‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 292 sur 363 · HÉLÈNE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE

Grandc-duchesse.

Née 1882.

Ep. 1902 Nicolas, prince

de Grèce; né 1872.

Paul Grand-duc.

Né 1860.

Ep. 10 1889 Alexandra-Georgievna, princesse de Grèce; née 1870. m. 1891.

2" 1902 mariage morganatique avec OI;^a Valerianovna Karnovitch , divorcés Pistoblkors, comtesse de Hobenfelsen ; née 1865. I

Marie Grande-duchesS' Née 1890.

Dimitri

Grand-duo.

Né 1891.

Nicolas II Né 1868.

Empereur 1894.

Ep. 18y4 ^Vlexandra-Féodorovna (Alix), princesse de Hesse, née 1872.

l« Olga, née 1895.

2o Tatiana, née 1897.

ï« Marie, niie 1899.

*» Aaastasie, née 1901.

50 Alexis, né 1904, grand duc héritier.

GeOROES XÉNIE

Grand - duc. Grande-duchesse.

Né 1871. Née 1875.

m. en 1899. Ep. 1894 le grand-duc Alexandre- Michaîlovitcb, né 1866.

Michel Né 1878.

Oi-OÂ Grande-duchesse.

Née 1882.

Ep. 1901 Pierre, duc d'Oldenbourg, ne

Michel-NicolaÎevitch

(Frère d'Alexandre II).

Grand-duc.

Né 1832.

Président du conseil de l'Empire.

Ep. 1857 Olga-Féodorovna (Cécile), fille de Léopold, grand-duc de Bade;

Nicolas Grand-duc.

Né 1859.

Président de la

Société imp.de

géographie.

An A ST ASIE

Grandc-duchesse.

Née 1S60.

Ep. 1879 le gi-and-duc Frédéric- François de Mecklembourg- Schwerin; né 1851, m. 1897.

Michel Grand-duc.

Né 1861.

Ep.l891,raorganatiquement, Sophie, comtesse Torby.

— Deux filles et un fils (comtesses et comte Torby).

Georges Grand-duc.

Né 1863.

Ep. 1900 .Marie, princesse de Grèce, née 1S76. I

' Nina, princesse,

née 1901.

' Xénic, princesse,

née 1903.

Alexandre

Grand -duc.

Né 1866.

Ep. 1894 la grande -duchesse

Xénie - Alexandrovna ( sœur

de l'empereur Nicolas II), née

1875. Enfants (princes) ;

ïïEROE

Grand -due.

Né 1869.

10 Irène, née 1895.

20 André, né 1897.

30 Féodor, né 1898.

*o Nikita. née l'.>00.

5» Dmitri. né 1901.

60 Rostislaw, né 1902-

Le 26 mai 1896, Nicolas II ëtait solennellement couronné à Moscou; les fètcs durèrent du 18 mai au 7 juin. Suivant l'usage, amnistie et remise do taxes ou de dettes à l'Etat. Le 31 mai, dans la plaine de Khodynskoïô, où des milliers d'échoppes avaient été drossées pour la circonstance, on distribuait au peuple, au nom du tsar, des nuantités de victuailles et do boissons ; la foule fut telle et telle la poussée, que prés de 3.000 personnes furent foulées aux pieds.

Le prince Lobanof avait accompagné à Vienne le tsar et la tsarine, le 25 août. Il rotournaii,le 30, à Saint-Pétersbourg, et l'on disait qu'il avait réussi à établir avec le comte Goluchowski un accord austro-russe sur les affaires d'Orient, lorsfju'il mourut subitement on chemin de fer, à Kief. Le tsar poursuivit néanmoins son tour d'Europe en compagnie de Chichino, adjoint au ministre des atlaires étrangères ; il rencontra lomperour allemand à Breslau. Il arrivait à Balmoral le 27 pour faire visite à la reine Victoria. Le 5 octobro, le couple impérial était reçu à Paris avec un enthousiasme extraordinaire : il présida ù la pose de la première pierre du poni Alexandie-III; une revue de 70.000 hommes eut lieu en son honneur au camp de Chalons.

Le prince Mouravicf, ministre à Copenhague, nommé ministre des affaires étrangères (il jauv. 1897) en remplacement du prince Lobanof, se rond aussitôt à Paris, où il est reçu par le président Faure.

I/cmporeur et l'imnéralrico d'Allemagne, rendant leur visite au tsar et à la tsarine, arrivent à Cronstadt le 7 août 1897 ; le couple impérial les reçoit et les conduit à Péterhof.

Vingt jours après, à un lunch dadieu donné à bord du / otfniau, le tsar et le président do la République française •léclaraient quo - les deux nations amies et alliées • prAservoraicnt autant qno possible la paix du monde.

Y amours, les manifestations amicales entre la Franco ?L? K"i*®"* !*^ ^""' renouvelés pério-liquement : en août 1899, Dolcassé, ministre des affaires étrangOres. va & Saint- Fôtorsbonrg ; en octobre. le comte Mournviof lui rend sa visite à Pans ; Dclcnssé retourne on avril 1901 dans la

capitale russe et, à la fin de septembre, Nicolas II vient assister aux manœuvres navales et militaires de Duukerque et de Reims. Les mots : « les deux nations amies et alliées a se retrouvent dans tous les toasts échangés entre le tsar et le président Loubet. Ce dernier se rend en mai 1902 à Saint-Pétersbourg, où il est accueilli avec enthousiasme. Le roi d'Italie y arrive à son tour deux mois après, on compagnie de son ministre des affaires étrangères, Princtti. C'était au lendemain du renouvellement de la triple alliance.

L'année 1899 a vu se réunir à La Haye la conférence do la paix, due à l'initiative du isar.

En avril 1900, un emprunt russe de 1.200 millions avait été souscrit plusieurs fois en Franco, en Anjrleterro et aux Ktais-Unis, l'Allemagne n'y ayant pas participé.

Mouvement révotutionnairef grèves, assassinats. C'e^t en 1900 quo s'ouvrit cette longue période de troubles qui n'est pas encore close. Des milliers d'étudiants et d'ouvriers furent tués, emprisonnés, déportés. Il est vrai que le parti révolutionnaire a multiplié les attentats : au commencement do 1902, on a attenté à la vie du général Trépof, chef do la police à Moscou. Sipiaguine, ministre de 1 intérieur, est assassiné par un étudiant do Kief; le prince Sviatopolk Mirsky le remplace, puis iîouliguine, à qui succède Plehve, tur par la bombe de l'étudiant Sazonof, do Tuniversité de Moscou (29 juill. 1901). Puis encore le grand-duc Serge, gouverneur général do Moscou, tué do même par une bombe ii7 févr. 1905), au moment où il sortaildu Kremlin en voiture. Il était l'oncle paternel du tsar. L'assassin, Kalaïef, fut exécuté le 17 mai. Le 25 du mémo mois, c'était le gouverneur do Bakou, prince Nakachidzé, qui succombait dans des conditions toutes pareilles.

Les troubles agraires s'étendent en 1908 à une dizaine do provinces, où los paysans se partagent les terres.

Le 22 janvier 1901, une foule composée d'ouvriers, à la (été de laquelle se tenait le pope Gupone. se présenta devant le Palais d hiver, disant qu'elle désirait remettre directement une pétition au tsar. Elle fut dispersée par les charges des cosaques et les coups do fusil de FiDfaa-

tcrie. On compta plus de 500 tués ou blessés. Gapone s'échappa. On découvrit, une année après, qu'il était de connivence avec les chefs de la police, dont il avait reçu des sommes importantes, et on le trouva pendu (mai 1906) dans une maison des environs de Saint-Pétersbourg.

En Pologne, à Varsovie, à Lodz, les émeutiers mettent le feu aux entrepûts d'alcool du gouvernement ; tous travaux sont suspendus. Au Caucase, à Bakou, les puits de f'étrole sont incendiés, la ville saccagée, les portes évauées à 12 millions de roubles.

Au commencement d'octobre 1905, une grève générale se déclarait à la fois à Saint-Pétersbourg et à Moscou, où les désordres prirent le caractère do la plus haute gravité. Le gouverneur général, amiral Uoubassof, fut blessé plus tard par une bombe.

Pans les provinces baltiques, l'insurrection est permanente pendant la seconde moitié do 1905 et la première do 1906; los propriétés, presque toutes aux mains de la noblesse d'origine allemande, sont saccagées et incendiées.

Les réformes constitutionnelies. Le début de l'année 1903 marque les premières concessions réformatricesdu pouvoir autocratique. Parle manifeste du 12 mars, le tsar annonçait sa résolution de renforcer les « lois de tolérance qui accordent la liberté religieuse » à ses sujets non orthodoxes et d'améliorer pour tous les condiiions de la vie. Parmi les mesures à prendre, il signalait : la réforme des lois rurales, selon les avis de personnes possédant la conliancc du peuple; colle de l'adminisiraiion des gouvernements et districts par des représeniants des régions intéressées; la nécessité de délivrer les paysans dos charges une leur impose le travail forcé, » mais le principe fondamental de la propriété en commun (le viir) doit demeurer inviolable, tout en facilitant an paysan lo moven do se séparer do la communauté à laquelle il appartient ». Lo 25 mars, un oukase abolissait, comme première mesure dans ce dernier sens, lo système qui rendait les communautés paysannes collectivement responsables dos contributions imposées & leurs membres.

Lo • Messager officiel » du 3 mars publie un manifeste

réactiounairo qui exhorto lo peuple à se serrer autour du trùno pour lo déffudrc contre les ennemis tlo 1 inirriour et qui est aussitôt corrigé par un rcscril impérial décidant que " les personnes los plus dife^aes, élue» par lo peuple ot investies do sa confiance, seront appelées ù pariicipcr à l'élaboration préparatoire des projets législatifs •>. C'est un premier pas dans la voie qui doit conduire à la Douma nationale.

lïouliguine avait été chargé d'élaborer un projet do constitution de coito assemblée : lo Isar lixc la durée des sessions, la proroge ou la dissout ; séances non publiques, où les journalistes pourront cependant être admis; los projets approuvés par la Douma ot lo Conseil dcmpire sont soumis au tsar ; une proposition d'initiative parlementaire doit porter 30 signatures et n'est prise eu considération quo sur l'avis favorable du ministre compétent; si cependant les doux tiers do l'assemblée l'appuient, la décision déflaitivo appartiendra au tsar ; toute demande d'interpellation doit porter 30 signatures, le ministre y répoiiura dans lo délai d'un mois ; los députés reçoivent lu roubles par jour, outre leurs frais de voyages, etc.

La fouille ofliciollo publie (18 aoiit 1905} : i» la loi instituant la Douma d'eiiipiro ; 2° le règloment concernant los élections ; .i« un manifeste annonçant l'institution de l'Assemblée nationale. Le manifeste du tsar est lu dans toutes los églises de i'ompire. Mais en môme temps, do nouvelles arrestations sont opérées do divers côtés.

Le 8 novembre 1905, lo comte Witto constituait le premier ministère russe, homogène en ce sens qu'il no contenait qu'un seul porsonuage do premier plan, lo comte Witte lui-môme. Le comte LamsJorf restait aux alFaires étrangères. Mais co cabinet ne dura que six mois. Il était remplacé le l"^ mai par un autre quo présida Goremykino, avec Stolypino à l'iniérieur à la place de Dournovo, Kokovtsof aux finances, Stchevglovuof à la justice, KaufTmann à l'instruction publique, Golitsyno aux voies et communications, ShirinsUy, procureur général du saintsynode. Isvolskv succédait au comte Lamsdorf.

La Douma et le Conseil d'empire sont ouverts le 10 mai 1006 par le tsar, en grande cérémonie.

La publication des • lois fondamentales » avait précédé du quaranto-huit heures cette réunion. D'après elles, l'empereur continue de posséder l'autorité suprême et «autocrati(^uou; il a l'initiative légale et l'approbation des lois, bien qu il légifère -> en union avec le Conseil de l'empîro ei la Douma ■>. Il décide de la paix ou de la guerre, disnoso soul do la force armée. 11 choisit les ministres ot les hauts dignitaires, ce qui implique ie droit de les congédier sans intervention de la Douma.

Les libertés civiles, l'inviolabilité do la personne, la nécessité d'un jugement eu formo avant toute arrestation, les droits d'association, de réunion, etc., sont inscrits dans les lois fondamentales ; mais des exceptions pourront étro édictées à l'égard des militaires et des fonctionnaires ou des localités déclarées en état do siège. L'approbation du Conseil de l'empire ot de la Douma est nécessaire pour les lois nouvelles; mais il n'est pas question pour ces Assembloos du droit d'initiative. D'autre part, le contrôle budgétairo de la Douma no s'exerce point sur certaines catégories de dépenses, celles relatives aux ministères de la cour, do la défense nationale, etc. Enfin, le gouvernement se réservo le droit do légiférer pendant les intervalles de la session do l'Assemblée, c'est-i-dire de substituer le régime des ordonnances au régime de la loi. D'ailleurs, le tsar demeure maître d'espacer les sessions commn il lui plaît ou mémo do supprimer simplumeut la Douma en ne la convoquant plus. Kn promulguaiît, à la veille de la réunion de 1 Assemblée nationale, ces a lois fondamentales u déclarées iniaugibles, le isar et ses conseillers ont voulu empêcher la Douma de se transformer en Assemblée constituante.

Lo discours du trône à l'ouverture soleuuelle des deux Assemblées, très court, demeurait volontairement dans le vaguo, de mômo qu'y resta la brève réponse du Conseil do Icmpiro. Celle de la Douma, au contraire, était lo dévctoppemcnt du programme du parti constitutionnel démocrali(iue prépondérant dans l'Assemblée : inviolabilité de la personne, égalité pour tous les citoyens, sans distinction de nationalité, do religion, de sexe ou do rang social; libertés civiques ; introduction du droit de sutfrage sous la formo du sutfrage universel, égal, direct et par vote secret, sans distinction de sexe, pour la représentation nationale comme pour les administrations locales autonomes ; règlement légal de la question agraire ; mise en œuvre immédiate de mesures eu faveur des ouvriers ; saiisfactiou aux demandes légitimes dos nationalités. Lo contlit, bientôt aigu entre l'Assemblée et le gouvernement, al)outit on juillet lyofl à la dissolution do l'Assemblée. .\près la dissolution de la Douma, rempcrour Nicolas II a affirmé son intention do poursuivre, par la voie autoritaire et administrative, la politique do réformes libérales qu'il avait esquissée au moment de l'ouverture de l'Assemblée. Tel fut le but de la constitution du ministère Stolypine, composé d'hommes libéraux, mais armés de tous les pouvoirs do police contre lesquels les députés russes avaient protesté. Aussi cette combinaison uu peu paradoxale fut-elle loin de satisfaire lo parti des cadets, encore moins les libéraux et les constitutionnels. Los détentions arbitraires, los exils de révolutionnaires continuèrent, et aussi les attentats. Le 26 juillet, une liombe éclatait dans la salle à manger de la villa du ministre Stolypino, sans atteindre celui-ci, mais eu blessant ]dusieurs do ses enfants, en même temps qu'une trentaine de personnes. Le général Kaulbars, peu après, était victime d'une tentative d'assassinat (la seconde en quatre mois), et lo général Minn était tué à coups do revolver par une jouno fille, sur le quai d'une gare de Saint-Pétorsiiourg. Par contre, il so formait, au sein de l'administration et do la police, ainsi directement menacées par les révolutionnaires, une sorte do Ctimorra qui reprit à son compte, contrôles chefs libéraux, les procédés meurtriers dos révolutionnaires. Le député libéral Herzcnstcin, do la Douma, fur. do cotte façon, victime d'un jugement do co tril>unal secret.

En septembre 1906, le gouvernement fit publier un n communiqué o destiné à exposer les motifs et les détails de son action (œuvre de la révolution, programme du gouvernement, futures mesures législatives^

Chemins de fer. Le chemin de fer qui doit relier la Russie avec la Perse est ouvert depuis 1905 entre Tiflis et Djoulfa, c'est-à-dire tout près de la frontière russojiorsaue, qui se trouve ainsi à3.2O0 verstes de Saint-Pétersbourg et à 2.600 verstes d'^ Moscou; ou projette de le

RUSSIKON — RUSSO-.IAPONAISE

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