‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 293 sur 363 · JAPON · texte numérisé non relu

JAPON

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prolonger jusqu'au centre commercial de Tauris, la capitale do l'Azerbeïdjan. Dès maintenant, les importatious de la Ilussio eu Perse ont beaucoup augmenté; alors qu'elles représentaient, en 1896, 15 p. loo seulement du commerce d'importation totale du pays, elles se sont élevées, on 1905, à 39 1/2 p. 100 et ne peuvent manquer de s'accroître encore, la nouvelle voie fcrréo supprimant le transbordement des marchandises qui se faisait, jusqu'à présent, à Bakou, d'où elles étaient transportées ù. bord de bateaux en Perse.

— Géuéal. Maison de Bomanov-Hohtein-Gottorp (tsars ou empereurs). I>a maison régnante de Russie descend nar la ligne féminine de Michel III Romanov (fils du boyard Féodor Nikitich Romanov), né en 1596. m. en 1645, qui fut élu en 1613 tsar héréditaire, lors do l'extinction de la famille de Rurik. Par la ligne masculine, elle a pour tige Charles-Frédéric, duc de Holstcin-Gottorp (maison d'Oldenbourg), qui épousa en 1725 Anne, fille do Pierre le Grand et sœur de l'impératrice Elisabeth. Lo dernier tsar de la lignée des Romanov, Pierre II, étant mort sans postérité {1730), le fils d'Anne et du duc Charles- Frédéric do Ilolstein-Gottorp lui succéda sous le nom de Pierre m. Celui-ci épousa en 1745 Catherine II, fille de Christian- Auguste, pnnco d'Anhalt-Zerbst, proclamée impératrice en 1762. Catherine II, née en 1729, m. on 1796, eut pour successeur Paul P% son fils, né en I75i, m, en 1801. Paul I"' eut quatre fils dont deux (Alexandre I" et Nicolas I") régnèrent tour à tour, et cinq filles qui épousèrent des princes des maisons régnantes d'Autriche, de Mecklembourg-Schwerin, de Saxe-Weimar, do Wurtemberg et de Prusse. (V. lo tableau généalogique.)

RuSSIKON, comm. de Suisse (cant. do Zurich [distr. de Pfii^lfikou]) ; 1.280 hab. Elève do bétail. Fabriques d'allumettes; tissage do la soie; fabrique do tapis.

Russo-japonaise (gcebre) [1901-1905]. Cette guerre, qui dura du 8 février 190 i au 5 septembre 1905, fut déclarée par le Japon à la Russie le 10 février 1904, c'est-à-dire deux jours après l'ouverture des hostilités, et eut pour prétexte la non-évacuation de la Mandchourie au mois d'octobre précédent par les troupes russes, mais pour cause réelle le désir de l'empire du Soleil-Levant de s'emparer de Port- Arthur et do prendre pied sur le continent asiatique, rêve qui n'avait pu être réalisé après la guerre sino-japonaise par suite de l'intervention franco-russe-allomande.

Après la rupture des négociationsdiplomatioues (Sfévr.), l'escadre japonaise, commandée par l'amiral Togo, attaqua traîtreusement, dans la nuit du 8 au 9 février, l'escadre russe mouillée dans la rade extérieure do Porl-Arihur, et lui torpilla deux cuirasses et un croiseur.

L'escaare russe, comprenant 18 grands bâtiments, dont 7 croiseurs, plus une quarantaine de torpilleurs, et commandée successivement par les amiraux Stark, Makarof (tué le 13 avr. 1904 à bord du cuirassé l'etropavlovsk qui fut coulé). Viiheft (tué le 10 août 1904) et Yiron. ne so remit jamais du coup fatal qui lui avait été porté dans la nuit du 8 au 9 février; elle cessa virtuellement d'exister après une sortie malheureuse qu'elle tenta le 10 août dans le but de rallier Vladivostok, où se trouvait une division do quatre croiseurs qui, après avoir fait avec succès la guerre de course, succomba également au combat du 10 août.

La flotte japonaise, comprenant 33 grands bâtiments, dont 8 cuirassés, plus un grand nombre do torpilleurs, établit le blocus devant Port-Arthur presque au début des hostilités; elle exécuta en tout neuf attaques sur l'escadro russe, bombarda la forteresse d'une façon intermittente et fit trois tentatives pour obstruer lentrée du port.

Maître de la mer au commencement même de la campagûc, le Japon put à loisir débarquer successiTement

ses troupes soit sur le littoral ouest de la Corée, à Tchinampo, soit sur les côtes est de Liao-Toung-, à Dagonchou, Pi-Tsé-Vo et Dalny, En faisant un eflort considérable, lo Japon put mettre en ligne jusqu'à cinq armées, dont retTectif total fut maintenu à environ 300.000 hommes par des envois continuels de renforts destinés A réparer les pertes, ot les armées furent placées sous le commandement du maréchal Oyama.

De son côté, la Russie qui, à l'ouverture des hostilités, ne disposait en extrême Orient que d'environ 6O.OOO hommes, put, grâce au Transsibérien qui amenait les renforts à Kharbine, mettre en ligne pendant la période des opérations actives environ 320.000 hommes, et plus tard, pendant la période d'accalmie qui précéda la si^naturo de la paix, 500.000 hommes. Ces forces furent divisées en trois armées, placées sous le commandement du général Kouropatkioc. Tandis que la première armée japonaise (Kuroki), débarquée à Tchinampo, marchait sur le Yaloa

Qu'elle traversait en battant le i" mai à Turentchen une ivision de couverture russe forte do 11.000 hommes, lo général Nogi, à la tête d'une armée de 70.000 hommes débarquée à Pi-Tsé-Vo, mettait le siège devant Port-Arthur, défendu par une garnison de 45.000 hommes que commandait le général Stœssel. Cette place, après une belle résistance, dut capituler le 2 janvier 1905.

En même temps que Nogi mettait le siège devant Port- Arthur, deux autres armées, celles des généraux Oku et Nodisu, commençaient, do concert avec l'armée de Kuroki, qui constituait l'aile droite, une marche concentrique, lente, mais méthodique, sur les forces principales russes qui se replièrent lentement vers lo Nord, toujours dans la direction de la voie ferrée, en livrant de nombreux combats darrière-garde. Kouropatkine espérait arrêter la marche otfensive des Japonais autour do Liao-Yang fortomont retranché, mais, après une série do sanglants combats qui durèrent dix jours, il dut évacuer cette place et se replier de nouveau sur Moukden. Un mois plus tard, le général en chef russe se décida enfin à prendre l'offensive, mais cette fois encore il fut trahi par la fortune des armes, et, après une lutte acharnée de huit jours (bataille do Cha-Ho, 10-18 oct.), les deux partis restèrent en présence à peu près sur les mêmes positions. qu'Us oi^anisèrent pour y passer l'hiver. Pendant la longue accalmie qui s'ensuivit, deux nouvelles armées japonaises, celle de Nogi, rendue libre par la chute de Port-Arthur, et celle de Kawamoura, formée avec des réservistes, vinrent renforcer les troupes du maréchal Oyama. Ce dernier, disposant dès lors de cinq armées, reprit l'oifcnsivo et écrasa l'armée do Mandchourie à la bataille do Moukdeo (23 févr.-lO mars 1905). Les Russes so replièrent dans le désordre le plus complet sur Tiélinc, puis Sypingoian, et restèrent â peu près dans l'inaction jusqu'à la signature do la paix. Après le désastre de Moukden, le général Kouropatkine avait été remplacé dans son commandement par lo général Linevitch.

Battue sur terre et sur mer, la Russie avait mis son dernier espoir en une seconde escadre, formée précipitamment à Kronstadt. Partie de Liban le 15 octobre 1904, cette escadre, comprenant 30 bâtiments de guerre, dont S cuirassés, sous le commandement de l'amiral Rojestvensky, fut détruite les 27 et 28 mai 1905 à la bataille de Tson-Sima.

La bataille de Tsou-Sima fut le dernier épisode important des hostilités, et elle décida la Rus>ie à agréer les offres de bons offices en vue d'une médiation que la France, l'Angleierro et surtout les Etais-Cnis s'étaient mis d'accord pour tenter. C'est le président Roosevelt qui eut l'honneur des premières démarches auprès des belligérauts, et celles-ci aboutirent à la signature d'un armistice et à la réunion à Port5mouth(E.-U.} d'une conférence,

RUSSWIL — KZEWUSKI

où lo baron Komura, d'une part, et M. \Vitte de l'autre eurent le principal rôlo. La principale ilifticulté dos négociatioDS porta sur la «jucstion d'une indeinnité de guerre de trois milliards, quo le Japon préteDdait imposer à la Russie, et que celle-ci se refu.sait obstimimoni à payer. En fin de compte, et a la suite probablement d'une action êner*;ique de rAugleicrrf, qui venait précisément de renouveler avec le Japon son traité d'alliance, cette der- • iôre puissance rcnon(;a à sa domaudo d'iudemuiié, et l'accord put être conclu. Il comportait comme clauses principales l'évacuation de la Manuclionrio par les Kussrs et, sous réserve de compensation pécuniaire jjour les frais de construction du Transmuudcliourien, la substitution des Japonais aux Russes dans les accords avantageux que ceux-ci avaient conclu en Mandcliourio avec la Chine. De plus, la partie m<Tidionate de isakhaline était cédée an Japon, qui acquérait on même temps le droit de péclio sur une partie du littoral sibérien. Tout avanta^'euse qu'elle fût pour le Japon, celte paix sans indemnité de guerre fut loin de donner satisfaction au sentiment national japonais, et les plénipotentiaires, notamment le baron Komura, furent accusés, bien ù tort, d'avoir trabi leur cause, et encoururent de ce chef une grave impopularité. La guerre, qui dura dix-neuf mois, avait coiiié aux Russes 240.000 tués, morts de maladies, blesses et prisonniers, et aux Japonais 190.000 hommes.

RusswiL, conim. de Suï.'^se (cant. de Lucerne [distr. de Sursee]) ; 3.930 bab., en plusieurs hameaux. Pâturages ; élève de bétail; fromageries. Commerce de bois. Exploitation de tourbe.

*RoSTIGE (Henri), peintre et poète allemand, né à Werl (Westphalie) en 1810. — Il est mort à Stuttgart en l9uo. il était, directeur de la galerie de cette ville.

Rustique (saint), en lat. /iusticus, prêtre et martyr avec saint Denis, premier évêque de Paris. Fête le 9 octobre. — On honore à Lyon, le 19 juillet, un saint prêtre du même nom. — En Auvergne, saint Rustique ou Ro- TiRi, ëvêque, mourut vers le milieu du v* siècle. Fête le 24 septembre. — Citons encore saint Rustique, évêque de Narbonne, né dans la Gaule Narbonnaise, sur la fin du IV* siècle, mort vers l'an 462. Fête le 26 octobre. — Saint Rustique, évêque de Lyon au v« siècle. Fête le 25 avril. — Et le bienheureux Rustique, abbé de Vallombreuse, mort en 1092. Fête le i" août.

RuTA (Michèle), compositeur et musicographe italien, né à Caserte en 1827, mort à Naples en 1896. Filsetpetitlils de musiciens habiles, il fut d'abord leur élève, puis termina son éducation au conservatoire de Naples. Les événements de 1848 lui firent quitter furtivement l'école

Four aller s'enrôler parmi les volontaires de la guerre de indépendance.

De retour à Naples après le désastre de Novare, il se livra à des travaux importants et publia successivement

toute une série d'ouvrages didactiques : Cours complet de composition; Cours complet de chant choral; Grammaire élémentaire de la musique ; Brève M éthode de chant , tuuton donnant de nombreux articles à la •■ Gazzetla musicale " de Naples.

Dientét il commeu(;a à se faire connaître comme compositeur, en faisant représemer à Naples plusieurs opéras : teoniUla (1853) ; Ùiana di Vitry {isâit}, et l Imprtsano per proijctto{\v>l'i), ainsi qu'un ballet, /mcWa. Il écrivait aussi un grand nombre de messes, lui Te Deum, un Uet/uiem, des motets, et publiait plusieurs albums de mélodies vocales. Enfin il composait encore uu grand nombre de morceaux de chant pour des drames ou comédies représentés sur des théâtres non lyriques, et publiait une quantité de morceaux de piano. Mais cela ne suffisait pas encore â son activité. Feuilletoniste musical d'un journal politique, " il Corrierc dcl mattino », il fondait et dirigeait un journal spécial, ta Musica, et publiait sous ce titre : Storia critica délia coudtziuni delta musica in Italia, un petit livre excellent et rempli d'idées pratiques. Enfin, Huta était professeur au couservatoiro dont il avait été lélève. — Une tille de cet artiste fort distingué, Gilua Ruta, à la fois pianiste, cantatrice et compositeur, s'est acquis eu Italie une grande renommée de virtuose.

RUTE ou RUTI, comm. de Suisse (cant. d'ApponzoU [Kbodes-IntérieuroSj), sur la Sitter, affluent de la Thur; 2.000 bab. Pâturages; élève de bétail; fromageries; commerce de bois ut de tourbe; fabrication do broderies; scieries.

RUTÉNITE n. f. Sulfure naturel de cobalt.

RuTHNER (Antoine de), alpiniste et géographe autrichien, né et mort à Vienne (1817-1897). Tout en remplissant diverses fonctions judiciaires, il a fait l'ascension des plus hauts sommets des Alpes autrichiennes, ce qui lui a mérité de devenir lo président du Club alpin d'Autriche. On lui doit : les Alpes d'Autriche et de Suisse (1843) ; les Monts Tauern (1864) ; Voi/apes dans les montagnes et les glaciers du Tyrol (1869); l Empire d'Autriche .-histoire, géographie et ethnographie (1879).

RuTi ou RuTHl. comm. de Suisse (cant. de Saint- Gall [distr. dOber-Rheinthal]/ ; 1.200 hab. Pâturages et élève de bétail; fabrication de broderie.

Run, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr. de Hiuwilj), sur la Jona, tributaire du lac de Zurich; 4.S00 hab. Fabriques de métiers à tisser; filature de soie; tréfilerie et fabriques de clous, de machines à coudre, de ressorts de sommiers, etc.

RUTIDÉE n. f. Genre de rubiacées - ixoréos , voisin des caféiers, mais ayant des graines à albumen ruminé. (Les rutidées sont de petits arbrisseaux à feuilles coriaces, formant une quinzaine d'espèces presque toutes malgaches.)

RuYSBROECK, comm. de Belgique (prov. do Brabant ; arr. do iiruxclles]), entre la Senne, tributaire de l'Escaut, l»ar le Ruppel, et le canal de Charleroi; 4.S00 hab. Fabrication do tissus; produits chimiques; fonderies. — Commune do la province d'Anvers (arrund. de Maliues), sur lo Kiipcl, tributaire de l'Escaut; 2.100 hab.

RybatzkaÏA, bourg de Russie (gouv. de Saint-Pélersbourg), sur la Neva, grossie à cet endroit de la Mourztnka et do la Slaviauka; 3.000 hab.

RybnaÏA, bourt,' de Russie (gouv. do Kazan fdistr. do I.au lict jl, sur la Kama, affluent du Volga ; 3.000 hab.

Ryboucbkina-BOLCHALA., bourg de Russie (gouv. de Simliirsk [distr. de Kourmychj), sur la Tchcmbareïka, suus-alllueiit du \'olj.'a par la Miediana et la Soura ; 5.000 hab.

RyCKEVORSEL ou RyckE-VORSEL, comm. de Belgique ipiuv. d'Anvers ^arr. de Turnhout]), dans la Campiuc; 3.570 hab.

Ryczka, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Galicio 'cercle de Koloméa, distr. de Kossow3< près de la Rybnika naissante, sous-affluent du Danube par le Pruth; 3.000 hab.

Rymenam, comm. de Belgique (prov. d'Anvers arr. de Malines];. sur la Dyle, tributaire de l'Escaut par le Rupel; 2.100 hab.

RTPAROSE n. f. Genre de flacourtiacées paugiées, voisin des panges, mais a^'ant des feuilles penninerves et des étamines soudées par leurs filets. (Les espèces habitent le sud-est de l'Asie.)

RYTHMER v. a. Soumettre à un rythme : Rythmer sa marche au son du tambour.

RZEWUSKI (comte Stanislas), écrivain russo-frau- (.'ais, né à Kiev (Russie) en 1863. Neveu de M°" Hauska, née Rzewuska, qu'épousa Balzac, il parcourut l'Europe, recueillant des impressions et étudiant la littérature. Il s'acquit bientôt en Russie et en Pologne une grande réputation d'auteur dramatique [Don Juan, Faustine), qu'il tenta de gagner en France avec des drames, comme : le Comte Witold (3 actes, 1889), l' Impératrice Faustine, transposition de sa pièce jouée à Varsovie (5 actes, Porte- Saint-Martin, 1S91) et Tibère à Caprée (5 actes, même théâtre, 1894), œuvres qui témoignent d'un talent sérieux et d'une très noble préoccupation d'art, mais peu faites pour devenir populaires. Le comte Rzewuski a publié, entre autres ouvrages. Etudes littéraires sur Henri Becque, Paul Bourget, Gabriel Séailles, etc. (1888); Alfredine, roman, en grande partie autobiographique (1889^; le Doute (1891) et Déborah (1893), études de la vie russe, où l'auteur accumule les déclamations désenchantées et les tirades humanitaires.

SaalFELDEN, bourg d'Auiriclie-Iionp^rio (prov. de Salzbourg jh-slr. do Zellâm-Seej), à queUiue distance do la Saa!a''h. sous affluent du Danube par l'Inn ; 4.000 hab. N'ignoblos. Toilos.

Saarwellingen, bourg d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. du Khin, présid. de Trêves, cercle de Sarrolouis]), sur l'Elbach, sous-al'llueut de la Moselle par la Sarre; 2.800 hab. Forges. Scieries.

SaarWERDEN, bourg d'Alsace-Lorraine f Basse-Alsace [cercle de Saveriïe]\ sur la Sarre; 600 h. Village aujourd'hui sans importance, Saarwcrden fut jusqu'en 1793 lo si^ge d'une importante seigneurie, que la Convention engloba dans la commune de Saar-Union (1793).

SABAL n. m. Genre de plantes de la famille des spadicitlores. fossiles dans lo tertiaire de l'Amériane du Nord. (Les sabals avaient une lige grèlc, cyliaorique, couronnée do rouilles palmées imparipennées.)'

SABATIERî^Paul), historien et publiciste français, né à Saint-Michol de Chabrillanoux (Ardèche) en 1858. Après avoir terminé ses études de théologie protestante à Paris, il exerça lo ministère à la paroisse française de Saint- Nicolas de StcasbouTi:^ et fut ensuite pasteur à Saint- Cierge-la-Serre. Il démissionna pour raison de santé et se consacra à l'étude de l'hisioire. Il a publié : la Didnc/tv ou l'Ettscignerneiit des douze apôtres (1885); la Cathédrale (IS.H9); Vie de saint François d'Assise {\S9\\ remarquable monographie, établie sur des documents découverts par l'auteur dans les archives italiennes, ei qui obtint un grand succès et fut traduite en plusieurs langues; un AoHveau Chapitre de la vie de saint François d'Assise (1S96); Spéculum perfectionis,du frère Léon (1898); Tractatns de indulf/entia, du frère Bartholî. avec doux opuscules inédits do François d'Assise (1900) ; Begula aiitiqua Fratrum et Sororum de paenitentia (1901): Description du manuscrit franciscain de Liegmts : Antiqua legenda de S. Francisci (1902); Description du Spéculum vitœ bcati Francisci et soclorum ejus (1903); Examen de la vie de frère Elie du Spéculum vitœ (1905); Examen de quel(fues travaux récents sur les opuscules de saint François (1905): A propos de la séparation de l'Eijlisc et de l'Etat. Origines

de la crise, situation actuelle de l'Eglise romaine en France, conséquences de la détwnciation du Concordat (1905) ; etc.

SABIACÉES (s^i n. f. pi. Bol. Famille de plantes dicotylédones dialypélales , voisine des sapindacées, des célastracées et des rhamnacées, et qui comprend 70 espèces. (On divise les sabiacées en deux tribus : sabiées, à cinq élamtnes fertiles; mitiosmées [miliosmo, phoxante, ophiocaryon] avec trois étamincs fertiles.) — Une SA-

BIACÉE.

SABXE {bî) n. f.

Genre de dicolylédoncs dialypélales.

type de la famille des sabiacées.

— Encvcl. Les sa- Aie» sont des arbres ou des arbustes caractérisés par leurs fleurs ré^^ulières, hermaphrodites, dont les sépales . pétales et ctamincs soni superposés, non alternes.

Lovairc est à deux carpelles ferméscontcnant deux ovules anatropes, pendants, à deux téguments. Le fruit est drupacé : la graine est dépourvue d'albumen. Les sabics habitent l'Asie méridionale et l'Amérique du Sud.

SaBIO (Gianantonio, Stefano et Pieiro Niccolim de\ frères, imprimeurs à Venise au xvr siècle, originaires de Sabbio (proT. de Brescia). Ils ont imprimé un certain nombre de livres grecs: Triodion (1522); Epicteti enchiridium (1528); EpistoLr divi /•mi/i (1533): etc. Gianantonio a publié seul : Fulvii l'eregrini Morati opéra (1534): iVorum Testatnentum gratcè (1538) ; Virgilii opéra cum xYic. Erythrri adnotalionibus (1539): etc. D'autres volumes portent le nom de Stefano seul : Corona pretiosa, sorte de manuel pour ap-

Sabic : a. ileur.

B. Basilii Cxsarientis princeps (1537); A/cint/i

prendre la langue grecque {^1527

e/iiseopi opéra quxdam grxce. éd. ^^ ^ ,, .

sermo doctrinalis de d'-ymatibus piitonis. qrxcè (153S), etc. I..e Pselli opus quatuor malhematicas disciplinas Î153Î) porto la suscription : Apud Stephanum .'Sabtum et fratrtt. Enlin.Pietro semble avoir plutôt imprimé seul des livres en italien : Opère toscane di Luigi Alamauni (1533); {/iu^fino historico nuovamente in lingua toscana tradotto (1535).

* SABOT n. m. — Zootecbn. Nom donné à une variété de gallinacés, dont l'origine est assez mal définie.

— EscYCL. Connues dans les pays d'élevage sous les divers noms de coq de Cei/lan, coq de la Perse, sabot de Hollande, race de Waltikiki, ces volailles présentent comme caractère principal une aoscncc complète de faucilles, qui leur donne on etTet la con formatio n d'un sabot. Assez semblables à la perdrix comme taille, elles ont im plumage ordinairement brun et noir, parfois coucou, mais la coloration est peu flxe, et les variations qu'elles préscnlent sont nombreuses. Rustiques et très alertes, vagabondant du matin au soir à la recherche de leur nourriture, les poules de cette variété sont bonnes pondeuses et possèdent une chair délicate,

* SABOTAGE n. m. — Acte tnaltaonnête de tout ouvrier qui introduit volontairement des malfaçons dans îouvrago qu'il doit exécuter.

Coq et poule sabot.

SABOURALD

SAIILI

SaBOURAUD tHavmond-Jac.jues- A«irion), mcMlccin «U'rmatoI.)t.nsiu fr;in«;àis, no A Nantes en 18tii. Intornf! à l'hôpital .Saiiit-Luuis on 1892, il appli'iua une nouvollo technique hactèrioloyiciuo à l'étude des maladies i)arasitaires de la peau vi spécialement à celles des teignes et découvrit que les champignons inférieurs qui déterminent ces maladies sont bien plus nombreux qu'on ne le croyait. Il eu décrivit une quinzaine d'espèces dans sa thèse de doctorat sur les trichophfflifS Immaiiies (I8y4). Contiuuant ses études sur les affections du cuir chevelu. il publia un volume sur la pelade et les teignes de l'enfant (1895) ; puis, dans les « Annales de l'Institut Pasteur ■•, la m^mc année, un mémoire sur l'origine microbienne de la séborrhée yrasse, qui pour lui détermine la calvitie vulgaire. II a commencé en 1900 un traité des tnaladies du cuir chevelu, dont les deux premiers volumes ont para : Maladies sébovrhéitmes (1902); Maladies pelliculaires\\90i). Il a collabore au 'Irailé des maladies de ienfance, et à la Pratit/ue dennatoloijiiine. En 1905, il a publié un Manuel élémentaire de dermatologie tuponraphn/ue à l'usage des étudiants et des médecins. Kniin. poursuivant ses recherches sur les teignes, il donna, en janvier 1901, dans les « Annales de l'Institut Pasteur », une méthode de traitemont rapide des teignes par les rayons X, aiiplirjuée avec succès depuis lors à l'hôjiital Saint-Louis.

SabraN de PoNTEVÈS(/ean-Bapiiste-Elzéar-Marie- Charlcs, comte uk), homme politique fran^^ais, né à Grignols(Gironde)en 18:,1. Il fit, comme volontaire, la guerre francû-allemando do 1870-1871, entra ensuite à 1 Ecolo spéciale militaire de Saint Cyr, et servit dans la cavalerie. Il était chef d'escadrons de cuirassiers, quand il démissionna on 1S96. Grand vo>'ageur, il a parcouru une grande partie de 1 Asie, les Indes, l'Algérie, la Tunisie, etc. Attaché au service d'honneur du duc d'Orléans, il lit partie du comité central de la Ligue de la jeunesse royaliste et fut nommé en ïsys président de la Jeunesse roj-alistc d'Indrc-et-Loire. La même année. U fondait un journal, « le Clairon de la Villotte-Combat .., pour soutenir sa candidature législative dans cette circonscription, mais il fut battu par Clovis Hugues. Impliqué dans le complot do 1899 contre la sûreté de l'Etat, et arrêté le 12 août, il fut traduit devant la haute cour de justice, qui l'acquittait le 4 janvier 1900. Aux élections de 1902, de Sabran posa de nouveau sa candi<laiure à La ViUette; il n'y fut pas plus heureux qu'en 1898. Collaborateur de la « Nouvelle Revue», du « Figaro », du " Gaulois », de la a Revue de Paris ». etc., il a publié : l'ïnde à fond de train (1886); un Àaid en Asie (1890) ; Lettres à Fanette (1895); Pro patria (189H) ; tes Veillées du Gerfault (1905).

SABULAIRB {1er') adj. Qui habite le sable. *SACCHARINEn.f. — Encycl. Dr. La loi du 30 mars 1902, interdisant l'emploi de la saccharine ou de toute autre substance cdulcorante artificielle pour tous usages autres que la thérapeutique, la pharmacie et la préparation de produits non alimentaires, avait laissé à un règlement d'administration publique le soin de déterminer les conditions de livraison ao ces substances aux industries qui les utilisent, ainsi que les justifications d'emploi par ces industries. Le décret du 16 mai 1903 est venu astreindre les industriels à faire une déclaration sur timbre spécifiant la nature des produits à la préparation desquels les substances édulcorantes sont destinées ; le procédé qui sera appliqué pour la mise en œuvre de ces substances et, s'il y a lieu, pour leur destination; la quantité annuelle à employer. Cette déclaration doit être adressée au directeur clés contributions indirectes du département dans lequel est située l'usine. Les industriels doivent en outre déclarer, huit jours avant une première livraison, de quelles fabriques ils tireront les substances à employer. Celles-ci sont transportées des fabriques jusqu'aux établissements industriels dans des récipients portant une marque d'identité ot revêtus du plomb de la régie, qui doit être présenté intact à l'arrivée. Un acquit-à-cautiou accompagne le chargement. Les substances édulcorantes sont emmagasinées dans un local spécial, placé sous la clef du service des contributions indirectes, d'où elles ne peuvent être extraites que pour être dénaturées ou mises eu œuvre séance tenante. Ces opérations ne peuvent ôtro faites que de jour. Le ministre des finances, après avis du comité consultatif des arts et manufactures, fixe, pour chaque industrie, les conditions propres à empêcher

2ue les substances ne soient détournées de la desiiuation éclarée. Les industriels sont soumis à l'exercice des employés de la régie qui tiennent leur compte de magasin dont lo décret fixe le mécanisme. Il est accordé une tolérance de 2 p. 100 sur les quantités prises en charge. Los contraventions aux dispositions do ce décret sont punies d'une amende de 100 à 1.000 francs.

*SAGCHAROMYCËS ou SAGCHAROMYCËTES n. m. pi.

— KhXYCL. Des recherches très récentes ont beaucoup modifié l'état do nos connaissances relativement à la question de la sexualité longtemps niée chez les asconiycètes. Diverses espèces de sacchnromj/cètes ont été l'objet de recherches sur cotte question, et'la sexualité y a été mise en évidence sans le moindre doute. Doux cellules naissent lourconlenu ot leurs noyaux se fusionnent. L'œuf formé est donc dû à une conjugaison par isogamie. Après cotte conjugaison, l'œuf donne tout de suite' naissance à un asque. Son noyau se divise on deux, quatre, huit, et il se forme autant de spores. Mises en liberté par la destruction do la membrane do l'asque et placées dans des conditions favorables, ces spores produisent une nouvelle végétation par bourgeonnement.

Dans certaines espèces, la coningaison a lieu beaucoup plus tôt. Co sont les spores elfes-mênies qui se conjuguent deux à deux et fusionnent leurs noyaux ; ce phénomène se j)roduit <|uelquefois dans l'asque même. .Mis en liberté, 1 œuf donne naissance, suivant les cas, tantôt à un développement végétatif par bourgeonnement, tantôt do suite directement à un nouvel asquo.

L'élude des saccharomycètes confirme donc l'exisicnco do la sexualité dans lo grand groupe des ascomycètes.

3ACCHAR0RRUÉE u. f. Syn. do DlAUiiTR .soCHli.

SACCOCALYX sa-ko-ka-likss] n. m. Bot. Genre do labiées mélissées. Ce genre est voisin du genre snriette, mais le calice se développe et devient rentlê. vêsicnleux autour du iriraUèue. Lo taccocalyx aaturéoidc habite l'Algérie.)

Sacconi (Giusoppo). architeclo ot homme politique nalicn, né on 1853, mon à Colleglglialo, près do Pistoia,

en 190r.. II siégea pendant quelques années à la Chambre des députés; mais c'est surtout comme architecte qu'il conquit sa grande réputation. Son œuvre principale, malheureusement inachevée, est le monument de Victor- Emmanu,?l IL Sacconi, surnommé ■- l'architecte de la nouvelle Italie », a dirigé un très grand nombre de travaux. Il fut élu en 189G correspondant de l'Académie des beauxarts de Paris.

•*Sachau (Charles-Edouard), orientaliste allemand, né à Neuinunstcr iHolsteîu) en 1845. — U a été nommé, en is;t8, directeur, ù titre définitif, du séminaire oriental de lierlin. Il publie depuis cette époque les Mitteilnngen des Seiniiiars filr orientalische Sprachen. Ses plus récents ouvrages sont : le Droit musulman d'après la aoclrine scha- /itte (li^l); Sur l'Euphrate et le Tigre, ^utcs de voi/nge (1900); le Deuxième khalife Omar (1902). Il dirige la publication des « Archives pour l'étude des langues des colonies allemandes » (1902).

Sachseln. comm. de Suisse (cant. d'Unterwalden [demi-caiiL. d'Obwald]), sur le lac de Sarnen ; 1.630 hali. Vastes pâturages, élcvo de bétail. FabricatioD do chapeaux de paille.

Sacmsenburg, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Cariiittiie [distr. do Spittal]), sur Ja Drave, grossie à cet endroit do la MoU ; 2.700 hab. Gisements de fer. Métallurgie. Forges.

Saclay, comin. du département de Seinc-et-Oisc, arrond, et à 21 kilom. de Versailles, sur un plateau formant faîte entre la Bièvre et l'Yvette, affluents de la Seine ; 570 hab. lieaux étangs qui, au xvii" siècle, servirent à alimenter d'eau le château do Versailles. Fabrication de produits cliiniitjues. Sur le plateau, fort de Villeras, qui commande la voie ferrée de Chartres à Paris par Versailles.

Saco. ville des Etats-Unis (Maine [comté d'York]), sur la rivière homonyme qui la sépare de Biddeford; 8.000 hab. Fabrication de toiles. Chantiers de constructions navales. Filatures. Scieries mécaniques, etc. Navigation fluviale très développée.

Saconnex, nom de deux communes suisses du canton de Genève : la première, le Petit-Saconnex, à l kilom. et demi de cette ville et sur un coteau d'où la vue s'étend au loin; 6.400 hab.; la seconde, le Grand-Saconnex, 700 liab.

Sacre ia'-';, tableau de David. V. Napoléon, au t. VI.

SaDAVA ou Sadaba, ville d'Espagne (Aragon [prov. de SaragosseJ), sur le Hiquel. sous-affluent de l'Ebre par l'Arba ; 2.100 hab. Petite industrie. Fabrication de toiles. Distillerie. C'est une des cités les plus anciennes de l'Aragon ; elle figure au nombre des cincovillas, dont les privilèges étaient autrefois considérables.

SaeMICH (MALADifi ou ULCKRE de). Méd. Ulcératiou serpigineuso de la cornée, due à une origine infectieuse, et s'acconipagnant souvent d'hypopyon. ou formation do pus dans la chambre antérieure. V. KiiRATirii et

HYPOPYON.

SafENWIL, comm. de Suisse (cant. d'Argovie [distr. de Zofingue]); 1.350 liab. Elève de bétail; agriculture et culture des arbres fruitiers ; fromageries. Tissage de colonnades : tricotage à la mécanique. Menuiserie et construction de charpentes.

Saffi (Aurelio), homme politique italien, né à Forli en 1819, mort à San-Varano, près Forli, en 1890. Reçu docteur en droit, il alla faire son stage d'avocat à Rome en 1840 et commença dès lors à conspirer. Elu député de Forli à la Constituante romaine en 1849, il fut ministre de l'intérieur et triumvir avec Mazzini et Armellini. Après la chute de Rome, il se réfugia à Genève, puis à Londres, où il travailla à seconder l'œuvre de Mazzini par des publications et des conférences. Il rentra dans sa patrie en isr.o, fut député de Forli jusqu'en 1863, et se retira alors près de Forli, où il présida la Deputazione di storia patria délia /iomagna. Après la mort de Mazzini, il devint le chef incontesté do son parti et publia ses œuvres.

SàFNÀS, comm. de Suède (prov. de Kopparberg), près du Las Elf, qui so jette à cet endroit dans le lac Vesman ; 3.500 hab. Scieries mécaniques.

SaFONOV (Wassilv), pianiste, professeur et chef d'orchestre russe, né à Istschiorskaya (Caucase) vers i858. Il suivit à Saint-Pétersbourg les cours du lycée impérial Alexandre, tout en étudiant la musique avec Zaremba et lo pianiste Leschetitzky. Au sortir du lycéo, il entra dans l'administration, tout en so faisant admettre au Conservatoire, où il continua l'étude du piano dans la classe de lîrassin, et ce n'est qu'après avoir obtenu, en 1880, la médaille d'or pour le jnano, qu'il se consacra décidément à la carrière artistique. Il so fit applaudir dans plusieurs tournées de concerts, entreprises particulit'rement avec lo célèbre violoncelliste Davidov, puis fut chargé d'une classe de piano au conservatoire do Saint-Pétersbourg, d'où, quatre ans après, il passa à celui de Moscou. Depuis 18S9, il est devenu directeur do ce dernier établissement, et il a été chargé depuis lors de la direction des concerts de la Société musicale russe de Moscou. Dans ces dernières fonctions il a déployé, comme chef d'orchestre, un talent de premier ordre, talent dont on a pu apprécier A Paris toutes les qualités, dans divers concerts que Safonov dirigea et qui lui valurent un brillant succès.

SAFRE n. m. Terme par lequel on désigne une importante formation de sables et de grès qui constitue la base de l'étage viiidobonien de Provence.

Saf-SAF (orRD), fleuve de l'Algérie seplenlrinnale. dans le gouvernement de Constantine. II naît à quehpie distance d'El-Kantour. porte d'abord lo nom d'oued Benillraliim, puis d'oued Kl-I'enia, passe à quelque distance de la petite ville d'El-Arrouch, baigne Damiy^niont, et se jette dans la Méditerranée après avoir reçu lo Zeramna, un peu à IK. do Philippeville. Cours, i0i> kilomètres environ. Eaux abondantes utilisées pour l'irrigation de la vallée inférieure du fleuve, qui est une des régions agricoles les I>lus riclies do la province de Constantine.

Saoallo, Ville maritime de la colonie française d'Obok. sur le golfe d'Adon. qui forme à cet endroit la petite baio de Ta'Ijoiirali. Rade médiocre; mais Sapall" est lo point do départ des caravanes qui so dirigent sur le

Choa. En 1882, Sagallo fut cédé à la France, quo représentait l'explorateur l'aul Soloillet, par le sultan de Tadjoura, Houmcd Lolta. Ménélik, roi du Choa. approuva l'année suivante cette cession. En 1888, une exiiédition russe, toute privée, engagée sans l'aveu de son gouvernement, ayant essayé do s'y installer, fut bombardée i>ar un croiseur français.

SAGAMIE (mf) n. f. Genre de poissons acanthoptères. de la famille des gobiidés. créé en 1901 pour des formes

^ mm:;:,^

Sagat

découvertes dans les eaux du Japon. (La sngnmia rtissula est le type do ces petits poissons d'estuaire, voisins des

gobies.)

Sagan (Napoléon-Louis nE Talleykand Pkbigord, duc 1)1-; Talleyrano et de ValençaY, duc de), né â Paris en 1811, mort à Berlin en 1898. Il était tils du duc Edmond, mort en 1872, et do Dorothée, lille du duc de Courlando. Dans ses dernières années, il avait (piiiié la France pour s'installer en Allemagne, dans la principauté do Sagan (fief prussien), qu'il tenait de sa mère par héritage. U avait épousé, en premières noces, Alix, (ille du duc de Montmorency (1829), et en secondes noces Pauline do Castellane, hlle du maréchal. Le duc de Sagan, qui. tout en étant duc allemand, était resté Français, se fit représenter à la Chambre des seigneurs de Prusse par un notaire. Il était en grande faveur auprès de l'empereur Guillaume 1'% et Guillaume II lui témoigna toujours les plus grands égards. — Sou fils aine, ChaklesGuillalme- FKiirtKRic BosoN, prince de Sfgan, né en 1832, fut pendant de longues années, à Pans, un des maîtres de rêlégance, et épousa la fille du baron SeilUère, dont il so sépara.

SAGAT {fjha) n. m. Petites cymbales de bronze, quo

les aimées égyptiennes

attachent à laide de cordons au médius et au pouce de cliaque main.

SaGNE (La), comm.

de Suisse (canf. de Neuchâtcl [distr.de LaChauxde-Fonds]), dans la vallée des Ponts; 1.570 hab.

en de nombreux hameaux. Elève de bétail; fromageries; commerce de bois; tourbe; industrie borlogère.

* Sahara. — Exploration et pénétration. Après quelques voyages isolés, ceux de Laîng, de Caillé, de Barth, ce fut là conquête de l'Algèiie qui mar(|na le point de départ de la pénétration au Sahara. Duveyrier Texplora en divers sens et relia par ses itinéraires les positions déjà occupées. Par le traité de Ghadamès, en 1862. les Touareg s engagèrent à protéger le passage des caravanes françaises. Mais le massacre de la mission Flatiers, en 1880, retarda la pénétration et fit ajourner les études commencées du tracé d'un Transsaharien. Malgré lo traité de Ghadamès, l'insécurité la plus complète régnait au Sahara; Camille Douls fut assassiné en 1889.

Une convention franco-anglaise du 5 aoiit 1890, qui fixa comme limite méridionale de notre influence une Mirno tracée de Say sur le Niger à Barroua sur le lac Tchad, nous assura fes routes du Soudan occidental, nous donna accès au Tchad et nous permit de pénétrer dans le Touat, l'Adrar, l'Aïr. le Damergou. De nouvelles tentatives furent entreprises par Gaston Méry (1892-1893), Bernard d'Atianoux (1893-1894) et surtout par Fernand Foureau, qui, avec une si remarquable persévérance, explora toutes les parties du désert qui s'étendent au sud de l'.-VIgérie. (V. Folbeau, t. IV.) Nos ofliciers poussèrent aussi assez loin des reconnaissances vers le Sud, notamment le commandant Godron, qui s'avança jusqu'à Tabel-Kosa. en 1895, les capitaines Germain et Laperrine, qui poussèrent jusqu'aux portos d'In-Salah. en 189S. La mission Foureau- Lamy, de 1898 à 1900, traversa tout le Sahara jusqu'au Tchad et revint par le Congo. En 190o, la mission scientiH(|U6 Flamand, accompagnée par l'escorte du capitaine Pein, obtint la soumission d'In-Salah ; à la suite de diverses o])érations militaires, le Tidikelt, le Touat et lo Gourara furent successivement occupés.

La jonction etrectivo entre le Sud-Algérien et lo Soudan devenait relativement facile. Des reconnaissances, faites par des officiers français, eurent pour but de chAtier des brigandages et de faire sentir l'autorité de la France. Ce furent de véritables explorations, comme le raid du lieutenant Cottenesl et celui du lieutenant Guillo-Lohan. au ïloggar, en 1902. La môme année, le chef d'escadron Laperrine fit une reconnaissance au Mouydir. En 1903, avec le lieutenant Pi. 'bon et E.-F. Gautier, professeur à l'Ecole des lettres d'.VIger. il poussa jusqu'à In- Zize. En 1901, le même officier joignit A Timidouin le capitaine Theveniaut. venu do Tombouciou. Le capitaine Flye Sainte-Marie, en 1901-190.'.. coupa vers l'ouest les diverses routes partant du Sud-Marocain vers le Soudan. Au Hoggar, nous avions reconnu comme amenokal Moussa ag .\mastane, dévoué A la Franco. En I90ô, le capitaine Dmaux fit une lonrnée de police dans ce pays pour rétablir la paix avec les voisins, l'n inspecteur des télégraphes, Ktiennol. charge do l'étude d'uno liçne, ainsi qu'un géologue, Chudeau, et E.-F. Gautier rejoignirent le capitaine Dinanx. et le groupe atteignit Tin-Zaouten. point extrême des territoires algériens; Gautier rentra par Gao. sur lo Niger; Chudeau pénétra dans l'Air. A la fin de 190.^, et arriva au lac Tcliad, par Zinder, en mar> 1900. Enfin la colonne du capitaine Cauvin. partie de Tombouctou, est venue en I90fi occuper Taoudeni, où elle fut rejointe par les méharistcs des oasis sahariennes.

Sahu (kpreuve de). Pathol. Epreuve utilisée pour vérifier la sécrétion interne du pancréas dans les cas de cancer. t>n fait ingérer au malade 1 çr. do salol et on recherche, dans l'urine, l'acide salicylique, au moyen do

porchloruro do for. Si la coloration violotto caractf^ristiquo no so produit pas du tout, il y a cancer; s'il y a seulement retard dans son appariiion, il y a insufHsance pancréaliqno. Cc'lto énreuvo est désignée aussi sous lo nom û'^preuve du salot.

SaHURS, comm. du départoniont do la Seino-Inf<'^rioupo, arrond. ot à 8 kilom. do Rouen, sur la .Seine: :>^0 liait. Intéressante ù^dise, dont les parties les plus anciennes remontent au xi' siècle. Aux environs, importante forôt do .Souinaro.

SaignELÉGIER, comm. do Suisse (cant do Berne Mistr. dos Franrlics-Montagncsj) ; 1.120 liab. Klùvo de bùlail et en particulier do chevaux ; commerce de bois.

SaignON, comm. du département do Vaucluse, arronil. et à ;i kil. d'Apt, près du Calavon, sous-attluont du Kliôiio par la I>uranco; 7oO liab. Aux environs, exjtloitatiun de soufre. Citadelle ruinée; restes d'une importante abbaye bénédictine du vm' siècle, fondée par saint Marcicn.

SaXgo TaKAMORI, hommo d'Ktat japonais, né on 182C, mort en 1K77. Son antipathie pour les étrangers et .sa haino ù. ri-^ard du slio^'oun Yédo en firent un ardent partisan du mikado. A la bataille do Fusbimi (I8G81, il commanda les suMats do Saismna contre le sliot,'oun, prit uno jiart active à son renverscmoni et contribua a la prise de Yédo. Il fut ensuite, successivement, ministre de la Gruorro en 1870 ot commandant en chef de l'armée pondant la guerre contre la Corée, en 1873, nuis il so retira à Satsuma ot s'occupa do l'instruction militaire des samouraï. Kn I877, il se mit à la tôle de l'insurrection de Satsuma, fut vaincu, se réfugia dans l'île do Kiou- Siou ot, ((uan<l il so vit abandonné par ses dernières troupes, se Ht décapiter. Sa mémoire est restée très populaire au Japon.

SAÏKA n. f. En Russie, Gâteau de pâte en formo de petit pain.

*SAILLIE n. f. — Encycl. Dr. La réglementation administrative des saillies sur la voie publique (v. saili.ik, t. VIIJ résulte actuellement, pour la Ville do Paris, d'un décret du 13 août iy02.

Ce décret consacre une division des saillies en doux groupes principaux : i=> celles qui sont constituées par dos objets inhérents au gros œuvre dos bâtiments, commo les soubassements des maisons, les balcons ; 2" celtes qui sont constituées par des objets no faisant pas partie intégrante de la construction, comme les devantures de boutiques, les supports d'étalages, les enseignes, les grilles, les volets, les moulures, les marquises.

D'autre part, lo décret de VJ02 s'inspiro des idées suivantes ; rendre les saillies proportionnelles à la largeur dos voies ; les enfermer dans une li^ne enveloppante, dans laquelle les architectes ont la faculté do so mouvoir; favoriser io dévoloppemoni des silhouettes, c'est-à-dire autoriser de nouvelles et importantes saillies; permettre les constructions en encorbeIlement.(jusque-là interdites), sans toutefois qu'elles puissent troubler les voisins dans leur jouissance do vue latérale ; remonter à 3 métrés audessus du trottoir toutes les saillies gênantes pour la circulation,

Saincaize-meauce, comm. du départ, de la Nièvre, arr. et à li kiloni. de Nevers, sur l'Allier, affluent de la Loire ; 450 hab. Ch. do f. Orléans, avec bifurcation importante. Château du .mu" siècle.

SaINCTES {Claude "dk), controversisto français, né dans lo Porche en lvi5. mort au château do Crôvccœur en 1591. Devenu évoque d'Evreux en 1575, il embrassa le parti de la Ligue. Lors de la prise d'Evreux par lo maréirbal de Biron, il s'enfuit à Louviers ; mais il y fut arrêté par ordre de Henri IV et condamné à mort par le parlement do Normandie, pour avoir approuvé le meurtre de Henri III et enseigné qu'il était permis de tuer son successeur. Le roi commua sa peine en celle de la prison perpétuelle.

Sainpuits, comm. du départ, do l'Yonne, arr. ot â 23 kilom. d'Auxerre, près d'un petit sous-affluent de la Seine par l'Yonne ; 7ûû hab. Carrières do pierre à bâtir. Intéressant château du xv siècle.

Saint (lk) [il Santo], roman de A. Fogazzaro (1006), qui fait suite à Petit inondp d'autrefois et à Pt'lit monde d'aujourd'hui. (V. ces mots.) — Pietro Maironi, pour échapper à la fascination exercée sur lui par Jeanne Dossalle, s'était retiré dans un cloître de bénédictins. Là il s'était placé sous la direction do dom Clément, dont il partagea oientôt la réputation de sainteté. Tous deux, animés d'une foi aussi éclairée ipi'ardente, rêvent une rénovation totale de l'Eglise et sa réconciliation avec l'Etat laïque. Un jour que Pietro, vêtu en paysan et sous un nom ■d'emprunt, assiste à une réunion de catholiques libéraux dans la maison Salva, il est reconnu par .Jeanne Dcssalle, qui lo suit jusque dans son couvent de Sacro Speco ; mais, frappée de la majesté empreinte sur son visage, elle tombe à ses genoux, et, -bien que la foi lui manque encore, -elle jure de ne plus vivre que pour des œuvres de charité. La réputation do sainteté acquise par Pietro grandit de jour en jour; on lui attribue des miracles, et le peuple implore de lui des guérisons. L'autorité ecclésiastique en prend ombrage et lui ordonne do quitter l'habit religieux. JIl accepte rhospitalité que lui offre Selva ; mais, craignant de s'engourdir dans ce paisible milieu, il part pour Rome -ot obtient du pape Pie X une entrevue; il lui dénonce les quatre esprits inauv;iis auxquels l'Eglise lui paraît être en proie : l'esprit do mensonge, de domination, d'avarice et a'immobilité, et lui expose tout un plan do rél'urmes. Le pape semble approuver ses idées, mais trouve la tâche trop lourde. La cabale du Vatican, craignant son influence sur le pontife, le force à s'éloigner de Rome. Brisé démo- *ions, se voyant vaincu dans cette lutte sans trêve contre la haino et l'envie, il tombe malade ; sentant venir !a mort, il donne à ses amis ses dernières instructions et résume sa doctrine, toute d'humilité et d'amour. Jeanno Dossalle pénètre par surprise auprès do lui; il n'a plus la force de lui adresser la parole, mais il la voit embrasser ardemment le crucilix et meurt avec joie. Ce roman, qui est uno profession do foi et le nianifeato d un parti plutôt qu'une œuvre d'art, a été passionnément discutée en Italie et en France ; la cour de Rome, après quelques hésitations, l'a condamné.

SainT-AGIL, comm. du départ, do Loir-et-Cher, arr.

■et ù 31 kilom. do Vendôme, au-dessus de la Orenne, sous-

SAIILRS - SAINT-GEORGES DE BOLUÉLIER

aflluont do la Loiro parla Bravo ot lo I.oir; 650 liab. Ch4toau du xv" siècle. Cliapello do la Kcnaissanco.

SaiNT-ALBAN-SUR-LIMAGNOLE, ch.-l. de cant. de la iMzbrc, arr. et à :>.-> kilom. de .Marvojols, au-dessus de la J.imn<in,ilf ; î.oKs liai». Fabrique do sabots. fror*ts. Ch.-l.. depuis 1837, do l'ancien canton do Scrvcrotto, qui compte 5 comm. ot 5.040 hab.

Saint-ANDRÉ, comm. de ndgiquo [prov. do Flandre- Occidentale (arr. de UrugesJ ; 5.'J00 haii. Huilorio ; fabrication de sucre do betterave. Tanneries.

Saint-ANTOINE itn allem. Sankt Antonl), comm. do -Suisse (cant. de Kriliourg Jclisir. de Sin^ino ) ; l.r.30 hab. lilèvo do bétail ; scieries; comniorco do bois; tissage do la paille.

Saint-AUBIN, comm. do Suisso (cant. de Ncuch&tel ,distr. do lioudry ,), au bord du lac do Ncuchàtol ; 1.150 hab. Viticulture ; exploitation do forêts ; horlogerie. Station lacustre.

Saint-AUBIN-SUR-DUN, comm. du départ, do la Seine- Inl'éricure, arr. et i :ir. kiluni. d'Vvetot, à l'embouchure du Dua dans la Manche ; 191 hab. Bains de mer.

Saint-AUGUSTIN, comm. du départ, do la Charonto- Inl'orieure. arr. ot ù 17 kilom. do Marcnnes, à quelque distance do l'oct'-an .Vtlaiittqne : 500 liab.

Saint-beatenberg ou Beatenberg (en allem. Sankt Beatenberg , conim. de .Suisse (cant. de Berne 'distr. d'Interlakenli, sur le versant de la montagne do Saint-Beatcnberg et au-dessus du lac de Tliouno, à 1 . 130 m. d'altitude ; 1.100 hab. Très étendu (5 kilom. de longncur, ce village est relié à une petite anse du lac do ïhouno (Bentenhucht) par un funiculaire. La situation do Sainttieatenborg, abrité par la montagne et exposé au midi, son climat doux et agréable, son altitude, la beauté du panorama, ont contribué à en faire une station climatique tn'-s fréquentée. Les habitants s'occupent à l'élève du l'étail, sur les aljiagcs de la montagne.

SAINT-BERNARD n. m. Chien du Graud-Saint-Bernard.

Il PI. Des SAl.NT-BKR.NARDS.

Saint-BOËS, comm. des Basses-Pyrénées, arrond. et i 6 kilom. d'Orlhez, sur un petit s.-affl. de l'Adour ; 428 h. Eaux minérales sulfureuses bituniincuscs froides (12» C).

Saint-Cendre, roman, par Maurice Maiodroa (1898). — C'est un véritable héros que Louis-Alexandre de Villebrune, marijuis do Saint-Cendro. S'il embrasse la religion réformée, c est seulement par esprit do rébellion féodale. Il n'a rien de ces austères chanteurs de psaumes qui viendront plus tard à la suite de Calvin. Ainsi que tous les \rais hommes do la Kenaissance, c'est un superbe païen, dont l'énergie s'accroît dans la volupté. Ainsi fait, de lielle ot riche taille, généreux et frivole, prodigue et bien disant, il rencontre («artout lo plus entier dévouement, depuis sa femme, la belle Gabrielle de Vignes, qui, même séparée de lui, ne peut lui tenir rigueur d'avoir été indignement trompée, jusqu'au rude et fidèle écuyer Dartigois. qui aime son maître jusqu'à fermer les yeux sar la liaison do ce dernier avec son épouse, la touchante Catherine Gillot. Malheureusement, si la marquise do Saint- Cendre no demande qu'à rejoindre son mari et à tout oublier dans ses bras, l'oncle Christophe do Lanelet, qui la garde en son château de la Ilaiite-Ganne, ne l'entend pas ainsi, il ne parle de rien moins (|no de faire appréhender au corps Saint-Cendre, que Injustice rovalo a déjà pendu eu effigie, et il est soutenu dans sa coïero par sa jeune fiancée, la belle Gilonno de Bonisse, nue le même Saint- Cendre n'a pas craint do fesser pour la punir de son impertinence. Force est donc au marquis, pour recouvrer sa femme et ses droits, de tenter la prise do la Haute- (ianno. Aidé de Dartigois et de M. de Clérambon qui lui amène des hommes, il arme tous les mécontents du pays et entre par une brècho du château qui ne résiste pas longtemps. Mais Gilonne, dont la haine pour Saint- Cendre n'est peut-être qu'un sentiment quo son orgueil n'avoue pas, no veut pas que lo marquis reprenne sa femme, et se tue elle-même, après l'avoir poignardée.

L'œuvre do Maindron, fortement originale, n'emprunte rien au genre suranné du roman historique, mais se meut librement dans l'hisioirc. Les costumes, les armes, les termes techniques, toujours scrupuleusement exacts, nesont là que comme le vêtement essentiel de l'époque qu'il retrace, et sous ces vêtements ditférents palpite et vit l'homme avec ses mêmes vices ot ses mêmes qualités, mais plus vives et plus franches parce quo ces époques donnaient plus de champ au libre jeu des passions.

Saint-CLAIR-SUR-L'Elle, ch.-l. de cant. de la Manche, arr. et à y kilom. de Saint-Lô, non loin de lEUe; 550 hab. — Le canton a 14 comm. et 8.100 hab.

Saint-CUCUFA (ÉTANG de), petit étang de la forêt do la .Malmaison, dans la commune de Rueil (Seinc-et- Oise), situé à quelque distance do la Malmaison et dans un petit vallon. Ce lac occupe un site des jdus agréables.

Saint Cjr ^MOQUoient l'uuérairc Jo,.

Saint-Cyr imo.vument fcnéraibe). Un monument funéraire a été élevé, dans le cimetière do Saint-Cyr-l'Ecole, à la mémoire des élèves de l'Ecole militaire tombés pour

la défente do la patrie. Il comprend une partie architecturale, œuvro désintéressée de Louis Bruoet, et un hau-t relief décoratif d'un beau mouvement, en marbre blanc de Carrare, signé l'ellicia m C'arnim, IS40, et ilon du ministère de» beaux-arts. L'Immortalité y est figurée sous les traits d'une femme écrivant sur un cartouche : /m menmriam. Le monument, élevé aux frais des ollicicrs, des élevés do I Ecolo, et de la .Société des anciens élèves la ■ Saint-Cyrienne ■, fut inauguré par le ministre de la gucrro, général André, le 28 mars 1903.

Saint-DENIS-WESTREM, comm. de Ri Igiquc (prov do Flandre-Occidentale (arr. deGand ), sur la l.vs, tributaire de l'Escaut ; i.tvt hab. Fabriqué de chocolat. *Saint-DIZIER, ch.-l. de canton do la Hautc-Mamc. — Par un décret du 25 août 1905, ht ville de Sainl-Flizier a été autori.séo à faire figurer dans ses .. -delà

Légion d'honneur. Cette distinction :. ,,r In

souvenir delà glorieuse résistance .1. -j'ipes

allemandes et espagnoles de Charle5-t,iti.r,i <■;, iju Le comto de Sancerre et Lalando défendaient la ville Ijilando fut tué par un boulet de canon dès les premiers jours du siège. Mais la résistance n'en continua pas moins vaillamment, et la trahison seule fit capituler la ville Sancerre reçut une lettre faussement signée du duc do Guise, qui lui enjoignait de rendre la ville. Il obéit, et, après un siège do quarante jours, quitta Saint Uizier en emportant le corps de 1 jlande, et défila devant les troupes de Charles-Quint avec les honneurs de la guerre. ■ Braves garsl • so serait écrié François I" on apprenant la résistance de la ville. De là lo nom de Uraijnn ou Dragardi, que les habitants do Saint-Dizier sont fiers de porter.

Sainte-pot (Charles-Louis PuBBRKAix, dit), chanteur scénir|ue français, né à Vitry-le-François en 1817, mort à Neuillysur-Seine en 1877. Elève de Fanteroo cl do Garaudé au Conservatoire, il débuta en 1840 à l'Opéra-Comique dans l'emploi des trials. Doué d'une voix nasillarde assez fâcheuse, mais dont il se servait avec habileté en en tirant des etreis très comiques, excellent comédien et faisant preuve d'une verve boulTonoe qui ne tombait jamais dans la trivialité, il obtint pendant près do trente ans des succès ininterrompus. Non seulement il reprit avec l)onhcur dans le répertoire tous les rôles de son emploi, mais il fit un grand nombre do créations dans : Galalée, Giratda, le Cuid, la Fée aux rose», te Carillonneur de Uruiiet, le Pardon de Plocrmel, Jocritte, le Joailli-r de Saint-Jame; les Absents, Zilda, le Fila du brirjadier, te Voynfje en Chine, etc. En 1809, Sainte-Foy quitta l'Opéra-Comiqne pour Saint-Pétersbourg, où oo "lui offrait un engagement. Là, son jeu plein de finesse ne fut pas compris du public. Il revint bieutùt à Paris, fit une courte apparition aux Folies-Dramati(|ues dans le genre de l'opérette, et peu après lut obligé de quitter la scène par l'état de sa santé.

SaINTE-HONORINE-DES-PERTES, bourg du départ. du Calvados, arr. età U kiioiu. de Bayeux, à l'issue d'aoa petite vallée qui s'ouvre sur la Manche ; 408 hab. Baioi do mer. Château moderne d'Etreham, avec une splcndids allée de hêtres.

Sainte-MARGDERITE, bourg du départ, du Puy-de- Dôme, dans la coin tu. de \'ic-le-Comto, arrond. et à 18 kilom. do Clernioni-Ferraud. sur l'.illier, et au pied de la mont;igno do Saint-Uomain ; 250 hab. Eaux minérales bicarboiiatéos sodiqucs, ferrugineuses et arsenicales.

Sainte-harguerite (en allem. Sankt Margre-

then;, conini.de Suisso vcant. de Saint-Gall [distr. d'Cntcr- Rlieintlial I. sur le Rhin ; 2.000 hab. Industrie développée, ateliers mécaniques, usine électrique, fabrique de laque, de meubles. Fabricatioii de broderie ; élève de bétail ; vignoble. Vaste carrière do sable.

Sainte-marie, Sainte-marie-sdr-sehot ou

SAINTE-MARIE-LEZ-ETALLE,conini.delielgiquefprov. de Luxembourg arr. de Virlonjp, sur la Semoy, tributaire de la Meuse; 1.500 h. Carrières, scieries, distillerie.

Sainte-marie-dd-cantal, comm.

du Cautal. arroii.l et à il kilom. de Saint-Flour. à quoique distance do la Truyère, al'tluent du Lot ; 44S hab. Deux sources minérales bicarbonatées sodiqucs ferrugineuses, très gazeuses.

Saintes, comm. do Belgique (prov.

de Brabant ' arr. de Bruxellesj ; 2.600 h. Fabrique d huile.

SAINT-ESPRIT { sin-lèis-pri) n. m.

Bijou, appelé encore croix hucoenote ou croix CEVENOLE, que portaient jadis les femmes protestantes, et qui est encore à la modo dans les populations du Midi. (Ce bijou consiste eu une croix rappelant un peu celle de l'ordre du Saint-Esprit, et à laquelle est suspendue soit une ■ larme », soit une petite colombe. Quelquefois, lo bijou consiste en la colombe seule, mais alors plus grande, avec un petit cicur accroclié à son bec ou avec, trois larmes suspendues au bec et à l'extrémité des deux ailes.) il PI. des saint-esprits.

Saint -ETIENNE (en allem. Sankt Stephan'^ comm. de Suisse (cant. de Berne [distr. du Haut-Simmenihal ', dans la vallée do la Simme ; 1.400 hab. Pâturages, exploitation des forêts.

Saint-GABRIEL, bourg du Pas-de-Calais, comm. de Camiers. arr. et à 20 kilom. do Boulogne, sur la Manche; 880 hab. Bains de mer. Pêche.

Saint-GENEST (Emmanuel-Aribur-Marie Dceand DE BtTcHËRoN, connu sous le pseudonvme de), lournalista français, né à Tours en 1835. — Il est mort à Paris en 1902.

Saint-georges ou Saint-georges-ten-distel,

comm. de Belirique prov. de Flandre-Occidentale ^arr. de Bruges > sur le canal de Bruges ; 1.530 hab.

Saint-georges de Bodhélier (Stéphane-Georges DE BoDHÉLiKR Lfi'Elletier, dit), écrivain français, né à Kueil iSeine-et-Oise) en 1876. Il débuta en 1895 par la publication do trois courts essais : Discours sitr ta mort de

SaiDt-E&prit.

SAINT-GÉRARD — SAINT-PIK Rlll-

Anrcissc, la Vie hvron/ne lics ar/^ulurirri, des rois et des artisans, la I{êsurreclion des diciu-, et fit paraître successivement : l'J/irer en ynrditatiou ou Ifs t'assetemps de Clarisse (1896); /ù/h'- ou les Concerts cfiam/.clres (U97): les Eli'ments d'une /{^naissance française {1890); la /toute iio/re (r.'OOj ; la Traifi^di^ du nouveau Christ (IUOI): /histoire de /aicic fille perdue (190?) ; /)es passions de l'amour (1904), ainsi (pi un recueil do poèmes graiuliloquonts, encore fjuun peu creux, les Chants de fa vie ardente fl902). Au ihcàtre. il adonne^, mais sans succès, la Victoire, arame en cinq actes, joué par la troupe do l'Œuvre en 1898, et le /toi sans couronne, représouté au théâtre des Arts on 190G. Enfin, il a essaye de fomler une école lilièraire, te Naturisjne, et dirigé" une revue, la • Kevue naturiste », toutes deux éphémères.

SaiNT>GÉRARD, comm. de Belgique, prov. et arr. de Naniiir, sur le Hurnot, tributaire de la Meuse; 1.760 hab. Carrières de pit^rrc à biïtir.

SainT-GERMAIN-SUR-AY. bourg du départ, de la Manche, arr. et à :tO kiluiu. de Coutauees, sur VAy, qui finit bientôt après dans la Manche; 642 bab. lutéressanic église du XIV* siècle. Bains de racr.

Saint -GERMIER (Joseph), peintre français, né à Toulouse en isco, élève de Cabane). Il obtint, en 1889, une médaille île bronze à l'Exposition universelle (Paris). En 18'.»4, un /'ortrait et la l'ortie de peinte en pai/s basque lui valurent une autre raédailic. Uu voyage à Venise développa ses qualités de coloriste, et fixa désormais le choix ordinaire de ses sujets. Dés 189(i, sa prédilection nouvelle so marquait par un I^etit canal (Venise), et Chef de confrérie (Veuise). L'artiste insista, approfondît ses « intérieurs » de îSaint-Marc, à toutes les heures du jour, avec les effets du soleil mourant glissant sous les coupoles, ou caressant les ors sombres; les reflets des vieilles mosaïques byzantines, sont tous diversement beaux, tous riches de couleurs opulentes et sourdes. Cin(i morceaux de cet ordre, sur six envois, à l'Exposition universelle do 1900 (Paris), valaient à l'auteur une médaille d'or. Depuis, il ne s'est point lassé de peindre la ville des doges, et le Salon de 1905 montrait do lui un Petit canal à Veuise, avec un /ntérienr d'.itelicr. Lo musée du I.<uxembourg possède deux spécimens très intéressants de sa manière : V lînterrement à Venise et le /t'ï/iport secret.

SaINT-GINGOLPH, localité des bords du Léman, sur la rivière la Morge, qui la sépare en deux parties, dont l'une (rive droite) appartient à la Suisse (cant. du Valais

1d str. de Monthcy]) et l'autre au département français de a llauio-Savoic (arrond. de Thonon). La commune suisse a 660 hab. et la commune française 630. Pèche, construction de bateaux. Bien qu'appartenant à des nationalités ditférentes, les habitants des deux rives de la Morge ont conservé une vie commune active, et chaque localité participe aux services publics de l'autre, comme elle bénéficie de ses droits : président de la municipalité valaisanne et maire français assistent côte à côte aux cérémonies diverses. Il n'y a d'ailleurs qu'une paroisse, et le cimetière communest en territoire français, au pied de la petite église, qui dépend du diocèse d'Annecy.

SaINT-GOTHARD, bourg d'Autriche-Hongrie (Hongrie [comitat d'Kisenbourg;), à l'embouchure de la Veisiritz dans le Raab; 1.500 hab. Couvent de cisterciens, fondé en 1183. ^ranufartnre de tabacs. Le 1*' août 1664, Montecuculli y remporta une brillante victoire sur les Turcs, avec lo concours d'un corps français, que commandait Jean de Coligny.

Saintin {Henri), peintre français, né et mort à Paris (1346-1899). Elève de Ségé et de.Pils à l'Ecole des beauxarts, cet artiste s'est distingué dans le paysage et dans la figure. Il a débuté au Salon de 186:. Eu 1871, une /nondation lui valut lo prix Troyon. Bon nomltre de ses tableaux sontdans des musées: Vallée de Tioche-Gouet {1883. au musée de Tarbes); Soir d'automne (1887, au musée de Tourcoing) ; la /^emme du jardinier (1892, au musée de Chambéry); Panneau décoratif {à l'Hôtel de ville de Paris) : deux panneaux; l'rinlemps et Automne {salle à manger du Petit-Luxembourg), etc. Un choix de ses œuvres valait à Saintin une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1S89 (Paris).

Saint-jean en allem. Sankt Johann ou Alt Sankt Johann . comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall [disir. d'Ob(T-Toggenburgj), dans la vallée supérieure de la Thur. aftlucnt du Rhin ; 1.500 hab. Elève do bétail dont la commune fait un ^rand commerce; exploitation de forêts ; pâturages. Station d'été très fréquentée.

Saint-JEAN-AUX-BOIS, comm. du départ, de l'Oise, arrond. et à 10 kiluiii. de Compiègne, à quelque distance de l'Authonne, sous-affluent de la Seine par l'Oise; 400 hab. Très intéressante église, dont les parties les plus anciennes remontent au xii* siècle. C'est le dernier reste d'une abbaye bénédictine, fondée par la femme de Louis VI, Adélaïde de Savoie, qui y fut enterrée.

Saint-JEAn-de-glaine, hameau du départ, du Puydo-B»me, comm. do tilaine-Montaigut, arr. et à 16 kilom. de Ciermont; I6n hab. Eaux miuérales bicarbouatcos ferrugineuses et carboniques fortes.

Saint-jean-DE-LA-RIVIÈre. comm. du départ, de la Manche, arr. et a 31 kilom. de Valognes ; 250 hab. Bains de mer.

Saint-JEAN-dUlloa, forteresse bâtie sur l'un des noinitreux ihns bas de la cAto mexicaine et qui protégeait la villo de la Vera Cruz. En is38, le jinnce de Joinville s empara de cette citadelle, qui tomba encore aux mains des Américains en 1847 et que les Français occupèrent en 1R62 pour fermer le commerce du Mexique avec l'extérieur. Cet ouvrage de défense avait coûté plus de 40 millions de piastres à l'Espagne et au Mcxi<(Uo ; mais la forteresse, qui a quelque temps servi de prison, est aujourd'hui en ruine.

Saint-JEAN-L'ÉvangÉLISTE, bourg du Dominion eanadien (prov. de guél'cc ; comté de Bonavcnturoj), sur la Nouvelle; 2.';oo hab. Scieries mécanicpics.

SaïNT-JUUEN-LEZ-METZ, bourg d'Alsace-Lorraino (disir. de Lorraine ceicle de Metzli. au-dessus do la Moselle; 1.400 hab. Métallurgie du cuivre. Au-dessus du village, fort Manieulfel, qui, sous le nom de fort Saint- Julien, joua, peDdaol lo siège de Metz, eu 1870. un rôle assez inipurtaui.

Saint-Louis-de s- Français,

Saint-LAURENT-du-MANOIR, comm. du départ, de la Hordogne. arr. et à l»4 Uiloni. de Périgueux, sur le A/anuir. sous-aifluent de la Dordo^no par l'isle ; 4'-'0 hab. Source minérale, avec restes de thermes romains.

Saint-LAURENT-SUR-MER, comm. du départ, du Calvailos, arr. et à 16 kilom. de Baycux, à riuel<iue distance de la Maiiclie ; 266 hab. Jolie plage de sable et de galets.

Saint-LAZARE, comm. du dép. de la Dordogne. arr. et il 46 kdom. de Sarlat, à quelque distance de la Vézère. aniueni de la Dordogne; 6û0 hab. Sur le territoire de la commune, se trouve la célèbre grotte préhistorique de Bailegol. .Mine de houille.

Saint -LÉGER ou Saint- léger -lez>virton,

connu, de Belgique (prov.de Luxembourg [arr.de Virion }, sur le Ton. tributaire de la Meuse par la Batte et la Chiers ; 2. 130 hab. Carrières ; huileries ; tanneries ; fabrique d'instrumenis aratoires et de machines agricoles.

Saint-LÉONARD, comm. de Belgique (prov. et arr. d .\nvers) ; 2.450 hab. Tanneries; fabrique de machines.

SAINT-LEU n. m. Miner. V. calcaire (Gêol. Calcaire grossier, t. II).

SainT-LEU, bourg d'Algérie, dép., arr. et à 39 kilom. ilOran. à quelque distance de la côte du golfe d'Arzeii; 4.riOO hait. C'est le site de la fameuse colonie romaine de portas Magnus. Culture de l'olivier.

Saint -LÔ-D'OURVILLE, comm. du départ, de la Manche, arrond. et à 29 kilom. de Valognes, à quelque distance du littoral de la Manche; 610 hab. Bains de mer.

Saint-Louis-des-Français, église nationale des Français, à Rome. Elle a été construite en 1589. Elle est à trois nefs, divisées l>ar des pilastres coniques, l.a façade est de Giacomo délia Porta. La seconde chapelle de droite contient les belles fresques do Sainte Cécile, chefd'œuvre du Dominiquin,et une copie par lo Guide de la Sainte Cêcilfi de Raphaël qui est à Bologne. On remarque dans cette église le monument de Claude Lorrain, érigé en 1836, et celui des Français tués au siège de Home (1849J.

Saint-Louis-des-Français (établissements relir.iEux ET CHAuiTABLKS DE), à Rome et à Lorette. Ces établissements sont au nombre de dix-huit, sans compter l'Académie des beaux-arts, à la villa Médicis, fondée par Louis XIV sous le ministère Coibert. Le plus important, dont le groupement tire son nom, est la confrérie, paroisse et hôpital de Saint-Louis-des-Français. fondé en 1478.

Ils sont administrés par une députation composée de six membres et présidée, jusqu'en 1905, par le secrétaire de l'ambassade de France près le saint-siège. Ils ont été organisés, en vertu de règlements promulgués avec l'aj»- Ijrobation du ministère des affaires étrangères, par les ambassadeurs français auprès du Vatican. Le Mémiàre hisloriipie sur les institutions de la I^rance à Rome, de Pierre Lacroix et Jean Arnaud{18y2). contient tous les documents relatifs à leur histoire et à leur constitution. Le dernier de ces règlements, en date du 31 octobre 1891, arrêté par Lefebvre de Béhaine, alors ambassadeur à Rome, a résumé et précisé toutes les décisions antérieures.

Depuis la suppression de l'ambassade de France près le Vatican, le département des affaires étrangères a confié à un agent spécial, Raffray, consul général en retraite, la présidence do la députation administrative elles fonctions do l'ancienne ambassade.

Le patrimoine des établissements est composé : de biens immobiliers et mobiliers ayant pour origine des dons et legs, maisons à Kome et biens fonciers à Lorette ; de valeurs mobilières, surtout en rente italienne. Sa valeur totale est d'environ s.ioo.ooo francs. Une partie des ressources annuelles est consacrée à l'entretien do l'église nationale et du chapitre de Saint-Louis-des-Français et à des fondations pieuses; une autre à des dots pour jeunes filles pauvres, suivant les conditions des dons et legs. A des secours à des Français résidant ou de passage à Rome.

SaiNT-LUPICIN, comm. du départ, du Jura. arr. et à 6 kilom. de Saint-Claude, au-dessus d'un netit sous-alfluent du Rhôno par la Bieniie et l'.Vin; 820 hab. Intéressante église, dont quelques parties datent du xi' siècle. *Saint-Marceaux vCharles-//c/Jtî de\ statuaire français, né à Reims en lS4r). — .Vnx (euvres déjà mentionnées de cet artiste, il faut ajouter ; la Dnue de pique, statuette [>ierre (1.H90); le buste de Jadin ; celui .de .!/■»' de Snint- A/arceauT; l' Aurore. ligurine marbre ; Nusdesiinécs, plâtre. Le musée du Luxembourg compte trois œuvres de Saint- Maroeaux : son premier succès au Salon, la Jeunesse de Hante, marbre (1868) ; lo Génie t/nrdant le secret de la tombe, marbre; le buste en bronze de Oaifnan-ltuuveret, etc. I iiulairc d une médaille dor à l'Exposition universelle de 1889 (Paris), membre du jury en 1900, Saint-Marceaux est membre de rinstitut depuis 1900.

SaiNT-MARCOUF, comm. du départ, de la Manche, arr. et a M kilom. de Valognes, à quelque distance du littoral de la Manche; 650 hab. Belle plage de sable fin. assez fréquentée par les baigneurs pendant la saison d'été. Intéressantes ruines d'une chapelle de Saint- .Michel. Au large, lies de Saint-Marcouf. où les Anglais, on 1793, eurent un établissement permanent.

Saint-MARD, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg !;arr. de VirionjS au conUuoin de la Viro ot du Ton

Ojassin de la Meuse); 1.030 hab. Fours à chaux; tuileries;

fabrication d'objets en osier tressé.

Saint-MARTIN-DE-VARREVILLE, comm. du départ, de la Manche, arr. ei à 21 kilum. de Valoj:nes. à quelque distance du littoral do la Manche; 340 hab. Bello l<lage de sable.

Saint-martin-D'Oydes, comm. du départ, do l'Ariége, arr. et a 11 kilom. de Pamicrs, sur le Tour, sousaffinent de la (jaronne par l'Ariège; ."iSO hab. Inlôrcssaoto enceinte du xiv* siècle. Haras.

Saint-MARTIN-DU-FOUILLOUX, comm. du départ. des Dcux-Sevres. arr. et à 1 1 kiloni. de l'aribenay, près de l'.Vuzanoe naissante, sous affiueut de la Loire j»ar le Clain ; 700 hab. Scieries mécaniques.

Saint-Maur {hkligieuses de). Ces religieuses s'appelleut ufficiellemenl Sœurs de l Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus, mais on les nomme vulgairemeut les reli^iieuses ou les dames de Saint-Maur. Cette congrégation fut fondée en 1666 par le P. Barré, religieux minime, pour instruire gratuiiement les jeunes tilles des classes pauvres. Bientôt, on voulut faire profiter les classes élevées de l'instruction que donnaient ces reli^'ieuses; ce fut l'origine des pensionnats, La Révolution française dispersa la communauté; mais celle-ci se réunit de nouveau en 1806, et fut autorisée par l'Etat, d'abord en I8U9, puis définitivement on 18ii. En mémo temps qu'enseignantes, les religieuses de Saint-Maur sont hospitalières.

Saint-MICHEL, comm. de Belgique {prov. de Flandre- Occidentale [arr. de Bruges]), sur le Wardammo et le canal do Bruges à Gand ; 2.650 hab. Huilerie.

Saint-MICHEL-EN-GRÈVE , comm. du départ, des Cùtes-'lu-iNord, arr. et â 11 kilom. de Lannion, à queltjue distance du littoral de la Manche; 530 liab. Bains do mer. Ruines intéressantes du château de Touquédec.

Saint-MORITZ (en allem. Sankt Moritz Bad et en

romanche San Murezzan.i. comm. de Suisse (cant. des C.risons [distr. de Maloja i, dans la liauie Engadine. sur les rives du petit lac de Saint-Morilz. â l.soo nu-tres d'altitude, dans une situation remarquable ; 1.400 hab. Sources ferrugineuses acidulées, utilisées dans plusieurs établissements très fréquentés et qu'un train électrique relie i Saint-Moritz même. Nombreux hôtels et villas. Saint- Moritz est aussi une station d'hiver pour les sports (toboggan, luge, eic).

Saint-NICOLAS, comm. de Suisse (cant. du Valais ^listr. de ^ lége ), dans la vallée de Saint-Nicolas (en allem. Aikolaithal), à 1.120 mètres d'altitude, entre le Gabelborn et le Stelllhorn (Alpes Pennines), sur la Viègc ; 1.000 hab. Ch. de f. de Viège-Zermatt. Vastes forêts.

SainTON (Prosper-Philippe-Calberine'), violoniste et compositeur français, né à Toulouse en 1813, mort à Londres en 1890. Elève d'IIabeneck au Conser\-atoire de Paris il y obtint le premier prix de violon en 1834, fit partie des orchestres de l'Opéra et de la Société des concerts, puis, après un grand Toyage de virtuose à travers l'Europe, revint en France et fut nommé professeur au Consen'atoire de Toulouse. Peu d'années après, à la suite d'un voyage en Angleterre, où il avait obtenu de grands succès, il se fixa à Londres, où il devint successivement professeur à la n Roval Academy of music », violon-solo au théâtre de Sa Majesté et violon-solo de la reine d'Angleterre. H épousa à Londres une cantatrice détalent, miss Charlotte I>ulby. (Y. art. suiv.) Comme compositeur pour son instrument, Sainton a écrit deux concertos avec orchestre, un solo do concert, plusieurs airs variés, de nombreuses fantaisies sur des airs d'opéras et quelques autres morceaux.

SaintON-DOLBT (Hélène-Charlotte), cantatrice anglaise, femme du précédent, née et morte à Londres (1821- 1885;. Douée d'une superbe voix de contralto, elle reçut une excellente éducation à la " Ro\al Academy of musicet devint une des premières cantatrices de concert de l'Angleterre, remarquable par le grand style qu'elle apportait dans l'exécution des oratorios de Hrendel, de Bach et de Mendelssohn, ainsi que de la traditionnelle ballade anglaise, qu'elle disait avec une vérité, une simplicité et un talent hors ligne. Dans ces deux genres. M"* Sainton-Dolby ne connut pas de rivale et devint étonnamment populaire. Mendelssohn, qui l'avait en grande admiration, lui dédia un recueil de lieder et écrivit expressément pour elle la partie principale de son oratorio d'£li*>. Lorsqu'elle eut quitté la carrière active, M""" Sainton-Dolby ouvrit une académie vocale, ou elle forma d'excellents élèves, et publia un Traité de l'art du chant dont il a été fait plusieurs éditions. Elle écrivit aussi une grande cantate avec orchestre, ta Légende de sainte /)orothée,<im fut exécutée avec beaucoup do succès.

Saint-PAUL, comm. de Belgiciue (prov. do Flandre- Ociidentale ^arr. de Saint-Nicolas]) ; 2.600 hab. Fabrication de toile.

Saint-Pétersbourg (Gazi:tte dk) [Peierhurgskia Viedomostt], journal russe, qu'on peut faire ren:onler  celui riui fut fondé en 1714 par Pierre le Grand et <jui dépendait de l'Académie des sciences. C'est un organe nettement conservateur, et qui a été dirigé pendant longtemps par le prince Oukhtomsky.

Saint-Pétersbourg: (Journal db), journal rcdigd en français et publié depuis longtemps ù Saint-l*étersbourg. Gorischakot (1856) prit Iliabitude d'y faire paraître des notes et communiqués de chanccller^ie, et il est, depuis ce temps, l'organe semi-ofiiciel du ministère des alfaires étrangères. Son rédacteur en chef. Horn, succéda en 1871 au Belge Capcllmans, sous la direction do (jui le • Journal de Saint-Pétersbourg « devint un des journaux les mieux informés de l'Europe.

Saint-pierre, lac du Canada (prov. de Québec), expansion du Saint-Laurent en amont des Trois Rivières ;

plus de 3:1-000 hectares.

"^Saint-pierre (Martinique). — Ce n'est pas (vir uno trombe de cendres incandescentes que fut détruite, le s mai 1902, la ville de Saint-Pierre; les études faites par la mission scientilique de la Martinique et l'enquête approfondie ù laquelle elle s'est livrée ont permis à Lacroix de conclure que celte belle ville, située à 8 kilom. au S.-S.-O. de la montagne Pelée, a été anéantie par une

grande nu(';o ardcînle en évontail, partie du volcan et dosconduo à ta mer des Aiiiillos par ta vallée do la rivière Blanche.

Saint-pierre (.lacmiPs-Uonri-Bcrnardin), écrivain. V. Bkhnakijipj J)1-: Sai.nt-Pieruk, t. II.

*Saint-PIERRE ((îaslon-Casimir), peintre Tranrais, né

à Niincs cil 1^:)M. — Il a envoyé à 1 Kxpositlun do 1900 (Paris) (|iiatr<! /mrtraits, une V'=/((f.s et utio Judith. Kn rjo:t, il exposait /Uoilr du rniithi, allégorie élé;»'ante, et un portrait léniinin; au Salon do iyo5, la Nijwphe Saimacis contemplant licrniaphrodite, et un portrait : Blonde. Saint-Hiorro osl un des dertiiers représentants do l'écolo du fini et du joli. Cependant, le musée du Luxembourg' possède de lui un Portrait de femme qui est uuo belle et iermo pai^e tio pciuitiru.

Saint-PIERRE-CAPPELLE, comm. do Belgique (prov.

do HainauL [arr. île Soi;,'nii-s]j ; 1,730 Iiab. Fabrique d'huile.

*Saint-PIERRE-ET-MIQUELON, archipel français do rAniéritiue du .Nord. — Adinin. La pèche de la morue ne cessant do péricliior dans la colonie, simple station pour tes goélettes, et la crise économique s'étant traduite par une crise financiéro, la fonction do gouverneur a été supprimée et ses attributions confiées à un simple administrateur, dont les pouvoirs, très étendus, ont été tîxéa par un décret du 4 février I0OC. Ce mémo décret a en mémo temps déterminé ù. nouveau la composition du conseil d'admintstrntion, dont te rôle est d'autant plus considérable qu'il a hérité dos prérosativos do l'ancien conseil général et do la commission coloniale.

SaINT-POL-ROUX-LE-MAGNIFIQUE (Paul Kocx, dit), homme do Unnos français, né à Saint-Henry, près Marseille, en 1861. Il débuta par une légende dramatique, l'Ame noire du prieur blanc (lîtys), (jui fut suivie do deux recueils de contes on plutôt de poèmes féconds en métaphores : /Cpilof/ue des saisons fiumainea et les Jieposoirs de la procession (1894). Un nouveau poômo dramatique, la Damf à la /"au/o; ( i81tî>), montra en lui un représentant convaincu de la tradition romantique ; la Hose et les Epines du chemin (lOOi). Citons encore : De la colombe au corbeau par le paon (r.)03). Ou lui doit on outre un bref recueil de vers, Anciennetés (1904).

*Saint-SAËNS (Charles-raw(7/e), compositeur français, né k Paris on 1835. — 11 a fait représenter encore les ouvragée suivants : les Barbares, tragédie lyrique en trois actes (Opéra, 23 ect. 1901); HiHène. poème lyrique en un acte, paroles et musique (Moutc-Carlo, 1904; Opéra- Comique, 18 janv. 1905); l Ancêtre, pièco lyrique en trois actes (Monte-Carlo, 24 fôvr. 1900); la Gloire de Corneille. poème lyri(|ue avec soti, chœurs, orchestre, harmonie et grand orgue (Opéra, 6 juin 1S)06. à Toccasion de la fête du 300" anniversaire de Pierre Corneille). De plus.Saint-Saons a fait représenter à l'Odéon, le 22 novemore 1902, Botriocèphale, bouffonnerie en un acte et en vers. Enfin, il a écrit une musique de scène pour i'Andrumaque de Kacino, représentée ainsi au théâtre Sarah-lîcrnliardt en 1903.

Saint-sauveur, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. d'Ath]); 1.800 hab. Tissage et blanchiment de toile; fabrique de chicorée.

Saint-SULPICE, comm. de Suisse (cant. do Neuchâtel [distr. du Val-do-Traversl), dans un cirque d'érosion au fond duquel jaillit l'Areusc ; 1.100 hab. Ch. de f. de Pontarlier à Neuchàtel. Le cours do TAreuso est utilisé pour la force motrice et actionne une importante fabrique de ciment, une fabri(juo de pâte de bois, plusieurs usines do taillerie de pierres; fabrique de boites do montres, ateliers mécaniques.

Saint-SYMPHORIEN, comm. de Belginue (prov. de Hainaut [arrond. de Mons]); 1.160 liab. Distillerie; briqueterie et fabrication de tuyaux de drainage.

Saint-ULRICH, bourg d'Allemagne (Alsace-Lorraine), non loin de Schlestadt, près d'un petit cours d'eau du bassin du Rhin ; 800 hab. Source minérale bicarbonaicf* calcique et ferrugineuse faible. Les eaux sont l'objet d'une assez active exportation.

Saint-ursanne (en allem. Saiikt Ursitz), comm.

de Suisse (cant. de Berne [distr. de Porrentruy]). sur le Doubs, dans la partie de son cours^ où il est encaissé entre deux hautes roches et non loin du cir(|ue du mont Repais; 900 hab. Importantes scieries. Flottage du bois. Fonderie de fer. Carrières de pierre do taille. Horlogerie.

SAINT-VAAST, comm. do Belgique (prov. de Hainaut [arrond. do Soiguiesj), sur la Haine, affluent de l'Escaut ; 1.780 hab. Fours à chaux.

SaiNT-VIDAL (Francis db), sculpteur français, né à Milan de parents français en 1840, mort à Paris en 1900. Elève de Carpeaux, il débuta au Salon de 1875, mais sa réputation ne date que de 1889, époque à laciuello il mit au jour une fontaine de dimensions colossales, représentant/ex Cinq parties du monde. Elle décora le centre do ta tour Einol. On cite aussi de Saint-Vidal la statue d' .Mphonse de JVeuville, érigée à Paris sur le boulevard Malesherbes.

* Saint- VINCENT. — Cette Antille anglaise a beaucoup souffert des éruptions de la Soufrière, en mai 1902. Tout le nord de l'ile fut embrasé, et beaucoup des plantations les plus prospères de caunes à sucre furent détruites ; l.GOO personnes au moins périrent, et l'on put craindre un moment de voir iilo tout entière do Saint-Vincent détruite par la Soufrière.

Saint- VINCENT-SUR-JARD, comm. de la Vendée, arr. oi à 23 kilom. dos Sat)lcs-d"Olonne, sur la petite rivière de . lAllière; 495 hab. Belle plage de sable, bordée de dunes, et très fréquentée.

Saionji (marquis), homme d'Etat japonais, né en 1850. Issu d'une illustre famille, il prit part à la révolution iic> 1808 et commanda môme des troupes envoyées au Nord contre l'armée des shogouns. Puis il alla en France perfectionner son éducation, et fut un des élèves l'Téférés d'AccoIas. A son retour au Japon, il dirigea quel- (lue temps un journal d'opposition oui eut une grande intliience à Tokio, mais l'empereur lui ordonna de l'abandonner. Il devint, plus tard, membre de la commission impériale chargée de préparer la Constitution japonaise, puis ministre à Vienne, ensui(0 à Berlin.

Saionji.

Le mart^uis I(o l'appela dans son cabinet, comme ministre de 1 instruction ; il était titulaire du portefeuille dos affaires étrangères vers ta lin de la guerre sino-japonaise. H aida le marquis Ito, en 1900, à constituer le Kiklten-.Seiyu- Kwaï, ou Association constitutionnaliste, qui est aujounlhui lo plus puissant parti politique du pays. Il était président du conseil privé, quand, la mémo année, lo niar(|uis Ito forma son troisième cabinet; il prit la direction do celui-ci lorsque le marquis tomba malade et sut imposer son auiorité, malgré les intrigues de nombreux rivaux. Ayant abandonné la présidence du consoil prive, il dovint chef du Rikken-Soivu- Kwaï, et c'est on cette qualité qu'il a pu former lo nouveau cabinet (mars l'J06).

Il avait courageusement soutenu le ministère Kutsura contre l'impopularité i[ue valait à celui-ci la conclusion du traité de Portsmouth (la paix avec la Russie), considéré comme contraire aux intérêts du Japon. Il accepta la succession de ce ministère. Son arrivée au pouvoir fut regardée comme une victoire du progressisme européen sur te conservatisme asiatique. *SAISIE n. f. — Encyc:!.. Dr. Saisie foraine. On nommo ainsi la saisio-arrét exercée sur un débiteur forain (c'està-dire sur un débiteur ayant son domicile en deliors de la commune où le créancier demeure). D'une façon plus précise, c'est le droit qu'a tout créancier de faire saisir, pour sûreté do sa créance, les effets mobiliers de toute nature, d'un débiteur forain, qui se trouvent accidentellement dans la commune ou le créancier est domicilié.

La saisie foraine est réglementée par les articles 822 et suivants du Code de procédure civile et par l'article 13 do la loi du 12 juillet 1905.

La saisie foraine est permise » sans titre », c'est-à-dire mémo sans que la créance soit constatée par écrit; mais mio permission do justice est exigée, laquelle émane du juge de paix du lieu où la saisie doit être faite, si la créance ne dépasse pas 600 francs, ou, si ta créance est supérieure ù. ce chitîrc, du président du tribunal du lieu dt! la saisie.

D'autre part, il n'est pas nécessaire do faire précéder la saisie foraine d'une sommation préalable. Celle-ci donnerait l'éveil au débiteur, (jui pourrait aussitôt disparaître avec son bagage.

Si le créancier saisissant a entre ses mains les effets du déi)iteur, la garde do ces effets peut (par exception à la régie générale) lui étro laissée; dans le cas contraire, la garde doit être confiée à un tiers. Le débiteur ne peut point être personnellement constitué gardien des objets saisis. . La saisie foraine, simple saisie de précaution, n'autorise le créancier qu'à mettre provisoirement sous la main de justice les objets saisis, qu'à en ôter la disposition au saisi; mais elle ne permet pas au saisissant de les faire vendre : pour parvenir à la vente, il faut que le saisissant ait obtenu un titre exécutoire, par un jugement, qui déclarera la saisie valable et condamnera le débiteur. Le jugo de paix du lieu où la saisie a été pratiquée est compétent pour connaître de toute demande en validité de la saisie (comme en nullité ou en mainlevée do la saisie), jusqu'à concurrence du taux de son ressort ; au delà de ce taux, la compétence passe au tribunal du lieu de la saisie.

Si un créancier est muni d'un titre exécutoire contre un débiteur forain, il n'a pas besoin, à la rigueur, de recourir à la voie exceptionnelle do la saisie foraine : il peut user directement de la saisie-exécution envers les objets mobiliers de son débiteur, fortuitement rencontrés sur le territoire de la commune où il est domicilié, et cette manière de procéder peut être préférable, car il n'est pas nécessaire que la saisie-exéculion soit validée par un jugement ultérieur, comme doit l'être la saisie foraine. Toutefois, môme dans te cas où le créancier a titre exécutoire contre son débiteur forain, il a parfois intérêt à prendre la voie rapide et discrète do la saisie foraine, d© l'rêfércnce à celle de la saisie-exécution. *SaisY (René-Marie-Elzéar Hervé de), homme politique français, né à Glamel (Côtes-du-Nord). — Il est mort au même lieu en 1904.

SaÏTAPHERNÈS (tiare de), tiare d'or, acquise en 1896 par le musée du Louvre, et devenue célèbre par les polémiques dont elle fut l'objet. Quand elle entra au I^uvre, achetée au prix do 200.000 francs aux courtiers Szymonaski et Vogeî, mandataires de l'orfèvre russe Hocliniann, bien des archéologues en vantèrent la beauté, l'intérêt artistique, le parfait état do conservation; ils y reconnurent l'un des chefs-d'œuvre de l'orfèvrerie antique. Ils l'attribuèrent au m' siècle avant notre ère.

La tiare avait été trouvée, disait-on.

dans un tumulus de Crimée. D'après une inscription grecque qu'on y lisait, elle avait été offerte au roi Saïtaphernès par le sénat et lo peuple d'Olbia, ville grecque située au nord du Pont-Euxin.

Pourtant, des gens de goût jugeaient lourde et barbare cette prétendue œuvre grecque ; des épigraphistes trouvaient singulière la rédaction de l'inscription. Des érudits étrangers, Wesselowky à Saint-Pétersbourg, Furt- Wîpngler à Berlin, n'hésitèrent pas À déclarer que le chefd'œuvre était une mystification d'un faussaire. D'autres archéologues défendirent l'authenticité- Puis le silence se fit à peu près, jusqu'au moment où, en 1963, un orfèvre

Tiare de Saïtaphernès.

SALNT-PIERRl- — S.VLA

rusKO établi à Paris, dans une lettre rendue publique, déclara que le véritable autour était un de sos amis, Kouchomowsky, d'Odessa. Co dorDicr, quelques jours plus lard, conllrmait par dépêche les dires de son compatriote, ei proposait do venir lui-même à Paris démoniri-r que la mitre d or du roi Saïtaphernès était bien son œuvre.

En avril 1903, Clormont'Ganneau, membre de l'Institut, fut chargé par le ministre de l'instruction publique d'ouvrir une enquête officielle sur l'authenticité de la ti.Trc. Il se livra d abord à une /-tude minutieuse de la décor.ition on relief, qui s^- compose do trois zones superpOM^cK. Il constata que la première zone était comploiemcnt fausse, que la seconde avait ét«* exécutée sur un fragment antique, que la troisième présentait dos marques de truquage. Puis Uouchomowbky fut appelé à Paris; il reconnut son œuvre, tout en déclarant quo la tiare avait été depuis cabossée, bosselée à dessein, et enduite d'une couleur rougeàtro. Il expliqua cornment il avait exécuté la mitre d'or, sur la commande d'autres personnes, qui lui avaient remis des modèles pour la décoration, avec des indications de livres à planches archéologiques, et avec te texte do l'inscription. Enfin, l'artiste russe reproduisit sur une lame d'or un fragment des trois zones à reliefs. Cette dernière épreuve fiit absolument concluante : Rouchomowsky était bien l'auteur de la tiare.

Ainsi conclut Clermont-Ganncau. en juin 1903, dans son rapport au ministre. Kt ta tiare de Saïtapliornès fut retirée du musée du Louvre, pour être déposée au musée deH Arts décoratifs, où lo mérite réel de son exécalion lui assurait une place.

Saive, comm. de Belgique (prov. el arrond. de Liège); 1.430 hab. Charbonnages.

Sakar-BALKAN, un des massifs secondaires de la chaîne des Balkans, dans la principauté de Bulgarie. Il se développe au nord du col de Kazan, sous la forme d'un haut plateau calcaire de prés de 1.000 mètres d'altitude. Le Kamtchik et son affluent, la Vrana, en descendent. * SakhaUNE. — L'ile de Sakhalino. cédée en l'année I87S à la Russie par le Japon en échange des Kouriles, a été partagée en 1905 entre la Russie et le Japon par le traité de Portsmouth du 6 septembre. L'article 7 de ce traité donne au Japon la partie méridionale de l'Ile jusqu'au 50* degré de latitude nord et les lies qui en dépen-lent; la frontière entre les deux pays doit être tiltéricurement détcrinin'-e par une commission mixte.

SakBAROF (Victor Victorovitch). aide de camp général, général lieutenant et ministre de la guerre russe, né en 18 18, assassiné à Saratof en 190.''>. Il fit son éducation' à l'Ecole militaire Alexandre, d'où il sortit en 18ô6 comme sous-lieutenant dans un régiment do grenadiers. Passé bientôt après dans la garde impériale, il suivit les cours de l'Académie d'état -major Nicolas et fut appelé en 1875 à servir dans I état-major comme capitaine. Dés 1877, il obtint le grade de lieutenant-colonel pendant la campagne contre la Turquie, qu'il fit comme chef d'étatiiiajor de la division de cosaques du Caucase et au cours de laquelle il se distingua en plusieurs circonstances, notamment en repoussant l'assaut donné par les Turcs à Chipka. Après la guerre, il fut, en 1878, attaché à létatmajor du corps do la garde et promu colonel en IS.**©. Il fut promu général en 1890 et nommé, en 1894, chef d'étatmajor de la circonscription militaire d'Odessa. Promu enfin général en 1897, il fut ensuite appelé aux fonctions de chef d'état-major général de l'armée, et, peu après, reçut lo titre d'aide decamp général de l'empereur; puis, quand le général Kouropatkine, ministre de la guerre, se trouva conduit à abandonner sa situation pour prendre, au commencement de 1904, to commandement en chef des troupes russes en Mandchourie, le général Sakharof fut chargé de la direction du ministère de la guerre, d'abord à titre provisoire, puis bientôt à titre définitif. Son administration fut critiquée et il donna sa démission en 1905. Envoyé à Saratof pour réprimer les troubles agraires, il fut tué, à coups de revolver, le 2 décembre 1905, par une femme appartenant au parti terroriste.

Sakharof (Vladimir Viktorovitch), général lieutenant russe, chef d'étal-major de l'armée de Mandchourie. Né en 1853, il devint en 1871 sous-lieutenant au régiment de grenadiers de la garde. Admis ensuite à l'Académie d'état-niajor. il en sortit en 1878, fut nommé capitaine, attaché à l'état-major do la 16' division dinfanterie et envoyé immédiatement sur le théâtre de la guerre turcorusse, où il fut le collaborateur du général Skobeleff. Kn 1879, il était appelé comme professeur à l'Ecolo des younkers d'infanterie de Riga, et, en 1880, il était adjoint à l'inspecteur des classes de la deuxième Ecole militaire Constantin. Licutonant-colonel en 1881. tl devint, en 1882, directeur de l'instruction à l'Ecole de cavalerie. Promu colonel en 1S81. il devint, en 1J186. directeur de l'Ecole de vounkers de cavalerie d'Elisabethgrad et conser^'a ces fonctions jusqu'en 1891, époque où il fut nommé chef détat-major de la 14* division de cavalerie, puis envoyé exercer les mêmes fonctions dans la forteresse de Cronstadt En 1893, le colonel Sakharof fut mis à la (été du 38» rétriment de dratrons. dont il conserva le commandement jusque vers la hn de 1897. Général major en 1898, il rentra au service détat-major et fut appelé à diriger celui du 5* corps d'armée, position qu'il ne quitta qu'en juin 1899, puur être mis à la tête de lètat-major d'un coros spécial de la garde frontière. Enfin, comme général lieutenant, il reçut le commandement du l" corps d'armée de Sibérie, et c'est là que le général Kourouatkine le prit pour en faire le chef détat-major cénéral de l'armée de Mandchourie, lorsque lui même fui chargé du commandement supérieur de cette armée.

Sala (Nicolà). théoricien musical et compositeur italien, né près de Bénévent en 1701, mort à Naples en 1800.

Victor Sakharof.

Salaxide : a. fleur; 6, coupe de la fleur.

SALAMAl — SAMrSON

Elève du Consorvatoiro «lo la Pietà, à ISaplos, dont il fut plus tard lo sous-dircoteur, puis le dirocieur ; il .v exerca renseignomcut pendant plus do soixante annôoa. Sala se produisit peu comme compositeur, en dépit de su longue oxisionce. Ou conuait do lui seulement trois opéras: Voloyese {ildl) : Zeuobi {ndi), ot Merope {\1Q9) ; un oratorio : Oiudilta (1780;; trois prologues de circonstance, puis diverses compositions religieuses. Mais c'est comme professeur ot comme Ihëoncieu qu'il a acquis une renomm<5o considérable et qui n'est pas étointo. Il a laissé sous co litr*' : Ji>'(jles du contrvpoint itvutique (n^*)» "" ouvrage monumental qui est demeuré célèbre, ot dont Choron a publié Ja plus ^Tundo partie, on rran«;ais, dans ses Principes de composition des éLûlci d'Italie.

Salamat, rivière du Soudan oriental, originaire <lii OuaJaï, qui so jette dans lo Cliari sur la rive droite, après avoir, dans un cours de 180 kilomètres environ, reçu le déversoir du lac Iro et traversé une immense plaine nuo, b. sol argileux imperméable, remplie de crevasses ot do dépressions. Cet ouadi fut naguère un lleuve puissant; actuellement, il no contient plus d'eau que pendant quatre ou cinq mois de l'année.

SALAMOURI n. m. Instrument à anctio on usage au Caucuse. percé do neuf trous latéraux. (Le premier sort à régler l'intonatiou du plus grave.)

SALAXIDE n. f. Genre d*éricacées-5a/rt,Ti(i^efi. {Los salaxides sont do petits arbrisseaux dont les fleurs sont réunies on grappes axillaires ; ces fleurs sont tétramères, avec 3-8 étamiucs incluses.)

SALAXIDÉE3 {ksi-dê) n. f. pi.

Bot. Tribu d'cricacées, comprenant 6 genres et environ 100 espèces du Cap. (Les salaxidéos sont caractérisées par des fleurs à ovaire libre, à carpelles uniovulés et par leurs fruits déhiscents.) — Une SALAXIDLE.

SALESŒNS [zi-in) n. m. pi.

Prêtres de Saint -François de Sales. — Un salksikn. V. Bosco (rfom), au t. II.

SalÉZA (Luc-Albert), chanteur scéuiquo français, né à Brufes (Basses-Pyrénées) en 1867.

impie ouvrier sandalier dans son pays, mais doué d'une superbe voix de ténor, il se rendit à Paris, se fit admettre au Conservatoire, et so vit décerner en I.S88 le premier prix do chant et un second prix d'opéra. Engagé alors à l'Opéra- Coniique, il fit son début à ce théâtre, en I8SS, dans le Roi d'ïs, et joua fiichard Cœur de Lion, Après avoir chanté le Hoi d'Ys à Bordeaux, à Rouen et à Bayonne. il quitta i"Opéra-Comique ot alla passer deux années à Nice, o\\ il se produisit dans : FauJif, linjoletl», la Muette de Portici, Roméo et Juliette, la Prise de Troie, le Prophète et Richard III. C'est alors qu'il fut appelé à l'Opéra pour créer le rôle de Matho dans Salammbô de Reyer; il y montra de remarquables qualités do chanteur et de comédien. On le vil ensuite dans : le Cid, la Valkijrie, Sif/urd. Roméo et Juliette ;\\ fit doux bonnes créations dans VJelmaet Othello, puis il alla à Monte-Carlo, où il joua la Damnation de Faust ©t lo rôle d'Kiolf dans Hulda, 1 opéra posthume de César Franck. II rentra à l'Opéra en 1897, y chanta Tannhàuser, puis quitta co théâtre pour accepter un engagement à celui de la Monnaie do Bruxelles.

SALICORNARIA ou SAUCORNAIRE n. f. Genre de brvozoaire-^, syn. de ckllabia. V. au t. IL

SALICORNIE n. f. Bot. Syn. de salicorne. V. au t. VII.

SALICYLAIRE (lèr') n. f. Biol. Ferment soluble oxydant ou oxydase, découvert par Abelous ot Biarnes dans les tissus animaux. (I! est soluble dans l'eau pure et dans les liqueurs do digestion artificielle, et capable de transformer l'aldéhyde salicylique en acide.)

SALICYLAL n. ui. Aldéhyde salicylique.

Salis (Louis-Kodolpho), imprésario et humoriste français, né à ChàtoUerault en 1852, mort à NainLré en I8'.»7. Fil.s d'un distillateur do Chàtellerault, il fut quelque temps employé, puis voyageur de commerce. S'étant rendu à Paris, il étudia la peinture et fonda l'Kcolo vibrante ou iriso-subversivo. Ses débuts furent dilTiciles : il dut retourner doux fois dans son pays natal. De retour à Paris après son mariage, il fonda en 1881. à Montmartre, boulevard Hochechouart, lo cabaret artistique du Chat-Noir, 3ui, fréquenté par dos hommes de lettres, des musiciens, os artistes, devint bientôt célèbre. Avec Clément Privé et Emile Goudoau, il créa lo journal illustré le Chat noir (1882); il y publia ses Contes du Chat noir, depuis réunis en volumes (U88). Lo succès s'affirmant, R. Salis transféra en 1885 son cabaret dans un hotol do la rue Victor- Masse, où il établit bientôt son théâtre d'ombres, que rendirent fameux, ontro autres productions artisti(iuos, les dessins de Henri Rivière, la musique do Georges FragoroUe 01 par-dessus tout les étoiirdissantt^s improvisations dont R. Salis accompagnait les représentations do son théâtre. En 1893, Salis vendit lo Chat-Noir, puis le reprit on 1891; il alla donner dos représentations en province. Mais bientôt, épuisé, il dut s'arrêter et alla mourir près de sa ville natale. Le Chat-Noir de R. Salis fut un foyer littéraire ot artistique d'un intérêt oxcopiionnel.

Sallenelles, coinm. du département du Calvados, arrond. et A 15 kiloin. do Caen, au fond du golfe que forme l'embouchure île l'Orno dans la Manche ; 290 hab. Près de la pointe de Merville, bains de mer.

*SaLMERON y Alonso (Nicolas), homme d'Etat ot philosophe espagnol, né ù Alhama la Seca (Almeria) on 1838. — Salmeron, qui avait été élu député on 1888, conserva co mandat jusqu'en 1890. Il fut nendant collo période lo chef Ju parti do la fusion républicaine, qu'il avait formé avec dos éléments poïssibiliates ot progressistes. Mais il no fut pas réélu aux élections générales de 1899. Chef du grand parti républicain fondé par lo pacte d'union du

25 mars 1903, Salmeron fut réélu député la mémo année. Il n'a pas cessé depuis cette époque do lutter, par la parole L'i par ses écrits, pour les idées républicaines.

SALMITE n. f. Silicate naturel, qui est une variété

manganèsifôro de chloritoïdo.

*SalM0N (Louis-Adolphe), graveur français, né à Paris en 180t;. — Il est mort dans celte ville en 1895.

SalMON (George), théologien et mathématirien irlandais, né -à Dublin en 1819, mort en 190-1. Fellow de Trinity Collège (1841), il devint en 1866 professeur de rhéologie à l'université do Dublin et prévôt de Trinity Collège en 1888. Il fut élu correspondant des académies de Berlin, de Copenhague et do rinsiitut de France en 1881. Prédicateur do mérite, il a publié des volumes de Sermons ; une Introduction au Nouveau Testament (1890); un traité do VhifaillibïlUé de l'Eylise (1888); etc. Mais il est surtout connu par sos travaux do mathématiques, pour la plupart traduits en français ; Leçons d'alyébre supérieure (1868); Traité de géométrie anah/tigue (1870); Traiti^ de géométrie analyti<jueà trois dimensions {ISBî); Traité de géométrie uualyiiqae. Courbes planes (1884j ; Algèbre supérieure moderne.

SalOMAN (Siegfried), violoniste et compositeur danois, né ù. Tondern en 1818. mort à Stockholm en 1899. Il lit son éducation musicale à Copenhague, ou il étudia lo violon avec divers professeurs et la composition avec Weyso et Siboni. Plus tard il se perfectionna sur lo violon à Dresde avec Lipinski et acheva ses études théoriques à Dessau avec Frédéric Schneider. De retour à. Copenhague, où il so fixa, il fit représenter plusieurs opéras : l'Orage en Dalécarlie (1844) ; la Croix de diamants (1847) et les Epreuves du rceur (1847). Il donna aussi à Darmstadt un petit ouvrage intitule le Corps de la vengeance. Il vécut ensuite quclf|ue temps en Russie, puis en Hollande, où il épousa une jeune cantatrice, M"' Henriette Nissen (v. l'art, suiv.). Il fit alors avec sa femme un grand voyage en Suède, en Finlande, en Russie, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, puis alla s'établir avec elle à Saint-Pétersbourg. C est alors qu'il fit représenior à Moscou son dernier opéra, la Rose des Curpathes (1808). En dehors du théâtre ou connaît de cet artiste plusieurs compositions instrumentales, quelques morceaux de violon et deux recueils de lieder.

SalOMAN (Henriette Nissen, dame), cantatrice suédoise célèbre, née à Gothembourg en 1819, morte aux bains de Harzbourg en 1879. Elle lit son éducation musicale à Paris, où elle devint élève de Manuel Garcia pour le chant, et de Chopin pour le piano. En 1843 elle débuta au Théâtre-Italien, et obtint aussitôt de vifs succès dans TN'orma, dans Don Juan et dans le Barbier de Séville. Elle y resta trois ans, puis alla so faire applaudir en Italie, à Saint-Pétersbourg, à Londres, en Norvège et en Suède. En 1850, après son mariage, elle entreprit do grandes tournées de concerts avec son mari, puis fut appelée, en 1859, comme professeur do chant au conservatoire de Saint-Pétersbourg, où elle forma de nombreux élèves, et où elle resta jusqu'à sa mort. Deux ans après, on publia (en russe, en français et on allemand) une méthode de chant qu'elle avait laissée complètement achevée.

*SaLOMON (Hector), compositeur français, né à Strasbourg en 1838. — Il est niorti Paris en 1906.

SALPÊTRIERS [Iri-é] n. m. pi. Secte politico-religieuse Je la Forét-Noiro (gr. -duché de Bade). — Un salpêtrier.

— Encycl. Les Habsbourg avaient accordé de larges privilèges aux paysans du comté de Hauenstein dès le xiii" siècle. Le comte Jean de Habsbourg-Laufenbourg leur promit, par une « grande charte de liberté", en 1396, de maintenir tous leurs privilèges. Les habitants étaient fiers et d'un esprit très indépendant; mais peu d'entre eux possédaient la terre en toute propriété ; presque tous étaient serfs et métayers de l'abbaye de Saint-Blaiso. Il y eut de nom'oreux conflits entre eux ot les abbés. Les paysans se révoltèrent plusieurs fois aux xvi< ot xvii* siècles, pour ne pas pa^'er leurs redevances. En 1719, l'abbé Biaise III exigea les anciennes redevances. Un des chefs des paysans, Fridolio Albiez, un salpétrier, riposta que lomnereur Léojiold I" avait aboli le servage en 1704 et que 1 abbé n'avait plus aucun droit aux redevances. Il parcourut lo pays, excita les paysans contre l'abbaye, qu'il traita d'usurpatrice, prêcha des doctrines anabaptistes, déclara que les princes devaient être extirpés et les impôts et redevances abolis, ot annonça la prochaine venue du royaume des saints. Il fonda la confrérie des salpétriers; les adversaires étaient appelés « bandits n. Ils tinrent des conciliabules secrets (lans des maisons particulières, dans les champs et les forêts, et tentèrent d'abord de secouer la tutelle de l'abbaye. Us réussirent à s'emparer do toutes les fonctions électives du comté. Albiez fut enfermé en 1717 et mourut en prison à Fribourg. Il fut célébré comme un martyr. La révolte fut bientôt ouverte et l'administration atitrichienno du Brisgau dut envoyer dos troupes contre les salpétriers. Toutes les tentatives de conciliation échouèrent devant leur obstination. On entreprit alors contre eux plusieurs expéditions militaires, les » guerres des salpétriers » ; en 1739, ils so soumirent ; les six chefs do la secte furent décapités, les révoltés transportés en Hongrie et enrégimentés dans l'armée; les paysans payèrent les redevances à l'abbaye pendant quelques années. En 1743, nouvelle révolte, qui so décliaiiia eu 1745 on guerre ouverte. Les salpétriers en armes dévastèrent toute la contrée et assiégèrent la ville de Landshut, mais furent désarmés au bout de doux mois. Une quairième et dernière révolte fut rapidement étoufl'ée ; une trentaine de familles furent transportées en Hongrie en 1755. — Désormais, les salpétriers no firent plus do révoltes politiques, mais s'attaolièrent, au xix' siècle, avant tout à la défense do la religion catholique qu'ils croyaient menacée. Ils s'insurgèrent en 1804 contre le vicaire général do l'évéché de Constance, partisan zélé dos réformes ecclésiastiques de l'emporour Joscjdi II, reprirent leur vieux nom de salpétriers, sous la direction d'Egidius Riedmatter do Kuckelbach (d'où leur autre nom d'égidiens). Lorsqu'on I80ft, Napoléon I" donna le Brisgau au grand-duc protestant de Bade, ils refusèrent de se soumettre à co dernier et durent étro réduits par la force armée. Sous leur nouveau gouvornemoni, ils continuèrent leur opposition tenace à toutes les réformes libérales, mémo quand elles venaient du clorgé, et, restant fidèles à leurs viodles coutumes rc-

ligieuses, refusèrent d aller à la messe et d'envoyer leurs enfants à l'école, résistèrent à toutes les mesures do répression, maintinrent chez eux la vieille orthodoxie, se séparèrent même de leurs prêtres jugés troj) libéraux et so constituèrent en secte indépendante. Ce n est que bien plus tard, sous le pape Pie IX, que la grande majorité des salpétriers reiourna au giron do l'Eglise. Aujourd'hui, il n'en reste plus que quelques-uns, retirés dans les fermes au fond des vallées, où ils vivent paisiblement, presque sans conlact avec lo monde extérieur.

L'histoire de la secte est racontée par Hansjakob {les Salpétriers. Une secte politico-religieuse du sud-est de la Forét'i\oire). V. Hansjakob.

SALPINGECTOMIE {jék-to-mi — du gf. salpigx, trompe, et tktvinè, ablatiunj u. f. Ablation îles trompes utérines.

SALPINGOSTOMIE {ghoss - lo ■ ml — du gr. salpigx, trompe, et stoma, bouche) n. f. Opération desiiuée à éviter la stérilité duo à l'ablation des annexes de l'utérus et qui <-onsisto à créer un pavillon artificiel à la trompe utérine.

*SALTATOIRE adj. — Chorée saltatoire. Variété de cho-

rée hystérique, dans laquelle le sujet sautille constamment aussitôt qu il est debout.

*SALTICIDÉS n. m. pi. — Encyci.. Zool. D'après les plus récents travaux (1903), la grande famille des araignées sauteuses est ainsi classée : 1" saliiciaés plurideniés, qui (■omi»tent 24 tribus : scopocirés, amyciés, cyrbés, etc.; 2° salticidés unidentés, avec 27 tribus Tviciriés, synagélés, thyénés, etc.; 3*" salticidés fissidentés, avec 19 tribus ; zygoballés, hasariés, spilargés, etc.

SALVADORITE n. f. Sulfate hydraté naturel de cuivre et do for.

SALVAGE-CORPS {kor — m. angl.; àa salvage, sauvetage, et do corps) n. m. Corps de pompiers sauveteurs qui, dans certaines villes, notamment â Paris et à Londres, interviennent dans les incendies ei autres sinistres pour protéger et sauver les objets mobiliers.

— En'cycl. Le salvnge -corps est un corps do sauveteurs institué à Londres par les compagnies d assurance, lorsque le service de secours en cas d incendie passa du « London Fire Establishment » à la direction des Travaux do la Ville (Metropolitan Roardof Works) et que le corps des pompiers fut organisé sous le nom de <• Metropolitan Fire Brigade >■ (1865-1866). Les compagnies d'assurance qui font les frais du « salvage-corps " sont au nombre de 52. Les hommes de ce corps sont tous choisis parmi les marins de la flotte. Ils ont pour mission, dans les incendies, d'opérer le sauvetage des objets mobiliers les plus précieux, afin de diminuer d'autant les sommes que les compagnies ont à payer aux sinistrés. Ce corps, qui comptait à 1 origine 64 hommes, en compte aujourd'hui 101, répartis dans cinq corps de garde ou stations. La station centrale est celle de Watling Street, dans la Cité. D'autres " salvage-corps " existent dans plusieurs grandes villes anglaises, et un service analogue a été créé eu France, dans le corps des sapeurs-pompiers de la ville de Paris.

SaLVAN, comm. de Suisse (cant. du Valais [distr. de Saint-Maurice]), sur lo Rhône et près du couûuont du Trient; 1.9.'0 hab. Ardoiserie. A'iliculture. * SalvAYRE ( Gervais - Bernard - Gaston ), compositeur français, né à Toulouse en 1847. — Il a fait représenter aux Folies-Marigny, en 1899, un ballet intitulé la Fontaine des Fées.

SamaIN (Louis), sculpteur belge, né à Nivelle en 1841, mort à Ixellos en 1901. Il remporta le prix de Rome à Bruxelles et envoya d'Italie la Transteveriue, œuvre remarquée, aujourd'hui au musée Royal. Ou lui doit aussi la statue décorative de T/iémis qui surmonte le Palais de justice de Dinant, la statue de tmctoris sur la place publique de Nivelle, Grandeur et décadence des RomamSt composition allégorique qui figura à l'Exposition universelle de 1889 (Paris) et fut l'objet d'une récompense.

SAMAROPSIS (psiss) n. m. Nom donné à des graines fossiles trouvées dans lo jurassique de Sibérie et du houiller supérieur d'Autun.

SAMERAIRE ( rèr ) n. m. Bot. Genre do crucifères sisymbriées, comprenant 7 espèces de la région méditerranéenne. (Les sameraires ont un style assez long et un fruit plat, ailé, membraneux.)

*Sam0S. — Archéol. Cavvadias. éphore général des anti(|uités du royaume de Grèce, et la Société archéologique d'Athènes, ont entrepris de déblayer THeraion de Samos, l'un des plus célèbres et des plus grands temples grecs. A l'angle nord-ouest du temple, on a découvert un grand autel, élevé sur des gradins. Dans les fondations du temple en marbre, on a trouvé les débris d'un temple plus ancien, en paros. Par suite, le temple en niarbro est probablement, non pas l'éditice bâti par Rhœcos ot Tneodoros, mais un édifice plus récent. 11 avait 56 mètres de façade, 111 mètres sur les côtés.

Il était entouré d'un immense portique, avec un double rang de vingt-quatre colonnes sur les côtés, cl un tril»lo rang de huit colonnes sur les façades.

SAMOTHERIUM {té-rî-om') n. m. Genre de mammifèr«s artiodactyles ruminants, do la famille des giratidés, comptant deux espèces fossiles dans lo tertiaire de l'Europe méridionale et de l'Asie occidentale.

(Les samolherium étaient des girafes voisines des formes actuelles ; ils ont vécu ù la fin do l'époquo miocène on Grèce ot on Perse [samotheriiim Hoissieri, espèce type]. Ces animaux no sont connus que depuis 18S8.)

SampSON (William Thomas .

amiral américain, né A Palmyra i,Etat de New-York) en 1840, mort on 1902. Sorti de la- Naval Academy»

en 1861. il était lieutenant en 1862.

Il servait à bord du Paiapsco, lorsque ce • monitor • fut détruit par une torpille dans le port de Charleston (isori^. pendant la guerre de Sécession. Il lit ensuite partie de l'escadre d'Europe (1865-1867). Ot obtint en 1874 lo grade de • commander • (capitaine de frégate). De 1879 À 1882, il commanda 1q Sa-atara dans la station

Saïups*^^-

-i^uim 11) j juiiioi ivj», 01 lui Doiiitni! cuulreaniiral. Il t un lies coijinijssaircs char^'és do 8 ontoiidro avec les toriii's espagnoles pour I ûvacuaiiou do Cuba par

d'Asie. On lo trouve succossivomont surinlondant adjoint dol'observatoiro naval, à Washington ( i»8ï-i883;, surintendant do la . Naval Academy . (1886-I8!)0j, piirioiio pendant laquollo il fut promu capitaine do vaisseau (1889), chef du bureau do lartillfrio (I8'.'!-1891), et gonimandani du lou-u (1897-1808). En avril 1898, il re^ut lo coinniandomont do la flotte do Key West ot, la gucrro d'Espugno ayant «ielatt-, il fut cliargiSdo diriger los opérations dans ies eaux des Indes occidentales. Il détruisit, do concert avec l'amiral Sclilcy, l'oscadro espagnole do Corvora prés do Santiagodc-Cul)a lo 3 juillet is98, ot fut nommé cuoire-aniiral. Il

fut un des cor - — ■ — -, .^ , ,

autorités esp l'Kspagno,

San-ADRJAN y la Lozilla, hoiirg d'Espagne fprov. do Léon), dans uno ré^'ion niontagncuso ot pit"tores(|UO ; 1.70U liai). Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées, à la lempératuro do 37« C, utilisées pour lo traitement do la chloro-anémio et do certaiûos atrcctions des voies digostives. Elles éiaiont connues et exploitées à l'épociuo romaine.

San Clémente (Manuel A.), président do la républiiiuo do Colombie, né à Buga (Colombie) on I8I5, mort à Villota en 1902. Après avoir fait ses éludes à Ponayan, capitale du département du Cauca, il obtint lo titro do docteur on droit et devint très vite un jurisconsulte apprécié. Très ostimé do ses concitoyens, il fut à plusieurs reprises élu sénateur et président des Cbambres. Magistral ù la Cour suprême do justice, il fut successivement nommé ministre do l'intérieur et ministro do la guerre sous la présidence d'Ospina (1859), et de nouveau ministre de l'intérieur sous lo président Holguin (1888). Etant gouverneur du département du Cauca, il fut élu président de la République en 1898. Il so vit, on 1900, dépossédé de ses fonctions do président par un groupe do membres du parti politique qu'il avait servi.

Sand (Correspondance de George) et d'Alfred de Musset, publiée par Félix Decori (1901). — Ce recueil est divisé en quatre séries et comprend : 1» Douze lettres d'A. de Musset à G. Sand, écrites do Paris en 1S33 (elles se terminent par une déclaration d'amour) ; i' les lettres échangées par les deux amants après que Musset eut quitté Venise, laissant G. .Sand auprès do Pagollo: 3« les lettres écrites do Baden. après que .Musset a revu G. Sand à Paris ■ 4" les lettres qui ont suivi la reprise de cette orageuse passion (hiver de 1831-1335), pleines de récriminati()ns et de tendresse, jusqu'à la séparation finale. Cette publication reproduit lidèlement les originaux, sauf les phrases rayées ou supprimées aux ciseaux par G. Sand ou Musset eux-mêmes. Elle permet do porter un jugement défiiiitif sur la trop célèbre passion des o amants do Denise •, de constater do quelle exaltation romantique, factice et fausse, ils furent victimes, quel rolo caudido et sacrifié G. Sand fit jouer à Musset, et Musset accepta de jouer entre Pagello et G. Sand, quels retours de véritable passion les entraîneront parfois l'un vers l'autre, entre deux scènes de reproches ot de brutale jalousie.

Sand (MONUMENT DE George), par François Sicard. Elevé à l'occasion du centenaire de la naissance de George Sand, ce monument est placé dans le jardin du Luxembourg (Paris), sur un tertre do gazon, non loin de la grille faisant face au Panthéon. Il a été inauguré lo 1" juillet 1901.

L'illustre romancière est représentée dans la tleurde sa grâce et parée des vêtements contemporains de SOS premiers succès. .Assise sur un rocher, et entourée do fleurs, elle semble profondément émue devant la nature qui l'entoure.

Sandale ailée (la), recueil de vers, par Henri de Régnier (1906). — Ce recueil est dédié à la mémoire de José Maria de Hérédia. On y retrouve encore quelques morceaux symboliques, ofi la mythologie grecque n est qu'un prétexte pour exprimer l'ùme toute moderne du poète i(a Lampe, Phriius. le Piège, Apliareus} ; mais le souffle do l'auteur s'est élargi au milieu do la nature qu'il a contemplée dans ses divers voyages, et le parfum discret des villes de France et d Italie s y mole ù celui, plus pénétraut, des villes d'Orient dont la vision plaît à sa muse nonchalanto (/e 5o"/m(/). Ce sont, dans des stances d'amour assez nombreuses, la mémo mélancolie hautaine et douce, où vient se relléier le paysage, et, dans ses morceaux do pure fantaisie, la mémo élégance fine et atténuée des pastels du xviu* siècle, comme dans cette pièce : .-1 un portrait, qui on est peut-être l'expression la plus parfaite. Le recueil se termine par un bel Enroi, oti le poèto évoque Ronsard sous les pins verts de Bourgueil. et souhaite comme lui de ne pas mourir tout entier.

SANDALODE n. m. Genre d'arachnides araiiéidcs, de la famille des salticidés, comptant uno douzaine d'espèces répandues de l'Inde à l'Océanie.

— Enctcl. Les iandalodes sont des araignées sauteuses de la tribu des hyllés. De taille assez forte ou médiocre.

Monument de George Sand, au jardin du Luxembourg.

Sand.ilode.

bruDS, ils sont couverts d'un revêtement pileux roux et blanc, et les miles portent une houppe de poils uoirs sur lo front. Certain», cc.nimo los tandalodei lemicuprêta, do 1 Indo et do Coylao, sont revêtus d'écaillés cuivreuses.

Sandeman (Robert), sectaire écossais, né 1 Perth en 1718, mon a Daubury (Connccticuij en 1771. Il achevait A peine ses étude» à I université d Edimbourg -ni':l s éprit des théories religieuses do John Glas, don . -.'pd-

tét la fille. .Ministre glassite 4 Penh, I^ ,m-

beurg, il fonda en 1700, à I^omlres, uno -, et,

bientôt connu par ses prédications et ses uii\ r.igis polémiques, il fit rayonner ses vues lusquon .VmirMiue. En 1705, il créait i Porlsmouth, dans le .New-Ilarnpsliire, une première église. Il s'occupa aussi do politique ot, avant prêché avec trop d'ardeur lo loyalisme envers la métropole, il s'attira des poursuites judiciaires on 1770. Parmi ses nombreux écrits, citons : Letters on riieroii and Aspasio (1757) ; Some Tliomjtttt on Clirùtianitij (1701 ; tlie l/onour of Murriaije (1777) ; etc. Ses sectatours furent appelés sandemaniam (v. ce met au t. VU).

— BiULioGB. : ThoDton, Life of sir Itoberl Sandeman

San-OB-POU OU Sandepou, localité do l'empire chinois (prov. do Mandchourie), au S.-E. de Moukden. Ce fut le théâtre, du 25 au 29janMcr l'jo:., duncdes plus sanglantes bataillcsdo la guerre russo-japonaise. I.e général Urippenberg, qui commandait la deuxième armée russe, prit rolFensive contre la gauche japonaise, contrairement aux intentions du général en chef Kouropatkine. Favorisé d abord par sa supériorité numérique, il so heurta bientît à la position retranchée do Sandepou (26 janv.), et Kouropatkine no l'ayant pas fait soutenir, il dut se replier après un combat acharné, le 27, en laissant 13.000 hommes tués ou blessés sur le terrain de l'action.

SANDBRIA (rfé) n. f. Genre do méduses acalêphes, à ombrelle aplatie, avec seize tentacules, et â pédoncule buccal grêle, pourvu de quatre longs bras buccaux rubanés et plissés, avec boucho unique en croix.

SANDBRSO^aE {ni) a. f. Gonre de liliacécs-orulariécs, voisin des glorieuses et des littonics, mais ayant un périantho à pièces concrescentes. (L unique espèce est une belle plante du Natal.)

Sandvikon Sandvik, ville du Danemark, dans l'île de Boroholm, dont elle occupe la partie septentrionale ; 500 hab. Excellent mouillage, bien abrité et très fréquenté. Petit port de pêche ot de cabotage.

Sandt ou lac au Sable, lac du

Canada (Keewatin) ; environ 03.000 hectares.

San-FELIPE, bourg des Etats unis du Mexique (Etat do 'V ucatan ;disir. do Tizimin]), surlerioLagartos ; l.ooohab.

Petit port de pêche et de cabotage bien abrité et très fréquenté.

San-FILIPPO, bourg d'Italie (Toscane [prov. de FlorencOj), dans le pittoresque val d'Orcia; 400 hab. Sources minérales ferrugineuses bicarbonatées et sulfurées calciqucs, à la température de 19" à 50" U. Elles jouissent on outre de remarquables propriétés incrustantes.

*San FRANasco,capitalede la Californie.— Un terrible tremblement de lerio a presque entièrement détruit, le 19 avril 1906, la magnifique ville do San Francisco. En uno secousse d© trois minutes, qui se produisit vers cinq heures quinze du malin, une partie des maisons do la partie basse de la cité sefl'ondrèrent, en même temps que se produisait, sur certains points, un vériiable ridoment du sol et que so creusaient do larges crevasses. Les conduites d'eau so rompirent, puis, les tuyaux do gaz avant crevé, l'incendie, contre lequel il devenait impossible de lutter, acheva le désastre. Il devint nécessaire de faire sauter à la dynamite (.et encore celle-ci manqua-t-cUo bientôt) les immeuUcs que lo feu attaquait. Un terrible raz de marée coulait en mémo temps plusieurs navires dans la baie ; pondant plusieurs jours, jusqu'à l'arrivée des premiers secours et des approvisionnements apportés par bateaux (car toutes les voies ferrées étaient coupées), la situation de la population, atteinte par la faim et le typhus, fut atroce. La secousse sismique, qui fut ressentie d'ailleurs dans la plus grande partie des Etats-Unis, a été attribuée par les géologues au mouvement relatif des deux lèvres d'un© cassure déjà bien connue, et qui longe le rivage californien pendant près de 600 kilomètres, do la pointe .-Vrona au mont Pinos. Toutes les villes voisines de la baie d© San Frant'isco, et notamment Oakland, ont été plus ou moins afi'ectées par le désastre, mais presque immédiatement, dans un bel exemple d'énergie, des sociétés et des entreiirises se sont constituées pour relover do ses ruines la n reine de l'Ouest ».

SANOLAC n. m. V. SANIMAK, t. VII.

Sangiorgi (Filippo), compositeur italien, né et mort à Rome 1810-1901). .\près avoir re(;u une bonne éducalioo artistique, il devint chef de la musique de la garJe nationale à Rome. puis, pendant neuf ans, directeur du lycée musical do Ferraro. fonction qu'il abandonna pour se tixer à Milan comme professeur de chant et de composition. Il a fait représenter les opéras suivants, qui, pour la plupart, obtinrent du succès: la Mendicante iU6\): Iginia d'Asti (IS6S): Guisembergn da Spolelo (1864); Guiseppe lialsamo [l»13) i Diana di CAarcmy (1875), et Amari'/ia.

San-GIULIANO, bourg de l'Italie centrale, dans la province et à 6 kilom. de Pise : 1.500 hab. Eaux minérales thermales is:> à 39» C), sulfatées calciques, utilisées depuis l'époque romaine.

San GiosePPE, bourg d'Italie (prov. de Naples [circondario de Naples]), au pied du Vésuve: 2.000 hab. Vignobles. Cette petite et coquette ville a été la principale victime do l'éruption du Vésuve au mois d'avril 1900. Une épaisse couche de cendres et de lapilli, dont les plus gros atteignaient presque le volume d'un ceuf de pigeon, a recouvert les rues et les maisons. £t le toit de V église, dans

SAiN-ADHI.VN — SA.NTA-M.VRIA

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journal bimensuel (hebdomadaire â paiiir 5)

lulitulô l'Eveil démocratir/ue. Jl a écrit, o . atid

nombre de brochures, de discours, do rapports, ou UacU ou opuscules de poMmiqao et de propagande : VEtprii démocratique ; U Sillon. E$pnt et méthodet ; l'Education sociale du peuple ; une Méthode d'éducation démocratique; la Vie profonde, et un drame en deux actes, représenté par des t camarades • du 6i7/ûn, et intiluli ; Par la mort. doù uait la vie.

SANGDINITE (^Ai) n. f. Salfoarséninre naturel d'argeut.

SaN-JUAN-DE-CAHPOS, bourg do l'archipel espagnol dos Baléares, dans 1 ilu Je Majorque, ei nou loin do Campes ; 700 hab. Sources minérales chlorurées sulfatées cl sulfureuses, à la température de 48° C.

San-JUAN-DEL-SALVAMENTO, honrgado maritim© do la république Argentine, s. -.. du lerritoiro

do la Tiorra del Fucgo, dans 1 sur la baie do

Saint-Jean. Pénitencier milir;. ., sous-préfcc-

ture mariiime et pénitencier ûi:t étc :ransférés un peu plus à 10., à Port Cook, au fond de la baie du mémo nom, sur la côte septentrionalo de la Terre des Etats.

SANLAVnXE (Marie), danseuse française, née à Parra en isn. Eltve de Méranio et do M*« Dominique aux classes do danse do l'Opéra, elle entra modestement à ce théâtre dans le corps de ballet, d'où elle ne tarda pas â sortir pour parvenir progressivement au rang do premier sujet. Après sétre montrée avec avanuge dans les divertissements do plusieurs opéras et avoir repris des rùles dans divers ballots, elle en établit d'importaoU dans un çrand nombre d'ouvraçes de ce genre, où soavent elle jouait des travestis : Sylcia (rAmour). la Korrigane (la Reine), la Farandole (Valeniiof, le* Jumeaux de Derqame (Arlequin), le Fandango (AJbert), les Deux Pigeons (Pepio), Tedda, Gretna Green, etc. Mime intoUigente. danseuse élégante et représentant bien l'école française dans sa gràro et dans sa vivacité, elle a foomi à l'Opéra une carrière brillante et ininterrompue do vingt années. Elle a pris sa retraite en 1889.

Sannikof {Tkbrr dk\ Terre arctique entrevue en 1811 par Sannikof au N.-N.-E. de llle Kotelnyi (archipel do la Nûuvelle-Guinée , dont l'existence a été conârmée en iSSCpar lexpé-iition du D' Bunpe et du baron Toll. Toutefois, la croisière du Zarya, dansT'été de 1901, a remis en question l'existence de cette terre insulaire; comme ce bâtiment a passé sans la voir dans les parages où on supposait la trouver, il en résulte que la terre de Sannikof se trouve pltzs au nord qu'on ne lo pensait, ou n'existe pas du tout.

Sanson (Ajidré\ zootccbnicien et vétérinaire français, né à Matha iCIiarento-Inférieure) on 1826, mort A Saint-Palais-sur-Mer, près Ruyan. en I»Oî. Vétérinaire militaire, chef des travaux chim'iquesà l'Ecole vétérinaire de Toulouse, il fut ensuite professeur de zootechnie i l'Ecole nationale d'agriculture do Grignon et simultanément à rinhiitut national agro* nomique.

Interprétant avec un bon sens et uno méthode remarquables des vérités depuis longtemps acquises, il a redressé dans les théories sur l'élevage (c'est-à-dire, sur la reproduction des races domestiques, leur sélection, leur croisement, leur alimentation, les eâ'eis de l'hérédité physiologique, etc.) une foule d'erreurs courantes. Son action eut pour conséquence de substituer, dans la pratique de l'élevage, i quantité de notions empiriques plus ou moins fausses, des taits exacts, basés sur lexpérienco et robser\-ation.

De ses ouvrages, son Traité de sootechnie (.1S66-IS74) est. à beaucoup près, le principal. On

résumées, toutes les idées qu'il a défendues sa vie durant. Outre ce traité, on lui doit notamment : la Maréchalerie fisesv, les Montons (IS6S); l'Hygiène des anima'/x domeitiques .1570): l'Bf'rédité normale et pathologique (1893), et, en collaboration avec H.Bouley, L.Trasbot et Ed.Nocard, le \ouvetiu Dictionnaire pratiqua de médecine^ de chtmryie et d'hygiène vétérinaires [1S8I-1894).

SANTA-AGUEDA,bourg d'Espagne (prov.de Gniptizcoa), près d'un petit sons-afâuent de 1 Ebre, an milieu d'une région très montagneuse; 500 hab. Sources minérales sulfurées calciques, à la température de U* G.

Santa-MARIA, célèbre volcan du Guatemala, situé à quelques kilomètres au S. de la seconde ville de la république, QuezaJtenango. Aux mois de septembre et d'octobre 19ù2, ce cratère, éteint depuis plusieurs siècles, a marqué un remarquable retour d'activité, dévastant toute une région fertile de plus de cent lieues carrées, qu'il a couvert© do cendres et do débris volcaniques, et

Sansoo.

retrouve condensées.

SANTA MAHIA — SARACCO

détruisant les niapnillf|iies plantations do t'afo (jui s'ôien- (lont sur près do 200 kiloinôlrcs, lo long du Pacili'iuo.

Santa Maria f Domingo), prosidont do la républifnio du Chili, no on l»^:., mon on 18S8. II fut d'abord professeur à rinstitut national (1845), fonctionnaire aux ministères de la justice et do l'instruction puljhquo, rédacteur au journal « ol Orden « (I84ti). Il était avocat, lorsqu'il fut nommé administrateur do la province do Colcha^-ua, dont il rétablit la situation économique (1847-1850). Allilié au parti libéral, il fut obligé do s'expatrier au l'érou (1851 à I«53). lorsque Manuel Montt fut nommé président de la liépubliquo. parle parti conservateur. Keutré dans son pays, il exerça do nouveau les fonctions d'avocat, mais il fut exilé une seconde fois, en 1858.

Il se rendit alors on Kurope, notamment en Angleterre. Do retour au Chili, en 1861, sous la présidence do Perez, il fut nommé par celui-ci minisirodes linances. 11 resta pondant plus de quinze ans magistrat à la cour d'appel et à la cour suprême.

Choisi comme ministre des affaires étrangères sous la piôsidence do Pinto, il fut élu, à la laco de ce dernier, président do a république Chilienne, le 18septembro 1S81. Avec Santa Maria, le Chili rentra résolutncnt dans la voie des idées libérales, pour lesquelles Santa Maria n'avait cessé Santa Maria dohutor. Parmi les ministres dont

il s'entoura, (iirura lialmaccda, qui lui succéda en 1886. Kanta Maria fît instituer au Chili les registres de l'état civil et lo mariage civil. L'Eglise catliolique fut privée do ses prérogatives de religion d'Etat. Au point de vue économique, ie budget fut équilibré, malgré les dépenses nécessitées par la guerre contre le Pérou et la Bolivie; des chemins de fer furent construits en Araucanie. Sous la présidence de Santa Maria furent signés : l» le traité de paix d'Ancon du 19 octobre I8S3; 2" le traité définitif d'avril 188Ï, entre le Chilli et lo Pérou; 3" un traité d'armistice avec la Bolivie. En 1886, Santa Maria échappa à un attentat dirigé contre sa vie. Lorsqu'il quittala présidence, à la ïin de son mandat, il fut nommé président du Sénat en 18S7. Il mourut l'année suivante.

SaNTA-URSULA, bourç de l'archipel espagnol des Canaries, dans lile de lénèrilTe (distr. de Laguna), à quel<iue distance de la mer; 2.000 hab. Vignobles, fruits. SanTBERGEN. comm. do Belgique (prov. de Flandre- Orientale [arrond. d'Alost]), sur la Dendre, aflluent de l'Esraut ; 1.530 liab. Distillerie.

*SANTÉ n. f. — Santé publique. V. SALUBRITÉ, vaccination, etc.

SaNTHOVEN ou ZaNTHOVEN, comm. do Belgique (prov. et arrond. d'Anvers), sur un petit affluent de la l'etite Nèthe, tributaire de l'Escaut par la ISèlhe et le Kupel ; 1.210 hab. Manufacture do tabac ; toiles, tissus; teintureries.

* Santiago, capitale du Chili. — Cette ville a été très éprouvée par le tremblement de terre des 16-17 août 1906, lequel a détruit en même temps la grande cité maritime de Valparaiso, qui est son port sur le Pacifique. Le chemin de fer qui réunissait les deux cités maîtresses du Chili fut détruit sur plusieurs points par la catastrophe.

SanTLEY (Charles), chanteur anglais, né à Liverpool en 1834. Doué dune très belle voix de baryton, il alla travailler le chant en Italie avec Gaetino Nava. puis, de retour en Angleterre, se perfectionna avec Manuel Garcia. Après s'être produit d'abord au concert dans la Création d'Haydn, il fut engagé à l'Opéra anglais do Covent Garden (1859), où il se montra dans Z>/HorflA, Zampa, le Porteur d'eau et Pierre le charpentier, puis dans plusieurs ouvrages anglais : Lurline et Amber Witche, de Wallace; tke Lilly of Atllarney, de Benedict; the Purilan's Dauijhter, de Balte, etc. Son succès fut éclatant, aussi bien comme comédien que comme chanteur. Santley aborda ensuite l'opéra italien à Londres même, puis à Barcelone, à la Scala de Milan, et de nouveau à Londres, soit au théâtre de Sa Majesté, soit à Covent Garden, soit à Drury Lane [Hamlet, Obéron, Faust, les Huguenots, Marta, /tifjotetto, etc.). En môme temps il faisait apprécier sa belle voix et son grand stylo dans l'oratorio, en chantant : le Messie, Israël en Egypte, Paulus, Elie dans les grands festivals. Après un voyage triomphal on Amérique, il revint à Londres pour faire partie do la nouvelle troupe d'opéra anglais de Cari Hosa. Il joua alors : les Noces de rigiiro, le Vaisseau fantôme, la Bohémienne, et fit luimême, pour avoir lo plaisir do se montrer dans Joconde, une adaptation anglaise du chef-d'œuvre de Nicole. Mais le rôle où il se montra toujours incomparable fut celui do Zanipa.

SANTORINITB n. f. Roche éruptive, appartenant à la famille desdiorites. (C'est une andésite ù pyroxène, dontlo type se rencontre i Santorin.) *SaNTOS-DUMONT (Alberto), aéronaute brésilien, né en 1873. — Après avoir, en 1901 , remporté le prix Dcutsch (100.000 fr.J, Sanios- Dumont, qui s'était, jusquo-lù.

cantonné dans ses expériences de dirigeables, entreprit de démontrer ta possibilité do réaliser lo vol plané à l'aide d'un engin plus lourd quo l'air (aéropiano, hélicoptère, " , ■"

orlhoptôre). 11 construisit à -, ' '

cet effet plusieurs appareils /J

et se livra, sur son champ /

d'expériences do Bagatelle, à divers essais (]U0 devait

couronner lo succès. Ses dor- ; '

nièros expériences furent /

faites à l'aide d'un aéroplane Santoft-Dumont.

qui porto le numéro 14 bit do

sa collection, celui-lù même qui devait lui permottro de gagner (23 oct. 1906) la coupo Arcbdoacon (prix do 3.000 fr.

réservé à l'appareil d'aviation qui pourrait faire contrôler un parcours minimum de 25 mètres avec angle do chute maximum de 25 p. 100). Santos-Dumont avait en effet ac- (•om])li, le 23 octobre 1906, un vol jdané dune soixantaine de mètres; mais lo 12 novembre suivant, il réussissait à couvrir un parcours de 220 mètres à 8 mètres du sol.

L'aéroplane do Santos-Dumont est construit de la façon suivante : l'appareil do sustentation est formé de 6 cellules do cerf-volant lïargravo (châssis de bambous et de roseaux recouverts de soie), accolées par trois et fixées de chat|uc coté d'une poutre armée, de telle façon (|ue leur aspect rappelle celui d'un Y. A l'extrémité antérieure do la poutre se trouve le gouvernail, formé d'une cellule unique analogue aux précédentes, et qui peut se

Aé-ruplane de Santos-Dumont.

mouvoir en tous sens, tandis quo la partie arrière do la poutre porte le moteur Levavasseur qui actionne l'hélice do propulsion ; la place de l'aviateur est à l'intersection des ailes. En outre de ce dispositif, la partie inférieure de la poutre est munie de deux roues à ressorts très souples, destinées à fonctionner sur une piste inclinée pour faciliter le départ et l'enlèvement de l'aéroplane. Tel quel, l'appareil a une longueur totale de iO mètres, une envergure de 12 et une surface portante de 80 mètres carrés ; il pèse 160 kilos non compris le poids de celui qui le dirige. Les expériences de Santos-Dumont ont fait faire un pas décisif à l'aviation. C'est la démonstration pratique que la navigation aérienne au moyen du plus lourd quo l'air est liarfaitement réalisable. Il n'était pas besoin pour que cette démonstration fut évidente que l'aéroplano s'élevât bien haut dans les airs : puisque, aussi bien, sous la menace constante d'une chute occasionnée par une panne toujours possible, ces appareils devront constamment naviguer à portée du sol, alind'y pouvoir revenir sans accident.

*SANVE n. f. — Encycl. Destruction des sanves. On sait comme la sanve ou moutarde sauvage et les ravenelles envahissent les champs de céréales, particulièrement les cliamps d'avoine, et quel fléau ces mauvaises herbes ont longtemps été pour la culture. Depuis 1896, on les combat très efficacement au moyen du sulfate de cuivre. Le procédé (inventé par Bonnet) consiste dans l'épandage, à l'aide d'un pulvérisateur, d'une solution de sulfate à 5 p. 100. On en asperge les sanves quand elles sont encore jeunes, qu'elles n'ont que deux ou trois feuilles. Le traitement opéré à celte époque est moins coûteux que postérieurement et d'une efficacité pi us certaine : moins coûteux, parce que Taspersion n'exige qu'une quantité beaucoup moindre de liquide (par exemple 800 à 1.000 litres à l'hectare, quantité minimum) et d'une efficacité plus certaine parce que l'action du sel de cuivre est d'autant plus parfaite que les tissus de la moutarde sauvage sont plus tendres. Ou choisit, pour opérer, un temps calme : le matin d'une belle journée, dès que la rosée a disparu. Une heure ou deux après la pulvérisation, on voit déjà se flétrir et s'incliner les tiges et les feuilles do la mauvaise herbe. Quant à l'avoine ou à la céréale, elle n'est pas sans souffrir quelque peu de la nocivité du sulfate. Elle pâlit, présentant pendant quelque temps une teinte de mauvais augure, mais elle tinit par reprendre le dessus et elle accomplit en somme, peut-être cependant avec un peu de retard, toutes les phases ordinaires de sa végétation.

Justement pour cette raison que le sulfate de cuivre exerce sur la céréale une action fâcheuse et pour cette raison encore que les sels de cuivre sont relativement coûteux, on a essayé, en Allemagne notamment, de substituer au sulfate de cuivre à 5 p. 100 du sulfate ferreux à 15 p. 100. Dans beaucoup de cas, cette substitution a parfaitement réussi, mais dans beaucoup d'autres, et sans ([u'on pût s'en expliquer les raisons, les résultats obtenus avec lo sulfate de fer ne pouvaient se comparer à ceux obtenus avec le sulfate do cuivre.

Il convient aussi do signaler les essais d'un agronome suisse. Dusscrro, qui eut l'ingénieuse idéo do remplacer la solution ordinaire par une solution concentrée de niirate de soude. Vis-à-vis des céréales, cette solution n'agit (|u'à la manière d'un engrais (puisqu'elle constitue ell'ecLivement un engrais azoté très actif), mais vis-à-vis des mauvaises herbes mélangées, tout au moins des ravenelles et dos sauves, elle agit comme matière corrosive, c'est-à-dire à pou près comme le sulfate de cuivre. Des expériences de Dusserre il résulte en tout cas que lo nitrate de soude à 10 p. 100 additionné do sulfate do cuivre à 2 p. 100 a fourni d'excellents résultats, sous cette condition toutefois quo lo temps favorise l'expérience, c'est-à-dire qu'aucune pluie ne survienne peu après l'aspersion (le nitrate do soude étant extrêmement soluble).

SAPEUR-AÉROSTIER n. m. Soldat du corps d'aérostutiou militaire, il PI. Des sapei-rs-aèrostikrs.

— Encycl. Les sapeurs- aérostiers constituent un bataillon du 1" génie à Versailles. Leur recrutement a été organisé parTinstruction ministérielle du 28 avril 1906.

Les jeunes gens qui désirent obtenir leur incorporation dans lo bataillon des sapeurs-aérostiers doivent justifier des connaissances par eux acquises dans les écoles civiles tl'aéroslalion ou les sociétés aéronautiques régulièrement c«)nsti tuées. Chaque année, les directeurs ou présidents de ces écoles ou sociétés adressent au ministre do la guerre, avant lo 1" juin, la liste do ceux de leurs élèves qui doivent être appelés on octobre. Les jeunes gens proposés doivent réunir les conditions d'aptitudes pliysiques exigées pour l'arme du génie. Ceux qui remplissent ces conditions sont autorisés par lo ministre à subir les épreuves instituées pour constater lour aptitude au service d'aérostation militaire.

Ces épreuves comprennent un examen sur le tir, un sur la gymnastique, un oral sur les notions générales relatives ù. 1 àérostation, et enfin des exercices pratiques de manipulation du matériel aérostatique. Le coeffii-ienl de cette dorniôro éprouve est, à lui seul, égal à la somme dos trois

autres. Les épreuves sont subies devant dos commissions dont chacune est composée d'un chef do bataillon et do deux ofliciers subalternes. L'une est constituée à Versailles au bataillon des sapeurs-aérostiers. Et il en est institué chaque année d'autres en province, suivant le nombre et les résidences des jeunes gens à examiner. Ceux-ci n'ont droit à aucune indemnité pour se rendre à la place où ils sont convoqués. C'est d'après le nombre des points obtenus aux examens, et suivant les nécessités du recrutement du bataillon, que le ministre arrête l'état des jeunes gens à y incorporer. Cet état est ensuite notifié, par extraits, aux directeurs des écoles d'aérostation et aux pri'sidenis des sociétés aéronautiques intéressées, ainsi (juaux rnnirnandants des bureaux de recruiemeni.

* SAPEUR-POMPIER n. m. — Encvcl. Admin. L'organisation dos corps de sapeurs-pompiers est régie par le décret du 10 novembre 1903, qui a remplacé celui du 29 décembre 1875. Les communes, pour obtenir l'autorisation préfectorale, doivent justifier de la possession d'un matériel suffisant et s'engager à subvenir pendant rpiinze ans au moins aux dépenses obligatoires d'habillement, équipement, entretien des postes, loyer des .ocaux où sont remisées les pompes, etc. Cet engagement n'est pas indispensable, si la commune a déjà des ressourcesannuelles spécialementaffectées au service d'incendie, ou si les sapeurs-pompiers s'engagent à servir gratuitement lorsque le matériel existe. Passé le délai de quinze ans, la dépense cesse d'être oblîgfaioire et le corps do sapeurs-pompiers se trouve supprimé de plein droit. Des subventions de l'Etat sont allouées aux communes, selon l'effectif et le chiffre do la population. Les subventions sont destinées à indemniser, au moyen de pensions viagères, les sapeurs-pompiers victimes d'accidents en service commandé, ainsi que leurs veuves et orphelins en cas de décès; puis, s'il reste un excédent, à accorder des secours pour interruption de service ou des allocations annuelles aux sapeurs-pompiers âgés de soixante-cinq ans et comptant au moins vingt-cinq ans de service ; enfin à acquérir et à entretenir le matériel. Des avantages sont en outre reconnus en cas d'accident, au point de vue des secours médicaux et des frais funéraires.

Sapeurs-pompiers (médaillk des), Distinction honorifique créée par la loi du 16 février 1900, pour récompenser les services des sapours-pomjiiers comptant trente années de présence danslegroupe.

ou qui se sont distingués par une action d'éclat. La médaille, œuvre de Roty,esten argent du modulede27n7m.

et suspendue à un ruban formé de trois bandes verticales parallèles do couleur orange, séparées par des bandes de même largeur liercées bien, blanc, rouge, et limitées par des bandes semblables formant le bord du ruban.

SAPEUR-TÉLÉGRAPHISTE n. m. Soldat du corps de télégraphie militaire, il PI. Des sapecrs-têi.égraphistes.

— Encycl. Un arrêté du ministre de la guerre du 23 février 1906 prescrit que le contingent attribué annuellement au bataillon de sapeurs- télégraphistes doit comprendre 100 employés de l'administration des postes et télégraphes, désignés par le ministre de la guerre sur les listes à lui fournies à cet effet par ladite administration. Kn dehors de ces lOO hommes, le bataillon ne recevra, à aucun titre, comme hommes de troupe, d'autres employés de l'administration des postes et télégraphes. Seulement, les 100 employés incorporés annuellement continueront de compter au bataillon comme réservistes, sans toutefois quo lo nombre de ceux de ces réservistes qui auront repris du servicedansl administration puisse dépasser 600. Les réservistes eu excédent de ce nombre et appartenant aux classes les plus anciennes seront classés dans la non-affectation.

* SAPONIFICATION n. f. — Encycl. Les méthodes de soponrfication des corps gras neutres, c'est-à-dire leur dédoublement en glycérme et acides gras, ont été récemment complétées par un procédé industriel dû à Nicloux (1904) et que caractérise sa grande simplicité. L'opération setfectuo à froid sans pression en donnant tout de suite des produits purs, sous l'influence du principe actif du cytoplasma. \. lipaséidine.

En pratique, le cytoplasma entier est employé; on l'extrait, par broyage avec do l'huile, dos graines' oléagineuses, généralement du ricin ; par filtration, l'huile entraîne le cytoplasma, qu'une cenlrifu^ation suffit à agglomérer. Pour saponifier les huiles ou les corps gras, ceuxci sont additionnés do l p. 100 environ de cytoplasma et d'un peu d'eau acide; après émulsion à froid en quelques heures, le dédoublement est complet, donnant de leau glvcêrinée pure et des acides gras neutralisables par les carbonates alcalins pour les convertir on savon.

SAPOTACITE n. f. Nom donné à des feuilles fossiles trouvées dans les terrains ternaires et éocènes, ol qui rappellent, par leur forme et leur nervation, les feuiflcs des

sapotacées actuelles.

SaracCO (Giuseppe). homme d'Etat italien, né à Histagno. dans la province d'.Mexandrie. en ISÎl. Après avoir fait ses études et obtenu le doctorat en aroit à l'université do Turin. Saracco exerça mielque temps la profession d'avocat et fut élu député d'Acqui on 1851. Après la formation de l'unité italienne, il devint, sans cesser d'être député, secrétaire général du ministère dos travaux publics (1862). Son intervention provoqua, l'annéo suivante, la chute du ministère Mingheiti. Successivement secrétaire général du ministère des finances, puis directeur général des domaines, il entra au Sénat on 1865. Il occupait la présidence de cette haute Assemblée, quand il obtint les portefeuilles des travaux publics (1S87). puis des finances. Enfin, à la chute du cabinet Pelloux, son ûge, son expérience, ses sympa-

Mèdaîlle des sapeurs-pompiers.

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