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teur avec lequel il est parfaitement d'accord
lesonancemultiple.C-esl leiret réel produit sur un réso nateur par l'ensemble des oscillationi de périodes diff?! rentes qui se superposent les unes aux iuires nendanl la décharge C'est à ce phénomène qu'on dm? au Sébut e^,ri»f "';"■ '''' "" P^' "•o-^cr uni similitude absolue entre les ondes provenant de la lumière et celles provenant des oscillations hertziennes. provc-
ternfu^re"""'"^ °- '■ '""^^°^ "e="''l"0 utilisé en i,~ ,'''■""■"''■"•• I.a résorufine s'obtient en faisant réacir lac de azotique nitreu.x sur une solution de résorcine d¥ns 1 éther; cest une oxydip/iénoxazone r„r."^ esisoluble dans ies alcalis et donne une coloration rose rouge fluorescente. De la résorufine dérivent la m / locyanme, qui donne uno laque violette employée irour 1 impression sur étoffes ; le ble'u de naphiol oTuelde 'jJel. rfo(«, qu, sert à teindre en bleu violet le coton le i/eu de Nil, la muscarine, qui est aussi bleue, etc.
is^n^i**^'! (P'e.'ro), cardinal italien, né à Bologne en 1843. D abord cure à Pieve di Budrio, il fut élu en 1891 évêque de Guastalla, devint, en 1896, archevêque de Fef: rare, et en 1899, cardinal. U fut nommé, en 1900. c^dinS-
RessAIX, comm do Belgique (prov. do Hainaut [arr. do Thuir, ; 2.100 hab. Fours à coke. » i>«rr.
RessMAN (Constantin), diplomate italien, né à Trieste en m-i mort à Pans en 1899. 11 fit ses études à Vienne et à Padoue ou il pnt part à l'insurrection de l.MS contre 1 Autriche Condamné à mort par contumace, il se rendit r 'aris où il donna des leçons pour vivre. En I86o, il alla habiter le Piémont, se fit naturaliser Italien (18611 et fut attaché 1 année suivante au ministère des affaires étran gères Socreiaire de légation en Chine et au Japon secrétaire d ambassade à Paris de 1861 à 1878, conseiller d'ambassade à Londres, puisa Paris (1SS2), ministre plénipotcntiaire (1SS4), ambassadeur à Constantinople (1891) il fut appelé (avril 1x93/ à remplacer le général Menabrea à ambassade de Pans. Comme il unissait la France et 1 llalie dans une même affection, il mit son talent au service d une bonne entente entre les deux pays Par cela même, il indisposa Crispi, tomba en disgrâce (6 janv. 1893) et continua d habiter Paris, où son intelligence et l'élévation de son caractère lui avaient acquis de nombreuses sympathies.
Rethel (Alfred), peintre et dessinateur allemand, né à Diepenbend.près d'Aix-la-Chapelle, en 1S16, mon à Dusscldorf en 1859. Elève de l'Académie do Dusseldorf et de \ euh. de Francfort-sur-le.Mcin. ses débuts, très remarquables, attirèrent l'attention, et il fut chargé à l'âge de vingt-quatre ans d'e.xécutcr une série de fresques pour 1 hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle. Mais, avant à Itittcr contre les intngues et les difficultés, il ne peignit que quatre de ses projets qui sont considérés parmi les meilleurs spécimens de la peinture historique allemande. L^s autres furent terminés par Kchren. Afin de se reposer de ses ennuis et fatigues, il voyagea en Italie, mais sans pouvoir réagir contre les progros de la maladie mentale qui, à partir de 1S55, paralysa son activité. Parmi ses antres travaux, il faut mentionner sa série d'aquarelles inspirées par les Campagnes d'Anuibal et surtout sa célèbre Danse des mortSy série de compositions qui furent gravées sur bois par Burkner, dans le sentiment de Diirer et reproduites ensuite par la lithographie. D en existe une édition française. Les dessins originaux sont conservés an cabinet des estampes de Dresdç.
Parmi ses peintures, citons : la Cuérisan, Xfmésis, les Trois Etals, l Empereur Wenzel le Paresseux et la Chanson de Luther, Saint Boniface (galerie de Berliol, Daniel dans la fosse aux lions (musée d'Aix-la-Chapelfe), Découverte du cadavre de Gustav Adolf (musée de Stuttgart), l'Empereur Charles-Quint (galerie Rœmer à Francfort). Pierre et Jean guérissant le boiteux (musée de Leipzig». l'Ange sauveur, fresque (institut Staêdel à FrancfortV îl a composé des illustrations pour la Bible, les Xieb'elungen, les Légendes du Rhin et l'Histoire universelle det Bottecks.
RÉTHOVnjX, comm. du départ, de la Manche, arr. et à 25 kilom. de Cherbourg, à quelque distance de la côte de la Manche ; J15 hab. Bains de mer.
RETUY — HI- VEUDLN
ReTHY. comn». di- D.-lgitiu.: (prnv. d'Anvers >rron.l, de TurnhotitJ). sur un triluituiro de la Petite Nèthe, triljulaire do l'Kscaut par lo Kui>lI; 3.V20 hab. Draps; laiiucjios; fabrication de corda^'cs.
RÉTINITIQUE {tik') adj. Qui a rapport à la rétinile.
Retinne, cmin. de Bcigi<iue (prov. et arr. de LiiJ'ge»; 1.420 liab. Lliarboniiagcs.
RÉTlNOÏDE n. m. Mtîdicament dont l'excipient est une fcsiiit:.
RÉTOIBE n. m. Caustique dont l'action n'est pas Imnicdiaic et demande une apiilication plus ou moins longue.
RETOQUADE {liad' — de retoquev) n. f. Fam. Kclicc ùr nn exanini : la nKToguADB aux Affaires étrangèrex, //'/.' (P. et V. Marj^iici'itte.)
RetORBIDO, conim. d'Itàlio septentrionale fprov. do Pavie): i.r»ûi' bal). Trois sources minérales sulfurées caleiqucs. pour le iralu-iiieiit de certaines dermatoses.
Retour de Jérusalem (i.k!, comédie en quatre actes, do Maurice Dunriay ((.iymnnse. 1 dcc. 1903}. — Protagonistes : Miobel Aubier. <- intellectuel « et catbolique ; M""^ de Cbouzav, primitivement Juditb Fucciani, " cérébrale u et juive. Ils se tutuient, s'embrassent, mais ne sont pas encore amants. Suzanne, femme do Michel, trouve les lettres de Judith, fait une scène à son mari, et ils divorceront. C'est ce que souhaitait Judith, qui voulait Michel à elle seule. Ils « se mettent ensemble i» et partent pour Jérusalem, où le cerveau de Judith s'cxalio dans famnur do sa race. Do retour à Paris, ils reçoivent; mais (lui? rien que des juifs. Et des juifs qui ne trouvent bien que ce que font les juifs, et nui sont antipatriotes, antifrançais, mal élevés an point dV.\prinier leurs sentiments do la façon la plus choquante pour Michel. Judith, non soulcmont n'atténue rien, mais aciiùvo d'exaspérer sou amant en défendant avec rage ses coreligionnaires et en faisant donner à l'un doux une place <iue Michel convoitait pour un de ses protégés. Us s'injurient et se quittent furieux. Michel reste seul, et pour achever sa détresse, nous apprenons que Suzanne va se lemarier; comme elle quitte Paris, elle vient demander à son ex-mari de renoncer à voir leurs enfants.
I/auteur s'est défendu d'avoir Toulu écrire une pièce antisémite. H a seulement cherché à prouver, assurc-t-il, qu'il y a ineompatibilité absolue d'humeur, et par suite fusion impossible, entre la race juive et la race française. La pièce, au surplus, fort amusante, abonde en jolis iraits, on mots légers et dune ïne cruauté.
Retour de chasse, marbre i'Aulonin Cariés, récompensé do îa médaille d'honneur, au Salon de 1906. Un éphôbo robuste rapporte glorieusement, chargée sur ses épaules, une biche. Kt son
^esto signifie, et sa bouche crie : Retour de chasse,
victoire ! Bien équilibrée, élégante et savante, cotte figure, qui accompagnait le Monument du commandant tieriot, a entraîné le vote de plus d'uD confrère.
Retraite fLA,), comédie dramatique en quatre actes, do Franz-Adam Beverloin, traduite de lallemand par Maurice Rémoo et N.Valentm (Vaudeville, 15 tévr. 1905).— Une petite ville de garnison, sur la frontière allemande. Dans la caserne de cavalerie, liabitent notamment le maréchal des logis chef Volkhardt, un vieux sous-ofticier fortement empreint, par trente ans de service, d'un inflexible esprit de discipline; sa fille Claire, toute jeune; le lieutenant de uhlaus de Lauffen, amoureux orgueilleux, imbu des préjugés de caste, très jiatriote, et féru jusqu'à la férocité do l'autorité que lui donnent ses galons. Claire était la
f)romise, presque la fiancée oflicielle du maréchal des ogis iielbig; fils d'adoption de Volkhardt. Mais il est depuis deux ans A l'Kcole de cavalerie de Hanovre. En son absence, de Lautfen a fait la cour à Claire, Claire a aimé de Laufi'en, et elle s'est donnée ù lui. Helbi^ revient, est accueilli froidement par Claire, soupçonne Ta vérité. La nuit, il se rond chez le lieutenant pour lui demander une explication. Il deviuo que Claire est cachée dans la chambre ù. coucher. Il so précipite, mais de Laulfen l'arrête d'un coup de sabre au front, puis appelle lo sous-ofticier de service et lo fait arrêter. Ilelbig passe devant le conseil do guerre. Ni lui, ni (le Lautfen ne veulent dire la vérité sur ce drame inexplicable. Mais les juges sont mis sur la voio par lo sous-officier Queïss, ami d'IIolbig et misogyne. D ailleurs, Claire elle-même vient proclamer la vérité; stupéfaction ot désespoir do son père ! Quelle sera la solution 7... Lo lieutenant de Hoven, ofticier honnête, pres(|uo mystique, conseille à son ami de Lautfen d'épousor Claire. Celui-ci refuse, un peu parce qu'il n'avait vu dans cotto aveniure qu'une amoiircito, surtout parce que sa future famille lui fait honte. Le vieux Volkhardt, son revolver à la main, vient proposera de Lautl'en un duel à l'amoricaine. * Mais, répond le lieutenant avec sérénité, je suis officier, je no peux mo ba((ro avec un inférieur. Assassinoz-nioi si vous voulez. ■■ Volkhardt lèveson arme... puis son bras retombo : un sous-ofl'icier qui a trente ans do service ne lire pas sur un oUicier. Kt comme Claire, survenue, cric son amour, c'est elle que le père abat d'un coup do revolver.
I^a manière rapide, nette, dont ce dramo est traité lo ïoud émouvant. De plus, l'œuvre tiro un mérite du milieu où l'auteur la fait évoluer, do l'étude exacte en sa sobriété qu'il donne de ce miliou, enfin et surtout, do l'art avec lequel 11 a dessine, gravé plutôt, le caractère de chacun do ses personnages masculins.
RÉTROPÈDALAGE n. f. Action do rétropédaler. cesl-àilirc'ic t';iireniar< lioràrenvcrslcs pédales li'une bicyclotlo.
RÉTROPÉDALER /du lat. rctro , on arrière, et do pédaler, V. 11. PimKtUt à renvors. n Pédaler sur «ne bicycletio rétro, c'esi-à dire construite de telle sorte que le mouvomoni do translation en avant soit obtenu par un pédalace à l'onvers. * *"
RÉTROPOSITION isi-on) n. f. Déplacement de l'utérus en arrière de sa position normale, mais sans flexion.
RETZIANE {rèr) n. L Arséniato hydraté naturel do manganèse et de chaux.
RetZIUS (Magnus Gustaf), médecin et physiologiste suédois, né ù Stockholm en 1842. Il e-. le fils de lanatoluistc et anthropologiste célèbre Anders Ketzius. mort en 1860. Il fit ses études de médecine et prit en 1870 lo grade do docteur. En 1877 il était nommé professeur d'histologie à l'Institut Carolin (Ecole de médecine), do Stockholm, puis (1889) professeur d'analomie au mémo institut, où il a enseigné jusqu'en 1890. Président, en 1900, do l'Académie des sciences de Suède, il fait également partie, depuis lyoi, de l'Acadéniio suédoise. Kn l»îi5, il avait été élu membre correspondant do l'Institut de Fronce pour l'Académie des sciences, et il est également associé étranger des académies do Vienne, de Saint- Pétersbourg et de Munich. Savant de valeur, Ketzius a écrit un très grand nombre de monographies ou de volumes d'anthropologie, danatomie ou de physiologie, parmi lesquels nous citerons : Etudes sur Vauatomie du si/stème nerveujc (2 vol., 1875-1876); le Crâne humain (2 vol., ISOfi); Anthropologie suédoise, en collaboration avec Cari .M. Kurst (1902j; Ccrebra simiai-um illuslrata (190G), et plusieurs séries do Itecherches biologiques sur le système nerveux central et périphérique, ainsi que sur les organes des sens; ces recherches font de Retzius un des fondateurs de la neurologie contemporaine.
Retzius (cavité dk). Anat. Espace prévésical, comblé p:ir du tissu graisseux plus ou moins abondant et sur la situation duquel on a beaucoup discuté. Retzius, Bouilles Charpy et Pierre Delbet, Testut, Paul Delbet l'ont en eflct situé difl'é rem ment, quant à ses rapports avec l'arcade de Douglas, lo fascia propria, les droits et la vessie, ce qui a une certaine importance au point de vue opératoire.
* RÉUNION (la). — Chemin de fer et port de la lîéunion. L'administration du chemin de fer et du port de la Réunion constitue un service spécial confié, sous l'autorité du ministre des colonies et du gouverneur de la Réunion, à un directeur résidant dans la colonie et assisté d'un conseil consultatif. Au point de vue financier, l'exploitation du chemin de fer et du port est l'objet d'un budget annexé pour ordre au budget général de l'Etat.
ReusCH (François-Henri), théologien catbolique allemand, né à Brillon (Westphalic) en 1825, mort à Bonn iPrusso occidentale) en 1900. Chapelain à Cologne en 1849, il professa l'exégèse à Bonn, depuis 1353 jusqu'en 1870, Ayant refusé d'adhérer à la définition de l'infaillibilité pontificale, il fut interdit et excommunié (1872). Il s'associa alors au mouvement séparatiste, devint curé vieuxcatliolique do Bonn, puis vicaire général de l'évêque schismatique Reinkens. Les plus importants de ses nom-, lireux ouvrages sont : Introduction à l'Ancien Testament 1859); Bible et nature {\S62); depuis son accession au parti des vieux-catholiques : le Procès de Galilée et 1rs Jésuites (1879); Histoire de la casuistique dans l'Eglise catholique romaine depuis le svi' siècle (1889). Il fonda, en 1865, et dirigea pendant onze ans la revue allemande intitulée Feuille littéraire et théologique et collabora à un crrand nombre do publications périodiques.
* ReuSS (Rodolphe-Ernest), historien alsacien, né à Strasbourg on 1841. — En 1896, il a été nommé professeur ù. l'Ecole des hautes éludes de Paris, et, en 1902, il a été élu correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques. Il a publié en 1904 : Vieilles naperasses et vieilles gens; et, en 1905, le Procès des dominicains de Berne de fô0:-iô09.
ReUSSBUHL, bourg de Suisse (cant. et distr. de Zurich [comm. de LittauJ), au confluent de la Reuss, affluent de 1 Aar, et de l'Emme ; 2.600 hab. Constructions mécaniques. Filatures. Fabrique de meubles et do parquets.
ReUTE, comm. do Suisse (cant. d'Appenzell [Rliodes- Extérieures, distr. de Vorderland]), près de la limite du canton de Saint-Gall ; 1.100 hab. Broderies mécaniques, tissage de blutcaux. Station d'été très fréquentée.
REUTÉLIEN. ENNE (li-in, en') adj. Expression créée par A. Rutot pour désigner l'âge des éolitnes do la base du quaternaire. (Cet âgo est caractérisé par les éolithcs do Reutol [Flandre-Occidentale].)
— n. m. : Le RiiUTÉUKN.
Reuter (Gabriello), femme do lettres allemande, néo ù Alexandrie (Egypte) en 1859. Elle fut élevée à Alexandrie, Dessau et Wolfenbuttel, et alla successivement à Woimar, ù Munich et, à partir do 1899, à Berlin. Elle so consacra aux lettres dès 1878, écrivit d'abord dos articles littéraires et des nouvelles dans des journaux et des revues ot, à partir do 18"i8, publia des romans et des nouvelles d'un réalisme mitigo, où oUo s'occupa principalement de la femme et des problèmes féministes. Ses principaux ouvrages sont : l'Episode Uopk-ins (l«"9); Peuple de cotons (1891); /?tf bonne famille (1896) ; Artistes de la vie (isofi) ; Madame Buergelin et ses fils[lS99) ; Ames féminines (1902); Elisabeth-Charlotte de Ileckling (1904); la Mission de Marguerite (1904); Gunhild Korsten(l904); îa Comédie, l Image d'ika (1894); la Féerie, la Méchnn[e petite princesse /I9i>.i;; la monographie Marie von Ebner Eschenbeck
RÉVAL (Gabrielle), pseudonyme do M""* Laforterik, née Lot;i>;ROT, femme de lettres française, née à Vitorbe (Italie)en 1870. Sortiede l'Ecole normale Je Sèvres comme
rirofossour, elle niiitta bientôt l'Université et utilisa es observations laites dans co milieu pour écrire des études de forme romanesque et de portée sociale, comme les 5f.'urt'e«nes (1900), qui eut un grand retentissement; loi Lycée de jeunes filles {lOOl); Lgcéennes [VJ02} ; à q^uoi il faut ajouter : l'Avenir de nus filles (1904), recueil d articles parus dans 1' « Echo de Paris ». En dehors de ces sujets spéciaux, elle a donné : Aotre-Dame des Ardents f 190:ï); la Cruche eassée (1904), et le liuban de Vénus (1905). G. Kéval a collaboré à la ■• Revue do renseignomont primaire n, à « Fémiiia », etc.. Elle devint, en 1904, correspondante du grand journal de l'Amérique du Sud, • la Prensa »■.
* RÉVEIL n. m. — HisT. rklio. On donne le nom do réveils dans le protestantisme à dos mouvements religieux collectifs, qui so traduisent soit par des conversions, soit par dos
.irtcs do consécration et qui ont pour effet le renouvellement de la vie spirituelle. Le réveil-type est fourni par l'aj^parition cl la difi'usion du métliodisnie à partir dcnss. Il s'étendit à l'Angleterre, au pays de (ialles. à llrlando et même à l'Amérique du Nord. Dans ce dernier pays, un réveil a eu lieu au miliou du xix« siècle. Fiiiney eo'a été l'apôtre et lo théoricien ; do nos jours, les deux plus fameux « revivalistes » y ont été Moody et iSankey. En Allemagne, il faut considérer le piétismo do Speacr et do ses disci|»les comme un mouvement de réveil (xviii« s.). Au XIX' siècle, d'autres réveils s'y sont j)roduits: dans le Nord, sous l'influeiico do Louis Hennset, dans lo Sud, sous l'influence de Louis Ilofachcr. Dans les pays de langue française, on donne le nom de « réveil « au mouvement nui commenea.à Genève et en Frauce.vcrs 1820. En Suisse, les hommes qui y ont été mêlés sont principalement : Empaytaz, Pyt, Gonihier, César Alalan, Gausscn, Merle d'Aubigiiy. En France, nous citerons : Ami Bost, Félix Netf, Charles Cuok, Napoléon Roussel, Adolphe Monod. Le réveil y provoqua dos luttes ccclésiasticjucs, dos divisions, dos dissidences. Mais il y transforma aussi la vie religieuse et y suscita la iilupart des œuvres qui subsistent encore. Sur ce dernier mouvement, lire : Léon Maury, le Iléveil religieux dans l'Eglise réformée à Genève et en France ! 1810-1850] (1892). Sur le mouvement qui a éclaté, en 1904, au pays de Galles, lire : Henri Bois, le Uéveil du pays de Galles, un vol. in-S" (19)6).
Réveil (lu), pièce en trois actes, de Paul Hcrviea (Comédie-Française, 18 déc. 1905). — Il v a projet do mariage entre deux jeunes gens qui s'adorent: "Rose, fille de M""* Thérèse de Mégée, et le jeune de Farmont ; cependant, la famille de l-'armoni, peu à peu, se refroidit, parce que M"»" Thérèse de Mégée soullre trop les assiduités du prince Jean de Sylvauie, et, pour tout dire, parait être sa maîtresse. Elle ne l'est pas ; mais il la jioursuit de ses supplications violentes, et elle l'aime. Le prince Grégoire, souverain exilé, père de Jean, arrive brusquement à Paris. Une révolution va éclater en Sylvauie pour rendre le trône à leur dynastie. Afin de faci- Hier les choses, il vient d'abdiquer en faveur de son fils ; il faut que celui-ci parte immédiatement. Jean s'y refuse. Il a pu arracher à Thérèse la promesse de venir en une petite maison, précisément en faisant de la venue de la jcuno femme la condition à laquelle il ne partira pas. Le prince Grégoire, que l'on appelle aussi le Prince rouge, est encore plus violent que son fils, et ne recule devant aucun moyen pour imposer ses volontés. Dans la petite maison, il s'arrange pour que Jean soit saisi, bâillonné, et que Thérèse le croie victime d'un assassinat politique. La jiauvre femme est ramenée chez elle à moitié morte d'efl'roi et de douleur. Cependant, tous les siens la supplient de se rendre le soir même au dîner auquel les ont iuvités les Farmont ; si elle y manque, le mariao-e de Rose est définitivement rompu. La mère, alors, chez Tliérèse, relève le courage de l'amante accablée. Et quand elle apparaît parée, fardée, pour se rendre chez les Farmont, Jean se dresse devant elle : - Je n'avais pas prévu, dit-il, que le deuil que vous porteriez de moi serait si décolleté ! " Do ce moment, ils sentent bien que l'on » a jeté du poison dans les sources de leur amour «. Ils échangent une poignée de main silencieuse : Jean partira pour la Sylvanie.
Cette sorte de tragédie moderne, qui met aux prises deux êtres d'essence si différente, et où se déroule le conflit de la passion et du devoir, a de la force dans la prnsée et de la concision dans la langue.
ReveL (Paul TouTAiN, connu sous le pseudonyme de Jean), littérateur français, né à Contevillo(Eure) en 1848. Licencié en droit (I87i:), il voyagea en Europe, en Asie, en Amérique et en Afrique, et s'établit en 1875 notaire à Rouen, où il fonda plus lard l'Ecole de notariat (1893 et fut président de la chambre des notaires de 1902 à 1901. Sous son pseudonyme, il s'est fait connaître par des impressions de voyages, des romans, des peintures de la vie et de la campagne normandes, ouvrages dont le caractère commun est la préoccupation des problèmes philosophiques : un Français en Amérique {\f>l 6) \ Dans les Ilighlands (1879); Chez nos ancêtres (1889), voyage philosophi<iuo en Palestine, dans l'Egypte, dans l'Inde, ouvrage plein de réflexions curieuses'^ et originales; le Testament d'un moderne (1889). série de pensées sur des questions religieuses, philosophi<iues, sociales ; la Fin d'une rf»ie (1891); Dialogue des vivants (1892); Six semaines en Bussie (1893); Ascension (1893): Multiple vie (189i), journal dune année de rêveries et de pensées : Jiustres (lS98'i; un Cérébral (1900); Contes normands (1901); les JJôtes de icstuaire (1904).
ReverdiN (Jaciues-Louis), chirurgien suisse, né à Genève en 1812. Il fit ses études à Paris, où il fut inlerno des hôpitaux en 18ù5, médailled'or eu 1809, docteur en 1870 avec une thèse sur l'urétrotomie interne, et obtint le prix Civialeen 1872. Pendant la guerre franco-allemande, if fut chirurgien en chef do l'ambulance suisse au collège Chaptal à Paris, puis retourna à Genève, où il devint chirurgien de l'hôpital cantonal et professeur do pathologie externe et de médecino opératoire à la faculté. Il nalmndouuait pas pour cela ses relations scientiliques avec la Franco et fut vice-président de la Société anatomique ot membre associé étranger do la Société do ciiirurgio de Paris, puis correspondant étranger de l'Académie do médecine (189"). Rédacteur de la - Revue médicale de ta Suisse romande et collaborateur des « Annales dos maladies des voies génito-urinairos « du professeur Guvon. ses principaux iravaux ont porté sur la greffe épidennitjiie, dont il est linvontour (prix Amussat, 1874), sur VaigutUe à suture qui porto son nom et oui fut plus tard perfectionnée par son cousin. C'est une des pins heureuses découvertes de la chirurgio opératoire. Il a imaginé aussi un procédé pour l'extirpation do lastrafalo et la résection iibio-t;irsieHne, la tarséotomie postérieure, lo traitement chirurgical du goitre, etc.. Il a présicé le congrès do chirurgio qui eut lieu ;\ Paris en 1902.
ReVERDIN (Auguste), chirurgien suisse, né à Genève en 18*8, cousin germain do Jac<iU0s Louis. Il fit une pariie de ses études à Strasbourg, où il fut reçu docteur eu 1874 avec uno thèse sur lo Traitement du pédicule et de ta plate ubdvminale dans l'ovariotomic. Pendant les sept mois do la guerre de 1870, il était oniré dans les ambulances et avait donné ses soins aux blessés français. Chirurgien de l'hfipital do Genève, puis professeur à la Faculté de coito ville, il obtint, eo 189:>, lo prix Laborie do l'Acadéciio do
médccino do Paris pour son livre : Oc l'asepsie vt d*f t anlise/tste chirurgicale. Il a publié uiio centaine do mémoires sur des sujets do pathologie externe et a inventé plusieurs instruments, notamment une pince dilatatrice irrigatri'-e. une ceinture pour anuïi artiticiel, nu appareil à suspension pour l'ablation des tumeurs, des pinces hcmostaii'jues, uue aiguille nalatiue. Il a heurousomcnt modirié laif^'uillo à suture de Jac'iues Kevordin. Membre des Socid-tcs de chirurgie et d'ob«>tétri(|uo de Paris, il a été nommé, en 1901, membre correspondant de l'Académio do médecine et a présidé, en 1395, le Congres iaioruaiionai de gyuécologio et d'obslélriiiue.
RÉVÉREND (saint), cil latin lievcrens, prôtrc originaire de Hayeux, honoré on Touraine. Une commune do la Vendéo s'appelle, do son nom, :Saiul-Kévéread. — F6lo lo 12 septouioro.
ReverseAUX de RouVRAYiJactjues-Mario-Ferdinand-Trédérlc (îuÊAU, marquis de), diplomate français, né en ISVt. Après avoir fait son droit, il fut attaché, on 1866, à la direction poliliijuc du ministère des affaires étrangères. Il fut envoyé à Tanger on qualité de secrétaire d'ambassado <le i' classe en I87r>, et ensuite il lit partie do la commission des Pyrénées (1877). Secrétaire d'ambassade de 1" classe à Rome (1880), conseiller d'ambassade on 18S:;, il fut nommé ministre plénipotentiaire et envoyé en cette qualité à Belgrade en 1884. Après avoir été successivement délégué do la France à la commission européenne du Danube (1^85^ chargé de l'agence et consulat général do Franco au Caire, il fut envoyé comme am)>assadeur à Madrid eu I89i et à Vienne, en ia mémo qualité, en 1897.
* RÉVERSION n. f. — Biol. D'après Eimer, Phénomène consistant non pas seutcmout dans lo retour au type prîniilif, mais encore (nolamnient chez les papillons) dans la simple porto do certains caractères avant^eux avec modttications dans une direction que no présentaient pas les ancêtres.
— Pathol. Nom donné, dans les lièvres éruptives, à une poussée nouvelle d'exanthème, surveuant après la complète dispariiiou de la poussée primitive et normale. (Jaccoud.)
Rêves, comm. de Belgique (prov. do Hainaut [^arrond. de Charicroij), sur un petit affluent du Piéton, tributaire do la Sambro; l.ti30 hab.
Roview of reviews ithe) ' « la Revue des revues 3], revue anglaise illustrée nieusuellc, fondée ù. Londres en 1890 par W. E. Stead, qui eu est resté lo directeur. Elle se propose : l* la fraternité internationale établie sur les nases do la justice et de la liberté nationales, ce qui implique l'arbitrage international ; 2^ l'union de toutes les religions dans un même sentiment d'amour envers ceux qui soulfrent : i^ légalité de la femme avec l'homme ; i" l'aniélioraiion de la condition du peu[dc ; 5* l'augmentation des sources d'activité intellectuelle et do vie par la lecture, la culture physique, les jeux de plein air, l'étude et la prati»|uo de ia musique et de l'art dramatique. La 1 Review of reviews » donne, a^)rès un tableau do la marche du monde [Prt'f/ress of the World) pendant le inoi^', l'analyse des principaux articles de toutes les revues importantes. Ktv même temps que sa revue anglaise, W. E. Stcad fondait sur le même type " the American Monthly review of reviews », en société avec lo Di^ Shaw et Lanier. Il y a aussi uue publication similaire en Australie, dirigée par Judkins; le premier rédacteur en chef fut le D' Fitchett.
REVIF i,do re, et vif) n. m. Reprise de vie, renaissance : Ce- RiiviF de jeunesse, cette sève soudaine remonte. (André
Theuriet.)
REVIVAL :re-vaî-val — m. aogl.) n. m. Hist. relig.