‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 257 sur 363 · DEVANTS · texte numérisé non relu

DEVANTS

PARDLNA

rAUTIlKNOPE

PardINA, hameau do la Corse, dans la comm. d'Orlalc. arrond. et à V^ kilom. de Corte, à (iucl<iue distance du moat Caldano. Kaux min<>ra-

les gazeuses, froides, acidulées l'errugiiieuhcs.

Pardon (i^EÀLToupe

en mai-l.re, par Krnost H. Dubyis, uni a valu à son autour la niédaUlo d'honneur au Salon do 1899. — Co sujet, rendu avec une grandeur simple, est une nouvelle interprétation do la parabole de l'Knfant prodieue. Le p6ro, vieilli par Te travail et usé |)ar le chagrin, se précipite vers le fils indigne, agenouilla, baissant la tète, dans un mouvement de liouie. Le bâton sur le<|uel il appuya sa misère, au retour, gît à côto do lui. Cette œuvre d'un heureux dquilibro témoigne d'une grande science sculpturale. Elle est placée au musce du Luxembourg. Le plâtre avait figuré au Salon de 1S91.

Le Pardon, d'E. Dubois.

Pardon en Bretagne, tableau de Charles Cottet, exposé au Salon de 1901. — Il s'inritule exactement Jourde fêle. Femmes de Plout/nstel- Danulas au Pardon de Sainte-Aiinfla-Pahtd. Assises sur le sol inégal, les femmes de Plou-

faslel prennent leur frugal déjeuner. Des ëcuelles à fleurs, es fruits aux couleurs vives, une jatte do lait sur la nappe, étendue par terre, jettent une note claire et piquante, reprise et soutenue par les blanches coiffes empesées des paysannes, leurs 0chus chamarrés, leurs jupes de gros vert ou de gros rouge.

Derrière cette scène s'échelonnent , à

fdans divers fort bien gradués, d'abord a plaine, puis les foules accourues par masses et groupées par villages, puis la vieille église, avec son clocher ajouré à la bretonne, orné de pavois, entin une ligne de bois. Peinture solide, trancjuiUe, aisée, où l'artiste, qui sait à la fois observer et composer, a peint le réel tel qu'il est, et pourtant parle à l'esprit et le captive.

PardouX ou PardOU (sainti, en latin Pardiilphus, abbé do Guéret, dans lo diocèse de Limoges, né vers l'an 657 près de cette ville, mort vers l'an 737. Fils de laboureurs, il devint abbé du monastère de Waract ou Guéret, où il fut enterré; c'est en ce lieu que la ville de Guéret s'est formée depuis. — Fête le G octobre.

* PARE-ÉTINCELLE n. m. invar. — Dans u

la télégraphie sans til. Appareil destiné à

éviter, sur lo radioconductour ou coliéreur,

l'action des courants de self-induction et des étincelles

qu'ils provoquent.

— Lncycl. On se sert en général de shunts sans self, c'est-à-dire à enroulement replié, disposés sur les parties inductives ou encore do condensateurs. La résistance à donucr à ces shunts dépond de la résistance des parties inductives sur lesquelles ils sont placés en dérivation.

On a employé également avec succès des plaques de porcelaine m<'tallisée et dans les appareils marins en service courant, si un shunt est disposé sur le relais, on se contente, pour lo radioconductour, de lélectro-aimant du tapeur.

PARÉLECTRONOMIE {mî; n. f. Etat d'un muscle électrisé positlvcnicnt.

PARÉLECTRONOMIQUE adj. Qui est électrisé positivement en parlant d'un muscle ou d'un tendon musculaire.

PARENCHYMULA (ran-chi) n. f. Forme des métazoaires inférieurs dans laquelle l'entoblasto est formé par un amas de cellules amœboïdos qui remplissent la cavité de la blastula.

PARÉO n, m. Sorte de jupon des femmes de Tahiti.

PARHOMALOPTÈRE n. m. Genre do poissons jihysos- (omes, do lu famille dos cyprinidés, créé eu 1902 pour une

militaires et dos tableaux de genre, entre autres: m

Vvtéran (1888); £.'n déroule {ISySi ; Corvée du fourrage (1896); Au bord de rûwedtl8y8); Jloulage en Kabylie (1899); un Intrus (1900, Exp. univ.); la Houle de Mascara (1902); mais il s'est surtout fait connaître par les innombrables dessins qu'il a exécutés pour le «< Figaro illustré -, la u Géographie universelle n do Reclus, le « Tour du monde » ot pour l'illustration do plusieurs ouvrages : ftécils de (/verre do E. Halévy ; les Gloires et souvenirs wilitaires; ie« Champs de bataille de France ; les Fvasions ci- Irhrcs; Souvenirs maritimes ; etc. On y trouve do bonnes (lualiiés de dessin et do composition.

Paris (.\uguste), sculpteur français, né à Paris en 1850. Elève de JouH'roy ot do Falguiôro, il a exécuté de nombreux monuments, tels que ceux du sergent Bobtlloi, do Danton à. Paris, do la lUpubhque française avec le nouveau siéclf, érigé ù Villeneuvo-sur-Lot, de il89, statue de bronze placée au parc Montsouris. Tous ces monuments réunissent l'intelligence de la composition à la sûreté de rexccution. Il a collaboré do plus à la décoration de divers édifices, à l'hôtel de ville de Compiôgne avec sa statue en pierre du cardinal d'Ailiy, à l'hôtel de ville de Paris avec celle de Bachelier, à la Sorbonne avec celle de {'Archéologie. Parmi ses autres œuvres, on doit mentionner : le Temps et la Chanson, groupe en marhre, placé au foyer du théâtre do la Gaité ; la /'«(/îf/i'e (musée d'Arras): le' Petit Barra (musée do Clermont-Ferrand^ ; Orphée cl Eurydice (musée de lîelfort). Auguste Pans a exécuté également de nombreux bustes : Fauslin Hélii' (Institut), Boivin (Bibliothèque nationale), François de Troy (Gobelins), Lamartine, Musset, Victor Hugo, etc. Entin, l'artisie a également brossé quelques toiles intéressantes.

Paris (Pierre), archéologue français, né à Rodez en IS59. 11 entra à l'Ecole normale supérieure en 1879, fut

espèce nouvelle découverte dans les eaux do Bornéo. (Le

Îarhomaloidera ohscura est voisin des homaloptères maais; lo mémo naturaliste a décrit une espèce nouvollo de ce dernier, également propre à Bornéo, Vhomahptera

orthogoniatn.)

* Paris (Bruno-PauIin-tfrts^oH), érudit ot écrivain français, né à Avenay (Marne) en 1829. — Il est mort à Cannes en 1903. Ses derniers ouvrages sont : François Villon (1901) : Légendes du moyen âge (1903).

Paris ((Camille-Adrien), peintre français, né à Paris en 1831, mort à Barbizon on 1901. Elèvo d'Ary Scholfer et do Picot, il s'est adonné au paysage ot A la peinture d'animaux. Uno touche vigoureuse! un sentiment très juste do la couleur ont constitué la personnalité do ce maUro. Ses oMivres les plus connues sont: Taureau de la campnyncde Bnmc (musée du I^uxembourg) ; Jcvnv taure égarée (muséo do Compiègno); la Xuit: Combat de taureaux; Ancieréne porte de Tibur,à Borne ; Jeune taureau attuqué par des loups ; Mn Automne dans la forât de Fontainebleau (muséo do Bayonne); les Trois Parques de viUage (musée de Soissons) ; etc.

Paris jJean-Mnriu/lYiviri. peintre cl illustrateur français, né ûTarbescn isig. IVaboril commerçant, pnis élève de Détaille, il a exposé au Salon depuis I88f. dos scènes

Paid n n Ifi tignt

reçu agrégé des lettres en 1882 et nommé la même année membre de l'Ecole d'Athènes. A son retour en France, il fut nommé maître do conférences à la faculté des lettres de Bordeaux (nov. 1885), se fit recevoir docteur en 1890 et fut titularisé à Bordeaux comme professeur d'archéologie et d'histoire de l'art en 1892. Il fut chargé de plusieurs missions en Espagne à partir de 1897, devinl.en 1898, directeur de l'Ecole municipale des beaux-arts et des arts décoratifs do Bordeaux et fut élu en 1901 correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Ses thèses ont pour litres : Etalée ; la ville; le temple d'Athêna Cranaa (1891); et Qualenus feminœ res publicas in Asia Minore, Bomanis itnperanlibus, attigerint. On lui doit, en outre : la Sculpture antique (bibliothèque de l' " Enseignement des beaux-arts », traduit en anglais et en espagnol) ; Puh/clé/e (collection des artistes célèbres); Essai sur l'art et l'tnduslric de l'Espagne primitive (1902).

Parisiens de Paris (les), société fondée à Paris le 15 janvier 1S80, par le peintre Jean Desbrosses et quelques amis. Kilo est composée exclusivement de Français nés à Paris, ou dont lo père est né à Paris. Elle a pour but do i( permettre A ses membres de nouer et d'entretenir entre eux dos relations amicales et de se prêter un appui moral, otVoctif au besoin i>. Un dîner mensuel - sauf do juillet à octobre — réunit les sociétaires. Le dîner do janvier s'appelle Dlncr de Molière, que les Parisiens de Paris ont choisi i^our patron. Leur siège social était à l'Iiotel Lauzun, dans 1 ile Saint-Louis; mais le rachat do cet hôtel par la famille du baron Pichon les a contraints de se transporter rue Payonne, dans des locaux dépendant de l'hôtel Carnavalet. Les Parisiens do Paris ont une " caisse do secours •, appelée d'un nom caractéristique : « les Miettes des festins ". Ils publient un bulletin mensuel.

Paris-PLAGE, bourg du départ, du Pas-de-Calais, dans la tonim. do Cucq, arrond. ot à 13 kilom. de Montreuil, sur la Manche; 700 hab. Bains de mer.

Parker (sir Gilbert), écrivain anglais, né au Canada en 18G2. Il fut élevé à Trinity-College (Toronto), se fit ordonner diacre de l'I-Iglise anglicane ot fut chargé dos conférences do litiératuro anglaise au collège où il avait été élevé. Mais cédant à dos raisons do santé, il alla en Australie et, abandonnant le ministère ecclésiastique, il devint un des doux directeurs du Sydney Morning Herald. Il fit jouer à Sydney uno adaptation do Faust (1S88). puis the Vendetta et No defence. A cotte époipio, il lit de longs voyages dans les mors du Sud, en Orient, en Europe ot dans lo nord du Canada, puis il alla se fixer ù Londres, où il reçut le titre do colonel honoraire du l" régiment d'artillorio des volontaires du Kent, et où il représenta Gravesend au Parlement. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : n Luver's Diary, poésies (1894) ; Bound the compass inAustratia. souvenirs do voyage ; Pierre and his peopl". scènes do la vie des Canadiens-Français (1892) ; Mrs. Falchion; the Trexpasser (1893); the Translation of a Sarage; the Trail of the Sword (IA9*); When Valmond Cfiwc lo Pontix ; an Advcnturer of the North (I89r>); the Seats of the Mighty (189'>\ qu'il adapta à la soèno l'année suivante; the Pomp

of the Lavillettes (1897); the Battle of the Strong (1898); the Lane that had no Turnnig (1900); the Bight ofWay (1901J; Donovan l'asha (VJ(i2) /Old {tuebcc, a // istur y (l9C2); a Laddtr of Swords (190-i).

Far le fer et par le feu, roman héroïque, par IL Sienkiewicz [188-i] ^trad. fr. par lo comte Wodzinski et B. Kozakiewicz, 1900). — Ce roman polonais est la proniiôre partie d'une trilogie qui se continue par le Déluge et Messire Wolodyjowsky. L'action so iiasso de 10*8 à 1650, au commencement du déclin do la Poluguo, lorsque les cosaques, entraînant avec eux les Kuihéues dos provinces méridionales, so lèvent contre la noblesse ci lo roi Jean- Casimir. Les personnages historiquess-jnt, d un côté.rbelraan Chmielnicki, chef do la révolte, Bohun, qui lui succéda à la tête des bandes zaporogues, et Tuhay-bey, kau do Tarlarie ; de l'autre côté, te duc Yaréma Wisniowiecki, représentant de la noblesse. Les personnages fictifs sont: Krétuski ou Skrzotuski, lo héros amoureux; Zagloba, qui rappelle Falstatf et Tartarin; le Liiliuanien LonginusPodbipieta, qui tranche d'un coup trois têtes d'infidèles, etc. Tout le livre est plein de combats ei do carnages, avec le siège de Zbaraz pour épisode central. L'intrigue amoureuse est peu de chose au milieu de ces tableaux d'épopée vigoureusement brossés, et où se reflète un amour ardent de la patrie polonaise.

ParmentiER (Jean), navigateur français du xvi* siècle, né à Dieppe en 1494, mort iï Sumatra en 1530. Il fut un des pilotes des célèbres armateurs die]>pois Ango et conduisit plusieurs de leurs oavires sur les côtes du Brésil et jus(|u'à Sumatra. Il était poète à ses heures de loisir et a l;^l^sé plusieurs poésies intéressantes.— Son frère, Raoul Parmentier était aussi un des capitaines d'Ango et accompagna en 1529-1530 Jean Parmentier à Sumatra. Le récit de cette expédition a été conservé et publié par Ch. Schefer en 1883 (te Discours de la navigation de Jean et Itaoul Pnnnenlier de Dieppe).

* Parocchi (Lucide Maria), cardinal italien, né à Mantoue en 1833. — Il est mort à Rome en 1903.

PAROLINIE Inî) n. f. Genre de crucifères hespéridées, avec une espère des îles Canaries. (Le genre est voisin du genre anastatice Irosc de Jéricho^.)

PAROBIZA n. f. Genre d'holothuries, de la sous-famille des synallactinés, créé en 1902 pour une curieuse espèce découverte à plus de 4.000 mètres de profondeur dans la mer des Açores [pa/^oriza Prouhoi).

PAROSMIE Iross-mî— du gr.

para, à côté, et osmê, odorat) n. f. Méd. Sorte d'hallucination de l'odorat, dans laquelle le malade a la sensation, durable ou passagère, d'une odeur, plus souvent désagréable qu'agréa- Ide, qui n'existe pas en réalité.

PAROVARIUM (W-om') n. m.

Petit organe granuleux et j;niiie, situé dans l'épaisseur du ligament large, au niveau du méso-salpinx. (Fréquent chez le fœtus et l'enfant, mais généralement absent chez l'adulte, il représenterait la portion inférieure du corps de Woltf.

[V. MKSONÉPUROS.j) SyU. PA-

uoorHORE DK "Waldeyeb.

*PaRRY fJoseph), musicien gallois, né à Merthyr-Tydvil en ISli. — Il est mort à Carditf en 1903.

PARSONSIE [si) n. f. Genre d'apocynacées-échitinées, tvpe de la tribu des parsonsiées. (Les'parsonsies sont des lianes qui se rencontrent en Asie et en Polynésie. La lleur a des pétales imbriqués, un ovaire à carj^'Ues soudés vers la base et un disque développé. Les principales espèces sont la parsonsie de J'ica, la parsonsie fiélérophylle. la parsonsie ciirvisépale. On cultive en Europe la paj^sonsie capsula ire.)

PARSONSIÉES n. t pi. Tribu d'apocyna cées-écliitinécs. — "£/»c

PAKSONSl^':K.

— EncYcl. Les parsonsiées sont caractéri sées pai leurs fleurs pentamères, à corolle cratériforme, à pétales imbriqués, par leurs étamines presque soudées avec les stigmates et saillantes hors de la corolle. Celte tribu compfend une douzaine de genres {wrightie. parsonsie. thénardte) et environ cent ciiiquaule esi'èces.

PARTHENAIS [ne), AISE adj. Zootoclin. Variété part^'cnoisr. \. vi:Nni':i-NNi-; (race}.

PARTHÉNOCARPIE {pt — du gr. parthénos, vierge, et /,-<irpo!^. fruil) n. m. Nom proposé par Noll (1908) pour désigner le mode de développement de certains fruits. (Les frnirs partbénocarpiqnes so forment sans qu'il y ait ou fécondation ot ne contiennent par conséquent pas de graines. C'est le cas des figuiers, des concombres, ei de certains orangers, néfliers, kaki, oic, variétés sans graines. 1

PARTHÉNOCARPIQUe(/)iV) adj. Qui SO rapporlo ù la panhénooarpie.

PARTHÉNOPE n. f. Oonre de crustacés déca|>odes brachvures, tvpe d'une famille dite " des pnrihénnpidés >-. coinprcnant des formes propres à l'océan Indien. (Les partiiénopes sont des animaux de taille moyenne. A carapace courte, triangulaire et bombée, rugueuse, de couleur

Paroriza : a, dessus, l, dessous.

Parsonsie :

fleur.

grisâtre. L'espèce t^pe est la parthenope horrida, do Foci^'aii Indien, lon^uo do 9 à 10 contimètres.)

PARVAPENNA{/Jén')n. f. Ocnro dinscctos l«^pidoptfrre8 noctuéiicns.dola famille desDoctuidéSicniéoiiiyrtl pour 'dos noctuelles dos Antilles. (La parvapenna aentalis on osl l'ospèco type.)

*PAa n. m. — Tir. Dans un stand, Ali^/noment de plusieurs siatiuns do tir

PARVAPENNA — PATFRNA Y Gir.ONZA

Parvapenna double de gr. natur.

Pascal.

consécutives. i[ Endroit réserva à chaque tireur pour tirer sur une cible.

PASANIE (ni) n. f. Genre do castanéac<^cs. comprenant une centaine d'ospôces de l'archipel malais et des îles du Pacifique.

— ENeYCL. Le genre pas'inie, un des plus intéressants de cette familto, constitue, on quoique sorte, un intermédiaire entre les cliénos et les châtaigniers. Des châtaicnicrs, les pns'inies ont les chatons mâles drossés ei les étamines à longs lilcts; des chênes, elles ont les fleurs femelles et les fruits; ce sont de beaux arbres à feuilles persistantes. Les fruits de la posante cuspidée, de Chine et du Japon, sont comestibles.

Pascal (Joan-Louis), architecte français, né à Paris on 18;n. F^leve, à l'Ecole des beaux-arts, do Gilbert et de Charles Questol, il travaillait avec Charles Garnier, à l'Opéra , depuis cinq années , lorsqu'il reçut le prix do Romo (1866); la môme année, il était déjà récompensé au Saloo pour un projet de Corps législatif on Hollande. Pendant son séjour on Italie et en Grèce, il composa des restaurations remarquables, notamment, en 1867, celle de la Palestre dans le palais des Césars à Home. Il édifia, dans l'église Saint-Louis-des- Français, le monument du colonel d'.-Vrgy, mon à Home.

A son retour, il fut choisi par rarchitecio du Louvre, Lefuel, comme inspecteur des travaux.

En 1872, il composa avec Co-

3uart le modèle du Mamimcnt e Henri liegnanll, à l'Ecole des beaux -arts. En 1873 et 1874, il fut l'un des lauréats du concours do l'hôtel de ville de Paris et du concours pour le Sacré-Cœur de Montmartre. En 1S75. il était comme architecte diocésain, en mfme temps qu'il succédait à Labrouste comme architecte de la Bibliothèque nationale. On lui doit, H ce titre, la reconstitution de la façade de la rue Colbert. Il construisait , en mémo temps, la Faculté mixte de médecine et do pharmacie do Bordeaux (1876). A l'Exposition universelle de 1878, il édifia le Palais national du Portugal, et celui des colonies portugaises.

Signalons, parmi ses principaux travaux: Monument de JUicnelet au Pèro-Lachaise, avec Mercié ; Monument du

fwésident Camot à Bordeaux, et de Charles Garnier sur 0 flanc de l'Opéra, rue Auber, etc. Aux Salons annuels, plans, projets, constructions diverses, notamment la Chapelle de la Vierge, édifiée en ta cathédrale do La Rochelle, et décorée avec la collaboration de Bouguereau. Il a été élu membre de iWcadémie des beaux-arts en 1890, puis nommé inspecteur général des bâtiments civils.

Pascal (Georges i>k), ecclésiastique et écrivain français, né au château de Creysse (Lot) on 1^-40. Il entra chez les dominicains, professa chez eux la théologie et prêcha. En 1880, il rentra dans le clergé séculier; missionoaire apostolique, chapelain de l'ordre do Malte, il s'occupa surtout d'oeuvres et de philosophie sociales. Il a publié : une traduction avec notes do l'importante ffistoire de la philosophie du cardinal Gonzalés (1891); la Juiverie (1887); l'Eglise et la Question sociale {,l^9\^; le Christianismef exposé apoîng^iiqne (1904-1906); l'Eglise et le Droit des gens, le rt'qime corporatif, l'organisation du travail: la Foi et r/Cfjlise, conférences prôchées à Marseille, etc.

PaSGARELLA (Cosare), poète italien, né vers 1860. D'abord peintre et sculpteur, il s'est ensuite uniquement voué à la litt<iraturo et s'est fait, comme jadis Betli, une spécialité du dialecte de Rome {romanesco). l.es sonnets, où il fait parler les gens du menu peuple du Transtevère ou de la campagne romaine, et dont il donne des récitations publiques, sont de petits tableaux merveilleux de vérité et de relief. Les premiers, parus dans le Capitan Fracassa, le Fanfulla delta Domenica, la Cronica bisantina. se bornaient à peindre un fait divers ou une anecdote ; dans la série Villa Gloria (1866), il fait raconter par un des acteurs du drame l'iiéroïque coup de main tenté sur Rome en 1867 par les frères Cairoli et leurs soixante-dix compagnons, et il sy élève à des accents d'une véritable éloquence. La Scoperta dell' America (1894), d'une inspiration fiurement humoristique, est l'histoire do Christophe Coomb racontée par un homme du peuple, dans la mémoire et le cerveau duquel les événements sont déformés de la façon la plus amusante. Les meilleurs sonnets de Pascarella ont été réunis eu un volume [Sonetti, 1900). *PasG0LI (Giovauni\ poète et critique italien, né à San Mauro di Romagna en ltîr>5. — .Vprôs avoir enseigné la littérature dans les universités de Nlessine et de Pise, il a succédé à G. Carducci (1905) dans la chaire de littérature italienne â l'université de Bologne. PascoU est aujourd'hui l'un des poètes les plus en vue de l'Italie et un véritable chef d'école. Sa poésie, un peu trop uniquement descriptive au début, s'est faite l'interprète de hautes pensées philosophiques et de rêves sociaux, utopiques peut-être, mais d une noblesse et d'une grandeur incontestables : Poemetti (1900); Canti di Castelvecchio (^19031; Odi ed inni (1906). Ses Poemi conviviali (1904), où nappa- . raissent qu'à peine ces conceptions philosophiques.*sont. au point de vue de la forme, un des meilleurs de ses recueils : c'est une habile reconstitution des divers aspects de la vie grecque, où ta science n'enlève rien à la sincérité de l'émotion.

SUPPL

*PA88En. f. — Eflcr. Passe d'armes, Enchaînement d'attaques, do parades, de ripostes.

Passé (LF.), comédie do Georgci do Porto-Riche, d'abord en cinq actes (Odéon, 30 déc. 1«97), puis réduite â quatre actes {Comédio-KrauçaiBo, t juill. IfiOli). — .M"« Dominique Brienne, belle intelligence et noble coeur, restée veuve, s'est laissée prendre au charme dune sorte de professionnel de l'amour, François Prieur. Il l'a trahie au bout d'une semaine. Elle, qui aimait profondément, en garde une blessure toujours saignante. Huit ans se sont (■coulés, pondant lesquels l)(iniinique s est donnée tout entière à la sculpture. Et voitÀ que tout d un coup le passé revit. Dominique essaye de réconcihor un ménage désuni, celui de son maître, le •irulptour HoUangé. Aoloiiiotlo, femme do l'artiste, avoue à Dominique qu elle a un amant, eï cet amant c'est Prieur. Il vient. Le séducteur, A la vue de son ancienne victime, éprouve le désir violent de la reprendre. l.a pièce, c'est la lutte do Dominique contre Prieur, un pou aussi contre Antoinette, mais surtout la lutto de Dominique contre elle-même. I.^ pauvre femme finirait fatalement par succomber. Sur lo point de se rendre, un détail la sauve. De la première trahison de Pnour, elle a gardé une horreur insurmontable du mensonge en amour. D'autre part, l'homme â bonnes fortunes, par sa vocation même, est condamné au mensonge perpétut-i. Prieur conjure Dominique de venir en une petite maison qu'il a louée pour elle seule, jure-t-il ; or, elle sait maintenant que cette petite maison, il la posséda do tout temps, qu'il y a reçu toutes ses maîtresses. Ce dernier mensonge inspire à. la pauvre femme le dégoût libérateur : elle congédie Prieur.

Autour de cette action principale évoluent d'amusantes silhouettes: lo peintre Bracony qui, sans talent, n'en trouve aucun à personne, le compositeur Mariette, d'une fatuité déconcertante, le romanoier Béhopé. surnommé l'Instar, parce qu'il imite toujours quelqu un — trio parisien et • rosse >* qui s'égratigne ou gniTe les autres — enfin, le D"" Maurice Arnaut, sincôretoent épris de Dominique, et auquel elle dit en riant : '■ Vous, je finirai par vous épouser pour que vous me laissiez tranquille. ■

Le Passé est une belle et très rtnouvante étude de psychologie, dont la tristesse fondamentale se dérobe sous une ironie mordante et que l'esprit anime.

Passerelle (la), comédie ©n trois actes, de M"* Fred Grésac et Francis de Croisseï (Vaudeville, 31 janv. 1902). — Roger do Gardannes est l'amant de M"* Hélène Dumoulin, et ils manquent d'être pris en flagrant délit. Roger se sauve à temps, mais on le soupçonne fort, et cela rendra peut être impossible, de par la loi, le mariage qu'il a l'intention de contracter avec sa complice, après ilivorce. L'avoué Bicnaimé, qui convient de ce péril, a une nièce charmante et pauvre, Jacqueline, qu'il ne sait comment caser. .Aussi s'avise-t-il d'un expédient ingénieux. « Que M. de Gardannes. dit-il aux deux amants, commence par épouser ma nièce; cela détournera tous les soupçons. Après quoi, un bon divorce lui rendra sa liberté; vous, madame Dumoulin, vous aurez aussi la vôtre, et par ainsi vous pourrez convoler, u Ainsi se fait; car Jacqueline, très fine, s'attife de manière à paraître laide et à n'inspirer aucune déliance à Hélène. On l'agrée donc pour jouer le rôle de " passerelle ". Mais il advient ceci : pentiant que Jacqueline reste seule, Roger voyage avec M"* Dumoulin, et la trouve insupportable : car, dit-il, les journées sont bien longues, quand on a toutes les nuits !... Aussi, lorsqu'il revient auprès de Jacqueline, en vue de prendre les dernières dispositions favorables au divorce projeté, il devient amou-reux do sa femme, habile alors à dévoiler ses mérites de tout genre, et il ne veut plus entendre parler de se séparer d'elle. Quanta Hélène, M. Dumoulin la reprendra.

Le sujet de la pièce est assez risqué, et le dénouement moral en sauve à peine l'audace: mais l'œuvre est adroitement faite, et plaît par le charme et par l'esprit.

PASSIONNAT ■prt-sï-o-na)n. m. Etat d'une personne sous l'empire do la passion amoureuse : Le VARsioaykT obligatoire. i Hcnry Bataille.)

*Passy (Frédéric), économiste français, né à Paris en 1822- — H a continué avec la même énergie sa propagande en faveur du pacifisme, finissant par grouper autour de lui, cOmme à la manifestation du 26 novembre 1903 à l'occasion de la visite des parlementaires anglais, les chefs cl les orateurs de tous les partis politiques ; Berthelot, Combes. Paul Deschanel, Jaurès, Denys Cochin, etc. Il a encore publié : le Respect (1895); Historique du mouvement de la paix (1905) ; les Causeries du graud-pêre UPOS) ; les Causes économiques des guerres (1905) et a donné une préface au livre d'Odette Laguerre et Carlier, Pour ta

paix (1905).

Pasteur (moscment fcnérairiO. Ce monument funéraire, œuvre remarauabte. se trouve rue Dutot, à l'Institut Pasteur même, où le grand savant voulut être inhumé. On y accède par un grand couloir ou vestibule ; la grille d'entrée ferme une des extrémités du %*esiibule, d'où on a la vue entière du tombeau, qui s'abaisse de manière à former une crypte, tandis qu'une voûte à forme coupolaire s'arrondit au-dessus du tombeau. L'ensemble est décoré richement, mais avec goût. La coupole est ornée de quatre an»^es aux ailes éployées, qui symbolisent les trois vertus tuéologales jointes à la science. Un symbolisme ingénieux a présidé à la décoration en mosaïque du monument, exécuté sous la direction de Ch. Girault. avec la collaboration de Luc-Olivier Merson. qui dessina les figures de la coupole, et d'Auguste Guilbert-Manin. qui exécuta les mosaïques.

Pasteur (monument de), œuvre d'Alexandre Falpuière, inauguré place de Bretouil. .^ Paris, le i6 juillet 1904. Ce monument, entouré par un tertre de gazon qui l'exhausse légèrement, est entièrement en marbre blanc. Il se compose d'un piédestal décoré de figures en haut-relief, sur lequel est placée une figure de Pasteur, drapé dans une sorte de péplum et représenté assis. Les traits sont énergiques, le regard est calme et mé<iitatif ; le port de la tête, plein de décision, prouve la persistance de la volonté. Au oas du monument, sur la droite, l'Humanité, personnifiée par une mère, implore de Pasteur la euérison de sa fille atteinte par les germes nerfides. A cauche, postée à l'angle extrême du piédestal, la Mort, narquoise et cruelle, s'apprête à jeter sa faux sur un ieune berger insouciant qui souffle dans son pipeau. L'n robuste bouvier, sur la face postérieure, s'appuie sur ses bétes.

Enfin, sur ta face latérale de <e

repose prè« de sa corbeille lour -i-

rault est l'auteur de larchitef t . ^o

étant mort avant l'achèvement du ui'juunicut. U prau^uc. et certaines parties de la décoration den faces jaiéralcft ont

été, sous la sDrveillance do Paul Dubois et Joies Thomas, confiées à Peter. Malgré ses dimensions. !e monument Pasteur est un peu écrasé par l'immense place qui Jeotoure. Il remplace lo puits artésien -ie '^rrrrrl?*' — Un petit monument, composé d'une s*. " -m

ouste de Pasteur, a été, le il juillet . s-

la-Coquette, où le savant est mort. - . . ro

du sculpteur Chailloui.

PASTEURELLOSE >aft-/eu-réO n. f. Nom des maladies dont l'agent pathogène est une p*i*V'"-' '••

— Encycl. Il existe un grand non.' f Ilotes,

dont la plupart ne sont pas inoculât - Parmi

les principales, il faut citer : le rf-oU ,•, .,. , , - .t, le choléra des canards, la septicémie hémorragufue du canard, \^ septicémie du lapin, la pneumonie contagietue du porc, la septicémie hémorragique des bovidés, la pneumo-entérite des moutons, la pneumonie infectieme des chèrres, la septicémie hémorragique dit cheval, la maladie des chiens et des chais, la diphtérie ariaire, etc.

Lignières, qui a étudié avec soin les pastenrelloses, a obtenu, par culture mixte des principales variétés de pasteurella, un sérum poly\-alcnt préventif et ruralif, mais non antitoxiquo, qui a donné d assez bons rébultata dans la septicémie hémorragique et la maladie des chiens. Contre cette dernière, Phisalix avait antéricîirement préconisé un vaccin monovalent, préparé suivant le procédé d'atténuation de l'asieur.

PASTINACA 'pass) n. f. Nom latin des panais.

Pastonchi Francesco^. poète et journaliste iulico, né à Riva Ligure en 1875. En dehors des articles de critique qu'il donne à diverses revues, il n'a publié que des recueils de vers. Dans les premiers : Snfftche (1891), Distici aurei (18?.'ï , la Giostra d'amore e le Canzoni {1S98), il s'était surtout montré, comme nos parnassiens, ne incomparable virtuose de la forme, plus soucieux d'éblouir que d'émouvoir; dans un autre. Oltre l'umana gioia (1900), il apparaissait, non sans quelques traces d'affectation, comme un poète misogyne et pessimiste. Depuis quelques années, il chante avec une gravité recueillie et un enthousiasme qui parait sincère l'influence bienfaisante de la nature, les gloires nationales, les victoi'-.^< j -.. i-,.Mes de la science et du travail : Jtaliche [1903): i Sut limite dell'ombra (1905) et il ne s'est . ^

mieux inspiré ni plus vraiment orignal. Pa&;-...- ... - -i . un des jeunes poètes italiens les mieux doaés, et dont on peut attendre le plus.

PATEIXAIRE Itèl-lh-* — du lat. pateUa, écnelle) adj. B-'flexe patellairè, Nom donné au réflexe tendineux du genou.

Pater Walier Horatio), romancier et critique anglais, né à Shadwell en 1839. mort à Oxford en 1894. Il étudiait àQueens Colleee ^Oxford\ lorsqu il attira sur lui laiteotion de Beniamiu Jowett et subit l'influence du philosophe T. H. Green. Elu agrégé (fellow) de Brasenose Collège, il continua de résidera l'université, d'où il allait à Londres pendant les vacances. Après avoir songé un momeni à entrer dans les ordres de l'Eglise anglicane, ses idéesse modifièrent avec le temps : il devint d'abord déiste et aboutit enfin à l'éclectisme. ,

Ce qui le distingue comme prosateur, c est un style délicat et raffiné, qui se retrouve chez lui dès ses premiers écrits, entre autres dans son article sur Colondge en IStîô. Il publia une série d'étude> remarquables sur Winckclmann, Leonardo de Vinci, Eotîicelli, Michel- Ange, etc., qui parurent ensuite en volume sous le titre d'Etudes sur l'histoire de in /tcnaissa,,ce ^873^ Il faut encore citer dans le domaine de la critique ses Por/iMi/t imaginaires et ses Appréciation.^ portant sur Lamb. Wordsworth. Rossetti, sir Thomas Browne et BUke et accompagnées d'un bel Fssay on style. Comme romancier, Pater s'est surtout fait connaître par une œuvre magistrale. Marius the Epicurean ilS83;, frappante description du monde romain sous les Antonins. Dans Gaston de La Tour, qu'il n a ras achevé, il dépeint la vie du moyen ige. Ends, son récit à Emerald L'thu-art a presque le caractère d'une aiilobiocraphie. Un travail sar Plato and Platonism renfermé" des vues intéressâmes et originales sur la philosophie grecque, et les «■ Miscellaneous studics . (1895) ont réuni en une publication posthume les deraiers essais du grand styliste.

PatERNA y GigONZA, bourg d'Espagne (prov. de Cadix [distr. de Médina Sidonia;); 2.000 hab. Eaux minérales chlorurées sodiques sulfureuses.

PATHOGENE

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