‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 262 sur 363 · PERSE · texte numérisé non relu

PERSE

fèrc par la présence de deux verticilles d'étamioes et par la structure de la tige riche en réservoirs mucilagineux. (Ce genre a été établi par Courchet '1903] pour un arbre à feuilles coniposées-imparipeunécs do Madagascar. Le perriera de Madagascar ou kirondro est une plante extrêmement toxique, encore assez mal connue.)

Perrin (.S'rtJH;e-.ï/ane-Louis-Jean), architecte français, né à Lyon en 183S. Il entra en 1859 à l'Ecole des beaux-arts de Paris, où il fut élève do Qucstel. Mais c'est surtout au contact du grand architecte lyonnais Bossan, dont il fut l'adjoint à partir do 1871, qu'il acheva de forni.T songotit. Il fut appelé à terminer les édifices et les décorations que la mort empêcha Bossan d'achever : les stalles et la décoration do la basilique de fourvières par exeniple. L'œuvre de Sainte-Marie Perrin est considérable. Il construisit pour ses débuts, en 1864, la chapelle du château do Dortan 'Aiuj et. en 1865, l'église de Saiut-Cyr au Moiit-d'Or (Rhône)- luspccteur des bâtiments civils pour l'Ecole vétérinaire de Lyon, en 1868, il fut nommé l'année suivante arcbilccto en chef du même édifice. Il a construit depuis ; façade de Saint-Bruno des Chartreux, à Lyon (1869); monastère des Clarisscs, à Lourdes (1878j ; hospice do l'œuvre do la Croix, à Lyon (1886'i ; chapelle des Dames carmélites, à Oullins (1890) ; grana séminaire de philosophie de Sainie-Koy, à Lyon (1901), et un grand nombre d'églises paroissiales. On voyait de lui, au Salon do 1S69, où il envoya pour la première fois, deux projets d'églises paroissiales pour la ville de Lille et de Messimy et, k celui de 1870, un troisième projet d'église paroissiale. On lui doit une Notice sur Pierre Bossan, ta Basilique de Fourvières , ses origines, son esthétique, ton symbolisme (1896); Peintres et architectes, et diverses monographies et notices sur l'architecture. Il est correspondant à 1 Académie dos beaux-arts depuis 1891.

Perrin : Ja<-quesl, statuaire français, né à Lyon en 1847. Kiuve de Dumout, cet artiste, au talent sobre et sérieux, a obtenu une première médaille au Salon de 1903, pour sa l'iefa. groupe plâtre, et le Sommeil de la Vierge, groupe marbre. En 1900, il exposait le plâtre de son C'o/morce/, dont lo bronze s'élève sur le quai Conli â Paris; et une Maternité, plâtre. Il avait, en outre, contribué â la décoration du Palais du génie civil. Au pont Alexaudre-III, il a sculpté douze figures de pierre décorant les proues. On lui doit encore la Statue du botteleur, qui orne le square Parmcutior, â Paris.

PerrinaIc, compagne de Jeanne d Arc. Elle a fourni à N. Quellien le thème d'une belle et touchante canlilène bretonne et celui d'une étude en prose, beaucoup plus contestable, où l'imagination de l'auteur supplée trop souvent aux lacunes de l'histoire. Tout ce qu'on sait de Perrinaïc se réduit à fort peu de chose. Elle ne s'appelait même l>as Perrinaïc, mais Piéronne, dont Michelet a fait Pierrette. Piéronne, faite prisonnière à Corbeil par les Anglais, éprouva lo même destin qui attendait Jeanne d'Arc neuf mois plus tard et, par cette fin lamentable, comme par la fidélité qu'elle garda jusqu'au bout à la Pucelle, elle mérite de ne pas être séparée d'elle. Dans son interrogatoire, par exemple, elle dira que « dame Jehanne, qui se armoit avec les arminalx, estoit bonne et, ce qu'elle faisoit, estoit bien fait et selon Dieu ». Condamnée à être brûlée vive, Piéronne fut exécutée le 3 septembre 1430, à Paris, sur le parvis Notre-Dame; une autre Bretonne, sa compagne, plus heureuse, fut mise en liberté. A ces renseignements, tels qu'ils nous sont fournis par le Journal d'un bourgeois de Paris, publié par Vallet de Viriville, et par le Procès de la condamnation de Jeanne d'Arc, se borne tout ce que nous savons sur Piéronne. Le reste. les hymnes patriotiques du kloarek Kaerrjmell. la naissance de la pscudo-Perrinaïc dans une région circonvoisine du Goélo, du pays trécorrois et de la Cornouaille et probablement dans la forêt de Coat ann Noy, sa rencontre, par une nuit de mai, avec des gens armés qui allaient rejoindre le connétable de Richemond, son ■ goût de la nature, développé dans les solitudes natales «. etc., appartient sans conteste à l'imagination fertile de Quellien. Les contemporains, notamment Anhur de La Borderie, Trevedy et Renan, ne s'y méprirent pas. ÎS. Quellien n'en poursuivit pas moins jusqu'à sa mort son projet d un monument colossal destiné â commémorer sur les hauteurs du Menez- Bré l'héroïcité de Perrinaïc.

PerrONEAD (Jean-Baptiste), peintre français, né à Paris en 1715. mort à Amsterdam en 1783. Elève de Natoire et L. Cars, il fut agréé à l'Académie en 1746 et reçu académicien en 1753. sur le Portrait d'OtM/ry (aujourd'hui au Louvre). Il débuta au Salon de 1746. où il avait envoyé trois portraits au pastel :

ceux du rnarguis Daubail, des peintres Drouais et Gilcain, et deux portraits à l'huile :

M. Demoyel tenant une poule huppée. Portrait d'un jeuy>e écolier, frère de l'auteur, tenant un livre. D'autres portraits de Perroneau, à l'huile ou au pastel, figurèrent aux Salons qui suivirent : Portraits du fils de M. Le Moyne, sculpteur du roi, de M. ffuquer, d'Orléans (MA"'); fieM. et .!/•• Olivier, de J/"* Amédée de l'Opéra, de J/"» Delepée (1748): de M. de La Tour, peintre du roi, de M. Thiboust, imprimeur du roi {ll^a); de M. Desfriches (1751); de .1/"" la princesse de Condé, de milord d'Hunslington, de .V. Oudry (aujourd'hui au Louvre) [1753]; de M. Cars {aujourd'hui au I^oavre), de M. Cochin (1759) : de M. Trudaine de Montigny, de M. Bangucr, échevin d'Amsterdam, de J/"* Perroneau faisant des nreuds {ns3) : etc. Le Salon de 1779. où il envoya plusieurs portraits de femmes au pastel, fut le dernier où il figura. Slalgré un labeur considérable et un talent véritable. Perroneau mena une vie difficile et fut peu apprécié de ses contemporains. Il ne rut jamais obtenir on logement au Louvre. Mais aujourd'nui ses pastels jouissent d'une faveur extrême et méritée. Perroneau a exécuté aussi quelques gravures d'après Boucher, Natoire et Carie Van Loo. En dehors des portraits cités, le Louvre possède en-

Perroneau.

core le portrait, au pastel, de Pierre Bonç/utr de l'Académie des sciences.

Perrotin (Ilenri-Joseph-Anastase), astronome français, né Â Saint-Loup d aru-et-Oaronne) en 1845. Il fut successivement aide-astronome, puis astronome à l'observatoire do Toulouse; en i>»80, il fut nommé directeur de l'observatoire de Nice. En 1882, il dirigea une expédition envoyée â Rio-Negro pour observer le passage do Vénus. Il est surtout connu pour ses recherches sur la constitution do la planète Mars et ses travaux sur les petites [iianètes. II a publié de nombreux mémoires; on outre, on lui doit: Théories de la planète Vesta (1879); Visites à divers observatoires d'Europe i'1881j.

PERROTTETIB {pé-ro-te-tCj n. f. Genre de célastracées-

cassiuioidées, type unique dune tribu dite des r>erroffiftiées. ,Ce genre est constitué par une dizaine d espèces, arbres ou arbrisseaux â feuiIU-s simples, alternes, de l'Amérique centrale, des lies Ilawaï et de l'archipel malais. Les perrotielies ont des fleurs à récepucle plat, & pétales triangulaires, valvaires. L'ovaire 2-3 loculaire a des carpellesXiovulés; les fruits sont des baies. J

Perrot (Théodore), ingénieur français du géoio maritime, né à Moulins en 1822, mort à Saint-Ocrmain- Lespiuasse, près de Lyon, en 1904. Entré dans les premiers numéros à l'Ecole polytechnique . il en sortit comme élève ingénieur du génie maritime, et fit dans ce corps une rapide et brillante carrière, attaché successivement aux usines d'Indret et aux ports de Toulon, de Brest et de Lorient. C'est â Toulon, en 1865, qu'il imagina linvention à laquelle son nom est resté attaché, l'appareil destiné à transformer l'eau de mer en eau potable, et grâce auquel les vaisseaux de guerre purent se dispenser d'embarquer an départ toute l'eau potable destinée â l'alimentatioL de l'équipage pendant la traversée. Perroy fit abandon de sa découverte à la marine française, refusant d'en conserver pour lui-même le brevet. Avant la guerre de 1870. il fui appelé â la direction de l'important arsenal maritime do Brest, qu'il cousena jusquen 18R2. date â laquelle il était nommé directeur de I arsenal de Lorient. Il termina sa carrière aux forges de Guérigny, et prit sa retraite en 1886. Il a publié un certain nomiir'c de mémoires scientifiques, dont plusieurs ont été couronnés par l'Institut.

*Perse. — Histoire. Le schah Nasr-ed-Din entrait à la mosquée de Schah-A.bdul-Azim (mai 1896), lorsque Mirza Mohammed Riza tira sur lui un coup de leu. dont il mourut presque immédiatement ; te meurtrier avait été plusieurs fois condamné pour complots. L'avènement du nouveau schah Mouzafi'er-ed-Din, fils de Nasr-ed-Din, fut marqué par des troubles dans diverses régions du pays; les juifs furent menacés à Chiraz et ailleurs.

Dans une réception solennelle des principaux dignitaires du royaume, le nouveau schah déclara faire abandon à perpétuité de tous impots sur le pain et la viande, dans toute l'étendue de son empire.

Eu février 1900, près de 20.000 hommes de troupes russes, avec un train de siège et de grandes quantités de rails, étaient dirigés sur Merv, dans le but d'accroître l'influence du tsar en Perse, à la suite de l'emprunt de 22 millions et demi de roubles en or, contracté en Russie et garanti par les produits des douanes; cet emprunt était émis à 5 p. lOO ; jusqu'à ce qu'il fût complètement remboursé (en 75 ans), lo gouvernement persan s'engageait à ne conclure aucun autre emprunta l'étranger sans le consentement de la Banque de Perse, de création russe. Les droits de douane perçus dans les ports du çolfe Persique étaient laissés en dehors de la garantie de l'emprunt, ce qui indiquait, de la part de la Russie, l'intention d'a)>andonner aux intérêts britanniques la partie méridionale des domaines du schah. Quant au reste, la convention le plaçait virtuellement sous la domination de la Russie, car une des conditions de l'accord était qu'au moyen des produits du nouvel emprunt, la Perse se libérerait de toutes obligations pécuniaires antérieures; or. la principale de ces ubli^'atîons résultait de l'emprunt anglais de 1892. La Russie obtenait en même temps des concessions pour la construction de chemins de fer en Perse, dont un. de Julfa à Ilamadan {via Tabriz), avec espoir d'embranchement sur Téhéran, fut commencé sous la surveillance d'officiers de l'état-major russe et terminé en 1903. Il traverse les districts les plus importants de la Perse pour la Russie, au point de vue économique comme au point de vuesiratogique.Cette entente russo-[)ersane a été une fois de plus affirmée par la visite qu'en 1900 le schah fit à Saint-Pétersbourg ; il se rendit aussi à Paris, Vienne et Constantinople.

La Russie continuait d'assurer son influence. Elle créait (févr. 1901) une nouvelle ligne de navires à vapeur pour le commerce entre Odessa et Binder, Bouchir, Binder-Aobas et autres localités du golfe Persique, en même temps que le gouvernement établissait des tarifs exceptionnellement bas sur les chemins do fer pour les marchandises de toute la Russie transitant par Odessa.

Koweit fut, au commencement de 1901, l'objet d'une lutte entre Mabarik. cbeik de Koweit, et Ben-Raschid, qui se fit appeler roi d'Arabie. D'abord ce dernier, battu, perdit son royaume de Nejed; mais Mabarik tombait peu après dans une embuscade, où il perdît 5.000 hommes; il dut se retirer en désordre sur son territoire. Menacé dune invasion, il appela à son secours le gouvernement des Indes. Ce conflit entre Mabarik et Ben-Raschid tire son importance du fait qu'il pourrait mettre aux prises l'Angleterre et la Russie, rivales dans ces régions : si Koweit devenait un port anglais, la Russie voudrait s'emparer de Beoder-Anbas, et certaines autres puissances exigeraient des compensations. Le sultan lui-même réclame Koweit, mais ses prétendus droits sont unanimement contestés. V. Tlrqcie.

En 1902, le schah rit un arulre voyage en Europe, visitant la plupart des grandes capitales, y compris Londres et Paris: il y revient d'ailleurs presque tous les ans. La Russie fit au schah un nouveau prêt de 10 millions de roubles par l'intermédiaire de la Banque de Perse et obtint la concession d'une voie ferrée de Tabriz à Téhéran, avec un traité de commerce qui lui assurait de précieux avantages. Un diiTérend de frontière s'est produit entre la Perse et l'Afghanistan, dans la région du fleuve Helmund, dont le cours est incertain, parsuite du déplacement fréquent do son lit ; les .Afghans le détourneraient exprès pour enlever aux Persans le moyen d'irriguer leurs champs. Le major Mac-Mabon partit de la frontière des Indes avec une es-

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