PAYS
PATHOGÈNE (ilii gr. pathos, maladie, et gennân, eogondror) a^lj. tjui engendre la maladie : Microbe patuogbne.
PATI II. m. Yacht. ,.S^u. do forxunk. V. ce mot au t. VI.
Patientia, planète télescopiquo n« 451, découverte en IH'.»:' j>;ir Cliarlois.
* PÂTISSERIE u. f. — Kncyci,. Empoisonnement parles pâtisseries. Do nombreuses intoxications se sont produites par ios K^tcaux i la crème (dans leurs thèses eu 1906, Le Coq et Baize en citent 120 cas), et plusienrs furent mortelles. Les gâteaux incriminés sont avant tout les sainthonorcs, puis les meringues, les éclairs, les choux. La cronio cju ils contiennent est formée par le mélange : i" dune crème cuite composée do jaunes d'œufs, de sucre, de farine, de lait bouillant dans lei|uel on dissotit de la pélatine et qui est parfumé par do la vanille ; 2" do Man<s dœufs crus battus en uoigo, dans une bassine de cuivre, après addition d'alun.
Symptômes. Quelquefois immédiatement, mais en général douze à trente-six heures après l'absorption du gâteau, il se produit dos crampes u'estomao, des vomissements alimentaires, puis bilieux, di-s coliques viuleutes avec rétraction du ventre, de la diarrhée qui est fréquente, abondante, fétide, formée d'abord do matières diluées, puis qui tlevient glaireuse, cholériformc, avec grains riziformes. Dans les formes graves, on observe de la fièvre, des crampes et dos phénomènes d'algiditô La maladie se prolonge trois à quinze jours, et même après guérison et dans les cas bénins, laisse souvent après elle des troubles digestifs et une faiblesse générale pendant un mois.
Causes. Une quantité minime de crème suffit à provoquer les troubles, qui sont d'autant plus intenses que l'on a absorbé davantage du produit. Les accidents apparaissent presque exclusivement en été (mai à septembre), pendant les grandes chaleurs. Les femmes et les entants sont particulièrement sensibles au poison, qui semble être contenu dans les blancs d'œufs crus provenant d'œufs exposés ouverts à l'air (soit que les coquilles fussent endommagées, soit qu'elles aient éié cassées longtemps à l'avance) ou achetés à des industriels qui emploient les jaunes. Ces conditions provoquent une multiplication de microbes qu'active encore la mise en contact avec la crème cuite, qui est un véritable terrain de culture. L'usage de récipients en cuivre, s'ils sont soigneusement tenus propres, parait iuolfensif.
Traitement. Le traitement consiste à faciliter d'abord les vomissements on donnant de l'eau tiède, puis à les calmer en faisant avaler de petits fragments de glace. De même il est urgent de débarrasser 1 intestin par un grand lavement et par un purgatif salin, après quoi l'on donnera de l'opium et du sous-azotate de bismuth. U faudra, toutefois, lutter contre la faiblesse par une potion tonique (extrait de quinquina, 2 grammes; cognac, 40; thé chaud, 120).
Patmore (Coventry Kersey Dighton), poète anglais, Dé à Woodford, dans le comté d'Essex, en 1823, mort à Lymington en 1896. Il se tourna de bonne heure vers la littérature, suivant en cela l'exemple de son père, Petkr George Patmore, éditeur du >■ Court Journal » . Le jeune homme débuta par un vulume de vers, /-'oe»(«, (1844), qui furent fortement malmenés par la critiijue, mais qui lui valurent d'entrer en relations avec Rossetti, Woolner et les principaux représentants do l'école préraphaélite. Bibliothécaire adjoint au British Muséum, et collaborateur de plusieurs revues, il trouva cependant Je temps de fournir en 1850 deux poèmes et un essai en prose au périodique des préraphaélites, «theGerm». L'année suivante, un second volume de vers, Tamerton Church Tower, contenant bon nombre d'anciennes pièces soigneusement retouchées, fut soumis au public anglais. L'accueil, cette fois, était de nature à encourager le poète, qui, en 1854 et 1856. tit paraître, sous forme anonyme, the Betrothul et the Espousals, le début de son œuvre maîtresse the Amjel in the house, à laouelle il ajouta en I86O et 1863 deux parties finales, Faithfnl for ever et tfte Victories of Love. Sa première femme, qui avait été l'inspiratrice de ce poème populaire, et qui édita de concert avec son mari une anthologie pour enfants, the Children's Garland, mourut en 1862. En 1861, Coventry Patmore, sous l'influence des sentiments mystiques dont on retrouve désormais la trace toujours plus nette dans ses livres, passa au catholicisme avec sa famille. Il se maria de nouveau en 1865 et se fixa à Hastings. En 1877, il donna un recueil poétique intitulé the Unknonm Eros ami other Odes, où l'inspiration religieuse et catholique domino; puis, en 1878, Amelia, idylle d'une rare perfection, qu'il fit précéder d'une étude intéressante sur la métrique anglaise. Ayant perdu sa seconde femme, il se remaria en I88I et s'étaulit à Lymington. En 1884, il surveilla l'impression des poèmes de son fils, Henry JoHNpatmore, enlevé A vingt-trois ans (1883). En 1889 et 1893, il reproduisit, sous le titre de Principle in Art et lieUi/io Poetx, deux nouvelles séries d'articles de revues. Entin, son dernier ouvrage, the Ftod, the Root and the Elower (1895), est un recueil de fortes maximes ot de méditations touchantes.
*Paton (sir Joseph Noël), peintre écossais, né à Dumferline (comté do Fifo) en 1821. — Il est mort on 1902. Aux œuvres principales déjà citées ajoutons une peinture allégorique importante et très renommée : la Poursuite du plaisir.
Patouile^RD (René-AugustcGaslon-Antoine), architecte français, né à Toulouse en 1807. Klèvo de Ginain, à l'Ecole des beaux-arts de l'aris, grand prix de Home en 1895, il obtint une médaille de 2" classe au Salon de 190i» avec dos Etudes d'architecture antn/ue (Homo ci Ponipéi) ot une Etude d'architecture de la Hcnaissance ititlienne (Sienne). Au Salon de 1904. il reçut la médaille d'honneur, avec une /testauratinn de l'ile TibMnc ù Home.
On lui doit, en outre, les travaux suivants : la Ih'coration du pont Troitzki/t à Saint-Pétersbourg (on collaboration avoc Chabrol); les Monuments de Palïade et de Cautacnî^ne, on Roumanie (Krnost Dubois, statuaire); le .1/071»mcnt à Eugène Eromenlin, à. La liochelle (Ernest Dul)ois, statuaire); le Monument à Gustave Larroumet, à Paris \Paul Roussel, statuaire). Patouillard est devenu inspecteur des bâtiments civils.
Patricia, planète télescopiquo n" 436, découverte en 1808. par Wolf et Scliwassmann.
Patricot (Jean), peintre ot graveur français, né A i.yon on 1865. — Comme peintre, il a onvové aux Salons uu grand nombre do Portraits, comme graveur : Master
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ffare, d'après Reynolds, Portrait d'Albert Durer, d'après lui-même (1903). Cette dernière œuvre a paru dans la <i Gazette dos beaux -arts >» , ainsi que la Dame en blanc, d'après Romuey. etc. Eulin. il a terminé la troisième partie do la i'rucession des Hois Maijes, lie Benozzo Gozzoli. A signaler aussi l'expressif portrait de Charles Ephrussi, gravé à la mort do celui-ci.
PATRISTIQUE (triss-tik') adj. Uelatif aux Pères do l'Eglise : La tradition l'ATRisTiQtTE.
*PauL (Ilormaiin}, peintre et caricaturiste français, né à Paris en 1874. — Il entra au « Figaro I. (1899). et fit dans le « Sifflet » une campagne satirique en faveur de Dreyfus.
Mais c'est moins dans ses des- Patricot.
sins qu'on peut l'étudier, que
dans ses albums do lithographies : la Vie de M. Quelconque (1895); la Vie de M'^' Quelconque (1896); l'Alphabet pour les {/rands enfants (1891) : il s'y montre observateur aigu et sans pitié de la vie bourgeoise. Il s'est également adonné à la peinture et il a exposé plusieurs portraits prestement brossés, parmi lesquels il faut retenir celui du peintre Cézanne (Salon des Indépendants, 1904). Hermann Paul est encore l'auteur d'une illustration du recueil de poèmes satiriques de Laureut Tailhade : Au pays du mufle, ainsi que d'une série de Guignols et d'un roman dessiné ; le \ eau y ras (1904).
Paul-ALEXANDROVITCH, prince russe, frère de l'empereur Alexandre III, oncle de l'empereur Nicolas IL Né en 1^60, il avait épousé sa parente, la fille du roi des Grecs, Alexandra-Georgievna, morte en 1891. lien a eu deux enfants : la grande-duchesse Maria-Pavlovua et le grand-duc Dmitri-Pavlovitch.
PauLI (Charlesl. philologue allemand, né à Barth (Poméranie) en 1839. Il fut successivement professeur à Stetlin. Lauenburg (Poméranie). Miinden, Hanovre et Ulzen, alla habiter Leipzig de 1884 à 1893 pour se consacrer entièrement à ses travaux sur les inscriptions étrusques, et fut nommé en 1893 professeur de langues classiques au gymnase cantonal de Lugano. Il s'est surtout occupé des langues de l'Italie ancienne, et en particulier de l'étrusque. Citons de lui : Etudes étrusques {IS19-18SA); Études sur l'Italie ancienne (1883-1887); Recherches sur l'Italie ancienne, divisées en trois volumes : les Inscriptions étmisques écrites avec l'alphabet du IVord{lèS^) ; une Inscription de Lemnos antérieure aux Grecs (I886-1894); les Vénètes et leurs monujnents écrits (1891). II a entrepris avec l'aide de A. Dauielson, d'Upsal, la publication d'un utile Corpus inscriptionuin Etruscarum (1893 et suiv.).
Pauline (sainte), en latin Paulina Plusieurs martyres do ce nom moururent à Rome pour la foi, vers le milieu du m" siècle. La plus ancienne était femme de saint Arrias et mère de saint Néon et de sainte Marie, qui furent martyrisés tous les trois quelque temps après elle. — Fête le 2 décembre.
Paulitscuke (Philippe- Victor), géographe et voyageur autrichien, né à Czermakowitz (Moravie) en 18"'54. mort à Vienne en 1899. D'abord professeur au gynmase
de Znaim (1875), il voyagea ensuite en
Europe et parcourut le nord-est do l'Afri- 1 — "•-^■^..™.-.^que, principalement l'Egypte et la Nubie. En 1885, il entreprit, avec le D"" Hardegger. un voyage dans le pays des Somalis et des Gallas. Parti de Ze'ila, il pénétra dans Harrar et fut le premier Européen qui dépassa cette ville au sud ; il s'avança jusqu'à Bia Ouoraba. A la suite de ce H
voyage, il publia plusieurs ouvrages im- ^ portants : Explorations géographiques dans I le pays des Adals et au Harrar (1S84) ; Ethnographie et anthropologie du pays des Somalis, des Gallas et du Ilar^rar (ISSG); le Harrar, voyage d'exploration au pays des So7nnlis et des Gallas (1888). En 1889, il fut nommé professeur de géographie à l'université de Vienne. Il a publié aussi quelques autres ouvrages savants : les Recherches géographiques sur le continent africain, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1880); la Littérature africaine dans lapériode f500-t750dp notre ér^(1883); le Soudan d'après nos connaissances actuelles (1885); Ethnographie de l'Afrique nordonentalc (I8y3'l896) ; etc.
PAUROSTAURIA (p(3-ross-/(S)n. f. Genre
d'insectes hémiptères homoptères, de la
famille des fulgoridés, créé en 1900 pour
des formes découvertes en Malaisio, (La paurostoria deli
cata, de l'île Christmas.
est le type de ce genre.) ,
*PAUWELS (Guillaume-/•(■;■(//»;« (jrf), pein
ire l)elge. né à Eeckeren. près d'Anvers, en 1830. — Il est mort & Dresde en 1904.
* PAVAGE n . m . — En- CYCL . Dans plusieurs villes américaines, les voies sont munies de larges bandes d'acier formant rails plats, sur lesquels circulent les voitures; l'économie de traction est considérable et l'établissement do ces rails relativement peu coûteux.
Le pavage en caoutchouc a donné d'excellents résultats à Londres, où la première expérience a été faite en 1881 avec des pavés de 5 centimètres d'épaisseur posés sur une fondation de béton ; malgré son prix élevé, ce pavage offre do tels avantages qu'on l'a appliqué dans divers endroits.
Pavlov (Ivan Pétrovitch). physiologiste ot médecin russe. Dé en 1810. Pavlov était fils d'un pope et put aborder les études médicales, grûre à son père. Il fut reçu médecin on 1879 à l'Académio militaire de Saint-Péters-
bourg ; on 1883. il passa une thèse de doctorat sur les nerfs centrifuges du cœur; puis alla en Allemagne se perfectionner dans la technique physiologique. Kn 1890, il fut nummé professeur de pharmacologie à Tomsk et, la mémo année, ù Saint-Pétersbourg; en 1897, il passa professeur do physiologie à l'Institut de médecine expérimentale à Moscou. Pavlov a fondé une écolo de physiologistes russes, (jui a donné déjà des savants illustres; mais luimême a surtout consacré sa vie au travail des glandes digestives, et ses travaux l'ont rendu à juste titre célèbre.
On peut citer encore les études sur Vadunis vernalis, le strophaiitus, le convallaria ; divers travaux sur lipéca, la digitale, les ah'alins, etc. Il a reçu le prix Nobel en 1904 (physiologie et médecine).
Pavy (maladie de). Méd.
Maladie observée chez les enfants issus de parents arthritiques, goutteux, rliumatisants, et qui consiste essentiellement en unealbuminurie iutermittente, constatée surtout après le repas du matin Pavlov, et jusque dans l'après-midi,
accompagnée de malaises vagues, de fatigue, de douleurs névralgiques, do troubles dyspeptiques. V. albuminubiiî.
PAYENA ipa-ié) n.. m. Genre de sapotacées, comprenant environ quinze espèces de l'archipel malais. (Ce sont des arbres à feuilles coriaces, caractérisés par leurs fleurs â quatre sépales, huit pétales, deux verticilles d'étamiues, et par leurs graines à albumen charnu. L'espèce principale est le payena Leerii, qui fournit une gutta voisine de celle de la palaque. mais de qualité inférieure, moins élastique et de teinte plus claire.)
PAYN (James), journaliste et romancier anglais, né eu 1830, mort à Londres en 1898. Eloigné, par sa faible santé, de la carrière militaire qu'il ambitionnait, il se tourna vers les lettres, envoya un article à la revue • Household ^Vords » et fut encouragé par Ch. Dickens qui la dirigeait. Dès 1859, il fut appelé à Edimbourg comme éditcurdu 0 Lamber's Journal » (transféré à Londres en 1861% poste qu'il conserva jusqu'en 1874. Ses premiers romans parurent dans la revue, et l'un d'eux, the Lost sir Massingberd, obtint un grand succès en 1864. Mais son œuvre la plus populaire fut By Proxy (1878), étude un peu superficielle de la vie en Chine, et pourtant attrayante par l'ingéniosité du récit et par l'humour. De 1882 à 1896, Pa^ti succéda à sir Leslie Stephen comme éditeur du « Cornhili Magazine ". Pendant de longues années, il écrivit aussi rlia()ue semaine un article pour » the Ulustraded London News ». En tant que romancier, il s'est surtout fait apprécier par les œuvres suivante^; : a Wornan's Vengeance, Carhjon's Year, Not W'ooed but Won, Thicker than Water, the Talk of the Tmvn, the Heir of the Ages, a Modem Drik, Whittington et en dernier Heu, a Frying Patient (1893) et In Market overt (1895). Comme critique littéraire, on cite de lui So7ne Literary Recollections (I886) et Gleam of Memory (1894), où l'on retrouve des souvenirs très personnels Enfin, il a paru en 1900. sous le titre de the Backwater of Life, un volume posthume contenant plusieurs essais de Paya, avec une vie de l'auteur par sir Leslie Stephen.
Au pays de la mer (panneau central;.
Paurostauria (double de gv. nalur.).
Pays de la mer (AïO. peinture, en forme de triptyque, exposée par Charles Cottel au Salon de la Société nationale des t)eaux-arts de 1898.
Au milieu, le repas d'adieu. Il fait nuit, une lumière jaunâtre et triste tombe de la suspension sur la table m"! les ménages : les hommes qui partent, les femmes <iui restent , sont réunis autour de l'aïeule au visage triste, dont les yeux sont bn'ilés d'avoir trop pleuré. Tu vétéran des "pèches lointaines se lève et t>oil n au retour u , tandis (|u'une jeune mère avancé vers son homme le visage d'un bébé, ot que deux flaucés échangent des conihiences.
A gauche, ceux qui s'en vont : ils partent par la bruine et par la nuit, massés à l'arrière de leur coque ballottée.
A droite, celles qui restent : malgré le vent, la pluie, les rafales, elles no peuvent se résoudre A abandonner I;i pointe de rocher qui permettra de découvrir plus facile ment le navire sur lec|uel sont montés les absents. La nuit vient, est venue, qu'importe! Vieilles ou jeunes, mères, épouses ou (lancées, elles no se résolvent pas à détacher leurs regards do l'horizon.
Le Pays de la mer est une des meilleures inspirations de Cottet. Dans cette composition très .serrée, enlevée dans la pftte puissante et sombre qui lui est habituelle, il a résumé avoc une rare intonsiiô la dramatique existence
PATS-BAS : Tableau généalogique.