‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 295 sur 363 · SAXE-WEIMAR · texte numérisé non relu

SAXE-WEIMAR

Saurope : a. fleur mâle; b, fleur leiuelle.

SAUALPITE [sa] n. f. Silirato hydraté naturel dalumino et tlo chaux, appelé aussi zo'isile.

SAUMURIEN, CNNE (so-tmi-ri-in, An') &Aj. Qualification par iaiiucllo de Grossouvro désigne la partie iufcricurc de l'étage turonicn, ou sous-étage lîgéricn.

— n. m. : Le sacmuhikn.

Saunier (Noël), peintre français, né à Vienne fisèro) en 1841. mort i i'ans on 1H90. Fils du peintre portraitiste Chartes Saunier (,1815-18ti9), élève do son père et de Pils, il exposa en 18"0, pour ses déhuts : G Initiateurs se rendant au cirque, puis envoya aux Salons dos scènes de genre : Promenades dans te'parc (1872); te Hetvur à Paris (1878); Dans ta basse-cour (1B'<0) ; /ci l'on danse ilS»l)\ Marché en Provence (1884, musée d'Albi). A partir de 1886, il so consacra à la pointure de la vie paysanne : Mnrclté aux cochons, à Aiyueperse (1*87, musée do Nancy); te Tambour du vittfige (1888, récompensé à l'Kxposition universelle [Paris] en 1889) ; le Port de Grolèe et Marclié de dindons, à Mores te l {l'èOO). — Son frère, Charlks Saunier, écrivain d'art français, né à Paris en 1865, débuta en 18»0 par des articles sur la sculpture moderne dans n Art et Critique ». collabora à la >■ Gazette des beaux-arts », à la • Revue des Arts décoratifs », à la ■ Revue encyclopédique ».

à la <■ Revue blanche », au « Cri de Paris *. A l'Kxposition universelle de 1900 iParis), il fut cbargé d'installer l'exposition centenoalc de la médaille. 11 a publié : Au^/ustin Dupré, orfèvre, médaiiltur, graveur général des monnaies (1894); les Grands Prix de Home (1896); Opinions sur l'art décoratif (1902); les Confjuêtes artistiques de la Hévotulion et de t'Em/iire et les reprises des Alliés en tStS (19021; Louis David (|904). 11 a collaboré au Musée d'art et au Supplément du A'oui't'rtu Larousse illustré.

SAUROPE (sô) n. m. Genre l'euphorbiacées phyllant liées.

— Enctcl. Les saûropes sont de petits arbrisseaux à fleurs apétales. Les fleurs mâles ont 6 pétales soudes à leur base au disque et 3 éianiines à filets courts. Les fleurs femelles ont un style minco. Ou compte environ 20 espèces de sauropes, habitant les îles de la Sonde et Ceylan. Les jeunes feuilles du saurope albicans se mangent comme légumes.

*Saussier (Félix-Gustave), général et homme politique français, né à Troyes en 1828. — Il est mort au château de Thimécourt,près de LuzarchestSeiue-el-Oise),

dD 190Ô.

Saussure [Ferdinand de), linguiste suisse, né à Genève en 1857. Il est fils du naturaliste Henri de Saussure. Il fut élève du gymnase académique et do l'université de sa ville natale, suivit en 1877-1S78 les cours de linguistique de l'université de Leipzig, en 1878-1879 ceux de l'université de Berlin et se fit recevoir docteur à Leipzig en février 1880 avec une thèse De l'emploi du génitif absolu en sanscril (1881). L'Ecole des hautes études de Paris lui off'rit une chaire de grammaire comparée, qu'il occupa jusqu'en 1891. Il revint ensuite à Genève, où il est professeur à l'université. Son ouvrage capital est le célèbre Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes (1879), qui a posé d'une manière^ définitive la théorie du vocalisme indo-européen. L'auteur y synthétisait et systématisait les résultats acquis et révélait en même temps une foule de faits nouveaux. On lui doit on outre des articles daus les Mémoires de la Société de linguistique de Paris.

SAUTËLEMENT {sô, man) n. m. Action de sautcler, de faire de petits sauis : Se déplaçant avec un SACTÎiLEMiîNT, un battement de membres d'oiseau blessé. (Léon P>apié.)

SauveniÈRE, comra. de Belgique (prov. et arrondi, do Namur , sur l'Urneau, affluent de la Meuse par la Sambre; l.ïôO hab.

♦sauvetage n. m. — E.NCTCL. Dr. Un décret du 26 juin 190a. intervenu en exécution de la loi du lo mars 1891, sur les accidents et collisions en mer, s'ajiplique à tous les navires ou bateaux français affectés au transport des passagers sur mer, sur les étangs d'eau salée et dans la Eartie maritime des cours d'eau. Tout navire ayant à ord plus de dix personnes, non compris l'équipage, est réputé affecté au transport des passagers. Les navires dont il s'agit sont répartis en trois catégories :

1' Navires faisant des voyages au long cours et au cabotage, en dehors des parages visés ci-après ;

2" Navires voyageant dans les embouchures des fleuves, dans les baies et rades recevant directement la mer du large, entre les côtes de France, de Corse ou d'Algérie et pour de courtes excursions en mer ;

3» Navires transportant des passagers dans la partie maritime des cours d eau, dans les lacs, bassins, étangs d'eau salée, dans les baies et rades fermées ;

4* Voiliers armés pour la grande p6chc formant une catégorie spéciale.

Le décret contient trois titres. Le titre I'% relatif aux moyens de sauvetage des navjres à passagers, déiermine.

Sour chaque catégorie do navires, la nature et le nombre es engins do sauvetage réglementaires, en tenant compte do la i|uantiié do personnes pouvant trouver place â bord. Ces engins consistent on : embarcations de sauvetage, bouées lumineuses et non lumineuses, ceintures ou gilets de sauvetage, flotteurs, cauonsou fusils, fusées ou corfs-yolanis porte-amarres.

i.e titre II indique les conditions au.Yquellcs doivent satisfaire les engins do sauvetage prescrits.

1-e titre III impose plusieurs fois par an, abord do chaque navire armé, des épreuves destinées â s'assurer du bon état des engins. Il autorise les chefs des arrondissements et sous-arrondisscmenis maritimes, sur avis do la commission de visite, ù dispenser do partie des mesures exigées par le décret, mesures qui no s'apptinucnt pas aux bâtiments do l'Etal.

— Tochn. Dans les mines, les caves, etc., où l'air no peut so renouveler librement, il arrive qu'en cas d'in-

cendie, des gaz irrespirables se produisent. Afin de permettre aux sauveteurs de pénétrer dans le milieu délétère, on a imaginé un certain nombre d'ajipareils respiratoires. Les pompiers, les mineurs aussi, sont parfois appelés à y avoir recours. L'appareil dont font usage les pompiers parisiens a été imaginé par Guglielminetti.

Son principe repose sur une régénération continuelle d'air. Le sauveteur a la tète complètement <'inI)oiiéc dans un casfjue étanche, muni de verres au droit des yeux et qui communi(|uc avec une sorte do sac inipennéablo contenant l'air à respirer, tandis que les produits de la respiration j>assenl dans un second sac. Tous deux sont fixés sur la poitrine.

Sur le dos du travailleur, se trouve un liavresac garni intérieurement d'une bouteille qui renferme de l'oxygène pur à 190 kilogr. de pression et de deux récipients remplis de potasse granulée.

L'air expiré , chargé d'acide carbonique, de vapeur dcau et d'azote, passe au travers des granules de potasse en abandonnant son eau et son acide carbonique

dans le sac d'air à respirer, tout en so mélangeant à une quantité d'oxygène pur que la bouteille laisse échapper au moyen d'un détendeur. Cet oxygène est refroidi par un petit réfrigérant au chlorure de"méthyle. L'air se trouve ainsi régénéré.

L'appareil allemand, dit n de Giersberg »>, est basé sur le même principe que le précédent, mais il est simplifié. Le casque, supprimé, est remplacé par un masque pinçant le nez du sauveteur. Celui-ci respire au moyen d'une embouchure qu'il tient entre les lèvres. C'est cet appareil qui a permis aux mineurs allemands d'opérer d'importants sauvetages, lors de la catastrophe des mines do Courrières (1906).

L'appareil Vanginot, imaginé par un officier du régiment des pompiers de Paris, est constitué par deux bouteilles métalliques jumelées. Elles contiennent de l'air comprimé à 150 kilogr. Un détendeur laisse arriver cet air à la pression normale aux poumons du travailleur en le conduisant sous un casque analogue à celui de l'appareil Guglielminetti.

Le pneumalogène, ainsi que le nomme son inventeur, Jaubert, régénère l'air. Il permet au sauveteur de rester un assez long temps (deux lieures environ) dans un milieu délétère et irrespirable.

Le nez étant pincé, le travailleur envoie les gaz expirés dans un sac en caoutchouc, après qu'ils ont traversé au préalable deux bouteilles fixées sur sa poitrine et renfermant de Voxylithe granulé. Cette matière, tout en retenant l'acide carbonique et la vapeur d'eau, laisse échapper une certaine quantité d'oxygène pur, de manière à produire une véritable régénération de l'air, en so mélangeant à l'azote rendu libre.

Savas-PAGHA, homme politique ottoman, né à Janina (Epire) en 1832, mort à Paris en 1904. Médecin do la préfecture de police de Constantinople, il abandonna cette profession pour la politique et entra dans l'administration. Il fut gouverneur de la Roumélie orientale, gouverneur général des îles de l'archipel ottoman, deux fois ministre desatfaires étrangères, ministre des travaux publics, haut commissaire en Crète. Il était vizir et muchir. En 1891, il prit sa retraite et alla habiter Paris. 11 a publié plusieurs ouvrages intéressants, entre autres un traité de droit musulman, qui fait autorité.

Save (Gaston-Gilbert-Daniel), peintre français, né à Saint-Dié en 1844, mort à Nancy en 1901. Elève de Gleyre, il s'est consacré â la peinture décorative et a orné avec talent un certain nombre d'édifices de sa région, notamment plusieurs salles de spectacle. On lui doit aussi d'habiles restaurations de peintures anciennes de la catliédrale de Saint-Dié et de celle de Nancy. Un tableau, Prométhée pressentant sa délivrance, exposé en 1870, à Paris, valut à l'auteur uno récompense.

SaviÊSE, comm. de Suisse (cant. du Valais [distr. de Sion]i. à 3 kilom. de Sion, sur un plateau dominant le Khôneet don tics flancs sont couverts do vignes; 2.260 hab., disséminés en do nombreux villages.

Sa VIN (saint\ en latin Sabinus. Il y a plusieurs saints de ce nom. En France, on trouve saint Savin honoré en Poitou lo 11 juillet, et saint Sa vin di: LAVfcinAN, confesseur dont on célèbre la fête, dans le Bigorre, le 9 octobre. Quatre communes do France i)ortentlenomdo5(iiH/-6'uti/i.

Savine (sainte), en latin Savina, vierge, née dans l'île de Samos, morte dans les Gaules au ut' siècle. Sœur do saint Savinien, elle quitta avec lui sa {lairie pour échapper à la persécution. Quelques hagiographes croient (|u'olle fut associée â son martyre. Une église do Troyes est placée sous sou invocation. — Fcto le 29 janvier et lo 29 août.

Savine {Léopold), sculpteur français, né i Paris en ISGl. Elève de Dumont â l'Ecole des bcanx-arls et d'Injalbcrt, il débuta au Salon de 1883 par l'envoi d'un médaillon du docteur Schlizzï et exposa ensuite la A'i7euie(1886), le liieiir (ïHSl), Mireille (188S), Après la danse (1889), ta Moisson, Torquemada (1890), Christ en croix (1893), Chat et souris (189s), Découragement (1905), Désolation (1906) et des bustes do l'adjudant /saac. de M. Gougeard pour la ville do Saint-Maixent. do -l/"» Picot et du docteur Planchon. Mais sa personnalité s'est surtout affirmée dans la sculpture sur bois. Dès 1892, son buste maigre et décharné de Al. Jérôme lo signala â l'uttontion; depuis, sa Sorcière [bois polychrome, 1893), sa Tête de vieille femme (1897), la Heine des mers (1901) ont montré quelles ressources il savait tirer de celte matière â tort délaissée. Son habileté technique lui valut en outre d'étro chargé do sculpter dans le bois pour lo baron Vitta l Idylle do Falguiôre, et il a exposé au Salon do 1906 les boiseries ot les bronzes d'un piano à queue.

Savornin LohMAN (Alexandro-Frédéric dr). homme politique néf-rlundais. né â Groninguo on 1837. Docteur

en droit, il fut juge, conseiller à la cour do Bois-lc-Duc, professeur en 1884 à l'université libre d'Amsterdam, député à la seconde Chambre de 1879 à 1890, ministre do l'intérieur de 1890 à 1892. Renvoyé depuis, soit à la pre-

ArpAKF.ri.s DE SAUVETAGE : I. Appareil Vanginot. â compression; 2. Appareil Guglielmioetti, â rOgil-nération ; 3. Appareil Giersberg, â régénération ; 4. PncumatogèQe Jaubert.

L'azote resté libre va mière, soit à la seconde Chambre, il est le chef incontesté de la fraction conservatrice ei aristocratique du parti antirévolutionnaire et l'un des orateurs les plus écoutés des Etats généraux. Quoique écarté de l'Université libre pour son orthodoxie suspecte, il ne s'est pas séparé des antirévolutionnaires et a soutenu fidèlement le cabinet Kuyper. Ses principales œuvres sont : Autorité et liberté; Notre Constitution.

Savornin Lohman (Catherine -Reine -Marie dk), nièce du précédent, écrivain néerlandais, née à Assea en 1868. Obligée par les circonstances de se créer une situation indépendante, elle s'est tournée vers la littérature et a publié des romans et des brochures qui ont obtenu un grand succès. Dans son »- Vragensmoede x {Lasse d'interroger), rompant avec les traditions religieuses et politiques de sa famille, elle a mis en scène le parti antirévolutionnaire, dont elle a montré à la fois les petitesses et les grandeurs. Elle a publié aussi : la Seule chose nécessaire ; De la vie intérieure ; l'Amour dans la question féministe. Elle dirige un journal de jeunes tilles : n les Lis hollandais n, et publie dans divers journaux des critiques littéraires.

SAW-DORANG n. m. Instrument à archet siamois. (Sa caisse sonore est recouverte de peau de serpent; il est monté de deux cordes.)

*Saxe. — Maison de Wettin. Cette Saw-dorang.

maison se rattache à la Souabe méridionale par son origine. Le margrave Frédéric le Belliqueux obtint de l'empereur, en 1423, le rang d'électeur et le titre de duc (1425). Ses deux petits-fils, Ernest (1441- 1486) et Albert (1443-1500), se partagèrent, en 1485, les domaines de la famille. Ce sont les auteurs directs des deux lignes existantes ; la ligne Ernestine et la ligne Albertine ; la première, en vertu de ditférents pactes et traités, obtint Cobourg, Altenbourg, ^Veimar. etc., et donna naissance aux trois branches de Saxe-Meiningen- Hildburghausen, — Saxe-Altenbourg, — Saxe-Cobourg- Gotha (auparavant Cobourg-Saalfeld). La ligne cadette ou Albertine a occupe, non sans trouble, de 1691 à 1763, le trône de Pologne; à cette ligne appartient le célèbre Maurice de Saxe (fils bâtard), fait maréchal de France en 1743. L'électeur Frédéric-Auguste III devint par la faveur de Napoléon roi de Saxe (Frédéric-Auguste I'') eu 1806 el duc de Varsovie en 1807. Il est mort en 1827.

Saxe-WEIMAR {Charles - Alexa/idre- Auçuste-3e&Q,

grand-duc de), né et mort à Wciniar (1818-1901). Il éliiii lils unique du grand-duc Charles-Frédéric et do Marie- Paulovua, née grande-duchesso de Russie. Sa jeunesse se passa en voyages, puis il appartint plusieurs années à un régiment prussien de cuirassiers, en garnison à Breslau. Eu 1842, il épousa, à La Hâve, la princesse AVilhelmine. tille du roi Guillaume II des Pays-Bas. Il monta sur le trône grand-ducal en 1853, à la mort do son père. Il cultiva la littérature ot les arts et leur donna asile dans sa petito capitale; il attira et retint nombre d'artistes et écrivains. Il sut, do 1847 ù 1857, attacher Liszt à sa cour et à son théâtre, et \Veiinar, la petite ville des bords do rUm, fut un grand contre puur l'art musical allemand. Hector Berlioz, Peter Cornélius, Joachim Ralf, Hans do Biilow, Charles Tausig, Joseph Joachim, etc., s'v rendirent. C'est aussi â \Voimar que Liszt put arriver, on 1S50, â la première représentation de Lohenqrin, dont l'auteur était alors un pauvre exilé politique. Richard

\Vagner a royalement payé cette hospitalité; grâce à son Tannhûuser. la fameuse Waribourg, dont l'admirable restauration avait préoccupé le grand-duc dès sa dixseptième année, est familière au monde entier. Et Liszt a remercié lo prince en célébrant dans sa Sainte Elisabeth une princesse qui a illustré le pays du grand-duc et dont lo souvenir s'impose aux visiteurs de la Warthourg.

Do son mariage, le grand-duc a eu trois enfants : le grand-duc héritier Charles-Auguste, né en 1844: la princesse Mario, née en 1849 ot mariée en 1876 au priuco

Duc de S.ixe-\Vcimar.

SAXE : Tableau généalogique.

Ligna CrnesUne.

Branche dk Wkimar.

Chef actuel : GuiLLAuUB-ERneST, né 1870, (Ils du duc liâi-itiur Charles Auguste (dé 18(4, m. 189(] et de Pauline, princciKC de Saze-M'etmar-

Eiscnach (née 18;^2, m. 190V); «ucccdc en 1901 t son grand-pvre le grand-duc Charles Alexaadre (oâ ItFlS, m. 1901y.

K{i. iWi Caroline de itcusH ; ovc IHBV.

I*' Rameau : Saxe-Mkininokn-Hildbcbghauskn.

Chef actuel; Georobk, n<t lH2tJ, MU du duc Bernard (n<^ 1800. m. 1882) et de Marie de llciKC-Camcl (née 1801. m. 1888); lucct-dc /i «on père ISdC.

Ep. i» 1850 Charlotte de PrudHe : n-^c JH'JI, m. 1855; 2« 18Ï8 R-odure. [.rincesne de IIohcnluhc-L8Ui$CDbuur(f ; née 1839, m, 18"2;

30 1873 Uurganat. IIiîltïDe Franz, baronne de lleldburtf : née 18'J9.

2* Rameau : 8axk-Altknbouko.

Chef actuel : EaNear, né 1826, ù\» du duc Georges {aé 179ti. m. 1853) cl de Marie, prinf-entc de Mccktcmbourf-Schwcrln (née 1B03, m. 1962).

Ep. 18d3 Agnès, priaccBse d'AuIialt ; uée IK2i, m. 1897.

3' Rameau : SAXK-CououKO-FT-fîoTiiA.

Chef actuel : CnAiii-KS-EDOUARo, prince de Grnndc-BrelaKne, né I8Hi; IIU du prince I,--''>pold, duc d'Alhany (ni^ 1853, m. 1881) et de Hélène,

prlncctise deWuldcck et l'yrinonl (oée 1H6I): suec^de en 1900 â sou oncle Alfred, duc de Saxe et duc d Edimbourg (né 18i4, m. ItKWj.

(La maison de Saxc-Cohourg-Uotba règne préiscntt;mcnt en Belgique, bulgarle, Grande-Bretagne et Portugal-)

Ligne Albertloe.

Jea K

Né 1801. m. 1873.

(Frère et successeur d'Antoine, m. 1K3G, et de Frédéric-Auguste II, m. 18ÎV).

Roi de Saxe 1H&&.

Kp. 1822 Amélie, flUe de Maximilien I*', roi de Bavière: née 1801, m. 1877.

Al.BKKT

Né 1828, m. 1902.

Roi de Saxe 1873.

Ep. 18^3 Caroline de Suède, Qlle du prlnco GustAveWasa; née

Hi.isAiii:Tii Kp. lo 1850 l-'erdinand do Savoie, duc du Gènes; m. 1855.

2* 18">6 Murcanat. le marquis Rapallo; m. I68â.

Georols

Né 1832. m. 190t.

Roi de Saxe 1902.

Ep. 1859 Marie-Anne, ftUe de

Ferdinand de Saxc-Co-

bourg- Gotha et de Dona

Maria, reine de Portugal;

née 18(3, m. 188;.

Anne

Née 1836, m. 1859.

Ep. 1856 Ferdinand IV,

grand-duc de Toscane ;

né 1835.

Marouebutz Née 18W, m, 1858.

Ep. 1856 Charlesl/Tiuis. archiduc d'Autriche ; né 1833, m. 189C.

MAruii.bE FuÉuÉKic-Ai.'QUsrc

Née 1863. Né 18l>5.

Roi de Saxe 190i.

Ep. 1891 Louise-Antoinclte-Maric, archiduchesse d'Autriche; née 1870.

Divorcée 1903. [

1" Geortçes. prince royal, né I8'J3.

2" Frédéric-Chrétien, né 1893.

3» Erneàl-Iienri, né 1896.

4» Marpuerile. née 1900.

ijo Marie-Alice, née 1901.

6" Anne, née 1903.

Makik

Née ISG".

Ep. 1880 Otbon-François, archiduc d'Autriche ; né 1865, m. 190t;.

1° Charles-François-Joseph, né 1887.

2" Moximilien-Kugène-Louis. né 1895.

Jean-Georoes Né I8e9.

Ep. 1" 1891 Isabelle, duchesse dcW'urleiuberg; ni'e 1871. m. l&O».

2» 1906 Marie-Immaculée de Bourbon - SicUes ; née 187;.

Maxiuilie.n

Né 1870.

Henri VII de Reuss; la priacesso Elisabeth, née on 1854, mariée on 1886 au «lue rép-eiit deMocklembourp-Schworin. Eo l^yi, la mort Hn graud-duc héritier fait passer la succession à son lils CJuiUaume-Ernesi, nô en 1876.

Saxon ou Saxon-LES-BAINS, comm. de Suisse (canl. du Valais [disir. do Martiiiînyji, au-dessus do la rive çauchc du Rhôno et sur la ligne lerréo et la route du Simplon, par 46^ mètres d'altitude; 1.530 hab. Culture do fruits et légumes pour l'exportation, fabrique do conserves do fruits et de légumes. Fermo-écolo. Petit vignoble. Carrières d'ardoises et de dalles. Sources thermales iodo-bromurées et bicarbonatées (magnésie, chaux).

SaYRE (MÉTHOiHi de). Méd. Traitement orthopédique employé dans le mal de Pott et la scoliose. Il consiste dans l'emploi d'uu corset plâtré fait de bandes de tarlatane, oc qui ombrasso et maintient le tronc, des hanches aux aisselles, le malade étant suspendu à un appareil par la nuque, le menton et les aisselles, do manière à étendre et à redresser la colonne vertébrale. Ce procédé a été très utilisé, il y a quelques années.

SayrEVILLE, bourg des Etats-Unis (New-Jersey [comté de Middlesex.\ sur le Raitan River; 3.000 hab. Briqueteries. Navigation fluviale très active. ïâcicries mécaniques et commerce do bois.

SAZ n. m. Instrument à cordos frottées, en usage dans le Caucase. (Sa caisse est piriformo. Le saz est monté do 4 cordes, les deux premières et la quatrième en acier, la troisième on laiLoo.)

* SCALAIRE adj. — Biol. Coquille scalaire. Nom sous lequel on désigne toutes les co-

Suillos dont les tours de la spire n'ont pas e contact entre eux et sont plus ou moins Saz.

séparés. (Le type de cotte sorte de coquille est offert par l6 genre scalaria, mollusque gastéropode, d'où le nom.)

SCAMOZZI (Vincenzio), architecte italien, né à Vicence en ir>r)2. mort à Venise en 1616. Il construisit, dans cette dernière ville, lo tombeau du doge Nicolas da Ponte, le palais Cornaro, acheva la bibliothèque de Saint-Marc, commencée par Sansovino, et le palais neuf des Procuraties ; à Florence, le palais Strozzi ; à Salzbourg, la cathédrale, etc. Il i-'-rivit lilea AelV architettura universale (Venise, 1615).

Scania, planète télescopique u"* 460, découverte en l'JOO par Max \Volf.

* SCAPHANDRIER n. m. — ËNCYCL. Lo fôle des scaphandriers a pris une nouvelle importance avec les progrès de la navigation sous-marine. La reconnaissance et le sauvetage des épaves, des avaries qui atteignent les parties vives, coque on hélice des bateaux, le repêchage des engins, tels que les ancres, les grappins, etc., la mise en place on l'enlèvement des torpilles, les travaux de fondation en rivière, la pèche des éponges, des perles et des épaves, la destruction des épaves et des embâcles de glace, etc., tel est aujourd'hui le domaine des scaphandriers. C'est grâce à eux que l'on a pu, dans la station des sous-marins de Bizerte, renflouer les deux submersibles perdus, le Farfadet (1905) et le Lutin ( 190G). Grâce au perfectionnement des appareils, et à l'endurance acquise par les marins qui se dévouent à les employer, on a pu atteindre des profondeurs relativement considérables. Assez aisé jusqu'à 15 ou 20 mètres, le travail des scaphandriers est couramment praticable, jusqu'à 35 mètres. Au delà, il demande des mdividus très entraînés. Sur les côtes do Crète, on cite des scaphandriers

qui ont pu, dans la pèche aux éponges et aux huîtres perlières, atteindre jusqu'à 60 mètres. En 1885, un Français, Lambert, employé au sauvetage do VMphonse AV//, sombré dans les parages des Canaries, put desi'endre jusqu'à 5r> mètres, retirer des lingots d'or do la cale du navire sinistré; mais, à ces profondeurs, la durée du séjour sous-marin ne saurait ètro impunément prolongée au delà d'une demi-heure.

Encore les scaphandriers, même éprouvés, courent-ils toujours de graves dangers, en raison des variations de pression barométri(|ue qu'ils sont exposés à subir. En principe, la remontée du fond no devrait guère s'opérer qu'à raison d'un mètre par minute; etrectuéo plus rapidement, il peut se produire un dégagement brusque de l'azote emmagasiné en excès dans 1 organisme pendant l'immersion ; d'où un arrêt do la circulât i\>n pulmonaire, l'anémie de certains centres nerveux, la paralysie, des accidents mortels qui ne sont que trop fré(|uents. En règle

Au Mans, uo qui a vingt-six \ La foule s'in- I ,'■ cl iJebtio

■•rt '](■ l'eau,

. -. Huit ans

. :ou!o jr-uno

'-. r-t ambi-

' If- s vel-

SAXON — SCII/EFFLE

l'élève de rextériour. Après les n ,us la cuvo,

l'élève passe aux mana-uvres da au bord de

la mer. puis en mer dans des coir, ..al«-8 du tra-

vail sous marin. A l'éducation praU'juu ioni jginla des cours th<;oriquc8-

8CAPT0GALC n. m. Paléont. Genre de mammifères insectivorch, de la tamillo des talpidés, comptant deux espèces fossiles dans lo tertiaire français. (Les scaptogales ont vécu à l'épooue miocène dans la Franco centrale; lo acapt'ujale Lauriliardi est l'espèce type do ce genre.)

Scarroilf com'^dî*» tra^'i^ur», en cinq actes, en vers, do Catulle '.: - --

jour de ans, se ■. -

digne et !■■ j-uo a la i.\ :.-r',-. l'chantent un admirable duo d'ain' mais transi, et il restera pour t' plus tard, il épouse, lui diiiorme. :

Françoise d'Aubigné, si jolie, i.

tieuso. Il n'existera, d'ailleurs, < ^ „

léités intermittentes do lintirme, quu icb apparences do mariage. Françoise a un commencement d'mir)(.'iio avec Villarceaux, Devenu plus malade et pauvre. Scarron s'est réfugié à la camiiagnc. où Françoise le soigne et laide dans ses travaux, ce qui ne 1 empêche pas. lorsque Villarceaux vient rôder par là, d'aller courir les bois avec lui. Villarceaux lui donno des rendez-vous chez Ninon de Lenclos. Scarron, en l'apprenant, fou do colère, galvanisé par la jalousie, recouvre un instant, on partie du moins, l'usage de ses membres, et se fait transporter chez Ninon, prêt à pourfendre son rival. Sa femme le raille : un sioge, lui dit-elle, n'a droit qu'à la malice et ne peut se venger do lépigramme que par la grimace. Scarron, terra.ssé, redevient cul-de-jattc. Peu do temps après, il agonise. Il blasphème, il s'acharne contre sa femme. I-a religieuse qui le veille l'exhorte au pardon, et cette religieuse, c'est Etoile, veuve de Destin. Scarron pardonne, mais il. meurt avant que Françoise et lui aient échangé le premier baiser.

Telle est la brève analyse de cette pièce, très adroitement mise en scène. Le sujet est d'une tristesse uo pea amêro pour le théâtre; de plus, ni Scarron, si aifreux, et qui n'a que de l'esprit, ni Françoise, sèche, revèche, calculatrice, no sont des personnages bien sympathiques. Etoile et Destin symbolisent, à vrai dire, 1 amour iaéal; mais, personnages épisodiques, ils compliquent encore une action déjà un peu dinusc. L'œuvre reste pourtant distinf.'uce par lo vers souple, spirituel et joli. *SCARTAZZINZ (Giovanni Andréa), littérateur suisse, d'oripine italienne, né à Bonda (Grisons) en 1837. — U ost mort à Falirwangen (Argoviejcn 1901.

SCAVENIUS (Jacob-Frédéric), homme d'Etat danois, né à Copenhague en 183S. Il se distingua comme engagï

ScAPUANDRE : A, scaphandre de Klingert [lïUÎ); B générale, le plongeur no doit réservoir régulateur de pression d'air; E. scaphandre de la mar pas avoir mangé depuis plus d'air du casque ; 3. Tuyau à air; i. Corde de signaux;

de deux heures

casque; C. pompe à air; D, scaphandre areo '' '- marine franç.iise : 1. Casque; 2. Prise Plomb ; 6. Poîg^nara.

pas

être en état d'ivresse ou d'énervement, ni on transpiration. Au-dessous du scaphandre, il a du revêtir un vêtement do laine.

La marine française est actuellement pourvue d'un modèle de scaphandre perfectionné, qu'on peut comparer. pour apprécier le chemin parcouru, au primitif appareil de Klingert, qui fut un des premiers scaphandres utilisés. Dans l'appareil actuellement en service, le scaphandrier est muni d'un casque spécial, percé d'ouvertures qui lui permettent de voir dans toutes les directions. Un tuyau à air, relié à une pompe à compression, assure incessamment le renouvellement do l'atmosphère viciée du casque. Une corde à signaux lui permet de communiquer avec l'extérieur, et de se faire remonter dès qu'il en est besoin. Lo corps est lesté au moven de plomh, dont une partie est placée à la chaussure <îu scaphandrier. 11 existe d'autres systèmes, dans lesquels lo scaphandrier porto sur le dos un réservoir d'air comprimé relié lui-même par un tuyau à la pompo à compression de l'extérieur. Nou?; mentionnerons entin un nouveau scaphandre de l'ingénieur américain Rostucci, destiné à l'exploration des grands fonds, et dans lequel le plongeur est pourvu de bras articulés en bronze. Dans tous ces appareils, l'éclairage est assuré soit par des projecteurs puissants que l'on inmierge au voismage des objets à reconnaître, soit au moyen de lampes électriques que portent les plongeurs eux-mêmes, encore que ceu,\-ci préfèrent en général travailler sans lumière, aiin de ne pas attirer dans lotir voisinage leurs dangereux ennemis, les requins.

Ecole de scapUondriers. La marine anglaise a institué des écoles spéciales de scaphandriers à Portsmouth, Devonport et Chathani. Quand un homme se présente pour être plongeur, il subit d'abord un examen médical des plus sérieux, et, s'il est accepté, il passe tout de suite à la méthode expérimentale, qui consiste à l'exécution de manœuvres et do plongées dans une vaste cuve, sorte d'aquarium garni de hublots, par lesquels le professeur surveille

volontaire pendant la guerre de 1864, fat élu (1665) membre du Folketing, se rallia au parti des paysans, participa à la fondation de la Société d'octobre, et, après la formation de la coalition des gauches (1870', se joignit atix conservateurs dont il devint l'un des chefs. >iiDistre des cultes (1880-1891), il fut l'un des membres les plus intransigeants du cabinet Estrup, maïs exerça une influence profonde et bienfaisante sur la législation des cultes et les règlements scolaires. On lui doit divers ouvrages : le Danemark et l'Avenir du peuple danois {\S9 A); Politique danoise (1898); etc.

SCÉVOLE ou SCJE- VOLE [xé: n. f. Genre de goodéniacées, comprenant des herbes ou de petits arbrisseaux, à fleurs blanches ou paiement colorées, qui habitent surtout l'Australie. (Le genre, qui compte environsoixante espèces, est caractérisé par ses fleurs à ovaire mfère bicarpeilé, avec un ou detix ovules dressés, et ses fruits capsulaires.)

*SCHAEFFLE fAl-

bert - Eberhard-Frédéric), homme politique et économiste autrichien, né à Nurgentiu ^^Wurtemberg) en 1831. — Il est mort à Stuttgart en 1903. On a public après sa mort deux volumes de Mémoires (1904).

SCILKNMS — SCUEUR

SCHiENNIS, SCHVENIS ou SCHENNIS. comm. do Suisso (caiil. do Sainl-tiall [distr. de Gastcr^), dans la plaino do Linth ; 1.900 hab. Agriculluro; industrie domcstiquo du tissage de la soie ei do la broderie. l*romageries. Elevo do chevaux.

SCHiEPFIACÉES {chèp'/i-a-sé) f). f. pi. Petite famille do dicolylc^donos apùtales. voisiuo des sanlalacées. (Les scliœpfiact^os oui dos Ueurs liormaphroditcs en grappes axillaires ; lovairo infère est pluriloculairo el contient de nombroux' ovules di^pourvus de téguments. Los schieptiacées comprcruiont trois genres et une vingtaine d'espôcos asiatiijues ou américaines.) — i'iie scH.fii'FiAOKr:.

SCHAEPMAN ^Hcrmann-Joan-Louis-Maria). prêtre et homme politiquo néerlandais, no à Tubbergen on 18U. Elevé aux séminaires de Kuilonburg et Rjscuburg. il fut consacré prêtre en 18G7. docteur en théologie à Homo on 1869, professour au séminairo de Kysenmirg en is70, membre de la seconde ("hambre depuis 1880 jusqu'à sa mort survenue en U'O». Il a jouo un très grand rulo au Parlement, non seulement par son éloquence, mais par SOS qualités de tacticien parlementaire. Pendant longtemps, il a été directeur du parti catholinue ; à la lin, son libéralisme relatif (il avait voté avec les libéraux la réforme électorale et la réforme militaire) lui avait aliéné los sympathies de nombre do ses coreligionnaires, et môme il fut battu dans sa circonscription aux élections générales. Il a fondé la revue de Wuchler [la Senti/ielle], le journal de Centrum ; il a été le collaborateur assidu do la revue » le Catholique ». Il a publie un livre estimé do poésies, Aija Suphia.

SCHAFFEN, comm. do Belgique (prov. do Brabant [arrond. do Louvain]) ; 1.1*20 iiab.

SCHAFFNÉRITE n. f. Vanadate hydraté naturel de ptonib, zinc cl cuivre.

SCHAMMAR 011 Chammar, pays do l'Arabie centrale, formant l'extrêinité nord-orientale du Nedjed, parcouru parle djebel Scfiammar et peuplé par les Beni-Schammar, qui ont constitué l'Ktat politic|ue assez considérable do ce nom, et par quelques autres tribus. La population en est évaluée à 440.000 âmes. Villes principales: Haïl et Kafar.

SCHANZ (Paul), théologien catholique allemand, né à Horb (Wurtemberg) en 1841. D'abord professeur de mathématiques et de sciences naturelles au gymnase de Rottwcil (1S70), il devint en 1876 professeur à Tubingue, où il enseigna l'exégèse, puis (1883) la dogmatique. On lui doit, outre des opuscules sur le cardinal Nicolas de Cusa et sur Galilée, des commentaires sur les évangiles de Matthieu (1879), Marc (issi), Luc (l3S3j et Jean (1885), une remarquable Apologie du chrislianisme (3 vol., 1887- 1888; 2' édit., 1895-189S); la Doctrine des saints sacrements dans l'Eglise catholique (1893) ; l'Antiquité du genre kutnain d'apn'-s l'Ecriture sainte, i'kistoire profane et le préhistorique (1896) ; les Xouvranx Eff'yrts de l'apologétique contre le naturalisme et le spiritualisme (1897]; la Théologie est-elle une science (1900) ; etc.

ScHANZE (Carlo), homme politique italien, né à Vienne (Autriche), d'une famille originaire de Trieste, en ls65. Après avoir fait son droit à Rome, en effet, il a été successivement attaché à la direction générale de la Statistique, vice-bibliotliécaire du Sénat, référendaire au conseil d'Etat, puis conseiller d'Etat (1897). Son rôle dans les commissions d'enquête sur l'administration communale de Palerme et sur les troubles de la province de Lecce lui valut d'être appelé au poste de directeur général des affaires civiles au ministère de l'intérieur, sous le dernier ministère Giolitti. Depuis lors, il a été élu député d'Aversa, et Giolitti lui a confié le ministère des postes et télégraphes dans le cabinet qu'il a formé en mai 1906.

SCHARDING, bourg d'Austro-Honp;rie (prov. de Haute- Autriche), ch.-l. d'un district du cercle de l'Inn, sur l'Inn, affluent du Danube; 2.500 hab.— Le district est peuplé de 55.000 hab.

SCHAUFELEIN OU SCHEUFFELEIN (Hans-Léonard), peintre et graveur allemand, né à Nurenberg avant 1490, mort à Nordlingen en 1539 ou 1540. Elève favori d'AJbcrt Diirer, il en imita scrupuleusement la manière et quit:a sa ville natale en 1515 pour so fixer à Nordlingen, où il fut président de la corporation des peintres. Il avait travaillé auparavant à Augsbourg et à Nurenberg. On cito surtout ses deux peintures, la Descente de croix et le Siège de liéthnlle, à Nonllingon. Ces deux ouvrages, ainsi qu'une vingtaine d'autres qu'on voit à Munich ot à Nordlingen, so font remarquer par les qualités pittoresques d'Albert Diirer ; on y trouve aussi cette na'iveté du costume et dos mœurs qui remplace si avantageusement notre prétendue couleur locale. C'est ainsi que, dans le Siège de ISétfmlie, Schaufeloin a représenté la ville emportée d'assaut par des lans(|uenots ot les remparts battus on brèche par le canon. Ses gravures sur bois ont une grande réputation. Son principal ouvrage authcnthiquo est la suite do la Passion qui se trouve dans le Spéculum de Passione Domini (1507). Ses œuvres so trouvent dans les musées et les églises dos vieilles villes allemandes, entre liliin et Danube.

SCHAUMAN (Francois-Louis). théologien et liomme politique finlandais, né à Sainie-Marie, près d'.Vbo, en 1810, mort à Borgâ on 1877. Professeur à la faculté do théologie a838-1865), il publia un grand nombre do travaux théologiques et notamment un manuel do droit ecclésiastique linlandais (1853) et devint membre du comité de réforme do l'Egliso finlandaise; ce sont ses idées qui triomphèrent avec la loi do 1869. Patriote, il formula en 1856, en un discours célèbre, le programme politique de la nation finlandaise, fut membre de la commission de janvier (1862), ot représentant du clergé au Landtdag do l^a-i. Evêque de BorgA (1865) et membre do droit du I^ndidag, il déf jndit avec éloquence les droits de la Finlande, sans interrompre ses publications religieuses et savantes.

ScHEIBE (Jean- Adolphe), compositeur et miraicouraplie allemand, né en 1708 à Leipzig, mort d Copenhague en 1776. Fils d'un facteur d'orgues renommé, il lit d excellentes études musicales et, fi.xô ù Hambourg, y publia sous co titre : le Critique musicien, un périodi(iue dont Il parut 78 numéros (1737-1740) et qui commença sa reputalDn. Devenu ma!(ro do chapcllo du margrave do Bran-

dobourg-Culmbach (1740), il remplit ensuite les mêmes fonctions à la cour de Copenhague, de 1744 à 1758. C'est alors un nombre considérable de compositions : œuvres religieuses, symphonies, quatuors, trios et sonates, concertos, un opéra, Thusnelda, des mélodies enfantines, etc. Une petite partie seulement de ces compositions a été publiée. L'activité do Scheibe ne fut pas moindre comme écrivain musical. On connaît do lui sous ce rapport ; Traité des intervalles et des genres mnsicaux (1739); Di^-serlation sur l'origine et l'antiquité de la musique (1754); Réponse aux remarques sur un passage important du sixième numéro du « Critique musicien » (I738j; Lettre aux auteurs de l'écrit périodique intitulé : » Recueil do pièces avant pour objet les progrès des sciences et de langue danoise " (1765); Dissertation sur le récitatif; sur la composition ynusicale (1773), première partie d'un ouvrage qui devait comporter quatre volumes et que la mort ne lui permît pas d'achever. Scheibe fit preuve dans ses écrits d'un vrai savoir et d'un rare esprit d'analyse.

SCHEIBERT (Jean), officier et écrivain militaire allemand, né ù. licrliaen 1S31, morlà Gross-Lichterfelde, près de Berlin, en 1903. Il entra dans l'armée comme officier du génie, en 1851, fut élève de l'Académie de guerre do Berlin, puis pendant quelques années professeur do fortification à l'Ecole de guerre de Spandau, mais fut relardé dans son avancement à cause do l'indépendance de son caractère. Il demanda un congé en 1861 pour suivre, aux Etats-Unis, les opérations delà guerre de Sécession, prit part, comme capitaine, à la guerre austro-prussienne do 1866, puis à la guerre franco-allemande de 1870-1S71, où il so signala aux sièges do Metz et de Paris. Nommé major en 1871 , il dut quitter l'armée en 1877, à cause d'un conflit retentissant avec lo haut commandement, devint professeur libre à l'Ecole polytecluiitjue de Stuttgart, puis se lanea dans la politique, fit du journalisme et devint rédacteur de la 0 Gazette de la Croix •>. Il a publié plusieurs ouvrages historiques et des études sur les fortifications et sur l'attaque des places, dont les idées sont encore en \igucur. Ses principaux ouvrages sont ; la Guette francoallemande de 1870-1871 (1891); l'Art de la fortification et la Doctrine du combat (1881); Bréviaire de l'officier (1882J; Comment on traverse en courant le blocus (1893); Oictionnaire mililaire illustré, avec un appendice sur la littérature militaire, fait en collaboration avec les généraux prussiens W'ille et Zepelin et d'autres techniciens (1897) ; la Guerre de Chine, avec une dcscripiion des mœurs, des coutumes et de l'histoire du pays (1901-1902). Il dirigea pendant quelques années l'importante revue ; « Heer und Flotte » (« Armée et Marine »), en demandant l'accroissement continuel des forces militaires allemandes.

ScHEIBLER (Charles), chimiste allemand, né à Gemeliret, près de Eupen, en 1827, mort à Berlin en 1899. Assistant à Kœnigsberg (1853), il s'occupa de l'industrie du sucre et devint chimiste de la sucrerie de Stettin (1S58) ; plus tard, il passa ses grades à Kœnisgberg, puis SG rendit à Berlin, oii il fonda et dirigea, jusqu en 1884, un laboratoire qui s'occupa exclusivement de l'industrie du sucre. En même temps (186S), il professait à llnstitut agronomique. Scheibler est surtout connu par ses études sur le sucre de betterave ; il découvrit l'arabinose, la dextrane, etc.; c'est un des véritables fondateurs de l'industrie chimique allemande. Il a publié : Documents pour l'histoire de la fabrication du sucre en Allemagne (1875).

ScHEIDT (Samuel), organiste allemand, né et mort ù Halle 11587-1054). Après avoir été organiste do l'église Saint-Maurice à Halle, il alla se fixer à Hambourg, puis revint à Halle, où il fut nommé maître de cliapelle du magistrat. Scheidt, dit un de ses biographes, occupe une place importante dans l'histoire du jeu d'orgue protestant, car, le premier, il parvint à adapter et à ^ arier le choral ù. l'orgue d'une manière artistique et bien appropriée à l'instrument. Son œuvre la plus considérable est sa Tabulature nova (1624), qui contient des psaumes, des fantaisies, des toccates, des chorals variés, des passamezzi, des canons, des hymnes, une messe et des Magnificat dans tous lestons. Son Tabular-Buch contient 100 psaumes à 4 voix et 14 cantiques spirituels. Il a encore publié des concerts sacrés de 2 à 12 voix, des chansons sacrées à S voix, des concerts spirituels à 2 et 3 voix, des Ixidorum inusicorum consistant en pavanes, gaillardes, allemandes, «.hansous, à 4, 5 et 7 voix avec orgue, etc.

SCHEIN (Johann-llermann), compositeur allemand, né en 1586 à Griiuhain ^Saxe), mort en 1630 à Leipzig. D'abord chanteur dans la chapelle vocale, puis précepteur et professeur de musique dans une bonne famille, il devint maître do chapelle de la cour de Weiniar, et enfin, en 1616, l'ut nommé cantor do la fameuse église de Saint- Thomas do Leipzig, où il fut l'un des prédécesseurs les plus remarquables de Jean-Sébastien Bach. Quoique mort jeuno, Schoin montra, avec un vrai talent, une rare fécondité comme comjiositeur. On connaît de lui, entre autres œuvres : Couronne de Vénus, chansons profanes à 5 voix ; Cymbalum Sionium, 30 cantiques allemands et lalins à 5, 6, 8, 10 et 12 voix ; Banchetto musicale, collection de pavanes, gaillardes, courantes et allemandes à 5 jiarties; Opellx novx, deux recueils de concerts spirituels A 3, 4 et 5 voix ; AVusica divina, recueil de motets à 8, 16 et 24 voix, avec orgue et timbales ; Musica boscnrecda. chansons de chasseurs à 3 voix ; Fontaine d'israH, maximes de l'Ecriture  5 ot 6 voix ; Cantional, livre de chant choral de la confession d'.Vugsbourg, ù 4 voix, etc.

SCHELDERODE, comm. do Belgique (prov. de Flandre- Orientale [arrond. de Gand]), non loin de l'Escaut;

l.liH. hab.

SCHELER (Jean-Auguste-Udalric), philologue belge, né à Ebnat, canton de Saint-Gall (Suisse), en 1819, mort ù Bruxi'lles en 1890. Il suivit à Bruxelles son père, nommé chapelain et bibliothécaire du roi des Belges, étudia successivement aux tiniversilés d'Erlangen, de Bonn el de Munich. Reçu, ù. vingt ans, docteur en philosophie, il revint à Bruxelles, où lo roi Léopold le nomma bibliothécaire adjoint, puis bibliothécaire en titre (1854). En 1876. il fut nommé professeur à l'université de Bruxelles. Ses travaux les plus estimés sont : Dictionnaire étymologique de la tangue française, d'après tes résultats de la science moderne (1860-1862); Notice littéraire sur Jean de Condr. trouvère belge (1863); Glossaire roman-lati'i du xv' siècle, annoté (1865); Lexicographie latine du xu» et du xili' siècle (1867) ; etc. On lui doit, on outre, quelques éditions d'an-

ciens textes anglais, notamment : Dilt et cnnies de Baudouin de Condé et de ton fitt Jean de Conrf^ (1866-1867); Dits de Watriquet de Couvin (1868) ; ti liuumans di Ele» (1868); etc. lia en outre revu la 4" et la 5' édition du Itictiunnaire étymologique des langues romanes de Diez /1878 et 188") el ternijué le Dictionnaire étymologique de ta lanyiic wallonnef conimeocé par Grandgagnage 1815-1880).

ScBELL (Ilermann), ttiéologien catholique, né à Frihourg-en-Hnsgau en 1850, mort à Wurl^bourg on l'.'OG. Il l'ut nommé en 1884 professour de théologie comparée ;i i université de Wurtzbourg. Il se lit connaître surtout par ses écrits contre Léo Taxil et Diana Vauglian, dans la lutte contre les francs-raaçons, et par ses etTorls pour concilier le catholicisme avec les progrès de la science et avec les idées démocratiques. Ses principaux ouvrages, jugés trop Iiardis par lo saint -siège, lurent frappés I>ar la congrégation de l'Index en ih'J'J; il accepta celte sanction. Il faut citer, parmi ses ouvrages ; / Unité de ta vie de l'âme dérivée des principes de la ptdlosophie d'Arislotc{\i^2)■, Dogmatique catliolique (ims-\S93:i la Vérité divine du christianisme (1895); Contre l'esprit réactionnaire de certains eatftoliqnes; Théologie et Cniversitf (1898-1899) ; le Cat/tolicismc comme principe du progrés (1899); le Problème de l'esprit (1897); l'Ere nouvelle et les Vieilles Croyances (1898).

SCHELLEBELLE, comm. de Belgique (prov. de Flandro- Oriciiiale arr^iid. de TermondeJ, sur l'Iiscaut ; 2.380 hab. Fat^ri(;:iliuii do dentelles.

SCHELLENBERG (Jean-Rodolphe), peintre et graveur suisse, né à liàle en 1746, mort à Tôss, près de Winterthur, en 1806. Il eut pour maître son grand-père Rodolphe Huber, dont il s'appropria le style vigoureux, et, en même temps qu'il étudiait la peinture, il appril l'art de la gravure. Schellenberg séjourna assez longtemps à Bàle, où il fit des portraits et de petits tableaux de genre, puis passa quelque temps à Zurich chez le chanoine tlessner, qui lui donna le goût de lliisioire naturelle. Cet artiste est surtout connu par ses gravures représentant des animaux et des plantes. Il a dessiné et gravé les planches d'un grand nombre d'ouvrages, tels que ; l'Utstoire des insectes et les Genres d'insectes de Gutzlcr, les Archives et le Magasin entomologiquè de Fuessli, X Entomologie helvétique de Clairville, etc. Schellenberg a, en outre, collaboré comme graveur à la Physiognomonie de Lavaler, au Livre élémentaire de Basedow, à l'Histoire des artistes de la Suisse de Fuessli. Ses Railleries, dessins satiriques, sont fort recherchées.

SCHELLER I Immanuel Johann Gerhard), lexicographe allemand, né à Ihlow en 1735, mort à Brieg en 1803. Il fit ses études à l'université de Leipzig, devint, en 1761, recteur à Lùbben et fut appelé, en 1772, à la direction du pvmnaso de Brieg (Silésie). qu'il conserva jusqu'à sa niort. On a de lui : Priecepta stili bene latini (1779) ; tjrammaire complète de la langue latine (1779); Grammaire abrégée de la langue latine (1780); Dictionnaire complet latin-allemand et allemand- latin (1783-1784); Dictionnaire portatif latin-allemand et allemand -latin (1792; plusieurs fois refondu par Liineraann el par tieorges ) ; J'elit Dictionnaire latin, d'après l'ordre étyniolugirjue (17S0|; etc.

ScHENCHINE (Athanase Athanassievitch). poète russe. V. l'Kr, au t. IV.

ScHENCK (Auguste-Frédéric-Albert), peintre danois, né à Gluokstadt (Holstein) en 1828, mort à Paris en 1901. 11 se destina d'abord au commerce, voyagea en Angleterre et en Porluîral où il eut l'occasion de dessiner des scènes de la vie populaire, puis il entra à Paris dans l'atelier de LéonCogniet. Après avoir exposé en 1-55 les Vendeuses de fruits d'Avinlés, il se consacra presque exclusivement à la peinture des animaux et brossa successivement : Paysans polonais attaqués par d'S loups (1861); un Chemin vicinal (1863); le mtelier (1865); Dans le vallon (1866); Troupeau pris dans vue tourmente déneige en Auvergne (1S67); Autour de l'auge 1,IS6$) ; Après la pluie dans les montagnes de l'Auvergne (1869); Troupeau de chèvres en détresse {imo); Moutons dans tes bruyères (1872); VAneabri l\i':3)\ Pigeons et /««oiirem-s (1876) ; la Itenlrée au parc (1377); Des des (1881); Des pies (1882): Dindons (1883); la Lutte (use) ; Sur le toit du voisin (18S7) ; les Survivants du troupeau (1890); ce fut l'un de ses derniers envois au Salon.

ScHENDELBEKE, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orièiitalo [arrond. d'AIost]), sur la Dendre, affluent de l'Escaut; 1.250 hab.

SCRENKL (Karl), philologue allemand, né à Brunn en 1827. Il Ht ses études à Vienne, fut professeur au gymnase de Prague (1851), puis enseigna la plùlologie classique à Innsbruck (1858), Gr.iz (1863) et Vienne (^1875). On lui doit de bons livres scolaires pour étudier le grec et des éditions de VOresIc. d'Euripide (1867), de Xénophon 1869-1876, avec des Etudes sar cet auteurl, de Valerius l'iaccus (1871, avec des Etudes sur les Argonauiiques, 1871), d'Ausono (dans les .V/onimie>i(o Germanie hisloriea, 1883 ; etc. Il a fondé en 1879, avec Ilartel, les 'Wiener Studien.

SCBENKL (Ileinrich), philologue allemand, fils du précédent, né ù Innsbruck en 1859. Il fit ses études à Vienne, où il devint professeur au gvmnaso et privatdoceni. En 1892, il fut nommé professeur .1 l'université do Graz. Il a publié diverses relations de voyages (en Italie, Franco el Angleterre) ; Calpnrii el .Vfmfsiniii llucolica (1885); Dibliotlieca patnim latinorum bntanniea (1888 el suiv.); les Fragments d'Epictèle (1889); Epiclell rflMfr- (n(ionei(l.S94 el 1898).

SCHEPDAEL, comm. de Belgi.|ue (prov. do Brabant ;arroiid de liruxolles,); 1.960 ha1). Papiers. Scieries.

ScHERR Jean), homme do lettres allemand , né à Ilobenreclihcrg (^Wuriembcrg) en 1817, mort à Zurich en 1S86. Fils d'un instiluteur chargé d'une nombreuse famille, il eut une jeunesse pénible, fit ses éludes à 1 université de Tubingue, nuis alla rejoindre en Suisse un do ses frères qui dirigeait un pensionnat à ^\ inierihur. Il revint en Allenuigoe en 1843, pril une pari active à I agitation politique avant et pcndani la révoluliou de 1848 et dut fuir en Suisse en 1850. Il vécul péniblement du produit de sa plume jusqu'à sa nomination comme professeur

do liitûraturo allomando à l'EcoIo palytcchaiauo do Zurich (1800), nosto qu'il occupa jusqu'à sa mort. Sciiorr a j>utiliù do nonibroux ouvrages d liisioirc, do critique ou d'inia^i- Datiou. Citons souleniout lus principaux : Histoire de lu civilisation en AUema'jnc. (U.'.iji; J/istuire (jênérale des littératures ; Uixtoire de la litlérature allemande [is^ij; Sc/iiltcr et son temps ( 1859); iSJOISÎf. Quatre livres d'histoire allemande (1870).

*Sgherrer (Joan-Jacquos), peintre français, né à Lultorbach (Alsace) on l85o. — Outre les œuvres déjà cit«'cs do ce peintre, ou lui doit : Charlotte Curday à Caen (ifty^) ; Apothi'ose de Jeanne d'Arc (1902) ; J''ranchisea communales « Sens (mairie do Sens, 1900). etc. Il a obtunu, par deux fois, une médaille do bronze aux Expositions universelles do 1889 et de 19110 (i*arts). Il a, on outre, exécuté des paniit.'aux décoratifs  la nouvelle manufacture dos tabacs.

SCHERZINOEN. comm. de Suisse (cant. do Thurf,'ovie fdisir. do Kreuzlinyen j, sur un plateau ((iii domine le lac do Constance; 1.700 liab. Viticulture, arbres fruitiers; apiculture. Broderie mécanique.

SCHICHT (Joliann Gottfried), compositeur allemand, né à KcicliniiU en 1753, mort à Leipzi{< en 1823.11 étudia le violon, lo piano et l'orguo, et, Hxé de bonne liouro à Leipzig, il y fut d'abord accompagnateur ut organiste do la célèbre écolo de Saint-Thomas, premier violon, puis directeur du Grand Concert, et devint enfin cantor et directeur de la musique de Saint-Tbomas, fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort. Los compositions religieuses de Scliicht obtinrent beaucoup de succès à Leipzig. On compio parmi elles plusieurs oratorios : la /-'in du juste, Li l'êtc des chrétiens sur le Oolgotha, Aloise sur leoinaï, lo 100" psaume, 2 messes, 4 Te Deum, des motets, puis beaucoup do cantates avec orchestre, des concertos, sonates et caprices pour piano, des chœurs, des lieder, etc. Scliicht avait épousé une cantatrice italienne distinguée, nommée Valdersturla, qui chanta pendant dix-neuf ans au coiuLTt do Leipzig, oi"i elle mourut en 1809.

ScHIEDERMAYER (Josoph-Bernard), compositeur allemand, mort a Linz en 1840. Il était organiste do la cathédrale de Linz et s'est surtout distingué dans lo genre de la musique religieuse. Sous ce rapport, il a publié seize messes, un liequiem, un Te Deum, quatre évangiles, cinq graduels, trois olTertoires, dos litanies, dos v(>pros et de nombreux motets. On doit aussi à cet artiste deu*. "symphonies, des trios pour instruments à cordes, des concertos et des sonates do piano, des pièces d'orgue et des pièces d'harmonie. Entin, il a publié uno Doctrine théorique et pratique du chant choral catholique (1828).

ScHiERS, comm. do Suisse (cant. dos Grisons [distr. d Unlor-Landquart]) , dans la vallée do Landquart ; 1.050 hab. Pâturages. Elèvo do bétail.

SCHILDE, comm. do Bcigioue (prov. et arrond. d'Anvors , uuii loin de la Schyu, affluent do l'Escaut; 2.500 hab.

Schillings (Max), compositeur allemand, né à Diiren en 18G8. Elève, à Bonn, de Brambach, il se livra fort jeune à la composition. Appelé en 1892 comme répétiteur au tliéâtro Wagner, à Bayreuth, il y connut Félix MottI, à (pli il communiqua la partition d"un drame lyrique imitulé Ingwelde. Colui-ci trouva l'œuvre distinguée et la Ht représenter, en 1891, au théâtre grand-ducal de Carlsruhe où elle eut du succès. Schillings a écrit depuis lors uuo comédie lyrique, der Pfeifertag ; doux fantaisies syniphoniques, .Ueenjrus et Seemorgen, exécutées à Munich et à Berlin; une grande composition jionr orchestre et chœurs, la Fête en Arcadie; de nombreux Iteders et un prologue symphonique d'Œdipe, pour servir d'introduction à la tragédie do Sophocle. Ce prologue a été exécuté en 1901 ù. Paris, aux concerts du Vaudeville.

SGHIME n. m. Genre de théacécs théées, comprenant uuo dizaine d'ospèces habitant l'arclnpol malais et l'Asie méridionale. (Les scliimes sont voisins des théiers, mais ont des graines ailées. Ce sont des arbres à fleurs isolées, blanches ou roses.)

SCHIMON

(Adolplie), compositeur et pianiste allemand, né à Vienne en 18 2 0, mort à Leipzig en 1837.

Fils d'un chanteur scéniquo qui était aussi peintre et qui se fit remarquer par ses portraits de Beethoven, de Wober et de Spohr, il vint terminer son éducation musicale au conservatoire do Paris, où il fut élève de Bortonet d'Ilalévy, et où il devint accompagnateur des classes de chant de BordognietdeBandorali. Plus tard, il fut engagé comme accompagnateur ù. l'Opéra italien do Londres, puis à celui do Paris. Auparavant, il avait donné à Floronco un opéra intitulé Stradella (1846) , et en 1858 il flt représenter à Schworiû un second ouvrage, liuse contre ruse. Cet artiste a publié à Paris un grand nombre de compositions : quatuors à cordes, un trio avec piano, des sonates de piano et de violon, »les i)ièces do piano ù deux et quatre mains et beaucoup de romances françaises et italiennes. Plus tard, à Vienne, il publia de nombreux lieder. Appelé comme professeur de chaut au conservatoire de Leipzig (1874), il alla remplir les mémos fonctions à lEcole royale de Munich (1877), .puis, eu 1886, revint prendre sa place à Leipzig.

SCHIMPER ^Guillaume), botaniste allemand, né en

1S.MÎ, mort eu 1901 à Bâio (Suisse), où il était professeur à l'université. U fit de longs voyages dans l'Amérique du Nord, les Antilles, lo Brésil, 1 Asie. l'Afrique, les mers polaires et en rapporta do belles collections. Son ouvrage capital est une Géographie des plantes au point de we physiologique {1S9S\

SCHINASSI OU ChinassI-EFFENDI (Ibrahim), écrivain turc, un des promoteurs du mouvement jeune-turc, né à Coustantinople en 1S26, mort à Paris en 1871. Ayant perdu son père ù la bataille de Choumia en 1S28, il fut

Schimc : a, fruit

élevé par des parents, apprit les langues orientales et le français, puis fut envoyé ù Paris par son protecteur, Fetih-pacha. Il y i-tudia l'économie politique, la littérature, etc., et reçut des conseils de Silveslro de -Sary, Lamartine et Kenan. Kentré dans sa patrie, où il fut bientôt membre de l'Académie turque, il entreprit d'épurer la langue turque, faisant une guerre sans merci aux vieux jtrucédés littéraires. Ses écrits satiriques et sa lutte contre les abus no tardèrent pas à grouper autour do lui 1 élito uo la jeunesse, et il devint bientôt lo guide et l'inspirateur de ceux qui se nommèrent les Jeunes-Turcs. En 1859, il fonda lo Terdaschumann-i-Ahval et on 1861 lo Tassvir Efkhiar, mais, en butte aux persécutions offlcielles, il abandonna ses fonctions au ministère des V' finances, puis se rendit on '' 1804 à Paris. Rappelé par Abd-ul-Aziz et nommé (18G7) vali de Smyrne, il no tarda pas à résigner ses fonc- Scfaioassi.

tiens et retourna en Franco.

Cependant, l'excessive activité do Schinassi avait épuisé ses forces et, en 18C9, il fut frappé d'aliénation mentale. A part ses très nombreux articles do critique littéraire et do satire sociale, Schinassi n'a laissé qu'un recueil de poésies, quelques traductions en vers de poésies françaises et un recueil de proverbes turcs intitulés Douroub Emsat Medjmouassi. Mais son grand travail fut un dictionnaire en 14 volumes do la langue et do la littérature turques, qu'il conduisit jusqu'à la lettre T. Les idées et l'action de Schinassi se caractérisent surtout par un large libéralisme et l'amour do la justice. Comme écrivain, il eut lo mérite do faire briller lo premier la clarté, la précision et l'élégance dans la langue turque.

SCHINDELMEISSER (Ludwig), compositeur allemand. né à Kœnigsborg en Ï81i, mort à Darmstadt en 1864, Fixé d'abord à Berlin, il quitta cette ville pour devenir chef d'orchestre à Salzbourg, à Inspruck et à Gratz. Il remplit ensuite les mêmes fonctions successivement au théâtre Kœnigstadt do Berlin, au théâtre allemand de Pesth, à l'Opéra de Hambourg, â Francfort, au théâtre de la cour de Wiesbaden, et enlin devint maître de chapelle du grand-duché de Hesse-Darmstadt. Au cours de ses voyages, Schindelmeisser ht représenter plusieurs opéras -.Mathilde, les Dix jours heureux. Peter von Szapanj, Mfdvina, les Vengeurs, Mélusine, ainsi qu'un grand ballet, Diavolina. Il fit exécuter aussi un oratorio, Boniface, apôtre de L'Allemnfpie. On connaît aussi des ouvertures et marches pour divers drames, des morceaux do musique instrumentale et un assez grand nombre de lieder. — La mère do cet artiste, morte â Berlin en 184G, était un bon professeur de piano. Elle a publié : Un mot sur mon système d'enseignement de la musique (1840).

SCHINDYLÈSE {skin — du gr. s/chindtdésis, action do cotiper en petits morceaux) n. f. Articulation formée par une gouttière dans laquelle s'adapte une lame osseuse. (Lo type est l'articulation du sphénoïde avec le vomcr.)

SCHINOTTSHEIFEN, boiirg do rAÏIemagno centrale, dans le royaume de Prusso (prov. de SJlésie [présid. de LiegnitzJ),surun petit sous-affluent do l'Elbe parla Bober;

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