‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 279 sur 363 · RENARD · texte numérisé non relu

RENARD

Rcilliroduiitomys

Reithrosciurus.

RETTHRODONTOMYS {ri'tro. niiss) D.m. Gourc de mammifères ronmMirs, «le la lamille dos muridôs, comptant douze espèces proitrc:» à ■..■'.

rAmériquosoplODlrioualo ; ^- .'-

et centrale.

— Kncycl. I<o reithrodonlomys Lecuulci est Jo tvpo do cos fats siu:mocfoiilos qui croiiseiit leurs terriers daus les riiyious arides des plaines ou parmi les rochers des montaguos. Commun dans les contrées du vcrsaut atlantique des Ktats - Uuis, en Floride, il est remplacé en Californie par le reithr(Hluntomi/$ lotif/icauda. 1/espéce qui descend le plus vers le sud est le veitltî'odontomtjs australis, du Guatemala.

REITHROSCIURUS (rè-tro-si-u-i'uss) n. m. Genre do mamniiieres rongeurs, de la famille des sciuridés, comptantunc seule espèce, propre à Bornéo. (Le reithrosciurus macrotiSf do Sarawack, est un écureuil fouisseur, qui représente en Malaisie les xerus africains.) * RÉJANE (Gabrielle- CliarlotlcRÉju, dite), actrice française, née à Paris en 1857. — Elle a créé encore au Vaudeville, en 1902 et 1903, le rôle principal do diverses pièces : le Masque, le Joug, Heureuse et Antoinette Sabrier. A la suite d'un différend avec son mari, Porel, contre lequel elle plaidait en divorce, elle quitta ce théâtre, pour aller donner des séries do représentations à l'étranger, notamment à Londres. Puis elle songea à avoir un théâtre à elle, qu'elle appellerait le théâtre Réjane, et à cet effet prit à bail, en 1905, la salle du Nouveau -Théâtre, rue Blanche.

RÉJUVÉNESCENCE (nèss-sanss) n. f. Biol. Nom sous lequel Minot et Hartog désignent les procédés grâce auxquels une race ou une espèce en voie d'extinction naturelle est capable d'acquérir une nouvelle vigueur.

— Encycl. Le principal de ces procédés est le croisement avec des races voisines, même si ces dernières ne sont pas très vigoureuses. Darwin avait déjà dit Nntur afihors perpétuai selffertHizaiion. Mais l'explication du mécanisme de cette réjuvénescence est des plus obscurs, bien qu'on ait des exemples de sa réalité (infusoires). Dans les races humaines, on a pu citer également l'exogamie, commemoyen de réjuvénescence; mais on a élevé, et Wasmann en particulier, beaucoup d'olijections à cette théorie.

REK n. m. Sorte de tambourin égyptien.

Rekas, bourg d'Austro-Hongrie (Uongrio centrale [comitat de Pest, distr. de Kecskemet]), sur le Zagyva, sous-affluent du Danube par la Theiss; 3.200 hab. Fabrication de toiles. — Bourg du comitat de Ternes, chef-lieu de district, sur la Bega, sousafâuent du Danube par la Theiss; 4.000 hab. Important commerce de bestiaux.

*RELAIS n. m. — Télégr. Appareil qui a pour but d'assurer, au moment de la cohérence du radioconductenr par l'onde, le passage du courant de la pile dans le récepteur et dans le morse.

— E>'CYCL. Cet appareil se compose d'un aimant à champ constant M, entre les branches duquel se trouvent le support S du contact tixo et la tige T du contact mobile C. Ce contact mobile est tenu à posto fixe au moyen d'un ressort H bandé par l'ensemble do l'ongronagc â vis E.

A la partie inférieure se trouve, en K, un écran maçnétifiue ciui polarise les lignes do force do l'aimant M et permet à la bobine B do subir avec plus do force l'action du courant qui agira sur elle et la fora dévier pendant 60D passage.

Le fonctionnement de cet appareil est le suivant :

Quand le courant est fermé par lo cohéreur au contact de l'onde, la bobine U est influencée et tond à se mettre en croix avec lo plan des lignes do force de l'aimant. \jx tigoScst alorsentralnéo, Cl le contact C vient toucher la branche (ixo S.

A ce moment, lo contact so ferme sur lo morso, et le tapeur et l'ensemble do 1 appareil fonctionne pour la réception. Los relais doivent êiro d'une sensibilité extrême, surtout quand on se sort de radioeonducteurs A bas voltage ; la résistance atteint jusqu'à lO.Ooo ohms. (V. RicciîCTKrn [finure].) A la mer, le relais tlxo no peut servir; les mouvements du navire fausseraient toutes ses indications; on emploie alors (m appareil du mémo genre, monté sur une suspension ù la cardan. On lo débarrasse ainsi do toute influence extérieure contraire, et la régularité do réception ost assurée.

Bek.

Relais.

RELANCEUR n. m. Sport. Au jeu de lawn-tcnnis, Nom tluiiiu- au juuL-ur qui reçoit la balle du servant.

RemaucouRT, comm. du département des Ardonnes, arrond. et à 18 kiiom. de Kethel, sur un petit sous-affluent lt>intain do la Seine par l'Aisne et l'Oise; 300 hab. Restes d'une al)baye cistercienne, qui fut une des plus importantes '!.■ la région des Ardeunes.

''REMORQUAGE n. m. — E.scYCL. Dr. Les opérations du rtiiiorquage sont assimilées aux opérations ao transport que I article 4 du décret du 21 septembre 1793 a interdites aux bâtiments étrangers, d'un port français â un autre puri I'ran(;ais, pour toutes denrées ou marchandises des cru, produit ou manufactures do France et des colonies françaises. Toutefois, le pavillon étranger est admis à les pratiquer dans le cas où il n'existe pas de remorqueur français sur place, ou qu'il no s'en trouve aucun disponible ou sufiisant. Les navires et les chalands sont également admis à pénétrer daus les ports français avec le renior- (|ueuruui les a remorqués en mer. (L. du il avr. 1906, art. ^^J Les droits de remorquage sont ajoutés à ceux en faveur desquels l'article 191 du Code de commerce a institué un privilège spécial. Ils ne sont primés que par les frais de justice et autres, faits pour parvenir à la vente et à la distribution du prix du navire. (Même 1., art. 2.)

Remplaçantes (li;s), pièce en trois actes, d'Eug. Brieux. ('l'héâtre-Antoine, 15 févr. 1901.) — Les JieinjAaçantes, ce sont les femmes de la campagne que l'on fait venir dans les grandes villes pour donner leur lait aux bébés des bourgeoises qui parfois, rarement, ne peuvent pas, et, lo plus souvent, ne veulent pas nourrir leur enfant.

Cet usage crée une situation déplorable par ses résultats — familles villageoises détruites, moralité diminuée, mortalité accrue — et répugnante en ses détails. Le premier acte, le iilus saisissant, montre un village en pleine corruption. Les hommes dont les femmes ont pu se procurer une n nourriture « à Paris vivent grassement de l'argent que celles-ci soutirent aux bourgeois, et passent leur temps à boire ou à courir les filles; les autres les envient et n'ont qu'un désir : envoyer aussi leur femme au loin. On voit passer un pourvoyeur, ^L François : maris, femmes, filles l'assaillent pour avoir une " nourriture t>. Lazarette Plauchot, une paysanne par hasard honnête, qui voudrait rester auprès de son petit (elle en a déjà [jcrdu un !), mais que toute la famille pousse au départ, crie nettement la chose : « On dit qu'à Paris il y a des hommes qui vivent aux crochets des femmes ; vous êtes pareils. " La pauvre Lazarette, pourtant, se voit contrainte de partir. Elle est nourrice cnez les Denisari. En son absence, tout se désorganise daus sa maison, où règne M""" Jean, devenue la maîtresse du mari, et son enfant est malade. A Paris, ses patrons lui cachent, pour la garder, cette mauvaise nouvelle. Elle l'apprend toutefois, retourne au pays, met M™* Jean à la porte, ramène Planchot au sentiment du devoir, et, les Denisart ayant pris une autre nourrice, tout se termine pour lo mieux.

Cette œuvre est une bonne pièce, et une satire sociale probe et utile.

REMUSATIE {s!) n. f. Bot. Genre daracées-cotûcasiées, voisin des colocascs. (L'ovaire présente 2 à 4 placentas pariétaux, portant de noml)reux ovules. La remusntie vivipare est parfois cultivée comme plante d'appartement.)

RÉMY Saint-MAURICE (Maurice Diaru, dii), romancier et publicisto français, né à Calviac (Dordogne) en 1865. Plusieurs de ses ouvrages, où la sagacité de l'observation n'est pas moins remarquable riuo le talent d'écrivain, ont paru d'abord dans la « Revue des Deux Mondes » et dans 1' ■ Illustration », journal pour lequel Rémy Saint-Maurice est allé à la Martinique (1903) et au Maroc (1904). Il a publié en librairie ; les Arleguinades, poésies (1892) ; l'Inutile Péché {169\); Tartufette (1.S95); Temple d'amour {\?,9l)\ le lîecoj'dman (is9n) ; la Maison du so7mneil (1899) ; les Eves st>.h-iles (1902); l'Eternelle Folie (1903); les Derniers Jours de Saint-Pierre (1903); les Corsaires de la Danai (1904). Il a collaboré aussi â la « Revue bleue » et an « Journal » ; il a donné un roman feuilleton à l'ii Humanité ».

Renaissance (la) catholique en Angleterre au XIX'' siècle, uuvrage de Tluireau-Dangin, en trois parties «Hii ont paru en 1899, 1903 et 1906, et qui sont : ï. Nexcman et le Mouvement d'Oxford (1833-1845); IL De la conversion de Navjnan à la mort de Wiseman (1845-1865); III. De la mort de Wiseman à la mort de Manninf/{lè65-\S92).— Après avoir caractérisé la situation religieuse de l'Anglelerre vt-rs 1833, marqué lo déclin du parti évangélique, les I>rogrès du latitudinarisme doctrinal, et les aspirations des membres do la haute Eglise, l'auteur expose le « mouvement d'Oxford M qui avait pour objet do placer l'Eglise anglicane dans une situation intermédiaire entre le protestantisme et l'Eglise romaine, la campagne des tracts. et ce grand événement psychologique et religieux que fut la conversion de Newman. Puis, dans la seconde partie, il raconte les conflits des pusevistes avec les autorités do l'Eglise anglicane, lo rétablissement de !a hiérarchie épiscopalo catholique en Angleterre, l'accès dantipapismo (qu'elle provoqua, l nabile conduite du cardinal \Visman, 1 abjuration do Manning, le désaccord, chez les catholii|ucs mêmes, entre les ultramontains et les « minimistos «, les progrès do l'crastianismo et du libéralisme doctrinal chez les anglicans. Enfin, dans la dernière partie, il montre les tentatives de réunion des P'glises et leur échec, l'etTet produit en Angleterre par lo concile du Vatican et la promulgation do l'infaillibilité pontificale, les divergences do vues entre Manning et Nownian, l'-s dernières années des grands cariiinaux, l'avènemeni • lu catholicisme social en Angleterre, le développement du nlualisme dans l'Eglise anglicane, et la faillite des persé- ■ utions dirigées contre lui. Cotte grande et belle histoire d une dos crises morales les plus émouvantes du xix' siècle 80 recommande, non seulement par une documentation silro, étendue et cependant choisie, mais encore par de

rares qualités do composition, de sobriété, d'impartialité et d intelligence sympathique de la psychologie religieuse.

Renan, comm. de Suisse {cant. de Berne [distr. do Courtelaryji, dans le vallon do Saiût-lmior; 1.750 hab. Active industrie horlogère.

"*" Renan (Josepli-iiVne«/), écrivain français, né à Tré- L-nier en l»:i3, mort à Paris en 1892. — Parmi ses œuvres posthumes, nous citerons : les Lettres intimes d'Ernest itrunn et d'Henr'tette Hcnan US4S-f845] {IS96); la Correspondance de lienan et de Berthelot \fS47-t89î] (1898); Etude sur ta politique religieuse du règne de PhUippe le lid ii899j; les Lettres du séminaire (1902); les Mélanges rt'liyieux et historiques (1904). — Les Lettres de Henriette n'ont pas l'intérêt poétique du célèbre opuscule do RenaD intitulé : Ma sœur Henriette. Le frère et la sœur se born(?nt à faire des projets d'avenir : Henriette s'y révèle d'ailleurs un caractère élevé et décidé. Elle pousse son frèro vers l'étude des philosophes allemands, en particulier de Kani. Henan entretient de ses études sa sœur, alors institutrice en Pologne, envisage avec calme sa séparalion d'avec l'Eiglise, et se préoccupe d'organiser sa vie. — La Correspondance de Henan avec Berllielot s'échelonne sur rpiarante-cinq années d'une amitié célèbre, dont Renan a détini lui-même le caractère purement philosophique et intellectuel ; on y suit de près, à propos des divers événements de notre histoire contemporaine, l'évolution des idées philosophiques et surtout politiques de Renan. — Les Lettres du sihninaire nous reportent â sa jeunesse, au temps où il arrive do son jiays pour entrer à Sai n t - N i colas - d u - Cha rdonnct, puis à Issy et à ^^aiut-SuIpice, où il écrit à sa mère pour la tenir au courant de ses besoins, de ses études, et bientôt des premières hésitations qui lui font ajourner la réception des ordres et quitter le séminaire.

Renan (monument de' .

Sur l'initiative d'Armand Dayot (1902), une souscription fut ouverte pour élèvera Renan un mouu ment daus sa ville natale. L'inauguration, qui eut lieu les 12 et 13 septembre 1903, fut l'occasion de fêtes organise, s par la Société des » Bleu-de Bretagne « , et ausM de manifestations diri gées par le parti catholique irégorrois contre le jirésidcnt du conseil Combes. Le sculpteur Jean Boucher a représenté le philosophe déjà âgé, assis sur un banc dans une attitude d'abandon familier, la tête inclinée; il lève, tenant un bâton de sa main droite, pendant que la main gauche s'appuie sur un livre. Derrière lui, raide dans son péplum, se dresse Pallas-Athêné, la déesse inspiratrice de vérité et de sagesse, qui incline, de sa main droite élevée, une branche de laurier au-dessus de Renan.

Renard (Alphonse , minéralogiste et géologue belge, né a l\cnaix(en Flandre -Orientale) en 1842. mort à Ixelïes en 1903. 11 entra dans la Compagnie de Jésus, étudia, à partir de 1867, â l'abbaye de Maria-Laach, se consacra aux sciences naturelles'et s'en alla poursuivre ses études à l'université de Vienne. Bismarck ajant enrayé l'influence des jésuites en Allemagne, Renard allait accepter une chaire â l'université de Quito, quand il fut sollicité par Ch. de La Vallée-Poussin d'entreprendre avec lui un travail sur les roches plutoniennes de la Belgique et de l'Ardenne. Cette étude fut l'objet d'un mémoire que couronna l'Académie royale. Depuis cette époque, le • Bulletin de l'Académie ^ publia de nombreux mémoires et études de Renard qui, en 1877, fut nommé conservateur des collections minéralogiques du Musée d'histoire naturelle de Bruxelles. En 1878, il fut appelé avec d'autres savants ]iour étudier les échantillons rapportés par le « Challenger* de sa croisière scientifique et, en collaboration avec Mnrray, publia dans le » Bulletin du Musée d'histoire naturelle », entre autres travaux, une remarquable étude sur l'origine et la distribution des dépôts des mers profondes. Chargé en 1888 de professer la minéralogie et la géologie à l'université de Gand, il y créa un laboratoire de minéralogie. Kn 1901, il renonça à ses vœux. Ses travaux, dont la liste figure aux « Notices biographiques et bibliograjdiiques w publiées par l'Académie royale, sont fort nomt)reux. 11 a en outre donné une traduction de l'ouvrage de Darwin : Observations géologiques sur les (les volcaniques explorées par l'expédition du n lieagle », et préparait une liisioire de l'océanographie quand la mort le surprit. * Renard (Louis-Marie-^osew/i-C/mr/es-Clémont), officier et ingénieur français, né à bamblin (Vosges) en 184". — Il est mort à Chalais-Meudon en 1905. Sa dernière et très remarquable invention fut le train automobile sur roule exposé au Salon do l'automobile en 1903. et désigné sous le nont do « train Renard ».

Renard (train). V. train.

Renard (Kmilc). peintre français, né à Sèvres (Seine-et- Oise) en 1850. Klôvede Cabanel et do César Cook. il débuta au yalon de 1873. Artiste habile et sérieux, Renard a traité avec un égal succès lo portrait et l'épisode, ou la scène de mœurs:

Portrait de ta grand'vtt-re (1870, musée du Luxembourg); Mauv.nse nouvelle (1878, acquis par IKtat); l'Epave (1879, acquis par l'Hltat) ; Mort au lieutenantcolonel Froidcraujc (1887, au réçiment dos sapeurs-pompiers> ; le Baptême (1889, musée du Luxembourg) ; ta Coin-

Lieutenant-colonel Rcnaril.

munion chez les bénéàiclineê {1893} ; Matines (1894, musée do Sonlis) ; Prière (1806) ; Portrait ac mon père, clc. Tilulain* d'une médaille d'arg^cnt à l'Exposition universelle do ix^y (Paris), il fut membre du jury à celle de rjoo.où il avait envoyé cinq toiles, dont trois portraits. Derniers Salons : le Viatique et un Portrait, on 1^03 ; Intimité et un Portrait, on mo i ; le Pain, et un Portrait de femme, en 1905.

* Renard (Jules), littérateur et auteur dramatique français, ne à Châlons en 1864. — II a, depuis 1903, donné des rééditions, très augmentées, de plusieurs de ses ouvraffos. notamment do hc^ Histoires naturelles, qui n'étaient à I origine qu'un petit et minco volume, des Bucoliques, du V*gneron ftans sa vign^, où l'auteur s'est livré à un provi^'naj;o abondant et fructueux, de la Lanterne sourde et des Coquccigrues (I90fi). Il a écrit en outre //ail Jours à la campagur (1906), comédie en un acte, et un livre, vîos frères farouches.

Renaud (Félix-Marie), magistrat français, né en 1832. Avocat de 1855 à 1871, il fut élu député do Saône-et-I.oirc à l'Assemblée nationale le s février 1871, devint préfet de Lot-et-Garonne en 1876, démissionna au 16-Mai, fut nommé préfet do la l^ire (1877), de la Seine-Inférieure j 1880), directeur général des contributions iudirecu-s (1882), procureur général près la cour des comptes 1 1SS7 et premier président (1901).

* Renaud (Armand), littérateur et poèto français, né à Versailles on 1-^36. — Il est mort à Paris eu 1895.

Renaud i^Albert), compositeur français, né i Paris en 1855. Il eut pour professeur Léo Delibes et César Franck, et devint organiste du grand orgue à l'église Saiut-François-Xavier. lise Ht connaître d abord coranic compositeur par un assez grand nombre de mélodies vocales et de morceaux do piano, et par une messe solennelle à quatre voix avec chœurs, doux orgues et orchestre. Il a donné ensuite au théâtre divers ouvrages : Aladin, féerie musicale en quatre actes (Galerie Vîvionne, 1891} ; A la houzarde, opérette (Bruxelles, 1891); Ilokxeddin. ballet en 3 actes (Eden-Théâtre, 1892); Sleeper Awakened. ballet en trois actes (Londres, 1892); Don Quichotte, musique pour la pièce de Sardou (Châtelet, 1895); le Soleil de minuit, opérette en trois actes (Bouffes-Parisiens, 1893;.

Renaud (Maurice-Arnold), chanteur scénique français, né à Bonleaux en 1860. Un instant élève du Conservatoire de Paris, il le quitta pour suivre les cours de celui de B-uxelles. Après s'être montré sur un petit théâtre de Liège, il fut engagé à celui do la Monnaie île Bruxelles, où il débuta en 1883. Il ne tarda pas à s'y mettre complôienieut en vue, grâce à une belle voix de baryton. bien conduite, et à un talent réel de comédien. Il (it des créations importantes dans : les .Uuilres chanteurs de Xuremberg, le Vaisseau- fantôme, Sigurd, Salammbô, Hévodiade, Saint-Mégrin, les Templiers, qui furent pour lui l'occasion d'autant de succès. Engagé à l'Opéra-Comique en 1890, il y créa Benvenuto, chanta Lakmé, le Roi dis. puis passa à l'Opéra, où il débuta on 1891, dans Nélusko do V Africaine. 11 chanta successivement les Huguenots. Sigurd, la Favorite, Faust, Samson et Dalila, GuiUaumc Tell, Othello, Tannhâuser, Hamlet, Aida, Don Juan, puis tit une série de créations dans Lohengrin, Déidamie, GwendoUne, Djelma. la Montagne noire, Frédégonde, Messidor. la Prise de Troie, Lancelot. En 1904, Renaud reparut ù l'Opéra-Comique dans Don Juan et le Vaisseau- fantôme.

RenaUDIÈRC (La^, comm. du dép. de Maine-et-Loire, arrond. et ù 16 kilora. de Cholct, à quelque distance de la Maine, sous-affluent do la Loire, par la Sèvre Nantaise ; 800 hab. Château de Machofolière, qui fut un des centres de la résistance des chouans en 1793.

Renault (Bernard), paléontologiste français, né à Autun on 1836, mort à Paris en igoi. Il fit ses études au collège d'Autua. Docteur es sciences physiques en I8tj7. il était, la même année, nommé professeur do chimio â l'école normale de Cluny, et, travailleur acharné, s'occti-

fiait avec passion, dans ses heures do loisir, de paléoiitoogio végétale. C'est là que le découvrit Ad. Brongniart, créateur de la paléontologie végétale et qui était inspecteur général de renseignement supérieur. Appelé au Muséum en 1872, Renault collabora au grand travail de Brongniart, fut nommé en 187G aide-naturaliste et plus tari assistant. Il soutint en 1879 une thèse sur la structure com ■ parée de i/uelques tiges de la flore carbonifère, qui lui valut le grade de docteur ôs sciences naturelles. Chargé d'un cours complémentaire de paléontologie végétale, il avait entre temps adressé à l'Académie des sciences des mémoires dont plusieurs' furent couronnés. Renault a puissamment contribué à révéler la genèse du monde végétal; il a donné sur les plantes du terrain houillor, la composition de la houille et le rolo que tes cryptogames ont joué dans sa formation, les bactéries fossiles, etc., des travaux justement estimés. Il a publié son Cours de botanique fossile fait au Muséum dhistoîre naturelle (l880-1885'( ; /ts Plantes fossiles (188S); mais la plupart do ses travaux ont paru dans les « Comptes rendus do l'Académie des sciences ■ . les n Annales des sciences naturelles ^^ , lo " Bulletin do la Société d'histoire naturelle d'Auiun -, le « Bulletin du Muséum o, etc. Il a collaboré au <■ Nouveau Larousse illustré >■ . Renaut (Jacques), médecin français, né â Tours en 1844. Interne à Paris en 1869, il obtint une médaille j)Our sa thèse: Contribution à l'étude aiiatomique et clinique de t'érgsipèle et des œdèmes de la peau (ls74), fut chef de clinique médicale, puis directeur du laboratoire des cliniques do la Chanté (1875) et devint professeur danatomio fénérale et d'histologie à la Faculté Je Lyon (1877) et méecin des hôpitaux do cette ville (1883)". En 1896, il fut nommé membre associé de l'Académie do médecine. Ses travaux ont porté particulièrement sur l'anatomie générale normale et pathologique, avec application à la médecine. Ils ont paru dans le « Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales », dans les ■ Archives do physiologie » et dans diverses autres revues : Beclierches sur les éléments du sang f sur le tissu conjonctif lâche et ynodelé, sur le tissu fibrohyalin, sur les tissus du squelette, sur les épithéliums, sur les glandes ; Anatomie pathologique des dermatoses ; la Pleurésie tuberculeuse phtisiogène d'emblée : l'Intoxication saturnine chronique ; Contribution à l'éfude de quelques affections anoxémiqnes : la Circulation pulmonaire dans le rétrécissement mitral pur; la Néphrite congestivc aiguë infectieute , les Accidents parasyphilitiques dans un cas de pseudo-rhumatisme infectieux; etc. 11 a publié à Paris: Travaux du laboratoire d' anatomie générale

et d'histologie (1882), en collaboration avec lo D' Chanteluse ; Traité d'histologie pratique (1888).

RendeuX, comm. de Belgique (prov. do Luxembourg "^arrond. do Marche]^s sur l'Ourihe, affluent do la Mcu6e ; 1.2Ô0 hab. Scierie.

^Rendu (Eugène), écrivain français, né à Paris cq \^2i. — Il est mort à LaUbcvillo (Seiue-ot-Oisc) on 1903.

* Rendu (Ilenri-Jules-Louis), médecin français, né À Paris eu U44. — Il est mort dans cette ville on 1902.

Renens, comm. do Suisse ^canl. de Vaud [distr. do Lausanne] I, sur les derniers échelons du Jorat ; 1.300 hab. Viticulture; fabriques de potasse, de briques; scieries.— A 800 mètres de cette commune, la station Kënrns-gabk est un nœuil important do chemio de fer (lignes do Lausanne ù Genève, à Pontarlicr et à Neuchâtel).

^RENGAGEMENT n. m. — Encycl. Troupes métropolitaines. En vertu des dispositions de la loi du 21 mars r^05, de Tinstruclion du 26 juin 1905, ainsi que des circulaires des 8 et 9 décembre 1905 et 29 avril 1906, les sous-ofliciers peuvent contracter des rengagements d'un an, dixhuit mois, deux ans, deux ans et demi, trois, quatre ou cinq ans, s'ils sont présents sous les drapeaux, — et de deux ans au moins, s'ils sont rentrés dans leurs foyers. Les engagements ne peuvent être souscrits qu'après un an au moins de présence au corps ou dans les deux années suivant la libération. — Après dix ans de service, un bousofiicior peut rengager ou se faire commissionner jusqu à un total maximum de quinze ans de service. Le nombre des rengagements à accepter dans chaque corps est fixé chaque aunée par le ministre, sauf pour quelques corjis, où il peut attemdre au total des sous-offîcicrs : régiments étrangers et de tirailleurs, bataillons d'infanterie légère d"Afri(juo, compagnies de discipline, spahis, secrétaires d'état-major, compagnies de cavaliers do remonte, etc. Les demandes do rengagement des sous-ofâcicrs doivent être acceptées par le conseil de régiment.

Les demandes formées par des sous-officiers libérés doivent être adressées à leur bureau de recrutement.

Pour les caporaux ou brigadiers, les rengagements peuvent être contractés pour un an, dix-huit mois, deux ans, doux ans et demi ou trois ans dans les corps où ils servent, et après un an de présence au moins. Mais ces gradés ne peuvent rengager pour moins de deux ans après libération et seulement dans les deux années qui suivent celle-ci. En outre, dès qu'ils sont libérés depuis plus de six mois, ou s'ils veulent changer de corps, île ne peuvent être admis à rengager que comme simples soldats. Pour ces derniers, la durée du rengagement no peut varier que de dix-huit mois à trois ans, sauf pour les sapeurs-pompiers de Paris, où l'on admet des rengagements d'un an et de quatre ou cinq ans. Les rengagements d'un an sont aussi admis dans les troupes ù. cheval, le »• régiment du génie, le 8* chasseurs à pied et les troupes du génie, d'infanterie et d'ariillerio des 6', 7», 14'. 15* et 20* régions de corps d'armée. Les simples soldats libérés depuis moins de deux ans peuvent se rengager dans un corps quelconque, mais pour deux ans au moins. Les caporaux, brigadiers et soldats ne peuvent rengager que jusqu'à une durée totale de cinq ans de service, sauf pour les sapeurs-pompiers de Paris, où ils peuvent rester jusqu'à quinze ans de service.

Le nombre des caporaux et brigadiers rengagés est fixé par la loi du 2i mars 1905 à la moitié de leffectit" total. La même loi fixe le nombre des soldats rengagés d'un an à 8 p. 100 de l'etfectif de mobilisation dans les troupes â pied et le train, et à 15 p. lOO dans les troupes à cheval.

Dans les sapeurs-pompiers de Paris le nombre des rengagés peut atteindre la totalité do l'effectif.

Lo 1" et le 15 de chaque mois, parait à 1" " Officiel » un avis signalant les vacances de rengagement existantes. Les demandes peuvent être reçues dans un délai de douze jours pleins après publication.

Troupes coloniales. Dans l'armée coloniale, le nombre des sous-officiers et des caporaux, brigadiers et soldats rengagés ou commissionnés, peut atteindre la totalité de l'ellectif. Les rengagements sont subordonnés à l'acceptation du chef de corps, ou, pour les sous-officiers, à celle du conseil de régiment, qui spécifie-dans quelles conditions il accepte le contractant, c'est-à-dire comme rengagé à terme fixe ou à titre résiliable.

Les durées des rengagements peuvent être, pour tous, gradés ou simples soldats, de un an, dix-huit mois, deux ans, deux ans et demi, trois, quatre ou cinq ans. Et ils sont renouvelables jusqu'à une durée totale do quinze années de service.

Peuvent être admis au rengagement : les hommes des troupes coloniales en activité, comptant au moins six mois do service ; les militaires libérés et les inscrits maritimes ayant accompli la période de service obligatoire, s'ils ont moins de trente-six ans d'âge, et enfin les hommes des troupes métropolitaines ayant au moins un an de service.

Les gradés des troupes coloniales en activité, les sousofficiers ayant quitté le service, les caporaux ou brigadiers libérés depuis moins do six mois, peuvent être admis à rengager avec leur grade dans un corps do leur arme. Les gradés des troupes métropolitaines en activité passant par rengagement dans les troupes coloniales ne conservent leur grade qu'en cas d'insuffisance du nombre des gradés dans le corps où ils entrent, et avec le consentement du conseil de régiment pour les sous-officiors rengagés, du chef de corps pour les autres. Quant aux anciens gradés des troupes métropolitaines ayant quitt»le service, ils ne peuvent rengager dans lès troupes coloniales que comme simples soldats. 11 en est de même des caporaux et brigadiers coloniaux libérés depuis plus de six mois, ainsi que des gradés coloniaux cnangcant d'arme par voie de rengagement.

Engagements et rengagements résiliables. Les engagements et rengagements résiliables diffèrent des engagements à terme fixe, d'abord par la répartition des avantages pécuniaires accordés : une haute paye spéciale remplaçant la plus grande partie des primes: et ensuite, parla faculté laissée à l'Etat de libérer d'office les contractants dans certaines conditions déterminées. Ainsi, en France, les militaires non gradés servant sous le régime d'tm engagement ou rengagement résiliable, et qui auront déjà accompli les obligations militaires légales imposées à tous les citoyens, ne sont plus, en cas de mauvaise cou-

RENARD — RENxNES

duite habituelle, envoyés dans dos corps de discipline. Ils sont, en pareil cas, libérés d'office, bien que le contrat qui les lie au service no soit pas encore expiré. Ce coutrat est résilié d'office. La libération ou résiliatioa est pronuiico par lo général do division, ou, pour les troupes non endivisioonées, par le général commandant le corps d'armée des troupes coloniales, après avis d'un conseil de discipline fonctionnant dans les conditions ordinaires. Pour los militaires servant aux colonies, c'est à l'autorité qui, réglementairement, aurait à prononcer l'envoi aux corps disciplinaires, qu'il appartient de décider, après avis du conseil do discinltne, ci suivant qu'elle Icjnge ronv*-nable, si l'iniércsso doit être libéré d office o . ' tenu sous les drapeaux et envoyé dans un < naire. L'homme libéré d office par mesure d< peut être admis à contracter un nouveau avant la date où devait expirer l'acte par . lié au service. Au moment de la '^iu-nriur-:gagement ou de rengagement.

lier s'il désiro servir sous le r»':-

en est faite sur l'acte même. Ma ,.-^

ne doivent être imposés qu'aux hommes et aux militaires non gradés (|ui, par suite de leurs antécédents judiciaires, ne peuvent être acceptés que sous résene. La promotion do l'engagé ou rengagé à un crade entraîne de plein droit la transformation immédiate de l'acte résiliable en acte à tenue fixe, pour lo temps do service restant à accomplir.

RÉNIER (Ferdinand-Marie-JeaD-Evangéliste-Francoi';- Ilyginusi, archiduc autrichien, né à Milan en 1827. Après avoir servi dans l'armée, il fut en 1860 président du Keichsraihet.dolSCl à iJ-65, président du cabinet. En 1868. il fut nommé au commandement supérieur de la landwehr. Ami éclairé des lettres, il est curateur de l'Académie des sciences. Il a acquis une précieuse collection de papvru: qui porte son nom, et qu'il a offerte à la Bibliothèque" impériale de Vienne. II épousa en 1 852 l'archiduchesse JfaWe- Caro/me-Louisc-Christine, née à Vienne en 1825.

ReniNGHE, comm. do Belgique fprov. de Flandre-Occidentale [arrond. do Dixmude i. non loin de lYser, tributaire de la mer du Nord; 1.900 hab. Blanciiisserie, huilerie, fours à chaux.

Reninghelst. comm. de Belgique (prov. de Flandre- Occidentale ^arrond. d'Ypresj); 2.500 hao.

RenlaiguE, hameau du Puy-de-Dôme, dans la commune de Saint^Diery, arrond. ctà 21 kilom. d'Issoire, près d'un petit sous-affluent de la Loire; 215 hab. Source mi-nérale froide, gazeuse, bicarbonatée ferrugineuse.

Renhenkahpf (Paul-Georges-Carlovitch de), général de cavalerie russe, né en 1854. Il entra au service, en 1870, comme sous officier au 89» régiment d'infanterie, d'où il fut envoyé à l'Ecole des younkers d Ilelsingfors. Après l'achèvement des cours, il senitdans la cavalerie, puis dans l'état-major, et devint chef détaimajor (1899, des troupes <Jo Transbaïkalie. Nommé général major en 1900, il exerça avec distinction, en 1904-1905. le commandement de l'un des corps de cavalerie chargés d'opérer en Mandchouric contre les Chinois. Enfin, promu au grade de général lieutenant en 1903, il prit une part brillante aux opérations de la guerre russo-japonaise comme chef de la division cosaque de Transbaïkalie, qui fut attachée à la première armée de Mandchourie, commandée par lo général Liuiévitch.

RenneQUIN ou Rannequin (Louis), mécanicieiv hollandais, constructeur de la fameuse machine de Marlv. Dé dans le pays de Liège en 1644, mort à Bougival eu 1708. Il s'appelait, de son vrai nom, Swalm Rbnki.v et était fils d'un charpentier. Sans instruction, il n'en prit pas moins, dans les travaux de charpcntage des machines servant à l'épuisement des eaux des miues liégeoises, une connaissance approfondie de la pratique de son art. Il fut appelé à Pans par Colbcrt, au moment de l'achèvement du château ae Versailles, où l'on se proposait d'amener l'eau potable puisée dans la Seine un peu audessous du village de la Chaussée, et en face de Louveciennos. Il était accompagné du chevalier Deville, noble liégeois, pour le château duquel il avait construit uno machine élévatoire. Le travail, entrepris en 1675, fuî achevé en 1CS2, avec plein succès. Rennequin continua à séjourner en France, sur%-eillant le fonctionnement du délicat organisme de la machine, dont la garde fut longtemps réservée à sa famille.

^Rennes (race coccou de), race française de gallinacés, très appréciée en Bretagne principalement.

— Encycl. Le nom do ces volailles leur vient de leur plumage, qui est, en effet, gris coucou (fond blanc bleuté avec de larges raies ombrées le barrao t transversalement et

Coq et poule coucou de Rennes.

découpant comme des écailles). Très rustique, cette race possèae une chair très fine et très délicate. La tête, de grosseur moyenne, est armée d'un bec court et gros de couleur rosée, et surmontée d'une crête haute, droite et régulièrement dentelée (chez la variété dite coucou de Picardie, la crête est triple et frisée), les barbillons sont bien développés et d'un beau rouge, les oreillons, blancs, sont ponctués de ronge. D'assez forte taille, les coucous de Rennes sont des volailles d'une belle allure, recherchées pour leur rusticité, leur aptitude remarquable à la ponte et l'exceUence de leur chair.

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