SITE — SMEDT
dante. (La principale sitch était dans l'IIo de Khortitsa. Le mot silch revient fréquemment dans l'histoire de la Uussio ot de la Pologne.)
*srrE n. m. — Encycl. Dr. Sites et monvments naturel. La protcciion des sites et monuments naturels est assurée par une loi du 21 avril 1906 qui a prescrit la constitution dans chaque déparlement cf une commission des sttes et monumcitls naturels de caractère artistique. Présidée par lo préfet, elle comj)rend l'ingénieur en chef, lapent vover eu chef, le chef du service des eaux et forêts, deux conseillers généraux et cinq particuliers choisis dans le conseil général. Elle dresse la liste des propriétés à . classer », et le classement a pour ell'et d'obliger lo propriétaire sous peine damende (lOO fr. à 3.000 fr.) à ne modifler ni détruire létat ou l'aspect des lieux sans autorisation de la commission et rapjirohation du ministre des beaux-arts. En cas de refus, lo préfet, au nom du département, ou le maire, au nom de la commune, peut poursuivre l'expropriation, conformément à la loi du 3 mai 1841.
SmOMANŒ {ti'O-ma-iiî ~ du gr. sition, aliment, et mania, folie) u. f. Impulsion irrésistible qui porte cerrains obsédés psychosihéniqucs ou aliénés à manger constamment, sous'prétexte qu ils ont besoin de se fortifier. (L'obésité ou les gastropathies qui accompagnent souvent la sitiomanie sont secondaires [Raymond et P. Jaact.])
SiVRY Charles m:), compositeur français, né en 1848, mort à Pans en 1900. Chef d'orchestre des Délassements- Comiques, puis des tolies-Marigny dans ses jeunes annés, il fut plus tard accompairnateur au fameux cabaret du Cliat-isoir. Il a publie un assez grand nombre de chansons et romances, et fait représenter dans des petits théâtres quelques opérettes et pantomimes, dont voici les titres : le Jihinocéros et sou enfant (1S74), Chrysocale (1874), Jolicœur (1877), Tous gentilshommes flS77), un Grand Prix de Borne (l'-^ÎO), Areuyte par amour (l883), l'Avare et son trésor(18ïi0). les Faux yieillards{\^9\)Ja Saint-Nicolas [\%^\), les Images (1893), la Petite Princesse (1893), Joséphine elle est malade (1894), le Cœur de Sita, etc. Il a fait exécuter au Trocadéro un poème symphonique, la Légende d'Hiram (1878), et au théâtre des Nations un drame lyrique^ la Jiédemption d'Islar (1880).
SiVRY-SUR-MEUSE, comm. du département de la Meuse, arrond. et à 30 kil. de Montmédy, à quelque distance de la Meuse ; 720 hab. Industrie active : huilerie ; moulins, féculerie; commerce de bois.
SIX-MÂTS n. m. invar. Voilier à six-mâts.
— Encvcl. Ce sont les Américains qui ont les premiers songé à construire ces gigantesques voiliers , capables de porter une énorme quantité de toile, et de marcher, par vent favorable, à une allore de 8 à 10 nœuds.
Deux spécimens ont été lancés, en 1901, aux Etats-Unis. Ils mesurent 100 niéires de longueur pour M mètres de largeur au maîtrecouple. Ils sont utilisés pour le transport des marchandises, particulièrement du blé et des viandes, entre l'Europe et l'Amérique , et ils présentent cet avan tago considérable sur les bâtiments à vapeur de moindre tonnage
qu'ils exigent un équi- Six-mûts.
page de moitié moins
nombreux, tous les appareils de manœuvre étant mus par l'électricité ou par la vapeur. Il en résulte une économie très sensible pour lo transport des marchandises lourdes, et qui n'exigent pas une arrivée rapide au point de destination.
SiZRAN, ville de la Russie orientale fgouv. de Sim- Itirsk). sur la ligne ferréo qui reïio Samara à Moscou ; 40.000 hab. Dans la région de Sizran se sont produits, au mois de juillet 1906, do graves désordres, causés par la famine. Le 16 juillet, la ville elle-même était la proie d'un terrible incenrjio qui la détruisait conipléioment, et mettait sans abri près de quarante mille personnes. La ville voisine d'Alatyr, moins importante, était au même moment détruite, en grande partie, par les flammes, et r>Oû maisons de bois, abritant près do 5.000 habitants, disparaissaient.
Skabitchcvsky (Alexandro-Mikhaïlovitch). littérateur russe, né en 1838. U a collaboré à plusieurs journaux russes et s'est surtout occupé de critique littéraire. Il a recueilli un certain nombre do ses articles (1890). On estime surtout son Histoire de la littérature russe moderne et ses l^tudes sur l'histoire de la censure (1892.)
SkaFT, bourg de la Russie orientale (gouv. de Penza [distr. de tîoroditclié]), sur la rivière homonyme, sousaffluent du Volga par laboura ; 3.000 hab. Fabrication de draps, verrerie, etc.
Skalkovsrt (Constantin Apollonovilch). publicisto russe, né en 18*3. Il fit sa carrière dans le service des mines et fut chargé par le ministère lies finances do diverses missions en Russie et & létranger. Do 1891 & 1896, il fut directeur du service dos mines. Il a publié quelques écrits : la Jiussie contemporaine; Nos hommes d'Etat ; tes /■'emmes; la PuHtifjue extérieure de la Jtussie; etc.
Skalloway, bourg du Rovaumo-Uni (Ecosse îarchipcl des Sheilan.j, île do Maiii'land;), sur la baio homonyme, formée par !a nier du Nord; 1.000 hab. Petit port do pèche.
Skare, bourc d'Austro-Ilongrio (prov. de Croatie-Slavonie 'comiiat de Lika-Krbava, disir. d'Otocac]). au pied du plateau calcaire do la Petite Kapolla ; î.700 hab. > Ignobles, céréales.
Skartszow, bourg do Russie fgouv. de Radom :dis(r. do Radom 1. sur un petit sous-affluent de la Vistulc par la Cholejca; 7.000 hab.
SkarZYSKO, bourg de Kussie fgouv. de Radom [distr. dllza ;, sur la Kamienna, affluent delà Vislule; 3.100 hab. Fabrication do produits chimiques.
SkeDVX (stoba), bourg de la Suède centrale, dans le département ou lan de Kopparberg, sur lo Dal-Elf, tributaire de la mer Baltique, au milieu d'une très riche région métallurgique (fer, cuivre, etc.); 3.700 hab. Scieries, hauts fourneaux.
SKÉLALGIE (jî — du gr. skélos, jambe, et algos, douleur) n. f. Variété de sciatiquo, qui se traduit" par des troubles sonsitifs (paresihésio) ot trophiquos dans la région innervée par le sciatiquo poplité externe. V. scia- TigtJK {névralyie).
SKELETON {ton' — m. angl. signif. squelette) n. m. Sport. Espèce de toboggan de grande dimension, articulé et dirigeaule
— Encycl. Le skcleton est plutôt un double toboggan, dont le premier, articulé avec le second, est muni d'un volant de direction analogue à celui des automobiles. Un frein puissant, formé do deux crampons en fer, est placé à 1 arrière et relié à l'avant par deux tiges d'acier. Il est mù au moyen d'une pédale sur laquelle se place le pied du conducteur. Enfin, un tablier métallique abrite la direction et remplit le rôle de coupe-vent. V. bob-sleigh.
Skelleftea, comm. de Suède (départ, ou làn de Vcsierbotten), sur la rivière homonyme, tributaire du fiord d'Ursvik; 16.000 hab., partagés en un grand nombre do petites agglomérations. Vastes forêts ; scieries mécaniques ; commerce de bois.
Skelton (John), historien anglais, né et mort à Edimbourg (1831-1897). Il prit ses grades à l'université de sa ville natale, et devint secrétaire, puis vice-président du bureau du gouvernement local d'Ecosse. Outre de nombreuses études dans les revues, il a publié des ouvrages consacrés, pour la plupart, à la réhabilitation de Mario Stuart. Nous citerons de lui : the Impeachment of Mary Stxiart (1876) ; Essays in Ito/nance (1878) ; the Crookit Meg (1880); Maitland of Lethington and the Scotland ofMary Stuart (1878) ; Mary Stuart (1893).
SkempE, bourg de la Russie occidentale (Pologne [gouv. de Plock, distr. de Lipnoj), sur un petit lac dépendant du bassin de la Vistule; 9.000 hab. Minoteries. But de pèlerinage très fréquenté.
Skerbieszow, ville de la Russie occidentale (Pologne [gouv. de Lublin, distr de Zamosc]), sur la Wotyka, sous-atnuent de la Vistule par le Wieprz ; 5.000 hab. Distilleries ; commerce de bestiaux.
SkeRISORA, bourg d'Austro-Hongrie (Transvlvanie [comitat de Tarda-Aranyos, distr. de Topanfalva^i, près d'un petit sous-affluent du Danube par l'AJuta; 6.000 hab. Vignobles ; commerce de bestiaux.
*SKI n. m. — Milit. Ecole de ski, Ecole instituée pour répandre la connaissance et la pratique du ski (v. ce mot, t. VII) dans l'armée française.
— Encycl. C'est en 1904, à Briauçon, que cette école de ski a été établie et a fonctionné pour la première fois, du ô janvier au 5 mars. Organisée avec le concours d'un certain nombre d'officiers norvégiens, elle a été formée au 159* régiment d'infanterie en^'arnison à Briauçon, et placée sous la direction d'un capitaine. Elle a reçu comme élèves dos officiers et des hommes de troupe appartenant aux bataillons de chasseurs alpins et aux régiments régionaux d'infanterie des 14* et 15' corps d'armée. Son but est do former, parmi ces troupes, des skiers capables de couvrir les colonnes opérant éventuellement dans les montagnes, de les éclairer, de les relier entre elles, d'occuper au besoin un point important, etc.
SKIAGRAMME (du gr. skia, ombre, et gramma, écriture) n. m. Epreuve radiographique.
SKIAGRAPHIE n. f. Syn. de radiographie.
SKIATHERAPIE {pi — du gr. skta, ombre, et thérapeia, traitement) n. f. Mode de traitement basé sur l'emploi des rayons Rœntgen. V. radiothérapie.
SKIATOR n. m. Alpin. Terme employé par les Italiens dans le sens de skier ou skieur.
SklO. bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Galicie), sur un petit sous-affluent du Danube; 1.500 hab. Eaux minérales sulfatées calciques, à la température de U" C, utilisées pour lo traitement du rhumatisme chronique et de certaines dermatoses.
SKODISME {dissni — de Skoda, médecin de Vienne contemporain, qui a découvert ce signe) n. m. Méd. Son tympanique, donné ù. la percussion, sous la clavicule du côté malade (sommet), dans les atîectious de la plèvre et spécialement la pleurésie avec épanchement moyen.
SkrAM (AsbjOrn Olof Erik), écrivain danois, né à Copenhague en 1847. Adolescent, il prit part comme volontaire à la campagne do 1864, fut grièvement blessé, et emmené prisonnier en Allemagne. Rentré à Copenhague il étudia à l'Université l'esthétitjue et la philosophie, fui sténographe au Rigsdag, mats bientôt se fît connaître par une collaboration assidue aux journaux littéraires de Danemark et do Norvège ; son roman Gertrnde Coldbjôrnson (1879) inaugura brillamment en Danemark l'ère réaliste; la perfection de sa forme, l'élégance et la profondeur do ses analyses annonçaient Jacobsen, dont l'extraordinaire succès ne fit point oublier les autres œuvres de Skram : Par delà la frontière il888); Agnes Vitinip (i897); Nellen Vige (1898; ; etc. Outre ides nouvelles, des pièces de théâtre : Ual blanc (1895), on lui doit do délicates études littéraires.
Skram (Bertha Amalie, née Alver\ romancière norvégienne, femme du précédent, née ù Bergen en I8»7. Mariée d'abord, très jeune, à un capitaine de la marine marchande (MuHer), elle accompagna son mari aux Indes occidentales, au Mexique, fit lo tour du monde, de nombreux voyages dans la Méditerranée ot la mer Noire. Divorcée (1878), elle séjourna plusieurs années en Orient, rentra on Scandinavie et entreprit de traduire en des œuvres littéraires l'expérience acquise au cours do sa vie mouvementée. Son premier livre : Constance Uing (lS8r.\ œuvre d'un naturalisme impitoyable, annonçait un talent original et lui assura un succès immédiat. Elle épousa le Danois E. Skram, et dés lors publia régulièrement des
Skrydiof.
romans d'une extraordinaire vigueur, notamment la série do volumes consacrés à la famille Hellemyr, Sjur Gabriel (1887) ; Deux Amis (1887) ; 5. G. Mure U«9<*) ; et surtout. Descendance (1898), l'un des chcfs-d œuvre du naturalisme Scandinave. On lui doit aussi des nouvelles, des pièces de théâtre : Âgnete (1893J ; Traîtres à la patrie (1901); etc.
Skrydlof (Nicolas Hilarionovitch^ vice-amiral russe, né on 184 1. Entré au service en J8G0, il fut successivement aspirant en 1862, enseigne en 1864 et lieutenant de vaisseau en 1868. Dans la guerre lurco-russe, il se distingua tout particulièrement au cours des opérations navales qui eurent lieu dans la mer Noire. Sur un simple vapeur, frété â la hâte, armé do quelques canons et tubes lance-torpilles, il réussit â mettre hors de combat quelques cuirassés turcs. Capitaine de frégate en 1885, il fut nommé capitaine de vaisseau dès 1887 et contre-amiral en 1893. C'est en cette qualité qu'on 1898 et 1899, il commanda la division navale russe de la Méditerranée. La façon dont il exerça ce commandement lui valut d'être nommé vice-amiral en 1900, et appelé la môme année à commander l'escadre du Pacifique; il trouva là l'occasion de prendre une part active aux événements qui suivirent la guerre sino-japonaise et provoquèrent l'intervention des puissances européennes. L année suivante, lo vice-amiral Skrydlof était rappelé en Europe et nommé commandant en chef de la flotte et des ports de la mer Noire. Pendant la guerre russo-japonaise, il fut appelé à la succession de l'amiral Makarof, dans le commandement de l'escadre du Pacifique: mais il ne put gagner Port-Arthur et séjourna à \Vladivostock jusqu'à la tin des opérations. En 1906, il a été appelé au commandement de la flotte de la mer Noire.
5LAVA (mot propre à la langue serbe, se rattachant à une racine slar, qui signifie gloire et parole) n. f. Fête familiale en Serbie.
— Encycl. La slava était, antérieurement à la conversion des Serbes au christianisme (ix* s.), l'adoration du dieu protecteur de la famille. Le -Serbe orthodoxe moderne célèbre sa slava le jour de la fête du saint dont son premier ancêtre avait pris le nom. A cette occasion, le chef de la famille accueille amis et même ennemis, en se réconciliant avec ces derniers, qui viennent lui rendre visite : tout individu qui pénètre dans la maison en îète est admis à la table familiale, éclairée d'un flambeau et couverte de mets abondants. Parmi ces mets figure un kolivo. sorte de gâteau fait de froment et d'épices, qui doit avoir été bénit par le pope. Le kolivo, ainsi que 1 indique son nom, qui vient d'une racine kol, signifie fendre, tuer, est une réminiscence de la victime autrefois immolée et oflferte en sacrifice. On rencontre également la slava chez les Serbes catholiques. En invoquant cette coutume spéciale à leur race. les Serbes revendiquent, comme leur appartenant, les localités de la Vieille-Serbie et de la Macédoine dont la population célèbre la slava.
*SLAVEiKOV (Petko). littérateur bulgare, né en 1825. — Il est mort â Sofia en 1901 et non en 1895.
Slavianskt D'Agrenev (Dmitri Alexandrovitch), chanteur russe, né en ISI6. Après avoir fait des études musicales en Russie, en France et en Italie, il organisa un chœur de chanteurs des deuï sexes qui interprétèrent uniquement des œuvres russes et avec lesquels il a parcouru à diverses reprises l'Europe et l'Amérique. — Sa femme, Olga Chkistophorovna Slaviansky, a publié quelques ouvrages sur la musique populaire en Russie.
SlaviK (François), publiciste et historien tchèque. Né en 1846, il a fait toute sa carrière dans l'enseignement et publié de nombreux travaux sur l'histoire de la Bohême et de la Moravie, notamment sur celle dos frères bohèmes.
SLAVOPHILISME {^lissm'j n. m. Doctrine, tendance des slavophiles.
SloutchOSKY (Constantin Constantinoviich), poète russe, né en 1837. mort en 1904. Il fut directeur du • Journal officiel » de Saint-Pétersbourg. On lui doit des poésies {Dans les neiges), des nouvelles, des récits de voyage. Ses œuvres choisies ont été réunies en 6 volumes (1898).
SlyPE, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arrond. dOstendell. près du canal do Plasschendaele à Nieuport; 1.400 tiab.
SmarEGLIA (Antonio), compositeur italien, né à Pola (Istrie' en 1854. Destiné à la carrière d'ingénieur, il abandonna ses études pour se consacrera la musi«|ue et se rendit à Milan, où il se fit admettre au conservatoire. Son éducation musicale terminée, il songea aussitôt à se produire au théâtre et ne tarda pas à v réussir. Il fit son début do compositeur draniati<iue en donnant au théâtre Dal Vernie de .Milan son premier opéra, /'reziosa, qui fut représenté en 1879. Depuis lors, il en a offert plusieurs autres au public : Hianca da Cervia (.Scala de Milan, 188*.') ; fie Nala (1887); il Vassale di Ssiyeth ^Opéra impérial de Vienne. 1889); Cornélius Schutt (18931; le Nozze isinaue (1895); /a /■rt/e»irt(l897);et Occana (1902). En dehors de ces ouvrages, SmaregUa a écrit. A l'occasion de linauguratioo dune statue élevée au célèbre violoniste Tartiui, un Hymne à Tartini.
SMASH (de l'angl. to smash, écraser) n. m. Snorl. Au lawn-tennis. Choc violent imprimé à la balle de volée. pour ta faire rebondir très haut, de manière que l'adversaire no puisse la reprendre.
ShEDT (Charles dk). né à Gand (Belgique) en 1S33. Il entra dans la compagnie de Jésus en 1851. Après quelques années (l'enseignement de la littérature et desniathématiques, principalement au scolasticat do Tronchiennes. il fut nommé professeur d'histoire ecclésiastique â Louvain (1861). Il v demeura jusqu'en 1876, sauf une aunéedesojouràBruxelles(l870-ls7l\oùilfutappliqu6aï« travaux du boUandisme et d'où il dut revenir pour motifs
Smet de Naeycr.
do santé. Poivlant doux ans, il intr^rrompit son cours d'iiistoiro ecclésiastiqno pour eiiscifjner la tln!'olo!<i". Ivn 1H76, il fut attaché riélinitivcrnont A 1 œuvre Ijollan'lionnc. Il n'en remplit pas moins, on m^mo tomps, 1**8 fonctions de recteur du coUiisa Saint-Michel, À Hruxolles, do 1699 à 1902. Uqo dizaino d années apr^s son insiatlation parmi les bollandistos, il on fut déclaré le président. Il a publié : Principes (te lacritii/ue hiatorique (1880), et on latin tous les ouvrages qui suivent : Introduction générale à iliiatoire ecciésiastiaue traitée d'une manière critique (1816) ; Dissertntiona relativea à la première époque ttf l'hiatoire eecléniastique (18761 ; Aclea dea évéquea Je Cambrai, i09i-flSS, foxto original, publié pour la Société de 1 histoire do l-'ranco avec introduction et notes (1880) ; en collaboration avec lo P. Jos. do Hacker, Actea dea saints d'/rlandc d'après le manuscrit de SaUnnanque (188>*J ; on collaboralion avec SOS confrères do la société des bollandistcs. les travaux suivants : la cotiiinuaiion du (*rand ouvrage bollandisto intitulé /lcfe« dea saints {\(i XIII' volume d'octobre, et les !"■ et II* volumes do novt-mbro), la revue trimestricllo intitulée : Analecta boHandiana. t. I à XXV ("iss-*- 1906) ; le Catalogue des manuscrits fiaginfjvapfiifjues lalina antérieurs au xvi* 8ii}cle qui sont conserv's à la Htbliothéque nationale de Paris (1889-1893) ; Bibliothèque haqiographtque latine de la première époque et du mot/en âije (1898-18911). Lo p. do Smedt a donné do plus uno foule d'articles à diverses revues ( a Revue des questions historiques ■ , " Revue dos questions scientifiques « . « Ktudes religieuses do Paris», • Kovno catholiq^uo do Louvain «). Il appartient comme membre titulaire à lAcadémio royale de Belgique ; il est correspondant étranger de l'Institut do Franco depuis I'*!'!. et aussi do l'Académio royale d'hisloiro de Madrid. C'est un érudît univcrsolloment estimé.
*Smet de Naeyer (comte Paul nr), homme d'Ftat belge, né à Gand on 1813. — Il a continué à diriger avec bonheur lo cabinet, qu'il avait formé loSaoflt 1899.11 fut sérieusement menacé on 1903, lors des grands débats sur la loi des accidents tlu travail, <Iout il fut obligé d'interrompre un moment la discussion. C'est à cotte époque que commencèrent à so manifester des symptômes do désagrégation dans la compacte majorité catholique qui l'avait jusquelà soutenu. Kn 1904, ces symptômes s'accentuèrent, tandis que les deux fractions du parti libéral, ennemies depuis vingt ans, esciuissaient un rapprochement. .\u reste, les élections de 1904, quoique plutôt favorables aux libéraux, no modifièrent pas sensiblement la force des partis dans le Parlement, et de Smet do Naoyer put victorieusement tenir této à la gaucho dans la fameuse question du service militaire personnel, où l'opposition avait habilement exploité certaines contradictions entre les opinions du roi et colles do ses ministres. Enfin, il parait avoir également tourné la grosse difficulté, suscitée 16 9 juin 1906, par l'exposé très net que le roi des Belges a cru devoir faire de ses droits :! la souveraineté absolue <io l'Etat indépendant du Congo.
SMICIKLAS\Thadéo), historien croate, né vers 1810. Il est professeur d'histoire ù l'univorsîté d'A^ram et membre de l'Académie sud-slave. On lui doit plusieurs ouvrages, dont le plus important est uno Histoire de Croatie (1879) ; une biographie do Raczki (^1895) et do nombreuses contributions aux publications do l'académie d'Agram.
* Smiles (Samuel), publiciste anglais, né à Iladdington \,Ecosse) en 1812. — Il est mort en 1904. Parmi ses ouvrages, nous citerons encore : la Vie de Stephenson (18.'i7) ; les Gains d^s ouvriers, grèves et salaires ; la Vie des
?'rands ingénieurs il8ii2); Inventeurs et industriels (1881); a \ie et le Travail; les Huguenots t-n Antjleterre et en Irlande (1S69), suivis de les j/uguenots en irance après la révocation de ledit de Xantes (1874) ; Jasmin, barbier, poète et philanthrope (1891) ; des biographies do Josiah W'eagwood, de George Moore, Thomas Edwards, Robert Dick, James Nasraytîi, etc.
SmiRNOV (Ivan Nicoiaevitcli), savant russe, né en 1S56, mort on 1904. Il fut professeur d'histoire à l'université de Kazan. Il a publie d'importantes études sur les Slaves méridionaux et sur les peuples allogènes do la région du Volga, notamment sur les Tchérémissos et les Mordvins. Ce dernier travail a été traduit en français par Boyer, dans la bibliotliôquo do l'Ecole des langues orientales.
Smith (sir William), érudit anglais, né et mort à Londres (1813-1893). Il étudia d'abord la théologie, puis lo droit, et entra dans uno étude de soliciter. Enfin, il trouva sa voie dans renseignement et devint un excellent professeur d'humanités à l'University Collège. Outre de bonnes éditions des classiques grecs et latins, Smith a publié des travaux d'érudition et do vulgarisation qui ont obtenu lo plus grand succès. Citons: Dictionary of Greek and Roman Antiquities (1842'i: Dictionary of Greek and liotnan Biography (lSi9]; Diclionarq ofGrcek and Boman Gpographi/\lSbl) ; Bible Dictionary (1860-1865) ; Dictionary of Christian Antiquities (1875-1880): Dictionary of Christian Biography (ISS5-1887). ces doux derniers en collaboration a\'ec Ciioeiham et WacO.
Smith'S FallS, ville du Canada (prov. d'Ontario [comté de Leeds.', sur le canal et la rivière Rideau, tributaire droit de iOttawa ; 5.200 hab.
Smith sonian Institution, lo plus important établissement scientifique du nouveau monde, fondé en 1838 à Wasliington avec les fonds laissés par James Lewis Macio, dit Smitlison (mort en 1839). Il a un double but : 1" favoriser la rocberclie scientifique; 2» agir comme corps constitué pour organiser l'échange des livres ef des spécimens avec les corps scieniiliques ot les savants du monde entier. De lui dépendent un bureau des publications, un bureau d'etlmologie, un observatoire astrophysi(|ue, un parc national zoo'ogique, un musée national (lo National Muséum, fondé en 1842, rattaché depuis 1858 à la
Smithsonian Institution), uno bibliothèque. Cet établissement publie d<'puis 18t6 un Annunt Bepurt, depuis 1848 des Contributions to knouledge, depuis I85fl dea Misceltaneous Collertiona, depuis 1875 les Proeeedings el le " Bulletin • du National Muséum, enfin les travaux du bureau d'ethnologie el le - Iluliftiu t do la Pliilosophical .Society deWasIiiugton.
Smits fEu^'ène-Joseph-IIenri), peintre et graveur belge, né h Anvers en 1826. Elevé do Navoz à l'afadémio do Bruxell'-s et, à Paris(lHr.2}. rlu Kculpteur et peintre Triquetti, de 1857 ft 18»>4, il a séjourné suc<;<-ssivcmoni à. iiruxelles, on Italie, en Allemagne et en llotlando. Son œuvro se compose do grandes figures, do paysages et, notamment, de vues de S'aplo-» et de Rome. Il a peint aussi dos portraits et gravé dos eauxfortes : Sorrenfe, par exemple. Parmi ses peintures : Diane; la Slarche des saisons (musée de Bruxelles) ; Borna (palais du roi. à Bruxelles). Médaille do bronzo à l'Exposition universelle do 1889 (Paris), il a envoyé à celle de 1000 : le Bain.
SMOX.RA fFrancois). homme d'Etat
autrichien, né à Kalnusz en 1810, mort ù. Lembrrf^ en 1899. Kils d'un père polonais et d uno mèro magyare, il entra dans l'adiuiiiibtration des finances. AftlTié à une vaste association qui rêvait la délivrance de la Pologne, il donna sa démission et ouvrit un cabinet d'avocat. Le complot fut découvert (1841). et Smolka fut condamné à mort; mais l'amnistie do 1846 lui rendit la liberté.
En 1848, la ville de Lubaczow le nomma député au Parlement de Vienne. Il so fit remarquer par le libéralisme de ses idées.
Il demandait que l'Etat autrichien se constituât sur une bas*^ fédéraliste, qu'il rendit à l'Italt'lo territoire lombardo-véniiien.
que des négociations sérieuses Missent poursuivies avec la Hongrie. Il acquit une telle autorité que, lors do la retraite du président Strobach, il fut élu à sa place. Lorsque, le 7 mars 18(9, l'empereur résolut de dissoudre la diète, Smolka refusa do faire part de cette résolution et rentra dans la retraite. De retour en Galicie. il rouvrit à Lemberg un cabinei Smulka.
d'avocat. Kn 1861, il reparut sur
la scène politique comme député à la diète do Galicie et au Parlement do Vienne, où il prêcha de nouveau la politiciue fédéraliste. Il désapprouva nettement l'insurrection polonaise de 1863, dont il prévoyait l'insuccès final. Il ne fut pas écouté. Président du Rêichsrath de 1879 à 1881. lorsqu'il quitta lo fauteuil présidentiel. l'Assemblée décida que son buste serait placé à perpétuité dans la salle des séances. L'empereur le nomma membre do la Chambre des soigneurs. Sa popularité était considérable : il était citoyen d'un grand nombre de villes slaves. 11 a laissé un certain nombre d'écrits politiques; l'un d'entre eux a été traduit en français : Autriche et liussie (1869).
SMOLT (m. angl.) n. m. Péch. Nom que prend le saumon de plus d'une année et dont lo corps possède un éclat métallique magnifique. (Ce poisson a alors l'apparence d'une truite et n'est encore qu'un saamonncau.) ii On dît
aussi SVMLKT.
*SmyRNE. — Archéol. En 1904, on a fouillé l'Aphrodision de Sniyrne. Du temple même, qui a été plus lard transformé en église, il no reste que quelques soubassements. Mais on a reconnu l'existence de propylées et d'une porte du sanctuaire. On a recueilli surtout des sculptures, uno série de frises grecques ou romaines qui représentent la bataille des dieux et des géants, des scènes de chasse, le cortège de Dionysos. Aux environs du temple d'Aphrodite, on a découvcrl'les soubassements d'un grand édifice, avec beaucoup de fragments d'architecture et de sculptures décoratives, lions, méduses, bas-reliefs d'ép0(|uc romaine, et les ruines d'un palais byzantin, qui avait remplacé un gymnase romain, long de iOO mètres, large de 50 mètres, contenant des salles ornées de mosaïques.
SnELLEGREM, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Occidentale [arrond. de Bruges'); 1.260 hab. Huilerie.
Snellman Johan \Vilholm\ philosophe et hommo d'Kt.it finlandais, né à Stockholm on 1806, mort à Danskarby en 1881. Il étudie à Abo. devient sous la direction de J. J. Tengslrôm un adepte de la philosophie anglaise, publie divers travaux sur Leibniz et lleçel. est nommé (1835' « docent ■ de philosophie; son enseignement passionné, ses polémiques lui valent l'admiration de la jeunesse, l'hostilité de la Faculté, qui lo suspend de ses fonctions ; en 1839, il passe en Suède, où il prend une part active à la vie politique et littéraire et combat les théories de C. J. H. Almqvist sur l'amour libre; il voyage ensuite en Allemagne, publie à Tûbingcn die Idée der Persôntichkeit, revient en Suède où il se fait l'avocat des œuvres de D. F. Strauss, et donne son œuvro principale : M Doctrine de l'Etut. Rentré en Finlande, il so voit refuser une chaire à lïelsingfors. accepte la direction du lycée de Knopio (18(3). fonde un journal finlandais, et surtout une feuille suédoise, Saima (1814), (|ui inaugure en Finlande l'ère de la grande presse. Professeur de philosophie 1S56', publiciste littéraire et politique, défenseur des droits de la nationalité finnoise, il acquiert enfin la confiance des conseillers d'Alexandre II, Armfelt et Stjernvall-Walleen. et entre au Sénat comme chef des finances (1863-186S); on lui doit la réforme linguistifjue de 1863, la réforme monétaire de 1865. Anobli 1 18661, il joue un rôle actif aux landtdags de 1867, 1872 et 1877-1878. OÙ il fait triompher l'idoc du service militaire universel. Président de la Société de littérature finlandaise (1370-1874) et de la Société des sciences finlandaises (1870-1871). directeur en collaboration de nombreuses publications, il a laissé une ceuvre considérable, politique, littéraire, philosophique. {Œuvres complètes, 10 vol. [1892-1898].)
SMET — SOCIETE
*SnIEDCR8 (AugUHtc). poéif r'. ronian<-i<r flriman'l. né à Bladtd Jl'illande) en 182*. — Il est mort a .Viiv*Tf» en I'jOL
Il fut niélé au moui'cment flamingant ci, * ■" > •• -
tcur en chef du • llaudesblad •, journal • . mand, mena une campagne persistante co
raux. L i^rLiit, iimmbro do l'Académie royale flamande (Gandj et associé de l'Académie royale de Belgique.
SnTTCBNIK fvïONT), petit r: la
péninsule des Balkans, dans la i
Macédoine. C'est un cntableni- ■»
d'altitude au maximum, entre la vallée do Vjstritza ik l'O. et la plaine de lEordée au N.-E.
Un grand nombre de petits cours d'eau on descendent, surtout vers la Vistritza.
8NOW-BOOT {snô-bout ' — de l'angl. snow, neige, et boot, botte) n. m. Nom de chaussures fourrées et caoulchouiées, Snow-ij.--t,
3u'on peut mettre par-dessus es chaussures ordinaires, et qui scr^'ont potîT marchec dans la neige, n PI. Des snow-boots.
SOAJO, bourg du Portugal septentrional, dans la prov d'Entre-Douro-et-Minho (dlstr. de Vianna do Cas(<Ilo , sur lo Lima, tributaire de l'Atlantique: f.OOO hab. \ ins.
SOBOLEVSKT (Alexis Ivanovitch russe,
né en iSr»7. Il a été professeur de p; .- aux
universités de Kiev et de Saint-Péter> - mem-
bre do l'Académie de Saint-Pétersbourg, Tuus ses travaux ont été consacrés à l'étude de la langue russe : Jtecherches sur la grammaire r«««e (1881) ; Leçon* sur l'histoire de la langue russe (1881); Essai de dialectologie russe (1897); Paléographie russe {1901) ; etc.
SOBOLKA, bourg de l'Austro-Hongrie (Bohème [cercle etdistr.de Gitschinj). à quelque distance de l'Iser, affluent do rKlbc ; 2.900 hab. Filature, fabrication de toiles.
SOCCI (Eiton), homme politique italien, né à Pise en 1846. .'Vprès avoir combattu aux côtés de Ganlaldi dans les expéditions du Trentin (1866^ et de Montana M867;, il se distingua par son dévouement lors des inondations de Florence (lM7Sj. Son activité politique, sa collaboration aux journaux avancés : ■ Capitale *, f Lega délia Dcniocrazia ■, ■ Fascio >, ■ Democrazia», lui valurent de nombreux procès et même une condamnation à deux ans de prison. Elu député de Grosseto en 1892, il fut un des chefs du parti républicain et socialiste italien.
SoCBOR(VaesIavi. peintre tchèque, né en 1855. Il étudia à Munich et à Paris, à l'atelier de Caroins Duran. Kn 1889, on remarqua à l'Exposiiion univi-rsollo son grand tableau: la Proc^s^ion de la Fctc-Uici' : 'in ^rnnî r.v.lr:i'i militaire. Combat de cavalerie à Kcrniq; au musée de l'Armée à Vienne. Par remarque celui du D^ Srb, maire de i' m
prince Ferdinand Lobkoritz.
* SOCIÉTÉ n. f. — Encycl. Sociétés d'asmraneea à forme mutuelle ou tontinière. Ces sociétés avaient été soumises par la loi du 24 juillet 1867 (art. 66} à l'autorisation et à la surveillance du gouvernement. Elles se constituent librement depuis la loi du 17 mars 1905, à, condition d'observer les règles tracées par le règlement d'ainiinistration publique du IS mai 1906, rendu en exécution do l'article 22 de cette dernière loi.
Ces sociétés peuvent se former soit par un acte authentique, soit par un acte sous seing pri%"é. I^urs projets do statuts doivent indiquer l'objet, la durée, le siège, la dénomination de la société; déterminer le montant du fonds de premier établissement: fixer le nombre d'adhérents et le minimum de valeurs de contrats au-dessous desquels la société ne peut être valablement constituée, ainsi que la quote-part des premières cotisations à versr r avant sa constitution. Lorsvjue le nombre des aiib-r ^ et le minimum de valeur de contrais fixés ont éié r .: les fondateurs le constatent par une .icrrim:; ri :■ â; un notaire, auquel ils rcmeiienl la 1 un double de l'acte et l'état des Tcrst t
convoquent ensuite la première as - ; .- ..
Après avoir vérifié la sincérité de la déclaration faite devant notaire, cette assemblée nomme pour six ans. au nombre do cinq, les membres du conseil d'administration, et désigne un ou plusieurs commissaires chargés de faire devant elle, l'année suivante, yn rapport sur la situation de la société. Toutefois, les membres du conseil d'administration peuvent être désignés pour trois ans par les statuts, et, à défaut de nomination des commissaires par l'assemblée générale, il est procédé à leur désignation par le président du tribunal de 1" instance du siège de la société. Dans le mois de la constitution de la société, une expédition de la déclaration devant notaire est déposée au grelTc de ce tribunal, en même temps qu'une copie des délibérations de la première assemblée générale. Un extrait de l'acte constitutif et des pièces annexées est publié, dans le même délai, dans 1 un des journaux de la localité où siège le tribunal, on, à défaut, dans l'un de ceux publiés dans le département.
SOCIETES SAVANTES — SOLLOGOUB
Les mômes Tormalités doivent 6tro remplies lorsqu il s'agit do modifier la constitution du la sociiné.
Pour qu'uue société à furmo mutuelle puisse être valablement constituée, uu nombre minimum do 500 contrais doit être souscrit sur des lôtes distinctes pour un minimum de 500.000 iVaucs de capiCiux assurés ou de 50.000 francs do rentes viagères assurées.
Les associations en cas de survie ou en cas de déc6s que cousiitueut les sociétés à forme toutiniére doivent comprendre uu minimum do 100 membres. Aucune association en cas do survie ne peut avoir une durée intérieure à dix aus, ni supérieure à vingt-cinq ans, comptes à partir du l*"" janvier de Tannée au cours de laiiuello elle a été ouverte; la durée pendant laquelle elle demeure ouverte doit être inférieure d'au moins cinq ans à sa durée totale. Il est interdit aux sociétés à formo tontiniêro de garantir à leurs adhérents i|ue la li(|uiUation des associations dont ils font partie leur procurera une somme déterminée ù. lavauce.
Sociétés savantes (hôtbl des). Construit en i?oû, sur les plans do l'architecte Paul Sédille, au 28 de la rue Serpente et au 8 de la rue Danton (Paris), cet édilice appartient à une société par actions représentée par un administrateur.
Deux grosses tourelles, qui servent de cages d'escalier et qui marquent les deux côtés de l'anglo obtus décrit par la façade, donnent un air presque monumental à cette construction.
Elle contient des salles de réunion , dont une très vaste, et des bureaux.
iiiiiiiiHipm
Hôtel des Sociétés savantes à Paris.
qui se louent tantôt à des sociétés, tantôt à des particuliers pour y tenir des assemblées, y faire des conférences. y donner des concerts, y établir un siège social. Le rezae-cbausséo sur la rue est occupé par un restaurant, une imprimerie, et l'Institut international des iuHrmiers et infirmières des Sociétés savantes. La liste des sociétés ayant leur siège social à l'hôtel est donnée sur deux grands tableaux, dans le vestibule de l'escalier qui mène à 1 administration, au n" 28 de la rue Serpente.
SOCIN (Albert), orientaliste allemand, né à Bàle en 1844. II rît ses études dans sa ville natale, puis à Genève, à Gœttingue, à Leipzig et à Berlin, voj-agca en Orient de 1868 à 1870, se fit habiliter en 1871 à Bàle, retourna en Syrie en 1873 et fut nommé, en 1876, professeur ordinaire de langues sémitiques à Tuhingue. En 18i)o, il succéda à Fleischer dans la chaire de Leipzig. Citons, parmi ses nombreuses publications : Proverbes et locutions arabes (1878); ta Palestine et la Syrie (collection, des guides Bsedeker; Grammaire arabe, traduite en anglais); l'Inscription du roi moabite Mesa (avec R. Smeod, 1886); Traduction delà Genèse (avec E. Kautzsch); le Dialecte arabe du Maroc (1893); etc. Il a collaboré à la traduction de ÏAncien Testament de Kautzsch. au Dictionnaire maJiuel de Gesenius et aux Comptes rendus annuels de la Société orientale allemande.
SODAR (Franz), peintre belge, né à Dinant-sur-Meuse en 1827, mort à Assise (Italie), ou il s'était lixé depuis douze ans, en 1900. Il fut d'abord attiré par la peinture historique et le portrait. Il se consacra ensuite à la peinture religieuse, visita la Palestine et s'attacha à représenter l'état actuel des sanctuaires du Saint-Sépulcre et des lieux témoins de la Passion. Ces tableaux, exécutés à Assise et acquis par l'ordre des franciscains, lui valurent la grande médaille d'or que le pape Léon XIII donnait aux artistes chrétiens dont il avait remarqué les œuvres.
SODERHJELM (Jarl Werner), philologue et critique finlandais, né à Viborg en 18r>y. Il étudia en Finlande, puis en Allemagne, d'où il rapporta une thèse sur J. E. Sclilegel (1884), devint docont (188G,i d'histoire de la littérature; il séjourna ensuite à Paris, où il écrivit, sous la direction de G. Paris, une nouvelle thèse : Saint Laurent, poème anglo-normand du xii* siècle (1888). Docent (1889), professeur (1894) de philologie romane, il a publié d'importants travaux sur la littérature française du moyen âge et de remartjuables biographies d'écrivains finlandais : K. A. Tavastsjerna (liiOO); A. G. SJOslrum (1895); Huneberf/ (1004). Critique littéraire du journal « Hufvudstadsbladet », sa curiosité étendue à toutes les littératures européennes, la sûreté de son goût et de son érudition lui ont assuré en Scandinavie une autorité considérable.
SODERMARK :01ofJohan:. peintre suédois, néùLandskrona en I7'j<t, mort à Stockliolm en 1818. Officier du génie, il prit part aux campagnes de \<\3 et 1814. assisUi aux batailles do Gross-Deeren et Leipzig, fut blessé sur la frontière de Norvège ; après la naix, il fut chargé de dresser les plans de la forteresse de Karlsborg, et devint professeur de topographie à l'Académie de guerre (1829). Attiré vers l'art dt'|)uisson enfance, apprécié déjà comme graveur, il entreprit, à nartir do 1824, une série do voyages on Allemagne, en France et en Italie, et dévelonpa son beau talent de peintre; son œuvre, considérable, comprend des pointures dliistoire, des scènes do genre, et surtout des portraits :yc/i»j/ /JndJa Comtesse Adelsrànl. Derzelius, etc. — .Son fils, Joiian Pi:r, peintre suédois, né et mort à Stockholm (1S22-1889). Il étudia pendant dix ans à Dusseldorf, fit partie de l'atelier do Coulure à Paris (1855-1S5C), rentra i Stockholm, où il acquit la réputation dun solide portraitiste.
Sœhmering (tachb vk). Anat. Tache jaune de la
re(i[|.«. V. KKTINE.
SoFOULAR, bourg do la principauté de Bulgarie, arrond. de Ua/grad, sur un petit affiuont naissant du Bicli- Lom (bassin du Danube); *.\500 hab. Céréales.
Soir de la vie (lk), composition cintrée, peinte par Albert Besuard pour la décoration de la salle des mariages de la mairie du I" arrondissement, à Paris. Assis sur le seuil d'une maison des champs dominant la campagne et le village prochain dont les toits se découpent au bas des collines, deux vieillards, l'homme et la femme, se reposent en regardant longuement l'immensité du ciel crépusculaire. Derrière eux, une baie cintrée laisse voir, éclairé, l'intérieur familial : la jeune uièro et ses deux enfants et le mari attaché au travail.
Celte œuvre, qui a de la poésie, dénote, do plus, d'intéressantes recherches picturales : opposition des roses clartés crépusculaires et des lueurs rougissantes qui éclairent la demeure. Elle est accompagnée de deux autres comjiositions, égatoment dues à A. Besnard : le Matin de la rie, adolescents entourés de fieurs et de colombes, et le Midi, moissonneurs chargeant
une cliarrette, tandis qu'à côté d'eux une paysanne, assise sur le sul, allaite un nourrisson.
SOKHRA n. m. Mot arabe, qui veut dire corvée, et qui par dérivation signifie, notamment au Maroc, un cadeau et même au sens figuré un pot-de-vin.
SOKNEDAL, bourg du royaume do Norvège fprov. do Tromltijein [distr. de Sœndrc'-Trondhjem]), sur la Stavilla, une des brauches mères du Sokna-Elf ; 2.200 hab. Scieries mécani(jues: élevage; commerce de bois.
SOKOLOVO, bourg de Russie (gouv. de Kharkov [dislr. de Zmiefj). sur le Moj, affluent du Donetz septentrional, lui-même tributaire du Don; 2.500 liab. Distillerie d'cau-de-vie, commerce de céréales.
SOKOLOWKA, bourg de l'Austro-Hongrie ( prov. de Galicie l^cerclo de Zloczow]), sur un petit sous-affiuent du Dnieper par le Styr et le Pripet ; 2.500 hab. Distillerie d'eau-de-vie, commerce de bestiaux.
Sol, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Galicie [cercle de Wadowice, distr. de Saybusch]), sur la Sola, affluent de la Vistule ; 2.200 hab. Fabrication de toiles, commerce de céréales et de bestiaux.
Sol, bourg de la Russie occidentale, en Pologne (gouv. de Lublin [distr. de Bilgoraj]), sur la Lada. sonsaffluenr lointain de la Vistule par le ïanew et le San : 8.00U liab.
SOLANOMÊTRE (du lat. solanum, pomme de terre, et du gr. métron, mesure) n. m. Chim. Instrument que Ion emploie pour déterminer la richesse en fécule des pommes de terre destinées à la fabrication de ce produit.
SOLANUM COMMERSONI {nom') n. m. Pomme de terre sauvage de ILIruguay.
— Encycl. Cette plante tout à fait remarquable et dont on tirera selon toute apparence — à en croire les essais de J. Labergerie — des typf s comestibles d'un grand intérêt pratique, présente avec la pomme de terre véritable cette diS'érence essentielle qu'elle prospère à merveille dans les terrains humides, où, comme l'on sait, la pomme de terre vient au contraire fort mal. Dans les cultures de Vilmonn-.\ndrieux, le solanum Commersont s'est montré do végétation vigoureuse, avec des tiges à feuillage jietit et pointu, garnies do fleurs abondantes et odorantes. Les tubercules, do la grosseur d'une bille à celle d'un œuf do poule, étaient arrondis, jaunâtres et couvertsde lenticolles.
Leur richesse en fécule variait de 17 à 20 pour 100. A l'état naturel, ils présentent nialheureusemeul un goût d'amertume assez prononcé.
SoLARES, bourg de l'Espagne septentrionale fprov. de Saiiiantier), près d'un petit fleuve côtier : 1.500 liab. Sources minérales chlorurées sodiques, à la température do 28* C, utilisées dans un petit établissement balnéothérapiquo, pour le traitement des difl'érentes manifestations du lym]ihaiisine et de la scrofule.
SOLDATSKO-ALEXANDROVSKOÉ, bourg delaRussic méridionale igouv.de Slavropol;dislr. dAlexandrovskaïa], sur la Kouma, tributaire de la mer Caspienne; 5.000 hab. Elevage; commerce de bestiaux.
*SOLDI {Fmile-Xrlhur), graveur en médailles français, né à Paris en 1846. — Il est mort ii Rome en 1906. Il était fils d'un professeur d'allemand Soldyck, Danois d'origine et naturalisé Frani;ais. qui traduisit en français les Contes d'Andersen. Il faut ajouter, aux œuvres do cet artiste déjà citées, une flore, siaïue marbre, récemment placée dans le jardin des Tuileries iParis). Il a fait aussi des essais de sculpture jiolychrome.
L*ne mention spéciale est due à sa série d'ouvrages sur la Langue sacrée, primitive langue symbolique dont il avait cru reconnaître les éléments dans les signes, dessins et formes dos poteries antiques, dos tapis orientaux, etc. Sur la fin de sa vie, il avait fondé la • Société des fouilles archéologiques », qui donna au Petit Palais, en 1905, do très curieuses coufércoccs, et ouvrit une Exposition intéres-
santé. Soldi voyageait beaucoup, pour créer à la société nouvelle des " sections », en France et à l'étranger. C'est au cours d'un de ces voyages d'études qu'il est mort.
Solanum Coramei'soui :
b, tubercule.
fleur;
Soir de la vie, d'après Albert Besuard.
SoLEC, bourg de la Russie occidentale (Pologne gouv. de Radoun, distr. d'Ilza]), à quelque distance de la Vistule ; 4.000 hab. Fabrication de toiles, cuirs; commerce de céréales et de bestiaux.
SOLEIL-LEVANT (EMPIRE Du), nom quelquefois donné au Japon placé à l'orient de l'Asie, et dont le drapeau porte en eliet comme emblème un soleil levant.
SOLENT, nom donné au détroit qui sépare l'Angleterre méridionale (comté de Hauts), de iile de Wight. Large au minimum de 26 kilomètres, bien abrité, ofi'rant des havres très sûrs, il est fréquenté par de nombreux navires, et ses rives sont couvertes de pittorcs<iues villages.
SoLER Y HtJBERT (Frédéric), poète catalan, né et mort à Barcelone (1839-18951. Tout en exerçant le métier d'horloger dans sa ville natale, il fit jouer à partir de 1860, sous le nom de Serafi Petarca, un grand nombre de comédies, saynètes et parodies en dialecte catalan. L'un de ses drames, Batalla de reinas, en dialecte castillan, remporta un prix de 5.000 francs de l'Académie espagnole. Le nombre de ses comédies dépasse la centaine, ce qui n'empêcha pas l'auteur de se livrer à la poésie lyrique, pour laquelle il remporta plusieurs fois le prix aux jeux floraux, et de cultiver en même temps le conte, ainsi qu'en témoigne son Dotzena de [rare (1896). Un recueil de ses poésies a été publié sous le nom de : Sinf/lots poetichs.
SOLFATARITE n. f. Nom par lequel on désigne un alon de soude cjui est la menduzite, et un sulfate hydraté d'alumine qui est Wilunogéne.
SOLIDARISME {rissm' — du lat. solidus, solide) n. m. Théorie morale et sociale, fondée sur la solidarité : J'accepterais volontiers les conclusions du SOLIDARISMK sentimental. (Séailles.)
— Encycl. Le fait de la solidarité sociale a donné naissance à de nombreuses théories solidaristes. « Le principe de la morale solidariste, dit A. Fouillée, est que chaque vivant sociable, par le fait seul qu'il uait et développe sa vie individuelle au sein dune société, profite réellement de tous les efl'orts sociaux antérieurs et doit, rationnellement, contribuer au bien commun. » La théorie de la dette sociale et du quasi-contrat a été intimement liée par L. Bourgeois à celle de la solidarité. L'obligation morale provient de la dette contractée par l'individu à l'égard do ceux, passes ou présents, dont il est solidaire, involontairement sans doute, mais en fait et en droit, puisqu'il accepte les bienfaits de l'interdépendance. Le solidarismo a ses origines dans les théories de Pierre Leroux, Jean Re3'naud, Sécrétan, Marion et Renouvier. Il est parfois essentiellement théologique, fondé sur l'idée de la solidarité dans le mal, dans la chute et dans le relèvement. Parfois, il est essentiellementsociologique et économique. iHu-kheim le rattache étroitement à sa théorie de la division du travail. Les applications sociales du solidarismo sont nombreuses, depuis le protectionnisme jusqu'aux entreprises humanitaires, mutualistes de toutes sortes (hvgiéne, sciences, production industrielle, coopératives 3e production et de consommation l Mais le solidarismo semble insuffisant pour constituer une doctrine moral© complète : la solidarité est parfois aussi dangereuse qu'elle pourrait être bienfaisante; elle peut être o])pressive aussi bieu que libératrice. L'individualisme ot le solidarismo semblent donc devoir se concilier selon la formule : • Pour la liberté, par la solidarité. »
— BiBLiOGR. : Durkheim, Delà division du travail social fParis, 1893): Marion, Solidarité morale (Paris. 1899); L. Bourgeois, 5o/r(/«iîi/t'(Paris, !902); G. Séailles, les Affirmations de la conscience modente (Paris, 1903 1 ; \. Fouillée, les Eléments socioloyiiiues de ta morale (Paris, 1905).
SOLIVE n. f. Genre de composées chrysanlhémées, comprenant un petit nombre d'herbes du Chili et de la Patagonie. ^La solive à feuilles de cresson a été introduite ù Madère et en Portugal.)
SOLLOGOUB (comte Wladimir- Michaïiovii«-h\ écrivain russe, né à Saint-Pétersbourg en 18U, mort à llombourg en 1882. En 1839, il quitta la carrière diplomatique pour se , consacrer exclusivement i la littérature. En 1842, il fit itaraUro son premier recueil de Xouvclles et Hécits. Son meilleur ouvrage est Tarantass (1846^, récit de voyages et élude de maMirs 'irovincialès russes de l'époquo. Il faut citer encore : la Douleur d'un cœur (1850); Deux ^ minutes, nouvelles ot récils (1852):
Preuve d'amitié, comédie en trois Sobve : a. h. ^•raines actes (1858). Eu 18t5, Sollogoub de deux es|H'ccs. fonda une revue littéraire, hier et
aujourd hui, qm n'eut aucun succès et dura très peu de temps. Ses CÈuvrci complètes parurool eu 187S (8 toL).
SOLODMKI — SORHONxNE
Pciuluro du b-racd anii'liillit-àtrc de ta Nouvelle Sorbonnc, d'après PuvU de Cbavannes.
SOLODNXKI. bouFf? do la Russie sudorientalo (gouv. d'Astrakhan [disir. do Tchemy-Iar]), sur la Doiibovaïa- Volojka, dérivatiou du Volga; 3.500 hab. Pêcheries, commerce do vins.
^Somalie. — La Grande-Bretagne et l'Italie sont venues ù. un accord (août 1905) sur leurs relations et sur leur polili({uo au pays dos yomalis.
L'AnpIotorro s'est cn;^ag6o à retirer les dornioros troupes quelle oùtdans l'arriere-pays, c'est-à-dire 700 Hindous réunis à Uurao. Los zones aangorouscs seront occupées par des trihus alliées, auxquelles on fournira des armes et une solde et (jui seront surveillées par 500 cavaliers somalis d'autres régions, pour plus do sûreté.
SOMATIN (tlu ^;r. sànut, corpsj n. m. Biol. Nom de corpuscules très petits et réfringents, contenus dans les plasmosomes d'Arnold et les f/ranules d'AJtmann. (lissent isolés on orientés en lilaments et existent dans toutes les cellules, niôme dans les cellules musculaires et nerveuses.)
*S0MATIQUE adi. — Encycl. Biol. Coefficient somatiijue. En biométri(|ue, on emploie souvent les mesures de longueur doryanes. Mais les chiffres obtenus no sont pas comparables, en raison du manque d'uniformité des procédés de mesure. Andrews avait proposé do diviser la longueur do tout organisme en l.OOO et don mesurer les diverses parties en jnillicmes somatiques. Camorano a proposé do remplacer l.ooo par 360, qui a un plus grand nombre de diviseurs entiers. Les mesures seraient ainsi ■exprimées en 360" do longueur du corps ou coefficients somatiques.
SOMBART (Werner), économiste allemand, né À Ermsletien (Westphalie) en 1863. Il étudia de is82à i887 le droit ■ot l'économie politiipie aux universités de Pis© et de Berlin, fut attaché peit'Iant quelques mois à l'admiDistration prussienne, puis fut de 1888 à 1890 syndic de la chambre de commerce de Ur^me et nommé en I8i)0 professeur d'économie politique à l'université de Breslau. Il est un des principaux protagonistes des réformes sociales profondes on faveur des ouvriers, et il a été un dos fondateurs dos cercles d'études sociales dans les universités allemandes. Il publie depuis 1904 la revue <■ Archives des sciences et do la politique sociales», en col hibo ration avec Weber et Jaâé. Ses principaux ouvrages sont : la Campagne romaine (1890); (e Capitalisme moderne (1902); r Economie sociale allemande au \ix* siècle (1903); les Artisans {1904); la Question ouvrière chez les artisans (1904). Son chef-d'œuvre est : le Socialisme et le Mouvement social au XIX' siècle (1896, trad. franc., 1901). L'ouvrage, traduit en quatorze langues, fait autorité dans le monde savant et politique.
* Somme. — Le désensablemenl de la baie de Somme, grâce auquel peuvent seuls être mis en valeur les trois ports du Ilourdel, du Crotoy ot de Saiut-Valéry, a reçu une impulsion nouvelle, grâce au porfectlounoment du bassin de chasse du Crotoy, édiliô en 1S16, et qui peut, à certains moments, déverser brusquement dans le chenal plus d'un million de mètres cubes deau. Ce bassin a été pourvu do vannes équilibrées, grâce auxquelles le rondement des écluses, ot par suite l'efficacité des chasses d'eau, ont été considérablement augmentés. Ces vannes ont été inaugurées au mois d'octobre 1903.
^SONDAGE n. m. — Enctcl. Occanogr. Une des plus graves difticultés que rencontrent les ingénieurs-hydrographes dans leurs sondayes aux petites profondeurs Vient dètre à peu prés supprimée par l'utilisation de la roulette de sondage, imaginée par l'ingénieur américain Swepson Tarie, de Washington. Cette roulette permet en effet non seulement d'apprécier le fond, comme un appareil de sondage ordinaire, mais encore d'obtenir facilement un tracé graphique dos relèvements opérés. L'appareil se compose essentiellement dune longue tige inclinée, fixée extérieurement sur la paroi du navire sondeur, et plongeant dans l'eau. Elle est reliée à une roue ou fort galet qui garde toujours le contact avec le fond sur Iei[uel elle circule. 1-ie cette roue part une tige verticale, qui vient aboutir â une console-guide, dressée à l'arrière du bâtiment ot portant une graduation, l^orsque le bateau sondeur suit une direction déterminée, la roue ne quitte pas 1 fond, mais la tige verticale de l'appareil indique constamment la profondeur, qui s'inscrit en m^me temps automatiquement sur une bande de papier enroulée autour d'un tambour. Cet appareil, évidemment inutilisable pour les fonds un peu considérables, rend de grands services pour la reconnaissance rapide des rades fréquentées, des mouillages, des parages côtiers où la présence de bancs do sable mouvants amène de fréquentes modifications du fond, etc. *SOMDE n. f. — Sonde aérienne. Appareil destiné à fournir des indications météorologiques sur les hautes régions de l'atmosphère.
— Enctcl. Les sondes aén'er.nes emplo3'ées depuis quelques années par tous les observatoires météorologiques
pour l'étude dos hautes atmosphères sont do différentes sortes : ce sont des ballons captifs, des cerfs-volants (v. ce mot), ou onÛD des ballonnets emplis d'hydrogène pur et portant comme nacelle un météorographe do pr(M:ision mstallé dans une sorte do cage destinée à amortir les chocs d'atterrissage. Ces sondes atteignent 20.000 et 25.000 mètres d'altitude ; les plus basses températures observées sont d'environ 70» au-dessous de zéro. Pour des sondages au-dessus do l'Océan, le prince de Monaco a employé un système de ballon-sonde constitué par deux
Schéma de ballons-sondes : 1, 2. Balloos; 3. Météorographe;
*. Lest.
aérostats qui enlèvent, en plus des instruments ordinaires, une caisse de lest disposée comme le montre la figure '■i-dessus. Arrivé à une certaine hauteur, déterminée d'avance, un contact électrique ouvre automatiq^uement la soupape d'un ballon; aussitôt, la force ascensionnelle n'étant plus suffisante, le ballon dégonflé tombe rapidement : dès qu'il touche les flots, la caisse de lest surnage et l'autre aérostat reste amarré, se signalant de loin à l'observation de l'expérimeniateur'iui n'a qu'à le recueillir. Par des sondages répétés, le prince de Monaco a démontré la nonexistence du vent alisé, théoriquement admis jusqu'ici, et ce, jusqu'à une altitude de 15.000 mètres.
SONDÉN (Per Ilenning Siméon), historien suédois, né â Liokfiping en 1853. Il fit ses études à Upsal où il soutint (1883) une thèse sur • Nils Biclke et la cavalerie suédoise (1674-1679) » et entra aux Archives du royaume à Stockholm. Depuis 1888 il a dirigé pour l'Académie des belles-lettres, histoire et antiquités, la plus grande pariic de la publication des écrits et correspondance a'Axel 0.\enstieru.
SONNERAT (coq deJ, race asiatique de gallinacés habitant l'Inde méridionale à l'état sauvage et considérée comme l'une des souches d'où sont issues nos races domestiques. Y. COQ, au t. III.
SONNERATIE {so-ne, tt) n. f. Genre de plantes de la famille dos myrtacées. {Il comprend de petits arbustes des régions tropicales de l'ancien monde, à neurs solitaires, à fruits charnus, dont la pulpe acide est comestible [sonneratia acida].)
SoNNiNO (SiDNET, baron), homme politique italien, né â Florence en 1847. Israélite d'origine, fils dune mère anglaise et converti au protestantisme, il fit son droit à Pise et entra dans la carrière diplomatique en 1867. Successivement attaché à Madrid. N'ienne. Berlin et Paris, il quitta la diplomatie oh 1871 , pour se livrer à l'étude des
?ucstions économi(}ues et politiques. Elu député de San- 'asciano en 1880, il combattit la politiq^ue financière de Magliani et devint, dans le ministère Crispi. ministre des finances (1893), puis du Trésor 1 1894). Tombé du pouvoir en 1896 avec Crispi, Sonnino continua à la Chamnre son rùle de financier compétent et écoulé. Après avoir été considéré comme le chef de l'opposition des centres, on le vil se rapprocher de l'extrême gauche socialiste. Cette évolution lui permit de devenir, en février 1Q06. président du conseil, mais il dut céder le pouvoir à Giolitti, au mois de mai de la mémo année, et se retirer devant l'opposition irréductible d'une partie de la gauche. On lui aoit deux volumes sur les Pat/sans de Sicile et Enquête sur les conditions agraires de V Italie méridionale. En 1878, il fonda avec Kranchetti la Bassegna setlimanale, journal hebdomadaire devenu, en 1883, le quotidien la Hassegna.
SONVILIER, comm. de Suisse fcant. de Berne 'dislr. de Cour!elarv^\ sur la Suze, tributaire du lac de Bienno ; Ï.350 hab. Agriculture; élève de bétail; fromageries; commerce de bois. Fabriques d'horlogerie.
SoNZOGNO (Edoardo), publiciste, éditeur et imprésario italien, né à Milan en 1836. Comme publiciste, il a colla- i bore à la plupart des journaux et revues de gauche qui se
Sophie, reine de Suède.
sont publiés & Milan depuis un demi-siècle. II a fondé en 1866 il 5eco/o, journal d'opinions a%'ancées qui a le plus fort tirage de toute 1 Italie. .Sa maison d'éditions musicales ei littéraires s'est surtout développée par des publications à ^ , -7. bon marché, œuvres originales d'Italiens anciens et contemporains et traductions d'auteurs étrangers. Comme imprésario, il a organisé à Paris, en 1905, une saison destinée à faire connaître la jeune école musicale ilalienno contemporaine, et il a fondé à Milan un concours triennal pour une œuvre musicale dramatique, dont le premier latiréat a été un Français, Gabriel Dupont.
Sophie (Marianne-Henriette-\V'ï7/je/mine), reine do Suède.néeàBicbrich en 1836.
Fille du duc Guillaume de Nassau et de sa seconde femme, Pauline de Wurtemberg, elle épousa en 1857, à Biebrich, Oscar, duc d'Ostrogothie, qui devint roi de Suède sous le nom d'Oscar IL De concert avec le roi, la reine Sophie a coniribué à faire de la cour de Suède un centre artistique et littéraire.
*SORBONNE (la Nouvelle). — La reconstruction do la Sorbonne fut décidée à la suite d'un accord intervenu en 1881 entre l'Etat et la Ville de Paris, qui se chargèrent do la dépense à frais communs. Choisi en 1882 à la suite d'un concours, l'architecte, rSétiot, commença les travaux en 1884. Malgré l'obligation où il s'était trouvé de reconstituer les parties historiques de l'ancienne université et d'assurer constamment le fonctionnement des services. Nénot a réalisé un ensemble architectural imposant et rationnel : la belle pierre et les lignes nobles étant dévolues à la façade sur la rue des Ecoles, aux bâ.timenis de l'Ecole des hautes études et de la faculté des lettres : les petits matériaux ot les larges baies à la Faculté des sciences. Les amphithéâtres sont clairs et sjiacieux, et des dégagements nombreux permettent aux étudiants de gagner rapidement les salles de cours les plus éloignées.
Les constructions de la nouvelle Sorbonne occupent 21.000 mètres carrés. Le périmètre, ayant 83 mètres de façade sur 246 mètres de longueur, est limité par la rue des Ecoles, la rue Saint-Jacques, la rue Cujas, la rue Victor-Cousin et la rue de la Sorbonne.
La façade principale, sur la rue des Ecoles, est réservée à l'administration académique. Elle présente un motif central sur deux ailes en retrait. Au rez-de-chaussée, cinq arcades et deux portes à tambour donnent accès dans un grand vestibule. Au premier éta^e. sept fenêtres à meneaux de pierre éclairent la salle du conseil académique; elles sont encadrées par des colonnes corinthiennes engagées, soutenant une attique qui porte huit statues figurant : la Chimie, par Injalbert ; (es Sciences naturelles, par Cartier; la Physique. \>^t Lefeuvre; les Mathématiques, par Sucbetct ; l/jistoire, par Cordonnier; la Géoaraphie,
J)ar Marqueste; la Philosophie, par Longepied ; l Archéoogie, par Paris. IjC fronton est représente /<•« Sciences, par Mercier ; le fronton ouest, les Lettres, par Chapn.
Dans le grand vestibule du rez-de-chaussée, cinq arcades décorées à droite d'un Homère, par DelaplancLe, k gauche, d'un Archimède, par Falguière, placées vis-à-vis des arcades extérieures, donnent accès dans le grand escalier d honneur à double révolution, qui conduit au vaste péristyle du premier étage. Au milieu du péristyle, une statue assise de la Bépvbhque, par Dclhomme. Sur les murs, cbté des lettres, les panneaux de Fr Flameng: les Fastes de la faculté des lettres; Abélard enseignant; Louis IX remettant à Robert Sortniu la charte de fondation ; le Prieur Jean Heysselin installant dans les caves de la Sorbonne la première tmprimcrie cn^ée en Erance; Hichelieu posant la première merre de la Sorbonne ; Benri 1 V recevant le recteur et tes doyens; les Grands Ecrivains du xvu* au XIX* siècle; — côté des sciences, les panneaux do Chartran : les Fastes de la faculté des sciences; Vincent de Beauvais enseignant les mathématiques à saint Louis; Ambroise Paré au siège de Metz : Bernard Palissy professant au Louvre; Buffon lisant ses écrits à de Jussieu; Pascal et Deseartes discutant; Laroisier et BerthoHet ; Cuvier au Muséum; Lainnec enseignant l'auscultation; Arago professant.
Cepéristyledessert les tribunes du grand amphithéâtre. Celui-ci a 4*0 mètres de long sur 35 de large, et 3.500 personnes peuvent y trouver place. Les p;jastres qui soutiennent la coupole sont décorés de six statues assises : Robert de Sorbon, par Crauk ; Richelieu, par Lanson ; Bollin, par ChaplaÎD ; Descartes, par Coutan ; Pascal, par Barrias ; Lavoisier, par Dalou. Sur les voussures de la coupole.
t>URBONNE — SOUDAN
cinq pramles Heures de Galluiid : le Ihuil, la Médecine, les Sciences, tes Lf lires et la ï7/(^o/yyie. Mais l'œil est surtout eliarmù par l'admirahlo dt^coratiou do Pu%'is do Cliavaunes, qui occupe la purliu sujiêrieuro do la paroi du foud. (V. l'art, suiv.)
Lo mémo péristyle dessert la salle du Conseil académique, éclaircc pur dos feu6tres à meneaux et décorée par BeiiiamiD Constant, qui a point, notamment, un Promethée eucfiatu'- et un Pi'omélhêe délivré, s^'mbolisant le passé et l'avenir. Deux salles dos Comuûssions, éclairées sur la rue de la Surbonno et décorées par Wcncker et Lerolle, précédent la fjrande salle à manper destinée aux réceptions universitaires, dont les panneaux sont peints par Cazin et Aubunin. A l'opposé, sur la rue ï?aint-Jac»|ues, au dcli dossallcsdc couiniissious décorées par Lhermiiic,
neur de Tolède. En réalité, elle est hystérique, et stijeltc à des accès do somnambulisme, d'autant plus fâcheux qu'ollo se marie le jour même. Zorava Tendort du sommeil hypnotique et lui commande de n''avoir point d'accès la nuit prochaine. Aussitôt après, elle ai'prend que celui qui épouse Juana, c'est don knrique. Folle de douleur et do colère, elle se rend au palais du traître, et replonj^e la jeune femme dans l'hypnose. Nul autre qu'ello-mème ne pourra l'en iirer. Puis les deux amants s'expliquent. knri(|ue aime toujours Zoraya; mais il avait uonué sa parole au g-ouverneur avant de la connaître. Leur entretien est troublé par l'arrivée de Cardenos, envoyé du saint -ot'Iice, qui a revu la mission d'arrêter Zoraya. Knrique l'étrangle. Les amants tentent do fuir: ils sont arrêtés. Zoraya comparaît devant lo tribunal de l'Inquisi-
Jacques
Plan de la Nouvelle Sorbonne : 1. Grand amphithéâtre. — 2. Amphithéâtre Michelet. — 3. Amphithéâtre Quinet. — 4. Secrétariat des sciences. — 5. Salles d'eiamen. — 6. Giologie. — 6 bis. Amphilhcâtre de géologie. — 7. Zoologie. — 8. Physiologie. — 9. Minéralogie. — 10. Art moderne. — 11. Amphithéâtre Richelieu. — 12. Art ancien. — 13. Salle des autorités. — U. Amphithéâtre Descartes. — 15. Salle du doctorat es h ttres. — 16. Laboratoire de physique- — 17. Chimie. — 17 bis. Amphithéâtre de chimie. — 18. Secrétariat des lettres. — 1». Ecole des chartes. — 20. Laboratoire de chimie. — 21. Amphithéâtre Tm-got. — 22. Amphithéâtre Guizot. — 23. Bureaux de l'Académie.
tion. En vain le terrible cardinal Ximénès lui tend des pièges et cherche à l'accabler sous de faux témoignages ; elle se défend avec une énergie superbe du crime de sorcellerie. Mais soudain elle change. Elle a compris que Ximénès veut la perdre pour sauver Enrique. Avec une sublime abnégation, elle avoue aussitôt qu'elle esi sorcière et qu'elle a, par ses sortilèges, envoilté le beau capitaine. Ximénès a fait secrètement introduire Enrique, qui entend cette confession et renie Zoraya. Devant le bûcher où elle va périr, ils échangent quelques paroles, et Enrique comprend tout. Cependant, le gouverneur promet à Zoraya la vie sauve, si elle veut bien réveiller Juana. ce qui a lieu. Mais le peuple, excité par les moines, ne voit là qu'un nouvel acte de sorcellerie et se précipite
se trouvent l'appartement du recteur (peintures de R. Collin, Guilfard, Clairin) et son cabinet ofliciel, sur les murs duquel^se voient de beaux panneaux de Luc-Olivier Merson, bordés d'arabesques niellées.
Si l'on suit la galerie parallèle à la rue Saint-Jacques, on traverse l'Ecole des hautes études (amphithéâtre de zoologie décoré do remarquables peintures de Fr.Auburtin\ et l'on aboutit à la Faculté des sciences, qui occupe les bâtiments d'angle sur les rues Saint-Jacques, Cujas et Victor-Cousin. A gaucho de l'église de la Sorbonne, lorsqu'on la regarde de la place du même nom, se trouve l'entrée de l'Ecole des chartes, puis, plus bas, rue de la Sorbonne, on rencoutre les bâtiments de l'ancienne Sorbonne reconstituée avec sa cour, lo parvis dallé précédant l'entrée latérale de l'église et les bâtiments renfermant les amphithéâtres de la Far.uUé des lettres (amphithéâtres Descartes, Turgot, Riclielieu, Guyot, salle du Doctorat) et la bibliothèque. L'amphithéâtre Richelieu est décore d'une grande composition de Dagnan-Bouveret : Apollon el les Muses. Dans la bibliothèque, on remarque : François /*' visitajit une imprimerie, par J.-Paul Laurens, et BicheUeu tenant conseil sur la construction de la Sorttonne, par Marcel Baschet. Sous les arcades qui terminent la cour, au nord, la Foire du Letuiit, par "Weerts. A l'autre eitrémiié, les statues assises 'ieVictor Hugo, par Hugues, et de Pasteur, par Marquesie, gardent le parvis, qui sera décoré d'une Minerve en bronze, par Puech. La galerie des lettres relie cette cour au bâtiment en façade sur la rue des Ecoles.
Sorbonne {peinture du grand amphithêâtrk de la, Wouvelie,, par P. do Chavanues. — L'artiste a lui-môme décrit son œuvre do la fa^on suivante ; n Dans la clairière d'un bois sacré, au centre, sur un bloc de marbre, est assise une ligure symbolique de Ist Sorbonne. A ses côtés, doux Génies porteurs do palmes et de couronnes, hommage aux vivants et aux morts glorieux. Debout, l'Eloquence célébrant les conquêtes do rcsprit humain. Autour d'elle, les figures diverses do la Poésie. Du rocher où le groupe est assemblé, s'écoule la source vivifiante; la Jeunesse s'y abreuve avidotnent, la Vieillesse aux mains tremblantes y fait remplir sa coupe. A gaucho, la Philosophie et l'Histoire : la Philosophie représentée par la lutte du Spiritualisme et du Matérialisiuo en face de la Mort : l'un confessant sa foi dans un élan d'ardente inspiration, l'autre démontrant sa pensée par l'étude delà fleur, image des transformations successives do la matière : l'Histoire intorrocoant les antiques débris du passé exhumé sous ses yeux. A droite la Science, ta Mer et la J'erre qui lui offrent leurs richesses : la Dotaniipie avec sa gerbe de plantes ; la Géologie appuyée sur un fossile ; les deux Génies de la Phgsiotogie tenant l'un un rïacon, l'autre un scalpel ; la Physique entr'ouvrant ses voiles devant un essaim do jeunes gensqui so voucntâ son culte on lui offrantcomme prémices do leurs travaux la flamme de l'électricité ; â l'ombro d'un bosquet, la Géométrie, figurée par un groupe absorbé dans la recherche d'un problème.' Lamplcur, la douceur, la belle ordonnance, la tranquillité harmonieuse des lignes, la noblesse de l'inspiration, tout fait valoir cette conception admirablement encadréo par la belle sallo hypèthro avec laquelle elle semble faire corps.
Sorciôre (la), drame on cinq actes, de V. Sardou (théâtre Sarali-Bernhardt, ir> déc. I90i). — L'action so déroule â Tolèdo, en 1506. Les Espagnols ont vaincu les Arabes, et la rago des chrétiens sévit contre les musulmans. Tout commerce charnel entre des fidèles dos doux religions est puni des galères pour l'homme, do l'in-paco pour la femme. Cependant, don Enrii|Uo do Palacios, capitaine des archers do la ville, devient amoureux do Zoraya, une belle et généreuse Slaurosquo. fille d'un grand médecin arabe, très savante elle-même, par là môme suspecte de sorcoUorio, et Zoraya l'aime passionnément. Après doux mois d'amour, ils s'aperçoivent qu'ils sont épiés par l*>s argus de l'Inquisition, et don Enrique annonce qu'il restera quelque temps sans revenir. On conduit à Zoraya une jeune et belle malade, Juana, fille du gouvor-
sur la malheureuse. En vain, pour la défendre, Enrique met l'épée à la main. Comprenant qu'ils sont perdus, les deux amants partagent en un dernier baiser une capsule de poison foudroyant et tombent, réunis à jamais dans la mort. La pièce de Sardou, conduite avec sa science habituelle des procédés dramatiques, contient des passages d'un grand etfet, notamment les scènes du quatrième acte, devant le tribunal de l'Inquisition.
SOREL (Alexandre,), jurisconsulte et écrivain français, né à Paris en 1826, mort au château de Labosse. près Beauvais, en 1901. Avocat, rédacteur en chef du « Droit », suppléant de juge de paix, juge au tribunal civil de Compiègne (1871) et président du tribunal de cette ville (1S78-1896), ce jurisconsulte distingué est l'auteur d'un Code annoté, et d'écrits sur Jeanne d'Arc, notamment la Prise de Jeanne d'Arc devant Compiègne (1389).
*SOR£L (Albert), historien français, né à Honfleur en 1S42. — U est mort â Paris en 1906. Après avoir réuni ses articles, parus principalement dans le a Temps w et le « Gaulois u, en uu nouveau volume d'£tudes de littérature el d histnire (1901), Albert Sorel, ayant pris sa retraite des fonctions qu il occupait en qualité de secrétaire général do la présidence du Sénat, a terminé sou grand et Del ouvrage sur l'Europe et la Révolution (Tançaise. Les 5» et 6» parties ont paru eu 1902 ; la 7* {le Blocus continental, le Grand Empire [lS06-fSIS]), et la 8* (la Coalition, les Traités de 1815 [iSi -2-181 5') en 1904. Les élèves et admirateurs do Sorel célébrèrent l'achèvement de cette œuvre en oH'rani à son auteur une plaquette reproduisant ses traits, et l'Institut lui attribua lo prix triennal de la fondation Osiris, do la valeur do 100.000 francs.
Sorel (Louis), architecte et décorateur français, né à Grenoble en 1867, élève do Vaudremer. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris), son installation de la classe 92 (papeterie), où il employa ingénieusement des essences de bois diversement colorés (acajou et érable), fut vivement admirée et lui valut une médaille d'or. Son envoi au Salon de la Société nationale de 1901, Installation de salle à manger, prouva encore son goût.
SORIANO (Francescol, compositeur italien, né et mort â Rome (1549-1620). Enfant de chœur à 1 église de Saint- Jean do I^tran^ il fut successivement élève de Zoilo. de Uoy, de Nani et do l'illustre Palestrina, et devint par la suite l'un des représentants les jdus remanjuables de la belle écolo romaine, si riche en grands musiciens. 11 fut tour â tour mattro de chapelle de Sainte-Mario-Majeure, de Saint-Louis-des-Français. de Saint-Jean do Latran et enfin de Saint-Pierre du Vatican, où i) fut nommé en lfio3 01 où il resta jusqu'à sa mort. Les nombreuses compositions de Soriano comprennent quatre recueils do madrigaux à 4 et 5 voix, un recueil de motets à 8 voix, deux recueils do psaumes ot motots à s. 12 et 17 voix ; un recueil do messes; un recueil do villanelles à 3 voix; un Magnifient et Passion à 4 voix: enfin, un recueil do canons do 110 sonos sur l'^i-e Mans Stella, à 3, 4, 5, 6,' 7 ot 8 voix, qui est considéré comme un chef-d'ieuvre de science et do faiiuro élégante.
Soriano Fdertes ^Mariano), compositeur et musicographe espagnol, né â Murcio on 1817, mort à Madrid CD 1880. D'abord employé dans l'administration, puis cadet
dans un régiment do cavalerie, il abandonna tout afin de se livrer à su passion pour la musnjue, qu il avait étudiée dans ses jeunes aunées. Après avoir fondé, sans grand succès, uu journal spécial, la Iberta musica y Ittcrana^ il fit représenter â Madrid quelques zarzuelas : Gerauta la Castaùexa, el Ventozzillo de Alfarache et la Fexia di Santi-Ponce. U fut nommé alors directeur du lycée do Cordoue, donna en cette ville une zarzuela, A lietan van lus zagales, ]ta&sa àfSéville, puis a Cadix, où il fit jouer e/ Tiu caniyitao, revint à SéviUe comme chef d'orchestre du Grand-Thôâlro. v duuna uu opéra-comique, ia Eubrica de talfacos de SévilCe, et retourna à Cadix, où il prit la direction de deux théâtres pour lesquels il écrivit plusieurs ouvrages, dont un intitulé : Lola la Guditaue. Eufin, il alla s établir â Barcelone, où il devint directeur de musique du Grand Théâtre.
En dehors de ses ouvrages scéniques, Soranto Fuertes a publié une Méthode de solmisation et écrit diverses compositions religieuses, entre autres un Slabat Mater et uno messe do Hequiem. Il s'est fait connaître aussi comme écrivain musical. Outre un second journal spécial fondé par lui en 1800, la Gaceta musical liarcelonesa, dont l'existence se prolongea pendant plusieurs années, on lui doit deux ouvrages importants : Musique arabe-espagnole et connexion de la musique avec l'attronomte, la médecine et l'architecture (1853). et Histoire de la musique espagnole dcpiis l'arrivée des Phéniciens jusqu'à l'année 1850 (1855isâo). Celui-ci est encore, à l'iieure présente, le seul ouvrage de ce genre qui existe en Espagne.
SOROLLA Y BaSTUDA (Joaquin), peintre espagnol, né à VaUncia en 1862. Elève de l'Ecole des beaux-arts de cette ville, il s'établit à Madrid et a fréouemment envoyé de ses œuvres au Salon de Paris ou il obtint, en 1893, une troisième médaille avec le Baiser; à celui de 1895, une deuxième médaille, avec Itetour de la pérhe (admis au musée du Luxembourg), et la Traite des blanches. Ses envois à l'Exposition universelle de 1900 : Cousant la voile, une de ses œuvres les plus remarquables, te Hepas dans ta barque. Triste héritage, le Bain, Carroubier, une Cale, lui ont valu un grand prix. Une exposition générale do ses œuvres (500 numéros), organisée, en 1905, à la galerie Georges Petit, à Paris, a permis aux connaisseurs d'admirer la virtuosité de ce coloriste, habile à rendre les oppositions d'ombre et de lumière et auquel on doit aussi de remarquables portraits. Sorolla y Bastida est devenu correspondant de l'Académie des beaux-arts de Paris, en 1901.
SOST, bourg des Hautes-Pyrénées, dans l'arrondissenient et à 4 kilom. de Mauléon, au milieu d'un cirque do montagnes ; 5~o hab. Eaux minérales sulfureuses iodurées. La saison va du 15 mai au 15 octobre-
SOTNIK 11. m. Nom du grade cosaque qui correspond â celui de lieutenant.
Sotte VILLE-SUR-MER, comm. de la Seine-Inférieure, arrond. et à 34 kilom. d'Yvetot, au sommet d'un plateau élevé que découpent les vallées de Veules et de Saint- Aubin, et près de la Manche; 788 hab. Bains de mer. * SOUBIES (Albert), pubUcîste français, né à Paris en 1S46. — Cet érudit consciencieux a publié encore : Histoire de la musique dans les iles Brita/inîqiies (1904); la continuation de son Histoii-e des 7ne7nbres de l'Académie des beaux-arts (1900) et de î'Almanach des spectacles, et en collaboration avec E. Carotte : les Républiques démocratiques, lo second volume d'un ouvrage intitulé : les Régimes politiques au xx* siècle (1906).
^SOUCIER (SE) v. pr. — .\XLCs. LITTÊB. ; S'en soucicr comme un poisson d'une pomme, Allusion à un vers célèbre de Victor Hugo dans Le rot s'amuse, acte I*'. se. iv :
TRreOCLET
Les femmes, sire ! ah ! Dieu ! c'est le ciel, c'est la terre. C'est tout! Mais vous avez les femmes, vous aver Les femmes! Laissez-moi tranquille, vous rêvez De vouloir des savants.
LE Rot
Mui, foi de gentilhomme, Je m'en soucie auta7it qu'un poisson d'une pomme. Ou rappelle ce vers pour indiquer que l'on n'attache aucune importance à la personne, à la chose dont il est
question.
"* Soudan égyptien. — L'activité du gouvernement anglais s'est portée sur les régions du Soudan voisines du NU, contrées fertiles, et qui ne manquent que d'un© popidatiou de travailleurs sédentaires, tels qu'ils pullulent au contraire dans l'Egypte deltaïque : d'où un etfort pour attirer vers le Sud cet excès de population, auquel de faciles voies de communication ont été ouvertes. D'autro part, l'achèvement des voies ferrées vers lo Soudan égyptien permcttiait aux Anglais de faire rapidement face à un soulèvement musulman, au cas où celui-ci viendrait à so produire.
Ce réseau comprend d'abord la ligne mLxto d Alexandrie a Ouaddi-Halfa et Karthoum (2.347 kilom.), voie de première importance, malgré les cinq transbordements qu elle impose aux vovageurs. Vient ensuite la ligne ferrée Souakim Port-Soudan, exécutée avec uno merveilleuse rapidité par le colonel Macaulay. La ligne Kassala-Thamiam est en voie d'exécution, et Kassala doit être en outre relié à Karthoum par une belle route accessible aux automobiles.
Pour compléter ces travaux. les ingénieurs anglais s efforcent do doter d'un svstème hydrographique convenable cette région du haut Nil. où l'irrigation habilement cou^ duite est la condition de toute ai:ricuUure. On a essayé d'utiliser les eaux du lac Tsana, do régulariser le cours du (iash et de drainer ses marécages. Tonte celte région, dévastée par les guerres mahdistes, est à la veille d entrer en voie do repeuplement et de prospériu^ économique. Placée sur lo tr.ijet probable de la grande ligne transafricaino, du Cap au Caire, elle est appelée à recevoir do co fait uno excoptioniielle impulsion économique. * Soudan français. — La convention du i?9 mai 1906 n précisé la frontière entre les possessions anglaises et l."i possessions françaises du Soudan central entre ^igor et Tchad. Elle assure à la France une exce lente route, birn pourvue d'eau et de ressources matérielles du graiid tlcuvo soudanais au lac Tchad, et lui permet do relier complètement ses établissements du Niger à ceux du Congo par lo Tchad. L'Angleterre, d autre part en remettant au territoire de Zindcr l'Adar, le t^obcr. le Manga. enlève aux tribus turbulentes des nomades touareg ci
toubous la'possibilité do razzier la Nigeria da Nord, quo , protègent les postes français échelonnés do Say ii Zinder ot au Tchad. Lu couveiition est donc avaDUigeusc aux deux pays.
*SOUDUBE n. f. — Encycl. Tochn. Plaque à souder. Inventtoeii isTy par J. Lalfiito, cette pIaquo( A) est composée
d'une toiUj mélallifjiio en lil do t'er ou d'acier, A réseau l&che, enduite sur ses deux faces d'une couche do horax fondu, :'i laquelle la toile sert de supjiort. Son épaisseur est do 2 ù 3 niillinictres ; on peut la dcicoupor facilement A la main ou î%. la L-isaille.
Pour ompluyer la pla«(uo à souder, on prépare les pièces comme  l'ordinairo, puis on h^s porte au feu jusqii'àce qu'elles aieritaiieiiit la température du rougo cerise. On les retire du feu et ou intercale alors le morceau do plaque à souder entre les amorces, puis on donne quelques petits coups do marteau peur assurer l'adhérence, que facilite du reste la fusion du horax. Ou porto de nouveau les pièces au feu ot on donne une bonne chaude, suivie dun martelage énergique. On peut, si l'on désire parer la partie soudée des pièces, donner une seconde chaude.
Soudure autogène. Les soudures autogènes sont de plus en plus employées dans l'industrie, les très hautes températures nécessaires pour la fusion du métal étant facilement obtenues par divers procèdes. (V. aluminotiikrmik, ACÉTYLÈNE, oxYGBNE.) Lo chalumeau oxy-acéiyléniquo permet la soudure autogène du fer ot do l'acier; il est trèsfacile do pro'luire lacétylène n'importe où et d'avoir de l'oxygène enmagasiné sous pression par l'électrolyse de l'eau, l'oxylitheou l'air liquiile; la température obtenue peut atteindre 3.000». Au lieu d'acétylène, on peut utiliser do l'hydrogène sous pressit)n. L'emploi do soudure autogène nermet la suppression tiii nvotage dans bien des cas ; pour les chaudières do petites dimensions, par exemple, on gagne, en plus dune grande facilité de fabrication, environ 20 p. 100 du poids par la suppression dos rivets. La soudure autogène est très employée pour les rails de tramways électriques, rails conducteurs ou de roulement servant au retour du courant. V. aussi ri:nnoi-ix, thermitb.
Soufrière (la), montagne volcanique du nord do l'île anglaise de Saint-Vincent (petites Antilles), haute do 1.231 mètres. C'est lo reste d un ancien cône volcanique qui fit explosion en 1718 on couvrant de cendres l'île entière et la mer environnante. I-a Soufrière donna en 1S12 dos signes d'activité: au mois do mai 1002, une série d'éruptions très violentes man|ua le début d'une nouvelle période d'activité. Pour ('-tre moins dcsastrouses que celles do la montagne Polée ù. la Martinique, les éruptions do la Soufrière n'en ont pas moins dévasté toute la partie septentrionale de Saint-Vincent, et coûté la vie à plus de 1.000 personnes.
SOUKH-EL-ARBA, petite villo do la Tunisie, dans la vallée de la Medjerda, sur la ligne d'Alger à Tunis; 2.000 hab. Klle est voisine do l'ancienne cité romaine de lîulln Keijia.
SouKH-EL-KHMIS, bourg de la Tunisie septentrionale, dans lo conirôlo civil de Soukh-cl-Arba, sur la Medjerda, grossie à cet endroit de l'oued Ghezela ; 2.000 hab. environ. Vignobles, oliviers.
SOUKHOVO-KOBYUNE (Alexandre Vasilicvitch), auteur dramatique russe, né en 1817, mort en 1903. Il est l'auteur d'une comédie rélèhre, la jVo<re de Kretchmskij, jouée pour la premièro fois en 18.")6 et qui est restée populaire. On lui doit encore L'Affaire Tarelkine et la Mort de Tarelkine, qui ont eu moins de succès. La Noce de Kretchinsky a été jouée à Paris, il y a quelques années.
SOUKRA (La), bourg de la Tunisie septentrionale, dans la banlieue de Tunis, près de laSebUha-er-Kiana; 3.000 hab., dispersés en plusieurs petites agglomérations. Vignobles, oliviers, vergers ; salines activement exploitées.
SoULA ou SOELA, groupe insulaire de la Malaisie néerlandaise (archipel des Moluques), outre l'île do Célôbes (à ro.) et l'île Ohi-Major des Moluques {à l'E.}. Outre
Quelques petites îles, il comprend, d'O. en K., les îles de 'aliabou, iMarifjfuli, Snula-Besi ; au total, 6.500 kilom. carr. do snperf. ; s.ôoo à 10.000 hab.. Malais et Aifourous.
*S0ULACB0IX (Gabriel- Valentin), chanteur scénique français, né à Fumel (Lot-et-Garonne) en 1S55. — Il est mort dans cette ville en 1905.
*S0ULÈS (Félix), sculpteur français, né à Eauzo (Gers) en isri7. — Il est mort dans cette ville en 1904.
SoULIÉ (Maurice), auteur dramatique français, né à Paris en 1869. Il débuta dans la littérature en publiant dos articles à la « Vie Parisienne »; puis il se consacra au théâtre, où il donna, seul ou en collaboration, des pièces, parmi losquelles nous citerons : Ce vieux GHlier, avec Darantière (tiiéûtri- d'Application, l-'Q?); les Tu'liitaiues de Marjo/in, avec Darantière (Déjazet, 18U8); Chènecœur (Odéon, 1899); l'Anicroche (Vautleville, 1901 ); Ma fée, avec Pierre Veber (Odéon, 1901): le .Ves qui remue, avec de Gorsse ( BoutTes Parisiens, 1901); la Mariotte, avec Pierre Veb'T (tliéâire .Vntoino, 1901); te Hoi galant, avec Marsolh'au i, Odéon, 19i)4) ; le Mari de ùoulon, avec de Gorsse (Nouveautés, 1906).
*SoULINA ou SuLINA (nuAS he). — Ce bras du Danube, i|ui était île heauconp le plus fréquenté par la navigation avant l'entreprise des travaux <raméIioraiion du Danube inférieur par la commission internationale de Galati, a été l'objet de grands travaux de correction, qui en ont fait un canal maritime de 5™. 48 de protoudeur minimum sur toute sa longueur. Ces travaux ont été achevés au mots de février I902 et inaugurés solennellement à celte date; iK ont eu pour résultat d'accroître sensiblement le trafic maritime des deux villes qui se ttouveot à ses extrémités, Soulina et Toulrcha.
SOUNNAÎA n. f. Trompette du Turkestan, longue de -teux mètres, et qui sert aux cérémonies militaires. *SOUPAPE n. f. - Kncycl. Soupape de Villard. Villard a montré que le faisceau cathodique se forme mieux dans un tube quand la cathode est de grande surface ot qu'elle
SUPPL
Soupape de Villard.
est située dans un largo espace vide. II a constiîné sur cette donnée un tube de Geissler dans lequel une des élec trodcs est une largo spirale ou aluminium, située dan?» un Çrand renflement du tube ; l'auiro électrode est une petite plaque d'aluminium placée on face dans un rétrécissement du tubo.
Si l'on fait passer un courant, en prenant la spirale comme cathode, ce courant n'éprouve pas do résistance, l'éiincelle équivalente étant do là5 millimètres; si, au contraire, on renverse lo courant, l'étincello équivalente est de 10 à 10 centimètres.
Cet appareil dit soupape, parce qu'il protège les appareils placés en circuit avec lui, s'emploie :
1" dans la radiologie, pour empêcher la volatilisation du platine do la cathode. (La soupapo ne pormot, en effet, au courant ((u'iin seul sens do passage, et par suito l'aniicathodo est toujours positive; cette disposition permet une durée presque indéfinie des tubes de Crookes) ; ■4' en ti-lt-graphie sans fil, pour supprimer, dans l'antenne, les courants contraires alternatifs produits par les oscillations et lui conserver toujours la même polarité de charge.
Ou mot alors on dérivation sur l'étincelle de l'oscillateur la soupape catliodiquo, qui ne livre plus passage qu'aux courants d'un seul sens.
Cet appareil augmente sensiblement la distance explosible et augmente par suite i'énergio utilisée.
SOURIAU (Maurice), prorosseur et publicistc français, né à Châtcauroux en i8j... Reçu à l'Ecole normale en 1875, agrégé des lettres en 1878, docteur es lettres en 1885. il fut, entre 1878 et 1883, successivement professeur de rbétoriquo dans divers Ivcées, maître de conférences à la faculté de Caco, de Poitiers, il retourna à Caon en 1895 comme professeur titulaire de littérature normande. Il est l'auteur de nombreuses publications, dont voici les principales : De la convention dans ta tragédie classique et dans le drame romantique, thèse (1885); la Vcrsificaiion de Molière; l'Evolution du vers français au xvn* siècle; Louis XVI et la Révolution; Pascal (collection des « Classiques populaires tt); ta Préface fie « Cromwell », étude et texte critiques; /iernardin de Saint-Pierre d'après ses manuscrits. 11 a édité : Voijar/e d'Encausse faict par Messieurs Chappelle et liachaumont; le Mouvement littéraire en Nonnaudie de tS9S à i902; le texte authentique des /Jar^nonies de la JVature, de lîernardin de Saint-Pierre, texte défiguré par Aimé Martin ; Empsaèl et Zoralde ou les lilancs esclaves des noirs à Maroc, pièce inédite do Bernardin de Saint-Pierre; etc.
SoURIKOV (Vasili Ivanovitch), peintre russe contemporain, né en 1848. Klève do l'académie do Saint-Pétersbourg, il fut un des organisateurs des expositions ambulantes en Russie. Il a collaboré à la décoration do l'église du Sauveur, à Moscou. On lui doit d'importants tabloaux historiques, dont quelques-uns sont au musée Treliakov, à Moscou : l'Exécution des Striellsi/, Menchikov à Beresov, et d'autres ; Ermak, Souvarov au Saint-Gothard, au musée Alexandre-IU, à Pétcrsbourg.
Sous répaulette, drame en cinq actes, d'Arthur lîernède (Porte-Saint-Martin, 8 mars 1906). — L'auteur part do cette idée quo, dans les régiments de cavalerie français, presque tous les officiers sont nobles, riches, et «bien pensants». Quiconque n'appartient pas à leur caste et se fourvoie parmi eux, s'expose à de regrettables avanies, t'est le cas du lieutenant Ferbacb. Roturier, pauvre, fils d'un rigide pasteur quo l'annexion a fait Allemand malgré lui, il a, par surcroît, le malheur d'aimer une jeune et honnête ouvrière, Jeanne Morin. ot d'être aimé d'elle. Le terrible prêtre protestant refuse son consentement au mariage. Le ménage irrégulier de Jeanne et de Ferbacb ne tarde pas à tomber dans une misère horrible, malgré les dons discrets du bon capitaine Lancelin ; ce sont les dettes, les réclamations des fournisseurs, les menaces d'un usurier ; c'est l'irrespect de l'ordonnance ; c'est, par-dessus tout, le lieutenant mis en quarantaine par les autres officiers. Il a un duel. Le colonel intervient et, pour éviter la continuation du scandale* met Ferbacb en demeure de se marier ou de rompre dans un délai do quinze jours. Lancelin lui fait un petit prêt d'argent pour lui permettre do réduire au silence l'usurier. Dans sa joie, Ferbacb sort de chez lui, bien qu'il soit aux arrêts. Le capitaine de Thérizy. qui le déteste, vient constater son absence, et. se trouvant seul avec Jeanne, fait à la jeune femme des propositions offensantes, il la violente presque. Rentré, le lieutenant cravache le capitaine. C'est lo conseil do guerre, la condamnation certaine, car Tln'-rizy n'avoue pas la vérité. Jeanne l'abat d'un coup de pistolet. Près de mourir ei pris de remords, le coupable déclare qu'il s'est suicidé, demande pardon à Ferbacb et meurt en criant : ■ C'est ma faute! ■ Cette fois, ce sera l'actiuittement.
La pièce est émouvante, et contient un caractère bien dessiné, celui du capitaine Lancelin. C'est ce dernier personnage qui exprime la pensée de l'auteur : entre les oftîciors, il ne devrait exister d'autre difTérence que celle du grade; les distinctions de caste, les inégalités de fortune ne devraient aucunement les empêcher de former une grande et noble famille fortement unie.
*S0USSE. — Archéol. Les fouilles de Sousse, qui avaient «léjà donné do précieux résultats pour la connaissance do l'archéologie tunisienne, ont été activement poussées en I905 et en 1906, sous la direction de l'abbé Legrand, assisté d'officiers de la garnison. Un premier réseau de galeries, fort important, a été découvert en 1905. En 1906, en exécutant les sondages, les tirailleurs ont découvert une galerie plus vaste que les autres, et en excellent état de conservation. Sept ou huit galeries, lacileraent explorables, ont été reconnues depuis lors, et constituent un très curieux ensemble.
SOUS-VARIANTS (ri-an'': "■ m- [d- Hiol. Nom donné aux types intermédiaires qui apparaissent dans la descendance microbienne entre les variants, — En socs-variant.
— Encycl. Dans les espèces microbiennes, quand une forme normale donne naissance à des individus présentant
rapidement des au&bt dans beau-
Sotiticn^ rfr frttnille.
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par .,ppel voirs