V. Sangmer (Marc
*SlLVAIN (Eugène-Charles- Joseph), comédien français, né à Bourg(Aiu) en ls51. — Parmi ses nombreuses créations à la Comédie-Française, citons :
les Maucroix, la Bûcheronne, (irisélidis , Par le glaive , la Femme de Tabarin, Frète et forte, la Cotiscience de l'enfant, l'Enigme, Louis XJ, et tout particulièrement le Ptre Lebonnard, qui lui a valu un succès éclatant. Il s'est fait aussi vivement applaudir dans les rôles classiques de Félix, don Diègue, Acomat, Théramène, Mithridate, Alceste, Barberousse, des Buryraves, etc. — *Sa femme, Louise-Julie-Marthe, née Hartmann, née à Vitry-le-Croiso (Aube) en 1874, a su se faire uue place à la Comédie-Frannaise, où elle a joue, entre autres rôles. Elmire de Tartuffe, Laonice de Rodogune, M""^ Lebonnard du Père Lehonnavd, etc.
SiLVAPLANA, comm. de Suisse (canton des Grisons [distr. de Maloja]), dans la Haute-Engadine, sur le lac île Silvaplana, à 1.816 mètres d'altitude, et au pied du col de Julier, auquel on donne quelquefois le nom de col de Silvaplana; 320 hab. Centre d'excursion très fréquenté. ^SlLVELA (Agustino Francisco), homme d'Etat espagnol, né à Madrid en 1843. — Il y est mort en 1905.
SiLVER (Charles), compositeur français, né à Paris en 1868. Il Ht ses classes musicales au Conservatoire, où il fut élève de Théodore Dultois et Massenet. Après avoir obtenu un second prix d'harmonie en 1889, il se vit décerner le second grand prix de composition à l'Institut en 1890, et emporta en 1891 le premier grand prix de Rome avec la cantate intitulée l'Interdit. Silver s'est fait connaître d'abord par diverses œuvres symphoniques, exécutées dans nos grands concerts : une ouverture de Bérénice; une Bapfiodie sicilienne ; un Poème caTmavalesqiie, suite d'orchestre ; I\'aïs, poème élégiaque pour voix seules et orchestre; Tobie, mystère en quatre épisodes ; David et Bethsabée, scène lyrique. Outre un grand nombre de mélodies vocales, il a écrit aussi des musiques de scène pour diverses pièces : V Escarpolette, de Lava ; les Jardins du Paradis, de Romain Coolus ; le Conte du Bohémien, de Jean Lorrain, ainsi que dans deux pantomimes : Chez la pàlissière et E/le va venir. Enfin, il a abordé directement le théâtre avec deux ouvrages importants : la Belle au buis dormant, opéra-féerie en quatre actes, représenté au Grand-Théâtre de Marseille en 1902, puis à Bruxelles et à Lyon, et le Clos, opéra-comique en quatre actes, joué à l'O'péra-Comique on 1906.
SILVESTRITE {véss) n. f. Syn. de sidérazote.
SILYBURA n. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des uropeltidés, comptant vingt - deux espèces propres à la péninsule de l'Inde.
— Encvci.. Les siljfburfrs sont des serpents de taille médiocre, non venimeux. cyliii<lrl(|ncs. à qiunu' conique
Silybui-a.
ou obliquement tronquée et terminée par un petit écusson. Leur livrée brune est en général tachetée do jaune. Ces animaux vcrmifornios vivent surtout dans les forêts des montagnes. A l'exception tiu sili/bura jnelanogaster, do Coylan, tous les autres habitent Vindo oecidenuile {salybura Phipsoni) et méridionale {salybura occllata, etc.).
SiLZ, bourg d'Austro-Hongrio (prov. du Tyrol [distr. d'Inist \ sur i'Inn. affluent dû Danube; 1.500* hab. Scieries mécaniques. EUrvage. Centre d'excursions.
SiMBELLAOUEÏN, ville de l'Egypte, dans la Basse- Kgypic (i.rov. de Uakalilieh). sur uno dérivation de la branche liu Nil dite de I/amiettc ; 7.000 hab. Culture des céréales ; rizières. Coton. Fabrication d'étoffes.
SiMCOE. lac du Canada (Ontario), reste d'un détroit qui allait jadis du lac Huron au lac Ontario. Il émet la Gcvern, affluent du Huron; 70.000 hectares.
SIMETITE n. f. Variuté de résine fossile.
SiMiAS ini-tiss) n. m. Genre de mammifères primates, du l;i suuï,-tuinillo des scmnopithécinés, créé en 1903 pour uu curieu.\ singo découvert A Sumatra.
— Encycl. Le simias concolor est uno forme remarquable. i|ui fait lo passage entre les nasiques do Bornéo ot les rhino])iihèqucs du continont asiatique (de ces derniers
il a le nez retroussé). I! ne possède point d'abajoues, sa queue est dénudée, excepté i l'extrémité. D'un brun fauve, plus foncé eu dessous, il mesure 74 centimètres du nmseau à la pointe de la queue. ,
SIMJLIGRAVEUR u. m. Celui qui fait de la similigravure.
Simon (François), peintre français, né et mort à Marseille (1818-1896). Elève de Loubon, il débuta au Salon do 1853 avec Moutons au pâturage. Simon so consacra au paysage, ot il peupla les sites du Midi, qu'il interpréiaii avec un rare bonheur, de troupeaux de bœufs ot do chèvres, dont il excellait à rendre le pelage et les attitudes dus animaux. Citons de lui : En chemin pour l'abattoir (musée de Marseille; Dans l'étable (musée de Strasbourg; ; Coteau Fontainien; Vallon du Livon, etc.
Simon (Jules), médecin français, né à Prunay-le-Gillon (Eure-et-Loir) en 1831, mort à Conflans-Sainte-Honorine en 1899. Il était fils de l'homme d'Etat du mémo nom. Interne des hôpitaux de Paris en 1856, il fut l'élève de Denonvilliers à Saint-Louis, de Velpeau et de Briquet à la Charité, de Bouley à Necker, fut reçu docteur en 1861 et nommé médecin des hôpitaux de Pans en 1864. A l'hôpital des Enfants malades, qu'il dirigea presque jusqu'à sa mort, sa bonté pour ses jeunes malades le rendit célèbre autant que l'attrait de son enseignement. Un des premiers, il ouvrit son service au docteur Roux, pour lui permctiro d'expérimenter le sérum antidiplitérique. Sou autorité était incontestée en médecine infantile et sa réputation s'étendit à l'étranger. Il faut citer de lui, outre de nombreux articles sur les maladies des enfants : Ùc la leucvcijthémie, thèse (1861); Des maladies puerpérales {l»66) ; surtout ses Conférences thérapeutiques et chnigues sur les riiuladies des enfants (1882-1884); Nouvelles études sur la diphtérie (1889).
"^ Simon (Lucien), peintre français, né à Paris en 1854. — I! a exposé au Salon de la Société nationale des beauxarts, en 1903 ; Portrait de J/"* S. et de ses enfants; Portrait de J/™' C. ; Asile de vieillards; le Coup de vent; en 1904: Messe en Bretagne (peinture et dessin); la Desserte; la Coiffeuse: Portrait de M. J. Blanche; Portrait de M. A. Lenoir; en 1905 : Soiri^e dans un atelier ;cn 1906: Jour d'été. — Sa femme, Jeanne Simon, a exposé en quelques années des dessins rehaussée, portraits d'enfants ou scènes familiales, d'un grand charme; par exemple : la Chambre de l'Enfant Jésus (1905).
Simonsfeld (Henry), historien allemand, né à Mexique (Amérique centrale) en 1852. Il fut d'abord professeur dans 1 enseignement secondaire, puis en 1878 chargé d'un cours d'histoire du moyen âge a l'université de Munich et conservateur à la Biblioilièque nationale, fut nommé en 1888 membre de la section historique de l'Académie royale des sciences de Munich et, en 1898, professeur à l'Université. Il s'est occupé particulièrement de l'histoire économique du moyen âge allemand et italien, a collaboré au recueil des Becherches sur l'histoire de l'Allemagne et au recueil des Documents historiques de l'Allemagne, et a publié des mémoires dans le " Bulletin de l'Académie royale des sciences « et dans d'autres périodiques. Ses principaux autres ouvrages sont : André Dandolo et ses œuvres historiques (187€); Etudes vénitiennes (1878 et ss) ; les Allemands co7nme colonisateurs à travers l'histoire (1885); Projets de colonisation bavarois (1887); le Fonds des Allemands à Venise et les Belatiom commerciales gei^tano-vénitiennes (i887).
Simplicissimus, journal humoristique et satirique illustré allemand, fondé en 1896 par l'éditeur Albert Laogen à Munich, dirigé par Louis Thoma et Reinhoïd Gehoeb. — Paraissant toutes les semaines, il s'attaque avec une verve mordante au militarisme et au cléricalisme, ridiculise les hommes d'autorité, et ne ménage même pas les têtes couronnées. 11 a eu de nombreux procès pour délits de lèse-majesté et autres, est souvent saisi par la police, a du transporter sa rédaction de Munich à Stuttgart. L'éditeur, Langen, a même dû se réfugier à Paris, pour avoir ridiculisé l'empereur Guillaume IL Les principaux rédacteurs ont été : Tliéodore Heine, Bruno Paul, Edouard Thoeny, Guillaume Scbultz et Rodolphe AVilhe.
^SlMPLON (tunnel du). — Le plus long du monde entier, le tunnel du Simplon a été commencé en août 1898, et la rencontre des deux attaques a eu lieu le 24 février 1905, mais le tunnel n'a été terminé qu'en octobre 1905. Il a été inauf^uré solennellement le 30 mai 1906. en présence du roi Victor-Emmanuel 111 et du président de la Confédération helvétique Forrer. et livré à la circulation le 1*' juin 1906. Le perceniont n'en avait pas exigé moins de sept ans : racbévemeut du tunnel du mont Cunis avait demandé près do seize années.
Le tunnel du Simplon s'étend sur une longueur de 19 kil. 770 mètres (d'un portail à l'autre); sou altitude est relativement assez faible (705 m. seulement), ses rampes peu accentuées (7 millimètres au maximum) ; il commence à Brigue, dans la vallée du Kliùne, à une altitude de CSC mètres ; il remonte pondant un parcours de 9. 60o mètres jusqu'à son point culminant (705 m.); il descend ensuite vers Iselle, village italien, dans la vallée de la Divcria, et se termine â 700 mètres du hameau d'Iselle, à 634 mètres d'altitude. Une des plus grandes difficultés pour le percement du tunnel fut l énorme quantité d'eau chaude (60« C.) qui inonda les chantiers et arrêta les travaux pendant de longs mois. Malgré uue ventilation des plus énergiques et une pulvérisation constante d'eau froide, le refroidissement de l'air fut extrêmement difliciio à obtenir. Enfin, au lieu d'un seul tunnel assez large pour contenir deux voies, il a été creusé duux tunnels, distants de 17 mètres l'un do l'autre, formant ainsi une voie montante ot une voie descendante séparées. La première do ces voies est seule actuellement en exi)loitation, l'autre tunnel ne comprenant ([u'uno galerie d'aération communiquant tous les 200 mètre* avec le premier tunnel ; on doit attendre, pour forer complètement la deuxième voie, que le iraflc soit suffisamment actif. Au milieu du souterrain, un garage on paliera été établi, afln de permettre le croisement de deux trains. Lo percement uu Simplon et sa mise on exploitation doivent modifier assez sensiblement les conditions d'accès, dans l'Italie septentrionale, des marchandises françaises. Aussi la question dus voies d'accès a-t-cllo été envisagée par les deux gouvernements français et suisse. Lo 3 DOvemlrt-e 1905, une conv*»ntion a été signée par lo miaistre des travaux publics français, au nom de l'Etat, et la com-
RosswaJd
Itrinue; *'^
Échelle
pagnio tloschominsdo fer P.-L.-M., pour établir une liçno din-tic d« Loiis-lc-Sauijicr à la froiitiùr» suisse par (Jenùve et i travers le massif du Jura. Colio ligne, dite u ligDO de la Faucille », duil être postérieuromont l'ottjet do négociations directes entre Ira gouvcrncmcols français et suisse, alin d'éialdir la Kart contributive des deux pajs rétalilissenieni do celle importante artère.
Simpson (William), peintre anglais, né ù Glasgow on 1833.
mort en IS'J'J. Il (luiiia Glasgow on ISSl, pour s'établir A Londres, suivit la campagne ilo Crimée comme dessinateur, re<;ut plusieurs fois la mission de rei>ro- (luire à rai|uarelle les priiicipuuv événements lus toriques ou doiucstiques du règne de Victoria. A partir do 1853, il travailla surtout pour l'olllustrated London New», il s'intéressait extrêmement ù l'architcctiiro et au cérémonial religieux, au point de vue des symboles qui s y cachent. Il corrigeait les dernières épreuves d'un livre sur Jonas, lorsque la mort le surprit. Il avait fait paraître on 1873 : Au-devant du soleil; voyage autour du monde, etc.
SlHROGK^CIiarlesJoseph\ né et mort à Bonn (I80'i-1875). Il fit à Bonn et à Berlin des études de droit ot de pliilologie germanique, puis entra dans la magistrature.
Kn 1830, il fut révoqué à la suite do la publication d'une poésie, les Trois Couleurs, dans laquelle il célébrait la révolution qui venait do s'accomplir en Franco, 11 so retira alors dans sa propriété de Mcn/cnberg, près do Bonn, où il 80 livra A des travaux sur l'ancienne littérature allemande. Ixï 8uccè*î do SOS publications lui valut clT-iTA nommé en l.sso profes*teurde langue et do littérature allemandesù l'univorsitédo Bonn.
Simrock a laissé des poésies
a ni ne sont pas sans mérite ; mais doit sa réputation à ses traductions et à ses adaptations des anciens Doémes allemands. Il a plus que personne contribué à répandre dans le pubfic la connaissance de l'ancienne littérature de ' — " l'Allemagne, bien que ses reproductions n'aient ni l'aisance, ni la couleur, ni la poésie de celles des Hebbel, Hertz, etc.
SiMSBURG, bourg des Ktats unis d'Amérique, dans le comté de Hartford (Klat do Conneclicut), sur le Farmingtoii, aflîucnt du Conneclicut; S.ooo Iiab. Scieries.
SiMSOK (Martin-Edouard db), homme politique et magistrat allemand, né à Kœaigsborgen 18io, mort à Berlin eu 1899. Il fit dès 1831 un cours de droit romain à l'université de Kœnigsberg, fut nommé professeur adjoint deux ans plus tard et professeur titulaire en 1^36. Il fut appelé en 1846 aux fonctions de conseiller du tribunal suprême du royaume. Il dut surtout sa réputation au rôle qu'il joua durant le mouvement révolutionnaire do 1848. La ville de Kœnigsberg l'envoya comme représentant au parlement de Francfort, dont il fut président. F'^n cette qualité, il fut (avr. 1849} mis A la tète de la députation qui se rendit A Berlin pour offrir au roi de Prusse la couronne impériale ; Frédéric-Guillaume IV no voulut pas l'accepter. Ayant échoué dans sa mission, do Simson refusa de présider plus longtemps l'Assemblée nationale, qu'il quitta bientôt. Au mois d'aoïU suivant, il fut élu député de Kœnigsberg A la seconde Chambre prussienne ; il fut du nombre des orateurs les plus émioents du parti constitutionnel. En 185S, il présida la diète d'Erfurt, et, après lavortement du plan d'union, il reprit A la seconde Chambre de Berlin son rang parmi les chefs de l'opposition. Après avoir un moment repris à Kœnigsberg ses anciennes fonctions do juge et do professeur, il rentra dans la vio i)oIitique en 1858, et en 1861 devint président de la Chambre prussienne. A partir do ce moment, il poursuivit parallèlement sa carrière dans l'administration judiciaire. En 1869, il fut appelé aussi A faire partie du Keichstag de la Confédération do l'Allemagne du Nord. Ce fut Simson qui, en décembre 1810, à la léte de la députation du Reichsiag. se rendit A Versailles pour demander encore, comme en 1849, au roi do Prusse de prendre le titre d'empereur. Après la constitution du nouvel empire d'Allemagne, Simson. élu en 1871 membre du parlement de l'Empire, fut choisi par ses collègues pour eu diriger les débats; mais la maladie l'obligea A renoncer A son siège parlementaire pour se consacrer entièrement A ses fonctions judiciaires.
En 1869, il avait été nommé présidentdo lacour d'appel do Francfort. En 1879, il fut appelé A la présidence du tribunal d'Empire, A Leipzig.
SiNBT (André', peintre français, né A VilJennes fSeinoet-Oise) en 1867. Elève de son père, Hippolyte Sinet. il exposa A partir de 1887 des portraits qui dénotent un grand souci de distinction Ses modèles sont pris parmi les notabilités ou les mondains de mar(}ue. Il a peint aussi des scènes de genre : Femme à sa toilette, le Saut du lit, le Corset maure; des aspects de villes : le Soleil derrière l'Arc de triomphe (acquis par l'Etat en 18991 ; Bru.\elles. Londres : Coin des enfants, the Green Bridge (Regent's ParU) ; Sxtnset (Piccadilly) ; dos paysages inspirés par ses voyages en BoIgique,'en Hollande, en Angleterre, en Ecosse, en Italie, etc. Il a pris part depuis 1890 aux Salons de la Société nationale.
Singer (Paul\ socialiste allemand, né A Berlin en 1844. Il fut employé de commerce de 1858 à 1869, fonda en 1869 A Berlin avec ses frères une maison do confection, et acquit vite une fortune importante. D'origine israélite, il entra en relations avec los socialistes berlinois, notam-
S1.MPS0N — SITCH
mont avec Llobknechl et. en MfïO, au moment oft Bismarrk persécuta k'S socialistes, il se rangea ouvertement parmi eux, les soutint pécuniairement et devint un do leurs principaux propattandistes. Orateur populaire, il fui élu conseiller municipal de Berlin en 1884 et, peu do icmpi»
Monte Leone