V. LA.NGEA1.S
Sœgun (Guillaume^ historien et géographe allemand, né à Stuttgart en 1855. 11 lit ses études  Leipzig, où il devint conservateur de la bibliothèque universitaire. .Nommé en 1898 professeur extraordinaire dans cette ville. il fut appelé eu 1899 à Berlin comme professeur de géographie historique. Il a publié : let Fragments de L. Catius Antipater (1879); Cnrle pour montrer le déreloppement de l'Empire romain (1885): Atlas antiquut (remaniement de l'ouvrage de Spruncr, 1893 et suiv.j; Atlat pour terri r Il l'histoire de l'Italie dans l'anliquiti (1896); Atlas scolaire pour servir à l'histoire de l antiquité (1899); etc. II dirige la publication des ■ Sources et travaux sur l'hii-
toire de la géographie antique • , 1
(depuis 1901). . - ^>>
SiÉKIRINO, bourg de la , i\
Kussie centrale (gouv. de Riazan . '
[distr. de Skopin]). sur la Brousna, , sous-affluent lointain du Volga .'^^ par roka; 2.500 hab. Tanneries. .^J '
* Siemens (Frédéric), ingé- 1^ \^ m
nieur allemand, né à Menzendorf, • ^* - "*- ^k^
l'rès de Lubeck, en 1826. — Il est * ' ''"
mort en 11*01.
SiEMERINO (Leopold-Rodolphc), sculpteur allemand, né à Kœnigsberg en 1835, mort A Berlin en 1905. Elève de l'académie de cette ville et do Blaeser, de Bcr- ' \ y
lin, il visita, durant l'année I8C3.
la France et l'Italie. Il a exécuté , ^
un grand nombre de monuments, Frédtrie Sienieat. et des bustes et statuettes en
argent. Parmi ses œuvres, citons ; r. " ' '.V/c
le Grand, àMarienburg (1S7S;: de /- .^:{):
commémoratif de la guerre, à Lrr^ no.
Ion, i Philadelphie (1897 ; ■:■ /•, a .Magdè-
bourg (1897): les statues du . le leibni:. Oa
lui doit aussi un Empereur 6 - s, marbre.
*Sl£MIRADZKl iHenri). peintre polonais, né à Kharkow en 1843. — Il est mort au château de Strzaikow (Pologne: en 1902. Aiouter à la liste de ses œuvres ; Phryné à Eleusis (1888): la Tentation de saint Antoine (1891).
*SlENKIEWlCZ(Henryk), romancier polonais, né à'tt'ola- Okrzejska en 1846. — Exilé de son pays, l'écrivain polonais s'est établi à Vienne en Autriche. Aux œuvres déjà citées, on peut ajouter : In légende maritime, et Suirons-leî qui est le thème et la trame même de ^uo vadis. Sienkiewicz a reçu un des prix Nobel en 1905.
SxEPRAW, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Galicie 'cercle de Bochnia, distr. de AVielic/ka"). sur un petit cours d'eau du bassin de la Visttile ; i'.500 hab. Distillerie. Fabrication de produits chimiques.
SlERPE, bourg de la Russie occidenlaie (Polo^o [gouv. de Plock] , chef-lieu de district, sur la Sierpentca, sous-affluent de la Vistule par la Skmra; 7.000 bab. Tanneries. — Le district, pour une superflcio de 1.088 kilom. carr., est peuplé de 70.000 hab.
SIÈTCHE n. f. Nom donné aux camps organisés par les Cosaques Zaporogues dans les lies du Dnieper, et où ils s'établirent pour former comme une sorte d avant-garde des Cosaques de l'Ukraine. (Ces siètches n'étaient habitées que par des hommes, et les femmes n'y pouvaient pénétrer. Elles se di\ isaient en quartiers appelés kourênes, dont chacun avait son ataman pour une année.)
SIETTITIA — SIMPLON
SIETTITIA (si-ft-ti-si-a) u. f. Gonro de coléoptères carnassuTs, do la famille dos dyticidt's, créé eti l»ol pour uue iormo iiouvelio dt^ooiivorio dans lo midi do la France.
— Kncycl. La sietlitia lialsetenais a été trouvée dans un puits profond au Baussct (Var). C'est lo seul exemple connu jus(ju ici duu coléopttjro aquatique aveugle ; par sa couleur d'uti tostacé pâle, ses formes grêles, ses yeux à peiuo réticules, sa (letito taille (2 mill. 1/4), cet être singulier rappoUo les insectes cavernicoles.
Sl-FON-TAJ, localité do la Chine septentrionale, dans la province do Maiidcliourie, dans ia vallée du Houn-Ho. De li partit, on février 1905. la colonne mixte du général russe Mitclienko , tjui alla jusqu'à Niou-Tcliouang inquiéter la ligne de convois do l'armée japonaise.
SiGNAG (Paul), peintre fraudais, no à Paris en 1863. Dés 1882, il se consacra à la pointure, sous l'inlluence des impressionnistes et, particnliôronient, do Rlunet et de tiuillaumin. Il parut en leur compagnie à l'exposition de la Maison Dorée, en 1886, où l'on voyait de lui des figures, dos paysages de Cliciiy et de Saint-Briac. Il avait rencontré, pou avant, Georges Seurat, le protagoniste de la division du ton, ot il adopta à son exemple celte technique. Il a pris part, depuis I88G, au salon auuuel des Indépendants, où il a envoyé des paysages et des marines, inspirés i»ar le Petit Andebj (1886), Collioure (1887), Portrieux iisss). Cassis {iSSii], Saint-Lttnaire (1890), la Provence, Venise et aussi des panneaux décoratifs : Au temps d'harmonie, par exemple. Signac a publié aussi uue étude critique intitulée ; De Delacroix au nèo-impressionnisvie .
Signal (i-e), journal quotidien, politique et littéraire,
fiublié à Paris. — C'est un organe protestant, destiné à déendre la religion réforméo en général, et à combattre l'immoralité, l'alcoolisme et la pornographie. D'abord hebdomadaire, il est devenu (|uotidien sous la direction d'Arthur de Rougemont (1894, et sous le titre « le Sifjnal de Paris ■■). Il fut ensuite dirigé par un conseil d'administration, puis par Frank Puaux et, en 1898, par G. Chastand.
SiGNORET (Emmanuel), poète français, né à Lançon (Bouches-du-Rhôue) en 1872, mort à Cannes en 1900. 11 tît ses études à Aix et se rendit à Paris, où il fonda la revue le 5atnf-G?'rtrtf (1890), qu'il dirigea ensuite à peu près seul, la consacrant utuquement à ia publication et à l'explication de ses propres œuvres. 11 a publié ; le Livre de l'amitié {Mirzaël et Myrlil), poèmes en vers et en prose (1891): Daphné, poème (1894); Vers dorés (1896); la Souffrance des eaux {1^99): Vers et prose; le Tombeau de Stéphane Mallarmé; le Mardi gras des animaux, album illustré par Vimar (1899). Ses vers sont souvent harmonieux, mais parfois emphatiques, d'un éclat désordonné et d'un lyrisme excessif.
SiGO'VTN, localité do la Chine septentrionale (Mandchourio), sur un petit sous-affluent du Liao-Ho par le Houn-Ho, et un peu en amont de Ta-Onan. En février 1905, vif combat de cavalerie entre Russes et Japonais.
SiCtTER, comm. du départ de l'Ariège, arrond. et à 28 kilom. de Foix, sur la rivière uomonyme, sous-affluent de la Garonne; 650 hab. Le port de Siguer, au sud-est du village, permet de passer en pays d'Andorre.
SiGWART (Christophe de), philosophe allemand, né et mort à Tubingue (1830-1894). Son père (1789-1844) avait lui-môme acquis quelque notoriété comme professeur de philosophie. Il étudia la philosophie et la théologie dans sa ville natale, où il fut répétiteur de 1855 à 1858 ; fut de 1859 à 1863 professeur au séminaire de Blaubeuren, et enKn (1865) professeur de philosophie à. Tubingue. Son principal ouvrage est une Logique (1873-1878; 2* édit., 1888-1893). très réputée. On lui doit encore : Ulrich Zip/no/i (1855), le Traité de Spinoza, récemment découvert, sur Dieu, l'homme et la béatitude (1866); Petits Ecrits (1881); Questions préliminaires sur l'éthique (1886); etc.
SUHONS (Barendl, philologue hollandais, né à Rotterdam en 18.53. Professeur, depuis 1881, à l'université de Groningue, il s'est fait une place honorable parmi les germanistes nordistes ot a publié : Jîecherches sur la Volsungasaga (1876); Sur la légende de HeUji (1877); Sur le poème de Kwlrun (18S4) ; Contributions à la chronologie de l'Edda (1887) ; les Légendes héroïques (dans lo Ornndriss de Paul (1890). Il a édité Kudi-un (1883) et VEdda (1888j.
SiLBERSTEIN OVugusto), littérateur autrichien, né en 1827, mort en 1900. Il prit part à la révolution do 1848 et fut pondant quelque temps exilé et interné. On estime surtout, parmi ses œuvres, un recueil do poésies intitulé Mon c(Kur en chansons, des nouvelles de la vie rurale, les Hirondelles du village, et un roman Herkules Schwach.
SiLENEN, comm. de Suisse (cant. d''Uri), sur la rive droite de la Rouss, affluent de l'Aar ; 1.900 hab. Elève du Ijôtail ; fromageries.
SiLFVERSTOLPE (Karl Gudmund Uno), historien suédois, né et mort ù Stockholm (1840-1900). Il étudia à Upsal, servit (1861-1870) aux dragons de la garde, puis entra aux Archives royales, où il fit toute sa carrière. On lui doit d'importants travaux historiques : le Cloître de Vadstena (1875) ; les Sources de l'histoire du théâtre suédois (1877) ; les Attaques de l Eglise contre les Revelationes sanctœ Birg:iltie (1895); etc.. et surtout de considérables, publications de textes : Svenskt diplomatarium, NOf-NiO (1S75- 1892) ; Protocoles de l'ordre de^ chevaliers et de la nohh'sse de Su^de au Riksdag, tlSi-lliù (1886-1897); etc. Il dirigea do 1875 à 1880 la revue « Bibliothèque historique ».
SXLIQUIFORBIE {ki) adj. Qui a la forme d'une silique.
SiLKOVO, bourg de la Turquie d'Europe, dans la province de Macédomo, sur la TzornaRéka. grossie à cet endroit du Kaïeu (bassin du Vardar) ; 4.000 hab. Distilleries. Commorco do bestiaux.
SlLLIQUE, bourg de l'Algério septentrionale (prov. do Constantine [arrond. de Sélit']). près de l'oued Deheb, affluent do l'oued Rummol. Vignobles, élevage, ruines rumainos. Contro de colonisation très actif.
Sillon (i,E), revuo d action démocratique, fondée à Pans CQ 1894 par Marc Sangnior, avec Paul Ronaudin commo rédacteur on chef, tous doux onrorn élèves au collôgo Stanislas. - Kn i-^o^. il s'annexait le . Bulletin de la crypte », existant depuis décembre 1897, et la «Revuo», urgaoe d'un groupe de Joudos démocrates catholiques, ot
la direction passait aux mains d'Etienne Isabelle. L' ■■ Echo des cercles d'études » dirigé par Louis Meyer, du 10 mai 1900 au 25 décembre 1901, so fondit alors avec le » Sillon », et, à partir du 10 janvier 1902, cette publication parut doux fois par mois, sous la direction de Marc Sangnicr, avec Henry du Roure pour secrétaire do la rédaction. Le u Sillon », organe du la démocratie et du socialisme chrétiens, n'est pas seulement une revue; c'est surtout uu contre de groupement ot d'action, d'où rayonnent dos LMiirepriscs et autour duquel so fondent des œuvres : paironages, cercles d'études, promenades artistiques, confélences, instituts pojiulaires, réunions pui)liques et contradictoires rendues possibles par lu dévouement et la vigilance de jeunes sUlonistes enrôlés en « Jeune Garde », suppléments régionaux à la revue, toute une série de publications do doctrine ot de propagande, y compris le journal hebdomadaire à un sou, 1 <• Eveil démocratique », des congrès comme ceux do Lorient (3 et 4 juin 1906) et de Lyon (9 et 10 juin 1906), chansons, cartes postales illustrées et jusqu'à uu restaurant coopératif. Le mouvement provoqué et propagé par lo « Sillon •> est e.vposé eu détail avec éloge dans le volume intitulé Vie et doctrine du « Sillon », par L. Cousin. — D'autre part, il a trouvé, parmi K-s catholiques mômes, sur certains poiuts, des contradicteurs déterminés.