PÉROU
collaboration avec G. Gojau ot Paul Fabrc [1695) ; le Musée national de Versailles, en collaboration avec P. do Nolhac (1896); la Peinture au Salon (1«9:}; Versailles, dans la collection des villes d'art célèbres (1904). II a prèle à de NoUiac une active collaboratiou dans la réorganisation du musée de Versailles.
PERCIPIENT ipèi-si-pi-an — lat. percipîens, qui perçoit) n. NI. Se. occ. Individu pour qui sont perceptibles dos pliénonK'Ucs tjue no perçoivent pas les autres personnes.
PerCK, comm. de Belgique fprov. do Brabant [arrond. de Bruxelles]}; 1.300 hab. L'église possède un tableau do David Teniors et renferme ôgalomont les restes du peintre et do sa fommo.
PERCOÏDES a. m. pi. Zool. Syn. de percidés.
PERDURER («lu lat. perdnrnre, même sens) v. n. Durer longiomps, -survivre. (Pou us.)
*Pereda (José-Marie de), romancier espagnol, né à Polonco. près do Santander, en 183». — Il est mort à Santander en 1906.
Père Lebonnard (le), comédie en quatre actes, on vers, do Jean Aicard, mise en répétition à la Comédle- Françaiso on 1888, retirée par l'auteur, jouée pour la première fois au Théâtre-Libre on 18><9, el reprise à la Comédie-Française le 4 août 1904. — Le père Lebonnard est un excellent homme, retiré des affaires après fortune faite dans riiorlogorie. Il est tyrannisé par sa femme, qui est entichée de grand monde et de noblesse. Ils ont deux ertfants, Robert, qui tient de M"" Lebonnard, et pour qui elle a obtenu la main de Blanche, fille du marquis d Estrey ; Jeanne, qui ressemble à son père, no se soucie aucunement du grand mariage rêvé pour elle par sa mère, et voudrait épouser le D"" André, qu'elle aime. M*' Lebonnard et Robert s'opposent de toutes leurs forces à ce projet, parce qu'André est un enfant adultérin. Lebonnard, lui, ne veut pas qu'on rende sa (ille mallieureuse ; il a gardé le silence tant qu'il a été seul à souffrir ; mais, du moment que l'on toucnc ù Jeanne, il se révolte et il parle. Or ce qu'il dit est terrible. Robert n'est qu'un bâtard, et Lebonnard l'a toujours su ; il en a la preuve. S'il a feint de l'ignorer, c'était pour éviter le scandale. Mais aujourd'hui que la femme coupable vent imposer une volonté malfaisante, et que le fils, issu de la faute, fait l'insolent, le père Lebonnard, montrant une énergie insoupçonnée, les écrase tous deux sous la révélation de l'horrible secret. Force leur est bien de courber latête, et Jeanne épousera le D' André.
Celte comédie est une de ces œuvres qui sont portées tout entières par un rôle : ici c'est celui du père Lebonnard. Cette création, très humaine, est fort bien venue et assure le succès de l'œuvre. Avant d'être jouée a la Comédie-Française par Silvain, elle avait été traduite en italien, et brillamment intcrjirétée par Novelli.
PerEZ (José Joaquin), homme d'Etat chilien, né en 1800, mort en 1889. Initié très jeune à la diplomatie, il fut envoyé comme secrétaire de légation à Washington. En 1829, il fut chargé d'affaires en France et, en 1836, dans la république Argentine. 11 fut successivement, sous Bulnôs {1845 à 1849), ministre des finances puis ministre de l'intérieur et des affaires étrangères (1849). Sous la présidence de Montt, il fut sénateur et conseiller d'Etat ot lui succéda comme président de la République, le 18 sejîtombre 1861. Il soutint le Pérou contre l'Espagne et lorsqu'il eut accompli son mandat constitutionnel en 1871, il fut nommé sénateur (1872), conseiller d'Etat, président du Sénat en 1875.
PeREZ GaballerO, lionime d'Etat espagnol, né dans la province de la M.mche im istîi. Après avoir fait d'excellentes éludes, il entra dans la diplomatie, où sa carrière fut rapide. Attaché à l'ambassade d'Espagne â Paris (1882-1885), il fut sous-secrétaire d'Etat aux atfaires étrangères à Madrid, puis ministre en Belgique, premier délégué de l'Espagne à la conférence d'.\lgésiras, ambassadeur à Rome. Ses éminentes qualités avaient été mises en lumière par le rôle qu'il joua à la conférence d'Algésiras, où son intervention énergique amena les meilleures solutions, notamment sur la question do la banque et sur celle de la police, dans le remaniement du projet autrichien. Le 29 juin 1906, Perez Caballoro était nommé ministre des affaires étrangères dans le cabinet Moret, en remplacemont du feu duc d'Almodovar; mais il ne coriserva que quelques jours ce portefeuille, Moret ayant démissionné le 5 juillet suivant.
* Pergame. — Archéol. Les grandes fouilles de l'acropole do Pcrganie sont terminées depuis une vingtaine d'années. Los résultats ont été exposés en détail dans une luxueuse publication aliemando ot dans la Uesiauraiion de Pergame, publiée par Pontromoli ot Collignon. Les frises du trand autel, avec une riche série de sculi>tures et d'objets 6 lent genre, figurent à Berlin, au musée dit de Pergame, inauguré en 1901.
De nouvelles fouilles ont été entreprises en 1900, et ont été poursuivies depuis lors par l'Institut allemand d'Athènes, sous la direction de Dœrnfeld. On a achevé de dèf;ager les substructions du grand autel. On a aussi déblayé a scène du théâtre : on a constaté qu'il y avait ou primitivement une scène en bois, remplacée plus tard jiar un proscenium en pierre, do stylo dorique, et enfin par une scène d'ordre composite, analogue ù celle que présentent les théâtres romains d'Asie Mineure.
Mais les fouilles ont été ponsstVs principalement sur l'emplacement do la ville proprement dite, au-dessous do l'acropole. On a dégagé la grande rue qui, ]iar la jiortc sud (lu mur d'Eumône, conduit â l'agora d'en liant el aux terrasses des temidcs. On suit maintenant colto rue dans la direction opposée, vers l'inti-rieur do la ville. Kilo mène à une autre agora, entourée de portir)ues et do magasins, qui est adossée â la montagne oi qui dominait los quartiers bas. Au delà do cotte agora, qui date do l'époque royale, la même rue longe une maison grecque et diverses constructions, et débouche au-dessous dos terrasses qui portent le grand gymnase. Là on rencontre une fontaine monumentale et des propylées qui donnaient accès aux terrasses. Au-dessus de la fontaine, on a découvert un vasto gymnase do l'époque royale, construit sur irois terrasses 'superposées ot divisé en trois sections, luno pour les enfants, la socondo pour los énhèbos, la t^oisi^mc pour los nroi {jeunes gens, plus âgés que les enhèbes") ; on a déblayé dos restes do portiques et do chambres, uno oxèdre, dns niches à statues, et, près do là, les fondations d'un petit temple corinthien.
si dégage plusieurs autres rues autour de l'ais. Près de celle qui conduisait aux gymnases.
Pergulaire.
Go a aussi gorad'on bas.
on a trouvé los ruines d'une grande construction, dont la destination est incertaine ; les salles contenaient des vases, des foyers, dos moules, avec des inscriptions et des sculptures, dont nue réplique de VUermes d'Alcamène. A l'ouest de l'agora, on a déblayé une vaste maison à cour centrale, remaniée à l'époque romaine, dont plusieurs chambres renfermaient des restes de pavements de marbre et des incrustations.
Enfin, l'on a étudié le mur d'enceinte de la ville, oii l'on a reconnu l'existence do trois nouvelles portes : deux au nord-ouest, une à l'est. Et l'on a découvert do loua côtés des inscriptions, des sculptures, des terres cuites, des bronzes, des poteries, do menus objets de tout genre.
PERGULAIRE ipèr-gfiu-lèr') n. f. Genre d'asclépladacées, comprenant des lianes à flours disposées eu cymes ombelliformes, ot dont la corolle est à tube oblung ou ovoïde , et lo limbe découpé en cinq lobes étroits.
(On on connaît une dizaine d'espèces, des forêts d'Asie et d'Afrique.)
PÉR1CAUD( Louis-Jean), acteur et auteur dramatique français, né à La Rochelle en 1835. A peine âgé de dix-huit ans, il taisait ses débuts au petit théâtre du Luxembourg (Bobine), puis bientôt partait pour la province, qu'il parcourait pendant une quinzaine aannées. Do retour à Paris, il entra aux Folies-Dramatiques, d'où il passa successivement au Vaudeville, au théâtre Cluny, à la Porte- Saint-Martin, à l'Ambigu, et au théâtre du Chàteaud'Eau, dont il eut pendant plusieurs années (1877- 1885) la direction, conjointement avec deux de ses camarades, Ulysse Bessac et Jules Gravier. Il entra ensuite aux Folies-Dramatiques, puis à l'Ambigu et enfin â la Porte-Saint-Martin.
Dans sa longue carrière, Péricaud a joué et créé une foule de rôles dans un grand nombre d'ouvrages. Il a écrit aussi en collaboration plus de cinquante pièces : drames, vaudevilles, opérettes. Parmi ces nombreux ouvrages, nous nous bornerons à citer les suivants : Casque en fer, Casse-Micseau, Kléber, les Français au Tonkin, la Casquette du Père Bugeaud, la Mère la Victoire, la Belle Limonadière, Monsieur Mafjeux, Madame la tnaréchale, Desaix, Jack l'Eventreur, le Père Chasselas, l'Hùril(t;/e de Jean Gommier, etc.
PÉRICHONDROME {kon — du gr. péri, autour, et de cliondrome) a. m. Tumeur du périoste ou de la couche corticale lies os, pouvant atteindre un volume considérable, et qui, lorsqu'elle est congénitale, est une cause de dysiocio.
Perier (Charles), chirurgien français, né à Paris en 1836. Interne en 1859, docteur en médecine en 1864 avec une thèse sur le varicocèle, agrégé d'anatomie et de physiologie à la faculté de Paris en 1866 (thèse sur l'ovaire), chirurgien des hôpitaux en 1872, il a été successivement chef de service à Lourcine, la Salpêtrière, Tenon, Saint-Antoine et Lariboisière, oij, en 1898, il atteignit l'honorariat. De 1S88 à 1898 il avait représenté ses collègues, les chirurgiens des hôpitaux, au conseil de surveillance de l'Assistance publique. Président de la Société do chirurgie en 1893, il est depuis 1890 membre de l'Académie de médecine (section de pathologie externe) et a présidé en 1903 le 16" congrès de l'Association des chirurgiens français. Son discours d'ouverture traitait une question très actuelle : le " pronostic après les accidents de travail ". Parmi ses travaux disséminés dans des recueils périodiques et les comptes rendus des Sociétés scientifiques, celui qu'il faut citer particulièrement a trait à l'extirpation totale du larynx sans trachéotomie préalable. Son procédé permettant de mener à bien cette redoutable opération est devenu classique et suivi par la ])lupart des chirurgiens. Les comités d organisation des congrès d'hygiène de Bruxelles (1903) et de Vienne (1905), 1 ont chargé des rapports sur les accidents du travail et les assurances sociales.
PÉRILOMIE [mî) n. f. Genre de labiées-stachyées. (Les périlomies, type d'une sous-tribu des périlomiées, sont de petits arbrisseaux de l'Amérique du Sud, dont les fleurs ont un calice bilabié â lèvres entières.)
PÉRIMÉNINGITE (du gr. péri, autour, et de înéningite) n. f. Méd. Péninéntiuiile spinale, Affection caractérisée par desdouleurs vives lancinantes au niveau du rachis, suivies «le paralysie fiasque avec auestliésie dans les jambes et la partie inférieure du tronc. (La paralysie peut gagner les muscles thoraciques et, dans ce cas, la mort survient par asphyxie. Anatomiquemont, on constate l'inflammation du tissu cellulaire qui enveloppe la dure-mère rachidicnne. L'étiologio do la maladie est inconnue, peut-être microbienne,)
*PÉRIMER v. n. — Par ext. Se dit d'un billot, d'un permis, ei<-., <|iii n'est plus valable, la durée do sa validité étant expirée.
* PÉRIN (Honri-C/i(iWc«-Xavicr\ économiste belge, né à Mons on 1815. — Il est mort en 1905. Il était depuis 1869 correspondant do l'Académie des sciences morales et politi<|nes.
PÉRINÉO-ANAL, E, AUX adj. Qui a rapport â la fois an ijértnéo et :\ lanns.
PÉRIOSTIQUE [oss-tik') adj. Qui a rapport an périoste.
PERIPHYLLA {pé) n. f. Genre de méduses acalèphes â ombrelle itrofondo on forme do cloche, avec douze tentai^nles et seize lobes ombrellaires, et ù manubrium court, mais très large, quadrangulaire.
PÉRIPLASMIQUE {plass-mik') adj. Biol. Membrane péripla^mique, Partie mal différenciée de protoplasma, intcr-
médiaire entre le cytoplasma granuleux proprement dit et la membrane ngidu cellulaire ou proloplasinique. (La membrane pèriplasmique se rétracte dans la plasmolyse ot reste auhérenie au cytoplasma, mais elle consen'o néanmoins avec la membrane rigide des relations établies par l'existence de fins filaments d'union [Chodat, Esweli]. La membrane pèriplasmique ne s'observe bien que dans les cellules végétales, â cause de la présence des parois coliuiosiques.)
PÉRIPLASTE iplasst') n. m. Biol. Aster spécial, dérivant du noyau s[)ermatique, et qui ne s'observe jamais dans les mitoses spontanées (Vcjdowski). ICe périplasto serait lo signe des différences d'état colloïdal entre le spermatozoïde et l'œuf.]
PÉRIRECTITE [rèk') u. f. Inflammation du tissu voisin du rcLtuni.
PÉRISPHÈRE [riss) n. f. Biol. Zone corticale de la sphère attractive des cellules ner^'euses (ganglions spinaux), rojfréscntée par une masse grenue. (L'existence de la périsphère prouve la persistance, comme élément morphologique du cytoplasma, du centrosome dans des cellules éloignées de leur phase de division et qui ne la réaliseront plus.)
* PÉRITONITE n. f. — Encycl. Le pronostic de \^ péritonite a beaucoup changé avec les nouveaux procédés opératoires. On doit diviser les péritonites au point de vue de la gravité et en progressant en péritonite du petit bas- !>iii, en péritonite sous-ombilicale et en péritonite sus-ombilicale. Les dernières sont toujours mortelles; les premières guérissent souvent sans opération et celles de la partie moyenne de l'abdomen peuvent guérir. si l'intervention du chirurgien est assez rapide. 11 laui opérer dès le diagnostic fait, et assurer un bon drainage, par le vagin cliez la femme, à travers le périnée ou l'échancrure sacrée chez l'homme.
*PERLE n. f. — Math. Nom donné par Pascal à des
courbes ayant pour équation générale :
aP-^ l-^y'' = xP (a— x)î.
Sur l'invitation du mathématicien de Sluse, Huygens étudia, en particulier, \a. perle représentée par :
C'est une cubique à centre ayant pour coordonnées :
Ce point est, en même temps, le point d'inflexion d© cette perle.
PÉROCHIRE {kit^) n. m. Genre d© reptiles sauriens, de la famille des geckonidés, comptant cinq espèces répandues des Philippines en Océanie.
— En'cvcl. Les />eVûc/jere5 sont des geckos de taille médiocre, remarquables par leur queue élargie en son milieu et leurs doigts dilatés en spatule; ces animaux très plats, bruns en dessus, blancs en dessous, vivent dans les vieux arbres, sous les érorces, et se nourrissent d'insectes. Le perochirus ateles est propre aux Philippines; le perochirus depressus aux Carolines; le perochirus Guntheri aux Nouvelles-Hébrides.
PÉROM'YSQDE {7nissk') n. m.
Genre de mammifères rongeurs, de la famille des muridés, comptant plus de cinquante espèces, toutes propres au nouveau monde.
— Enctcl. Les péro7ni/sque$ sont des rats du groupe dès sig- Pirochire. modontes ; ils abondent surtout
dans l'Amérique du Nord { peromyscus lueopus, etc.}, mais certains descendent ^^ au sud jusqu'au Gua- :^^^^W^^ temala [perojnijscus "' —'^^ gijmnolis). Les espèces franchement méridionales ont été rangées dans le sous genre thomasomys :
thomasotnys cinereus, Pérou, etc.
PÉRONNE-LEZ- ANTOING ou smipleni. PÉRONNE, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Tournai'), sur l'Escaut; H50 hab. Batellerie. Construction de Italeaux. Fabrication de cordages.
PÉRONNE-LEZ-BINCHE ou simplem. PÉRONNE, coinm. do Belgique (prov. de Hainaut [arrond. do Soiguies]) ; 2.800 hab. Carrières do craie.
* PÉROU. — Le Pérou a connu, au cours des dernières années, d'assez sérieuses difficultés diplomatiques. Aux ternies du traité d'Ancon, qui mit fin à la guerre du Pérou avec lo Chili (188-t). ce dernier avait annexé la province de Tarapaca ; il avait en même temps occupé les provinces do Tacna et d'Arica. Un vote populaire devait décider, en 1S94, auquel des deux pays ces doux provinces devaient finalement appartenir ; mais on no put se mettre d'accord, à l'époque prévue, sur le »io(/mï opcrandi, de sorte que le vole fut différé. Lo 16 avril 1898, une convention fnl signée à Santiago, en vue de cotte consultation populaire ; mais la Chambre des représentants du Chili la repoussait deux ans pins tard. Le gouvernemont péruvien estime ([ue ses nationaux doivent seuls voter, tandis que le Chili exige le vote do tons les habitants. Celui des deux pavs à qui écherront les deux provinces devra paver à lautre lo millions de soles (ou I million do liv. st.\ que le Chili, par un arrangement avec la France, a consenti A porter ù U millions de soles, dans lo but do donner satisfaction aux réclamations des
Péromysquc.
créanciers du Pérou. Df cette façoû.si lo plébiscite vient A favoriser le Chili, le Pérou ne perdra pas seulement ses deux proviuces, il sera privé do la componsatiua prévue par le traité d'Ancon ; la suspension dc^ relations diplo matiques entre les deux gouveruemonts est la conséquence de co différend.
Lo Pérou â d'autres difiicuités de frontière : avec l'Equateur, qui soni soumises à ud arbitre : avec le Brésil, qui lo sont au président do la république Argentine, un arrangement n'eiant pas intervenu d'autro manière avant la date âxdo du I2 juillet 1905. Il s'agit ici d'immenses forêts, qui ont une grande valeur éventuelle dcxploîtaiion depuis que l'Europo fait une consommation toujours croissante do caoutchouc, pour h's usages électriques comme pour les aj)paroils de locomoiion.
Lo président do la république, élu eu juin 1904, est José Pardo.
PÉROV (Vassily Grigoriévitch), peintre russe, né à Tobolsk en 1833. mort à Kouzminky (gouv. do Moscoui en 1882. Après avoir fait ses études a l'Ecolo des arts do Moscou, il entra à l'Académie des beaux-arts do Saint-Pétersbourg. En 1856, l'Académie lut décerna la
Srcmière médaille d'argent, en 1860 la seconde médaille 'or et en 1861 la premièro médaille d'or et une bourse do voyage. Pérov séjourna on Italie et en France, où son talent prit tout son essor. Ses meilleures toiles : Sermon dans le village (1861), Dilettante (1862), le Portrait de Dostoievshj, exposé k Paris en 1»78, les Enfants eixdormis, etc., sont aux musées Tretiakov et Soldatonkov do Moscou, au musée AlcxaudrelIIdo Saint-Pôiersbourg, etc. Observaii^ur lin et consciencieux, Pérov a formé tout© une école d'artistes aux tendances sociales.
PERPARIÉTÉ adj. m. So dit d'un ovule dans lequel lo sac embryonnaire, à son complet développement, a digéré tout fe uuoelle et est situé directement sous lo tégument. (Un ovule perpariété peut être uni ou bilegminé.)
*PERRAUD I Adolpho-Louis-Albert). cardinal français, né à Lyon eu 1823. — Il est mort à Autun en 190G.
Perrault i Léon-Basile), peintre français, né à Poitiers en 1832. Elève de Picot ot de Bouguereau, il s'est adonné à la peinture d'histoire et de genre. Il débuta au Salon (te 1861 avec le Vieillard et les Trois jeunes hommes. Dès 1864, le succès s'affirma pour le jeune peintre, qui vit son tùbicau la Frayeur honoré d'une médaille et acquis par la priiicesse Mathilde. L'Oracle des champs valut â l'auteur une seconde médaiUo{1876) ; son plafond/a î'oiletle de Vénus, pour l'hôtel Berson, mit le sceau à la réputation de Perrault, qui se révélait décorateur plein do goût. On voit de lui au musée de La Rochelle Saint Jean Te Précurseur. Aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 (Paris), Perrault avait envoyé ; la Première Lutte : Cain et Abel ; une Rivale; Triomphe d'Hyménée, plafond de l'hôtel de ville do Poitiers: Tendresse maternelle; IS'ymphe des eaux; Premier meurtre ; l'artiste se vil honoré de hautes récompenses. Au Salon do 1905, ont paru ; le Bain et Jean, deux compositions d'une agréable couleur.
♦Perret {PauU, littérateur français, né à Paimbœuf (Loire -Inférieure) en 1830. — Il est mort à Pornic en 1901.
Perret (Aimé), peintre français, né à Lyon en 1847. Klève de l'Ecole des beaux-arts de Lyon, puis d'Antoine Vollon, cet artiste a peint des scènes de mœurs, d'abord B historiques ■ , puis modernes. Ces dernières sont particulièrement intéressantes ot vivantes. Toutes sont peintes d'un pinceau riche. Principales œuvres : Baptême en Bresse (musée do Lyon) ; le Saint Viatique (musée du Luxembourg) ; le Semeur (musôo de Carcassonne) ; Printemps de la vie (musée de Chalons-sur-Marne) ; la Fiancée du berger (musée de Morlaix) ; l'Heure de l'Ant/élus (musée de Valence): Jea7ine d'Arc (musée de Viliefranche) ; l'Aïeule (à la Ville de Paris). A citer encore ; la Cinquantaine ; Aveu tardif; Noël des vieux; Appel au passeur; Brûleuse d'herbes; etc. Aimé Perret a aussi donné quelques portraits: Portraits de Af*' Judic, de AI"' Aimé Perret, de .V"" et de M. Edouard Mdlaud, sénateur du Rhône, etc.
Perret (Marins), peintre français, né à Moulins (Allier) en 1860, mort à Paris en 1900. Elève de Cabane), il fit en Algérie un voyage, qui transforma complètement sa vision, et en lit un orientaliste passionné. Sa palette est brûlante, sa lumière enflammée. A la suite des colonnes françaises, il prit sur le fait des épisodes de guerre au Sénégal et au Dahomey. Le I^uxembourg conserve ses Tirailleurs sénégalais en arrière-garde (campagne du général Dodds). Titulaire d'une seconde médaille au Salon de 1897 avec Piroguiers du guet N'Dar, Marius Perret paraissait destiné à un brillant avenir, quand il mourut prématurément des suites do ses fatigants voyages. Il parut pour la dernière fois à l'Expositiou universelle de 1900 (Parisj avec le Douar d'Ouled-Nayls (Algérie).
Perreyve (Henri), ecclésiastique français, né et mort à Paris (I831-1S65). Très précoce, il fut orateur et écrivain de très bonne heure. Il fit d'abord ses études de droit. Puis il entra à l'Oratoire, et commença l'étude de la
Shilosophie et de la théologie. Très gravement malade es l'âge de dix-huit ans, il se releva et passa le reste de sa vie, qui fut courte, dans les alternatives de la maladie et de la santé. Il supporta la première avec une énergie extraordinaire et usa de la seconde pour se livrer à un travail ardent qui devait le tuer prématurément. En i860, il fut nommé aumônier du lycée Saint-Louis, et en 1861, il . fut appelé à la Sorbonne dans la chaire d'histoire ecclésiastique. Malgré la brièveté de sa vie, il a publié : Méditations sur le chemin de la croix (1859) ; la Journée des malades (1861), livre dont il a dit lui-même : • Tout ce qu'il renferme a été sou^ert avant d'être écrit » ; Lettres du P. Lacordaire à des jeunes gens, avec une importante introduction ; Entretiens sur /'Eglise catholique (1864); une Station à la Sorbonne (1864) : la Pologne (1865).
*PebriER {Jeap-Octave-£'rf»ionff. naturaliste français, né à Tulle (Corrèze) en 1844. — Outre les travaux déjà cités au Nouveau Larousse (v. t. VI), Edmond Perrier a publié encore: Traité de zoologie (1891-1892); Eléments aanatomie comparée (1892) : Précis de physiologie animale (1897) ; les Colojiies animales et la formation des organismes (1898) : la Vie des animaux illustrée (1902); etc.
PERRŒRA (pè-ri'è — dédié à Pei^ier de La Bathie) n. m. Genre de simarubacécs, voisin des picrasma, dont il dif-
PEUOV