V. nÊ\ I IL
REVrvALlSTE (angl. recivalist) a. Hist. relig. Celui, celle qui prend part à na'revival, â un réveil.
*REVIVISCENCE n. f. — E>XY(L. Une reviviscence de certains organismes animaux et végétaux peut être obtenue eu restituant lentement â. ces organismes l'eau <)ui est nécessaire à leur l'onctionncmeni, et celte reviviscence peut suivre lanhydrobiose obtenue par des moyens artitioicis.
*RevOIL (Amédée-Josepii-/*<i«/\ diplomate français, né à Nîmes en 1850. — Revoil fut chargé par Rouvier, alors ministre des affaires étrangères, de poursuivre avec Rosen et de Tattonbach, diplomates allemands, les négociations relatives à la réunion d'une conférence européenne pour le règlement de la question du Maroc. A cette conférence, qui se réunit lo 15 janvier 190G â Algésiras. Uevoil représenta remarquablcnient la France avec Regnaull pour adjoint. Les représentants do l'Allemagne étaient lo princo Radolin, ambassadeur à Paris, et do Tattcnbach, ministre à Tanger.
La conférence terminée , p. Revoil fut nommé ambassadeur à Borne, et mena à bonne lin des négociations très importantes en vue d'un accord douanier entre la France et la Suisse.
Revon ^Micbeh, orienialiste '?t juriste français, né & Genève en 1867. Fils du conservateur du musée d'.\nnecy, il fit ses études à la faculté de Grenoble. Docteur en droit, avocat à la cour d'appel, il alla enseigner le droit civil A Genève, puis fut attaché au parquet du procureur général à Paris. 11 publia : l'Université de Grenoble (1889) : le ftroit de guerre sous ia liêpublique romaine (\9.^\)'. les Syndicats professionnels et la Loi du H mars tSSi (1891). En 1892, son essai sur Joseph de ,Vhi's/re obtint le prix d'élociuence, en même temps que son livre sur VArbilra/je international obtenait le prix Bordin. Nommé en 1892 professeur à l'université impériale do Tokio. il séjourna plusieurs années dans ce pays et re^ut en 1391 lo titre de conseiller du gouvernement "du Japon. Il pa^sa en IS9G son doctorat es lettres à Paris avec les deux thèses : Etude sur Uoksai
Revoil.
et De arte fîorali apud Japonenses. Son essai sur Geortjc .S'ant/ 1 1897/ fut encore couronné par l'Académie française. En 1899, Il fut chargé du cours d'hi<tioiro des civilisations do lexirème Orient à la .Sorbonnc.
Revue alsacienne Illustrée (la). — Fondée i Strasbourg en 1898 par un groupe do jeunes Alsaciens, la « Revue alsacienne illustrée *. à qui l'Académie française a décerné en 1903 le prix Marcelin Guérin, paraît tous les trois mois, en fascicules de luxe. Son but, commo celui du * Musco alsacien • qui en est le corollaire, est de conserver et do développer le sentiment al:saclcn, de maintenir en Alsace la langue et la tradition françaises. Une chronique très complote et très variée rend compte dos diverses manifestations de la vie alsacienne et, par des biographies et des nécrologies, fixe le souvenir des personnages alsaciens marquants.
Revue des idées (la), publication périodique, bimensuelle, fondée à Paris par Edouard Dujardin, le 15 janvier I90i, avec ce sous-titre «Eludes de critique générale . — C'est une revue synthétique, qui embrasse les différents domaines de l'intelligence, en réunissant les notions éparses et les .spécialités diverses. Son but est d'être un organe général, capable de retenir et d'intéresser les hommes de haute culture. Elle a pour rédacteur en chef Remy de Goiirraont.
Revue du clergé français. — Cette revue parait à Paris le i" et lo 15 do chaque mois, par livraisons do 112 pages in-80. Elle a été fondée à la lin de lij94 par l'abbé Lacroix, alors aumùnierdu lycée Micheict, depuis évèquc de Tarentaise. Rédigée pour des prêtres et par des prêtres, elle s'occupe de toutes les questions qui intéressent ses lecteurs particuliers ; elle se donne pour but • do les seconder dans leurs études ou dans leur ministère*. L'abbé Lacroix fut remplacé, en 1898, par l'abbé Bricout, vicaire à Saiut-Vincent-de-i'aul, à Pans, qui d^
secrétaire de la rédaction.
, qui devint alors
Reyes.
REVUETTE {vu-èl') n. f. Théâtr. Petite revue.
Rey I Adrien), architecte français, né â Menton en 1865. Elève de Barbet, André et Laloux, il débuta au Salon de 1890 avec deux Vues de Menton (aquarelles) et exposa, en 1896, un projet d'Escalier monumental et des Aquarelles de voyage. Ces envois lui valurent une troisième médaille et une bourse do voyage, qui lui permit de visiter l'Espagne et l'Italie. Lo 'Ptiiais de la navigation de commerce et le Palais des forêts, chasses et pèches, à l'Exposition nniversellc de 1900 (Paris), aftirmèrent l'originalité de sou talent, qui s'est surtout manifesté sur la Côte d'^Vzur : Marché couvert à Menton; Groupe scolaire de Biquier, à Nice ; Musée de Menton ; Brasserie o Austria ■ à Menton ; villas à Nice, Cimtez, Menton, au lac de Joux (Suisse). Il a obtenu une première médaille eu 1906.
* Reyes (Raphaël^ général et homme d'Etat colombien, né dans le département de Boyaca en 1850. Il lit d'abord, dans son i>ropro pays, des explorations qui furent des plus utiles pour le développement des connaissances féographi(iues de la Colombie.
a première grande exploration dans les montagnes du Cauca dura de lt>69 à 1S71, et la seconde de 187-1 à I8SI. Au cours de cette dernière, il parcourut, souvent au
firix des plus grandes privationïi, a région qui s étend entre la Colombie, le Brésil et l'Equateur, reconnaissant notamment le cours de la rivière Putumayo. Le général Reyes so signala eu réprimant plusieurs révoltes, notamment dans la région du Cauca et à Panama en 1895. Il fut ensuite ministro de Colombie ^ Paris. Entîn, en 1903, il eut un rôle très actif, au moment de la scission do Panama d'avec la mère patrie. Nommé par le président Marroquin généralissime des armées colombiennes et chef d'une mission chargée de chercher un terrain d'entente avec les Etats-Unis, relativement à Panama, il se rendit à Wasliingion, oCi il remit, le 2:* décembre 1903. au cabinet de Washington, une note très énergique dans le fond, mais très modérée dans la forme, pour prolester contre l'intervention nord-américaine. Il so rendit compte immédiatement que les Etats-Unis ne voulaient pas ijue l'indépendaiico de la nouvelle république fiJt mise en (juestion. Après avoir été ministre de rintériour, il fut nommé, en ltt04. à la présidence de la République, parle parti conservateur, en remplacement du président Marroquin.
Reynier Paul-Antoine), cliirurgîen français, né à Paris en 1851. Successivement interne en l.<t76. prosecteur en 1879. chirurgien des hôpitaux en lsS2,professeuragrégc d'anatomie et do physiologie en 1833, chargé du cours de physiologie pendant six ans on remplacement du professowr Brclard. pui? de la clinique annexe de la Faculté à I^riboisière de 1896 à 1901. il devint membre de l'.Vcadémie de médecine en 1904. Ses travaux ont porté particulièrement sur les applications de la physiologie à la pathologie : Du bruit de moulin, recherches cliniques expérimentâtes I thèse de doctorat. 1880); Des nerfs du cœur (thèse d'agrégation. 1883). dans laquelle il a déterminé que le système ganglionnaire provoque la contraction du coeur, mais que son caractère rythmé est une propriété du muscle cardiaque. Il a fait une étude approfondie du chloroforme et de ses accidents, notamment des paralysies qui peuvent se produire après son emploi (1898); il a été l'un des premiers à. avoir recours aux injections de sérum artificiel et a fait des recherches expérimentales sur les glandes thyroïdes et sur les sutures nerveuses. Il faut citer ses mémoires sur les accidents chirurgicaux chez les diabétiques (18941 ; sur la pathogénio de la tarsalgie(1898'': sur l'emploi du salol et de leau oxvçénée en chirurgie fl894 et 1900 ; sur la valeur do la radiographie dans le diagnostic des fractures (1900^: sur la technique opératoire des néphrectomies, sur la thérapeutique et lo diagnostic des nfections puerpérales (1901). Il a imaginé plusieurs appareils : canule pour la gastrotomie. pinces pour hystérectomie vaginale, un aogiotripieur, etc.
R^ZNICEE (Emile-Nicolas, baron de), chef d'orchestre et comi»usiieur autrichien, né à Vienne en 1S61. Fixé
REVKUE.ND — lUIINTHON
d'abord à Prague, où il 1 ' , ^i-
ras. il est devenu chef 1 j,
Mannlieim. V.i'i !a !' ■ ^1 théâtre alb
Salanella 1
(1894J. On i
compositions iij<puiuaic;>, parmi iuMjuoiKb uuu :imle
sijmphonique exécutée en 1897, une messe de Itequiem, etc
RHABDOMr Elément d-
lii^ts de !:i -
.■i"fll''i'J-|.J !-!JCUuli-
•.- passe pas chez les
a corp»
T.' tre»
Rhacodactyle.
BUABOOSOME u. ni
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nant des f..r,,,, ,. r,.,.-.
rhabdosoni'
étroit, allui .
longs, etc. L'-j.;' ■-■ ^j-,- ,-vi ,,,. , , ,
RHACODACTYLE n. m. Genre de
la famille des geckonidés, conn-'a;.
à la Nouvelle- Calédonie.
Les rfiacodac- /^^\^
tijlcs sont des ^'^ ' ^
geckos de gran- ^~^: •~
de taille, rcmar- ^'
quables par -.;:
leursdoigistrès
dilatés , armés
de griffes, leur
queue prélien-
sible, leur pupille verticale, leur corps couvert d'écaillci
granuleuses imbriquées. Leur livrée, grise en dessus,
blanche en dessous, est marbrée de brun. I.' ':
Leachianus, type du genre, atteint 33 ccuin. ^•-
RHACOHE n. m. Genre de célastracées Ci . ui-
prenant une quinzaine d'espèces de l'Amériquu ccuiriiie. (Les rhacomes sont de petits arbrisseaux à feuilles simples isolées et à lleurs en cymes axillaircs.)
RhalliS, RaluS ou Raixi ^Demetrios). bomma d'Etat grec, né â Athènes en 1814. Fils du jnris.-'jij--ijIto Georges-Alexandre Rballis. qui fut lui-m-'i i
roi Otbon (v. t. VII), il fut rc«;u docteur ï
îaculté de droit de Paris. Député en 1- . i
une partie de sa fortune à maintenir son iailutnco v^anw l'Atlique. où il fut constamment réélu. Il fut le promoteur du néohcllénisme ou tiers parti, qu il forma avec un petit nombre de delyannistes. Il lut ministre do l'instruction publique (1875), puis de la justice dans i« cabinet Tricoupis (1882) et, en 1S93. sous Sotiropoulu, ministre de l'intérieur. Pendant le ministère Belyannis, il fut le chef de l'opposition nationale. En avril l.s97, il fut appelé à la présidence du conseil et chargé du ministère de ta marine, mais il dut donner sa démission dès le mois de septembre. Il présida en 1903. pendant à peina six mois, un ministère à tendances delyannistes : mai» croyant contraire aux intérêisdelaGrècc là dissolution de la. Chambre à laquelle Delyannis voulait le pousser, il donna sa démission. Après l'assassinat de Delyannis, en ju:q 1905, il revint encore à la tête du cabinet, mais celte fotft encore, il tomba devant la coalition de l'opposition.
RbEINAU, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr. d'Andelfingen), dans une grande boucle du Rhin, qui sépare ici la Suisse du grand-duché de Bade; 1.460 liab. Agriculture, vignoble donnant d'excellenis produits (klosterwein, korbwein).
RHINOLALIE iU — du gr. rhis, rhinos, nez, et lalia, parole) n. f. Pathol Troubles de la voix, produits par des mo-iilicaiions dans la résonance des cavités nasales. iKussmaul.}
— E.vcTCL. Quand il y a exagération de la perméabilité nasale (perforation de ta voûto ou du voile), la rhinolalie est ouverte et il y a nasonnemeni; quandilyasuppression de la perméabilité nasale, la rhinolalie est fermée; mais, suivant que l'obstacle siège • [; arrière ou avant,lem:!KL parle de la bouche istomatolalie) ou du nez (voix de polichinelle).
RHINOPI- THÈQUE n. m.
Genre do mammifères primates, de la famille Rhinopithique [femelle et ses peUls). des cercopithé- ..
cidés. comptant deux espèces propres à la région du Thibet,
— EscTCL. Les rhinnpithèqufs sont des curieuses guenons voisines des nasiques. mais plus petites, avec lo nez beaucoup moins long, camard et retroussé, cummo' brisé. Le rhinopithecus Jforellanr, du Moupin et da Koukou-Nor. est le type do ce genre connu depuis 186S. Récemment (1899^ une autre espèce 3 été découverte dans le Tbibet {rhinopithecus Bietl.)
RHINOSCLÉROSB Mu gT. rhinûs. nez, et do
icléro^e n. f. Atrophie de Rhinthoii.
la muqueuse piiuitaire. ..^.1....
RHINTHON n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopaloccres, de la famille des liespcriiJés, créé en 1900 pour
RIIISNE — RICIIER
■ juelques espèces propres ù. rAincriquc ccnlralc. (I-o rhinthon Chiriquiensis est le type do ces petits papiJlous robustes, voisins do nos hosptirics.)
Rhisne, comm. do Belgique fprov. et arrond. de Namun; i.Juo hab. Carrière de pierro de taïUc; mmcrai de fiT.
RHIZOCÉPHALE n. m. Genre do lobéliacées, caractérisé l'ar ses lU-urs, dont les étamines sont insérées
Rhixutéi-Uale ; «i, fleur; b, fruil ; c, finit coupé.
très haut dans le tube de la corolle, et dont l'ovairo est unilooulaire à la partie sunérieure. (Co genre comprend <iuatre esi)6ees do la cordillère des Andes.)
RHXZOMANIE (ni) n. f. Biol. Production anormale de stolons dépourvus d hydranthos. (Ainsi, dans certaines colonies de campanulaires, le stolon [hydrorhize], après avoir atteint la liiinto du substratum, continue ù croître librement sans donner naissance à de nouveaux hydranlhes.)
RHIZOPLASTE (plasst') n. m. Biol. Organito des zoospores, assimilé par Belajev au controsome, mais que Dangeard considoro comme un élément accessoire n'étant, pas plus à l'état de repos qu'au moment de la caryociuèse, un centre dynamique.
RHOCO n. m. Genre de commélinacées trabescantîées de l'Améri-iue centrale. {On cultive très fréquemment le rfwco discolor sous le nom de tradescande.)
'^RHODANIEN,
ENNE ini'in,èn ) adj. — Se dit d'un sous-étage géologique 6 tabl i par H. Kenovier pour dé signe r la partie supérieure de l'étage barrémien, sorte de passage à l'étage aptien.
(Il est caractérisé par heteras- 1er oblongus, orhilolina lenticuiaria.)
n . m . . Rhoco discolor : a. fleur.
Le RHOnAMEN.
^Rhodes. — Archéol. Deux archéologues danois, Blinkenburg et Kinch, ont fouillé l'acropole do Lindos, dans lîle de Rhodes. Ils y ont découvert des propylées, un lomplo dorique d'Atliéna Lindia, construit vers lannéo 400 avant notre ère, des ex-voto, de nombreux vases, des bases de statues. Une crevasse voisine du temple contenait un riche dépôt de terres cuites, d'ex-voto, do vases brisés. On a trouvé, en outre, beaucoup d'inscriptions curieuses, qui résument l'histoire de co toniplo d'Athcna; notamment, deux longues lois relatives à l'aménagement du sanctuaire et auculte:une liste de cent cinquante prêtres ou fonctionnaires de Lindos; des signatures d'artistes: etc. Dans la cour de la citadelle de Lindos, quia servi de forteresse aux chevaliers de Saint-Jean, puis aux Turcs, on a découvert le monument d'un héros naval, qui est représenté debout sur la proue d'un navire, comme la Vicloire de Samotkrace , du musée du Louvre.
RHODOARSÉNIANE n. f. Arséniate hydraté naturel de manganèse, chaux et magnésie.
RHODOLITE n. f. Silicate naturel d'alumine, qui est une variété rose de grenat.
RHODOPHOSPHITE (foss) n. f. Chlorophosphate naturel de cliuux, niaiiganôso et fer.
RHODOPHYLLIDACÉES (fi-li-da-sé) n. f. pi. Famille d'algues de Tordre dos fioridées.qui so distingue parce fait qu'après la fécondation au moyen d'une cellule auxiliaire, il se forme des filaments multiples qui s'éloignent de cette cellule et vont çù et U former des fructifications. — Une
HHODOPUYLLlDACliE.
RHODOPHYLUDE <fî-Iid') n. f. Genre d'algues, type do la famille Uns rhoilo/iln/Uidacées, ayant un tlialle aplati, foliacé, so ramiliaiit par bifurcations successives ou par i émission do liranchos irrégulières.
RHODOTXLITE n. f. Silicate hydraté naturel de manganèse ou do chaux.
RHODUSITE n. f. Substance minérale, appartenant au genre amphibole. (C'est une variété do glaucophane.)
RHOMBARSÉNITE {ron) n. f. Variélô d'acido arsénicux
naiurt'l.
"* RHUME n. m. — PathoL Wiume des foins. V. fièvre {des ftjîus).
RHUN n. m. Mar. Syn. do calk.
RHYNCH<EDURE(A-^}n.m.Genre de reptiles sauriens, do la famille dos geckonidés, comptant une seule espèce proi^iro à l'Australie.
— Encycl.Lo rhijH^hœdura ornota est un petit gecko do 1 à 8 centimètres de long, £rris, taché de ulanc avec une ligne bruno oiiduléo sur rhaquo flanc. Son museau pointu, sa této rondo, su qncuc courte lo fout aisément rcconnaUro.
Rhyaclionyctère.
RbyDcliœdurc.
RHYNCHONYGTÈRE [ko] n. m. Genre de mammifère*: chiroptères, do la famille des emballonuridés, comptant une seule espèce pro ^ ^ ^^.
pre à l'Amérique tropicale. (Lo rhynchoiificteris naso est uno cliauve- souris voisine des saccopterix, remarquable par son museau extrêmement s.iillant. ïl est répaiiilii du Guatemala ;iii l'érou el dans l'.Vmazonio.)
RHYNCHOSTY- LIDE ( koss) a. m.
Genre d'orchidacées sarcanthinées, de la tribu des acri- 'iées. (Ce goure comprend un petit nombre d'espèces des i*liilinpines; quelques-unes sont cultivées en général sous le nom do saccolabium [saccolabium Blumei, saccolabium guslatum].) V. saccolabion au t. VII.
RHYTIDOSIS {ziss — gr. rhulïdosisj rugosité) n. m. Atrophie coruéeuue.
RiBAUTE, comm. du département du Gard, arrond. et à 10 kilom. d'Alais, au-dessus du Gardon d'Anduze, sousaflluent du Khône par le Gard; 900 hab. Sériciculture, l'atric de Jean Cavalier, chef protestant du xvii* s.
RiBEIRO-FERREIRA (Thomaz Antonio), poète et homme d'Ktat portugais, né à Parada de Gonio (prov. do licira-Alta) en lS3i. Il étudia le droit à Coïmbre, entra au barreau et débuta dans la vie politique comme président de la municipalité de Tondella, qui l'envoya au Parlement dès 1862. Secrétaire général du gouvernement de l'Inde (1870), il fut nommé directeur des affaires de justice (1873}, et reçut en 187:^ le portefeuille de la marine et des colonies. II fut successivement gouverneur civil de Bragance et de Porto, devint ministre de l'intérieur en 1881 et fut créé la même année pair du royaume. Il occupa encore le ministère des travaux publics en 1885 et en 1890, et fut envoyé comme ambassadeur au Brésil '^1895-1896). Cet homme politique est un des poètes les plus remarquables du Portugal contemporain. On a de lui plusieurs recueils de vers : So7io que passa (185J); Vesperas ^iSrjS) ; Dissonancias [IS91 ] ; des poèmes : Don Jaime (1861); Delfina do mal (ISiiS), et Indiana. En prose, outre des articles dans la presse périodique et ses discours parlementaires, il a donné un élo^e du vicomte de Castillo et di'ux relations de voj-ages: Do 7'ljo de Mandovi et Entra Pidmeirus [ISGij.
RlBEMONT-DESSAIGNES(AIban-Alphonse-Ambroise), accoucheur français, né à Vendôme (Loir-et-Cher) eu lsi7. Ciief de clinique d'accouchement en 1878, accou-* clieur des hôpitaux en 1882, professeur agrégé en 1883, il est entré à l'Académie de médecine en 1898. Ses premiers travaux portèrent sur lanatomie do l'enfant à sa naissance. Dans sa thèse d'agrégation, il a étudié les Hémorrafjies citez les nouveau- nés (1883). Au moment de la controverse qui s'éleva sur la question de savoir si la délivrance devait être opérée par expression de la matrice ou par traction du cordon, il a donné la préférence à cette dernière dans les cas normaux. Il a imaginé un tube insufliateur laryngien . destiné à faire pénétrer de l'air dans la poitrine' des bébés nés en état de mort apparente. L'appareil est disposé de façon à permettre l'aspiration des mucosités qui si fréquemment encombrent les voies aériennes. Outre un grand nombre de mémoires parus dans les journaux spéciaux, il a publié un Précis d'ooslélriqîie, ouvrage très important qui a eu un très grand nombre déditious et dont il a lui-même tracé la plupart dos ligures. Cet ouvrage a été fait en collaboration iivoc le IJ' Lepage.
RiBENSDORF, bourg de Russie (gouv. de Voronèie [distr. d'OstrojotskJ), sur la Tikhaïa-Sosna, affluent au Don; 3.000 hab., d origine allemande. Sucrerie. Distillerie. Tanneries.
*RlBOT (.4/exaTirfj-e-Félix-Joseph), homme politique français, né à Saint-Omer en 1842. — Réélu député de Saint-Omeraux élections générales de 1902, il dirigea une lutte très vive contre la politique du cabinet Combes et son alliance avec lo parti socialiste. En novembre 1903, il était appelé à siéger dans la section de morale de l'Académie des sciences morales et politiques, en remplacement do Th. Roussel. En 1905, il livra, à la Chambre, le combat décisif qui devait amener la chute du cabinet Combes. 11 prit une part considérable à la discussion de la loi do séparation des Eglises et de l'Etat, estimant que le moment était inopportun pour dénoncer lo Concordat. La majorité ayant passé outre, il réussit, par ses fréquentes interventions, à apporter au projet une série do modifications des plus libérales. Ribot qui, le 25 janvier 1900, avait été élu membre de l'Académie fran.-aise en remplacement du duc d'.'Vuditfret-Pasquier, s'est vu renouveler son mandat do député, le 6 mai, par les électeurs de la première circonscription do Saint-Omor. Il a publié : Acte du 5 août i813 pour i'établissement d'une cour suprême de justice en Ant/lelerre (lS7i); Biographie de lord Erskine (1806); la ftéforme de l'enseignement secondaire (1900); Quatre années d'opposition. Discours politiques (190J).
RiCHA (el), oasis do r.Vlgérie méridionale (prov. d'Oraii), sur l'oued Hiclia, une des branches de 1 oued Dj<'di ; l.ouu hab. Culture du dattier et de l'abricotier.
Riche (Daniel), littérateur français, né au Caire, où son pèro était ingénieur du canal de Suez, en 1864. Après des études faites à Bordeaux el à Paris, il débuta dans le journalisme en donnant le compte rendu parlementaire au « Courrier du Soir ». Il collabora ensuite au o Soir », au >i (iil lîlas ». à r «Evénement », où il fait le courrier des théâtres, etc. 11 est correspondant du « Littoral do Cannes'.et il dirige 1' « Agence générale do la Presse » el le *■ liullelin do Paris '. Depuis son premier livre, Amour de mâle (1892), il a publie plusieurs romans, parmi lesquels nous citerons : le Charme d'amour, couronné par l'Académie française; Grande sanir Odette, Trouble d'àme. la Vertu du mari, la Vertu de madame, les /tessotirccs si'crètes, les Drames du mariage, VOisrau rare, la Peau d'un autre, le A/archepicd, etc. Sa première œuvre dramatique fut : /a Vache à lait, jouée au cercle dos Escholierson I89ty EIlo fui suivie do ifous le joug (Odéon, 1897); les Joies de t adul-
trre (Kuiiambulos) ; la Visite (Odéon, 1S90) ; !a Desanche de) /■(•«inies (Folies-Parisiennes); le Liseron (Kcnaissanoej ; C Honnête Aftent (Pigalie", ; ta Lune de tnifl (Cluiiyl ; la Fille de Ifi mire Michel (Boutfcs-Parisiciis) ; la Femme an masque (Cluny); l'Amour à crédit {Parisiai.a), et le Prétexte, comédie eu deux actes reçue à la Comùdic-Krauçaiso.
Richelieu {Histoire du cardinal dk), par Gabriel Ilaiiotaux (Tomes I", II, 1893-1896J. — Le premier volume '1(^ celle liisioiro est le récit de la icuucsse de Hiclielieu de 158J à 1Ô14 et l'exposé de 1 état de la Krauco en IGU. Les origines, le pays, la fam.lle, l'enfance, les études, puis la nomination ilo Richelieu à l'évécliô do Luçon, et son élection aux états généraux do 1614 forment comme le portique de l'ouvrage. Il est suivi do la situation de la royauté au début du xvii* siècle, do celle des provinces et de Paris, des institutions politiques et des instruments de domination , tels que l'armée, la justice, l'administration et les finances. Vient ensuite l'étude des libertés générales et pariiculières, des états généraux, des états provinciaux, du droit civil et des coutumes, des libertés municipales, des classes, de la noblesse, de la bourgeoisie et du peuple, des questions religieuses, de la Réforme et des guerres de religion, du parti catboli'jue et de la Ligue, du gallicanisme et do i'édit de Nantes. Par l'examen attentif dos faiis et des documents, Hanotaux a éclairci nombre de points encore douteux en cette grande histoire. Le tableau de Paris au commencement du régne de Louis XIII est un modèle do description pittoresque, colorée et vivante.
Le second volume (1614-1023) nous montre Richelieu sur le chemin du pouvoir, favori de Marie de Médicis, la suivant à Blois, partageant sa fortune et frappé tout à coup de disgrâce, exilé à Avignon, puis rappelé à la cour, et bien conseillé par le P. Joseph, son confident et son ami, obtenant le chapeau et, après la mort de Luynes, lirenant la direction des affaires, le 13 août 1624. L'importance des événements, la grandeur des problèmes, Fardeur des passions, tout excite et pousse Richelieu au gouvernement. Gentilhomme, solda,!, i<rctre et Français, il est ministre et il le sera pour la vie avec le triple dessein qui est sa raison d'être et qu'il accomplira : affaiblir les grands, réduire les huguenots, écraser la maison d'Autriche.
Le premier des quatre volumes de l'histoire de Richelieu a valu à Hanotaux lo grand prix Gobert, et le second son entrée à l'Académie française. L'auteur a entrepris son travail avec l'espérance qu'il contribuerait à démontrer à ceux qui cherchent à diriger les alïaires de la France l'efficacité d'une tradition et la nécessité d'une politique faite de clarté, de logique, de mesure, d'énergie et de dignité.
RiCBELOT (Louis-Gustave), chirurgien français, né à Paris en 1844. Successivement prosecteur en 1874, professeur agrégé en 1S7S, chirurgien des hôpitaux en 1880, il lut nommé membre de l'Académie de médecine en 1S97. Il lit. en IS84 et 1886, des conférences de pathologie externe qui furent très suivies et suppléa les professeurs Richet el Guyon. Ses principaux travaux ont paru dans 1" " Union médicale » dont il était directeur et dans le « Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales u : De la ju'ritonite herniaire et de ses rapports avec l'étranglement (1873); Patkofjénic , marche; terminaisons du tétanos (1875) ; Fistule salivaire du canal de Sténon (nouveau procédé, 1882) ; Sur le tniitemenl des adénites chroniques, par les injections interstitielles de teinture d'iode (1882); la Suture des nerfs et la Ilét/énih-alion chez l'homme (1863) ; De la thyroideclomie (1885); Hijstérectomie vaginale (1886); De la cure des hernies et hydrocéles congénitales (1887- 1888); Fist-ule vésico-vaginale llisi); Endoméirite et curage (1890); De ia/ipendicité clie: la femme (1890); Des résultats éloignés de l'ablation des annexes (1891); Du traitement des fractures de la rotule. Il a publié en 1894 ; Chirurgie de l'utérus, du vagin et de la vulve, dans laquelle il a résumé ses dernières recherches.
RiCHEMONTi.Ufred-Paul-MarieDE), peintre français, né à Paris en 1854. Elève de Bin et Albert Maignan, il obtint une première récompense au Salon de 1884 avec un épisode de la Commune : Iléfugiés; Affiche du 18 janvier 1871. Sou talent est allé s'élargissant, inclinant vers le sentiment et la décoration. Sa palette est claire et délicate. Une de ses meilleures toiles, quoique traitée à trop grande échelle, est le Héve, d'après le roman d'Emile Zola, qui lui valut une première médaille en 1890 (au musée du Luxembourg). En 1900, l'artisto obtint uno médaille d'or ù l'Exposition universelle (Paris) avec -.les Moines servis par les anges ; Sacrifice; Légende de sainte j\othurge, et Autour du berceau, légende bretonne. Au Salon de 1906, Maris Stella.
*RlCHEPIN (Jean), poète et littérateur français, né à Médéa (Algérie) en 1849. — Il n'a. depuis ses Contes esnaqnols, produit que des œuvres théâtrales. Après son ballet
(lo ;'/mpéra(rice, avec musique de Vidal, joué ù l'Olympia, il a fait représenter aux Etats-Unis .Mademoiselle Napoléon, comédie musicale (1903), et à Londres, au Savoy-
il a fait représenter aux Etats-Unis .l/<i(/fmoise»e A'n/io-
coméuie Théâtre, la Du Darru (1905), deux pièces qui n'ont pas
publiées. .\ Pans, il a donné (1905) i la Comédie-
été pu ,
Française IJon Onieholle. œuvre de bon dramaturge et do grand poète, et à l'Opéra-Comique Miarka, où l'on retrouve, dans la partition d Alexandre Georges, ces délicieuses mélodies bohéinienncs qui sont un des charmes du roman. — Son lils, Jaciiiks Bichepin, poète dramati.iue français, né à l'aris en isso. Des 1899, il misait représenter au théâtre Maguéra un drame en vers eu quatre actes, (n /leine de ri/r, qui annonçait un lenipéraiiient dramaiique, avec des dons poétiques. Son talent s'est afiirmé dans trois comédies en vers : la Cavalière (cinq actes ; théâtre Sarah-Bernhardt, 1901 ) ; Cadet-Roussel (trois actes; théâtre Victor-Hugo, 1903): et Falslaff i,c\a:\ actes; Porte-Saint-Martin, 19oi). Il a énousé en 1901 une artiste distinguée, Cora l.aparcerie. 11 a donné dasseî nombreux articles i\ la . Revue de Paris», au « Figaro ■, au • Gaulois ^ et ù la » Presse •.
'''RiCBER [Paul), médecin et artiste sculpteur français, né à Chartres en 1849.- En 1903. il a été professeur d anatomio t l'Ecole des beaux-arts à la place du D' Mailiias Duval. Il a publié : Du rôle de lanatomie dans l art 1 1903 1 ; Introduction à l'étude de la figure liiimaiue ; L art et la m^ decine, où il montre l'intérêt qiio présente pour le médecin 1 étude do l'art antique, car il peut y trouver la preuve indiscuublo do Icxistcncc i des époques reculées dos
Ch. Richct.
types morbides semblables à ceux (|u'il observe aujourd'hui. Il a été élu en 1905 membre libre do rAcaacmio des beauï-arts.
*RlCHET (Charlcsl, pbysiologislo français, membre do l'Académie de médeciue depuis li'js, né à l'aris en 1850. — Il a coDiiuué la publicaliuD de son Dictionnaire de phjsioluijie, et a donné une introduction aux
" Nouveaux éléments do physiologie n de I.aii^'Iois; i un livre do ïolsto'i, Plaisirs cruels, et a fait paraître plusieurs ouvrages pacinstes ; les Guerres et la Paix, étude sur l'arbitraffo international {1893); L'idée & iarbitrar/e international est-elle une chimère? (1896); la Paix et l'Enseignement pacifiste (1904); Fables et récits pacifiques avec une préface de Sull v-Prudhonimo(1901); la Paix et' ta Guerre (1903). Il avait fait éditer en 1902 en collaboration avec Sullj-Prudhomnio :
le Problème des causes finales, et a pris une part active aux conférences qui ont été faites ces dernières années pour propager les
idées de i)aix et d'arbitrage. Ajoutons encore (ju'il a publié, avec Héricourt, des recherches sur le traitement de la tuberculose par le jjlasma sanguin retiré par pression et maciration do la viande crue. Continuant ses publications littéraires, il a donné des fables : Pour les Grands et les Petits (1891) et un drame en doux actes, Circé, représenté à Monte-Carlo en 1903.
RlCHET ET HÉRICOURT (sKRuM de), sérum antinéoplasicjuo, quo l'on obtient en injectant le liquide filtré obtenu par le broiement d'une tumeur cancéro'ide à des ânes ou à des chiens dont on retire ensuite le sang. Ce sérum a été expérimenté sur des animaux de laboratoire, mais sans résultats bien établis.
RiCHET ET HÉRICOURT (MÉTHODE DE). 'V. ZOMOTHÉ- RAl'IE, t. VU.
RiCHET ET Toulouse (méthode de). 'V. métatro-
puiQUE [/w^thode, t. VI).
RiCHMOND (George), peintre anglais, né et mort à Londres (1809-1890). Il s'est acquis durant trente années une très grande réputation comme portraitiste. On évalue à plus de 2.500 ses toiles d'après les personnalités les plus en vue de 1840 à 1870. Richmond était élève de William Btake. Il s'était approprié la facture élégante de son niaitro en y ajoutant une pénétration très allinée do la nature. Keçu associé de la Hoyal Academy en 1859, Richmond fut honoré du titre d'académicien on 1869. 11 a peint près de 3.000 portraits. Citons de lui les portraits do sir Kobert Harry Inr/lis (à Oxford) ; du docteur Sehvyn (à Cambridge) ; etc. Richmond a concouru à la décoration du monument de l'évéque Bloomtield (cathédrale de Saint- Paul, à Londres). L'n certain nombre de ses peintures ont été gravées. — Son fils, sir William BLAKti Richmond, né à Londres en 1843, est aussi un peintre de mérite. Il étudia à l'Académie royale et subit lintluence do Ruskin et des préraphaélites. Kn 1859, il se rendit en Italie. En 1870, il s'établit à Londres, fut nommé en 1878 professeur do beaux-arts à Oxlord, et devint associé (1888), puis membre (1895) de la Royal Academy. Parmi se's principales œuvres, il faut citer : la Procession de Itacckus (1808); les huit fresques do la Vie de la femme, à Lythehill (Haslemere); Promitliée tncliaîné (lv,Ti); Electre au tombeau d'At/amemuon; la Mort et te Sommeil portant le corps de Sarpédun. Il fut aussi un peintre do portraits très en vogue : outre un grand nombre de femmes do l'aristocratie anglaise, il peignit Darwin, Dismarck, etc. En 1891, il entreprit la décoration on mosaïque do la cathédrale de Saint-Paul.
RiCHMOND-ET-WOLFE, comté du Canada (prov. de Québec), sur le cours d'afâuents droits du Saint- Laurent; il a 3.400 kilom. carrés; 34,000 bab. Ch.-l. Richnond.
*RlCHTER (Eugène), homme politique allemand, né à Dusseldorf en 1S38. — Il est mort à Berlin en 1906.
* RiCHTHOFEN (baron Ferdinand de), géologue et voyageur allemand, né à Carisruhe (Silésie) en 1833. — Il est mort à Berlin en 1904. A ses travaux déjà cités il faut ajouter : la Chine. Quelques voyages et les études auxquelles ils ont donné lieu (1877-1885, 3 vol. et atlas); Chanloung et son port Kiao-Tchéou (1898).
RiCBTHOFEN lOswald, baron de), homme politique allemand, no à lassy (Roumanie) en 1847, mort à Berlin en 1900. Fils d'un diplomate, il'fut reçu docteur en droit à l'université de Strasbourg en 1873, entra dans l'administration do l'Alsace-Lorrâinc à Colmar et passa, en 1875, comme rédacteur auxiliaire au ministère des affaires étrangères à Berlin. Il se lit remarquer par Bismarck pour sa grande force de travail, sa souplesse, son exactitude et son habileté, fut nommé en is.si conseiller rapporteur, chargé particulièrement do l'étude des questions économiques et coloniales. Kn IS85, il fut délégué allemand à la commission do la Dette égyptienne, au Caire. En 1896, lorsque l'empereur Guillaume II entreprit une politique coloniale et impérialiste très active, il en devint un des agents les plus zélés, fut nommé on 1896 directeur de l'Ol'flco colonial, en 1897 sous-secrélairo d'Etat à l'Ot'Iice impérial des a(f:iires étrangères et en 1900 secrétaire d'Etat au mémo ofliee, en remplacement de de Bulow, nommé chancelier de l'empire, et dont il devint le principal collaliorateur. Il venait de préparer le Livre blanc allemand sur l'alfaire du Maroc, quand il mourut subitement, le jour même do sa publication, usé par le travail et les fatigues, frappé d'une attaque d'apoplexie.
RiCIGLIANO, bourg d'Italie (Campanie [prov. de.Salerne, circondario de Campagna)), sur le Platane (bassin du Sele. par le Tanagroj ; 2.500 hab. Vignobles ; sériciculture. Commerce de fruits.
RICINODENDRON (<ii;i) n. m. Genre d'euphorbiacées crotonoïdoes, type d'une tribn des ricinodendrées. (Le ricinodendre africain est un arbre do 10 mètres de haut, à
lUcinodÊodron : a, bouton; b, fleur.
RîcotU-Magnam.
feuilles palmées comme celle du ricin. Son fruit est drupacé. Les fleurs, comme colles de toutes les ricinodendrées, ont les pétales soudés.)
RlCOTTI-MA- GNANI (Cesaro Francesco), général et hommed'Etat italien, néàBorgo- Lavczzaro, près de .Novare, en 1822.
Au sortir de l'académie militaire île Turin, il entra dans l'ariillerio, fut blessé devant Peschicra (1848), (il la campagne do Crimée (1850) et celles do 1859 et de 1860 contre l'-Vutricho.
Général de brigade on 1800, il fut nommé général de division en 1864 et élu peu après député de Novare. Appelé au ministère de la guerre, il y resta jusqu'à la chute du cabinet Minghetli (1870-18761, et devint alors le chef de la droite. Il quitta l'armée pour être plus indépendant, en 1882, et, lorsque le cabinet Depretis s'appuya sur la droite, il revint au ministère (188-1-1887), où il poursuivit les réformes qu'il avait commencées naguère et qui lirent do l'armée italienne ce qu'elle est aujourd'hui. I) passa encore au ministère de la guerre dans le cabinet di Hu dini, du 10 mars au 5 juiUei 1905. Le général Ricotti devint sénateur en 1890.
Rictus (Gabriel Rasdon de Saint-.\mand, connu sous le nom do Jehan), littérateur français, né à Boulogne-sur- Mer en 1807. Dès l'âge de dixsept ans, il publia sous le nom de Gabriel Rando.n des vers lyri(|ues dans les journaux et revues d'avant-garde, et il ht du journalisme au • Soir », à !'« Echo de Paris », au « .Matin»au • Figaro ... Il fut deux ans(1889-1890)emplové do la Vdle de Paris. Vers la fin de 1892, il lit une tentative de récitations lyriques (salle d'Harcourt, rue Rochechouart), qui ne réussit pas. C'est en 1894 qne Gabriel Randon disparut pour faire place à Jehan Rictus. Celui-ci, délaissant la poésie lyrique, symboliste et décadente, fit des poèmes en argot taubourien, où sont présentées, avec une vigueur brutale et crue, les misères et les plaintes des pauvres gens ; poèmes qu'il disait lui-même au cabaret dos Quat'z'Arts (1895) et au Chat-.N'oir (1896-1897). Il avait trouvé celle fois le succès. On applaudit ces morceaux, où la netteté et le pittoresque des mots donnent une intensité particulière à l'émotion qui se dégage de l'humour âpre et de la satire indignée. Ils ont été publiés sous ces titres ; les Soliloques du pauvre (1897); Doléances (1900) et les Cantilénes du malheur (1902). On a, en outre, do Jehan Rictus, un pamphlet dirigé contre Edmond Rostand, intitulé : un Bluff littéraire (1903) et un roman d'observation, /•■(■; de fer (1900). II a donné au théâtre de l'Œuvre une comédie : Dimanche et lundi férié ou le Numéro gagnant (1905).
RlDERSKn, bourg de la Sibérie occidentale fgonv. de Tomsk idistr. de Biisk]), sur la Fillippofka, sous-aftlucnt lointain de l'Obi par l'Irtych; 4.000 h. Gisements, jadis très prospères, de plomb argentifère.
RiDGEWAY, nom d'un certain nombre de villes des Etats-Unis : ville de l'Etat do New- York (comté d'Orléans), sur 1 Oak Orchard, tributaire du lac Ontario ; 6.000 hab. Carrières; filatures, minoteries. — Bourg de l'Etat de Pensylvanic, chef-lieu du comté d'Elk, sur le haut Clarion, sous-affluent du Mississipi par l'Alleghany et l'Ohio; 3.000 hab. Métallurgie du fer. Forges. >'cieries mécaniques. — Bourg de l'Etat de Virginie ^comté de Henry), sur un petit sous-affluent du Mississipi ; 2.700 hab. Culture et commerce du tabac.
RiDLEY (sir MatthewWhite), homme politique anglais, né à Carlton Ilouso Terrace en 1842, mort on 1904. Elevé à Harrow et à Balliol Collège (Oxford), il devint nfellow » ou agrégé d'AU Soûls (1865-1S73). En 1868, les conservateurs du Northumberland l'envoyèrent à la Chambre des communes. 11 les représenta jusqu'en 1886; à partir de 1887, son collège électoral fut Blackpool. dans le Lancashire. ,Sous-secrétaire au ministère de l'intérieur de 1878 à 1880, secrétaire financier de la Trésorerie de 18S5 à 1886, il devint secrétaire de l'intérieur en 1895, année où il était nommé aussi commissaire ecclésiastique. De 1873 à 1895, il présida les assises trimestrielles du Northumberland; il était aussi président du conseil de ce comté et il fut queli[Ue temps colonel de la yeomanry, ou milice à cheval. Il entra au conseil privé en 1902, et il avait été nommé vicomte Ridley en 1900. — Son fils, Matthew 'White Kidley, né en 1874, est membre du Parlement pour Stalybridge depuis 1900, et appartient au parti conservateur.
RiDLEY-PARK, bourg des Etats-Unis (Pcnsylvanie fcomtc do Delaware]). sur un petit sous-affiuent'du Delawaro; 3.000 hab. Industrie et commerce actifs. Minoteries. Scieries mécaniques. Aux environs, houille.
RIEBECEITE (rî-6é-A'i'(') n. f. Silicate naturel, qui est une variété bleue d'amphibole.
RiEGEL (maladie de). Méd. Association do la tachycardie avec des troubles respiratoires dyspnéiques, survenant par crise et simulant l'asthme. C'est un syndrome observé dans les affections thyroïdiennes.
RiEGER (Bohusiaw), historien tchèque, fils de François Rieger-Ladislav'(v. ce nom, t. \JÏ'i, né en 1857. Professeur d'histoire à l'université de Prague et membre de l'Aca-
RICIIET — RIM.VILnO
déinio tchèque, il a public- plusieur^ ;r This-
toire de l'Autriche olUo la Bohême <: 1 rièmo
édition de UJintoire de liu/tême, de h.. , ;:y.
RiEHEN, comm. do Suisse (cant. de llâie-villoi, près 'le la froutiéro allemande; 2.600 hab. Agriculture, arijres fruitiers; viticulture, carrières de sable. Pèche du saumon dans Je Khin.
Dé à
*RlEHL (Guillaume-Henri), historien allemand, liiberich en 1633. — Il est mort à Munich en 1897.
RlEHL (tlbercclose de). Méd. Variété de tuberculose cutanée, siégeant exclusivement à la face dorsale dos mains et des doigts cl dans les espaces interdigitaux.
RiELA, bo-'r.', ,, I.-,. .....,.-*...,. ^
'lisir.d'Almii
Vignobles. <. J.
lité fort an<;icii;i..-, un i .,ri a -.omu wu- le- su.j -lo J auU'juo cite ccltiberi'(uc de Nortobriga.
RlÉPiNEoa Répine, peintre russe. V. Repin.
RiESCO (German), président de la rcpubli-me do Chili, né en 1853. Magistral, membre de la Cour suprême SL'oateur de Talca en 1900, il fut nomme président de U r.publiquc. le 18 septembre I90l, en remplacement d'Errazuriz, son beau-frère. II prit xiour ministres : Kamon Barros I-uco, Yanez. Ismaèl Tocorrial.
Il eut, dès le commencement de sa présidence, à s'occuper du conflit avec la république Argentine, relativement à la question do la frontière des Andes. L'opinion publique argentine se montrait très surexcitée. Le conflit fut apaisé, grâce aux sentiments pacifiques du p;ouvernement chilien, (rrolocolc du 25 déc. ï901.) Ce protocole fut suivi en iyo2 de deux autres conventions limitant les armements des deux pays et soumettant leurslitiges â l'arbitrage. Sur ces entrefaites, le roi d'Angleterre rendit sa sentence arbitrale rc- Riesco.
lativement à la frontière, sentence qui avait été prévue au traité de 1898. Quant ao dilTérend avec le Pérou concernant le territoire de Tacna. il n'a pas encore été réglé, et le Chili semble vouloir s'efforcer de conserver cette province par des moyens pacifi^iues. Le président Riesco appartient au pa'rti libéral. Il a eu pour successeur en 1906 (septembre'; Pedro Montt.
RiEDZ (Lionel des), poète français, né à Neufchâteao (Vosges) en 1870. Après des études faites à Aix et chez les dominicains d'Oullins. il prit sa licence en droit, tout en suivant les cours de l'Ecole des sciences politiques. Il débuta par des poésies, des articles de critique et de» nouvelles, à 1* • Ermitage » et à la « Plume », et collabora plus tard à c Minerva » et à 1" ■ Action française ■. Ses volumes de vers, qui font de lui un des chefs de l'école romane, sont : Chanteplfiure {IS92): Espoir dans Vombrt (1S93;; les Prestiges de l'onde (1894^; le Chœur des Muses (1897); la Belle Saison (1906;; et des plaquettes: /«A mowr» de Li/ristés (1897); la Toison d'or (1890; ; les Colombes d'Àpfirodite ilSdl); les Neuf perles de la couronne ^902). II a aussi publié un roman remarqué ; l'Amour au masque (1902). Il a fait représenter en lyOG au théâtre Antique d'Orange une tragédie en 3 actes : Ilêcube.
RlFFELALP, station alpestre suisse (cant. du Valais [distr. de Viègo, comm. de Zermatt]), sur un plateau, à 2.22V m. d'altitude, d'où l'on embra-sse nn magnifique panorama sur les massifs du Cervin et du Gabclhorn.
Riga (mal.kdie df). Méd. Ulcération parfois papillomateuse du frein de la langue, géuéralemeni d'origine tranmatique et due au frottement répété Je la langue sur le bord tranchant des incisives infénenres. On l'observe surtout chez les enfants qui toussent beaucoup, et principalement chez ceux atteints de la coqueluche, et chez les petits cachectiques. Par suite de la petite néo-membrane perlée qui se produit, on la désigne aussi sous le nom do sxilff/lossite dip/itérotde. C'est un symptôme parfois caractéristique de la coqueluche.
RiGGiSBERG, comm. de Suisse /canton de Berne [distr. de .Sefiigenj), sur le Grabeobach; 1.760 hab. Agriculture, pâturages: fromageries.
RiGOBERT (saint'), en latin Bifjobertus, évêquc de Reiras, mort dans un village, non loin de Reims, en 740. D'abord abbé du monastère dOrbais, il devint évëqne do Reims. Calomnié auprès de Charles Martel, qui 1 exila; quand il fut rappelé, il trouva son siège occupé par un intrus. Il ne voulut pas employer la force pour le reconquérir, et se retira à quelques rieuesdelaviile ; il y passa le reste de ses jours. Une partie de ses reliques est à Notre- Dame de Paris, et une chapelle lui est dédiée dans celte cathédrale. — Fètc le (janvier.
RIBANAn. m.
Genre d'insectes hémiptères hétéroplères, de la famille des cicadidés, créé en 1904 pour des formes nouvelles
propres à lAmériqtie tropicalp. (Le rihana ochraeea est le type des cigales ù front proéminent, à této longue, à grands yeux obliques, à abdomen court, etc.)
RlMAILHO (matériel). Nom donné quelquefois, du nom de son inventeur, le commandant d'artillerie Rîmailho, au matériel des batteries lourdes de campagne, donl est pourvue depuis 1905 l'armée française. Ce niaiériel, dénommé officiellement 155 R, est du calibre de 155 niillimèires. à frein hydropneumatique et à tir rapide. Le canon Rimailho se compose essentiellement d'un tube en acier fretté, qui peut glisser sur un berceau. Celui-ci à son tour est relié au tube par un frein hydropneumatique analogue, comme construction et comme fonctionnement, au frein du canon do campagne de "5. L'affût porte une
Bibana (lûoiùc de gr. nat.j.
RLMOLSKI — lUVA-liELL.V
bf'clio de crosse, ot oliacuno dos deux roues est munie d'un patiu dont le soc s'enfuuce dans lo sol au moment du tir. Los tourillons qui supportent la pièce sont fixés à l'exirt^railô postL-rieurc du berceau, de manière à permettre lo tir sous (io grands an^'los. sans fju'on ait ù craindre de voir la culassu frapper lu sol au niomcnt du recul.
La pièce eu Imtierie pèse 3.200 kilogr. La caractéristique du nouveau matériel est la possibilité do séparer,
Canon UimailLo.
pour la marche, le canon et l'alTùt. qui ne sont réunis
3u'au moment de la mise on action Je la pièce. Il existe onc un alTùt proprement dit, et un porte-canon, constituant deux voitures d'un poids de 2.400 kilogr. chacune, ce qui ne dépasse pas le poids de l'ancien matériel de 90. Lo dispositif adopté pour la jonction de la pièce et do l'atTùt est des plus simples, et le montage de la pièce. qui no dure que deux minutes environ, peut s'exécuter à la position d'attente. Le 153 R. peut tirer par minute jusquà cinq projectiles do 43 kilogr., contenant 13 kilopr. de méliuite. Le pointage se fait avec une remarquable précision, au moyen de procédés nouveaux do réglage imaginés par le commandant Rimailbo.
RlMOUSKI, comté du Canada (prov. de Québec), à la rive droite do l'estuaire du Saint-Laurent, sur la frontière dos Etats-Unis; 14.312 kilom. carr. ; plus de 40.000 hab. Ch.-l. liimous/ci.
BiNGGENBERG, comm. de Suisse (cant. de Borne 'dlstr. d'Intorlakeuy'. sur lo lac do Brienz et dans un joli site de rOIjorland ; i.:î20 hab. Agriculture et pâturages. Fabrication de meubles sculptés. Station d'été très fréquentée.
Rio Salado, bourg d'Algérie (départ. d'Oran [arrond. d'Oran, cant. do Aïn-Temouchent]), sur l'oued Seuam; 3.000 hab. Centre de colonisation très prospère, créé en 1859. Aux environs, se trouvent de nombreux et très intéressants débris romains.
RiOTOR I Léon), littérateur français, né à Lyon en 1865. Fiis d'un imprimeur, il a collaboré depuis 1879 à un nombre considérable de périodiques français et étrangers. Dans ses poèmes : Jeanne de Beauvais (1887), Fidélia {\S89). le Pêcheur d'anguilles (1893), le Sage Empereur [IS^JÔ), il se montra partisan résolu de toutes les libertés poétiques. Romancier, il est tantôt historien ot satiriste avec : les Raisoîts de Pascalin (1894); le Célèbre Cacique Piédouclic (1898J, tantôt psychologue attendri dans l'A»»/ inconnu (1895); Agnès (1900); la Mère du héros (IU05). ou fantaisiste dans : le Pays de la fortune (1891) ; le Pressentiment (1895); la Femme et l'Argent (1901). Enfin, critique dart. on lui doit de nombreuses conférences sur VArt dans la rue et la maison, la fondation, avec Puvis de Chavannos, de l'Album des musées (1891), la cofondation du Syndicat delà presse artistique, do l'Association syndicale des critiques et du Cercle des arts. On peut encore citer, parmi ses ouvrages: Sur deux nomarques des lettres {\^^\); les Enfers bouddhiques, le Parabolain et le Sceptique loyal (1895); Des bases classiques allemandes; Essai sur Puvis de Chavannes (1896); Auguste Itodin, statuaire, le Mannequin (1900); les Grands Artistes: J.-Ii. Carpeaiuc (1906); VArt à l'école, et une histoire aiiecdotique et critique de l'art conlemporain ; les Arts et les Lettres (1901, J903 et 1906).
RiOU (Edouard), peintre et illustrateur français, né à Saiut-Servan (lUe-et-Vilaino) en 1838. Elève de Daubigny et de Gustave Doré, Riou a été surtout un fécond et brillant illustrateur. Innombrables sont les dessins qu'a multijdiés son fertile crayon pour le »' Tour du Monde », « l'Illustration », « le Monde illustré », « l'Univers illustré ", ainsi (juo pour de nombreux romansde Jules Verne, d'Erckmann Chatriau; pour les ouvrages scientlfimics de Louis Figuier, et encore pour les v-nages ou explorations de Brazza, de Stanley, do Gallieni, do ('revaux, du duc d'Uzès, du colonel Monleil. du capitaine Itihger, etc. Avec beaucoup moins de fantaisie et d'imagination inventive que Gustave Doré, son maître, il a peut-être plus de variété et do vraisemblance. Il a aussi touché un instant à la peinture. Ses tableaux, (lui rej)réseiitent les cérémonies de {'inauguration du canal de Suez, Sont au palais d',\b-I)in, au Caire.
RXOUSAN on KiOUSAN. localité de l'empire chinois. dans la province tic Mandchouric, A l'K. deSin-min-Tine, sur le lloung-llo. allluent du Liao-IIo. Le G mars 190S, vif combat entre l'armée russe ot le corps japonais du général Nod^u, qui réussit à franchir lo fleuve à cet endroit.
RiPLEY. ville d'Angleterre (comté de Derby [commde iVntrichj); 7.000 hab. Muialiurgic, liouillc.
RIPOUN n. m. Techn. Nom donné à une sorte do peintnro émail de diverses couleurs. (Cette peinture résiste aux intempéries, à l'action do l'eau douce comme à colle de l'eau do mer. On peut rappli(|uer, sans enduits préalables, sur le bois au, brut ou corroyé, et sur les métaux polis ou non.)
RIPOLINÉ, E adj. Point au ripoltn : L'nfi vision blanche, Tintis Rii'OLiNKS et cuivres clairs. (P. et V. Marguoritto.)
*RlPON (George Frederick Samuel Rodinson, comte ne Gni:v, marquis de), homme dTvtat anglais, né à Londres en 1S>7. — Il prit lo portefeuille des ulTaircs étrangères dans le rabiuot constitué on 1905 par sir Henry Campbell Hannerman.
RIPONITE n. f. Substance minérale, appartenant au genre woruérilo. (C'est une variété do dipyre.j
RlQUIER '^saint\ on lat. liichariti», abbé dans le Ponthiou, sa palne, mort dans la forêt de Crécy vers l'an 615.
Risler.
D'abord modeste agriculteur, il devint prAtro ot se livra avec succès au ministère de la parole. Le roi Dagobert voulut rcntondre et fut touché do sa parole. Il fonda plusieurs monastères : un non loin d'AbooviUo, un autre dans lo village do Centule, qui est devenu la ville de Saint-Riquier. 11 voulut linir ses jours dans la solitude. — Fête le 24 avril.
*RIS n. m. — Jiis de veau. V. tht.mls au t. VU.
RiSCH, comm. de Suisse (canton de Zoug), au-dessus du lac do Zoug ; ï.050 hab. Pâturages; élève do bétail, industrie laitière. L'église do Risch possède une coupe i-l argent provenant du butin laissé par Charles le Téméraire sur le champ do bataille de Grandson.
Risler (Auguste -Charles), peintre français, né à Ceniay (Haut-Rhin)en 1819, mort à Paris en 1899. Après avoir fréquenté l'atelier do Paul Dclaroche, il vécut à Rome, où il travailla sous l'intluence des maîtres italiens, ot surtout du Titien. Il y exécuta le Pape Grégoire XIV à la messe de la chapelle S'ixtine (1850). De retour en France, il fut victime dos troubles politiques du régime napoléonien et ne rentra délinitiveinent dans son pays natal qu'après la chute de l'Empire. A ce peintre, un des bous portraitistes de l'école do 1830, on doit des tableaux de genre: l'Aynourde la famille {\8ùl); le Désespoir de Jio7néo{iiiTiy, la Convalescence (1876) ; la Première Naissance (1877) ; le Bébé malin (1879) ; Madeleine repentante (1880) ; la Belle Alsacienne (1889) ; le Baiser maternel (1882) ; Etude (18S9) ; etc. 11 est le père de l'architecto Charles Risler et du pianiste Joseph-Edouard Risler, né en 1873.
Risler (Charles-Eugène), agronome et économiste français, né à Cérnay (Alsacej en 1828, mort dans sa projjriété de Calèves, en Suisse, en 1905. Elève de l'école de Grignon, il commença dès lors ce long apprentissage agricole qui devait faire de lui un des agronomes les plus érndits de la seconde moitié du xix* siècle. Après de studieux voyages en Allemagne .-^«i* et en Angleterre, après s'être ' ' "^^ formé comme draineur et irrigateur auprès du célèbre ingénieur Vincent, comme chimiste auprès de ^Vurtz et do \'erdeil, il acheta en 1857 le domaine de Calèves, dont il fit un centre de recherches et de travaux scientifiques. De ces rccherclies sont sorties des œuvres originales, remarquables surtout par les conceptions nouvelles et ingénieuses qu'elles renferment.
Sauf les deux principales, l'une et l'autre devenues classiques :
Physiologie et Culture du blé (1885), et le Traité de géologie agricole (1884-1897), ainsi qu'une troisième, écrite en collaboration avec Georges Wéry ; Irrigations et drainages (1904), elles sont dispersées en un grand nombre de brefs mémoires ou d'articles parus de 1854 à 1885 environ dans des publications périodiques: les Itecherchessnrl'évaporation du sol et des plantes, sur les Quantités de plaie tombées annuellement et les besoins en eau des récoltes, sur les Températures coynparées de l'air et du sol aux différentes profondeurs, sur l'Emploi des engrais cltimiques, sur la Physiologie de la vigne, sur l'Evaporatioti, l'Humus, le Bùle du fer dans la végétation, etc., l'Agriculture anglaise et le Libre-échange (1854) ; .sur les Irrigations faites en Allemagne, par Viucent (1855); sur les l'héories agronomiques (1862); sur l'Economie mrale de l'Allemagne (1861) ; sur les Influences économiques des chemins de fer (1864).
E. Risler, qui avait été attaché à l'Institut national agronomique comme professeur d'agriculture comparée, dès 1876, c'est-à-dire dès la fondation, fut appelé, en 1879, à succédera Tisserand et dirigeacet établissement jusqu'en 1S79. Il avait été élu en 1880 membre de la Société aationale d'agriculture.
^Risler (Joseph-Edouard», pianiste, né à Baden-Baden en 1873. — Depuis 1903, Edouard Risler s'est fait entendre avec lo plus grand succès dans les concerts de Paris-; il a notamment interprété avec une grande virtuosité et un rare sentiment nmsical les œuvres pour piano de Beethoven (1906j.
RiST (Peter Frederik). officier et écrivain danois, né à Copenhague eu is-u. 11 prit part comme volontaire îi la guerre de 1864, fut blessé à Dybliœl, mais demeura dans l'armée et devint colonel en 1894. On lui doit divers travaux d'histoire militaire, et surtout une série de récits qui font revivre les événements do 1804, et dont l'émouvant réalisme rappelle l'art des grands romanciers russes : une liecrue de 6-t (1889) ; Soldats (ls90j ; Après Dybbœl (1892) ; des nouvelles : Jonatan (1902); Bvciis et types (1902^; etc.
RistelmuBER (Paul), écrivain alsacien, né ot mort à Strasl>ourg(i834-1899). Il termina ses études à. Paris, puis retourna eu son pays natal pour ne plus jamais le quitter. Travailleur infatigable, son œuvre est considérable. Parmi tant de travaux successifs, on peut surtout citer avec éloge ses traductions do l'Intermezzo de Henri Heine (1857) ot du drame Marie Stuart do Schiller (I85y); ses réimpressions de Deux dialogues et l'Apologie pour Hérodote de Henri Estïcnne (1379); des Contes en cer^d'Andricux (1882): des Contes et facéties d'Arlotto de Florence (1873); son adaptation de Faust do Goethe pour la scène française (1861) et, enfin, une série d'études historiqties dont la plupart sont très estimées. Ristelhnber a publié également un Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du lias-hhin. Cet écrivain de valeur était resté Français de cœur; en mourant. U a légué A la Bibliothèiiue tiationale sa collection do publications et de document^ relatifs à 1 Alsace, laquelle se compose de près de 40.000 volumes.
RisltT.
Ristclle.
RISTELLE n. f. Genre de reptiles gaurions de la famille des scincidés, comptant quatre espèces propres à llndc.
— ENCYcL.Les ristelles ressemblent  des petits lézards cylindriques, avec une queue longue, épaisse, pointue, les pattes courtes , la tète petite, à museau obtus. Ordinairement rou- Gcàtres, marqués de brun et do jaune, ils vivent d'insectes et se tieimont sons les pierres, les troncs d'arbres, etc. La ristella Rurki, du Malabar, atteint 9 centimètres de long.
*RlSTORI (.Vdélaïdo), tragédienne italienne, née à Cividale (Frioulj en 1821. — Elle est morte à Kome en 1906. Elle était mariée depuis 1847 au marquis Capranica del Grillo. Elle avait quitté ta scène on 1874. lin ll'OI, elle publia dans le " Macmillan's Magazine » ses réflexions sur l'art dramatique.
RiTCHIE (Charles Thomson, lord), homme politi(|UO anglais, né à Dundee eu 183^, mort à Biarritz eu 1900. Il était un des principaux commerçants de la Cité, lorsqu'il fut élu en 1871 membre do la Chambre des communes par les Tower Ilamlets, qu'il représent-a jusqu'en 1885; il fut ensuite député de Saint-Georges-in-the-East jusqu'ea 1892. Ilsesignala dans les discussions financières et commerciales. Secrétaire à l'amirauté dans le ministère .Salisbury (1885), président du Local Government Board (18S6), il prépara et fit passer lo grand Local Government act qui créales county councilsdans toute lAngleterre cl à Londres et modifia sensiblement dans un sens progressif les vieilles institutions municipales qui s'étaient perj'étuées. On lui doit encore le bill relatif aux habitations ouvrières (1890), et le bill relatif à rhygiènepublique(1891). Ayant perdu son siège de député en 1892, Ritchie se fit réélire en iî>95 par Croydon, qu'il représenta jusqu'à son élévation à la pairie. Président du bureau du commçrco dans le ministère Salisbury de 1«95, il fil passer la loi sur les sociétés de 1900. Pourvu du portefeuille do l'intérieur le 6 décembre 1900, il devint chancelier do l'Echiquier, eu 1902, dans le cabinet Balfour. Le budget qu'il présenta, et qui était en opposition avec la politique économique de Chamberlain, lequel ne visait rien moms que la constitution d'un Zollverein britannique, amena des tiraillements dans le ministère et ces dissentiments furent cause de la démission, le 17 septembre 1903, de Ritchie, Chamberlain et lord lïamilton. Ritchie, qui avait été élu recteur de l'université d'Aberdeen en 1^02, fut créé pair avec le titre de baron, en décembre 1905.
RiTTER (Eugène), professeur et écrivain suisse, d© langue française, né à Genève en 1836. Après de fortes études, il fut précepteur d'un prince de Saxe-Weimar, professeur à l'Ecole secondaire de Saint-Imier i^caoton dô Berne), et secrétaire adjoint du consistoire de Genève, dont il devint membre plus tard (1883-1895). Au moment où l'académie de Genève se transforma en Université, Ritter, qui s'était l'ait connaître par de nombreuses et savantes publications, y fut pourvu de la chaire de langue française (1873), qu'il n'a cessé d'occuper, tout en étant» de 1886 à 1896, doyen de la faculté des lettres. La plupart des travaux de Ritter sont disséminés dans des revues ou des recueils. Parmi ses livres, nous citerons : Fiançailles et mariages au bon vieux temps (1887) ; Glussair-es et lexicographes genevois {\S9Z)\ les Quatre Dictionnaires français (1894); Aotes sur.!/"" </c 5/ae~/ (1899), et surtout son volumo si intéressant et si bourré de faits : la Famille et la Jeunesse de J.-J. Housseau (1896), qui fut couronné par l'Académie française. E. Ritter a été président de l'Institut genevois (1894-1902), et il est vice-présideni de la Société de J.-J. Rousseau, dont il fut uu des fondateurs (1904).
Ritter (.VunaNi-HN, dame), femme poète allemand, née à Cobourg en 1865, pendant uu séjourcn Allemagne de ses parents. Ceux-ci, qui habitaient New-York en 1869, quittèrent définitivement les Etats-Unis et se fixèrent à Kasse! (Hesse). Elle reçut une éducation très soignée, épousa en 1884 à Kassel un jeune fonctionnaire, Ritter, qui mourut en 1893. Elle se retira alors à Frankeuhausen, se consacra entièrement à la littérature, publia d abord queli|ues poésies lyriques dans des périodiques, puis un volume de poésies : Gedichte (If<98), où elle montra une grande force de sentiments alliée à un rare talent de forme. En 1901, elle se fixa à Wilmersdorf. près de Berlin. Elle a publié un deuxième recueil de poésies : Libération (1900), oui a eu de nombreuses rééditions, cl quelques nouvelles dans des périodiques.
RiTTERHUDE, bourg d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. de Hanovre, présid. de Stade]), svîr la Ilanime, affluent de la Weser; 2.200 hab Manufacture do tabac
RiTTICH (.Moxandre Theodorovitch), général, publicisto et carioi,'raphe russe, né en. 1831. Il fit toute sa «arrière dans l'arme du génie, et prit sa retraite on 189*. On lui doit do nombreux travaux sur l'ethnographie do la Russie et dos pays slaves et quelques écrits politiques où il se montre passionné pour la cause des Slaves.
RiTTNER 1 Edouard), homme d Eiat anrricbicn. né ei* (ialicie en 1845, mort près de Vienne en isy». Privaldoceut en droit canonique à l'université de Lemberg, il devint professeur titulaire en 1877. Au])aravaut, il avait passé par l'administration comme commissaire de district (1874\ De 1880 ik 1891, il fut membre de la Chambre des députés pour la section polonaise. A partir de 1885. il travailla au ministère de linstruciion itubliiiue autrichien, oii il dirigea, à partir de 1891, la division des cultes cl di> l'enseignement supérieur. Do janvier 1896 à novembro 1897, il fut ministre pour la Galicio dans le cabinet Hadeni. On lui doit un Traité de droit canon, publié eu langue polonaise (1886), et un Traité sur le droit matrimonial autrichien, publié eu langue allemande.
RiVA-BELLA. hameau du département du Calvados, dans la comm. de Ouistreliam, arrond. et à 14 kilom. de Caeu, à l'extrémité du caual do Caen ^ la mer, et ù la
gaucho du port do Ouistreham ; 25i> liab. Belle plage de sable, assez fréquentée pondant la saison d'été.
RiVADAVIA (Bernard), président do la république Argentine, né en 1780, mort en 1845. II prit part on qualité de lieutenant à la défense de Buenos-Avres, assiégée par les Anglais (1807). I,e Français Jacques de Unicrs, qui avait repoussé les Anglais, apiiola do nouveau auprès do lui, en 1809, Rivadavia, mais de Liniers fut tué, et Klvadavia disparut do la vie publiijuo jieii'lant quelque temps. En 1821, il fui nommé successivement ministre de la guerre, ministre do rinlëricur et des linanees. Dans ces ditlc-rentcs fonctions, il s'occupa heureuscnient d'apporter des réformes écunomiqui's et adininislrativos dans son pays, alors iosur^'é contre rK^pagiK-, mais quo divisaient les factions politiques. Le gouvernement, appuyé par Rivadavia, l'ut renversé en 1812, ëvéuL-mont à la suite duquel il so rendit en Espagne, pour revenir, peu do iemi>s après, Ci Huenos-Ayres, oii le général Uodriguez le nomma ministre du gouvcrnomont. Il remplit ces fonctions pendant trois années, au cours desquelles il continua ta série des réformes qu'il avait commencées quelques années auparavant. Des écoles furent créées, l'administration fut organisée, améliorée. Après avoir été, pendant quelque temps, chargé d'affaires en Angleterre, il retourna, en 1826, dans sa patrie, où il fut nommé président de la République. Malgré la sagesse do son administration et les profits économiques qu en retira son pavs, une révolution le força à se démettre de ses fonctions en 1827. Il chercha un refuge en Europe, d'où, en 1831, il rentra à Buenos-Ayres pour so justilier dos attaques dirigées <:ontro lui. 11 n'y put réussir; il fut e.vilé et ii alla au Brésil d'abord, ot ensuite en Espagne, où il mourut.
RiVALTA ^MALADIE DEi. Méd. Actinomycoso du bœuf, ainsi annelée du nom du véiérinairo italien qui l'a bien décrite. Elle est, iransniissiblo à l'Iiomme et présente certaines analogies d'évolution avec la tuberculose, tant bovine qu'humaine. V. actinomycose.
RiVEL, comm. du département do l'Aude, arrond. et A 23 kilom. do Linioux, sur le Réveillon, sous-aflluent de la Garonne par lo Grand Hors; 950 bab. Touuellortes, toiles, poteries communes.
RiVERHEAD, bourg des Etats-Unis (New- York), ch.-I. du comté de Sutfolk.surla rivière Peconic,quisejetteàcet endroit dans le Long Island Sound; 4.500 hab. Petit port.
Rives (A;:guste-Gustave), architecte français, né â Saint-Palais (Basses- Pyrénées) en 1858. Elève do Train et fl'André, il obtint au balon do 1892 une mention lionorablo ot. l'année suivante, une troisième médaille, pour son Dôme Clif/nancourl, des magasins Dufayel. et son I/olel du Btlvédère, à Hellcvuo. Il s'est fait connaître par d'importantes constructions qui dénotent une çrrando habileté 'lans le choix du plan, un éolectisrao adroit dans la décoration. Parmi les plus importantes : VAkxandra hôtel, à Menton : les Grands magasins Dufayel ot V hôtel particulier de M. Duf'iyel, avenue des Champs-Elysées, Vliôtel Astoria, les Archio^'s du Crédit Lyonnais, l'hôtel du Crédit foncier agricole d'Algérie, à Oran, etc. Architecte des salons cl cercles sportifs, il a construit, à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), lo Pavillon dn Touring-Club français et approprié à sa nouvelle destination Vhôlel de V Automobile- Club de France, place de la Concorde. Il est aussi l'architectc des agrandissements du Musée Grévin et l'auteur des plans et études de VHotel Letoir, à Buenos-Ayres; du ?t^ue('0 Club, ù. Madrid.
*RlVET (Gustave), littérateur et homme politique français, né à Domene (Isère) en tS48. — Au Sénat, il continua d'appuyer la politique du parti radical et vota la séparation des Eglises et do l'Etat. En 1905, il déposa, de concert avec Bérenger, une nouvelle proposition do loi relative à ta recherche do la paternité. Rivet a été réélu sénateur de l'Isère, lo 7 janvier 190G. Il a encore publié : Juana, comédie en un acte, en vers (1891).
*RlVEY (.Vrsônc-Hippolyte), peintre français, né à Cacn en 1848, mort à Paris en 1903.— Il reçut les lerons de Picot Couture et Bonnat. Il est connu comme portraitiste C, peintre de genre. 11 débuta au Salon do 1865 et conquit do nombreuses récompenses au Salon à dater de lS:iO. Les portraits de Rivey sont justes de ton et d'une virilité remarquable. A l'Exposition univorsollo de 1S89 (Paris,, uno Mufjolitaine et un Buveur furent vivement appréciés. On cite aussi de Hivey : Paysage, le soir, à Ouistreham
Calvados).
'^ RiViER (A/pAonse-Pierre-Octavo), jurisconsulte suisse, né à Lausanne en 1835. — Il est mort à Bruxelles en 1893. Rivière Benjamin-Jean-Pierre- Z/e«r/), peintre et graveur français, né à Paris on 1861. Après être passé par l'atelier Emile Bin, il débuta par l'illustration des Voyatfcs d'à A>ni/)is d'Emile Goudeau etdcs/'rtr/Vit/t'/sdeMélamiri. et exécuta quelques eaux-fortes, entre autres, ÏEnterreynenl aux parapluies (1S84). Chargé par Salis, qui venait de transférer rue Victoi>Massé son « Chat-Noir », d'organiser le théâtre d'ombres, il dessina des scènes remarquables : la Tentation de saint Antoine (ISSS); la À/arche à t'éloite (1890); />/iryné (IS'JO) ; Ailleurs (1891); Sainte Geneviève de Paris (1S92); fféro et Lêandre (1893"); l'Enfant prodtijue {\^'J\); Clairs de fj/ne (1896) ; le Juif errant, qui fut représenté en 1898 au théâtre Antoine, etc. Entre fomps, il gravait sur bois et imprimait lui-même plus ■lo 60 estampes en couleurs : la série des Paysages bretons montrée eu 1892 à l'exposition des peintres-graveurs assura sa réputation. Cette série comprenait 33 gravures : lo Pardon de Sainti'-Anne de la Palud avait cxieé à lui seul 50 bois dirterents. Vers cotte époque, l'artiste brossa aussi plusieurs décors de théâtre pour Antoine, puis pour lo Vaudeville, lo Théâtre-Français et lOpéra-Comique. Les lithographies en "oulour succéderont aux Itois; les prin- ■cipales séries sont : les Paysages parisiens i\000) ; la l'écrié des heures {\^(\2) ; ïos Vues de la tour Eiffel (1903); Au vent de noroit (i906), ot lo Beau pays de Bretagne : toutes ces oeuvres valent par l'heureuse simplicité des lignes et l'harmonie discrète des tonalités. Henri Rivière est aussi l'autour d'un corUii. nombre d'aquarelles, pastels 3t peintures parmi lesquels on peut citer quatre panneaux exécutés par la maison Tadamasha Hayashi de Tokio et représentant le Soir, le Matin, l'Uirer ot les Falaises.
RiviÈRE-THéoDORa ou Théodore-rivière Xouis-
Auguste). statuaire français, né 1 Toulouse en 1S57. Elève de l'Ecole des beaos-arls do Toulouse, puis de Jouffro}-,
Théodore Itivicre.
Palguièro et Mercié, à Paris, ce très distingué artiste se fit remarquer dès le Salon do 1885, où ses Djinn lui valurent une mention honorable; Buste du bey de Tunit (isyi), au palais do la Marsa.â Tunis. Il s'adonna ensuite â la petite statuaire, laniét traitée en portrait (portrait d' Armand SiUestre, elc), tantôt scéaîquo et dramatique : Uttimum feriens (mercenaire frappant un dernier coup sur le vautour qui dévore les restes do ses compagnons d'armes) '1394], au musée du Luxembourg; Salammbô chez Malhô, petit groupe de bronze (1S95'.
2* médaille, musée du LÙ.xembourg; Danseuse (1890), au musée de Dresde, elc. Dans co genre do compositions. Th. Rivière est extrêmement nerveux, serré, énergique sans sécheresse; il excelle à combiner, comme dans ViHtimum feriens, la pierre et le bronze ; son mercenaire escaladant le rocher est excellent, il combina de mémo le bronze, l'ivoire et le marbre dans le Vent ; dans Charles VI et Odette; Fra Angelico (marbre et ivoire); la Vierge de Sunnam (ivoire et onyx), et môme dans le portrait. Madame la comtesse Bécopé (ivoire et onyxi, tous morceaux qui parurent à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), et lui valurent une médaille d'or. Par la suite, il élargit sa manière, et prouva, par le beau groupe les Deux douleurs (1903), au musée du Lu.xembourg, qu'il était aussi bien doué pour la grande sculpture que pour la figurine. Le Salon do 1904 montra do lui un Tirailleur annamite, plâtre, et une vitrine de petite sculpture; celui de 1905, la Tragédie, statue plâtre, et la Baison, groupe plâtre ; celui de 1900, (<i Vie, groupe plâtre.
*'RlV0lRE (André), poète français, né à Vienne '(Isèro) en 1872. — Un volume do vers couronné par l'Académie française (prix Archon-Despérouses) est venu s'ajouter à l'œuvre délicate et sincère de ce poète, sous ce titre : le Chemin de l'oubli (1904). La Comédie Française a ioué do lui un acte en vers, plein de tendresse, do fraîcheur et de grâce : Jl était une bergère... (avr. 1905), et en octobre de la même année, il donnait avec succès à l'Odcon un acte en prose : l'Ami du ménage. Sous le pseudonyme de Vbbxayrk, et ervoUaboration avec Tarnde, il a" fait représenter le Coin du feu (Mathurins, 1903), et Fin de \ ertu '^Capucines, 1903).
RiyOLLET (Georges), auteur dramatique français et conseiller référendaire â la Cour des comptes, né à Paris en 1854. Après avoir public dans la « Revue libérale » la Petite Comtesse en paradis, et écrit en collaboration avec G. Jollivet et A. do Bertier uno fantaisie en vers libres, Sans rimes ni raison, il fit jouer au théâtre d'Orange eu 1899 un drame en quatre actes en vers d'après Euripide, Alkestis, qui obtint assez de succès pour être repris l'année suivante â la Comédie-Française. Le théâtre antique dOrange a également représenté de lui, en 1902 et 1903, une nouvelle pièce tirée dKuripide, les Phénici-nnes. Ces deux tragédies abondent en beaux vers classiques, d'une inspiration parfois racinienne, et les scènes sont conduites avec uue entente certaine do l'art théâtral, mais sans inutile comi)lication de métier.
RiXENSART, comni. de Belgique (prov. de Brabant 'arrond. do Nivelles]), sur la Lasne, affluent delà Dylc; 1.930 hab. Cotonnades.
RoASIO, bourg d'Italie (prov. de Novarc fPiémont, circondario de Verceilles]), sur un petit sous-affluent du Pô; '^.900 hab., partagés en un certain nombre do petites agglomérations rurales. Sériciculture.
ROBBE (Henri), peintre belge, né à Courtraî en 1807, mort à Bruxelles en 1S99. Elève de .■'académie do Courtrai, il se tourna d'abord vers la musique qu'il étudia à Paris, où il s'était rendu vers 1830. et reçut des conseils de Rossini. Il se produisit avec succès dans les concerts. Il so lixa à Bruxelles vers 1840 et mena parallèlement la musique et la peinture. H se consacra alors à la peinture de tleurs, à l'exemple de son ami Saint-Jean, lo peintre lyonnais. Le musée de Bruxelles possède do lui: Fleurs et fruits, tableau qui a figuré en 1889 à l'Expositioa universelle de Paris.
Robe rouge (la\ pièce en quatre actes, d'Eug. Brieux (Vaudeville, 14 mars 1900) — La robe rouge, c'est la parure éclatante du conseiller, â laquelle aspire tout magistral â robe noire. Vagret, procureur do la République â Mauléon, petite ville du pays basque, désespère do l'obtenir jamais, car il n'a point de relations. Le luge Mouzon, au contraire, voit tout on beau, protégé qu il est par le député Mondoubleau. l'ami d'Eugène..., le garde des sceaux. Un crime a été commis. Chargé de l'instruction. Mouzon croit trouver le coupable en Etchépare, paysan honnôte,mais contrebandier violent. Fort de sa conviction, il soumet ce malheureux au supplice du secret, l'abrutit, l'ahurit, lui tend dix pièges, le ■ cuisine > avec les raffinements d'un tortionnaire. Il fait pire : ayant découvert que Yanetta, femme de l'accusé, a dans son passé des fautes ignorées du mari, il la détermine, sous menace de révélation, à essayer d'obtenir d'Etchépare l'aveu d'un crime qu'il n'a pas commis. Le contrebandier résiste â tout, "i'anctta reprend conscience d'elle-même, injurie Mouzon, et elle est arrêtée. Tous deux seraient condamnés, car le procureur Vagret a très éloquemment requis contre eux. cl décrochera sans doute cette fois la robe rouge. Mais ce magistrat, pendant uno suspension d'audience, conçoit des doutes sur la culpabilité d'Etchépare, et, dans un beau mouvement d'honnêteté, en fait part au jury. C'est l'acquittement. La robe rouge sera donnée non â Vagret, mais â Mouzon. Ce juge, en eflet, aimant la fête, a causé un scandale â Bordeaux : il faut absolument le déplacer, et cela ne peut se faire qu'en lui accordant de l'avancement. Mais Yanetta. dont le bonheur est à jamais détruit, car. à l'audieneo, on a inutilement, sottement, révélé le passé â son mari, exécute Mouzon d'un coup de poignard.
L'teuvre est une des meilleures de Bneux. Cette satire de i'apparcii judiciaire est violente, certes, mais simplement et sobrement conduite, et l'auteur obtient parfois, sans efl'ort, d'admirables effets dramatiques.