‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 296 sur 363 · jO hab. Fabrication de porcelaine, draps. Scieries · texte numérisé non relu

jO hab. Fabrication de porcelaine, draps. Scieries

SCHIPPER (Jakob), philologue allemand, né à Friedrich Augusten Groden (Oldenbourg) on 1842. Il fil ses études â iloidelberg, à Berlin et à Bonn, séjourna à Paris. Kome, Londres et Oxford, où il travailla â la refonte du Dictionnaire anyto-.'iaxon do J. Bosworth. fut nomme en 1872 professeur do langues modernes arnnivorsito de Kœnigsberg, d'où il passa en 1877 â celle de Vienne comme professeur de philologie anglaise. Il est membre de l'Académie des sciences de Vienne. U a publié : De versu JJarlovii (1867); les Légendes anglaises d'Alexis (.Strasbourg, 1S77; Vienne, 1S87;; Mrtriqne anglaise (1881-1888); William Dunbar, sa vie et ses poésies (1884); les Poèmes de \V. Dunbar (1891- 1894); la Question Shakspeare-Dacon, étude critique {lè89); Précis de métrique anglaise (1895). Il dirige les • Wiener Boitrage zur euglischen Philologie ■.

SCHIRA (Vinccnzo), musicien anglais, né à Malte au commencement du xix* siècle, mort à Lisbonne en 1857. 11 fit ses études musicales au conservatoire de Milan, après quoi il écrivit la musique de plusieurs ballets donnés au théâtre do la Scala de cotte ville : la Sposa di Messina (1826); gli Empirici (1828); Itnsmunda (1829); Snondelmonte (1^29) et il Haja e le Bajadere (1843). Plus tard il alla succéder â son frère comme chef d'orchestre au théâtre San Carlos, do Lisbonne. C'est là qu'il succomba â une attaque do choléra.

ScuiRA iFrancesco), musicien italien, frère cadet du précédent, né â Malte en 1809, mort à Londres en 1883.11 tit ses études de composition au conservatoire de Milan, sous la direction de Basily, et donna au théâtre de la Soala de cette ville son premier opéra : Elena e Maluina (1832). Engagé comme chef d'orchestre au théâtre San Carlos de Lisoonne, où il devint aussi professeur de chant au Conservatoire, il écrivit pour ce théâtre la musique de plusieurs ballets et do quelques opéras, parmi lesquels i Cavalieri di Valenza et i7 Fanatico per la tnusica. Après six ans de séjour à Lisbonne, il alla se fixer à Londres comme professeur de chant, y fit représenter deux autres opéras : Mina et Thérèse ou l'Orpheline de Genève, et devint directeur de la musique à 1 Opéra anglais de Drury-Lanc. Après un court retour en Italie, il repartit pour Londres, y donna an nouvel ouvrage ; Xicolo de Lapi, puis produisit encore deux opéras à Venise : 5c/vaggia (187^) et Lia (1876). et enfin ne quitta plus Londres, où sa position de professeur était brillante, et oti il publia un grand nombre de compositions vocales. D fit exécuter au grand festival de Birmingham, en 1873, une grande cantate avec orchestre, intitulée the Lord of lUirleiyh.

ScHiRA (Margherita), cantatrice i talienne, sœur des précédents, née on 1S03, morte à Milan en 1S83. Elle fut, comme eux, élève du conservatoire de Milan, puis aborda

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SCIIEllUER — SCULETTERER

la carrière dramatioue et chanta avec succès sur diverses scènes italiennes. Mais elle perdit sa voix assez rapidement et dut renoncer â cette carrière. Elle se fixa alors à .Milan cuninie professeur de chant.

ScHlSCHlNECNicolas Potrovitch). hommed'Elat tubeo ne eu 1830, mort en 1902. Il fut consul do Kussie â Belgrade, ambassadeur â Washington, Athènes et Stockholm. Adjoint en 1891 au ministre de?* aïfaires étrangères, it remplit en 1895 et en I89t> l'intérim de co ministère et prit part au voyage de l'empereur Nicolas À Pans on 1890, En 1897, il devint membre du conseil do l'Empire.

SCHI8T0P0IÈ8E [skiss-to — du gr. ikhistoM, feodu. et poiests, action de faire) n. f. Biol. Formaiioo dissociée conduisant à uno forme tératologiquu. fKlIe al duo â la constitution du système r.orvf yy , „ .]. distinct^>. et cotte dissociaculaires seules, de telle so limitée â la morllo et aux ij gression ui confluence.)

SCHIVELBEXN, bourg do l'AJIemagno seplentrionalo (roy. de Prusse [prov. de Poméranio]), ch.-I. d'un ccrcio Uo la présidence de Kœslin, sur le fleuve entier Hega; 7.000 hab. Fabrication de lingerie. Scieries mécaniques] Commerce important de bestiaux et surtout do cbcvaux, dont les environs élèvent un grand nombre.

SCHIZOGAUIE Uki, m( — du gr. skhizein. fendre, et yamo*, mariage) n. f. Biol. Mode de conjugaison dérivé de l'épitoquio ou mémo primiiif, suivant E. Perrier, qui sa lait par 1 intermédiaire des schizoçones et conduit, par condensation embryologique, à la llaatogamie, épigamie différenciée, ou tactygénésio do la schizogamie.

SCHIZOGOrrŒ {ski, ni — du ^. skhizein, fondre, et gonoa, semence) n. f. Biol. Forme de la scissiparité, no se montrant que chez les métazoaires.

— E.NCYCL. La schizogonie se produit parle mécaoismo suivant : un sillon transversal apparaît d'abord, à la faco interne de l'intestin, puis â la surface do la peau; loB tissus intermédiaires, comprimés entre les deux sillons, sa désagrègent, la peau se rompt et la plaie est fermée â la fois par la prolifération de l'épithéliome intestinal et par celle du tissu coojonctif {microstoma linerca, Uneus gcnerensis, etc.).

SCHIZOLITE {ski) n. f. Silicate naturel, qui est uno

variété manganésifère de pectolite.

SCHIZOSACCHAROMTCÈTE [ski. sa-ka] n. m. Genre do champignons, constitué par les espèces de saccharomycttes chez lesquelles les cellules ovoïdes bourgeonnantes, au lien de rester unicellulaires, se divisent par une cloison médiane. (Lo schizosaccharomycète à huit spores est une des espèces où la sexualité a été le mieux mise on évidence, ainsi que la transformation directe en asquo do l'œuf produit par la conjugaison de deux spores.)

SCHIZOSTOME (ski-zoss) n. m. Genre de mammifères chiroptères, do la famille des phyllostomidés, comptant quatre espèces propres aux régions chaudes do l'Amérique.

— Encycl.

Les schizostomes sont des chauvessouris du groupe des vampires, d'assez grande taille, avec un appendice en

fer â chevai sur le museau, des oreilles très vastes, otc. Le schizostoma megalotis est répandu depuis lo Mexique jusqu'à la Bolivie et au Brésil.

SCBIZOTBRISE [ski) a. î. Alguc do la famille des oscillaires, formée de filaments pluriccUulaires groupés on grand nombre parallèlement les uns aux autres dans uno gaine commune. (lOlle est répandue sur toute la terre, vivant le plus souvent sur le sol humide, plus rarement dans leau.)

ScHLEHHA, bourg do l'AUcmagno centrale, dans le royaume de Saxe (cercle de Zwickauer [distr. do Schwarzonberg]), sur le Zwickauer Mulde, sous-affluent de l'Elbe; 8.700 hab. Papeterie. Métallurgie. Forges.

SCHLENSENAU, bourg de l'empiro d'Allemagne (roy. do Prusse [présid. et cercle de Brombcrg'j ; 5.787 hab.

SCHLESINGER (Guillaume-i7enr(\ peintre, né â Franfort-sur-le Mein en 1813, mort â Paris en 1893. Elève do l'académie de Vienne, il se consacra à la peinture anocdotique et obtint également un grand succès comme peintre de portraits. Ses œuvres les plus remarquables sont: la Promenade à l'église (1840i; l' Indiscret {\i\5), Jtomance (1847); la Chasse aux papillons : la Fiancée {ISSi); la Dernière Séance; la Source (1860; Fête de la madone; les Cinq sens (1867); la Lecture ; JJ aria de l Marco {186S); les Bons Amis{lSG9); Peine perdue (187Î); Frère et scrur (1874); le Colombier (1875); Comme grand'maman {im); Double arrêt (1880); Bohémienne (1884i; la Faroi-ite (1886); Cadeaux de S'oél (1889). Henri Schlesinger, qui avait obtenu une troisième médaille en 1840 et une seconde médaille en 1847. s'était fait naturaliser Français en 1870.

SCHLETTERER (Hans-MicheP, compositeur et musicographe allemand, né â Anspach en 1824. mort à Auçsbourg en 1893. Il apprit le piano avec Meyer. lo violon avec Spohr et Ferdinand David, avec Richiër. et fut successivement professeur au séminaire de Fiostinhen. directeur de musique à Deux-Ponts, puis à l'université de Heidelbere, et enfin maître de chapelle â l'église protestante d'.Vugsuourg et professeur de chant à l'institut de cette ville. Il a publié de nombreuses compositions : deux cantates avec chœur {Lasset die Kindlein et la Fille de Jephté), plusieurs psaumes, des chœurs pour voix d'hommes avec orchestre, dix-huit recueils de (lerfer, ^ingt-sept recueils de chants a cappella, pour diverses voix, puis quelques opéras-comiques : Dornrœschen, la Fille de Pharaon, der Erfûllte Traum et Vater Beatus. Il a publié

Schîzostomt.-.

SCHLIEREN — SCIIŒNWEllD

aussi doux méthodes de chant et une miHhodo do violon. Schloitercr s'est distintrut^ comme «-crivain snérial. On lui doit sous ce rapport : I/tsloire itc la mmi'nte d'é.iilne[\%^^)\ Histoire de la musififir dnimntiçfie et de la poésie en Allemagne; /-Stu-fes xiir l'histoire de la mtisifjue française (1881- 1885); Jean-I'iédrric lU-ichardt, sa vie et ses ceuvres (1865) ; enfin, diverses ùtudcs sur Jean-Jacques Itotisseatt, Pergolèse, Louis Spo/u; ainsi ciuo do nombreux travaux insérés dans plusieurs revues musicales. Schieitorer avait ("'pousô en 1830 une violoniste fort habile. M"' Hortensia Zirges, qui était née en 1830 et avait fait ses études à Paris, mais qu'une paralysie précoco obligea de renoncer ù sa carrière dès I ûgo do quarante ans.

ScHLiEREN, comm.de Suisse (cant.etdistr.de Zurich), dans la vallée do la Limmat ; 1.700 hab. Industrie prospère : fabriques de produits chimiques, colle, teintureries, filatures ; construction do wagons do chemin de fer.

SCHLŒSSER (Lud\vig\ musicien allemand, né et mort à DariiiMadt ^1800-1886). Klèvo de ïiiiu'k à Darmstadt, do Mavsednr et de Saliori à Vienne, il termina son éducation musicale i Paris, avec Lesueur et Kreutzer. Il devint alors concertmeistcr et plus tard chef d'orchestre du théâtre de la cour, à Darmstadt. Parmi ses nombreuses compositions, on compte dabord plusieurs opéras : Granada;la Vie est un rêve (iSS'J) \ la fiancée rfu t/uc (1847) ; le Capitaine Hector ; la Jeunesse de Charles II d'Espagne ; Benvenuto Cellini ; die Jahreszeiten, et quelques ballets. Il a publie des symphonies, des ouvertures, des quatuors pour instruments à cordes, des sonates de piano, des duos de violons, des airs variés et polonaises pour violon, enlin une musique pour Faust.

ScHLOPPE, bourg de l'AUemagno centrale, dans le royaume de Prusse {prov. de Prusse-Orientalo [présid. de Màrienwerder]), sur le Salmbach, sous-afduent de TOder par la^Varllle; 2.700 hab.

SCHLUMBERGCR (Charles), ingénieur français, né à Mulhouse en 1825, mort à Paris en 1905. A sa sortie de l'Ecole polytechnique, il entra dans le corps des ingénieurs de la marine et y fit toute sa carrière jusqu au grade d'ingénieur en chef. Il prit sa retraite en 1881 et se livra à des travaux scientifiques. Dans ses recherches sur les infiniment petits, il établit nettement le dimorphisme des foraminifères et détermina la toi de leur classifica-

SGHLUMBER- GÉRIE chloum'bèr-Jt'-7-ij n. f.

Genre de broméliacées-tillandsiées, comprenant de belles espèces de TAmérique du Sud.

SCHM AHL

(Henri- Jeanne- Elisabelb Archer, dame), publiciste féministe, née en 1846, dans le comté de Kent (Angleterre), de père anglais et de mère française. Elle fut des premières

qui menèrent la campagne pour l'admission des femmes à l'étude 1g la médecine. Elle-même, arrivée à Paris en 1867, se fit inscrire comme élève, en 1S71, à la faculté de médecine do Paris et passa les premiers examens de fin d'année. Mais, en 1S"5, une crravc maladie l'obligea d'interrompre ses études médicales, auxquelles elle avait préludé en soignant les blessés, pendant le siège de Paris de 1870, à l'ambulance américaine.

Elle s'était mariée en 1873. Elle a pris part aux congrès féministes de 1878 et do 1881. dans la section do législation et do morale. En qualité do membre de la « Ligue pour le relèvement de la moralité publique * , elle a participé aux tentatives de réforme relatives à la situation Sécuniairo do la femme mariée. C'est à elle qu'on oit en grande part e la loi do 18y7, qui admet le témoignage des femmes dans les actes de l'état civil, et le projet de loi voté par la Chambre des députés en février 1896, qui tend à accorder à la femme mariée la libre disposition du produit de son travail et de ses économies personnelles.

Elle a écrit, pour soutenir ses idées, dans de nombreux journaux et revues, fraiM;ais et anglais. Elle a fondé en 1893, dans le même dessein, une association appelée iA> ant-Courrière.

SCHMECKSZ, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie centrale [comitat tic Zips]}, dans les Karpathes; 800 hab. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées.

SCHIKERIKON, comm. do Suisse (cant. do Saint-Gall [disir. du Lac]), au bord du lac de Zurich et près do l'entrée du canal do la Einih; 1.150 hab. Viticulture; arbres fruitiers ; fabrique de tissus do coton. Carrière de pierre à b&tir. Batellerie active. Broderie. Source ferrugineuse.

SCHMIDT (Moritz), philologue allemand, né à Breslau on Isi'Li, mort à léna on 1888. vVprés avoir été professeur do gymnase, il fut nommé en 1857 professeur extraordinaire et, on iKGO, professeur ordinaire do philolof^io clas- Bique à l'université d'Iéna. Ses principales publications sont : f/esychii lej-icon (1858-18681; les Odes triomphales de Piiidare (texte grec et Irad. allem.) 11869]; Structure des strophes de Piiidare (1)^82); les Inscriptions lyciennes (1868): jXomeUes études lyciennes (1869): 'Collection d'inscriptions cypriotes (1876); éditions de VOCdipe roi (1371) et de VAnt'fjon» (18801, de Soiihocle ; d'IIygm (1878); do \& Poétique {nvcc trad. allem.) fl875] et do la Politique (avt'C trad.) ;i882]. d'Aristoto; etc.

*ScBHlDTiJohannes), linguiste allemand, né & Prcnzlau en 1843. — Il est mort à Berlin en 1901.

Schlumberg£rte : a, tige florale ; b, fleur.

SCHMITT (Gcorges-Aloys), pianiste et compositeur allemand, ills du pianiste et compositeur Aloys Schmitt 1788-1866), né À Hanovre en I8i;7. Pianiste fort distingué, il a fait de brillâmes tournées de concert en Allemagne. en France, en Belgique et en Angleterre, après quoi il (U'vint à Schwcrin chef d'orchestre do la cour où il resta do 1857 à 1892, époque où il prit sa retraite. Il a fait représenter plusieurs opéras, dont un, Trilby. obtint un vif succès, et a écrit des ouvertures et beaucoup do morceaux scéniques, des pièces symphoniques, un trio, des morceaux de piano et des lieder.

ScHNEEGANS (Charles-Auguste), journaliste et homme politique alsacien, né à Strasbourg en 1835, mort à (iênes on 18'J8. Rédacteur du « Courrier du Bas-Khin ■■, il était, en 1870, adjoint au maire pondant le siège de Strasbourg. Après la capitulation, il se rendit en Suisse, fut élu député du Bas-Khin à l'Assemblée nationale, vota contre les préliminaires do paix, puis donna sa démission. Peu après, il devint rédacteur du « Journal do Lyon D, retourna en Alsace en 1873 et se rallia au gouvernement allemand on réclamant l'autonomie locale. En 1867, il fut élu député do Saverno au Reicbstag, prit la direction du a Journal d'Alsace n et donna, en 1880, sa démission de député pour entrer dans l'administration allemande. D'abord consul à Messine, il devint ensuite consul général à Gênes. Ou lui doit, entre autres ouvrages : une Saison en Allemagne (1864) ; Contes (1868) ; la Guerre en Alsace-Lorraine ( iill) \ Au pays c/raHper (1886), ces doux derniers on allemand.

SCHNEGO (Lucien), sculpteur français, né à Bordeaux en 186i. Elève do Falguièro, il débuta au Salon de 1887, comme son frère, dont il exposait le buste, et envoya ensuite divers autres bustes et médaillons. Il exposa depuis 1894 à la Société nationale des beaux-arts. Parmi ses envois, citons : Tète de jeune femme, marbre (1894) [musée du Luxembourg]; la Jeune France (1894), statue placée à Toul sur une fontaine monumentale, dont il a tait aussi la décoration; et des bustes remarquables de femmes et d'enfants. Plusieurs de ceux-ci et notamment un Buste de petite fille à six mois, accompagné d'un buste d'homme (acquis par l'Etat) et d'une Etude de vieillard, lai ont valu une médaille d'or à l'Exposition universelle do 1900 (Paris). lia décoré plusieurs hôtels particuliers et maisons do rapport.

SCHNEGG (Gaston), sculpteur français, frère du précédent, né à Bordeaux en 1866. Elève de Falguière, il débuta au Salon de 18S7 avec un médaillon de son frère. Parmi ses envois à la Société nationale des beaux-arts, citons : Saint François d'Assise prêchant aux oiseaux, marbre (1894); Sainte Cécile, statue bois; Sainte Famille, bas-relief bronze, Saint François d'Assise, bas-relief bronze (musée de Pau, 1895); Inquisiteur, bois ; Bourgeois et savant, groupe bois (musée de Bordeaux, 1896'); la Tempête, statue bois (1902); ta Dîme, groupe marbre (1903). Ses œuvres ont l'espr il. la simplicité, le charme des travaux des imagiers des cathédrales. Il a obtenu une médaille do bronze à l'Exposition universelle de 1900 (Paris).

Schneider (Alexandre), dit Sascha, dessinateur et peintre allemand, né à Saint-Pétersbourg en 1870. Il alla do bonne heure en Allemagne, étudia les beauxarts et la peinture à l'Académie des beaux-arts do Dresde et surtout dans l'atelier de Léonard Gey. et exposa dus 1894 des tableaux, dessins et peintures remarquables par la liardiesse do la conception, dans le genre allégorique, et par l'imagination de l'artiste et la beauté de l'exécution. Il fut nommé en 1904 professeur à l'Ecole des beaux-arts de Weiniar , et eut de grands succès aux Expositions de Berlin, Munich, Francfort-sur-le-Mein. Parmi ses chefs-d'œuvre, il faut citer : un Hevoir; Judas Iscaj'iot ; Jean- Baptiste; le Sentiment de la dépendance ; Armes inégales; le Triomphe de la croix dans l'/iisloire universelle (fres(jue dans l'église Saint-Jean de Coellnsur-l'Elbe); les fresques de la Maison des libraires allemands do Leipzig; la Vérité (fresque du foyer du théâtre municipal do Cologne); les peintures à l'huile : Haute pensée; la Phalange des forts; Bataille des Aibelungs ; Force naissante.

SCHNEIDEWIN (Friedrich Wilhelm), philologue allemand, né à Ilelmstedt en ISIO. mort à Gœttingue en 1856. Il débuta en 1833 comme professeur au gymnase supérieur de Brunswick, puis il fut nommé en 1836 privatdocent. en 1837 professeur extraordinaire et enfin en 1842 professeur ordinaire à Gœttingue. On lui doit : Delectus poesis Gnecorum elegiacse, iambicx, melicas (1838); Etudes sur la critique des poètes lyriques (1844), et des éditions très soignées de Martial (1842, 1853 et 1866); de Pindare (1850; 2' éd., 1865); de Sophocle, avec notes en allemand (i849- 1854; nouv. éd. 1S5G et suiv.); de Babrios (1853) ; de deux discours d'Hypériile (1853); de VAgamemnon d'Eschyle, avec notes en allemand (1856); etc. Il a fondé le Philologue en 1846.

SCHNIRCH (Bohuslav), sculpteur tchèque, né et mort à Prague (1845-1901). Il étudia à Vienne, à Munich et en Italie. On lui doit une statue do Georges Podiebrad, un Saint Wenceslas et diverses sculptures placées dans les monuments do Prague : Apollon et les Àluses au théâtre National, un sphinx et des lions au Rudolphinum, la Pèche et l'Agriculture à la Société d'assurance, etc.

ScHNITZLER (.\rthur), auteur dramatique autrichien, né à Vienne en 1862. Fils du laryngoloquo Johann Schnii7ler, il étudia la médecine à l'universiiô do Vienne et y fut nommé, en i8S6, médecin des liùpitaux. Assistant de son Itère A la Polj'clinifjue générale do Vienne, il abandonna la médecine à la mort de ce dernier (1893). De bonne heure, il s'était intéressé au mouvement littéraire et avait commencé par publier dos poésies, puis 11 se fit surtout connaître par ses drames, où il montra beaucoup de verve humoristique, un réalisme un peu sentimental et un talent do forme. Il eut du succès et obtint plusieurs prix. Parmi ses ouvrages, il faut citer : les drames : Anatole (1S92}; le Conte (1S94): Amourette, qui devint populaire en Autriche (IS96) ; Gibi'-r libre (1896't ; l'Héritage (1898); le Cacadou vert (1899\ dont une traduction française fut jouée en 1903 an théâtre Antoine, sous le titre do : Au perroquet vert ; le Voile de Béatrice {i90Q); Heures vivantes (190U; la Boute déserte (1903); les dialogues humoristiques : Bonrf'-//fs(I896-IS97); les nouvelles : Mourir (1894); la Femme du sage (\89ii): Madame Bertha Garlan (1900); le Lieutenant Gnstl (1900).

Scbo.

SCBO ou SCHO-NO-FOUYE (sko) n. m. Instrument japonais, analogue au cheug des Chinois. (C'est un orgue portatif. 11 change de nom et prend celui do hou-no-fouyc forsquc le nombre de ses tuyaux s'élève à :;o.)

SCHCEPTLAND, comm. de Suisse fcant.

d'.Xr^'ovio [ilistr. de Kulm]), dans la vallée de la Suhr; 1.350 liab. Agriculture; élève de bétail ; industrie laitière; filature de coton ; ateliers mécaniques; carrières.

ScHŒMBERG, bourg de rAUcmagne méri- •lionale, dans lo royaume de Wurtemberg frercle de la Forêt-Noire), sur la Schlichem, sous-affluent du Rhin parloNeckar; 1.500 hab. Fabrication d'étoffes; scieries mécanicjues.

SCHŒNBORN (comte François), cardinal et prince-arLlic-vê(jue de Prague, né à Prague en 1844, mort à Valkenau (Bolième) en 1899. Il se destina d'abord, comme son frère Frédéric (qui fut ministre de la justice), à la carrière administrative. Lorsqu'on 1866, éclata la guerre avec la Prusse, il s'engagea dans l'armée autrichienne et se distinguaàSadowa, oi"!, comme lieutenant de cuirassiers, il fut le seul officier de son escadron qui su^^'écut à la terrible mêlée do cavalerie sous Strezetitz. Trois ans après, il entra dans les ordres et reçut la tonsure en 1^73. Il fut d'abord un modeste curé do village; mais, comme il descendait d'une ancienne famille féodale, qui avait donné des évéques à ^Vurtzbourg et Bamberg et des archevêques-électeurs à Mayence, il fut appelé promptemcnt au rectorat du séminaire archiépiscopal do Prague, fonctions qu'il remplit jusqu'en 1883, où il fut sacré évoque do Budweiss. Deux ans après, son oncle, le cardinal Schwarzenberg, qui occupait le siège do Prague, mourut, et Schœnborn fut désigné pour lui succéder. Le pape lui envoya le chapeau de cardinal en 1889. Il a attaclié son noni à un certain nombre de fondations pieuses et d'établissements d'instruction ecclésiastique : collège tchèque à Rome, petit séminaire de Mies, etc.

SCHŒNBRÛNN, bourg d'Austro-Hongrie ^Bohême [^cercle de Chrudim^), près d'un petit sous-affluent du Danube par la March ; Z.ioo hab. Fabrication de telles.

SCHŒNBRÏJNN, hameau de Suisse (cant. de Zoug ^comm. de Menzingen]). Sources utilisées pour le traitement des maladies nerveuses et les troubles du système circulatoire. Etablissement hydrothérapique très bien situé.

ScHŒNENBERG, comm. de Suisse (cant. de Zurich 'distr. de Horgeuj); 1.150 hab. Elève de bétail.

SCHŒNITE !cheu) n. f. Sulfate hydraté naturel de

ma-.'nésie et de potasse.

SCHCENLEIN (MALADIE de). Méd. Variété de péliose ou de purpura, caractérisée par des arthralgies, des troubles gastro-intestinaux d'intensité variable et un exanthème purpurique ou des pétéchies, ecchymoses, etc. (C'est la péliose rhumatismale exanthémaiique de certains auteurs.)

SCHŒNN (.\loïs), peintre autrichien, né et mort à Vienne (1826-1897). Il reçut les leçons do Fùbrich. puis alla à Paris dans l'atelier d'Horace Vernet, où il se pénétra do la richesse pittoresque des sites d'Orient. Il se rendit alors en Egypte, où il séjourna plusieurs années et, à dater do ce moment, il fut le peintre des ciels exotiques. On a vu do lui à lE.vposiiion universelle de IS78 (Paris) : Marché aux poissons à Chioggia; Portique d'Octavie ;^Fè(e populaire sur la côte génoise, trois œuvres remarqtiées.

SCHŒNNA, bourg d'Austro-Hongrie (Tyrol [distr. do Meran ', prés du Paser, sous-affluent dû Danube par l'Iun; 1.700 hab. Scierie mécanique. Station estivale.

SCHOENTHAN (François de\ chevalier de Pkb\^-aloi

auteur dramatique allemand, né et mort à Vienne (1849- 1905). Il entra, en 1867, comme officier dans la marine autrichienne, sur les instances do ses parents, mais, attiré par le théâtre, donna sa démission en 1871. fut artiste dramaticiue à Vienne, puis devint feuilletoniste dans plusieurs journaux, publia des nouvelles dans des périodiques et, à "partir de 1879, fit représenter de nombreuses comédies et mélodrames du genre burlesque et des farces qui eurent des succès retentissants, à cause de leur verve et de l'habileté scéniquo do l'auteur. Il fut nommé, en 1883, régisseur principal du théâtre municipal de Vienne qui fut incendié en 1884, puis il alla à Berlin et se fixa ensuite à Dresde. Parmi ses principales pièces, il faut citer : la Jeune Etrangère (1879); Sodome et Gomorrhe (1880); l'Oiseau voyageur (1881), et la GueiTe dans la paix (1882), en collaboration avec Gustave de Moser, do même que .Voj femmes (1882) ; la Farce souabe (1883) ; Petites matns, traduit de Labiche (1883) ;7ïo(/erjc/i lleller {\8$-V ; Villa Blanc- Mignon (1885); Poissons d'or (1886); la Femme célèbre (1S87) ; Cornélius Voss (1888) ; le Ùernier Mot, drame (1889) ; Papa (1890); /e Livre d'or (1891); Saltimbanques (1893); l'Enlèvement des Sabines (1885); la Terre promise (1892). et Madame la directrice Slriese (1894), en collaboration avec son frère Paul do Schoonthan; Deux journées heureuses (1893), en collaboration avec Gustave Kadelburg ; Monsieur le séna/cur (1894) ; Dans un but bien faisant {lS9b) ; Comtesse Giickerl (1896), en collaboration avec François Kappol-Ellfeld, etc. Il a publié en outre un récit : te Général (1894); et lo recueil : Petite monnaie; Epigrammes et pensées (l'<90); Petits récits humoristiques (1882-1887), avec son frtTo. En 1905, il eut plus de 815 roprésontatioDs en Aliemagno et en Autriche.

ScHOENTHAN (Paul DE), frère du précédent, écrivain allcuiand. né A Vienne en 1S53. Il fut d abord officier dans rarinéo austro-hongroise, puis se fit journaliste et acquit de la célébrité comme romancier par ses descriptions vivantes do la vio viennoise, par son réalisme et sa verve. Ses principaux ouvrages sont : Contes de grande et de pctic ville (1889); te Grand et te Petit Monde (1891); le Charme des boulevards (18941: Mauvaise rrtce(i894); Gestes d'amour (1895): Femmes peintes et autres (1895) ; ta Princesse Turandot (1895), d'où il tira ensuite une comédie qui eut un grand succès; Air empesté \»0C); Hecueit de récits divers (18951; le Grand Monde. Manuel des convenances et de maintien 1^1895).

SCHŒNWERD, comm. do Suisse 'cant. do .^oleure [distr. d'OlleaJ), sur l'Aar, affluent du Hhin ; 1.820 hab.

Eglise collégiale du xn" siècle. Parc contenant une jolie reconstitution d'huliilations lacustres. Industrie florissaute : fabrique m(!caiii<|ua ilo chaussures oui comi>io parmi les plus imporlanics d'Kuropc (production iourjialiùro, plus do s.uoo paires) ; fabrique do produits chimiques, de tricots, do stores; serrurerie; brasserie.

Schola cantorum. Fondée on is'jo par Charles Bordes, la Schola citnluruni était, dans lo principe, une écolo simplement destinée à former dos chanteurs do musique religieuse pour les séances que Bordes avait instituées à régliso Saint-Uorvais, où elles attiraient la foule. Los « chanteurs do Saint-Gervais » exécutaient d'une façon extrêmement remarquable, avec un grainl stylo et un sentiment pénétrant, los admirables chols-d'œuvre do Palestrina et des grands maîtres de la Renaissance. Un dill'éreuil, qui s'éleva entre lo curé de ^^alMt-l;e^vais et Charles Bordes, niit lin brusi|iiement aux auditions données dans cotto église. Bordes alla organiser en province, avec son personnel, des concerts qui obtinrent un grand succès. Kn même temps, il donnait une grande extension ù la Schola canluntm, dont il lit bientôt une école générale de musique, dans laquelle, pou à peu, l'ensoignemont devenait complet, non seulement au point de vue du chant et do la théorie do l'art, mais aussi pour l'étudo des instruments. Lors do la retraite do Ch. Bordes, la direction de l'institution passa aux mains de Vincenl d'Indv, aidé do l'ensemblo dos professeurs, parmi lesquels on remarque Alexandre liuilmant (orgue), Cazoneuve (chant), Gastoué (chant grégorien), Grovlez, demain. M"» Duranton (piano), Parent (violon), de Serres (musique do chambre), de Lacorda (ensemble do chœurs et d'orchestre), etc. La Schola donne chaciue hiver plusieurs concorls dans lesquels elle remet on lumière d'anciennes œuvres injustement oubliées. C'est ainsi qu'elle a fait entendre deux opéras de Montevorde, Orfeo et Vlncoronazione tli J'oppea, des fragments d'opéras do Hameau, uuo cantato de Clérambault, etc.

ScHOLDEREB (Otto), peintre allemand, né et mort à Francfort-sur-lc-i\Iein (1834-1002). Elève de Peipors, il se rendit en France, et vécut dans l'intimité de Courbet, de Manet et do Fautin-Latour, qui l'a représenté dans son tableau : l'Atelier Jes Batignolles. En 1.^10, Scholderer se fixa en Angleterre, près îles peintres Cazin, Legros, Kdwards. Il exposa à diverses reprises à la Koval Academy. On cite do lui do vigoureux portraits et des" natures mortes lar-romont traitées. Rappelons, parmi ses œuvres exposées en Franco : Vue prise dans la /■'orét-Xolre; le Braconnier. L'ariisto était revenu, vers la tin de sa vio, dans sa ville natale, auprès du peintre Ilans Thoma.

SCHOLLAERT (François), homme politique belge, né à 'Wilselc-lez-Louvain ou tsjl. Elève de l'université catholique do Louvain, docteur en droit (1875), il s'inscrivit au barreau de Louvain, et devint bâtonnier en 1894. Membre ducouscil provini-ial du Brabant (1880-1888), il fut élu député par l'arrondissement do Louvain le 19juin 18.S8 et fut coustaminoot réélu. .Ministre do l'intérieur et de l'instruction publique le 2r> mai 1895, il démissionna le 5 août 1899, et fut ensuite iiremier vice-président (1900) et président (1904) do la C'hambre des repn'-sentants.

SCHOONAABDE, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orientale [urroud. de 'l'ermondoj), sur l'Escaut ; 1.960 bab.

ScHOTT (Waltcr), sculpteur allemand, né Si Ilsenbourg (Hanovre) en ISCl. 'l'out jeuno, il étudia la sculpture dans l'atelier de Uopraeyor à Hanovre, puis de 1880 à 1S83 à l'Ecolo des beaux-arts do Berlin, fut remarqué de bonne heure pour lai^ureté classiquo do son stylo et ses conceptions peu originales, se consacra surtout aux sujets patriotiques, sut gagner la faveur de l'empereur Guillaume II et devint un do ses artistes attitrés. Il lui conféra en 1899 le titre do professeur. Il a sculpté, entre autres, une /Jtane : un groupe do chasseurs : Après l'hallali ; une Joueuse à la balle (au musée miinicipai de Dusseldorf); un groupe : la Bienfaisance ; une l'hryné. Mais il s'est surtout consacré à l'art ofliciel, où .ses chefs-d'œuvre sont : les bustes de l'empereur (hUllaume II, du i/raïut-duc Louis 11 de Hesse, du prince Otio de Slollirry- Werniqerode : la statue éciuestre de l'empereur Guillaume 1" ù Goslar; les statuettes de la

fraude rampe du nouveau palais do Potsdam ; la statue 8 Frédéric-Guillaumel", roi de Prusse (dans la salle Blanche du palais de Berlin) ; le groupe en marbre blanc d'Albert l'Ours (dans la faniouso allée des Victoires de Berlin). Il a contribué également à la décoration du palais du Reichstag, à Berlin.

ScHOTT (cure de). Thérap. Méthode employée par Schott à Alanuheim pour le traitement des cardiopathies. (Elle consiste à associer des exercices do mouvements passifs et actifs rigoureusement gradués par le médecin traitant avec la marche progressive en terrains do pentes

fraduées ot les bains d'eaux chlorurées, toiles que celles 0 Maiinheiin.)

SCHPAJINSKY (Hippolyto-'Vasiliévitch), auteur dramatique russe, né en 1844. ."Vprès avoir servi dans l'armée, il se voua entièrement il la littérature. Il a fait jouer sur les théâtres russes un certain nombre de drames et do comédies empruntés à la vie nationale et dont quolipiesuns ont eu un grand succès : une Question vitale, un Morceau friand, l'eofave, la Commandante, la Magicienne, J)eux destint'es, etc.

* SCHRADER (.lules-Frédéric-Antoine), peintre allemand, né !i Berlin en 1815. — Il est mort à Licliterfelde, près do Berlin, en 1900.

* SCHRAUDOLPH (Claudius DE), peintre allemand, né à Munich en 1843. - 11 est mort à Sankt-Michacl, près Eppan (Tyrol), en 1902.

SCHREIBER (Woldemar). architecte russe, né en 1817, mort à ÎSaint-Pétersbourg en 1900. Elève de l'.Vcadéniio impériale, à laquelle il fut plus tard attaché comme professeur, Schreiber devint 1 adjoint de Ricard do Moutferrant, architecte en chef de la cathédrale de Saint- Isaak ; c'est à lui que revient l'honneur do la décoration de l'édifice. Ou raconte que Montferrant appréciait à si haut point le talent do dessinateur do Scbreiber que, présentant son collègue au tsar Nicolas I", il ne craignait pas de le proclamer « lo premier crayon do l'Europe •.

ScHREITER (Adolphe), peintre allemand, né à Francfort-sur-le-Mein en isas. mort à Cronberg (Hesse) en 1899. Enfant, il manifesta du goût pour la peinture, mais

SUPPL

SCHOLA CANTORUM — SCIILLZ

fréqucnla surtout la f;'ran'lo route et les écuries, l'étudo du cheval raUiraiil ijartioiiliêreiin-nt. 11 avait vin^t au» ijuaud il accomjtat^ua lo prince doTJiuru et Taxis dans un vo^-aL'O à travers la Hongrie, la Valacliio ci la Kussie inéridionale; il eu rapporta des crofjuis et des esquisses pour les élénicnts do ses premiers lalileaux. Kn 1«54, il marcha avec l'armée autrichienne dans les principautés Danubiennes, où il peignit des épisodes do combat, liutia, deux ans plus tard, il parcourut la Syrie, rKgypte, la Tunisie, l'Algérie, ot envoya au Salon do Paris des scènes arabes <jui obtinrent un vif succès, l'orientalisme étant alors dans toute sa vogue. Schrevcr fut, par excellence, un peintre do chevaux et s'attacha surtout à rendre ces animaux dans les niomcuts où, allolés par le danger. Us se cabrent, ruent et semniélunt en groupes désordonnés. Kn ce grore, ses meilleurs tableaux sont ; [Incendie d'une écurie vainque et Chevaux dans un tourbillon de neige.

SCHRIBAUX (Kmilo), agronome et botaniste français, né à Ki( licbourg i Ilauic-Saonc) en 1857. 11 fut élève de l'Institut national agronomique [lain). Des 1882, dans une préface jiour une « Hoianiquo ag;ricoIe •, il es(:iuissa dt-ja le programme do son œuvre, qui fut tout euliéro cousacrée à la plante. De ses recherches, il est résulté non seulement, dans le doniuiDO des choses positives, des fans dun intérêt pratique considérable, par exemple l'iniruduction dans les cultures françaises do variétés nouvelles (vosce velue, blé Scbiriff, seigle de Sclilanstadl, avoine do Bcselor, etc.), et l'amélioration si extraordinaire obtenue dans notre commerce des semences par la création, en 1884, d'uue station ofliciello pour lo contrôle et l'essai des graines, mais aussi loui un ensemble d'essais et de travaux «lune frapjtante originalité.

Ses notes et articles sont disséminés en un grand nombre do publications (comptes rendus de l'Académie des sciences, bulletins de la Société nationale d'agriculture, « Annales do l'Institut agronomique, «Journal d'agriculture pratique », etc.). Schribaux qui fut, en 18«4, le londateur de la station officielle d'essais des semences, en est resté depuis cette époque le directeur. Kn isyo, il a obtenu au concours la chaire d'agriculture de l'Insiiiui agronomique.

SCHRIECK, comm. de Belgique (prov. d'Anvers [arrond.

do Maluies]); 2.-l-i0 hab. Tissus do lin.

ScHRCEDER (Cari), violoncelliste et chef d'orchestre allemand, né à tjuedlimbourg en 1848. Elève de son père, qui était directeur de musique, il était admis, à quatorze ans. dans rorchesire de la cour à Sondershausen, plus tard à Brunswick, et fut appelé en 1873 à Leipzig comme violoncelle solo des concerts du Gewandhaus et du tliéâtre, et professeur au Conservatoire. Devenu successivement chef d'orchestre do l'Opéra allemand de Koiterdam, de l'Opéra de Berlin, puis do celui de Hambourg, il alla remplir los mêmes fonctions à Sondershausen. où il prit aussi la direction du Conservatoire. Cet artiste fort distingué a fait représenter deux opéras : Aspasit (1802), et der Asket (18îi3). Il a publié plusieurs compositions pour lo violoncelle et les trois manuels suivants : Catéchisme de l'art de diriger l'orchestre. Catéchisme du jeu du violon, Catéchisme du jeu de violoncelle. — Un frère de cet artiste, Hermann Schrœder, néàQuedlimbourgeni8i3, a fondé ot dirigé à Berlin un institut de musique, tout en étant professeur do violon à l'Institut royal de musique d'éelise. Il est auteur do doux opéras : Pizarre et la Nuit de Walpurgis, et d'une méthode de violon, et il a écrit diverses compositions symplionirnics et de musique de chambre. — Un autre, Al\mn Scnrœder, né à Xeuhaldensleben en 1865, planiste, violoniste et violoncelliste, succéda à son frère Cari comme violoncelliste aux concerts du (iewandhaus et professeur au conservatoire do Leipzig. 11 s'est rendu plus tard à Boston comme violouccllc solo de l'Orchestre symphoniquo,

Schrœder (Léopold von), sanscritisto allemand, né

;\ Dorpat on 1851. Il étudia dans sa ville natale, puisa Tubingue, le sanscrit et la grammaire comparée, se fit habiliter à Dorpat (1877), où il devint « dozent • régulier d'indianisme en 1882. ei fut nommé conseiller d'Eiat en isyo. Apres la « russification « de l'université de Dorpat, il fut nommé à Innsbruck professeur extraordinaire do sanscrit (1894), et obtint l'ordinariat en 1896. Il a publié : I/e la distinction formelle des parties du discours (1874); Mâitrdi/anî-Samhttd (1881-1886); Pythagore et les Indiens 1,1884); Littérature et civilisation de l'Inde (1887): Dieux et héros grecs (1887); Coutumes nuptiales des Esthes (1888); Paroles de vérité, traduction de sentences bouddhiques (1893). Il a adapté à la scèno allemande des drames hindous : la Princesse Zofe {1002}; Sahmiala (1903). Il a écrit en vers : le /loi Sundara, tragédie (1887); Poésies (1889); Dara, tragédie (1891); le Templier et l'Enfant de la montagne, poémo épique (1892); Fleurs du manguier, poésies et maximes hindoues (1892); etc.

SCHRŒDER-DEVRIENT (Wilhelmlne), célèbre cantatrice dramatique allemande, née à Hambourg en 1804, morte :\ Cobourg en 18G0. Fille de l'actrice Sophie Schrœder, elle parut d'abord, dès son plus jeune âge, dans les ballets à Hambourg et à Vienne, puis sa mère, frappée des dispositions quelle montrait pour la scène, se détermina à lui faire jouer la tragédie. Kilo débuta on effet, au Hurg-Théâire do Vienne (I820\ dans le rôle d'Aricie de la Phèdre de Racine, et Ijrilla ensuite dans les ouvrages do Schiller. Cependant elle se livrait aussi à l'étude du chant, ce qui lui fit bientôt transformer sa carrière. Klle se montra alors à l'Opéra de Vienne dans la Flûte enchantée, puis alla donner des représentations à Prague et à Dresde, et d'un seul coup, en jouant d'une façon admirable le Fidelio de Beethoven, conquit une renommée éclatante et fut considérée comme la première cantatrice Ivrique de l'Allemagne. Son succès fut énorme à Berlin, où elle épousa l'excellent acteur Devrient. avec lequel elle fut engagée on 1823 à Dresde. Tout en poursuivant sa carrière, elle vint se produire à Paris, avec la troupe allemande qui y donna des représentations i la salle Kavart, en 1829 et 1830. Elle y excita un grand enthousiasme dans Obéron, Fidelio, Eurynnthe et Don Juan. Elle accepta un engagement avec le Théâtre-Italien, mais son talent no convenait aucunement au genre de la musique italienne. Klle retourna en Allemagne, où elle retrouva ses triomphes. Klle chanta aussi un instant au théâtre anglais de Londres.

Ayant rompu son mariage avec Devrient, mort ensuite. Wilhelmine Schrœder épousa en 1847 un certain de Dœ-

ring, d avec qui elle divon.a l année suivante. Expulsée d© Dresde pour des motifs politiques en 1843, elle se rendit alors en Suisse, chanta dans quelques concerts à Zurich et épousa en troisièmes noces, on 1850, à Gotha, un richo propriétaire livonien, le baron do Bock.

SCBR<ETCR Christo]>he Gottlieb), compositeur, orgaiMî,ie et musKograjdio allemand, né à Hohcnsteiu tSaxc) '•n loyy, mort à Nordhausen en 1782. Enfant de chœur à la chapelle royale de Dresde dès làgo de sept ans. il y reçut une excellente éducation mubicale et y apprit Ibarmonie. lo contrepoint et la fugue. Apres un long vovago en Allemagne, on Hollande et en Angleterre, il revint à Dresde, puis alla ouvrir un cours do mubique k léna, accepta une place d'organiste à .M inden, et enhu alla remplir les mêmes fonctions à Nordhausen, qu'il ne quitta plu» jusqu'à sa mort. C'est là qu'il mit au jour nrtn •^^eulenieut un grand nombro de coiii i.Mié do

traités et d'écrits sur la lui un

théoricien et un critique .

Comme compositeur, on '-'Ji,i,:i.' .. , ,,

entières de musique d église sur des p ter, de Kambach et do Scheibel : qua piétés pour la P.'ission ; les Sept paroU'^ r sur des poésies de lui-même; puis une fou;circonstance : ouvertures» symphonies, soii:vers instruments, concertos, préludes et fugues pour orgue, chorals, cantates, sérénades, etc. Parmi ses ouvrages théoriques, il faut citer son Instruction claire sur la busse continue, son instruction sur l'harmonie, qui se lait remarquer par des idées et des vues vraiment neuves pour l'époque, et celui qu'il a intitulé Epistola fjrat"'-''-i-f de mvsica Ùavidica et Salomomca, dans lequel il trait, contre Prlnz, la supériorité de la musique usur celle du temps de David. Mais là ne se borne pj.-i ; jtivité littéraire de Schrœler. 11 a publié, soit â part, soû dans la liibliothéque musicale de Mizler, une foule d écrits critiques ou didactiques qui font autant d'honneur à son rare savoir qu'à sa haute intelligence, et qui lui assurent un nom très estimable dans l'histoire de l'art.

SCHRUNS, Iwurg d'Austro-Hongrie prov. de Tvrol [dihtr. de Bludenzj, sur l'Ill, affluent du Uhin; 1.700 tâb. Fabrication d'étolï'es de coton; grandes foires.

SCHUBELBACH, comm. de Suisse (cant. de Schwyz rdisir. de Marchj), sur la Wceggithaleraa, tributaire de la Linth canalisée; 2.200 hab. Elevage; fromageries. Bro-' deries; tissage do la soie; fîlature de coton.

SCBDCBARDT (Hugo}, éminent linguiste allemand, né à Gotha eu lsi2. Il ht ses éludes à Jénaci à Bonn, vécut quelques années dans la Suisse française et en Italie, se lit habiliter, en 1870, pourla philologie romane, à l'université do Leipzig, fut nommé en 1873 professeur ordinaire à Halle, puis à Gratz (1876). C'est un des plus pénétrants et des plus originaux linguistes de notre époque. Citons de lui : le Vocalisme du /afin tu/jatre (1866-1808) ; Slavo-allemand et slavo-italiffn (1885); Sur les lois phonétiques (i885j ; Homan et celtique (1886); Langue universelle et langues un>verselles {IS9\); etc.

SCBUGK (Jean-Henri-Emile), historien do la littérature et critique suédois, né à Stockholm en 1855. Ses études terminées à l'université d'Upsal, il y devint (Ig^e docent d'histoire littéraire, puis fut nommé succcssi'. professeur à Lund (1890) etâ Upsal (]s9S), et fut c: recteur (1905) de l'université d Upsal. D'une vas dition, spécialiste do l'histoire de la littérature su' du moyen âge, il a publié des travaux con^ldérar i -. W. Shakspeare (1883-1884) ; Histoire de la iilttratu: ... doise (1885-1890); Lar \\ivaltius, sa vie et ses poèmes (1893-1895); Histoire de la littérature universelle (en cours depuis 1898); etc. Il a édité plusieurs séries de mémoires, de nombreux textes anciens ci, par ses études de haute vulgarisation et ses recherches de détail, demeure le maître de l'histoire littéraire de son pays.

ScHUELEN, comm. de Belgique (prov. de Limbourg [arrond. de H assoit, .entre laDemoreila Dyle, tributaires de l'Escaut parle Kupel; l.iôo hab. Tuilerie; tissus de lin.

SCHULS (en romanche Scuol), comm. de Suisse (cant. des Grisons [distr. d'Inn^), dans une petite vallée de la basse Engadino; 1.120 hab. Station estivale. Sources minérales sulfatées sodiques et ferrugineuses, utilisées en bains et en boissons. Hôtel et établissement balnéaire.

SCHULTZ (Amélie-Cvcile-Augustine-Zdannc), femme de lettres française, née à Paris en 1870. Son [►ère, officier d'artillerie, inventeur et savant distingué, fut blessé sous Metz, et nommé bibliothécaire de l'fciole polytechnique. A la mort de son père, elle songea à tirer parti de son imagination et de ses goûts littéraires. Plusieurs nouvelles comme Cinq minutes d'arrêt, par quoi elle débuta (1889), les Fiançailles de GabrieUe {ï»S9'^, Jean de Kerdren (1890). et la célèbre Xeuvame de Coiette, publiée par la ■ Revue des Deux Mondes • en octobre 1889, parurent sans nom d'auteur et excitèrent la curiosité. Ce ne fut que devant l'audace d'une femme qui se déclara l'auteur de ces écrits charmants et ne craignit pas de s'en aliribufr le mérite et le profit que Jeanne Scliultz revendiqua e: prouva ses droits. Depuis, on a vu sa signature dans beaucoup de journaux ou revues. Parmi les nonibreux romans et nouvelles qu'on lui doit, nous citerons : Tout droit fl890); la Famille Hameliu (1891). couronné, comme la Neuvaine de Colette, par l'Académie française; le Dernier Tour de l'enchanteur Merlin {1892}: Ce qu'elles peuvent, publié par la « Kevue des Deux Mondes > en 18^3 et édité 1 année suivante; tes ftanietnu: de François; Entrée dans le monde; Sotes de Ti/ni« (1895); Chasse aux alouettes ; Petite plage et lionnels de cotori il896i ; Entrevue (1897j; la Main de sainte Modestine (1898); etc.

ScHDI^ (Moritz), sculpteur allemand, né à Leobschûtz fs^iifsie) en 1825, mort à Berlin en 1905. Il fut élève de Drake, dont il resta le collaborateur préféré durant la majeure partie de la vie de son maître. Toutefois, Schulz ne négligea pas de produire pour son propre compte d importants et de nombreux ouvrages, la plupart à Berlin. On admire de lui les bas-reliefs du Monument de la Victoire au musée de Berlin), remarquables par leur ordonnance heureuse et le fini de leur exécution.

SCBULZ (Ferdinand), écrivain tchèque, né en 1835. Professeur à l'Académie commerciale de Pra^e, et journaliste, il a collaboré à an grand nombre de journailx et

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