‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 254 sur 363 · RÉPUBLIQUE DE PAN&UA · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE DE PAN&UA

officiers <le la garDison, quelques habitants capturèrent par surprise le gouverneur colombien Obatdia et les commandants des forces militaires et navales de l'isthmo. Seule, unecaooDDiôre, le &or;o^I, Umca quelques obus sur la ville, mais elle cessa le feu devant la riposte dos forts. Le lendemain fut proclamé l'acte d'indépendance et un ministère fut constitué, ho 5 novembre, le nouveau gouvernement fit savoir au gouvernement des Etats-Unis qu'il était à môme d'assumer les cliar^os d'une puissance indépendante. 1^ C, un Français, Philippe Bunau-VariUa, était nommé ministre plénipotentiaire de la République à Washioprton ; le 13, il nu reçu par le président Roosevolt. Dès le 7, le consul des Etats-Unis était entré en relations oflîcielles avec le gouvernement de Panama.

Cette révolution était depuis longtemps prévue, car d'incessantes rébellions attestaient, depuis un demi-siècle, l'état d'insubordination de l'isthme el la divergence do vues et de sentiments entre ce déparlement, où résident des commerçants étrangers, et la Colombie continentale, peuplée d'Inilicns et de créoles, pays arriéré, ayant à sa tète UD gouvernement militaristo et clérical. Mais, do fait, la tentative des citoyens de Panama eût été vaine sans l'appui des Etats-Unis. Lo rejet par le congrès de Bogota du traité Hay-Herran, qui devait rendre possible l'achèvement du canal, outra les Nord-Américains. Il est à remarquer que le mouvement séparatiste suivit ce vote de peu do jours. Les Etats-Uiis sont intervenus pour protéger au besoin leurs nationaux, mais si rapidement que cetie intervention semblait concertée d'avance, et ce sont eux qui ont de suite mené toutes les affaires de l'isthme. Le nouvel Etat s'empressa de déclarer qu'il respecterait les droits de la compagnie française do Panama et la France le reconnut le 18 novembre; les autres puissances firent de môme.

Dès le 18 novembre, un traité signé entre la république de Panama et les Etats-Unis par Hay et Buuau-Varilla, consacra la mainmise des Etats-Unis sur lo canal de Panama. Les Etats-Unis garantissent l'indépendance do la République, et moyennant une somme do 10 millions de dollars et une rente annuelle de 250.000 dollars, ils obtiennent ToccupatioD et l'exploitation à perpétuité du canal et des territoires qui en dépendent, y compris les îles qui se trouvent dans le port de Panama, avec les mêmes pouvoirs que s'ils étaient réellement souverains sur ces zones terrestres et maritimes. Panama renonçant A l'exercice de ces pouvoirs. Le traité fut ratiûé â Panama lo 2 décembre 1903 et à Washington lo 23 février 190-4.

Une convention nationale constituante rédigea une constitution qui fut mise en vigueur le 15 février 1904. Le premier président élu fut le D' Manuel Amador Guorroro. 1*0 territoire a été divisé en sept provinces : Bocas del Toro, Codé, Colon, Chiriqui, Los Santés, Panama, Veraguas. — La capitale est Panama.

^PANAMÉRIGANISBdE n. m. — Enctcl. Le panaméricanisme procède de l'interprétation exteusive de la doctrine américaine de Monroo. Il indique une tendance à l'union des républiques américaines, sous l'hégémonie des Etats- Unis, dans les ditTérends que l'une ou l'autre d'entre elles peuvent avoir avec des Etats européens. En pratique, le panaméricanisme aboutirait à la rivalité, sinon à l'hostilité entre le nouveau et l'ancien continent.

Le premier congrès international américain (on panaroéricaia) se tint à 'Washington en 18S9 et 1S90 ; il avait pour programme de « discuter et recommander à l'adoption des gouvernements respectifs quelque plan d'arbitrage pour le règlement des différends et désaccords qui pourraient dorénavant s'élever entre eux et pour examiner les questions relatives à l'amélioration des rapports d'affaires et aux moyens de communications directes entre lesdits pays, d'encourager des relations commerciales réciproques qui seraient profitables à tous et d'assurer des marchés plus étendus aux produits de chacun desdits pays ». Le résultat de cette première conférence fut la création d'une association qui prit pour titre « Union internationale des républiques américaines». Cette union, représentée à "Washington par un comité exécutif placé sous la direction du secrétaire d'Etat des Etats-Unis et formant le bureau commercial des républiques américaines, était constituée pour dix ans.

Le 5 décembre 1399, lo président Mac Kinley proposait la réunion d'une seconde conférence qui s'assembla à ^Io^ioo le 22 octobre 1902 et décida d'adhérer, au nom des républiques américaines, à la convention de La Hayo du 29 juillet 1399 pour la solution pacifique des différends internationaux: de signer un traite d'arbitrage obligatoire ; de favoriser la construction du chemin de fer panaméricain ; de Convoquer un congrès international des douanes en vue de faciliter les relatious commerciales entre Etats améri-

cains, etc., etc. Une troisième conférence devait avoir lieu avant l'expiration do cinq années, ù moins que. cette échéance venue, un ajournement ne parût désirable.

Le 29 décembre 1904, les Pliats-Unis, à la demande des cabinets do Berlin et de Rome, s'entremettaient auprès du dictateur du Venezuela, en vue du règlement des difficultés pendantes. En réclamant ainsi l'inter\'ention du cabinet de Washington, les deux chancelleries faisaient acte de pleine adhésion à la doctrino de Monroe, telle que lavait exposée, en l'élargissant, le président Roosevelt et que l'avait précisée dans un récent discours l'ancien ministre Root, confident du président. Root avait dit que, dorénavant, les Etats-Unis ne permettraient à aucune puissance européenne de prendre pied sur le sol d'une république américaine quelconque. Les Etats-Unis n'entendaient pas encourager la mauvaise foi do telle ou telle république en la garantissant contre des représailles légitimes, mais ils ne permettraient pas à ces républiques de s'y exposer et do les provoquer. Us s'attribuaient donc sur tout le continent américain, et spécialement sur les Etats du Centre-Amérique, un droit de haute surveillance.

Dans son message du 5 décembre l9oc au Congrès de Washington, lo président Roosevelt a précisé encore ses idées. La protection des Etats-Unis sur les autres républiques américaines, et notamment du Centre-Amérique. doit être effective, jusqu'à intervenir dans le règlement des difficultés politiques ou financières dos puissances européennes avec ces repu blîques, jusqu'à constituer le cabinet de Washington juge du bien-fondé des réclamations de ces puissances.

En mars 1906, lo comité exécutif du Bureau panaméricain de Washington décidait do convoquer la troisième conférence à Rio-Janeiro pour le mois de juillet do la même année. Le mois suivant, le secrétaire d'Etat, Root, partait pour la capitale du Brésil, afin de préparer les voies. En rédigeant le programme préparatoire, le comité a e?q)rimé l'avis que la question de l'arnitrage sur les différenas pouvant surgir entre les républiques latines de l'Amérique du Sud ne fût pas discutée au Congrès, mais réservée à la cour do La Haye. Ce nouveau Congrès s'est réuni, le 23 juillet 1906, pour terminer ses travaux à la fin du mois d'août. II a envoyé une adresse de félicitations aux présidents Roosevelt et Porfirio Diaz pour leur heureuse médiation dans r.Vmérique centrale, mais les questions d'intérêt général soulevées n'ont reçu aucune solution sensationnelle. Toutefois, on a pu noter, au moment du Congrès, une tendance du Brésil ù abaisser ses droits de douane sur les Mes, farines et céréales diverses en provenance des Etats-Unis, mesures dont l'annonce a sotilevé de vives protostations dans les journaux allemands et ai^entins. Il a été décidé que le prochain Congrès panaméricain se tiendrait dans le courant do 1908, à Buenos- Ayres.

PanamicN, ENNE (mi'in. en') n. Qui habite Panama, ou qui est originaire do Panama : Les Panamiens.

— Adjectiv : Femme panamirnnk.

*Panas (Photinos), médecin français d'origine grecque, né à Céphalonie on IS32. — Il est mort à Paris en 1903.

PANASIATISBIE {tissm'— du gr. pan, tout, et do Asie) n. m.

bysiéme politi^iue dont l'objet serait de réunir en un même organisme tous les peuplcsasiatiquos en les affranchissant de la domination européenne : Le PANASIATISME japonais.

Pancrace (saint), en lat.

Pancratitis, neveu du martyr saint Denis, mort lui-même pour la foi à Rome, durant la persécution do Dioclétien, en 304. U n'avait pas quatorze ans.

On voit par Grégoire de Tours qu'il était fort vénéré en Franco.

— Fêle lo 12 mai.

PanDO ^José-Manue^.cénéral. président de la répulilique Pando.

de Bolivie, né à La Pa2 en ISâi.

Elu président par le vote unanime de la Convention nationale réunie à Oruro en 1899. il établit en Bolivie le système do la liberté la plus complète. Un mouvement séparatiste ayant éclaté dans le territoire de l'Acre, il se mit à la tète d'une armée pour aller combattre les révolutionnaires. contre lesquels il soutint avec une grande énergie une longue campagne. Cependant les chancelleries de La Paz et de Rio - Janeiro signèrent un modus vivendi qtii ter-

mina la lutte. Le général Pando a fait exécuter la construction du chemin do fer do Huaqui à La Paz. Dauiro part, il a contribué an développement de l'instruction publique, à la réorgani-^ation de l'armée et à l'amélioration des finances publiques. Sa présidence a pris fin en 1904.

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que l'on constate ctiezceriamsleucoc-

PANGANI, ville de l'Afrique orieii-:alloman<k'. chef-liou du district du menuiium, f>ur le Pangani ; 4.r)ipO hab.

PANGTSE ERH HOU KZN n. m. Violon chinois, monté do deux cordes de soie, ill se distinguo dos autres instruments analogues, fort nombreux en Chine, en co que la table d'harmonie est en bois, et le manche très court, alors que les autres ont généralement le manche long, et la ta- Ide faite de peau de serpent.)

PANISLAMISME 'nisslamissm' — du gr. pan, tout, et de islamisme) n. m. Système politique dont l'objet' serait de réunir en un même organisme tous les peuples de l'islam CQ les affranchissant do la domination européenne.

— Enctcl. Au cours des dernières années qui viennent de s'écouler, on a pu constater, sur un certain nombre de points du monde musulman, un renouveau dévie religieuse et surtout des essais isolés d'agitation politique tendant à secouer la domination européenne là où elle s'étend ou veut s'étendre sur des populations soumises au Coran. C'est ainsi que la France a eu à compter, dans les territoires du Sud-Algérien, avec l'hostilité des marabouts, et que la politique algérienne doit toujours envisager l'éventualité d'un soulèvement général des musulmans. La doctrine musulmane continue d'ailleurs à s'étendre dans l'Afrique centrale, autour du Tchad, dans la région de Zinder. où ont eu lieu, vers les mois de juin, juillet et août i90G.des incidents assez significatifs : meurtres d'officiers, attaques de missions françaises ou anglaises, etc. Mais cest surtout en fc^g^-pte que la propagande musulmane a été active, et qu'elle a ou pour résiutat de créer de sérieux embarras à la politique anglaise. Au nionicnt où s'est produit l'incident de Tabah (v. ce mot . lord Cromer n'a pas hésité à déclarer que l'apparition de troupes turques sur co point aurait immédiatement provoqué an soulèvement général des rausnlmans de l'Egvpte. Les Anglais, qui ont fait des etforts considérables êi souvent heureux pour assurer la prospérité matérielle de la vallée du Nil, n ont trouvé en retour, chez les indigènes, aucune reconnaissance ; el si la faute peut en être rejetée partiellement sur la raideur et I autoritarisme hautain des fonctionnaires britanniques, elle incombe aussi aux efforts de la nouvelle presse musulmane d'Egypte, dont les principaux organes, le • Lewa • et lo • Mohayad ». tiennent la tête, prenante Constantinople leur mot d'ordre, et comptant des abonnés en Algérie, en Ttmisie, an Maroc, au Turkestan et jusqu'aux Indes. Le ■ Lewa » est dirigé par Mustapha pacha Kamel, dans lo sens de l'action énergique, bien que son directeur prétendeque le fanatisme musulman en Egypte n'existe pas; et. au moment de l'occupation do Taban par les Anglais, le « Lewa » a mis toute son influence au ser\-ice de la politique du sultan, appelant son inten'eniion et réclamantlegouvernemeni direct de l'Egypte par lo sultan. A côté de cette influence de la presse, il ne faut pas oublier l'importante université musulmane d'El-Azar, où convergent, chaque année, des étudiants venus de tous les points du monde islamique, pour s'instruire et échanger des idées, avant de faire le pèlerinage de La Mecque et de rapporter dans lenr pays la notion d'un « plus grand islam ■ supérieur aux patries locales et surtout aux dominations étrangères. L'action de ces idées se fait peu à peu sentir dans le monde musulman de l'Egypte ou du Soudan, et s'est traduite en Egj'ple par lanaire de Denchawaï, où des paysans ont osé attaquer des oi'ficiers anglais en uniforme, sans que, d'ailleurs, le mouvement apparaisse, à l'heure présente, suffisamment généralisé et surtout coordonné pour paraître dangereux. Aux Indes, notamment, les sujets musulmans de l'Angleterre ont, au cours de 1906, de la manière la plus nette, affirmé leur loyalisme.

Panizza (Oscar), écrivain satirique allemand, né en 1S53, à Kissingen, d'une \-ieille famille huguenote française, émiçrée en Allemagne. Il fui de 18S1 à 1383 médecin dans un asile d'aliénés de Munich, fit des voyages d'études à Paris et à Londres, entra, de retour à Munich, dans l'Association pour la vie moderne, se mil a la tête de libres penseurs et se consacra entièrement aux lettres. Plein de verve et doué d'un esprit très mordant, il attaqua violemment le catholicisme et. en général, le> dogmes cnrétiens. Ses trois premiers ouvrages dans ce sens furent confisqués: l'Immaculée Conception des papes (1893) ; le Michel allemand et le Pape romain [IS94"; ; Adieux à Munich : 596 . En 1895. il fut condamnée an an de prison pouravoirblasphémé Dieu dans son drame le Concile d'amour, qu'il intitula une Tragédie céleste IS95\ Il vécut après sa libération à Zurich, puis à Paris, continuant ses attaques satiriques contre l'Eglise el aussi contre le gouvernement prussien. Ses principaux ouvrages sont : Chansons londoniennes (18ift7J;ies récits : /técits du Crépuscule (1890); Extraits du journtl d'un chien (1692)', Visions, esquisses et narrations (1893); Dialogues dans l'esprit de ffutten (1897^; tes Jeux agricoles dans les montagnes bavaroises (1897); une tragédie : iVéron (1898).

PANMAGIQUE — PARABOLE

PANMAGIQUE adj. — Arithm. Carré panvuujiijuc. Carré nia^Miiue toi <j«o, si on lo transporto parailèlomcni ù luimùiiïo inik'liiiiment, au-dossusot au-licssous do lui, ot quo la bando obtenue soit oUe-mômo iransporiéo iniU-timment à droite et à ganrbo, on forme un réseau tndéiini jouissant de la propriété suivante : Quel que soit le carrt^ découvert par l'application d'itne grille de même (jrande.ur que le carré propose, on trouve toujours un cnrrû viaf/ii/uc. il Syn. : diabolique, RÉSILIKN, CYLINDRIQUE, k KOULKTTi:, PANDIAOONAL.

— Kncycl. B. Portier a indiqué un carré panmayique de inoduio 8, jouissant, en outre, de plusieurs autres propriéiosqui rôsultinit cio l'ordre dans lequel sont placés les :j2 premiers nombres entiers consécutifs, ainsi quo leurs compléments à 65. La constante 2G0 se trouve comme somme non seulement dans les licnes et dans les colonnes, mais encore dans les seize (Yiagonalcs. Ex. : 53, 13, ■16,22, 27, 35,4.60, nombres d'une diagonale donnent comme somme ■.'00; il en est de mémo de 53, 57, 2, 3i. 27, 23, -iS, 16. Kn outre, la consianie :'0t> est aussi la somme

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