangement, les sphères d'influence de la Grande-Bretagne et do la Russie à l'E. du lac Victoria (Zor-Koul) seront divisées par une ligne qui, partant d'un point sur lo lac près de son extrémité orientale, suit les crêtes de la chaîne de montagnes, en courant quelque peu au S. de la latitude du lac jusqu'aux passes de Bendersky et d'Orta Bel. De là, la ligne suit la même chaîne de montagnes tant qu'elle reste au S. de la latitude dudit lac. En atteignant cette latitude, elle descend vers Kizil-Rabat sur la rivière Aksou, et do là elle se prolonge vers l'E. iusqu'à la rencontre de la frontière de Chine. S'il est établi que Kizil-Rabat se trouve au N. de la latitude du lac Victoria, la ligne de démarcation rejoindra le point convenable le plus près de la rivière Aksou au S. de cette latitude, et de là se prolongera comme il e^' dit ci-dessus. Une commission anglo-russ' chargée de préciser cette ligne et ^a configuration a terminé ses travaux ( :. juillet 1895, après avoir reconnu la fron tière nord de l'Afghanistan, depuis Zulfikar, sur le Héri-Roud, jusqu'au Pamir.
PAN n. m. Instrument chinois en bois p^n.
très dur, de o°,20 environ de long, qui sert aux veilleurs de nuit. (Quand on frappe cet instrument avec un morceau de bois dur, il produit un son qui s'entend très loin.)
PANAIETIS (na-ié-tiss) n. m. Genre de crustacés copépodes parasites, de la famille des lichomolgidés, créé en 1901 pour des formes parasites observées dans divers poissons de la Nouvelle-Guinée. (L'espèce type du genre est lepauaietis incamerata.
Panama (république nE), Etat de l'Amérique espagnole, à l'extrémité orientale de l'Amérique centrale ou Amérique isthmique. Donnant au N. sur la mer des Antilles (Atlantique), au midi sur le Pacifique, il confronte, à l'O., à la république de Costa-Rica; à l'E., à la Colombie, dont il a été détaché officiellement le 3 novembre 1903. Il a. d'O. en E., le long de la courbure qui en fait presque un S, 730 kilom. de long sur une largeur qui varie de 50 à 192, et une aire de 87.480 kilom. carrés ; on estime sa population à 400. ooo habitants. La capitale est Panama.
C'est un pays fort montagneux, beaucoup plus élevé à 10., à mesure qu'on s'approche de Costa-Rica, qu'à l'E., à proportion qu'on s'avance vers la plaine et les marais de l'Arato ; de ce cûté-ci, pas de sierra de plus de 1.500 mètres, tandis que le cerro Santiago, dans la cordillère deVeraguas, a 1.900 mètres, et le volcan de Chiriqui, cône parfait, à la frontière de l'Amérique centrale, s'élance à 3.433 mètres. Des cols très bas cassent ici, pour ainsi dire, l'épine dorsale de l'Amérique; tels le col de Tihute (146 m.), entre l'Atrato et la Tuira ; le col de Paja (120 m.) ; le col de la Culebra (87 m.), où le canal interocéanique doit passer d'une mer à l'autre.
Le pays étant fort étroit, il ne s'y peut développer de vrais fleuves. Sur le littoral -^e la" mer des Antilies, la république possède le golfe de San Blas, qui fait face à la moindre largeur de tout l'isthme, et la superbe baie de l'Almirante . terminée par la lagune de Chiriqui; sur le rivage du Pacifique, le profond
folfe de Panama n"a pas moins e 192 kilom. d'ouverture, de 170 d'enfoncement.
Le climat chaud, humide, tout près (un peu au N.) de l'Equateur thermique, n'est pourtant vraiment malsain que dans les fonds palustres ou au vent des marécages ; il est fort pluvieux et grande est la fécondité du pays, qui pourrait être très riche en produits tropicaux; mais la forêt y domine encore. La principale production jusqu'à ce jour est la banane, cultivée principalement autour de la lagune de Chiriqui; le pays produit aussi du café et du caoutchouc.
Les Pauamiens , mélange de blancs , de noirs, d'Indiens, parlent l'espagnol et professent le catholicisme.
— Hist. Sous le nom ^'Istmo [l'Isthme], le pays de Panama formait un département de la Colombie, lorsque, lo 3 novembre 1903, éclata un soulèvement, qui amena la formation de ce pays en Etat. D'accord avec les
Panaietis.
Drapeau de la république de Panaïua.
Armoiries de la république d.- Pan-aina.
PANAMÉRICANISME — PANIZZA
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