SOUDURE — SOUVENIR
des variations, ces variations sont transmises héréditairement. Il se forme ainsi des cariants. Mais, entre Ce« variants et la forme normale, apparaissent dans la descendance des types intermédiaires ou ëuus-variants, qui les uns font retour au type primittf, b-s autres, et les plus nombreux, dégénèrent et colonies. I^ pnénomeno a coup d'espèces végétales »
BOUTACV (ou SlOUTACVj VaSI (Kiriloviichli). hérétiauo russe, né en 1820, mort en lyoo. Il fonda une secio reliL'ieuso dont les membres s'appellent les soutacvUy, et dont les doctrines rappellent colles des quakers. Ils fondent le christianisme uniquement sur l'amour ou la charité, s'interdisent les pratiques ascétiques, ]« serment, ne font usage d'auc-Jiie litur^^'ie.
South Indian, lac du Canada KeewatiD). sur le court inférieur du fleuve Churchill; près de 4tw.0OO hectares. ♦soutien n. m. — Encycl. Milit La loi du 21 mars 1905 a supprim*'- : militaire admises en faveur dc^ les lois précédentes. Par contre, <
d'un jeune homme remplissant et!- ,. „, ., ... ..;,„,, de soutien do famille pourrait, en temps de patx, valoir à cette famille, sur sa demande, une allocation j.jurnalièro de 0 fr. 75 fournie par l'Etat pendant tout le temps do présence du jeune hommo sous fes drapeaux. L'instruclioD ministérielle du irsjuin 1906 a déterminé les conditions dans lesquelles peut être accordée et payée cette allocation. I-a désignation des soutiens de famille est faite en deux fois : d'ahord avant la mise en roule des hommes appelés, jusqu'à concurrence de 8 p. 100 du contingent à incorporer; puis, après l'incorporation, jnsquà concurrence d« 2 p. 100 du même contingent. Les demandes des familles doivent être adressées, dès la publication des tableaux de recensement, au maire de leur commune; à Paris, au maire de leur arrondissement. Chaijue demando doit être accompagnée d'un relevé des contributions de la famille certiiiô par le percepteur et d'un état, certifié par le maire, indiquant le nombre et la position des membres do la famille, vivant sous le même toit ou séparément, avec les revenus et ressources de chacun deux.
Il est statué sur les demandes par le conseil départemental, qui se réunit du l" au 10 septembre pour désigner les 8 p. 100 à admettre avant l'incorporation et ensuite en mars et septembre pour examiner les demandes faites après l'incorporation et oui peuvent être admises dans la proportion de 2 p. 100. Les bénéficiaires de lallocation reçoivent un livret comportant vingi-qnatre quittances. qui constituent des titres de payement mensuels pour lo temps passé sous les drapeaux par les soutiens de famille. Ceux désignés après l'incorporation n'ont droit au payemenf qu'à dater de leur désignation. Le préfet adresse ces livrets aui maires, qui les remeiteni aux ayants droit. En cas de perte du livret, la famille doit en faire la déclaration au maire, qui fait établir un duplicata. Mais, si ce dernier vient aussi à. être perdu, l'allocation n'est plus pavée qu'au moyen do mandats individuels.
Ces allocations, ayant le caractère do secours alimentaires, sont insaisissables, sauf pour aliments. Les radiations éventuelles des soutiens de famille sont eflectuées d'office par les commandants de recrutement, en cas de décès ou de réforme définitive.
La réforme temporaire n'entraîne qu'une radiation provisoire ; et les soutiens de famille réformés à ce titre sont rétablis sur la liste, quand ils sont réincorporés dans le service armé et auxiliaire. En outre, des radiations peuvent être prononcées par le conseil départemental, par suite de changemeois survenus dans la situation de fortune des bénéficiaires; chanjrements dont le maire de chaque commune est tenu d'iniormer le préfet.
SOUTIER (ti-é) n. m. Mar. Celui qui est préposé à la garde d'une soute.
Souvenir français (le), société dont l'objet est d'entretenir les tombes des militaires et d'élever des monuments à la mémoire des soldats et marins morts au service do la patrie. Cette association réunit un nombre considérable d adhérents et a constitué une foule de comités en Franco et dans les colonics-Fondéeen lïts" par Niesscn , elle n'a cessé de se dé- • velopper depuis lors, sous la présidence notamment du général Cosseron de Ville noisy. Ellcapu mener à bien l'édification ou la restauration de nombreuses stèles funéraires, dispersées sur tous les coins du globe, et dont on ne peut mentionner que les principales : à .Vtlièncs. à Port- Saïd, en Chine, en Sardaiçno, à Reyroutn, à Puchia, en Irlande, etc., et dans de très nombreux cimetières français. Elle a ramené à Tombouctou les restes du colonel Bonnier. massacré en 1S92 par les Touareg : elle a fait élever le monument du général Junot dans 1 Yonne, celui de Barbanègre au Pèrc-Lacbaise, celui du général Perrégaux en Sardaigne, celui du général ^targuer^tle à Fresnes-en-Voëvre (Meuse), etc., les monuments de Suez, Port-Saïd, Gravelotte, Frœscbviller, la Malmaison, Pont- à- Mousson, du cimetière Montparnasse, etc.
Monument du Souvenir fmr.rais .iu cimetière Montparna£tc à Paris {d'après DaiUonj.
SOUVENIR — SPIR
Souvenir de fête, pi-mturc décorative de J.-C. Caziii, exposi>o au îSalon de 1«82 ot placée depuis au mus<>e Gailiera ot ensuite au I*etit l'aJais (Paris). — La nuit est bleue. Au plus liaut dun éclialaudago qui occupe le
firemicr plan, une fcinine assise, la Scieuco, un homme, e Labeur, adiiiircnt, prcs d'un veilleur, la beauiè du spectacle qui so déroule sous leurs yeux : les Irondaisous du Jardin du Luxembourg piuuécs de luniiùres. la montagne Saiute-Gouevieve en fèlo, les fusées projetant sur le ciel leur parabole lumineuse. A cette hauteur, par cette nuit douce, les bruits meurent. C'est la quiétude, le silence, la « concorde » des êtres et ûes choses. Les montants de l'échalauJage ne soot-ils pas parés do lauriers et de banderoles, qui flottent doucement au veut du soir î
SouVOniNE (Alexis Scrguovitch), publiciste et éditeur russe, no en 1834. 11 débuta de tonne heure dans la littérature, écrivit des nouvelles et des livres populaires et. établi à Saint-Pétersbourg, devint on 1876 propriétaire du «Nouveau Temps », qui lui dut une grande i»ros^>érite. Il entreprit également la publication d uu recueil annuel, le CaUndrier ruase, qui a obtenu un vif succès. Comme ùcrivain, on lui doit encore des recueils do feuilletons, des pièces de théâtre, etc. Il a fondé une librairie, qui est l'une des plus importantes de Pétersbourg — Son (ils, Alexis Alkxievitch, après avoir collabore au « Nouveau Temps », a fondé un journal : <- Kous » {la Jiussie).
SOUZA (Robert de), littérateur français, né â Paris en 1S65. Il débuta en 1890 par un à-propos en vers, Tuinette à Molière, puis se consacra aux études prosodiques et critiques : Questions de mélrtqiie, le Hythme poétique (1892). L'auteur y étudiait on détail le rôle de le muet dans la poésie française ; il semble cependant qu"il lui ait attribué beaucoup trop d'importance et que, influencé par les anciens systèmes de prosodie syllabique, il ne se soit pas aperçu du peu d'intérêt que sa prononciation présente au point do vue rythmique. Dans la Poésie populaire et le Lyrisme sentimental (1899), le critique montrait au contraire avec exactitude linfluenco exercée par les vieilles chansons sur les poètes contemporains. Il s'est depuis consacré aux questions d'art public, et il a consigné ses idées dans l'Action esthétique et l'Art public (1901). 11 a publié plusieurs recueils de vers : Fumerolles {\^9\)\ Sources vers le /leuve i^ls^flj; Modulations sur la mer et sur la nuit (1899) ; Graines d'un jour (1901), et un livre sur le symbolisme : Où nous en sommes ? La victoire du silence (i'JÔô).
*SOYER (Paul-Constant), peintre français, né à Paris eu 1823. — 11 est mort à Ecouen en 1903.
SpaHN (Pierre), homme politique et juriste allemand, Dé à Winkel ( Prusse-Rtiénane) en 1846. Il entra dans l'administration judiciaire prussienne en 1869, fut nommé en lft82 conseiller au tribunal do cassation de Berlin, en 1898 conseiller et, en 1901, président de chambre au tribunal suprèmed'Empiroâ Leipzig. A l'époque delà lutte de Bismarck contre les catholiques, en 1874, il se lança dans la politique, entra dans le parti du centre formé pour la défense de l'Eglise et de la religion catholiques en Allemagne, et fut un dos amis intimes de WiiidthorsC. Elu député au Landtag prussien en 1^82 et au Reiclistag en 1834, il acquit vite une inlluence prépondérante par son habileté de tacticien parlementaire, fut un des principaux négociateurs cléricaux qui obtinrent de Bismarck le rappel de plusieurs lois anticléricales du Knîtuikampf et rapprochèrent définitivement leur parti du gouvernement, et, après la mort de Windthorst (I89i), devint membre du comité directeur du parti. En 1898. il devint le chef incontesté du centre et du groupe le plus fort du Reichstag, et soutint la politique chrétienne, nationaliste et impérialiste du chancelier de Bulow et de Guillaume II. Il obtint en échange d'importants avantages pour le clergé catholique, notamment le rappel dos prmcipales dispositions législatives exilant les jésuites de l'Empire et une loi plaçant les écoles primaires en Prusse sous la surveillance dos clergés. Il a présidé la commission du Reicbsfag pour l'élaboration du code civil allemand, mis en vigueur en 1900, et a été un des principaux auteurs de ce code. Ses principaux ouvrages sont : Parenté et tutelle d après le code civil allemand (1901) ; les C/iemins de fer dans l'Afrique orient'tle allemande (1904).
SpahN (Martin), historien allemand, fils du précédent, Dé à Halberstadt en 1875. Il étudia les lettres et l'histoire aux universités allemandes, compléta ses études par des séjours à Paris et à Rome, et fut nommé par l'empereur Guillaume H, en 1901, professeur d'histoire catholique à l'université do Strasbourg. Sa nomination, faite d'autorité par le gouvernement, suscita une violente opposition dans le monde universitaire allemand et dans les milieux libéraux et protestants. Spahn a publié des biographies de Roicbfnspcrgcr et do Karl Lieber, deux parlementaires catboliques allemands, et la correspondance de Windthorst. Le but do son enseigitcmont est de réconcilier les cathoiinues d'Alsa'-e-I^orraine avec rAllemagne et do hâter ainsi la germanisation dos deux provinces.
SPANGOLITC n. f. Sulfate hydraté naturel de cuivre, avec alumine de chlore.
SPARGOULE n. f. Bot. Nom vulgaire do la spergulo.
Spark 1 William), organiste ot musicographe anglat!^, né a Kxot^r en 1825, mort à Leeds en 1897. Kléve de Samuel Wesloy, il devint successivement organiste de diverses églises de Londres. Après avoir fondé à I*oods une société do chant, la Madrigal and Mofrt Society, et des concerts populaires, il entreprit la publication de deux périodiques spéciaux : <■ the Orqanistn Quarterhf journal « ei .. tfic Practical Choir Master «. En mémo temps il se faisait connaître comme compositeur en publiant des niitiounes, des rantatoa, des services, des (jhps, etc. 11 a donné aussi une intéressante biographie do Henry Smart.
SPARSIOPLASTE {ptasnt') n. m. Biol. Sorte de pvrénoïdo ou de nucUulo accessoire (éléoplastel, observé chez les diatomées.
* Sparte. — Archéol. a sparte, sur la rive gaucho de lEurolas, on a repris au mont Menelaion les anciennes fouilles do Ross. On y a déblayé un grand cénoiai>be qui se dressait sur trois terrasses de pierre. On y a recueilli dos terres cuites, et surtout do petites idoles en plomb.
Spatoihaïuplic double [gr. nat.;.
Souvenir de fête, d'ap:
* SPARTEINE n. f. — Encycl. On emploie surtout en thérapeutique le sulfate de spartéine à la dose de 10 centigrammes. Elle se donne aux malades atteints de myocardite et d'affections valvulaires: elle relève U-s contractions cardiaques. Contrairement à la digitale, il n y a jias d'effet accumulatif, et Ton peut continuer son usage pendant quelques jours.
SPARTIER u. m. Bot. Syn. de spartium. V. ce mot au t. VII.
SPASMOPHILIE (spass, H — du gr. spasmos ; de span, contracter, et pkilia, tendance) n. f. Prédisposition que possèdent certains sujets à avoir des convulsions.
SPATORHAMPHE {ranf) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, de la famille des platyrhinidés, créé en 1902 pour une espèce propre à la Corse. (Le spatorfiamphus Cordais compte parmi les découvertes intéressant la faune française ; c'est un bel anthribe brun, couvert par places de bandes veloutées d'un jaune d'ocre. Il mesure 1 centimètre de long.)
*SPÉCIAI., E, AUX adj. — Milit. Armes spéciales. L'artillerie et le génie.
* SPÉCIFICATION n. f. — Dr. Action de former une chose d'une espèce nouvelle avec une matière api>ar(enant à autrui, comme ferait par exemple un bijoutier qui exécuterait une bague avec de l'or ne lui appartenant pas.
* SPÉCIFIQUE adj.— Dr. Di'oits spêci/iques.V. ad valorkm, au t. P^
SPECTROGRAPHE n. m. Spectroscope ordinaire dans lequel l'oculaire de la lunette est remplacé par une plaque photographique.
SPÉLÉOBATE n. m. Genre d'insectes coléoptères clavïcornes, do la famille des silphidés, créé en 190i pour des termes découvertes dans les grottes de la Dalmatic. (Le spelxobales Novaki est le type de ces petits insectes caverni''oIes, aveugles, incolores, ayant les nueurs des adelops.)
Spengel (Léonard), philologue alleni.ind. né ot niort à Munich (1803-1880). Il fut l'élève de liermann à Leipzig, do Bœokh à Berlin, devint, en 1826, lecteur, puis professeur à l'ancion gymnase de sa ville natale, enseigna (1827) comme privatdocent à l'université, fut directeur adjoint du séminaire philologique, alla, en 1842, à Heidelhorg, comme professeur ordinaire, et revint, on 1847, à .Munich avec le mAme titre. 11 s'est surtout occupé de la rhétorique grecque ot d'Arislote. Citons de lui : les Auteurs de rhi' torique jusqu'à Artstote (182^); les Rhéteurs /;recï (1853-1856); Etudes sur Anstote {\^ùK-\9.^^'^ \ la Uhétorique d'Aristote (1867); les Quatre Livres d'Alexandre d'Aphrodisc (1842); Commentaires de Dexippe sur les catéf/ories (1859) ; les Parafdirases de Themistius ( 1866) ; Fragments d'Eudi'-me de Ithodes (I86<'0; etc. Il a donné des éditions du Traité de la langue latine de Varron (1826), ot des fragments de Cécilius Statius (1829).
8PERMATOCYSTZTE {siss — du gr. gperma, atos, semonce, et do cystite) n. f. Inflammation des vésicules séminales aigué ou chronique, d'origine infocticuso, le
Spéléobate (gr. 4 fois).
Spermolépide : a, ëtamineG ; b, firuit.
plus souvent gonococcique. (Pour 1© traitement, v. vÉsi-
CULIIK.)
SPER M ATOME RITE n. m. Biol. Nom donné aux grains chromatiques provenant de la transformation de la léte du spermatozoïde, peu après sa péuélratiou dans l'œuf. (Les spermatoméritcs sont très serrés les uns contre les autres ot donnent à la tête du spermatozoïde une apparence muriforme. Ce j^héuomène est surtout fréqucut chez le pctromijzon flavialilis.)
SPERMOLÉPIDE n. m. Genre de myrtacées leptospcrmées, de la tribu des méirosidériuées, comprenant deux espèces de la Mouvelle-Caledonie.
— Encycl. Le spermolépide gummifère ou cfténe-gommt est un grand arbre caractéristique des régions serpenlineuses de la Nouvelle- Calédonie. Los feuilles, opposées, pétiolées, entières, coriaces, ont de place en place à leur aisselle des groupes de une à trois fleurs. Ces fleurs sont lé traniures, avec quatre phalanges d'étamines oppositisé jiales et un ovaire mfere. Lécorce de l'arbre se détache facilement et sert à la construction des cases. Le bois, dur et incorruptible, est rougeâtre et se laisse facilement travailler. Le speiinolépide rouillé ou gommier donne, comme le précédent, uue résine qui n'est pas utilisée.
SPERMOTOXINE n. f. Biol. Substance active du sérum spermotoxique, sécrétée par les leucocj tes d'un animal auquel on a injecté des spermatozoïdes dune autre espèce.
SPHiEROTUÈQUE ((éÀ-)n, m. Champignon du groupe des périsporiacées. (11 forme sur diverses feuilles de petites taches constituées par les amas de périthèces hérissés de longs appendices rameux et entrelacés, donnant naissance â un seul asque globuleux à huit ovoïdes unicellulairos, inculùres.)
SPHÉNOMITE n. f. Silicate naturel, particulier aux métconics.
&PBÉROBOIX n. m. Genre de champignons gastéromycétes, comprenant cinq espèces répandues sur tout le globe et qui croissent sur les fumiers et les plantes. (Le péridium en souvrant lance un péndiole unique, qui reuferme les spires.)
SPHÉROCARPE adj. Qui a le fruit en forme de sphère.
SPHÉROCOBALTITE n. f. Carbonate naturel de cobalt.
SPHÉRODACTYLE n. m. Genre de reptiles sauriens. de la fauidie des geckonidés, comptant dix-huit espèces,. propres à l'Amérique centrale et aux Antilles.
— Encvcl. Les sphérodactyles sont des petits geckos remarquables par :
leur tête allongée, à museau pointu, leurs doigts grêles, tous armés d ongles rétractiles et munis en dessous de lamelles transversales; bruns, roux ou jaunâtres avec des bandes sombres, ils ne dépassent guère 6 centimètres de long. Certains, comme !e sphœrodactylus argus, de la Jamaïque, portent des taches ocellées jaunes et noires. '
SPIDER (mot angl., signif. araignée) n. m. Nom donné à une sorte de voiture à deux sièges parallèles (pbaéton), qui sont montés sur un bâti métallique élevé. * SpiEGEL (Frédéric de), orientaliste allemand, né à Kiizingen, près de AVurtzbourg. en 1820. — 11 est mort à Munich en 1905. Il était depuis 1867 correspondant de l'Académie des inscrii>tions et belles-lettres.
SpierS (Richard-Phené), architecte antrlais. né à Oxford en 1838. Elève de Questel à l'Ecole des beaux-arts de Paris(lSÔ8-186l), et de I). "W'yatt (1861- 1864), il a visité l'Allemagne, l'Egypte, la France, l'Asie Mineure et la Turquie et a eflectuéd"imi)ortants travaux eu Auglclcrre ; Ecoles de Millwall et de Buu^-Common (1872- 1873); Tour de Locke Park (1874-1876); Château d'impney, jmis de DroUxrich (1873-1877). en collaboration avec A. Tronquois. On a pu voir, à lExposition universelle de 1889 (Paris), les plans et dessins de V Hôtel de lord Monksurll. élevé quai de Chelsea, à Londres. R. P. Spiers est professeur d'architecture à l'Académie roj'ale. Ancien président de l'Académie d'archiiecture ei do l'Union des arcliitcctes anglais, il devint en 1905 correspoudaut de r.Vcadémie des beaux-arts de France.
SPINOSELXA (zi-i) n. f. Genre dopongcs cornéo-siliceuses. formées de tubes ouverts ah bout, et à. surface externe hérissée de itrolongemeuts épineux,
Spib (Afrikan nK\ philosophe russe, né aux environs d Elisabetgrad igouv. de Khersoni en 1837. mort à Genève en IS90. Elevé à Odessa, il entra à l'Ecole des aspirants de marine à Nicolaïcf. fui ofricier de manne & dixliiit ans, prit part à la défense de Sébastopol en 1855, démissionna en 18:.7 et sadonna désormais à la philosophie. Il alla étudier à Ileidelborg. visita Pans. Londres. Berlin. Leipzig, habitL onze ans Stutlgarl. puis vint so tixer en Suisse, d'abord à Lausanne ensuite à Genève. Sa fortune, assez considérable, lui avat permis de se consacrer tout entier aux recherches personnelles. Ses Œuvres complètes ont été publiées par lui à Leil»zig en 188.^. Klles comprennent : Pensée et réalité. Essai d une réforme de la philosophie criiique (trad. française par A. 1 enjon, n9Ù)\ Ecrits de philosophie morale; Mélanges. Co^ ouvrages furent publiés en allemand. En 1887, il publia en français ses Esquisses de philosophie critique. Après sa mort" parurent, d'abord dans la - Revue de métaphysmue 01 de morale • (1895-1897\ puis en volume (1899), les nouvoUos Esquisses de philosophie morale, avec biogra-
Spfaérodactyle.
*SPIROCHÉTE n. m. — Spiroclièle pnllitia ou spironema, Iicro organisme de la sjphUis, découvert par Schaudinn
Spirodèle : a, plante mêle ; b, plante fem<-lle ; c, (leur bissexuée.
spiroïdal, e, aux adj. En forme de spire : Enrou- Umenl spiroïdal.
SPLANCHNODYME •splatxk' - du gr. splaqkimon. entailles, et dniumos, double) n. m. Biol. Monstre double dont 1 apparence ejttérieure et md-me le squelette semblent indiquer un être unitaire. (En réalité, l'origine duplici-
pbio do raiitour par sa fille. r,a philosophie de Spir raopello à la lois Parraénido et Herbart. r r
SPIRIFËRE (de tpire, et du lat. ferre, porter! adj. Qui est muni d utie spire. / j ^
SPIRILLOSE (r,() n. f. M6d. Ensemble des maladies infectieuses parasitaires, contagieuses, déterminées par des spirilles. '
— Encycl. Ces maladies sont déjà nombreuses et on en découvre tous les jours do nouvelles; elles sattanueat a 1 Ijomme aussi bien qu'aux animaux. Parmi les mieu.\ connues, il faut citer la (livre récurrente (typhus à rechute), causée par le spirille d'Obormeier, la spiritlose (tes oies, la spirillose ou iiesle des poules, la apirillose des tiuvidi-ft, etc. Enfin, la découverte récente de Schaudinn de 1 agent pathogène do la syphilis (v. spirochIïte ciaprès; seinlilo l'aire rentrer cette maladie dans la catéîrorie dos spirilloses.
'SPIRITUEUX n. m. pi. - Encycl. Fin. Il est délivré par la ri'gie, pour le transport des spiritueux, des titres do mouvement (acquits et congés, [v. contributions ) sur papier do deux couleurs dilférentes : les uns, libellés sur papier rose, sont applicables à la généralité des spiritueux, quelle qu en son la provenance ; les autres, établis sur papier blanc, s appliquent exclusivement : aux eauxdo-vio et alcools naturels provenant uniquement de la distillation des vins, cidres, poirés, marcs, cerises et prunes, aux rhums et tafias naturels, pour lesquels, lors do leur importation, il est justifié de leur provenance directe des colonies françaises ; et enfin aux genièvres
sans coupage, à la consommation. (L. du 30 mars 1902' art. 15, et du :il mars 1903, art. 23.) '
Ces titres de mouvement indiquent la substance avec laquelle les spiriiueux ont été labriqués : les acimitsà;caution comportent uu bulletin qui constitue un certificat d origine et qui, lors do la remise des acquits au service est détaché pour être conservé par le destinataire.
L opération du sucrage ayant nécessairement pour etfet d incorporer aux vins des éléments étrangers à leur composition normale, les eaux-de-vie obtenues par la mise en distillation de vins qui ont reçu une addition de sucre ne sont pas des eaux-de-vie naturelles et ne peuvent circuler quo «ous le couvert de titres do mouvement roses La loi du G août 1905 est même allée plus loin dans cette voie en créant une pré.somntion légale de sucrage pour tous les vins possédés par les propriétaires qui ont fait usage de sucre dans la vinification en première cuvée que ces vins aient été elfectivement sucrés ou non ; les oaux-de-vio et alcools que ces producteurs fabriquent avec leur vin ne sont pas admis au bénéfice de l'acquit blanc. La délivrance do cette espèce de titre de mouvement aux bouilleurs de profession est subordonnée â la justification quo les producteurs des vins qu'ils mettent en œuvre ne se sont livrés a aucune opération de sucrage eu première cuvée Cette justification est fournie sous forme d attestation délivrée par le service des contributions indirectes du lieu de production, en mémo temps nue le titre de mouvement qui doit accompagner le vin. Pour l'application de ces dispositions, il est ouvert, dans chaque commune, à la recette buraliste, un registre spécial sur equel sont relovés les noms des producteurs qui se sont livres à 1 opération de sucrage en première cuvée. (L du 6 août 1905, art 6.) Ces registres sont conservés pendant trois ans dans les bureaux des directions ou sous-directions des contributions indirectes, où tout requérant peut obtenir communication dos indications qu'ils contiennent, moyennant un droit do recherche de 0 fr. 50 par article tL. du 31 mars 1903, art. 33.)
Les litres do mouvement sur papier blanc peuvent, orsquo les expéditeurs en font la demande, mentionner le liou d origine des matières premières (commune, canton ou arrondissement). [L. du 6 août 1905, art. 25, et cire contr ind., n" 613 dus août 1005.I Aucun spiritueux ne peut être exposé, colporté ni vendu sans que les fûts, bouteilles oui le contiennent portent sur une étiquette très apparente la mention du titre do mouvement qui a accompagne la marchandise, concernant les substances avec lesquelles I alcool que contient le spiritueux a été fabriqué, (ilêmo loi, art. 26.) ^
Micro-ut^auiatiic ue la ^ivpnuis, uecouvert par en 1905. ^
— E.Ncvcr.. Les spirochiles avaient été entrevus, dès 1908, par liordet et Gengou. Motchnikof et E. Roux les ont retrouvés chez dos singes artificiellement syphilisés, et chez 1 homme porteur de lésions primaires et secondaires. Ce sont dos spirilles extrêmement petits, ayant une forme en tire-bouchon et ne se colorant quo difficilement par un mélange d'azur et déosine de Giemsa: d'où le nom de pallidn. Il ne faut jias les conrondre avec les spirocliwtes refriiigens, plus volumineux, facilement colorables et qui existent normalement sur les muqueuses des organes génitaux.
Les spironema (nom que Schaudinn a accepté au lieu et place de spirochœte) sont rares dans toutes les lésions syphilitiques. On n'a pu jusquà présent les cultiver. D'après Metcnnikof, leur présence serait absolument pathognoinouique.
SPIRODÈLE n. f. Genre do lemnacées, dilférant des leitinrs par les pousses qui naissent à l'aissello d'une sorte de bractée, et qui possèdent plusieurs racines (La spirodi'le poli/rhize est très répandue [Europe Asie Amérique, Australie]; la spirodèle oligorhize est indomalaise.)
tairo est révélée par le doublement do certains organes internes, par exemple poumons, intestins, etc., qui ne peuvent exister Oh double quo chez les sujets provenant de deux centres de formation, jumeaux vitellins fusionnés.) 8PLÉNOMÉOAL1E (« - du gr. splén, ^no», rate, et méaas, a/i/j, grand, n. f. Hypertrophie do la rate.
8PLÉNOPNEUMONIE fat - du gr. splén, énos. rate, et do /-neu/nonic) n. f. Inllammaiion du tissu pulmonaire qui donne a cet organe l'aspect de la rate. 11 On la dénomino parfois malauik de GBANcubK. V. Gkancuee
[nialadte Uf).
.,ff'-^''°''^^fOiDfH<iu gr. splén, rate, etdc lypholde,n. t. Méd hievre typhoïde à forme récurrente, avec splénomégalic ou augmentation considérable de la rate. (La fièvre au lieii de présenter les trois phases d'oscillation classi-^ ques, descend brusquement à plusieurs reprises. Cette variété de typhoïde est généralement très grave. Certains auteurs lent attribuée à une association, du reste non démontrée, du spirille d'Obormeier et du bacille d'Eberth.,
SPODIOSITE n. f. Variété d'apatito pseudomorphique de
wagnerite. *
SPONDYLIZÈME (du gr. spondulos, vertèbre, et izéma, enfoncement) n. m. Atlaissement de la colonne vertébrale, qui s'observe dans le mal de Pott, lorsqu'une ou plusieurs vertèbres sont détruites.
SPONDYLOLISTHÉSIS (Ihs-lé-ziss — du gr. spondulos, vertèbre, et de otistlusis, glissement) n. m. Glissement de la partie supérieure de la colonne vertébrale sur la partie inférieure, â la suite d'une fracture d'une vertèbre ou d'un défaut d'ossification.
SPONGIOLE n. f. Extrémité do racines jeunes, formée
d uu tissu très absorbant.
SPONGITIEN, ENNE (si'-i'n, en') adj. Qualification par lafi^iiello on désigne des calcaires i spongiaires de l'étage oxlordien d'Argovio.
— n. m. ; Le spongitien.
Sporck (Georges), compositeur français, né à Paris en 1870. Après avoir passé par l'Ecole do musique classique (Niedermeycr), il entra au Conservatoire, où il fut élève d'Emile Pessard, Théodore Dubois et Ernest Guiraud. Pianiste et organiste habile, il fit exécuter dans les grands concerts un certain nombre d'oeuvres intéressantes par le mérite d'une facture sérieuse et solide, et en publia beaucoup d'autres. Il faut surtout signaler, parmi ses compositions, plusieurs poèmes sympTioniques : l'Epée dAni/antijr, BoabUil, les Trois chevaliers. Le jour fuit, P'oy.-romie ; un concerto de piano: une 6'ui(e d'orchestre; des sonates pour piano seul, ou avec violon, ou avec vio-^ loncelie ; une Fautaisiecaprice pour harpe et orchestre ■ Andanle et Cantabile pour orgue et orcliestre ; Egloouè pour orchestre; une Suite pour piano et violoncelle; des romances pour piano; des pièces d'orgue, etc.
SPORITE n. f. Hoche d'origine organiqueformée par l'accumulation de spores de lougères. (Kilo se trouve dans certaines cavernes de lile de la Uéuniou.) *SPORTir. IVE adj. - Biol. Varittlions spor(/ves. V. variations.
SpRINGFtELD (fusil), arme établie, en 1902, par la manufacture américaine de ce nom et adoptée pour l'armement des troupes des Etats-Unis.
— Encycl. Le fusil Sprim/field a le même calibre (7-/»,i52) que le fusil Krag-Jorgensen, qu'il remplace, et il tire la même balle ; mais sa charge do poudre un peu plus forte donne à celle-ci une vitesse initiale beaucoup plus grande (701«,50 au lieu de 6I0-), d'où une trajectoire bien idus tendue. Cependant, l'arme très courte, est plus légère (4 kil. 29 au lieu de 4 kil. 83) Il est destiné à 1 armement des cavaliers aussi bien qu'à celui des fantassins. C'est un fusil à répétition et dont, en outre, la baguette est disposée de manière à pouvoir servir do baïonnette. '^
Springhill, ville du Canada (Nouvelle-Ecosse [comté • Cumberlandj), centre d'un imporunt bassin liouiller :
SPIRIFÈRE - STACKHOUSIACÉES
les enfants tes aiment, qui obtinrent un grand succès nar eur fine bonhomie, un aimable abandon dans lo réïif « 1 empreinte d un sentiment religieux sincère mais brgement tolérant. Citons : Sans patrie ; De prés et de loin Us Années d élude et de voyage de IJeidi; Dan, la vallée du IjMne; In séjour à la campagne chez notre oncle Titus- Brèves historiettes; JJistoires pour les jeunes el le, vieux- Oritli ; Arthur et Squirrel ; Dans les montagnes de la ■•puisse-, etc. La plupart de ises récits ont éuS traduits eu français, en angfais et en italien.
Squarcione (Franceseo), peintre italien, né â Padouo en 1394, mort â Venise en 1474. Aussitôt qu'il eut appris les principes de son art, il parcourut la Grèce et
Italie, dessinant ou achetant les œuvres qui lui semblaient les plus remarquables, puis il ouvrit dans sa ville natale un atelier qui compta de nombreux élève», et c'est comme profcs^seur plus eiicore que comme praticien qu'il a mérité sa célébrité car il connaît â ses élevés la plupart des travaux dont I était chargé. Ou connaît peu d'ouvrages au-
hentiques de Squarcione; les seules qu\n puisse iSi aitriinicr d utio manière certaine sont peut-être le Saint J.rôme de la galerie du comte Lazare à Padoue et une PUta à Dresde Squarcione peut revendiquer la gloire d'avoir formé Mantegna et Xlarco Zoppo. ^ *> " ""'"^
SQDARREDX {skou-a-reiq, EU8E adj. Qui est âpre et rude au toucher. r •
SqoIER lEphraïm George), voyageur et archéolocna américain, né à Bethléem (Etat de .New- York) en Igii mort à New- York en 1888. Il se consacra â l'étude des antiquités de l'Amérique du Nord, d'abord dans la vallée du Mississipi, puis dans l'Etat de New-York et daos 1 Amérique centrale, où il avait été envoyé en 1849 comme chargé d'affaires des Etats-Unis au Guatemala et au Nicaragua. Il alla un peu plus tard au Pérou dans les mêmes fonctions, puis revint au Honduras comme consul général Ses principaux ouvrages sont : the Ancien! Monummls vf the Misstssipi Valley (1848); Aboriginal monument, of tl'e State of New-York (1849); différents livres sur le Nicaragua et le Pérou ; enfin the Serpent symbole (1851), plein de vues ingénieuses, mais discutables.
Srb (Vladimir), administrateur tchèque, né en I«s«. Docteur en droit, avoué et conseiller municipal de là ville de Prague, il fut élu maire de cette ville en 1900 En cotte qualité, il se rendit a Paris au centenaire de \ ictor Hugo (1902), et à Crécv pour l'inauguration du monument do Jean de Luxembourg, roi de Bohême. Il a toujours montré des sentiments très sympathiques a lâ France. Il s'est démis de ses fonctions en 1906.
SrboVA (Anna), femme auteur tchèque, née en 1835. EUo a publié des nouvelles, rédigé dos journaux à tendances féministes et s'est occupée tout particulièrement des questions concernant les intérêts des femmes el leur
de 5.200 hab
SPRINTER (sprin'-leur — m. angl.) n. m. Sport. Coureur do vitesse sur petites distances.
— A.NTON. Stayer.
Spronck (Maurice), homme politique et littérateur fiançais, né à Pans en 18GI. Avocat à la cour d'appel de Pans, Il lut pendant plusieurs années secrétaire particulier dti sénateur Auguste Dide. Président do la conférence Molé-Tocqueville (1889), il se fit une place distinguée dans le journalisme, collaborant notamme tau . Journal des Débats ., à la . Liberté .. Elu conseiller municipal de 1 ans par le quartier du Gros-Caillou en 1900, puis député de la 2e circonscription du VU- arrondissement, il siégea parmi les nationalistes, et fut réélu le 6 mai 1906. Il a publié : les Artistes liiléraires. Eludes sur le xix- siècle (la»!)) très remarquable essai do critique psychologique ; Jacoues llemys (1892): lAn 330 de la llépublique, xxu> siècle de l ère chrétienne (1894).
SpROT (Scem Tov), rabbin célèbre, né à Tndela (Espagne) vers 1374, mort vers 1450. H exerça la médecine, enseigna la philosophie et commenta la Bible; mais il est .surtout connu comme auteur d'une célèbre apologie du judaïsme, intitulée : la Pierre de touche. Il y met en scène un juif et un chrétien dissertant sur la loi de Moïse, les prophètes et les évangiles; la discussion se termine par la conversion du chrétien au judaïsme. Ce traité, écrit tout entier en hébreu, n'a jamais été imprimé, mais les difierentes bibliothèques d'Europe en possèdent do nombreuses copies manuscrites. C'est à ton qu'on a quelquelois confondu cet érnvain avec un autre rabbin espagnol du XIII* siècle, nommé également Scem Tov, qui a composé en hébreu divers ouvrages, notamment : le Jardin des grenades ; le lléiélateur du secret et le Livre des remèdes. C était aussi un médecin philosophe.
Spyri (Jeanne), femme de lettres suisse, née àllirzal près de Zunch en 1829. FiUe d'un médecin et d'une femme de lettres, elle .se maria avec un avoué de Zurich. Sa première œuvre : line Feuille de la tombe de Vrony, ne fut publiée sous son nom qu'en 1S83. De 1880 à 1890 elle donna une série d Histoires pour les enfants et histoires comme
Fusil Springlleld (coupe de la culasse, du magasin el du mécanisme de délente).
émancipation. Elle est la nièce du D' Vladimir Srb, qui fat maire do Prague de 1900 à 1906.
Sta (Henri de Saint-Alary, dit de), dessinateur français, né à Versailles en 1846. Il est l'auteur de croquis inspirés par la vie militaire et do dessins humoristiques parus dans les journaux illustrés suivants : • le Chat Noir », o l'Eclipsé », • la Chronique amusante », > la Caricature ., ■ le Soleil du dimanche », t le Courrier français », • Qui lit rit •. etc. Il a publié divers albums et plaquettes :
la Chanson du colonel, Aos troupiers.
Journée de garnison. Petit Fau.1l, Salons comiques. Alphabet militaire. Soudards et troupiers, Almanach pour ISSS, avec eaux-fortes; etc.
STAAVIE (ri) n. f. Bot. Genre c bruniacées de r.\frique australe (L»
six espèces du genre sont caractér:
sées par leur ovaire infère surmont d'un style court et leur fruit capsulaire pfuriséminé.)
STABILOPLASTE I ptatsl'} a. m.
Biol. Sorte de pyrcnoïde. constituant un élément essentiel de l'organisa- - i-, ;e.
tien interne des diatomies. (lis ne dil'fèrent des sparsioplastes qu'en ce que leur nombre et leur situation sont détermines.)
STACBTURE (ki) n. f.
Plante dicotylêdone dialypétale, unique genre d une famille dite des stachyvracées, qui était réunie autrefois aux tliéacées.
— Encycl. Les stachyures ont des fleurs tétramères, avec deux verticilles d'étamines. L'ovaire, quadricarpellé, est uniloculaire, à placentes pariétaux contenant de nombreux ovules anatropes bitegminés; il est surmonté d'un style unique. I.a graine, arillée, possède un albumen charnu.
STACKHOUSIACÉES Isia- ^""'■"'"deîôJS'e' ''""'" kou-:i-a-sé) n. f. pi. Famille
de dicotylédones dialypétales, voisine des célastracées, comprenant deux genres et vingt espèces australiennes.
— Cne STACKQOUSLACÊB.
STACKIIOUSIE — STATOSCOPE
Stackhousic : a, fleur ; b. pistil.
STACKHOUSIE (zî) n. f. Genre (II- plantes dicotylédones dialjpt'talos, type do la famille des stackliuusiucûcb, ijui croiâsoat eu Australie.
*STADE n. m. — Stade amphibole,
IVi'ioiie iiiterniûdiaire entre les oscillations constantes et les oscillations dcscendanies (dûtervesceuce) do la liëvre typhoïde. (Kilo est caractérisée par dos oscillaiions brusques et irréyulièros de température, qui peuvent se prolonger pendaut des semaines, et remplacent ta terminaison habituelle en lysis.)
StADLER (l'abbé Maximilien), prè(re et compositeur autrichien, né à Mclk eu 1748, mort à Vienne en 1833. EIùvo du couvent des jésuites de Vienne, il re(;ut une excellente éducation musicale, prit les ordres à Melk (1772), fut quelque temps curé, puis vécut plusieurs années à Vienne, où il se lia d'une profonde amitié avec Ilaydu et Mozart. Il reprit ensuite une fonction ecclésiastique, puis retourna à Vienne, où il resta jusqu'à sa mort. Musicien studieux et instruit, l'aljbé ytadler fut considéré comme l'un des premiers organistes de son temps. Son talent d'improvisation surtout était remarquable. Il déploya une très grande activité comme compositeur, et ses œuvres sont à la fois importantes et nombreuses. Outre un oratorio dont le succès fut considérable, la Délivrance de Jérusalem, on connaît de lui quatre messes dont un lieqaiem, de nombreux motets, des psaumes, graduels et oflertoires pour quatre voix et orgue, des hymnes, des cantates, des odes de Klopstock, des chants à plusieurs voix, des lieder, puis des sonates de piano, des fugues pour l'orgue, des quatuors et des trios pour instruments à cordes, etc. L'abbé Stadler prit, par la publication de deux brochures iniéressautes, une part importante à la discussion qui s'éleva au sujet de l'authenticné du liequiem do Mozart, qu'il défendit avec ardeur (1826-1827).
Stadlmayer (Jean), compositeur allemand, né à Freising (Bavière) en 1560. 11 vivait encore à Inusbruck en 1646. Slusicien d'une rare fécondité, il fut d'abord au service de rarcliiduc Maximilien d'Autriche, puis devint maître de chapelle de l'empereur Rodolphe à Prague, et remplit ensuite les mêmes fonctions auprès de l'archiduchesse Claudia, à Innsbruck. Cet artiste très actif a publié plusieurs recueils de messes à 6 voix, à S voix, à 10 et 12 voix en deux chœurs, des messes brèves à 4 voix, dos motets do 6 à 24 voix, un liequiem, des Hymni vespertini à 5 voix, des odes sacrées à 5 voix avec instruments, des psaumes en double chœur avec instruments, etc.
STAÉLIE (li) n. f. Genre de rubiacées. de la tribu des spcrmacocées. (Les staélies, au nombre de dix espèces, sont de petits arbrisseaux caractérisés par leur ovaire biloculaire et par leur fruit déliiscent; ce sont des plantes de l'Amérique du Sud.)
Staffeldt (Adam Guillaume ScBACK dej , poète danois, né à Gariz ^Riigen) en 1769, mort à Slesvig en 1826. Issu d'une famille noble poméranicnne, il suivit les cours de l'école des cadets de Copenhague et devint officier de l'armée danoise (1786). Il se fit connaître jiar de vives attaques contre l'influence allemande, fit à travers IKurope de longs voyages d'études, fut nommé amtman de Holstein (1810), puis du Slesvig méridional (1x13). Il remplit ensuite diverses charges sans se fixer nulle part, et finit sa VIO en proie à une misanthropie aiguë. Il publia entre 1788 et 1808 de nombreux poèmes, remarquables par la profondeur philosophique et l'élau mystique, mais qui ne furent pleinement appréciés qu'après sa mort, lorsque F. L, Lielienborg en donna une édition complète (2 vol. 1839).
STAGMATITE n. f. Chlorufo naturel de fer, particulier aux niéiéoriles.
Stainer (John), organiste et compositeur anglais, né à Londres en 1840, mort à Vérone en 1901. Elève de Cooper pour l'orgue, de Bavley et de Steggal pour la théorio do l'art, il devint, à l'âge de quatorze ans, après avoir été enfant de chœur à l'église Saint-Paul, organiste d'une des églises do Londres. Successivement organiste de Saintc-Madeloino à Oxford, puis de l'univer- •ité do cette ville, où il reçut le titre de docteur en musique, il devint, en 1872, titulaire de l'orgue de Saint- Paul à Londres, puis professeur d'orgue et d'harmonie au collège royal de musique, et enfin professeur et inspecteur des écoles primaires. Devenu complêiemont aveugle en 1888, il ilut prendre sa retraite. Organiste véritablement remarquable, John Stainer se produisit aussi comme compositeur. On connaît de lui deux oratorios ; (Jëdéon et la Crucifùtwn; deux cantates ; the Dauqhter of Jainat et Sainte Marie • Madeleine ; deux services de cathédrale complets, seize antiennes, etc. II a publié un Âlunuel d'orgue, un Traité d'harmonie, et, avec Barrett, un dictionnaire des termes techniques de la musique. On lui doit encore un recueil do Chants de Noël, vieux et nouveaux, et un Livre du ronrles enfantines, coUecùon de cent rondes.
Staélie : a. fleur ; b. fleur ouverte.
Stalix.
8TAL1X (/iAm) D. m. Genre de p^. .>^;.ô u.anthopièros, de la famille dos pseadochromididés, créé en 1902 pour
une espèce nouvelle découverte dans les eaux du Japon. (Le stalix histrio est un ])oisson d'estuaires, de taille médiocre, remarquable par sa livrée bigarrée.)
StambrugeS, comm. de Belgique (prov. de Ilainaut [arroiid. d AUij;; 1.760 hab. Carrières; houblonuières.
Stampa, grand journal monarchiste italien, de nuance libérale, i)araissant à Turin. Fondé, en 1866, par les éditeurs piémontais Roux, il succéda à l'ancienno Gazzetta piemontese et devint rapidement un des journaux les plus importants de la Péninsulo. Il doit son succès autant à l'abondance et à la variété dos renseignements — il a des correspondants attitrés dans toutes les capitales de l'Kurope et do 1 Améri(iue et publie trois éditions par jour — qu'à la valeur do sa rédaction, qui fait une place importante, à côté des articles politiques et économiques, aux lettres, aux sciences et aux arts Le député Cuniini a succédé au sénateur Roux dans la direction de la Slampa.
STAN n. m. Nom russe donné aux subdivisions enlrn lesquelles est partagé ï'ouiczd[V. ce mot), au point de vue de 1 administration de la police. (Chaque stan a, à sa tète, un stanvoi prisiav, ou a commissaire do stan », qui luimême a sous ses ordres des agents portant le titre d'ouriaditik.)
Stanford (Charles- Vîlliers), compositeur anglais, né à Dublin en 1852. Elève de Stewart, puis à Leipzig de Cari Reinecke et à Berlin de Frédéric Kiel, il devenait, à vingt ans, organiste de l'église do la Trinité, puis directeur de Ta musique à l'université de Cambridge. Plus tard, à Londres, il était nommé directeur de la Société jihilharmonique et du ■ Bach Choir », après quoi il retournait à Cambridge pour succéder à Macl'arreu comme professeur à l'Université.
ViUiers Stanford a montré une grande activité comme compositeur. Il a fait représenter trois opéras : le Prophète Kho7'assan (1881); Savonarole (1884), et les Pèlerins de Canterbury [1884); il a écrit une ouverture et de la musique de scène pour the fjueen Mary de Tennyson (1876) et pour les Euménides d'Eschyle (1886); il a fait exécuter un oratorio, the Three hohj Cltildren (1^85\ et une Ode êléfjiaqxie. Enfin, on connaît encore de lui une ouverture du fête, deux symphonies et une sérénade pour orchestre, une sonate de violon et une de violoncelle, deux quatuors dont un avec piano, des mélodies et divers morceaux de musique religieuse.
* Stanley (John Rowl.\nd, dit Henri-Morton), journaliste et voyageur américain, né à Denbigh (pays de Galles) en 1841. — Il est mort à Londres en 1904. Ayant renoncé à la vie d'explorateur, il se fixa en Angleterre, reeut le titre de sir, se maria (1890) et, élu membre de la Chambre des communes, s'y occupa de questions coloniales et internationales. Il publia en 1893 : My dar/c compaiiious and their strange stories, et en 1898 : Trouyh South Africa.
STANLEYA {lè-ià) n. f. Genre de crucifères thélypodiées, type d'une sous-tribu dite des stanleyées, qui comprend environ sept genres et soixante espèces. (Les stanleya sont des herbes vivaces des Etals-Uuis.)
StapFER (Edmond-Louis), professeur et théologien protestant français, frère de Paul Stapfer (v. t. VII), né à Paris en 1844. Après avoir fait ses études classiques au lycée Bonaparte (Condorcet), il suivit les coqrs de la faculté de théologie de Montauban (1864), où il lut reçu docteur avec une thèse intitulée : la Pensée de Jésus sur ses wî tracées (1868), voyagea en vVlIemague (1868-1869) et exerça le ministère à Tours et à Paris. Nommé maître f'-e conférences à la faculté de théologie protestante de Paris (1877), il y devint professeur titulaire d'exégèse du Nouveau Testament. 11 a donné, entre autres ouvrages : les Idées religieuses de la Palestine à l'époque de Jésus- Christ (1876) ; la Palestine au tempsde Jésus-Christ, d'après le Nouveau Testainent, l'Historien J^lavius Jtisèphe et le Talmud (1884); le Château de Taley, épisode de l'histoire de la Réforme en France (1888); 7e Nouveau Testament, traduit sur le texte comparé des meilleures éditions critiques (18S9) ; Jésus-Christ, sa personne, son autorité, son œuvre (1896-1898).
Star (tue) [l'Etoile], journal quotidien du soir à un son, de nuance radicale, fondé à Londres le 17 janvier 1888. Son tirage dépasse un million et demi d'exemplaires. Il a pour rédacteur en chef E. Parke, qui dirige aussi le « Morning Leader «, et pour secrétaire de Ta rédaction le critique littéraire James Douglas.
StarbÀCK (Charles-Georges), polvgraphe suédois, né à Falun en 1828, mort à Upsal en 1885." Protesseur de lycée à Norrkôjjing, puis à Stockholm, il fut l'un des écrivains les plus téconds et les plus populaires de son temps. On lui doit, outre des travaux historiques originaux, des Jiécits de l'histoire de Suède, connus dans touie la Scandinavie (^1860-1875), et un grand nombre de romans historiques et de publications pédagogiques.
StarceviC (Antoine), homme politique croate, né en 1823, mort en I8it6. Il fut avocat à Agram et membre de la Diète croate. 11 fut dans cette assemblée le chef d'un parti qui rêvait d'une grande Croatie, oii tous les éléments serbes seraient absorbés. Il a publié quelques écrits politiques où il développe ses théories.
STARCHINE (russe starchina) n. m. Titre du fonctionnaire placé à la tête de la volosl, comme le starosic est à la této de la commune. (Ces deux mots ont la môme signification : vieux ou ancien.)
STARECHINA {ré-ki ~- de stari, vieux) n. m. Mot serbe qui désigne le chef de la zadniga. V. ce mot.
Stark (Charles-Bernard), archéologue nlleinand, né :\ léna en 1821, mort à Ileidelberg en 1878. Son père, mort en I84?i, était professeur de pathologie et conseiller privé. 11 étudia la philologie à léna et & Leipzig, puis se consacra uniquement à l'arohëologie et entreprit, en 18*7. un voyage en Italie. A partir do 1848, il enseigna à léna. d'abord comme privatdocont, puis comme professeur extraordinaire. En 1855 il fut appelé à la chair© darehéologio do lleidelberg. Citons parmi ses publications : Etudes archéologiques (1852) ; Niobé et les Nwbides (1863) : la Giijantnmachie sur les reliefs antiques et sur le temple de Jupiter tonnant à Home (1869); Manuel d'archéologie artistique (1878), ouvrage comprenant un traité didâc-
Mélbode des deux stations.
tique et une histoire de l'archéologie; Vers l'orient grec
(1874); etc.
StARTCHEVSKY (VoUioch Vinkentievitch), écrivain et philologue russe, né en 1818, mort en litOl. Il dirigea la revue « le Fils de la Patrie ■ et publia entre autres écrits une Vie de Koramzine (1845) et un Dictionnaire slavon.
StAS (Jean-Servais), chimiste belge, né à Louvain en 1813, mon à Bruxelles en 18yi. 11 devint professeurù l'école militaire do Bruxelles, et on lui doit d'importantes études sur la phlorizine, la nicotine, mais il est surtout connu pour sa collaboration avec Dumas dans les belles recherches qu'ils firent sur le gaz carbonique et les poids atomiques. Stas était correspondant do l'Académie des sciences de Paris depuis 1880. On lui doit de nombreux mémoires, insérés dans divers recueils scientifiques; il a publié à part : Nouvelles recherches sur les proportions chimiques (1865) ; liecherches de statistique an sujet du chlorure et du bromure d'argent (1872-1874). On a publié en 1894, en trois volumes : Œuvres complètes de Stas.
Stasoulievitch (Michel Maloucvitchl, publiciste russe, né eu 1826. Il débuta par des travaux de philologie {grecque, servit au ministère de l'instruction publique et t'ut l'un des professeurs de l'empereur actuel. Depuis de longues années il est le directeur de la " Revue d'Europe ■ de Saint-Pétersbourg, revue qu'il a amenée à un haut point de prospérité.
StasOV (Vladimir Vasilievitch), esthéticien et archéologue russe, né en 1824. Il servit pendant plusieurs années à la chancellerie impériale et publia des travaux relatifs à l'histoire de Nicolas I": mais il s'est surtout fait connaître par des travaux relatifs à l'an russe et à son histoire. Ses principaux ouvrages sont : l'Ornementation russe ilS72); les Eglises orthodoxes de la Russie occidentale {18S6}; Vingt-cinq années d'art nwse(1883J; l'Ornementation slave et orientale dans les manuscrits du iv au xix* siècle (en russe et en franc., I88i-1887). On lui doit aussi des études sur les peintres et les musiciens russes du XIX' siècle.
*STATlON n. f. — Enctcl. Télégr. sans fil. V. poste,