‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 273 sur 363 · partie dilatée · texte numérisé non relu

partie dilatée

PYOCOLP03 {poss — du gr. puon, pus, et kolpos, vagin) n. m. Abcès mtravaginal, consécutif à uu hématome.

PYOGYANOSE n. f. Biol. Toxine extraite des cultures du bacille pyoci/ani<fue.

— Encycl. La pyocyanose produit une agglutination typique dans les cultures pyocyaniques (c'est donc une agglutinine) pjjauia. et est en outre cytolytiquo (ou bactorioly-

tique) pour le protoplasma de certaines bactéries du choléra, du typhus, de la diphtérie et de la peste, pour les strejjtocoques et les staphylocoques. Elle est détruite par l'action de sululiuus faiolemont alcalines.

PYONÉPHROSE ;du gr. puon, pus, etnéphros, rein) n. f. Méd. Suppuration assez abondante pour déterminer la dilatation du rein et la formation d'une tumeur perceptible. (Elle est généralement !a conséijuence d'une pyëlonépfirite et se manifeste par l'émission plus ou moins abondante et intermittente de pus dans l'urine.)

PYOPHOROSALPINX {pinkss — du gr. puon, pus ; phoros, qui porte, et salpigx, trompe) n. m. Inflammation à la fois des ovaires et des trompes, avec formation de pus. V. aussi À^^■^■;xlTt;.

PYOPNEUMOTHORAX {rakss — du gr. puon, pus, pneuma, air, et thorax, poitrine) n. m. Méd. Introduction de l'air dans la cavité thoracique, par suite d'une rupture de ses parois, ou production de ga? dans la plèvre, déterminée par des phénomènes fermentatifs, avec épanchement purulent plus ou moins considérable. V. pneumothorax.

PYORRHÉE [u-ré] a. f. Méd. Ecoulement de pus.

PYOSALPINX oinkss — du gr. puon, pus, et salpigx, trompe) n. m. Inflammation de la trompe utérine.

— Encycl. Le pyosalpinx est rarement seul; il est consécutif à une infection de l'utérus ou des ovaires. Il n'y a pas de traitement spécial; cependant, on est quelquefois obligé d'enlever l'organe atteint et, dans ce cas, de pratiquer aussi l'ablation de l'ovaire correspondant.

PYO-URIE(pi-o-u-n— du gr.puo»^ pus, cl ouron, urine) u. i. Emission de pus dans l'urine.

— Encycl. La pyo-urie est due à une infection des voies urinaires ot, par suite, eu présence de ce symptôme, le médecin doit chercher d"oû vient le pus. Il peut provenir do l'urètre, de la vessie ou des reins. Quand il piovieiit de l'urètre, il indique une métrite aiguo ou chronique \\. MÉTRITE, t. VI), et dans ce cas les urines, troubles au début de la miction, s'éclaircissent à la tin. Sile pus vient do lu vessie ou du rein, les urines sont troubles pendant toute leur émission. Mais les cystites provoquent de la douleur pendant l'acte de la miction, tandis que, lorsque le rein est attuini, la douleur est nulle. Quand l'origine du pus est élucidée, on doit eu chercherlacause et faire le diagnostic bactériologique avant de songer à instituer un traitement. V. luktrite, t. VII, cystite, t. UI, rein, t. VII.

PypINE (Alexandre-Mcolaevitch), littérateur russe, né ou 1S33. mort eu ly05. Après avoir achevé ses études à Saint-Péicrsbourg, il collabora aux • Annales de la Patrie w, à la « Kevue d'Europe ■ et se consacra particulièrement à la critique et à l'histoire littéraire. Ses travaux les plus importants sont une Histoire des litlératews slaves, qui a eu deux éditions {2* édit., 1881) et dont une partie a été traduite en français; un volume sur /e Mouvement social en Itussie sous le règne de l'empereur Alexuniire (2* édit., 1885); une monographie de Bretinsky; une histoire de {Ethnographie russe (1890-1891); une Histoire de la littéra- , -

tare russe (1898). Il ^>y __ t / - y

était membre do ^ J\~j^b^\\ /

l'académie de ''--^ -j ', ^ i ' -jl^^X^V

Saint-Pétersbourg.

PYRANGA n. m.

Genre d'oiseaux passereaux denti rostres, de la famille des tanagridês, comprenant une douzaine d'espèces répandues dans le nouveau monde.

— Encycl. Les pyrangas sont des tangaras, dont la livrée est largement teintée de rouge ; leur distribution géographique s'étend du N. au S. avec les pyranga savia et rubra, communs des Etats-Unis aux Antilles et aux Amazones.

Pyrawarth, bourg d' Austro-Hongrie (prov. de Basse- Autriche i^cercle du Mannhartsberg-InférieurJ); 800 hab. Eaux minérales sulfatées calciques et magnésiennes.

PYRÉNOLYSE (du gr purên, noyau, et lusis, dissolutionî n. f. Biol. Divisions multiples ou pulvérisations du nucléole ou des nucléoles dans le caryoplasma (nucléoplasma), sans qu'il y ait en même temps division du noyau. (Une autre forme de pyrénolyse est le passage des grains de pyrénine du nucléole dans le protoplasma nucléaire. Lannoy a observé que la pyrénolyse précède ou accompagne la formation des filaments ergastuplasmiques.)

PYRÉOCARPINE n. f. Composé neutre C'°H'*0% que l'on extrait du bois de santal rouge, en même temps que Thomoptérocarpine C**H**0*.

Pyranga.

PYRÉTOPHORE n. m. Genre d'insectes diptères némocéres, de la famille des culicidés, comptant quelques espèces répandues dans les régions tropicales de l'ancien monde.

— Encycl. Le genre puretophorus a élà fondé en lî»02 pour des moustiques de la soui>-faniillû des auophélinés, dont certains sont très nuisibles en tant quo véhicules dos germes des licvrcs paludéennes, notamment \& pyrttophorus costalis, qui abonde en Afrique. On en a découvert récemment de nouvelles espèces au Brésil { pyretophorus Fajardoi) et dans l'île de Chypre {pyretophui-us Palestinensis), qui se trouve aussi en Asie Mineure.

PYROGHROTITE (Ato) n. f. Substance minérale, appartenant au groupe des argents rouges.

PYROCLASTIQUE {klass-tik') adj. Se dit d'une roche de nature à la fois erupiive et fragmentaire, comme les agglomérats et les tufs érupiifs.

PYROGRAPHE (du gr. pur, puros, feu, et graphein, décrire) u. m. Ch. de f. Appareil imaginé en France par detix ingénieurs, les frères Magnin, afin d'éviter les accidents de chemin de fer dus à ce fait que le mécanicien n'a pu entendre le bruit de l'explosion des pétards placés sur ta voie et commandant l'arrêt.

— Encycl. L'appareil se compose essentiellement d'un tube acoustique allant de l'avant de la locomotive à la cabine du mécanicien. Quand un pétard éclate sous les roues de la machine, la pression que produit l'explosion à l'orifice inférieur du tuoe amène, à l'autre extrémité, c'est-à-dire près du mécanicien, l'apparition d'un voyant rouge, en même temps que le déclanchement d'un mécanisme spécial fait fonctionner le frein à air et arrête ainsi automatiquement le convoi.

PYROPHOSPHORITE {foss) n. f. Phosphate naturel de magnésie, chaux et cuivre.

PYROPHYIXITE {fi-lit'] D. f. Silicate hydraté naturel d'alumine dont la formule est Il'APSi'O'*, le poids spécifique 2,78 et la dureté 1. (C'est à cette espèce qu'appartiennent les variétés pagodile et ayatmatoltte ou pierres à statuettes des Chinois.)

PYROPHYSALITE n. f. SUicate naturel d'alumine, qui est une variété de topaze.

PYRRAZOLONE (/'i-ra) n. f. Composé de la chimie organique qui se comporte comme un corps indiflTérent, c'està-dire donne des sels avec les bases et les acides.

— Encycl. Les pyrrazolones sont des corps solides, solubles dans l'eau, dont la formule peut être représentée par le schéma ci-contre.

On lesobtienten condensant l'hydrazine avec le propamaloate d'éth>le.

î/aotipyrine est une phényldimcthylpyrrazolone.

PYRRHOARSÉNITE {pi-ro) n. f

Arscuiate naturel qui est une variété de borzéliite. PYRRONE n. m. Syn. de dipybbylcarbonylk. Pythia, planète télescopique n" 432, découverte en

ISV'T par Charlois.

HC

AzH

QÂKEL n. m. Instrument formé d'une plaque de cuir à laquelle sont adaptés des grelots de fer de forme allongée. (Ou le fixe à l'aide d'un cordon de lianes tressées, sur le revers de la main. Cet instrument sert aux pré- Ires chrétiens do TAbyssinie pondant les cérémonies religieuses.)

QUADRIARTICULÉ, E (du préf.

guadr-i, et de articulé) adj. Qui est composé de quatre articles. { Peu us.)

QUADRICELLAIRE {sét-lèr') n. f.

Paléont. Genre de bryozoaires chilostomés, de la famille des cellariidés, comprenant des formes fossiles dans le crétacé. Qàkel.

— Encvcl. Les qimdriccllaifes (quadricellaria) se préseutent en petites colonies segmentées, minces comme des tils. avec les cellules inégales disposées sur quatre faces.

QUADRICTGLE {du préf. quadri, et du gr. kii/clns, cycle) n. m. Vélocipède à ijuaire roues.

QUAEDMECHELEN, comm. do Belgiijtio (prov. de Limbourg [arrond. de Hasselt]), prés du canal do Hasselt à Turuhout ; 1.600 hab.

QUAIN (sir Richard), médecin et anatomisto anglais, né à Mallow (Irlande) en 1S16, mort à Londres en 1898. Il succéda à son frère Jean <lans la chaire d'anatomic de l'uni- -versité de Londres, devint chirurgien et professeur do clinique chirurgicale à rhôi)ital do cette université, agrégé du Collège royal- des

chirurgiens, et reçut lo titre do médecin extraordinaire de la reine. Ses travaux sur le système circulatoire font autorité. Citons': les Artères du corps humain; les Maladies des parois musculaires du cœur (1892) ; etc.

QuAREMONT, conim. de Belgique (prov. do Flandre- Orientale [arrond. d'Audenarde]) ; 1.360 hab. Fabrication -de dentelles; chicorée.

QUART-À-POCHE n. m. Péch. Nom donné aux tonnelets vides servant à maintenir à la profondeur voulue le haut du ma- „— «-,w^ net pour la /^?^'^ pêche du La- i[^"^'"*'" " reng. Il PI. ^

Des QDAKTS-XfOCHE.

QUARTZINE

kuu-ar) n. f.

Partie foudame ntat e du quartz dont r influence, dans la calcédoine, l'agate, donne naissauce à diverses variétés.

QUATRE-MÂTS n. m. Navire portant quatre mâts.

— Ency( L. .\ux XV* et XVI* siècles caruqucs et naves

^^:\,'\^\;>'U'lW-<'ufr

Quatre-m&ts : A, quatrc-màts carré ; B, quatre-Diàts-goélctt« ; C, quatre-mâts-barque.

portaient quatre mâts, mais à partir du xvii» les mâtures se simplirîent et se régularisent : on n'admet plus que trois mâts, méuie pour les plus grands vaisseaux, et jusqu'à la fin des escadres à voiles il en fut ainsi.

Mais dans la seconde moitié du xix" siècle certains voiliers du commerce beaucoup plus longs que lenrs devanciers portèrent quatre mâts ; il y a des quatre-màts carrés,

des quatre-mâts-barques et des goélettes à quatre m&ts; eo^n, les tonnages et les longueurs de coque augmentant toujours, on construisit des cinq-mâts, qui sont les plus longs navires portam des voiles carrées, les six-mâts et les sept-mâts ne portent que des voiles goélettes.

Ces grandes co(|ues oi la plupart des pièces majeures de leurs mâtures sont ordinairement en acier.

QuERLONiPierrePEYROTDKs Gâchons. dit Pierre de), romancier français, né à Valcnçay (Indre) en 1880. mort à Etampes en 1904. Il dél'Uta dans les revues indépeodantes et jeunes. 1" • Ermitage », le • Mercure de France p, et fonda en 1899 avec ses frères (v. Gâchons [i'Es]) Yffél'icycle, petite revue d'art, qui vécut trois ans. Son premier livre. Tablettes rfmaines, est un recueil de poèmes en prose. Il publia ensuite deux romans ; la Liaison fâcheuse (1902) et le» Joues d'Hélène (1903), une in.italion des Amours de Leucippe et de Clitophon, du Grec Tatins il9ft4). et un conte, la Princesse à l'aventure, eu collaboration. Après sa mort prématurée, ses frères prirent soin de faire éditer ce qu'il laissait : la Maison de la petite livia (1904); Céline, fille des champs (1905) et un recueil de fragments et de nouvelles, sous ce litre, M Roule de vermeil. Tous ces livres sont écrits dans une langue simple et très pure.

QUEROL Y SUBIRATS f Augustin), pculptenr espagnol, né à Cordoiie en 1863 et établi à Madrid. Il a pris part aux Expositions de Paris de 1889, où il obtint une médaille d'argent, et de 1900, où il était membre du jury. On voyait à celle-ci. outre les bustes rovaux, quelquesunes de ses oeuvres princip'ale* : la Tradition, SngounfOf Df'sespoir, statues marbre : Modestie, Saint Frcutçois, bustes marbre; le Comte de Jiascon, terre cuite.

QuESNELLE, lac allongé du Canada (Colombie Britannique, dans les monts Selkirk ; origine de la Quesnelle, affluent gauche du Fraser; près de 38.000 hectares.

Questions religieuses, sociales et politiques,

par O.-P. Pobedonostzef. Y. Rkcueil de Mosrou.

QUÉTENITE {ke) n. f. Sulfate hydraté natu.*el de magnésie et de fer.

*QUEOE n. f. — Pêch. Queue de madrague, Grande ligne de filets ayant souvent plus d'un kilomètre de longueur.

QUEUE-DUBOIS - QUOST

QUEUE-DU-BOIS. comm. de lîelt;!'!"^' \Vro\\ et arrond. de Licî-T ; ï.'JJO liab. Clouterie; houillères. *<}UEUTER {keih V. n. — Au croiiuct. Pousser la bille avec le maillot sans avoir recula celui ci on arriére pour lui lionner do lélan. il Piolon^'cr le coup de maillet après lo clioc en accompayoant la bille.

* QuEZALTENANCO, viUc de Guatemala. — Cette ville, la seconae du Guatemala, très prospère en raison des riches plantations do café qui s'étendent aux environs, le long de fa côio do l'océan Pacifique, a été prosmie complètement détruite, lo 18 avril 1902. par un irembtemeni de terre. Elle commençait à se relever de ses ruines lorsiiuo s'est produite, lo 23 septembre, l'éruption du volcan de Santa Maria, qui a couvert de boues et de cendres toute la région prospère qui avoisinait la ville.

QuiBERVILLE. bourg do la Seine-Inférieure, arrond. et à 14 kilum. de Dieppe, sur la Manche; 279 bab. Bains do mer.

QUIDQUID TENTABAH DIGERE, VERSUS ERAT (mots lat. signir. Tout ce que j'essayais de dire i'(ait ter* , célèbre pentamètre dOvidc, dans les Tristes (iv, 10, 2tî). Lo poète, rappelant brièvement l'histoire de sa vie, raconte que, dès l'enfance, il cultivait les Muses. Kn vain son père cherchait-il à !o détourner d'une carrière stérile; en vain Ovide essavait-il lui-nn^me d'écrire en prose, tout ce qu'il disait prenait naturellement la forme du vers.

Quignon (Fernand-Jusl), peintre français, né à Paris en 1854. D'abord dessinateur industriel, il se mit seul à la peinture, travaillant aux environs de Paris, puis en Bretagne, et faisant des envois au Salon dès 1880. Ses principales œuvres sont : les Moyeties (1888) ; le Blé noir (musée de Nantes); la Moisson (musée de Dijon, 1890); les Regains (médaille de 2* classe, 1891); Avoines en /leurs (musée du Luxembourg, 1892); Luzernes en /leurs {musée du Havre) ; Seigles murs (1896); la Muée (1898): Pommiers en /leurs, qui lui valurent une médaille d"ar*,'eut à l'Exposition universelle de 1900 (, Paris) : les Derniers Bayons an /ttane-tu (1981] ; la Mare à Waben (1905); Avoines au val de ^'esles. Fernand Quignon est surtout épris de la belle lumière du plein air, qu'il cherche à exprimer dans son intensité; un coin de blé, d'avome. un sentier dans la plaine suffisent à motiver ses tableaux. Beaucoup de ses toiles ont été peintes dans le Valmoudois, où habite l'artiste, à Nesles-la-Vallée.

QUnANACÉES {ki-i-a-na-sê) n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypé taies, du croupe des maivales.

— r"He QtJIlAXACÊE.

— Encycl. Les quiianacces sont des arbres ou des arbustes à feuilles opposées, à fleurs régulières pourvues de deux verticilles d'étamines ramifiées et de carpelles nombreux biovulés.

Le fruit est une baie à graines sans albumen. La plante est dépourvue de canaux sécréteurs.

QuiLL, nom de deux lacs du Canada (Saskatchewan), l'un et i'auiro sans déversoir, au pied nord des montagnes do Tondre : le grand lac Quill a 42.000 hectares ; le petit lac 12.000.

* QUILLE n.f. — Bouteille allongée, en forme de q^uille, usitée pour certains vins, et notamment les vins du Rhin :

Cne QUILLE de rudeslieim.

Quinaire :

a, feuille de printemps; b. feuille

d'automne ; c. Qeur ; d, fruit.

QUINAIRE {ki-nér') u m. Genre do vitacées, voisin du genre vigne-vierge, représenté par une dizaine d'espèces de l'Asie orientale et de l'Amérique du Nord. (On cultive dans nos jardins, sous lo nom <i' ampélopsis Veitchii, une très belle espèce originaire du Japon.)

QuiNCEY (Thomas db). Y. de Quincey, au t. lU.

QuiNET (Ilcrmione Asaky, dame Edgar), femme auteur frant;aiso, né à Jassy* (Roumanie) en 18^1, morte à J*aris en 1900. Fille du poète et littérateur Georges Asaky, qui fut lo créateur de 1 mstruction publique eu Roumanie, llermione servit longtemps de secrétaire à son père. Mal mariée et bientôt veuve, elle alla à Paris avec son enfant, et suivit avec un intérêt enthousiaste les leçons de Miclielet et do Quinct à la Sorbonno. Lorsque celui-ci, veuf lui-même, dut se réfugier à Bruxelles après le 2-Décembre, elle vînt à lui comme une consolatrice et une aido.ot il l'épousa lo SI juillet is52. Jusqu'à sa mort, elle vécut do sa vie intelloctucllo. partageant ses idées et ses travaux. De nouveau veuve (1875). elle passa le reste de sa vie à honorer et à gloriher la mémoire de son mari, d'abord en publiant une édition de ses œuvres complètes en 30volumos (1877-1882), puis en continuant décrire des livres où sont toujours présentes la liguro et la pensée do Quinot : tes Uords du lac Léman, mémoires d'exil (1868-1870); Paris, journal du siège (1&12) ; Sentiers de rrance ilHlb); Lettres d'exil (l^Si) ; Edgar Quinet avant cl depuis l'exil {isss-isao): les Mémoires du conventionml Baudot légués ù Edgar (Juinet (1890); le Vrai dans l'éducation (1891); Ce que dit la musique fl893j; la France idéale (ISO^); De Paris à Edimbourg (1897); Cinquante ans d'amitiéj histoire des relations entre Micbelet et Quinet.

QuiNÉVILLE, bourg du département de la Manrhe, arrond. et à U kilom. de Valognes, sur un promontoire, à reinbouchure de la rivière de l'Aitre dans la Manche; 366 hab. Jolie plage do sable; bains de mer. Des hauteurs de QuinéviUe, Jacques II assista au désastre do la flotte française à La Ilougue, qui anéantissait ses espérances.

QuiNSAC (Paul), peintre français, né à Bordeaux en 185y. Elève de Géromo à l'Ecole des beaux-arts, il débuta au Salon de 188.2 avec un portrait du chanteur Talazac. Mentionné au Salon de 1884, il obtint une bourse de voyage en 1889 avec sa Fontaine de Jouvence (au musée de Bordeaux). U a traité le portrait et des sujets décoratifs :

Apothéose de Gutenberg (1894), plafond pour une bibliothèque de Bordeaux ; la Déesse du Soleil (1893), panneau décoratif; Portrait de M'^' linrdes , à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) ; aux Salons des années suivantes, des portraits d'un réel mérite.

QuiNTANA (Manuel), président Je la république Argentine, né en 1834, mort à la Maison-Rose, près de Buenos- Ayres, en 1906. Après avoir fait son droit, il fut avocat, professeur de droit, puis il s'occupa de politi(:(uo dès 1860, année pendant laquelle il siégea dans la législature de la province de Buenos-Ayres. Il fut ensuite député et sénateur. Délégué comme plénipotentiaire argentin au Congrès de droit sud-américain à Montevideo, il alla en la même qualité au Congrès panaméricain de Washington (1889). Ministre de finiérieur en 1901, il fut élu à la présidence de la République, la même année, pour une période devant durer jusqu'en 1910. Mais il mourut en 1906, et fut. remplacé par le vice-président de la République, Alcorta Eigueroa.

QuiNTANA ROO, nouveau territoire du Mexique, conquis sur des gens do race maya, restés indépendants jusqu'à l'époque tout à fait récente, et ainsi nommé d'après un patriote mexicain. Il a été découpé, en 1902, dans la province du Yucatan ; il confine au S. avec le Honduras anglais ou colonie de Bélize et de Guatemala.

QUINTERNA [ku-in-ièr-na) n. f. Instrument à cordes pincées, sorte de guitare employée en Ilollando, surtout au xvu* et au xvm" siècle.

Quintana.

Quintcrna.

QuiNTON (lois de). Il y en a deux principales: l" loi de constance mariue, en vertu do laqueUo lo milieu intérieur des métazoaires aquatiques ou aériens no serait autre chose que l'eau de mer dans laquelle est n<o la cellule primitive; 2' loi de constancf tfitn-miqxte, suivant laquelle la température physiologique des animaux à sang chaud exprimerait la température à lai|Uel)o la vie a pu apparaître. Ces lois sont purement byp»thé(iques, car il est à peine besoin de faire rcmaniuer (|uo les organismes s'adaptent à des conditions actuelles et non à des conditions qui n'existent plus.

QuiNTON (sérum de). V. si:Rt-M marln*.

Quinze (lac des), lac du Canada (prov. de Québec\ sur le cours de l'Ottawa, qui en sort |»ar quinze rapides, d'où le nom; le.OOÛ hectares.

QuiQUANDON (Fernand-Jean-Henriï, officier et explorateur iranrais. né à Paris en 185". Il entra en 1878 à Saint-Cyr, d'où il sortit en 1880 sous-llcutenant dans l'infanterie de marine. Il fut promu successivement lieutenant ou 1883, capitaine en 1-^87, chef de bataillon en 1892. Au cours de 1882, servant alors aux tirailleurs sénégalais, lo sous-lieuienaut Quiquandon prit part à lassaut de Dabor et à la guerre contre Samory. et lit partie de la mission du D' liavol au liélédougon. Kn I8x& et l»^6, lieutenant au 4' d'intauterie de marine, ii fut de la première expédition de Madagascar. Puis il servit â rétai-major du Soudan, et fut, en 1891, chargé d'une mission auprès du roi Tléba, alors en guerre avec les alliés ae Samory. Un moment sous-directeur des études à Naiut-Cyr. il revint, en 1892. auprès de ce prince indigène, y resta iusqu'au milieu de 1893, et après un court séjour en France, retourna faire campagne au Soudan en 1^94. Passé au 1" tirailleurs algériens en 1896, son bataillon fut compris dans la colonne dirigée en 19i.'0 contre In-Rhar. Sa conduite à l'assaut de cette place lui valut d'être lait officier de la Légion d'iionneur, puis promu quelques mois après Hcuienant-colonel au 2' tirailleurs algériens. Envoyé dans le Sud-Oranais en 19U3, pour commander le territoire de Djenan-Ouiiif. il organisa la police sur la frontière marocaine de Piguig. 11 fut promu colonel en 1900.

QuiQUEREZ (Paul), oflicier et explorateur français, né en l8G4,mort en Guinée française eu IM'l. Chargé en 1891 d'une mission à la Côte d Ivoire, il explora le littoral entre Grand Lahou et le Cavally avec ie lieutenant de Segonzac sur une longueur de 30o" kîlom.. et mourut d'un coup de revolver à 200 kilom. de la côte eu remontant le San Pedro. Cette fin de Quiqnerez détermina la comparution devant un conseil de guerre de son compagnon, de Segonzac, qui fut acquitté, la mort ayant été attribuée à un suicide.

QUIROGITE ou QUIROGUITE {ki-ro-ghif) n. L Antimoniosulfure naturel de plomb.

QUOD FACIS, FAC CITIUS (mot lat. signif. Ce que tu fais, fais-le an plus vile;, c'est la parole que Jésus-Christ adressa à Judas, durant la Cèue [Si Jean, XIII, 27). pour lui faire entendre, sans être compris des autres apôtres, qu'il était au courant de ses projets de trahison et qu'il ne les redoutait pas, ne craignant pas la mort : «^ Va et fais au plus tôt ce que tu médiies de faire. » On applique ces mots pour signifier qu'il faut passer vite de la conception à l'action, qu'une fois qu'on s'est décidé à faire une chose, mieux vaut la faire immédiatement.

QUOICHE n. f. Autre forme do quetscfiCt sorte do prune : Tiens! s''-xclama-l-il, il y a encore des <jt'OlcuBS sur l'arbre. (André Theuriet.)

QuoST (Ernest), peintre français, né à Avallon (Yonne) en 1843. C'est un peintre de fleurs, en même tem^is qu'un fin paysagiste. N'isolant pas la fleur de son ambiance, il lui laisse son cadre naturel, et il excelle à diversifier les jardins, serres, potagers, etc. Ses modèles baignent dans l'atmosphère. Par là Quost a atteint, sans efl"ori. l'art décoratif, où ses dernières grandes compositions le montrent parvenu : Panneaux décoratifs pour le tutuislire de l'insn-uction publique, au Salon de 1906. A l'Exposition de 1900 (Parisj, il avait envoyé : Mes ruches ; En A vril ; les JVids et les 7'oses ; Clochetons et rosaces; les CuUures à Saint- Mie hel-sur-Orge ; les Bords de l'Œ-ge à Saint-Michel. Quost a obtenu des récompenses aux Salons de is^û et de 1882; une médaille d'argent à l'E.vposition universelle d» Paris, eu 1889.

Raab (.Joaii-Léonard),graveupet aquafortiste bavarois, né à Schwaninger, près Aaspach, en 18-25, mort à Munich eu 1899. Ktabli à Nuiemberg, il s'adonna exclusivement à la gravure au liurin et à l'eau-forto. Ses planches, d'après Lessing, \V. do Kaulbach, Piloty, Kuauss, Feuerhach et autres, sont d'une belle maîtrise pour la largeur des lignes, le rendu net et précis de la composition picturale, la mise on valeur du dérail. En 18t<9, Raab fut nommé directeur do l'école de gravure à l'académie do Munich. Il a reproduit les chefs-d'œuvre de la Pinacotlièque dans une suite d'eaux- fortes, qui ont été publiées en un recueil de cinquante planclies. En 1895, Raab, en prenant sa retraite, fut nommé conseiller privé.

Raabb (Guillaume), romancier et humoriste allemand, né à Eschershausen (duché de Brunswick) en 1831. Il se consacra entièrement à la littérature ù. partir de 1855, et devint do Itonne heure célèbre par ses romans et ses nouvelles, où il montra une verve naturelle et intarissable, beaucoup d'humour, un réalisme énergique qui n'excluait pas une certaine tendresse élégiaque, et se pla<;a au premier rang dos auteurs contemporains. De Berlin, il se rendit d'abord à Wolfenbiittel ; en isiî2, i! se fixa à Stuttgart et, en in70, dérinitivemeut à Brunswick. Son premier ouvrage est un récit idyllique ■ la Chronique de la rue des moineaux { 1857). Parmi ses autres ouvrages, il faut citer: uit f*rintemits[li5&); les EnfaHlsde Finh-nrode{l8f>9]; Après la ijntnde ifuerre. Histoire en duitzf letirc.t (1861) ; le Puitt sacré, /^euiltes de l'imagier dti xvi* siècle (1861); ia Chancellerie de ^'olre- Seiffnenr Dieu, roman historique (1862); Vie troublée, nouvelles (1862); les Gens de la forêt (1863); Trois plumes (1 S65) ; le Pasteur d»- la faim {IHôô] ; Voix lointaines ( 1865) ; Abu Telfan ou le Hetour des n.nnts de la lune (1867); V Arc-en-ciel {i2'o)\ der Schuedderrump (1870); Clair de iune allemand (1873) ; Christovhe Pechlin. Une histoire

Raabc.

d'amour internationale (1873); Maître auteur ou V Histoire du jardin submergé (1874); Horacker (1876); Wunniyel (1879): Noblesse allemande (1880); Vieiix mds (1S80); le Cor de Wanza (1881); Fabien et Sébastien (1832); la Princesse Poisson (18tî3); Villa Schoenow (1884); leAfoulin de Pfi^ter (1884); A l'homme sauvage {).^i&) ; une Histoire de marins et de meurtres (1891) ; les X'oijaijes de Ouitnann (1892 1; le Couvent deLugau (1894); les Actes du chant d'oiseau (isys); etc.

Haba, rivière d'Austro-Hongrie, dans 11 province do Galicie. C'est un des premiers affluents importants do la Visiule ; La Haba naît au versant septentrional des Karpalhes, passe près de la station balnéaire do Rabka, et se jette dans la \ jstuic en amont de Dunaju, après un cours de 150 kilom.

RABAB n. m. Instrument à trois cordes frottées, en usage chez les Battaks, tribu de l'ilo de Sumatra.

* Rabat, ville maritime du Maroc. — La police de Rabat a été confiée par la contérence d'Algésiras à un ofticierde nationalité française.

Rabbe^ Félix*), traducteur et littérateur français, névors 1840, mort à Paris en 1900, Versé dans la connaissance des langues mortes *)t do la langue anglaise, il débuta par une traduction des Oiseaux d'Aristophane, puis s'appliqua à faire apprécier eu France, par des versions exactes et élégantes, les œuvres de Marlowe, d'Edgar Poe, do Christophe Marlowe. do George Moore(7'crre d'Irlande) et surtout Shelley. Il a donné de celui-ci les poésies comi doits en 3 vol. (1885-1887), accompagnées d'un autre gros volume intitulé Shelley, sa vie et ses œuvres, i\m est le travail le plus complet et le plus sur que nous ayons sur ce grand poète. Citons encore : les Maitresses authentiques de lord Bijron (1890). Kabbe fut aussi un collaborateur assidu et remarqué de la « Revue historique - et do la revue publiée par la Société de rius'oire de la Révolution. En ls99, il donnait la Vie de Thomas Paine, traduite de l'anglais du D' Moncure Con-

way, après avoir étudié cet ouvrage dans trois numéros du périodique consacré à l'histoire do !a Révolution.

RABES(Max), peintre allemand, né à Samter (Posen) en 1S6S. Elève de l'Académie do Berlin et de P. Graeb, il visita les bords du Rhin et l'Orient, dont les habitants L-t les mœurs ont inspiré ses compositions : Arabes marchandant une épée à Vamas (musée do Schwerin); Arabes fnmsée de Weimar); Au mur des Lamentations à Jérusalem; Graveur de cachets à Dcunas; etc. Il a également laissé quelques ouvrages de sculpture, et exécuté un grand nombre d'illustrations.

Rabka, bourg d'Austro-Honerie (prov. do Galicie [^cercle de Wadowice, dislr. de Myslcuice'), à quelque distance de la Raba naissante. alHuent de la Vistule; 1.700 hab. Eaux minérales thermales, bicarbonatées so-

diques.

Rabot (Charles) géographe français, né à Nevers en i^Dô. Il a exécuté une série d'intéressants voyages dans les parties septentrionales de l'Europe et a pris part à l'expédition arctique de la « Manche » à Jan-Mayen et au Spitzberg. Il a publié des relations de ses voyages : .1 travers la Hussie boréale (1894), Au cap «or(/(1898) ; Aux fjords de Norvège et aux forêts de Suède (1898): des traductions et des adaptations des n'citsdos explorateurs arctiquesetantarctiques(NordenskjùId,Nansen,Sverdinp, Conway, etc.), des études très importantes sur les variations de longueur des glaciers (1897-1903), etc. Rabot est devenu secrétaire do la rédaction de la Géographie (bulletin de la Société de géographie de Paris;.

RACCOMMODABLE [ra-ko-mo) adj. Qui peut être raccûuunodé. *

RACCOMPAGNER [ra-kon — du prcf. re, et do accompagner) v. a. Reconduire : Raccompagner un visiteur.

*RACER rè'Seur — mot angl.) n. m. — Yacht de course.

RacheLBERG, petit massif montageux deLAlIemagno occidentale, dans le royaume de Bavière. Il fait partie du Bœhraer-Wald, s'élevê au maximum à 1.458 mètres, fait de schistes et de calcaires, et constitue un petit nœud hydrographique d'oîi descendent le Kleine Regcn et 1© Grosse Ohe. Belles forêts.

RAGBIANECTE n. m. Genre de mammifères cétacés, de la famille des balénïdés, comptant une seule espèce-

RACHICOC.VÏMSATION — RADIUM

répandue dans les mers de l'Aracrif^uc du Nord. (Le rachianectes glaucus est un rorqual voisio des mégaptères.)

Racbiancot«.

RACHICOCAÏNISATION (chi, si-on) n. f. Introduction d'une solution do coL-aiue dans le canal rachidien.

— Encycl. La rachicurainisation provoque l'anesthésîe de toute la partie du corps située au-dessous de l'ombilic; elle permet par suite toutes les opérations sur les membres inférieurs cl même sur une partie de l'abdomen. La technique est la suivante : on Introduit entre deux vertèbres une aiguille de Pravaz, longue do 6 centimètres, et on laisse écouler le liquide rachidien. Lorstiue ce dernier tombe goutte à goutte, on ajuste alors une seringue contenant une solution de cocaïne au centième ou au vingtcinquième et l'on Introduit 10 à 25 gouttes de la solution ; on enlève raigulllo et, ciuq minutes après, l'ancsthésle est complète. Quand on a commencé à pratiquer cette opération on a eu à déplorer des morts subites ; on les évite aujourd'hui en prescrivant le repos absolu pendant au moins vingt-quatre heures après chaque rachlcocaïnisatlon.

RaghilDB (Marguerite Eymery, dame Alfred Val- LKTiE, dite), romancière française, née à Périgneux en lS6'i. Elle a publié une vingtaine de romans, parmi lesquels on doit rappeler ; Aono (^1885) ; A mort (1886) ; le Tiroir de Mimi Corail (18-;7); Madame Adonis, Monsieur VVnws (1.S89) ; la Sanglante Ironie {IBOl) : l'Animale (1893) ; le D(^mon de l'absurde (1894); la Princesse des ténèbres (1806); les Hors-nature (1897); la Tour d'amour (1899): i //cure sexuelle, la Jongleuse (1000); le Dessous (1904). Disciple de l'école naturaliste des Goncourt et d'Huysmans, Marguerite Rachilde atfeciioone surtout l'étude des cas psychologiques exceptionnels. On lui doit aussi un volume de pièces de théâtre, qui comprend : Madame la Mort, le Vendeur de soleil et lu Voijr du sang (1891).

BACHISTOVAÏNISATION {chiss-to, si-on) n. f. Introduction de siovaine dans le canal rachidien.

— Encycl. La stovaïne, qui n'aurait pas comme anesthésiquo la nocivité de la cocaïne, a été aussi Injectée dans le raohls; si elle n"a pas encore donné lieu à des accidents, on lui reproche en revanche de ne pas provoquer une anesihésie aussi complète. Elle slnjecte de même, et aux mêmes doses.

RACHITOBCEB [mî) a. f. Section de la colonne vertébrale d'uu fœtus, lorsqu'on ne peut terminer l'accouchement autrement; en particulier, lors dune présentation de l'épaule. -quand la version est impossible.

*RACINE n. f. — Géol. Racine de napft de pli. Se dit de la base d'un pli anticlinal qui a été couché, puis étranglé ou rompu par l'effort orogénique. (Le sommet, détaché de sa base et poussé plus ou moins loin, est devenu, selon son Importance, une lame ou une nappe de ehan-inge. Quant à la base toujours couchée, mais restée en contact avec le terrain auquel elle ajipartlcnt, elle constitue la racine.)

* RACOLAGE n. m. — Encycl. Dr. Le racolage des passants par b.'s prostituées est interdit et réprimé.

Une ordonnance de police du 6 novembre 1778 prononçait que les femmes et lilles qui s'y livraient seraient

• rasées et enfermées à l'hôpital », et niômo recevraient « des punitions corporelles, en cas do récullvo ». Actuellement, l'autorité inunlrijjale, cliargée de toutes mesures nécessaires pour la surveillance et la réglumontation de la prostitution, a le droit d'édicter, i)ar voie d'arrêtés, l'interdiction pour les prostituées de racoler sur la voie publique ou dans des lieux publics. A Paris, la sanction de l'Interdiction du racolage est l'internement à la prison Saint-Lazare, pendant plusieurs jours, et cet internement est prononcé par voie administrative.

A la répression administrative actuelle du racolage par les prostituées, une proposition de loi du sénateur Bérenger, soumise au Parlement depuis 1»94, tend à substituer une répression iudiciairc ; elle érigerait, pu effet, en délit spécial, puni d un emprisonnement et d'une amende, le fait de se livrer au racolage sur la vole publique ou dans des lieux publics.

BACOVITZAMUS {miss) n. m. Genre de crustacés copépodes, de la famille des calanidés, créé en 1902 pour des formes nouvelles propresanxmersantarctiqucs. ( Le racuvitzanus Antarcticus est lo type de ces pe

Racovitzanus.

tits animaux allongés, à longues antennes asymétriques, découverts par l'expédition scientilique de la « Belgica » .)

*Radan (Jean-Charles-Rodolpho), publiciste scientilique fruni:<us, né à Kœnigsborg on 18ijô. — Il a été élu en l ^97 membre do rAcadémio des sciences.

Hadelfingcn, comm. do Suisse (cant. de Berne u^l^. '.i AarbergH, sur l'Aar, affluent du Khin et en borluro de la forêt do Frienisberg; 1.420 liab. Culture de la

iictlerave à sucre; fabrication de fromages.

Radet (Georges), professeur et écrivain français, né à t lio*ïlcy (Aube) on 1859. Entré à l'Ecole normale supérieure en 1S81, il on sortit agrégé des lettres en 1884, fut membre do l'Ecule française d'Athènes de 1884 à 13i7, enseigna pendant un an l'histoire au lycée d'AIgor et fut nommé, en is^s, rhargé de cours d'histoire ancienne à la taculiè des letrres de Iîordr»aux. Reçu docteur es lettres en UDî. il fut titularisé on nor,, el In faculté le choisit pour doven en l«99. Il at^tè élu correspondant do l'Institut fAcad. des insrrin.) r«n 190i. Ses thèses ont pour titres : la lydie ti h Monde Qrecau lempg dps Mermnndes {ii<9î) ; De coloniis a Macedvnibua m Atiam ci» Taurutn deductia. Il a publié en

outre : Correspondance d'Emmanuel floux(l898) ; l'Histoire et l Œuvre de i^Ecole française d'Athènes (1901, couronnée par l'Académie française); JJroct'liande, légende dramatiiiuo en quatre actes et en vers, empruntée au cycle breton (1904. sous lo pseudonyme de Georgks Chksi.ey) et collabore à de nombreuses revues et publications savantes. Il dirige les trois sections des » Annales de la faculté des lettres de Bordeaux « et a fondé, cd 1890, la Bibtiothé'/tte des universitt-s du Midi.

* RADIATION n. f. — K.NCVCi.. La découverte des nouveaux rayons émis par les corps radioactifs, les rayons N etjN,.'la connaissance mieux approfondie des ondes herixienues ont étendu considérablement le champ connu des radi'ilions. qui peuvent être considérées comme résultant des vibrations de lélher. En les rangeant d'après la longueur d'onde, les diverses radiations se classent d'ajtrcs le tableau suivant: deux grandes lacunes existent encore pour les radiations allant do 0^,3 à 0l*,6 et de 0^,ï à Oî^.oi, laissant encore l'espérance de nouvelles découvertes.

Zone à grande longueur d'oude (0'.3) [ondes hertziennes émises par les décharges oscillantes des condensateurs 0 cctriques, utilisées dans la télégraphie sans fil];

Zone inconnue ;

Zone de l'infra-rouge (do 60V- à 0l*,8)[rayûnsdégagéspar les corps chauds, ondes calorifiques];

Zone du spectre visible (de Ot'.S à 0l*',4) [ondes lumineuses] ;

Zone de l'infra-vlolel (de cl*, 4 à oI*,1) [radiations chimiques activant la plaque photographique];

Zone inconnue ;

Zone de très faible longueur d'onde (Ol'.Ol à Oi*, 008) comprenant les rayons N, N,, Charpentier, émis par les corps Vivants, les matières en état de contrainte moléculaire.

Zone à vibrations très rapides (rayons X, rayonnement radio-actifs).

* RADIO- ACTIVITÉ n. f. — Encycl. La radio-activitê de la matière. Indépendamment de toute source physique extérieure, a été reconnue par Becquerel en 1S96 sur l'uranium et ses sels ; ces composés émettaient des radiations susceptibles d'Ioniser les gaz, d'attaquer la plaque photographique, d'exciter la phosphorescence. L étude de ces matières actives a conduit, en 1898, à la découverte des métaux radio-actifs. (V., au Supplément, métaux.) Cette radio-activité est une propriété atomique manifestée par les principales propriétés ci-dessus rapportées, mais les rayons émis sont décomposables en divers groupes différemment électrisés : les uns (rayons ^) déviables par l'aimant; les autres, peu ou pas déviés par l'aimant, se divisent en deux groupes de perméabilité différente : rayons i très perméables, rayons a, au contraire, absorbés par une mince épaisseur métallique.

Les corps radlo-actlfs émettent ces rayons en quantité et qualité Inégales : le radium possède les trois genres (v. Radium), le polonlura n'émet que des rayons non déviables, l'uranium surtout des rayons déviables.

La radio-activité peut se communiquer à distance par r iifluence [radio activité induite\ d'un corps actif sur un corps quelconque; celte activité est transmise grâce à une manifestation particulière de l'énergie émise par le corps actif (v. émanation), sorte de gaz Imbibant les corps environnants et leur donnant momentanémenL une radio-actlvité. Ces propriétés peuvent s'acquérir parconiact : chaque fois qu'un corps chimique est précipité en présence d'une solution d'un sel actif, ce corps devient luimême actif.

La nature de cette production continue d'énergie parla matière n'est pas encore connue : beaucoup de physiciens a'imettent une transmutation soit du cor[JS actif, soit des gaz de l'eau ou de l'air en hélium par l'inHueuce du corjis actif, avec dégagement consécutif d'énergie.

RADIOCHROiSME \kro-issm' — du lat. radius, rayon, et du gr. khroa, couleur) n. m. Propriété que possèd'ent les corps d'être p'us ou moins transparents aux rayons X ; Le HxoiocunoisyiE se mesure à l'ai'ie du radiochromometre.

RADIOCHROMOMÈTRE {kro) Q. m. Appareil qui sert à nn-siuer la transparence des corps aux rayons X.

— Encycl. Le radiochromomètre, inventé par Benoist, se compose d'un disque en aluminium divisé en douze secteurs, dont les épaisseurs vont en croissant de 1 à 12. Le contre du disque, qui est évldé, est occupé par un disque d'argent plus petit et d'épaisseur convenable.

Eu radiographie, on place le radiochromomètre sur la plaque, et il suffit, après développement, de voir quel est le secteur d'aluminium qui doimo une ombre é^ale à RadiocliromL.celle du disque central d'argent. SI c est le mètre,

numéro 6, par exemple, ou dira que les rayons X martjiu'nt 6 au radiochromomètre. On a ainsi mesure le radiocliroismo des rayons émanés de l'ampoule pendant la radiographie.

♦radiocONDUCTEUR n. m. — Télégr. Petit ai)pareil appelé aussi cnhérew, constitué par un tube do verre de quehiues centimètres de longueur, dans lequel on a fait lo vi'le, et qui renferme deux électrodes d'acier écartées d'un millimètre environ, entre lesquelles a été Intercalée un peu do limaille.

— Encycl. Dans le rarfioronrfi/cMiir proprement dit ou rolu'rem\ du à Branly, la limaille rendue conductrice au contact d'une onde' no perd celte propriété qu'autant qu'elle est devenue neutre par suite d'un choc ou d'une élévation de température : c'est ce qui a nécessité l'emploi dos tapeurs.

Certains appareils, qui reviennent à l'état neutre d'euxmêmes dès que la perturbation électrique a cessé, ont été appelés coliérenrs autudécohérnnts. Ce phéimméne a beu lors(|uo l'une des deux électrodes en contact imparfait est en cliarbon.

Dans ces deux premiers appareils, la résistance diminue au contact des ondes. Quand In résistance du conlaet augmente, au contraire, et ne reprend sa valeur primitive que sous l'influence d'un choc ou d'une élévation de température, on a affaire aux auttcohéreurs. Ceci a lieu lors du coniaci de métaux placés dans des conditions spéciales et pour certains sols.

Enfin, quand la résistance du contact augmente, mais reprend sa valeur primitive dès que l'iustrunient n'est plus soumis à l'action do la perturbation électrique, on s© trouve en présence de l'anticohèreur autodécohérant. C'est ce qui se passe quand on se sert de potassium plongé dans du pétrole avec une forte compression.

Le seul radloconductcur employé eu télégraphie sans fil est celui du type dit • cohéreur », du nom assez improprement donné au phénomène qui se passe dans les limailles soumises à l'influcuco des ondes hertziennes et cjul se produit, d'ailleurs, toutes les fois qu'on fait varier d'une façon quelconque la différence do potentiel aux extrémités du contact imparfait.

Les radioconducteurs-cohéreurs ont été construits à limaille, à billes, à contact unique, etc. L'intensité de l'électricité qui traverse les radioconducteurs est très faible et dépasse rarement un dixième de mllliampère.

Marconi emjdoie des tubes à limaille de nickel comprise entre les électro<lcs de inaillcchort ; Slabv (Allemagne)

Radîuconducteurs-colicreiirs ; 1. De Marconi; 2. De Blondel ;

3. De Tisfiot ; 4. A réserve de limaille ( AA', électrodes ; M, limaille ;

V, tube : C, matière anhydrej.

utilise la limaille d'argent; Tissot (France) préconise la limaille de fer entre électrodes de fer taillées en biseau-, Ducretet construit des cohéreurs démontables dont la pression de la limaille peut varier.

Le voltage de ces instruments varie de 0 volt, 2 à 1 volt, 5 ; mais un potentiomètre intercalé dans leur circuit permet de faire varier le voltage aux bornes du radloconductcur et de lui donner une valeur aussi voisine que possible de la tension critique de cohérence.

En faisant varier la quantité de limaille et le voilage, on peut donc faire varier la sensibilité du cohéreur, on peut donc mesurer approximativement l'énergie oécessalre pour qu'un cohéreur soit actionné.

Dans certains cohéreurs, on a ménagé à l'une des électrodes une cavité où se trouve en réserve de la limaille destinée à remplacer celle comprimée entre les deux électrodes quand elle paraît n'être plus suffisamment sensible. C'est la limaille d'or vierge qui donne les cohéreurs les plus sensibles.

radiodermite {dèr) n. f. Inflammation de la peau sous l'influence des rayons X.

— Encycl. La radiodermite peut présenter tous les degrés, depuis une rougeur fugace, l'érythème simple, la furraation de vésicules, etc., jusqu'à l'escharification. Elle dépend esseutiellement de la quantité de rayons X absorbée par la peau. En général, les radiodèrmltes ])euvent être comparées aux orûlures, et on les désigne même souvent sous ce nom de f brûlures » ; elles en diffèrent par la lenteur de la guérison, qui met parfois des années à se produire. Le traitement consiste en enveloi»pement humide et en sol s antiseptiques. Le grattage profond de la plaie avec épldcrmisation consécutive donne aussi de bons rcsultats.

La radiodermite n'est pas toujours le fait de l'inexpérience de l'opérateur, elle est le plus souvent cherchée dans un but tliérapeiitl(|ue. la guérison d'un cancroVdo cutané ou d'uu lupus ne s'obtenant pas sans inflammation.

RADIODIAGNOSTIC n. m. Diagnostic obtenu par le

moyen des rayons X, soit par la radioscopie, soit parla radiotbérai'ie."

RADIOGONIOMÈTRE n. 111. Appareil constitué par

une tige ou une lame méiallique et dont l'ombre, portée sur une plat|ue photographique ou l'écran fluoresci-nt, sert à déterminer le rayon de l'ampoule de C'rookes normal au plan de la plaque ou à, celui de l'écran.

RADIOPELVIMÉTRIE {{ri] n. f. Mesure des différents diamètres du bassin, obtenue par la radiographie.

— Encïcl. La radiopeivimétrie permet de comparer entre eux les différents diamètres des bassins et mémo de les mesurer quand ou connaît la distance de l'autlcathode à la plaque. Elle est utile chez ta iViunie, pour lo diagnostic de l'accouchement dans le cas de bassin anormal.

RADIOTÉLÉGRAMME [iUi lat. radium, rayon, et de télé- (irammi-) n. m. Tclégrauimo envoyé par 'la télégraphie sans hl.

RADIOTÉLÉGRAPHIE (ft — du lat. radius, rayon, et de télégraphie) n. f. Syu. de télégraphie sans lil" V. télégraphie.

RADIOTELLURE {,du lat. 7\idius, rayon, el de lellure) n. m. ('him. Substance radio-actlve aiinoucée par Markwaldet démontrée depuis être identique au potouium.

RADIOTHORIUM {ri'Om' — du lat. radius, rayon, et do t/iorium, nom d'un métal) n. m. Cliim. Nouveau corps radioactif, découvert en 1904 par Kamsay dans la ihonaiiite (oxyde do thorium de Ceyian). mim-Vai très riche en hélium. (Cet élément présenterait un pouvoir actif considfrablo vis-à-vis du thorium, tout eu ayant la même émanation que lui ; Il est probable ipie l'hélium provient dans ce minerai de la transmutation du radioihorium.)

RadiPOLE, bourg d'Angleterre, dans le comté de Dorset. à quelque distance de la Manche; S.uOO hab. Sources minérales bicarbonatées sodiques et ferrugineuses.

* RADIUM n. m. — Encycl. Depuis »902, l'étude du radium a été compléK-e : l'élément lui-même n'a pas été Isolé, mais ses sels ont été purifiés, permettant ainsi de lixer exactement à 225 lo poids atomique; ces sels sont analogues à ceux du baryum (chlorure, bromure et .izotato soliiblos dans l'eau, carbonate et sulfate insolubles).

fi<t>jontiement du radium. Le rayonnement du radium comprend une émission do diverses radiations aux propriétés communes : do rendre les gaz conducteurs

(lo r^Inctricité, d'attaquer la plaque photog;rapliiqiio ot d'excitor la phosphorescence ; iiiam l'action d un champ magnétique permet do les décomposer en trois groupes :

l" Hayons a : peu déviés par l'aimant, à faible pouvoir pônétran t (quelques millimôtresdaluniiiiium les absorbent), chargés posiiivoment d'électricité; ils sont comparables aux rayons-canaux des tubes do Crookes.

S» Rayons .a : irès déviés par l'aimant, assez pénétrants (ils traversent un millimètre do plomb), éicctrisés né-

fativement; ils peuvent se comparer aux rayons cathoiques.

3** Rayons ■{ : indifférents à l'aimant, mais très pénétrants (Ils traversent plusieurs centimètres do plomb), non chargés d'électricité ; on peut les assimiler aux rayons Rœntgen.

Hadio- activité, induite. Le radium possède la propriété d'activer à distance les corps voisins; cette radio-activitr induite, qui persiste encore quelques instants après l'éloignement do la matière active, est provoquée i»ar rémission constante par le radium dune forme particulière d'énergie ayant l'apparence d'un gaz, l'émanation. Cette énergie se iraDsfonne sur les corps voisins, qu'elle active en énergie radiante (émission do rayons). Condensée, puis ramenée par chautfago à son volume initial, l'émanation présente le spectre de l'hélium.

Outre sa phosphoresconeo, le radium émet continuellement do la chaleur (loo calories par gramme et par heure) ; il peut aussi s'électrisor lorsque, renfermé dans une enveloppe perméable aux seuls rayons p. il se charge do l'électricité dos rayons a restants.

Energie du radium. La production constante d'énergie du radium le fait considérer comme un élément instable, se transmutant en hélium pour les uns, ou servant d'intermédiaire pour provoquer la transformation dos éléments de l'air ou de l'eau avec formation d'hélium. Ces problèmes ne sont pas résolus; la question de la production de la vie par le radium a été posée, mais non tranchée (1906).

Applications. Lo radium a été proposé en médecine pour guérir le cancer, par utilisation de son pouvoir modificateur vis-à-vis des tissus cutanés.

RADIUM-RIGOR {di-om') n. m. Biol. Ktat d'insensibilité des téguments, sous l'influence des émanations du radium. (Cet état peut être et est souvent accompagné, en outre des accidents lésionnels plus ou moins éloignes, de la production (ir, taches pigmentaires cutanées, dont le pigment semble Ini-mômo radio-actif.)

'^Radius-zuCCARI (Anna), dite Neera, romancière italienne, née à Milan vers 1855. — Anna Zuccari a vaillamment poursuivi la série de ses délicates peintures psychologiques et aussi (peut-ôtre avec un peu moins d'ardeur) sa campagne de revendications féministes. Elle a publié doux romans : Una Passione (1902); i'^ Romunzn délia fortiina (1906) et plusieurs études nistoriques ou morales: il Stcofo galante (1900) {te Idée d'una donna (1904). Dans le mémo ordre d'idées, elle avait publié antérieurement : il Libro di mio figlio, l'Amor platonico, Battaglie per iidea.

Radloff (Guillaume) linguiste et ethnographe allemand, né à Berlin en 1837. Il étudia la linguistique et surtout les langues de l'Asie, à Halle, Berlin et léna, et fut nommé professeur à Barnaoul (Sibérie occidentale) en 1859, ce qui lui permit d'étudier sur place les dialectes turcs. Il alla à Pétersbourg en 1870 et fut nommé inspecteur des écoles musulmanes de Kazan, puis, en 1884, <iirecteur du musée asiatique de Pétersbourg et membre de l'Académie impériale des sciences. Il est membre correspondant de l'Institut de France (Acadéraiô des inscriptions). Citons, parmi ses nombreux ouvrages : Spécimens de la littérature populaire des tribus turques de la Sibérie méridionale (1868-1896); Grammaire comparée des idiomes turcs du Nord (1882-1883) : Essai de dictionnaire des dialectes turcs ^1888 et suiv.); les Anciennes Inscriptinns turques de la Mongolie (1894-1899); Observations sur les Kirghis (1864); En Sibérie (1884) ; A ntiqwtés sibériennes 11888); Tableau ethnographique des tribus turques de la Sibérie méridionale et de la Dzoungarie (1888) ; A tlas des antiquités de la Alongolie (1893 et suiv.); etc.

*Radolin (Hugo Leszcztc, prince de ) , diplomate allemand, né à Posen en 1841. — Comme ambassadeur allemand à Paris, il s'efforça d'entretenir avec le souveroement français des relations aisées. Après lo voyage de l'empereur Guillaume II à Tanger, il conduisit avec Rouvier, président du conseil, les négociations relatives à l'accord franco allemand du 8 iuil Ici, 1905, et à la conférence d.Algésiras.

RaDOWTTZ (Joseph-Marie DKi, dipluniaie allemand, né à Krancfort-sur-le-Mein en 1839.

Fils du général Joseph-Marie de Radowitz, il entra dans la carrière diplomatique en 1860.

Attaché à l'ambassade de Constantinople en 1861, secrétaire de la légation en Chine, puis au Japon en 1862, il fut consul à Shanghaï en 1864. Il vint à Paris, en 18G5. comme attaché d'ambassade. A l'issue de la guerre de 1866. pendant laquelle il fut officier d'ordonnance du prince Frédéric- Charles, il passa à Munich et devint, en 1870, consul pénéral de la confédération de l'Allemagne du Nord à Bucarest, où i! fit partie de la commission internationale du Danube. Il fut chargé d'atfaires à Constantinople en 1872, et, en 1873, ministre plénipotentiaire à Athènes. Il devmt ambassadeur à Constantinople

RreiLM-RlGOR — RAILWAY-SIMNE

RadoUn.

de Radowitz*.

on 1882 ot à Madrid en 1802. II a représenté l'Allemagne à la conférence d'Algésiras avec do Tattenbach, ministre d'Allemagne à Lisbonne.

RA3LÉRIC (rèsa-lé-1-î) n. f. Champignon discomycètc, à fructification dressée et pédicolléo, à. asques cylindriques enirernélés do parapliyses et produisant huit spores longues et grêles.

iLii rxslérie pâle a son mycélium vivant sur tes racines de la vigne, qu'il affaiblit beaucoup.)

Raevels, commune de Belgique (prov. d Anvers larrou'l. de Turnhoutjj; 1.3C0 hab.

Ra?8U-iic :

a, aspect sur une racine de vigne ; b, fruclifl-

catioogroitsie;r,ttièqueBctparaphyscs.

Ragymackers

(Jules), peintre belge, né à Laeken en 1833, mort à Ilouffalize en 1904. Il s'adonna à la peinture do paysage. Sa tendance novatrice no fut jamais exempte de délicatesse et do distinction. Il avait débuté au Salon do Bruxelles en 1857, et, dès 1860, il se révéla dans ses peintures villageoises, ses impressions d'aurore ou do soleil couchant. Le coloris voilé des pavsages de Raeymackers leur a fait une voguo justifiée. Le peintre, eu mourant, a légué à l'P^tat sa maison d'Houtfalize en Ardenne, sons la clause que de jeunes artistes, désignés par l'Académie do Belgique, y pourraient séjourner deux ans pour se livrer à l'étude du paysage.

RafaÏ, sultan des Bandjas (Oubangui), mort en 1900. RalaV, fils do Bangui, appartenait, conmio Rabah, à Ziber, le riche traitant qui avait établi sa domination sur le Bahr-el-Ghazal. Lorsque celui-ci fut tait prisonnier â Kbartoum et que les luttes entre son fils Soliman et les Kgvptiens eurent amené la dispersion do ses derniers partisans, Kafaï louvoya au milieu dos troubles, gardant la neutralité entre les mahdistes et les Anglo-Kgyptiens. Les bandes mahdistes ayant en\-ahi le Dar Four fl885), il se réfugia de l'autre côté du M'Bomou. Après le départ des mahilistes, Rafaï constitua définitivement son empire et réoccupa son patrimoine sur la rive droite du M'Bomou. Intelligent et d'une éducation peu commune, il avait pris une grande influence sur les sultans voisins, devenus presque tous peu à peu ses tributaires. En 1892, le lieutenant belge de La Kéthulle occupa le territoire de Kafaï au nom de l'Etat indépendant du Congo; mais, la convention franco-congolaise du 14 août 1894 ayant forcé les Belges à se retirer derrière le M'Bomou, le sultanat de Rafaï fut rattaché en 1895 aux territoires français du haut Oubangui. L'autorité de Rafaï s'étendait sur tout le pays : Zaudé, Gabou, Kreich, Bandja. Les forces dont il disposait étaient assez importantes, et il prêta toujours un concours dévoué aux agents de la France dans !'( )ubangui ; son appui ne fut pas inutile au gouverneur Liotard, ni à la mission Marchand. — Son fils, Hetman, lui succéda.

Rafale (la), pièce en trois actes, de Henry Bernstein (Gymnase, 20 oct. 1905). — Le baron Lcbourg, un parvenu entiché de noblesse, a marié par vanité sa fille Hélène à M. de Bréchebel, qu'elle déteste. Aussi Hélène a-t-elle un amant. C'est Robert de Chacéroy, clubman élégant, qui a son honneur à lui — il lo prouvera bien — et qui, cependant, ne vit que des courses et du cercle, et, à un moment donné, perd six cent cinquante mille francs appartenant à autrui. S'il les rembourse dans les vingt-quatre heures, ce n'est rien, paraît-il ; s'il ne peut les rembourser, c'est le déshonneur. Hélène, qui adore son amant, mise au courant de la situation, s'olfre à l'en tirer. Il s'indigne. Elle décide alors de le sauver sans qu'il le sache. La jeune femme s'adresse d'abord à son joaillier, à qui elle veut vendre ses bijoux royaux, mais ce commerçant detnande six jours; puis à son cousin Amédée, qui jadis voulut la rechercher, mais celui-ci, un " mufie », exige que la forte somme lui procure la possession d'Hélène ; enfin, à son propre père, le baron Lehourg. Ce dernier, soiis la peur du scandale dont Hélène le menace, et qui l'empêcherait d'entrer au cercle de la rue Royale, se résigne à intervenir; mais il y met des conditions humiliantes pour M. de Chacéroy, ot le gentleman refuse. Atfolée, Hélène va chez Amédée. Quand elle accourt avec la isomme, 'que lo joaillier remettra comme provenant d'un emprunt réalisé par lui, il est trop tard : Robert vient de se tuer d'un coup de pistolet.

L'œuvre est fort adroite. On a mPmo reproché à l'auteur de conduire avec trop d'art l'orage déchaîné. En tout cas, la pièce tient le spectateur haletant devant la rafale qui emporte les personnages, et. à la faveur de l'émotion, se glisse une âpre critique de mœurs.

* RaFPAËLLI (Jean-François), peintre français, né à Pans en 1850. — Ses plus récentes œuvres : Jeune fille au petit chien. Jeune fille nux œillets. Jeune femme à sa toilette (1902) montrent le goût de l'artiste pour les gris délicats et nuancés ; la même finesse de vision s'applique aux nouvelles séries de paysages du peintre :

Paysages de Bretagne : la Maison blanche, la Chute d'eau, le Moulin, la Petite Jiiviére{190i) ; ce m me aux Paysages de rrance :

la Mare aux canards, la Boute ahmutonnée, le Village sur la colline (1905). Ratràëlli s'est également adonné à l'eau-forte en couleurs : le Jardin à la teyiétre en est un des exemples les plus remarquables. Enfin, il a trouvé de nouveaux crayons de couleurs qui portent son RaSaMli,

nom, et qui, broyés à l'huile,

peuvent être employés seuls ou pour compléter le travail du pinceau.

RAFFINASE (ra-fi) n. f. Biol. Ferment solab\e hydratant, sécrété par quelques champignons, et qui jouit de la

propriété de dédoubler le raffinose, sucro mésotrioso (C"H"0'*oH"^ on sucres à molécule plus simple. (H a été étudié en particulier par Went.)

Rafz. comro. do Suisse (canton de Zurich [distr. de Bulacli ,j. sur le plateau dit Itafzerfeld; 1.440 hab. Culture dos céréales; vignobles.

Ragon (y?/oi-JuIes), ecclésiastique et helléniste fran- '.aih. né à Villo-cn-Blai&ois i Haute-Marne) en is:>s. Ordonne prêtre eu 1876, l'abbé Ragon fut pendant \>rvs de dix ans professeur au petit séminaire do Verdun • 1875-1884). Il fut reçu agrégé de grammaire en 18S5; il venait d'être nommé professeur de langue grecxiuo & llnstitut catholique de Pans. Ces roncttons ne Vempêchèrent pas de diriger la revue intitulée • l'Enseignement chrétien «, de I8yu à I8it4. 11 exerça une grande infiuenco, à titre de secrétaire général, sur l'Alliance dei maisons d'éducation clirétienno et ses publications. Luimême a publié : Morceaux choisis des auteurs frauçais fl888j; Grammaire grecque à l'usage df» classas (188»). ouvrage qui a obtenu un grand succès; Grammaire làt>ne (1896); Grammaire française (lâoi). H a donné aussi des éditions annotées d'Homère, de DémosUiène, de Xénophon, do Lucien, de Pluiarque, de saint Jtau Chrysostome, ainsi que de nombreux articles sur la réforme do l'orthographe, etc.

Rahat, importante rivière du Soudan oriental, tributaire du iNd Bleu. Le Rahat prend sa source au versant fircidental du massif éthiopien, coule en direction générale vers lo i\.-0., et se jotie dans le Balir-cl-Azrek ou Nil Bleu, après un cours de iOit kilomètres environ. Eaux 1res abondantes, vu les pluies diluviennes qui tombent chaque [.rintemps sur le massif abyssin.

Raiffeisen f Frédéric-Guillaume), financier et philanthrope allemand, né à Hamm en 1816, mort eu I88«. Entré en 1835 dans lartilleric de forteresse, il dut quitter lo service par suite d'une maladie des yeux, entra dans ladminisiration et fut successivement maire de Wcverbusch (1845), Flammersfeld (1848) et Heddesdorf, prè's de .Neuwied ' 1856). La situation précaire de l'agriculture dans les années 1846-1847 tourna son attention vers l'étude des questions de mutualité et de crédit agricole, auxquelles il consacra bientôt tous ses efforts, créant partout des banques populaires, qui reçurent le nom de • caisses Raitî'eisen ». (V. ci-dessous.) Il a publié : les Hanifues de prêts comme moyen d'assistance (1866-1887); Instructions pour la tenue d^s livres des unions de caitset 'de crédit (1883); les Unions de caisses de crédit (1889); etc. II a fonde le Journal du crédit cuj-ricole.

Raiffeisen (caisses). Comme les banques Schuize- Delitzsch, les caisses Raitfeîsen reposent sur la coopération et la mutualité. On sait quelle part considérable revient à Schuize-Delitzsch dans le développement, en Allemagneet en Europe, du mouvement mutualiste, et de quel principe aussi simple que fécond sont sorties les coopéraiives de toutes sortes et les banques créées conformément à son système. Ce principe est essentiellement de grouper, en vue d'obtenir du crédit ou des prêts d'argent, et de renforcer par leur fusion des garanties faibles en elles mêmes, et dont la valeur à l'état isolé resterait de nul effet, t^ue des ouvriers, des artisans ou de petits cultivateurs s'associent en s'engageant à titre réciproque et mutuel sur tout ce qu'ils possèdent, et pour toutes Its dettes que pourra contracter leur association, et il devient évident qu'une pareille association offre dès lors aux tiers de telles garanties, qu'elle pourra emprunter facilement, ou facilement obtenir du crédit. Les • caisses Raiffeisen • ne procèdent pas d'un autre principe et, comme la société de Schuize-Delitzsch, elles fournissent aux plus pauvres, suivant l'expression de l'agronome belge J. Piret. le ■ moyen d'atteindre an crédit et, par le crédit, de parvenir au capital ». {Ec. rurale, III, 450.) Toutefois, à la différence des associations Schuize-Delitzsch, les « caisses Raifieiscn • ont toujours eu pour objet unique ou principal de prêter à la culture, et pour ce motif elles consentent leurs prêts à longue échéance. Il en résulte qu'elles ne sauraient pros-

fiérer d'elles-mêmes et seulement par le jeu régulier de eurs propres affaires. Ce sont, pluiôt que des organismes financiers, de véritables œuvres |)hilanthroptques, qui réclament du dehors des secours indispensables. Elles révèrent en outre une sorte de cachet familial et ne groupent chacune ordinairement que les cultivateurs d'une même paroisse.

Tandis que d'une part les caisses Raiffeisen supposent la mise en commun, par le moyen d'apports et de cotisations périodiques, d'une certaine quantité d'argent, la création volontaire et par l'épargne dun certain capital collectif, d'autre part elles ne consentent d'avances qu'à leurs propres membres. Chez elles, « les débiteurs sont donc en même temps propriétaires de la caisse, et ainsi le gain qui provient des népociations de la société profite aux débiteurs ». Comme tous les associés sont à turc équivalent membres et soutiens de 1 entreprise, tous peuvent, et doivent en quelque sorte, apporter un concours effectif à la direction lie ta société.

Quels que puissent être leurs défauts, les caisses Raiffeisen ont résolu pour l'Allemagne la question si complexe et si difficile du crédit agricole. D'après Emm. l^ Barbier, il existait, en 18G5, l société Rairièisen, 46 en 1875, 600 en 1885, plus de 1.000 en 1890 : elles se sont gruupées en cinq syndicats généraux. Le plus important (celui du Rhin) ne compte pas moins de 408 associations. Il convient de constater que le système allemand de Raiffeisen fut une œuvre d'initiative privée, et qu'il a résolu la difficulté inhérente au prêt à longue échéance par le recours à la bonne volonté d'empruuteurs riches et complaisants, tandis qu'en France, l œuvre du prêt agricole fut d'initiative officielle, ot c'est l'Etat, au moyen de capitaux fournis par la Banque de France, qui consent â tttre gratuit les avances indispensables aux petites banques agricoles. V. Crédit agricole au Supplément

RAILWAY-SPINE (rcl-ou^-spa-in' — de l'angl. railway, chemin de fer, et spine, colonne vertébrale) n. m. Méd. Expression anglaise, admise pt'ur désigner les troubles nerveux survenus à la suite d'accidents de chemin de fer ou de l'abus de l'automobilisme, et qui simuleni des lésions de la moelle épinière. (Ces troubles guérissent généralement assez rapidement, mais on a quelques observations démontrant qu'ils peuvent secondairement conduire au diabète nerveux.)

RAIMOND — RAPPOLAAO

Raimond (Porrée). artiste français, n/- à Caon en 1850, mort à Tans en 1906, Il commenta sa carricro au théâtre do Montniaitre ol aux Folics-Montholon, depuis lonpicnips disparues, puis fut ongapô succossivemrnt aux Merius-I'laisirs, au tln5âtro Dcjazoï, au Palais- Royal, à la Kenaissanco et aux Variéi»''s, (|n'il (piitta pour rentrer au l'alais-Koyal, auquel, do puis celte (^pofuie, il n'a pas ces se d'appartenir. Parmi les très nonibretiscs et trf's aninsantos créations qu'il a faites dans rr s divers thi^àtres. nous rappelh rons siirloiit : liivnr^onsUe Titic d'A l'ifiur. Ma Camarade, les No ces d'un réserviste. Ma Gouvernante, Coguard et liicoquet, le Sous-préfet de Château- Ùxtzard, le Dindon, les Félards, le Boulet, Comité et C'', la Marmotte, Raimoud. les Draqées d'Hercule, l'Escapade, etc. Raimond i^tait no excellent artiste, au jeu à la fois très fantaisiste et très sûr, et qui a beaucoup contribué à la prospérité du Palais-Royal.

Rainhill, bourg du Royaume-Uni (Angleterre [comté de Lancasirol). b:iulipue de Liverpool ; 2.5O0 hab. Industries actives; fabrication de toile à voile; corderie. ■ RAISIN n. m. — Encvcl. Dr. Comnio conséquence do la prohibition do la préparation dans l'intérieur de Paris des liquides fermentes autres que la bière, l'introduction des ratsius do vendange est interdite dans cette ville. Une exception est toutefois faite en faveur des raisins de table, expédiés en grande vitesse, qui restent assimilés aux fruits et sont exempts à ce titre de tout droit d'octroi (I.. du 6 août 1905, art. il); mais la mise en vigueur de ces prescriptions ayant eu pour effet d'interdire l'entrée de Paris aux raisins de table transportés par voitures, la loi du 19 avril 190G. art. &^, a stipulé, pour mettre un terme à cet état de choses de nature à préjudicier à ceux des expéditeurs qui n'empruntaient pas la voie ferrée, que les raisins do table introduits dans la capitale, autrement qu'en grande vitesse, sont également exempts de tout droit, pourvu qu'ils soient en paniers ou colis d'un poids maximum de 12 kilogrammes.

Raissouli, chef marocain. V. Erraïssouli.

RAJOUT ijou) n. m. Action de rajouter, n Archit. Partie d'édifice rajoutée ; Le Trésor est installé au-dessus, dans un/- moçonnerie de rajodt. (P, et V. Margueritte.)

Ralli. Biogr. V. Rh.vllis.

RAMASSE-PIÉTONS n. m. iuvar. Filet protecteur placé à l'avant des tramwayséloctriquesenAmérique et dans quelques villes d'Europe, au Havre notamment. (Cet appareil a pour butde recevoir dans ses mailles tout ce qui so présente devani lui : il a déjà évité de nombreux accidents, ot son emploi devrait se généraliser partout. Un appareil analogue a été combiné pour les automobiles.)

*RAMBAUD(4//"»-e(;-NicoIas), professeur et homme politique français, né à Besancon en 1812.— Il est mort à Paris en 19i»5. Aux élections sénatoriales de 1903, il n'avait pas été réélu au Sénat. Par contre, en 1897, il remplaça le duc d'Aumalc â l'Académie des sciences morales et politiques.

Rambaud 'Frédéric -G//6cr^ connu sous le pseudonyme de ifvellng), littérateur français, né à Versailles en 1843, mort ù. Paris en 1899. Après avoir été secrétaire du gouverneur du Crédit foncier, il entra dans le journalisme, fonda une revue internationale, l'Art des deux mondes, et fut attaché en dernier lieu à la rédaction du " Journal ». Il fut, pendant nou do temps, directeur du théâtre des Nations, où il ht jouer le drame de Villiers do l'Isle-Adam, le Nouveau Monde. On lui doit des récits, des romans, des œuvres diverses, qui attestent UQ esprii très ouvert ei un talent réel do styliste ; les Théâtres en robe de chambre (1^66) ; une Parvenue (IS66) ; les Crimes ii/*/*u»i"s(i8(i8l; le Demi-Homme [ISùfi] ; Achille Jiobmson et C''% bant^uiéfa (1877); Toutes rfeux(l879); En voiture, me«.î(e«r* (I8;ii); l'Autruche (1882); Bossue (1S82); le Faiseur d'hom-nes (1881), en collaboration avec Oubut do Laforest; la Verlu d- A/""" Drichet (1886) ; Force psychique (1890) ; les Quatre filles Aymon (1890) ; Sur le tard (1895).

Rambosson (YvanUoé), poète et critique d'art français, né à Ueniy (.Seine) en 1872. Il débuta dans les lettres par un Irvro intitulé les Astres (1891), où il mettait au niveau do?, dernières d.'couvcrtos un travail de son nère. Jean kamlMisson. savant et philosophe do mérite. Mais cost comme poète qu'il devait se faire une réputation. Il a publié : le Verger doré, poésie (189:.); Jules Valadon (1897). étude do critique artistique; ta f>« de la n> (1897) ; Alexandre Falguière (1897) ; Histoire des instruments de mujtigue 11898) ; la Forêt jnagigue (\S98) ; Actes (1899) ; le i\udafiréê nature (1903): le Cœur ému {190^), sans compter des études et des catalogues des œuvres do divers peintres ©t sculpteurs dont il organisa les expositions. Sa poésie so caractoriso nar des rythmes savamment harmonieux ou bizarrement déconcertants. En 1903, il fut attaché â ta couservatiun du Polit Palais, dans le service dos beauxarts do la Ville do Paris. — Sa femme, connue sous son nom do demoiselle. A. Gonvn db Lukikux. comme peintre ot sculpteur, est née à Paris on 1S76. D'une vieille famille not)io du l-orez. elln <-ompte parmi ses ascendants le peintre h^"r '*'"^'^"' ^'^l'i^- 'l"' fit le portrait do Louis X\\ et Gin^^ iT'"' 'V'"^'''"" ^^ "'^'r "0 tointurerie qui porto son rArT^n^.n"® '''^ Kernand Pelez, ollo n'avait que quinze ans Se r '''^P'*» **""■■ '"* l"'^'n»iûro fois au Salon des artistes français. Parmi ses tableaux, scènes d'intérieur ou eiUdes on plein air, remarquables par une singulière vi-

Ramasse-piétons.

gueur de rendu, on cite particulièrement : Sœur lisant des prières (1893); Vieille femme faisant du tricot (1895); les Derniers Jours (1900) ; Après vêpres en Normandie, il y a cent ans (1901), acheté par la Ville de Paris; Fileuse normande (1903); trois toiles au Salon d'automne : Sur la lande austère {Beg-Meil), J'urtrait de il/'»* S. et Elude de jeune Bretonne; Intérieur breton (iyi>6j.

* Rameau (Laurent Labaigt, dit Jean), poète ot romancier français, né à Gaas(Landes)en 1859. — lia publié i!e[>uis 1900 : la Blonde Lilian, la Viergi' dorée (1901) ; Ve HoiiHin de Marie, la Belle des belles (1903) ; la Jungle de Paris, /.nvette. les Chevaliers de l'au-delà (1904); Brimborion, la llijune Etoile, Du crime à l'amour. Tous ces livres, un peu rai'ideniont écrits, ont dos qualités littéraires brillâmes.

Ramel (Fernand, comte de), homme politique français. n»i à Alais en 1817. Engagé volontaire pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, il ht la campagne avec le grade de sous-lieutenant, puis de lieutenant do mobiles. Il fit ensuite des études do droit, fut sous-préfet d'Apt (1873), do Castcluaudary (1875), secrétaire général de la préfecture d'Ille-ct-Vilaine (1877). Il démissionna on 1879 et se fit inscrire au barreau do Paris; en 1881, il prenait une charge d'avocat à la Cour do cassation et au conseil d'Etat. Conseiller général du Gard (1880), il fut élu député de la 2« circonscription dAlais en 1889. Monarchiste libéral, il devint président du groupe de la droite. Réélu en 1893, eu 1898, en 1902 et en 1906, il a combattu vigoureusement la politique du cabinet Combes (1905). 11 a publié : Commentaire de la lui sur l'organisation municipale (1884) ; la Contribution foncière des propriétés bâties (1891), en collaboration avec L. Delataste i Travaux publics , occupation temporaire et extraction de matériaux ; Commentaire de la loi de iS9J sur les dommages causés à la propriété privée (1893), en collaboration avec E. Loison. Il a fondé et dirigé la '■ Revue du contentieux des travaux publics «.

RAMIRITE n. f. Vanadate hydraté naturel do plonilj, zinc et cuivre.

RAMOSITE n. f. Silicate naturel de fer, alumine, chaux et magnésie.

RAMPHOCÈLE n. m. Sous-gcnre de tangara. comprenant des oiseaux à bec robuste, épais, et dont la mandibule inférieure est couverte d'une plaque nacrée qui leur a fait donner le surnom de bec-d argent. (Il existe une dizaine d'espèces de ramphocèles, répandues dans l'Amérique centrale [Brésil, Guyane, Antilles].)

RAMPHOLÉONu.m.

Genre de reptiles sauriens, de la famille des chaméléontidés, comptant deux espèces propres à lAfrique tropicale. (Lesrampboléons

sont de petits camé- Rami.Uoléon.

léons remarquables par

leur queue plus courte que le corps, leurs griffes bifides, leurs plantes épineuses en dessous, etc. Le rampkoleon Kersteni, du MozM.mbique, est le type du genre.)

Rampillon, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 13 kiloui.de Provins, près d'un petit sous-affluent de la Seine par rVéres ; 560 hab. Très intéressante église, dont quelques parties datent du xm* siècle. Fromageries, carrières.

^RamSAY (William), chimiste anglais, né à Glasgow en 1S52. — Poursuivant ses recherches sur les gaz de l'atmosphère, il a découvert en 1898 do nouveaux éléments (krypton, néon, xénon), qui sont, comme l'hélium et l'argon, en très faible quantité, mais que l'on peut cependant isoler. (V. krypton.) Plus récemment, Ramsay a découvert que le radium dégage do l'hélium, fait qui vient confirmer i idée émise depuis longtemps que les éléments chimiques n ont pas une structure S'mi)Io. Les travaux de ce savant ont été exposés très clairement dans ses ouvrages et on particulier dans ses Gases of the atmosphère (1892). Ramsay a fondé une école de chercheurs qui a déjà fourni des résultats intéressants, et ses remarquables découvertes lui ont valu le prix Wobel en 1904.

Ramsel, comm. do Belgique (prov. d'Anvers [arrond. do luriihout]) ; 1.830 hab.

RaMSEN, comm. de Suisse(cant, deSchaffhouse [distr. de Siein]), sur la lîiber, premier affluent du Rhin, a})rès sa sortie du lac do Constance; 1.200 hab.

Elevage.

RAMULAIRE (Î^O n. m.

Champignon filamenteux, vivant sur les feuilles d'un grand nombre do plantes herbacées ou ligneuses, où il 80 présente sons forme do taches de couleurs variées. (Il est constitué par dos filaments simples ou pou ramifiés, sur lesquels so forment des spores ovoïdes, incolores, ayant deux cloisons ou un plus grand nombre.)

Range, comm. do Belgique (prov. do Hainaut [arrond. de Thuin]); 1.720 hab. Carrières de pierre, filatures, scieries, vorrorio.

RANCHERO {tché) n. m. Fermier d'un rancho.

RANCHO [tcho] n. m. Ferme de la prairie américaine, comprenant généralement une maison d'habitation ot do

grands parcs d'élevage.

Randogne, comm. do Suisse (cant. du Valais ^distr. de Sierre)); noo hab. Sanatoriums.

Ransbach, bourg do rAUomagoo contralo (roy. de Prusse [prov. d© Hosso-Nassau, présid. de WiosbadToDj),

William Ramsay.

Ramulaire : a. de l'hellébore ; b, de l'armoracio.

sur un petit sous-affluent du Rhin par le Sayn; 1.700 hab. l-'abrication do poteries. Tuileries.

Ranshopen, bourg d'Austro-IIongrie (prov. de Haute- Autriche [ cercle de l'Innj), sur l'Kuknack, sous-afÛuent du Danube par l'Ill; 2.000 hab. Papeteries, scieries mécaniques.

RansT, comm. do Belgique (prov.et arrond. d'Anvcrsi ;

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