CV
*TABAC û. m. — Encycl. Fin. Débits de tabacs. La vente dos tabacs do peut avoir lieu en France que dans les débits dont la direction générale des cootributions iudirectes autorise louveriure et dont le directeur départemental de la même administration fixe l'emplacement. Toutefois, des entrepôts spéciaux ont été créés dans quohjucs grandes villes — il en existe quatre à Paris — pour la vente directe aux consommateurs des tabacs de luxe de toute espèce, et les cntrcpùts ordinaires livrent aux personnes qui en font la demande et versent à titre do dépôt une somme équivalente au cinquième do la commando, les cigares de luxe de la Havane et do Manille (eu colTrets) dont la vente n'est pas autorisée dans les débits ordinaires, ainsi que toutes les espèces de tabacs dont les débits de la localité ne seraient pas habituellement approvisionnés.
Il existait, au mois de mars 1906, 16.604 débits de tabacs, dont le quartenvironétaitannexéÂdes recottes buralistes. Ces débits sont concédés aux anciens serviteurs de TEtat, civils ou militaires, à leurs veuves ou à leurs enfants et à des personnes qui jusiitient d'actes de courage accomplis dans un intérêt public. La nomination des titulaires appartient au ministre des tinances, s'il s'agit de bureaux de 1" classe (ceux dont le revenu s'élève au-dessus de 1.000 fr.); au préfet, s'il s'agit de débits de i* classe (ceux dont le produit est égal ou inférieur à l.OOO fr.).
Les postulants doivent adressera l'autorité compétente une demande sur papier timbré, indiquant leur âge, leur domicile et leurs titres. Ils produisent ensuite diverses pièces, états de services, bulletins de naissance, de mariage, etc., dont ia nomenclature leur est donnée par le service des contributions indirectes chargé do procéder à une enquête sur leur candidature. Los demandes sont examinées, en ce qui concerne les débits de 1" classe, par une commission supérieure fonctionuaut auprès du ministre des finances, et en ce qui coacerue les débits de 2' classe, par une commission oépartementale composée du préfet, d'un membre du conseil général, d'un membre du conseil d'arrondissement, du directeur des contributions indirectes et du directeur d'un service financier!
Le ministre et le préfet ne peuvent nommer que les postulants dont la demande a été préalablement agréée par la commission de classement. Celle-ci se prononce également sur les cas de survivance, de transfert, de maintien en possession après mariage.
SUPPL
Les débitants de tabacs sont, en principe, astreints à la gestion personnelle. Cependant, ils peuvent être autorisés
Ear le mmistre ou par le préfet à faire gérer leur bureau, es gérants sont agréés par le directeur. Ils versent au titulaire une redevance qui peut être fixe ou proporiionnellc, suivant les clauses d'un traité passé conformément à un modèle donné par la régie.
Les débitants sont tenus d avoir un approvisionnement constant et suffisant de tabacs, de timbres-poste, de cartes postales, de cartes-lettres, d'allumettes, d'enveloppes et bandes timbrées. Les tabacs doivent être vendus aux prix des tarifs affichés; ces prix. (|^ui sont supérieurs au prix d'achat des tabacs par les débitants à l'enirepûi, comprennent le bénéfice de ces derniers. Il est interdît aux débitants, sous peine d'une amende de 300 à S.OoO francs et d'un emprisonnement de trois mois à un an, de falsifier les tabacs par l'addition ou le mélange de matières hétérogènes. Une peine disciplinaire leur esl infligée lorsqu'ils mouillent les tabacs.
La redevance d'un débit de tabacs D'a^*ant le caractère ni d'un traitement ni d'une pension servie par l'Etat peut être valablement cédée par le titulaire à une tierce personne. Elle est également saisissablo; mais il appartient au juge d'apprécier, dans chaque cas particulier, si, en raison do la position du débiteur, elle ne doit pas être considérée comme alimentaire et être aâ'ranchio à ce titre soit pour partie, soit pour le tout, des effets de la saisie. Les taljacs en possession du débitant et les ustensiles servant à la vente sont insaisissables.
Importation des tabacs. L'importation des tabacs étrangers, de quoique pays qu'ils proviennent, esl prohibée, à moins qu'ils ne soient achetés pour le compte du monopole.
Le tarif des douanes tolère néanmoins l'importation pour le compte des particuliers de tabacs fabriqués étrangers jusqu'à concurrence de 10 kilogr. par an et par destinataire. Les consommateurs qui dcsirent V>énéficier de cette tolérance doivent adresser une demande sur papier timbré au directeur ou au sous-directeur des contributions indirectes, qui délivre le permis d'importer. Ils acquittent sur ces tabacs les droits de douane fixés à 50 fr. par kilogramme de cigarettes ou de cigares, à S5 fr. par kilogramme de tabac à fumer du Levant et à 15 fr. par kilogramme de tabac à fumer de toute autre origine, de tabac à priser ou à m&cUcr.
La douane admet, en outre, jusqu'à concurrence de 1 kilogramme, et sous réserve un payement des droits ci-dessus, l'introduction des tabacs constituant J'approvisionnemeut des voyageurs.
Elle tolère l'introduction en franchise des petites quantités (30 cigares ou 100 cigarettes ou lOf» grnmraes de tabac au plus), que les voyageurs trans; rue restants
de provision de route. Une vif:: doit alors
être apposée sur les boites ou \:l .c d'assurer
la circulation régulière de ces taba-jb.
L'imporiauon frauduleuse qui peut être constatée non seulement à la frontière par les employés des douanes, mais encore sur le territoire par les agents de la force publique des contributions indirectes et des octrois est punie d'une amende minimum de iOO fr.
Consommation du tabac. Il se consomme annuellement en France 38 millions de kilogrammes de tabac sous les diverses formes de tabac ù chiijuer ou carotte (4 millions de kil.]; cigares (2.600.000 kil.): cigarettes {1.^00.000 kil.) ; tabac à/u7nei*(37.S00.000kil.); tabac à pn'<er(4.800.000kîl.). Sur ces 3â millions de kilogrammes, la France en prodmt 27 millions; le reste provient de différentes sources i.-VmérInue. Orient). La vente, dont le chiîfre brui est do 400 millions de francs, procure i l'Kiat un bénéfice de 320 millions de francs environ.
Tabacchi Edoardo), sculpteur italien, né à Valganna,
rirès de Varese, en 1831, mort à Milan en 1905. Il reçut les eçons d'.^bondio San-Giorgio à Milan. Dés 1868, il était assez connu de ses compatriotes pour fui'on l'appel&t à diriger l'Ecole des beaux-ans de Turin Doué d'une imagination très affinée et très maître de son ciseau, Tabacchi a exécuté un grand nombre de compositions d'un caractère élevé, poétique, et d'un style sobre. Telles sont les statues de la Pén, la Plainte des anrjes. une Vierge cbrétienve wiippliciie, les monuments d T'^o Fuscolo, Leopardî, Michel-Ange, Armand de Bretcia, etc.
Tabah, village de la péninsule Arabique, situé sur la rive occidentale et au fond du golfe d'Akaba (mer Ronge'. En 1906, la possession de ce village, situé sur la route des pèlerins de La Mecque, a été contestée entre l'Angleterre cl la Turquie, l'Angleterre tenant la frontière tnrco-égyptienne pour établie d'El-Rafeh sur la Méditerranée an sommet du golfe d'Akaba, tandis que la Turquie voulait que la frontière fût rectUée plus à l'O.,
TABL — TAJANI
d'El-Arish à Suez. A la suite d'un ultimatum anglais, la Turnuio céda et retira dos troupes qu'elle avait envo^-iios à Tabah.
TABL n. m. Tambour en usag^o au Soudan. (Cet instrument, haut do 40 centimètres , est fait d'un troue d'arbro creusé. La tension de !a mombrane s'obtient à l'aide de cordes et do cinq chevilles de bois disposées dans la paroi extérieure. On joue do ce tambour avec une baguette.)
TABLET EL DARAOUGHA n. m.
Timbale de cuivre dont on frappe la membrane, à l'aide de courroies do cuir. (Sa lar^^eur est d'environ 25 centimètres. On s en sert pendant le Ramadan pour donner le signal du repas à deux heures du matin. C'est éj;a!oment l'instrument dont so servent les derviches tourneurs.)
TabOADA (Luis), écrivain espagnol, né à Vigo on 1848. mort ù Madrid en lyoG. Il a écrit dans les périodiques espagnols une foule de chroniques et d'articles comiques et fantaisistes; ces articles ont été réunis en volumes.
Il est aussi l'auteur do trois romans humoristiques : la Vinda de Chaparro ; Pescadero, à lus besugos; et Las de Cachupin, qui contribuèrent moins à sa popularité que ses articles.
TABOUN i,Ao((»') n. m. Nom par lequel on désigne, en Mongolie, un troupeau de chevaux paissant librement dans les prairies.
*TAC n. m. — Art vétér. Maladie éruptive de la peau, contagieuse chez le mouton, le chien, le cheval.
*Tacchini (Pierre), astronome italien, né à Modène en 1838. — Il est mort à Spilamberto, près de Modèue, en 1905.
TAGHXSTE {chisst') n. m. Peintre qui procède par taches séparées. V. nêo-impbessionnisme.
Ta-CHI-TCHAO, bourg de l'Empire chinois {Mandchourie), sur la ligne ferrée de Port-Arthur à Moukden, et à l'entrée de la grande plaine de Liao-Yang. Kn avril 190-4 , bataille entre Japonais et Russes. Ceux-ci durent se replier sur Haï-Tchcng.
TACHYCARDIE [kï-kar-di — du gr. takhus , rapide, et kardia, cœur) n. f. Augmentation du nombre des battements du cœur, sans élévation de température.
— Enctcl. La tachycardie s'observe dans un grand nombre d'affections nerveuses, ou à la suite d'intoxications d'origine stomacale ou intestinale. On note encore la tachycardie dans les maladies de l'appareil circulatoire, ou à la période ultime des cardiopathies. Le traitement est celui de la cause.
'^ TACOT n. m. — Fam. Vieille voiture; véhicule d'un modèle ancien ou duu fonctionnement défectueux.
*TACTISME n. m. — Biol. Tnctisme allotropique, Se dit de l'influence d'un parasite qui détermine en un point de l'hôte l'apparition d'un organe ou d'un tissu normal quant à sa constitution, mais qui ne so montre normalement jamais à la place considérée.
Tadjahaot, tribu arabe de la Mauritanie, dans le pays des Trarzas. Installée dans la partie de la Mauritanie la plus voisine du Sénégal, elle comprend environ 7.000 individus, généralement favorables à la France, et
touvernés par un cheik élu. Suivant Cheik Sidia, la tribu es Tadjahaut serait venue directement d'Espagne planter ses tentes dans le pays, après l'expulsion des Maures de l'Andalousie par les successeurs de Ferdinand le Catholique ; c'est une de celles où se présentent les ressemblances les plus frappantes du type physique avec celui des Ibères do l'Espagne méridionale. V. Trarzas.
*Tafilelt ou Tafilalet, oasis et région naturelle du Sahara, aux conûns du Touat et de la frontière marocaine. — L'équilibre économique du Tafilelt, et par suite les dispositions politiques des habitants, ont été profondément modifiées par l ouverture de la voie française, qui, de Duveyrier, aboutit à Colomb-Bôchar. C'est en effet vers ce dernier point que se sont do plus en plus orientées les caravanes sahariennes, évitant ainsi le Tatilelt : d'où une diminution do prospérité pour ce dernier pays, et un mécontentement sérieux contre la France. Au mois d'octobre 1906, des marchands — en grande partie de nationalité juive — qui avaient émigré du Tafilelt vers Colomb- Bécliar, ont reçu sommation d'avoir à réintégrer leurs anciennes résidences; et les Doui-Monia, qui s'étaient signalés par leur soumission à la France, ont été à plusieurs reprises razziés. Cotte agitation u'a pas laissé, serable-t-il, que d'être encouragée par les émissaires do l'empereur du Maroc, et il on est résulté une recrudescence d'insécurité pour les caravanes qui circulent dans le Sud-Algérien. En présence do cette situation, le gouvernemcut français, à la demande du général Lyautoy, commatidant de la subdivision militaire d'Aïn-Sefra, s'est décidé à prendre sur la frontière marocaine, on prévision d'un conflit, d'importantes précautions militaires.
TAGA n. m. Instrument composé d'une plaque de zinc et d'anneaux do cuivre, dont on so sert en Abyssinie, pendant les cérémonies religieuses.
Tagant ou Taoanet. région do la Mauritanie, qui s'étend le long de l'ouod Mcrga,surun parcours de 250 kilomètres environ, et constitue la partie la plus riche de tout le i.avs,' dont elle possède la capitale, TtduUiija ou Fnrt-Coppolaiii. Lo Tagant, riciie en champs do blé, do mil, d'orge, do benne et mémo do coton, coupé do pâturages où s'élèvent de nombreux troupeaux do moutons. de bœufs et do chameaux, est habité, entre autres tribus arabes ou berbùros, par los Douaichs, qui l'ont assez ré-
Taga.
Ta huaag hou kin.
ccmmcnt conquis sur les Kountaa. Au total, 70.000 hab. environ; brigands, pillards, nomades, et dont les incursions dans les environs do Tichitt (v. ce nom) ont déterminé en l!.'02 rinlervention française dans ces régions.
TaghiT, poste français du Sahara algérien, dans la rc'gioii du Sud-Oranais, bâti sur un ksar, au milieu des sabk'S, à l'entrée du cul de Tnyhit et non loin du passage qui fait communiquer les vallées de la Zousfana (près do la()uelIo so trouve lo ksar) et do l'ouod Ghir. Lo poste de Taghit fut attaqué, le l'J août 1003, par une harka importante de lierabers, venus du Tafilelt. et qui ne purent être repoussés qu'après deux jours de combat.
Tagliafico (Joseph -Dieudonné), chanteur scéniquo et compositeur, né à 'roulou on 1821, de parents italiens, mort i Nice on 1900. Destiné au barreau, il faisait son droit à Paris, lorscjue de vifs succès obtenus comme chanteur de salon vmrent modifier ses idées et déterminèrent sa vocation pour lo théâtre. Il prit alors des leçons do Piermarini pour le chant, des conseils do Lablache pour le jeu scéniquo. Après avoir fait applaudir sa belle voix de baryton dans les concerts, il débuta en 1844 au Théâtre-Italien, de la façon la plus heureuse, et à partir de 1847 alla faire cha({ue année la saison du théâtre de Coveni-Garden à Londres, où ses succès furent grands. Tagliafico se produisit avec le môme bonheur à Bruxelles ainsi qu'en Allemagne, puis fut engagé à Saint-Pétersbourg, d'où il partit pour l'Amériquo. Après une brillante carrière, il renonça à la scène, et, fixé tantôt à Londres, tantôt à Paris, se fit une sorte de spécialité de la traduction française d'œuvres de compositeurs italiens, espagnols et anglais. Il en publia un grand nombre, et lui-même écrivit quelques romances aimables : Quand l'oiseau chante; la Cfianson de Marinette; Pauvres fous; etc.
TA HUANG hou kin n. m. Violon chinois, monté de deux cordes. (La mèche de crin de l'archet est passée entre les deux cordes. L'instrumentiste frotte la première en poussant l'archet en l'élevant et, au retour, il ébranle et fait vibrer la seconde.)
TAïEB-BEY{SidiMohamed), prince tunisien, né en 1821, mort à Tunis en 1898. Il était le frère cadet et l'héritier présomptif du bey de Tunis, Sidî- Ali. Pleiu de" sympathie pour la France, qu'il visita à diverses reprises, il prit parti pour elle lors de la conquête de la Tunisie (1881), et il fut alors privé de ses droits et retenu prisonnier dans son palais. Après l'établissement du protectorat, il s'occupa surtout de l'exploitation de ses vastes domames.
Taï-ïieï-ki [ffistoire de la Grande Pai.r], ouvrage que les Japonais considèrent à juste titre comme l'un des chefs-d'œuvre de leur littérature. Son titre est trompeur : il concerne, eu effet, l'histoire des guerres longues et violentes que se firent au moyen âge les deux célèbres familles de Gen-ziet de Hei-kè et qui aboutirent à l'anéantissement de la dernière. Léon do Rosny en a traduit un fragment dans le recueil le Lotus, t. I*"". *Tailhade (Laurent), littérateur français, né à Pasages San Juan (Navarre espagnole) eu 1854. — Depuis 1902, il a continué sa polémique violente contre les opinions modérées : Conférence sur l'o-uvre d'Emile Zola (1903) ; Discours civiques ; Lettres familières (1904), et signé avec R. Ralph : Son Importance Auguste Pluchon. Ses Poèmes aristophanesques (1904) réunissent aux qualités de verve et d'esprit satirique de l'auteur la connaissance du métier prosodique et du style. En 1906, Laurent Tailhade a abandonné ses amis politiques des journaux avancés pour entrer au « Gaulois » et se consacrer plus spécialement à l'art, comme il l'avait fait dès ses débuts dans son livre Vitraux.
TailHAND (Adrien-Alfred), homme politique français, né et mort à Aubenas (Ardèche) [1810-1889]. Fils de magistrat, il fit sa carrière dans la magistrature. Procureur à Privas (1844), il fut destitué par le gouvernement provisoire (1818), et la même année réinstallé à Draguignan. Il était avocat général à Nîmes, quand éclata le coup d'Etat du 2 décembre 1851. Il y donna son assentiment, devint conseiller à la cour do Nîmes (1853) et président de chambre (1869). .Vprès la chute do 1 Empire, il so lança dans la politique. Elu représentant do l'Ardèche à l'As- .semblée nationale (1871), il y siégea à droite et combattit •Thiers. En 1873, il so rallia au septennat. Le 22 mai 1874, il était appelé à faire partie du cabinet de Cissey, avec lo portefeuille de la justice qu'il conserva jusqu'au lO mars 1875. Tailhand vota contre les lois constitutionnelles. Il fut élu sénateur do l'Ardèche le 30 janvier 1876, appuya la politique du gouvornement du 10 -Mai et vola contre l'article 7. Il échoua au reuouvellemcut trieunal de 1885-
Taillandier (Saint-rené-) [Georges], diplomate
français, né en 1852. Licencié en droit et es lettres, il fut attaclu'- à la direction politique du ministère dos affaires étrangères en 1876 et il alla ensuite à l'ambassade de France à Londres, en qualité de troisième secrétaire (I88I). Secrétaire do 2*classe au Cairoen 1884,il rovintâParis, au ministère des affaires étrangères en 1886, secrétaire do l" classe à La Ilaveen 1887, à Munich quelques mois après et consul général à Beyrouth en 1S91. De retour à Paris, il fut chargé de la sous-direction politique au ministère des affaires étrangères (189:») et nommé ministre plénipotentiaire, l'année suivante. En 1901. il fut envoyé on qualité de ministre au Maroc, où il eut en 1905 â soumettre au sultan lo programme des réformes que la France so proposait d'introduire dans cet empire, lorS(]UO l'intervention de l'Allenïagne dans les affaires marocaines obligea le représentant de la Franco à revenir do Fez à Tanger. I! a ([uitté en 1906 la légation du Maroc, et a été Dommé ministre do Franco à Lisbonne.
* TAILLE n. f. — Encvcl. Milit. Los conditions de taille exigées des engagés volontaires par lo décret du 27 juin 1905 sont les suivantes; Pour les régiments d'infanterie de ligue, de zouaves, do tirailleurs algériens, ainsi que
iiiO
pour les bataillons de chasseurs à pied ou d'infanterio légère d'Afrique, aucun minimum ou maximum de taille n'est imposé. Seulement, il est dit que les hommes ayant moins de l"',54 doivent racheter ce défaut par une constitution extrêmement vigoureuse et par une aptitude spéciale à la marche, ou bien exercer la profession de tailleur, de cordonnier ou de maréchal ferraut.
Pour la cavalerie, un minimum et un maximum de taille sont fixés pour chaque subdivision d'arme : cuirassiers 1"',70 et 1",85 avec poids maximum de 75 kilogr. ; dragons l"',64 et 1"»,74, avec poids maximum de 70 kilogr. ; chasseurs et hussards, 1",59 et l^.os, avec poids maximum de 65 kilogr. Pour les chasseurs d'Afrique, même minimum, avec maximum de l'".72.
En outre, les maréchaux ferrants, selliers ou bourreliers, tailleurs, bottiers ou cordonniers peuvent être admis avec une taille inférieure au minimum, de 2 centimètres dans les cuirassiers et dragons et de 3 centimètres dans les autres régiments.
Pour l'artillerie, aucun maximum n'est imposé : mais le minimum est de l'",C0 pour les batteries montées, de l^.ôG pour les batteries à cheval, ainsi que pour les bataillons d artillerie à pied et de l^.'O pour les batteries alpines ou de montagne. Les maréchaux ferrants peuveut être admis avec l'",54 dans les batteries montées et l^.eo dans los batteries à cheval, alpines et de montagne ; les selliers, bourreliers, armuriers, tailleurs, bottiers, cordonniers, ouvriers en fer ou en bois sont acceptés sans condition de taille dans les batteries montées et avec un minimum do \'°,Gii dans les batteries à cheval, alpines et de montagne. de même que dans les bataillons d'artillerie à pied. Enfin, aucune condition de taille n'est imposée pour les couipagnies d'ouvriers d'artillerie et d'artificiers.
Dans lo génie, le minimum est de i'",66 — sans maximum — pour les sapeurs-mineurs, de chemins de fer et aérostiers, avec abaissement à l'",54 pour les maréchaux ferrants. Aucune condition de taille n'est faite aux selliers, bourreliers, armuriers, tailleurs, cordonniers ou musiciens. Aucune non plus n'est imposée aux sapeurs-télégraphistes.
Enfin, pour le train des équipages, le minimum est également de 1°',66 sans maximum, avec admission, jusqu'à 1°,60, des hommes exerçant les professions de sellier, bourrelier, armurier, tailleur, bottier, cordonnier, ouvrier en fer ou en bois et maréchal ferrant.
*Tailie (H.). Sa vie et sa correspondance (1902-1905). — Taine avait une naturelle horreur de la publicité et de la réclame. Il prit le soin do dire à ses intimes que, si jamais on voulait écrire après sa mort quelques
Eages sur lui, il entendait que ce fi'it a la façon de la iographie consacrée à lord Macaulay par Georges-Otto Nevylian, où ne figuraient que des lettres et quelques lignes de commentaire. La famille et les amis de Taine suivirent cette suprême recommandation et décidèrent do ne livrer à la publicité que les lettres de l'écrivain qui parlaient de philosophie, d'esthétique, de psychologie, d'art et d'histoire. Rien ou presque rien ne fut donne de la vie privée. Le premier volume comprend ce qui touche à l'enfance, à l'éducation, à l'Ecole normale, au professorat de Neversetde Poitiers. Le second a trait aux travaux sur Tite-Live, la Littérature amjlaise, le Voyage aux Pyrénées, les Essais de critique et d'histoire, la Philosophie <ie Tarf, le grand travail philosophique sur l'Intelliytnce. Le troisième se rapporte aux tragiques événements de la guerre de 1870, de la Commune de 1871 et à la publication du premier volume de l'Histoire de la France contemporaine qui a pour titre l'Ancien Hégime. Ces lettres, dont on a fait un choix excellent, pré» édées d'une introduction claire et sobre et ornées çà et là de notices et d'e.\plications précises, font merveilleusement connaître l'étudiant, le professeur, l'artiste, le philosopiie, le patriote, l'historien. Elles étincellent à tout instant de traits lumineux et projettent sur cette grande existence de vifs rayons. Le monde lui paraît peuplé d'imbéciles. Il n'a rencontré qu'un petit nombre d'âmes d'élite et il s'en plaint à Prévost-Paradol.
Ses portraits de Sainte-Beuve, de Renan, de Berthelot. des Concourt et d'autres sont d'une finesse et d'un esprit admirables. Il a étudié de près les .-Mlemands et. s'il reconnaît leur savoir et leur force, il constate leur orgueilleuse intolérance, leur étroitesse desprit et l'hypocrisie de leur pudeur. La guerre de 18T0 et la Commune de i87l redoublèrent son patriotisme et lui inspirèrent de très belles lettres adressées â sa femme et à ses amis.
TAINIE {té-ni\ n. f. Genre d'orchidacées, comprenant une dizaine d'espèces asiatiques. (La tninie étodée de Java est souvent cultivée, en général sous le uom d'eria stelhiia.)
TAINIOLITE [lé) n. f. Variété do mica à magnésie, potasse et lithium.
Taipu, ville de l'empire chinois (Chine propre 'prov. du Kouang-Toungl), englobée depuis 1899 avec la péninsule de Kaulung dans la sphère ,^ des intérêts anglais à Hong- Kong.
*Tait (Peter Guthriel, mathématicien anglais, ué â Datkeith (Ecosse) en 1831. — Il est mort à Londres eu 1901.
TaÏTOU lOeizéro), reine d'Ethiopie, née en 1854. Fille de lioutuui, do la famille d'Oubié, elle épousa en 1883 Ménélik, alors roi du Choa, devenu en 18S9 négus d'Ethiopie. Femme d'un grand couraçie, elle a pris part, avec sa garde d'honneur, à l'assaut du fort italien de Makallé, eu 1896. Ecoulée du négus, elle est au courant de toutes les affaires de l'Etat.
TaÏ-TSÉ-HO, rivière de l'empire cliinois, en Mandchourie. C'est un affluent assez important du Liao-Ho, qui se jette dans cette rivière un [teu en aval do son confluent avec lo Hun-Ho. I>e Talisé-Ho passe près de Ben-si-Hou et au milieu de l'important district minier de Yan-Taï. où so livrèrent, on août 1905, d'im])ortauts combats entre Russes et Japonais.
TajaNI (Diego), homme politique italien, né à Vietri sul Marc en mo. Avocat et m61é au mouvemeat libéral
Taîtou.
Talazac.
à Naplos sous les Bourbons, il fut oxil6 par eux ot so r6fui^ia ou Piémont, où il tleviut procureur du roi. Procurour gi-nôral à Palormo après 1860, il so déuiit à ta suiio d'un conflit avec lo préfet gént^ral Modici. Klu député par la suite, il a été ministre do la justice en 1878 ol en 1885, ot il est devenu sénateur du royaume on 1896.
TAKADIASTASE {iti-asa) n. f. Biol. Forment solublo
amvlolytii|uo de VnspcrffHma orizx, qui jouit do la propriété d liydrolvscr es umyioses et semble voisin do la diastaso du malt. (Wrobicwski a pu lo dédoubler en poutoso ot on matière protciquo.)
Talamon-FRXNKEL (dacillk dk). Baotér. Micro-organlsmo de lu pneumonie lobairo, découvert ot étudié simultanément parTalamon et FrEenkol.(On lo désigne habitU(>llomont sous le nom {\o pneumocoque . ÎS'o pas confondre avec le pneuiiwhacillf do Friodlainder.)
TALAfi, localité de la Turquie d'Asie (Anatolio [vilayet d'Aii^'ora, saiiiljak de KaisariobJ), au pied d'un volcan éU'int ; li.oon ù 4.000 hab.
Talazag (Jean, dit Alexandre), cbanteur scénique l'ratH.-ais, né à Bordeaux en i85:j, mort à Chatou en I8y2. Kils d'un employé aux douanes do Bordeaux, il 30 rendit de bonne beiire à Paris pour y tirer parti do sa boile voix du ténor, qui le (it admettre aussitôt au Conservatijire, où, en ISTT, il so voyait <léct!rner à la fois lo premier prix <lo chant ot les deux seconds prix d'opéra et d'opéra-comiquo. Knpaf^é alors au Théâtre -Lyrique installé à la Gaité , il a eut pas lo temps d'y débuter avant lo désastre do l'entreprise. II accepta les offres qui lui étaient faites à rOpéra-Comiquo ot débuta à ce théâtre, dans la Statue, lo 20 avril 1878. On l'entendit ensuite dans plu sieurs ouvrages du répertoire :
Haydt^e, Homéo et Juliette, la Flûte enchantée, puis enfin, il fit toute une série do belles créations <)iii lui attirèrent l'estime du public et dos artistes ; Jenn de JSic'Ue , les Contes d'Hoffmann , Galante Aven -
turc, Lakmé, Manon, Diana, une Nuit de Cléopàtre, Eqmont, et le Itoi d'Ys, qui devait être la dernière. Entre temps, il so faisait applaudir aussi dans : Joseph, liichnrd Cœur de Lion ot ta Traviata. Cependant, Talazac quitta rOpéra-Comique pour donner des représentations à l'étranger, notamment à Constantinople ; do retour à Paris, on lo vit à l'Edon dans Samson et Dalila. Après lo désastre de ce théâtre, il disparut complètement de la scène.
*Talbot (Denis -Stanislas Montalant, dit), comédien frau':ais, né à Paris en 1824. — Il est mort à Paris on 1904.
*Talca, ville ilu Chili. — C'est un des points du Chili
3ui eurent lo plus à souffrir do la catastrophe séismique u IG août 190G. Un grand nombre de maisons y furent renversées, ensevelissant sous leurs décombres do nombreuses victimes.
Talisman, bâtiment de la marine française qui, dans l'été de 1883, sous le commandement du capitaine Parfait et la direction sciontitiquo d'Alphonse Milnc- Edwards, explora la partie de l'océan Atlantique comprise k l'ouest de la côte marocaine, les alentours des archipels dos Canaries ot du Cap-Vori et la mer des Sargasses.
Talmbyr {Marie-Justin-Maurico Coste, dit Maurice), littérateur ot journaliste français, né à Chalonsur-Saône en 1850. Il a écrit dans un grand nombre de journaux et de revues de Paris, et publié en librairie : le Grisou (1880); Vierge sage (1881); la Cormière (1890), (|ui sont des romans bien faits; puis dos études et tableaux documentaires : Sur le banc, où défilent, au cours de trois volumes, une série de criminels curieusement étudiés dans leur physionomie et leur psychologie; les Posséd'^s de la morphine; Souvenirs de journalisme; la CHi- du sang : Sur le turf. Conférencier vigoureux et entraînant, Maurice Talmoyr a condensé ses campagnes Solitiuues do 1904 et 1905* en eux urochurcs : la J'Vanc- A/açonnerie et la Hêvolution française ot Comment se fabrique l'opinion. Enfin, il a fait jouer à la Comédie-Parisienne une pièce iutîtuléo Entre mu/les (1890).
TALOCHAGE n. m. AotioD de tatocher.
TALOCHE n. f. Petite pelle, ^srrvatit à frapper sur les meules où l'on cultive lo champignon de couche afin de les rendre bien lisses.
TALOCHER (rad. taloche) V. a. Lisser les meules à chamiiignons.
*TamagnO iFrancesco\, ténor italien, né à Turin en 1851. — Il est mort à Varese (Lombardie) en 1905.
TAMARUGITE n. f. Sulfate hydraté naturel d'alumine, soûle et chaux avec chlore.
TAMONÉE n. f. Genre de verbénacées verbénées.
— Encycl. Les tamonées sont des plantes do l'Amérique tropicale qui ne différent des verveines que par leur calice campanule et par leur fruit drupacé.
On désigne aussi sous lo nom de tamonée un important genre do mélastomacées comprenant environ 550 espèces do l'Amérique tropicale; les principales de ces espèces sont : la tamonée macrophylle, à fruits comestible^lou munduniru, du Brésil); la tamonée spécieuse, herbe utilisée comme les prêles dans nos pays; la tatnonée épipbyte; la
T.XKADIASTASK
TAUIM
Tamonée : a. fleur; b, graine KToisîe.
tamonée humble; la tamonée A nervurei ; etc. Ud certain nombre do ces espèces fournissent des substances colorantes. I<o nom do la mélasloinacéo est remplacé on général par celui de miconie.
♦tampon n. m. — .Vutom. Petite pièce se boulotuiant dans un trou de la paroi du cylindre d'un moteur A explosion ei" servant do sunport au rupteur employé dans l'allumage i basse tension. V. aL-
l.fMAGI-:.
Tanagra, marbre de J.-L
Gérome, (|ui figura au Salon dr?
1890. Il se trouve maintenant placé au musée du Luxembourg.
Imposante et troublante avec son regard hautain, la femme nue qui personnifie l'art distingué do Tanagra, présente, posée sur sa main gauche, une délicieuse statuette de danseuse, tandis que son bras droit, légèrement replié, s'appuie sur une roche. Lorsqu elle parut, cotte figure était colorée cheveux blonds, yeux bleus, chairs mates, seins roses ; mais la lumière a rongé les fards dont Gérome avait aimé à parer son œuvre, et la couleur ne subsiste plus que dans les cheveux do la statue et sur la tunique do la petite dauscuso.
Tanana. affinent gauche du Youkon , au cours encore fort mal connu, ot dont le bassin semble contenir do riches gisements miniers. Il reçoit dans son cours inférieur différents affluents importants (lo Baker, lo Kantetna, le Fulvana, le Chenoa), navigables pour de petits vapeurs sur une distance de 50 à 100 milles. Lui-môme — que la route de Valdès croise à 480 milles de son embouchure — n'a pu être remonté quo jusqu'à 310 milles du point où il conflue avec le Youkon.
TANBOUR BAGHLAMAH n. m. Tanagra,d'apr< .. - : :i.t Instrument orienta!, dont le nom
signifie mandoline d'enfant. (Il est monté de quatre cordes, les trois premières d'acier et la quatrième en laiton.)
TANBOUR BOUL- GHARY n. m. Sorte do maniolino bulgare, dont lo corps sonore est analogue à celui du taubour chargy, mais on plus petit. (Cet instrument, d'origino asiatique , est monté do quatre cordes doubles, les deux premières en laiton, les autres en acier.)
TANBOUR CHARGT
n. m. Instrumenta cordes pincées, usité en Orient.
( La partie convexe du corps sonore est faite de bois d'orme et la table de trois planchettes de sapin collées; l'instrument n"a pas d'ouïes, mais un trou percé sur
10 côté laisse pénétrer lair. Il est généralement monté de cinq cordes, trois en laiton à gauche et deux eu acier.)
TANGAVAÏTE n. f. Espèce minérale, appartenant au genre serpentino-
* Tanger, ville du Maroc septentrional, sur l'océan Atlantique et à l'entrée occidentale du détroit de Gibraltar. — Cette ville, où le commerce européen n'a cessé de se développer depuis dix ans, et où la colonie française est particulièrement importante, a été, en 1903, le théâtre de la manifestation préméditée de l'empereur d'.'Vllomagne, qui, au lendemain de la conclusion des accords anglo-français et franco-espagnols, est venu y affirmer la souveraineté pleine et entière du sultan sur tout le Maghreb. Cotte démarche sensationnelle amena dans les rapports entre la Franco et l'Allemagne un état de réelle tension, qui ne prit fin qu'avec la réunion de la conférence d'Algésiras. Celle-ci a confié la police de Tanger à la Franco et à l'Espagne, et c'est dans cette ville que doit résider lo haut commissaire suisse chargé de contrôler l'exercice, par l'Espagne et par la France, du droit de police sur les principaux ports marocains. V. Maroc.
TaNGERMANN (Guillaume), théologien vicux-catholiquo et écrivain allemaud, ué à Essen-sur-Ruhr en 1813. 11 fit ses études â Munster et à Munich, fut ordonné prêtre en 1845 et exerça le sacerdoce à Neuss (1846), puis à Unkel (1862). A la suite de son refus d'accepter les décrets du concile du Vatican, il dut abandonner ses fonctions sacerdotales (1870). Il se rendit alors à Bonn et devint en 1873 curé de la communauté des vieux-catholiques de Cologne.
11 a publié, d'ordinaire sous le pseudonyme de Victor Granella, un çrand nombre décrits, où la verve d'uo polémiste intrépi-io s'égaye volontiers de poésie. Citons seulement : Vérité, beauté et amour (1867) ; Poésies patriotiques et pièces de circonstance (1871) ; les Deux mondes : vérité et poésies (1871) : Diotima (1873): le Cœur et le Monde, poésies (1876) ; la Philosophie et le Christianisme dans leurs rapports avec la civilisation et la question religieuse (1876) ; te Principe du libéralisme : son importance morale pour l'Etat et l'Eglise (1886); Sons des harpes de Sion (18861 ; Philosophie et poésie (1886; ; Nouveau printemps, nouvelle iie(iS89V; .Y«(ure et esprit (1394); Vie,
Tanbour Tanbour i ..
baghlamah. boulghary. cbai^^y.
lumière et amour (1894) ; Malin et soir (ifi95) ; fleur» et étoiles (1896); etc.
TANinCATION ou TANNIFICATION (ta-ni, si-on) n. f. TrariNtoniiaiiori en tanin.
Tanner iCharl.-s Klarnk IJkanb., médecin et homme politique irlandais, né à Cork en 1850, mort à Headiug en 1901. Il fil ses études en Franco et les compléta dans les universités de I^eipzîg et de Berlin. Docteur eo. médecine, il occupa la chaire d'anatomie au Qucen's Collège do Cork et fut chirurgien do l'hépiial du comté. Trè» populaire, il fut élu maire de Cork en 1^83, puis membre de la Cliambrc des communes efi lH8:i. L*n des principaux nionibres du parti nationaliste, it so déclara contre Parocll '■n ij^.'u. et fut le whip de la section dissidente du parti.
*Tannert Paul), savant français, né à Mantes ea
IStJ. — Il est mort à Pantin en l'joi.
Tantum ergo. Ce sont les deux premiers mots cTao chant religieux que l'on exécute, dans la liturgie catholique, toutes les rois qu'on va donner la bénédiction da saint sacrement. Ce chant est composé des deux dernières strophes de l'hymne Pange Itngua (chante, 6 ma langme, etc.).
Les paroles so chantent sur des mélodies diverses, et lo pape Pie X, dans un motu proprio sur la musique sacrée
I V. McsiQUB SACRKE}. s'cst m/^mo élevé vivement contre les compositeurs qui font de la première strophe an solo, une cavatiue, ou ud adagio, et do la seconde un allégro.
II défend absolument do donner à ce morceau cotto alhire do composition profane.
Ta-OUAN, localité do l'Empire chinois (Mandcbourie), sur un petit sous-affluent du LiaHo par le Tsai-tsé-Ho. En août 1905, vif combat entre Japonais et Russes, au désavantage do ces derniers.
TaOUDENI ou Taodeni, petit oasis du Sahara central, au nord du désert el-Djouf, dans la dépression à peine visible d'un oued desséché, l'oued Telig. Un millier d'habitants, en grande majorité nègres. Palmeraies ; point d'eau important sur la route que suivent les cara* vancs entre Tombouctou et le sud du Maroc. A été visîié eu 19Û3 par des officiers et des raêharistcs frauçais.
*TAPEUR n. m. — TélégT. Instrument moot^ eo dérivation sur lo relais du morse, permettant de décohércr le radioconduc- , ^^ ,-n
teur cohéreur '"P"'' Q Ol***'«««>'l«cl«»''
chaque fois qu'il a été ioducncéparuno onde.
— Encycl.
Pour permettre la transmission régulière des signaux, le radio-
Tapeur double.
Radiocondudeur
tapeur
Tapeur simple.
conducteur doit être ramené à l'état neutre chaque fois qu'il a été cohéré par le contact de l'onde. L'instrument qui sert à cet usage s'appelle tapeur ou Irembleur. De la régularité de son fonctionnement dépend l'enregistrement intelligible des signaux. Le principe de l'appareil est très simple : c'est un électro-aimant dont la prise de courant est en dérivation sur lo morse, et qui à cliaque fcrmcturo de circuit vient frapper doucement le radioconducteur à l'endroit où se trouve la limaille, dont la cohérence disparait, ce qui cutraiue la rupture du circuit.
TAPHRINE n. f. Champignon discomycète. para>ite, ayant son mycélium généralement 'à l'iotérieur des feuilles et venant former, çà et là, à la surface, des asques qui donnent naissance chacune à un grand nombre do spores. .Une espèce, la taphrine dorée, est très commune et forme des taches orangées sur les feuilles do peuplier.)
TARANAKITE n. f. Phosphate hydraté naturel d'alamine, avec potasse et fer.
TARASPITE .1. i. Miner. Syn. de miémite. V. t. VI.
TARCHOHANTHE {ko) n. f. Bot. Genre do composées tubuliflorcs inulces, type d'une sous>tribu dite des tarchomanthées.
— EscvcL. Les tarchomanthes sont des arbres odorants, velus sur les parties jeunes, à feuilles simples; ils sont a)>ondammcnt répandus en Afrique. Lo tarchomanthe camphrier, à odeur de camphre, a un bois très dur, que les indigènes utilisent souvent pour la fabrication de leurs instmments de musique.
*TarDE (Gabriel'i, sociologue français, né Â Sarlat eo 1843. — Son véritable nom était Gabriel dk Tarde. U est mort à Paris en 1904.
TarenTOM, ville des Etats-Unis (Pensylvanie comté d-Vlloghanv;), sur la rivière Alleghany; 5.472 haïj. Manufacture Je glaces.
TarF ou GuERAH-EL-TARF, lac salé de l'Algérie orientale, dans la province de Constantinc. dans une liauto dépression que dominent notamment le Sidi-Hegheiss et les chaînes ae Mesloula et du Tarf. C'est la partie la plus méridionale des bas-fonds où se logent les autres dépressions salines du Guellif, de l'Aok Djemel, etc. Le Tarf proprement dit n'est lui-même qu'une vaste sebkha do vingt mille hectares de superficie, extrî-mement chargée de sel, et recevant, entre autres petits cours d'eau temporaires descendus de l'Aurès, (oued Roughcl, l'oned Taotizient, et l'oued el-Frciss. Toute la région est généralement i sec pendant rêic, et les Arabes viennent y faire à ce moment la cueillette du sel. Le Tarf, qui sans doute s'écoulait jadis dans la direction de l'ouest, forme aujourd'hui un liassin complètement fermé, et toute la région parait être en voie de dessèchement progressif.
*Tarim. — Au cours du voyage qu'il a exécuté dans r.\sie centrale de 1899 à 1902. lé IK Sven Hedin a constaté que, sur tout son parcours, le Tarira a une tendance marquée à se déplacer vers le S-, où il forme de nombreux embranchements. Cette tendance augmente à mesure que la rivière approche do son embouchure ; lo terrain est si plat que le courant cherche sans cesse à s'y creuser des
TARKOW — TAXIMÈTRE
bras nouveaux. Au Heu de so jeter dans l'ancien Lob-Nor, le Tarim dépasse actuellemcnl ce lac oi forme lo lac Kara-Koshouû (le I.ob-Nor actuel), siiucî au S. de l'ancien. Le niveau de si-s eaux est très variable, et chaque année son lit change très notablement.
TarkOW, bourg de la Russie (Pologne [gouv. de Siedicc, distr. do Siodicc]). sur un petit sous-amuent de la Vistule; 4.000 hab. Commerce de bestiaux et de céréales: distillerie deau-de-vie.
TaRLOW, bourg de la Russie (Pologne [gouv. de Radom, distr. d'ilza'). sur un petit sous-aftiucnt de la Vistule; 2.500 hab. Distillerie.
*TaRRAGONE, ville d'Espagne (Catalogne), chef-lieu do la provinoo homonyme. — C'est àTarragone que les chartreux, après leur expulsion du grand monastère dauphinois, ont installé la distillerie chargée de fabriquer, sous le nom do .. liqueur des Pères chartreux », Iclixir qui a obtenu uno si grando réputation. Dans l'usage courant. le mot "' tarragone ■• désigne la nouvelle liqueur, par opposition à celle cpie continuent à fabriquer en Franco les bénéficiaires de la liquidation des Pères chartreux. La congrégation cartusienne ne s'est d'ailleurs pas transportée tout entière à Tarragono; une partie des Pères, avec le supérieur de l'ordre, se sont installés en Italie, à Farneta, près de Lacques ; et c'est ce dernier monastère qui a pris le nom de Grande-Chartreuse. V. Farneta.
TaRREGA (Francisco), auteur dramatique espagnol, de Valence. Il florissaii dans les dernières années du xvi" et dans les premières années du xvii* siècle. Il passa la plus grande partie de sa vie à Valence, où il était chanoine de la cathédrale, et contribua, avec Guillen de Castro, Aguilar et quelques autres, à donner beaucoup d'éclat au théâtre de cette ville. Il fut très apprécié de Lope de Vega et Cervantes. Neuf de ses comédies parurent en 1608, dans le volume intitulé : Comeditis de cuatro poetas naturalcs de Valfi^ci'i [Tarrega, Castro, Aguilar, Beneyto). Ce sont : le Pré de lalence; le Faux Esope; le Siège de Hhodes; Amalthée persécutée; le Sang loyal des montagnards de A'avarre ; les Fortunes cfiangi'es et l'Heureux tournoi; le Siège de Pavie ; la Duchesse constante; la Fondation de l'ordre de Notre-Dame. Son œuvre la plus connue est l'Ennemie favorable.
TaRRIDE (Abel-Analolo), acteur et autf^ur dramatique français, né à Niort en 1865. Elève de Delaunay au Conservatoire, il y obtint un second prix de comédie en 1889, et, en-
fagé aussitôt au Vaudeville, il ébuta à ce théâtre à la fin de la même année, dans les lieftpectables. Du Vaudeville ii passa aux Nouveautés, où il se lit remarquer dans ; la Demoiselle du ti'léphone, la Vertu de Lolotle, le Petit Savoyard, Aini Fauvette, la Bonne de chez Duval, Fanoche, Champignol malgré lui. Son secrétaire. A/on prince, le Capitale, la Tortue, les Erreurs du mariage, le Sursis, le Contrôleur des wagonslits, la Dame de chez Maxim, etc.
Après avoir été créer la Layette au Gymnase, puis l'Enchantement à rOdéon, il prit la direction du petit théâtre des Matburins, où il joua : Qui trop embrasse, la Petite Femme de Loth, le Pain de ménage, P'tit Loulou.... Il entra ensuite un instant à l'Athénée pour y créer En fête, loua la salle des Bouffes-Parisiens pour y monter et y jouer les Travaux d'Hercule, puis rentra au Vaudeville, s'y montra dans : la Passerelle, Antoinette Sabrier, les Coteaux du Médoc, Frère Jacques, l'Esbrouffe, la Vie en voyage, Yvette, alla créer au Gymnase le Bercail, puis fut engagé à l'Odéon. où il créa Glatigny, et Jeunesse, et qu'il quitta lorsque Antoine on prit la direction. Auteur draniatiqiie, il a lait représenter : le Quadrille, avec Piazza (Mathurins, 1002); Par habitude, et le Coin du feu (Mathurins), avec Vernayre (1903); Fin de vertu (Capucines), avec Vernayre (19"03); le Tour de main, avec Croisset (Gymnase, 1906)."
TaRRYTOWN, bourg des Etats-Unis (New- York [comté de Wcslcbesterj). sur le lac Tappau, formé par le fleuve Hudson ; 4.770 hab. Tombeau de ^VasbiDgton Irving. Minoterie ; fabrication de machines.
TARSITE {de tarse) n. f. Méd. Inflammation des-paupières. (La tarsito syphilitique, d'ailleurs assez rare, consiste dans un épaississoment considérable des tarses avec chute complète des cils. [V. PACPiÈRt:, et syphilis].)
TABSOPTOSE (du gr. tarsns, tarse, et plosis, chute) n. f. Méd. Pied plat ou tarsalgie des adolescents et des enfants, caractérisée par un affaissement de la voûte plantaire avec déviation du pied en dehors et douleurs plus ou moins marquées au niveau du tarse, (Ces douleurs peuvent être iasignitiautes ou même manquer. [V. tar-
6ALGIB, t. VIIj.J
TARTARIEN, ENNE {ri-in, en') adj. Se dit d'un sousétago géologique représentant lo sommet de l'étage tliuringien do la Russie. (Il constitue une sorte de passage au (rias.)
— n. m. : Le tartarien.
TartarO, affluent droit du Pô, qui arrose les provinces do Vérone et de Kovigo et so jette dans le Po lii Levante sous le nom do canal Bianco, près de Loreo, après un cours de 1G8 kiiomôlres.
Tascher de La Pagerie (comtesse Stéphanie^ femme do lettres française, auicur de mémoires, née à Paris en 18U, morte à Munich en 1905. Fille do Louis Robert Tascher de LaPagerie, fait comte par Napoléon, et do la princesse de La Laven, elle était petite-nièce de l'impératrice Joséphine. Elle fut élevée dans la familiarité de la reine Hortense, et passa sa jeunesse on Bavière, où son père avait suivi le prince Eugène. Après le 2-Décembre 1852, Napoléon III flt de son pôro un sénateur et elle eut «on appartement aux Tuileries, où le comte Tascher de La Pagerie fut bientôt élevé aux fonctions de grand maître do la maison do l'impératrice, qu'il garda jusqu'à sa mon (iseiV La comtesse Stéphanie continua do vivre à la cour et. pour ainsi dire, dans la famille impériale, jusqu'au 4 septembre 1870. Elle trouva alors uu asile pro-
Tarride.
visoiro à Paris même, chez sa sœur, la comtesse de \Valdncr-Freundstein, et, après des séjours dans le Tyrol et ù. Bade, elle se (ixa rue de Berri, où pendant longtemps son salon fut le rendez-vous du monde fidèle à l'Empire disparu. Elle a publié trois volumes de Souvenirs cxtrémemenî curieux ( isy3-l!<y4j.
Tasfaout-FENOURIN, chapelet d'oasis du Sahara septentrional, dans Je Touat, à dix lieues environ au sudouest de la vallée do l'oued Zaoura ; 7.00D hab.. appartenant pour la plupart au groupe harratin. Belles palmeraies ; culture du coton, du tabac ; élevage du mouton. Cette longue ligne de dix-sept villages ou ksour est une des régions les plus prospères du Touat.
Tasman (mkr de\ nom donné par l'amirauté anglaise à la parue de l'océan Pacifique comprise entre la Nouvelle-Zélande et les îles situées au N.-O. de cet archipel d'une part, l'Australie et la Tasmanie de l'autre. Cette dénomination a été oflicicUemeut adoptée eu 1891.
Tate (Nabum), poète anglais, néà Dublin en 1652, mort en 1715. En 1692, à la mort de Shadwell, il fut nommé poète lauréat. Ses premiers Pohnes lurent pubiés en 1677. Il écrivit pour le théâtre de nombreuses adaptations d'après Shakspeare ou Fletchor et deux tragéilies : lirutus d'Albe (1678) et le Loyal Général (1680). Son Jioi Lear est un exemple de la profanation que peut subir un chef-d'œuvre. Tate modifia l'action et le dénouement, introduisit des scènes nouvelles et eut la naïve outrecuidance de croire qu'il avait fait mieux que son prédécesseur. Le public fut complice de Tate, car il applaudit pendant plusieurs années les étranges productions de cet auteur médiocre, maladroit et sacrilège. Tate avait collaboré avec Dryden à la seconde partie d'Absalon et Ackitophel.
Tatenhausen, bourg d'Allemagne {roy. de Prusse fprov. de Westphalie]), près d'un petit sous-affluent du Ktiin ; 1.000 hab. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées, utilisées pour le traitement du rhumatisme chronique. Bains de boue.
TatiSCHEV (Serge Spiridonovitch de), publiciste russe, né en 1846, mort à Graz en 1906. Il fit ses éludes à Saint-Pétersbourg et à Paris. Il servit au ministère des affaires étrangères et dans divers postes diplomatiques ou consulaires, fît comme volontaire la campagne contre les Turcs en 1877, entra ensuite au ministère de l'intérieur, s'adonna en même temps au journalisme et aux études historiques, et fut agent du ministère des finances, puis attaché commercial à Londres. Il a collaboré à divers recueils russes et français et publié des ouvrages d'histoire : la Politique étrangère de Nicolas /" (1887); l'Empereur Nicolas et les Cours étrangères (1888); Etudes sur la diplomatie russe ( 1890-1898) ; Alexandre et Napoléon d'après leur con'espondance inédite (en franc., 1891); Vie d'Alexandre II (1897); la Famille 7'atischev (1900); etc.
*TaTTEGRAIN (Francis), peintre français, né à Péronne en 1852. — Il a exécuté, à la demande de l'Etat ; Cérémonie des récompenses, Exposition universelle de 1900 (Salon de 1904). Il a exposé depuis : tes Filets volés, Saison du hareng, le Patron de la f^ Dose mystérie^ise y> (1905); Désemparé, l'Ancien (1906). Ces quatre peintures retracent des scènes de la vie de la mer qui valurent à Tattegrain ses premiers succès.
TatzmANDORF, bourg d'Austro - Hongrie (Hongrie [comitat d'Eisenburg'l, près d'un petit sous-affluent du Danube; 1.000 hab. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées, à la température de 13° C, utilisées en bains et on boisson pour le traitement do la chloro-anéraie. Elles sont l'objet d'une active exportation.
Taube (Charles-Evert-Bernard, baron), historien suédois, né à Lidhem (lœn de Kronoberg) en 1834. Archiviste aux archives royales de Stockholm (1884-1899), il s'est fait surtout connaître par de considérables publications do textes : Protocoles au Biksdag de In noblesse et des chevaliers (1645-1660, 5 parties 1871-1886); Happort des ambassades suédoises sur les puissances étranyères (1793); Happort du baron S. G. Hermelin sur les Etats unis de l'Amérique du Nord (1784) ; etc.
TauRA, bourg d'Allemagne (roy. de Saxo [cercle do Leipzig, distr. de Rochlitz]), sur la Chemnitz, sous-affluent do l'Elbe par la Saale; 3.000 hab. Bonneterie, ganterie, filatures.
TAURESQUE \tô-rrssk') adj. Qui rappelle lo taureau: Asaez grand, trapu, blond, le teint coloré, la face tavres- QUE. (Léon Frapié.)
Taurinensis, planète télescopique n" 512, découverte en r.i03 par iMax Wolf.
TAURITE (Ml n. f. Roche érupîive appartenant à la famille des granités, au groupe des felsophyres, et au type rhyolite. (C'est une rhyolite à legirine.)
TauSSAT, hameau de la Gironde (comm. d'Audonge). arrond. de Bordeaux, sur le bassin d'Aroacbon; 300 hab. Ch. do f. Midi. Exploitation do pins, résine, etc. Petite station do bains de mer assez fréquentée.
Tauste, bourg d'Espagne (Aragon [prov. do Saragosse, distr. de Ejea de los Caballeros]), près de l'Arba, affluent de l'Ebre; 5.000 hab. Industrie active; fabrication de produits chimiques, toiles, étoffes de laine. La ville, qui est une des plus anciennes <le l'Aragon, donne son nom ù un très utile canal d'irrigation.
TAUTOMÈRE ((ô— du gr. tauto, le même, et méros, partie) adj. t^ui est situé dans la mémo moitié de la moelle spinale. (So dit principalement de certains neurones dont le cylindraxe et ses terminaisons jouissent de colto propriété.)
*TavAN (Adolphe'/, poète provençal, né à Chàteaunoufdo-Gadagne (Vauclusoj en 1833. — Il est mort dans cette commune en 1905.
Tattegrain.
Tawaya.
Tavannes ou Dachsfelden, comm. de Suisse (cant. do Berne [disir. de Moutier]), sur la Birso Daissante (hassin du Uhin); 1.300 hab. Fabrication d'horlogorio, élevage de bestiaux, fromagerie.
TavOLJANKA, bourg de Russie (gouv. de Tambof 'distr. de Lipetzk^K sur la Matyra, sous-affluent du Don parle Vorouêje ; 3.000 hab. Distillerie d'eau-devie ; commerce de céréales et de bestiaux.
TavOLJANKA, bourg do Russie (gouv.
de Samara L'Jisir. de Nîrolaïevsk]), sur l'Irgbiz, affluent du Volga; 7.000 hab. Industrie et commerce actifs; minoteries, tanneries, distilleries.
TAWAYA n. f. Sorte de guimbarde en bois, en usage chez les indigènes des Nouvelles- Hébrides.
*TAXE n. f. — Taxe vicinale. Taxe dont la perception est autorisée en remplacement des prestations.
— Encycl. Fin. La loi du 31 mars 1903 a autorisé les communes à établir, si elles le jugent opportun, une taxe vicinale destinée à remplacer le produit des journées do prestations que les communes sont tenues de voter pour les chemins vicinaux. Le remplacement peut porter soit sur la totalité ou sur une partie de la prestation individuelle, soit (lorsque celle-ci a été intégralement convertie) sur la totalité ou sur une partie de la prestation des animaux et véhicules.
La taxe vicinale est représentée par des centimes additionnels aux quatre contributions. La liltération peut s'effectuer en nature lorsque la taxe n'est pas inférieure à 1 franc.
Les quittances délivrées aux redevables sont exemptes du timbre, même lorsqu'elles excèdent 10 francs.
TAXIMÈTRE (du gr. taxis, taxe, et métron, mesure) n. m. Techn. Compteur pour voitures et automobiles, indifiuant au voyageur, par la distance parcourue, le prix qu il doit payer. !i On dit aussi, mais moins bien, taxa- MÉTRii (en le composant avec taxe, et mètre) et taxemêtre (en le faisant dériver du latin laxare, taxer, et du gr. métron mesure]. g
— Encycl. Le taximètre a tout d'abord été exploité en Allemagne vers 1894 ; il a fait son apparition en France en 1904. Cet appareil, constitué par un cadran muni de guichets, a pour but d'établir automatiquement le prix de la course faite par le véhicule d'après la distance parcourue. 11 est horokilométrique et est mis en mouvement soit par l'intermédiaire d'une transmission flexible s'adaptant au moyeu de la roue, soit par un mouvement d'horlogerie qu'il contient. Le cadran est en relation avec un drapeau le surmontant, qui, lorst|ue la voiture est libre, a une position verticale, la flamme horizontale.
Quand le cocher est pris à la course, il incline ce drapeau, dont la hampe se place horizontalement, la flamme en bas. Le tarif est alors kilométrique et c'est la roue de la voiture qui actionne le compteur. Dans un guichet du cadran apparaît alors le prix initial de 0 fr. 75, qui reste fixe jusqu'à 1.200 mètres; ce prix s'augmente de 0 fr. 10 automatiquement pour les premiers 400 mètres en sus et successivement de 0 fr. 10 par 200 mètres.
Si le voyageur prend la voiture à l'heure, le drapeau est vertical, la flamme en bas; le mouvement d'horlogerie se met alors en marclio. La voiture circule-t-elle à plus de 8 kilomètres à l'heure, pendant l'application du tarif horaire, c'est la distance qui marque; si elle fait moins de 8 kilomètres, c'est l'heure qui marque. Cette combinaison s'obtient au moyen d'une roue à rochets mue par "deux cliquets, l'un de distance, l'autre éCheure. C'est celui des deux cliquets qui va le plus vite qui entraine le mouvement de l'appareil, sans qu'il y ait jamais double emploi.
Quand la voiture s'arrête, le cocher embraye le mouvement d'horlogerie qui met alors l'appareil en mouvement h raison d'une marche fictive de 8 Iviloraèlres à l'heure. Lorsque le véhicule se remet en marche, c'est de nouveau le tarif kilométrique qui entre en fonction.
Lo cadran, outre celui du tarif courant, est muni d'iin autre guichet, dit des suppléments, où s'inscrivent des prix spéciaux, qui sont : 0 fr. 25 par colis, ou 0 fr. 50 pour lo passage des fortifications, les courses et heures de nuit. C'est à la main que le cocher met en œuvre le mouvement relatif à ces suppléments.
Toutes les sommes marquées sur les guichets du taximètre sont enregistrées par uu compteur totalisateur. Dès lors, le voyageur a sous les yeux la somme globale qu'il doit payer. De plus, lo loueur du véhicule peut ainsi savoir combien le taximètre a marqué dans la journée, par la comparaison des deux sommes marquées, lo matin, à la sortie, et le soir, à la rentrée de la voiture.
Lo taximètre adapté aux voitures de place automobiles est unlqviement borokilométrique et lo conducteur n'a pas à y toucher lorsque le voyageur descend do la voiture et" la laisse oliendre ou lorsque, en cours de route, il demande à marcher au pas.
Quel que soit le mode de traction, il est interdit au conducteur de circuler avec un voyageur dans sa voiture en conservant le drapeau libre relevé.
Aucune ordonnance do police ou arrêté préfectoral n'a réglementé la manœuvre du compteur kilométrique. Celte manœuvre se trouve seulement expliquée sur le bulletin que tout cocher doit remettre spontanément à la personne qui monte dans sa voilure. Mais la jurisprudence a déjà été appelée à trancher plusieurs questions que pose l'emploi du taximètre. Il a été notamment décidé que le cocher ne pouvait faire apparaître le voyant bleu, marquant le tarif du pas ou do rallento, que sur l'ordre du vovagour et non do son propre mouvement, chaque fois que par un cas de force majeure il doit se mettre au pas ou s'arrêter sur Tordre d'un agent. (Trib. de paix de Villejuif.)
Taximètre.
Taxii.liulc UicUard.
TAXIPHOTE (du gf. taxis, emplacement, et phâs, fiholufi, luiniùrc) n. m. .Systùino do storiioscopo qui permet do trouver instantanément cl do rogarder l'une quel(:on')UC des vinpt-cinq vues contenues dans une boîte-classeur disposée ad hoc.
— Encycl. I*e taxiiiliote, construit par Richard, plus spécialement pour re^'ardor, classer et projeter les vues stéréoscopiques oljionues avec le vérascope, se compose esscntiellcrnenl d'une plutc-formo moltile sur laoueilo on place les boîtes-classeurs spéciales dans lesquelles on a préalablement mis les
dispositifs à examiner.
Kn fermant la porte do l'instrument, on l'ait élever une sorte de fourche qui soulève une vue et
I amène devant lesoculaires pour qu'on puisse loxaminor facilement.
D'ailleurs, un système do coulisses et <le crémaillères permet d'approcher, d'éloif^ner ou d'écarter les oculaires de manière à bien approprier lo s V s t è ni o optique à l'acuhé do la vision etàlécartcment des yeux do l'observateur. Pour passer d'uno vue à la suivante, il suffit d'appuyer sur un levier disposé sur lo cûté droit de l'appareil et de le laisser remonter après avoir été bien à fond de course. Dans la première partie du mouvement d'abaissement du levier, on fait descendre la fourche, et la vue reprend sa place dans le classeur; pendant la seconde partie, lo chariot se déplace d'un cran, et lorsque le lovicr remonte, la fourche se soulève à nouveau, entraînant la plaque suivante jusnu'à ce qu'elle soit bien centrée avec les oculaires. On peut d'ailleurs examiner à volonté l'une quelconque de la série sans avoir besoin do faire défiler les vues précédentes. Il suffît pour cela de tenir lo levier de manœuvre baissé à fond et d'amener l'index sur le numéro de la vue qu'on veut voir. En laissant remonter lo levier, la vue vient d'elle-même se présenter aux yeux.
TAXITE n. f. Sorte de tuf ou brèche éruptivo.
TaYLOR (Thomasi, peintre, dessinateur et graveur français, né à Paris en ifi\i. Elève de Gleyre et de Géromo, il débuta au f>aIon de 18G5 avec Divertissement chinois et exposa, en I8iî8, une gravure : Vue de Paris à vol d'oiseau. Il a envoyé depuis des scènes de genre et dos paysages souvent inspirés par la forêt et les environs de Fontainebleau ; par exemple : la Plaine de sable à Mai'lotte (1869) ; une Cour à Marhtte (1880); A'«v/roiis de la mare aux Fées (1881). Il a exécuté un grand nombre do dessins pour le «Tour du monde », auquel il collabora depuis 187 1, Home et les Itomains, l'Histoire des Grecs, de Victor Duruy ; la Géographie universelle, d'EIiséo Reclus; Jeanne d'Arc, iioW'aWcn ; /a Perse, de Jane Oieulafoy : /(,■ Tonkiv, du major Hocquard; les Guides ci Dictionnaires Jeanne.
II a également collat)oré à divers panoramas : Sièye de Paris, de P. Philippoteaux ; ItaiaiUe de Champigmj, de do Neuville et Détaille; iiataille de Guelisbourg (Amérique), de Paul Philippoteaux; etc.
TazA, ville du nord-est du Maroc, dans la région piontagneuso occupée par la tribu des Riatas, sur l'oued Taza, sous-affluent du Sébou par l'Innaouen; 3.000 à 4.000 hat>. Résidence d'un caïd nommé par lo sultan du Maroc. Point do départ do la révolte de l'agitateur ou rofjui Bou Uamara (l'Homme à l'ânesso).
TazenAKHT, bourg du Maroc, dans la région montajjneuse de l' Anti-Atlas, sur l'oued homonyme, sousafSuont de l'oued Draa; 1.000 hab. C'est un des grands marchés du Sud marocain pour le commerce des dattes, des céréales, des tapis, et le chef-lieu d'un petit Etat prosquo indépendant, habité par une fraction de la tribu dos Aït-Ouzanif.
Tazewell, bourg des Etats-Unis (Tennessee^, ch.-l. du comté do Claiborno, sur un petit sous-affluent du Tennessee par le Claich ; li.ioo hab. Aux onvirons, gisements do fer, do zinc, de plomb argentifère.
TazinO, bourg do Russie (gouv. de Simbirsk [distr. d'Arda(otj), sur la Tcherneleïka, sous-aflluent du Volga par la Soura; 3.000 hab. Fabrication de produits chimiques; commerce de bestiaux.
*TCHAD (TERRITOIRES DC). — La délimitation des territoires français et anglais dans la région du Tchad a été à peu près terminée au mois de juin 1900. La conven tien franco-ançlaise du 8 avril 1904 prévoyait dos modifica.tions ultérieures à apporter dans le tracé des frontières qu'elle établissait entre la Nigeria britannique et lo Tchad. Ces moditieatious ont été relativement peu importantes. La frontière, telle qu'elle a été établie, laisse la région du N'Kouui à la France, définit les territoires des sultanats do Maradi, Tessaoua, Zinder. passe au sud de Gourselik laissé aussi en. territoire français, et atteint le cours de la Komadougou, qu'elle suit jusqu'au Tchad. Do là, elle rejoint la frontière anglo-allemande, en plaçant dans la zone anglaise une fraction du lac et des îles.
Il résulte des dernières explorations poursuivies dans la région du Tchad que lo dessèchement de la partie septentrionale du lac, qu'avait déjà signalé Barthe. est encore plus rapide que l'on no pensait. Toute la région littorale do cette mer intérieure, aux abords du pays do Kanem, se transforme de plus en plus en lagune de très faible profondeur, et, sauf dans les parages de l'embouchure du Chari, les ilols côtiers se multiplient.
Tchao-chi-kou-eul ou l'Orphelin de la famille Tchao, drame historique chinois, composé au xiv^ siècle par Ki- Kiun-tsiaug. Cette pièce a été traduite on français par le P. Prémare {Description de la Chine, III, p. 311 et suiv.) et par Stanislas Julien (1834). Voltaire s'en est inspiré pour sa tragédie : l'Orphelin de la Chine.
TCHATYR Dagh, sommet montagneux de la péninsule de Crimée, point culminant, par 1.5SÛ mètres
d'altitudOt do la petite chatno ou plateau de Jaila. Versants abrupts et dénudés, C'est le mont Trapezus dos
Grecs.
* TCHÉKOV (Anton Pavlovitch). romancier et dramaturge russe, né à Taganrog (Russie méridionale) en 1860. — Il est mort à Badenweiler en IU04.
TCHEN-TOU, ville de l'empire chinois, capitale do la prov. du Sétchouen, située au milieu do la petite plaine qui porte son nom, lo • Jardin du Royaume-Fleuri ', sur le Min-Hô, sous-aflluent gaucho du 'Yang-tsè-Kiang par le Ouang-Kiang; 3&0.Û00 hab. (450.000 avec les fau- Itourgs).
*TCHERNAiEV Michel Grigorievitch), général russe, né en l^w'S. — Il est mort près de Mohilev en 1898.
TCHITCHÉRINE (Boris Nikolaïovitch), philosophe otsociologuo russe, né en 1830. mort en 1904 dans le gouvernement de Tambov. Ses principaux travaux sont : la Philosophie du droit; la /teligwn et la Science (1879); la Héalilé et la Conscience ; l'Espace et le Temps; la Sociologie (I89«i). Dans sa jeunesse, Tchitchérino se montra partisan de l'autocratie, mais, en avançant en âge, il évolua du côté de la liberté sociale. Dans son dernier ouvrage : la /iussie à la veille du xx' siècle, publié à Berlin (1902), sorte de testament politiijue, il déclare sans réticences (|ue 1 autocratie a fait son temps, et Muo ta Russie doit inaugurer un régime de liberté.
TCHONG n m. Clochette chinoise
usitée dans les cérémonies religieuses.
TCHONG-KING, ville de l'empire chinois (prov. de Sétchouen), au confluent du Ta-Kiang et du Kia-ling- Kiang; l million d'hab. Situé à 2.r.ooki- Tcliong.
lomètres de l'embouchure du Yang-tsé- Kiang, ce port, dont lo trafic est considérable, est la métropole commerciale de la province ; do toutes les directions y affluent les marchandises venues du Bassin-Rougc, du Kouei-Tchéou et du Yunnan. Commerce de l'opium, du tabac, du musc, do la soie, du riz, du sel, de la houille, tles métaux, etc. ; de là partent aussi, pour rayonner dans le Far-West, tous les produits européens. Anglais, Allemands, Français, Italiens et Japonais y ont des comptoirs.
Tchou-ChOU-ki-nien (littér. Annales écrites sur bambou), ouvrage historique chinois. Il fut trouvé, dit-on, avec quelfjues autres livres, dans un tombeau des princes do \Veï, qu'on viola en l'an 279 de notre ère. Il comprend un abrégé de l'histoire chinoise depuis le règne de l'empereur Poang-ti (de la période légendaire, jusqu'à la vingtième année du règne de Nan-ouang) c'est-à-dire en l'an 299 av.
notre ère. Cet ouvrage constitue l'un des plus précieux
monuments pour l'histoire ^^—-^
des premiers temps de la HHStl%*)//''\ "»''/ 1^?-^ Chine.
TCHOUDIQUE {dik') adj.
Relatif aux Tchoudes.
TEAM {fim' — m. angl.) n. m. Equipe de joueurs.
TEBASHOUL n. m. Tambour en usago en Algérie. (Les cordes de tension sont placées comme celles du tambour européen.)
TEBLOUN ou TEBOL n. m. Tambour en usage chez les Touareg. (Le haut de la caisse est recom ert 'i'niie membrane, et lo tout est décoré d'ornements jieintsen rouge, blanc et bleu.)
TÉCÉFISTE ifisst') a. m. Membre du T. CF. ( Touring-Chib de France).
Teck, château ruiné d'AUemaçne (roy. de Wurtemberg [cercle du Danube]), situe près do la petite ville d'Owen. sur la montagne de Teck (Jura souabe), haute de "75 m.
Ce château, acquis au w siècle par Berchthold de Zœhringen.adonné son nom â une seigneurie souabe dont Adalbert I", petit-fils de Berchthold. fut le premier titulaire en 1186. Devenue wurtombergeoiso à la tin du xive siècle, cette principauté demeura sans titulaire de 1439 (date de l'extinction de la dynastie souabei jusqu'en 1493. Le titre de duc do Teck a été attribué en 1803 et en 1870 à une branche collatérale de la famille rovale de Wurtemberg; actuellement, les cadets de la maison des comtes do llohenstein sont qualifiés do princes et princesses de Teck et à'Mfesses Sérénissimes. Une princesse do Teck, Victoria Mary (née en 1867), a épousé en 1893 lo duc d'York, devenu prince de Galles depuis 1901.
TECTOCYTE (tèk' — du lat. tectum, toit, et du gr. kutos, cellule) n. m. Biol. Se dit de toutes les cellules recouvrantes ou exerçant une protection passive à l'égard des organismes, et en particulier des cellules épidermiques différenciées ou non. (Il faut donc rattacher aux tectocytes les enveloppes tégumentaires solides des arthropodes par exemple.)
TECTOLOGIE {tt'k, jî — du gr. tektôn, constructeur, et logos, discours) n. f. Biol. Branche de la morphologie qui s'occupe de la structure des organismes et spécialement de celle des animaux composés (spongiaires, hydraires, bryozoaires, synascidies, etc.). [La tectologie est aujourd'hui fondée sur les rapports réels de parenté que révèle la structure anatomique dos individus, et non, comme on le faisait autrefois, sur le mode de groupement des individus. C'est Haeckel qui a, le premier, fixé les règles de cotte science, que Giard, de son côté, définit : Varchitectonigue des êtres vivants.]
TedescO (Fortunata\ cantatrice scénique italienne. néo à Mantoue en 1826. Elève du compositeur Vaccai au conservatoire de Milan, elle débuta avec succès, â peine âgée de dix-huit ans, au théâtre de la Scala
Tebashoul ; A, baguette.
Tebloun.
TAXIPHOTE — TEISSIER
do cette ville. Engagée ensuite à Vienne, où elle obtint do brillants succès, elle partit peu de temps après pour l'Amérifiue, remporta de véritables triomplios aux Etats- Unis et la Havane. C'est de là qu'elle vint à l'aris pour débuter, ou 1851, à l'Opéra, dans la /tente de Chypre. Sa superbe voix de contralto, son sentiment pathétique et son jeu scénitjuo passionné firent sur le public une impression profonde. Elle joua successivemeut le Propht'te et la Favorite, puis fit deux créations importantes dans lo Juif errant d'Ilalévy et la Fronde de Nicdormcyer. Après six années passées à l'Opéra, elle quitta ce théâtre pour aller à Venise, passa ensuite trois années au ttiéàtre San Carlos do Lisbonne, et en 18ao revint à l'Opéra, où, entre autres rôles, elle joua celui de Vénus dans Tannh3tuser lors des trois représentations mouvementées de cet ouvrage. Elle retourna doux ans après à Lisbonne, fit une saison brillante à Madrid, et au bout de peu de temps cessa de faire parler d'elle.
TEE iti — mol angl.i n. m. Au (jolf, Petit tertre d'où l'oD lance la balle au début de la partie.
TeffÉ (.Antonio Luiz dk Hooniioltz, baron de), amiral et géographe brésilien, né à Rio de Janeiro en lft37. Il débuta dans la science en faisant un cours d'hydrographie à l'Académie de marine de Rio de Janeiro [1858) et publia, peu après, le premier traité de ce genre écrit en langue portugaise. Il oxjdora ensuite les côtes du Brésil, dans les parages de lile Sainte-Catherine. La guerre entre son pays et le Paraguay lo contraignit à abandonner pour quelque temps ses relevés hydrographiques, pour prendre part à de nombreux combats ; il fut, à la fin des hostilités, promu capitaine de frégate [1871J et chargé de la délimitation des frontières du Brésil et du Pérou, mission qui dura trois ans et lui valut le titre de baron. Promu contre-amiral un peu plus tard, de TclTé dirigea encore la mission brésilienne qui alla observer le passage de Vénus à Saint-Thomas dans les Antilles. Il fonda la première société géographique de Rio, organisa le service hydrographique do son pays et fut élu correspondant do l'Académie des sciences de Paris en 1889.
*TÉGÉE.— Archéol. Arégée, en Arcadie, l'école française d'Athènes a repris les fouilles du temple d'Athéna Aléa, commencées par les Allemands Dorpfcld et MilchhOfer. On a retrouvé les restes de plusieurs sanctuaires successifs antérieurs au célèbre temple qui fut construit par Scopas au IV* siècle avant notre ère. Celui-ci avait so mètre» de long, sur 21 mètres de large; la cella avait 27 mètres sur 12 mètres. On a découvert des fragments des colonnades et de l'entablement, fragmenLs de style dorique, ou ionique, ou corinthien. On a recueilli également des débris de la décoration sculptée, fragments qui appartiennent à l'école do Scopas, et qui représentaient la Chasse de Cahjdon. Mentionnons encore des vases de style mycénien, et de petits bronzes archaïques. Autour du temple, on a rencontré beaucoup de murs byzantins, restes d'un palais ou d'un couvent qui avait été construit avec des débris do monuments grecs.
TÉGUEMENT (ghÙ-man — du v. téguer, émettre un© plainte avec toux sèche et pénible, comme font les vieillards oppressés ; vx mot qui semble être une altération de tédier. — Cf. lo vx franc, tédieux, lat. tediosut, fatigant, péniltio ; de tœdiare, s'ennuyer, etc.) n. m. Zootcchn. En parlant d'une bêle bovine, 'Sorte de toux causée par une gêne dans la poitrine.
— Encycl. La péripnenmonie des bêles bovines s'accuse par une fièvre intense; les poumons sont alfectés; ime toux rare, faible, avortée, se déclare; la respiration s'accélère accompagnée de téguement, plamte facile à provoquer en percutant la poitrine avec le poing.
TeichMDLLER (Gustave), philosophe allemand, né à Brunswick en 1832, mort à Dorpal en 1888. Il fut élève do Trcndelenburg à Dorpat, fut d'abord professeur do gymnase à Saint-Pétersbourg, puis privatdocont à Gœitingue, professeur extraordinaire à Bàle (1868), enfin prot'esseur ordinaire de philosophie à Dorpat (1871)- 11 s'est occupé des rapports entre ta philosophie d'Aristoto et de Platon. Sa propre doctrine procédait de Leibniz et do Lotze. Citons do lui : Etudes et Nouvelles Etudes sur ihisloire des idées (1874. 187G-I879); la Question platonicienne, contre Zeller (18761; Chronologie des dialogues de Platon (1881); le Monde réel et le Monde visible (1882); Philosophie de la religion il8S6); la Psychologie et la Loiji'^ue établies sur une nouvelle base (1889) ; etc.
TeiNACH, bourg d'.\llemagne (roy. de Wurtemberg), dans une belle vallée de la Forêt-Noire, sur un petit sousaffluent du Rhin parleNeckar; l.OOOhab. Eaux minérales bicarbonatées mixtes. Cure de petit-lait.
Teissier (Pierre-Joseph), médecin français, né à Paris on lS6i. Il commença ses études médicales à Bordeaux, les termina à Paris. Lauréat au concours do l'iniornat, il passa sa thèse en 1894 sur les Lésions de l'endocarde chez les tuberculeux, montrant que la tuberculose est beaucoup plus souvent qu'on ne le pense l'origine de lésions endocardiques diverses. Il est revenu plus tard sur cette question dans un chapitre des Cliniques de la Charité : liapports du rétrécissement mitral pur arec la tuberculose, dans lequel il indique cette origine à la lésion. Il fut nommé professeur agrégé à la Faculté de Paris en J897 et médecin des hôpitaux en 1S99. Ses travaux ont porté sur la bactériologie et la médecine expérimentale, et sur la pathologie générale. la clinique médicale et l'anatomie pathologique. Parmi les premiers, il convient de citer des mémoires parus la plupart dans les » .\rchives de médecine expérimentale « sur lo microcoque tétracène (1896); sur le champignon du muguet (1897); sur la pénétration dans le sang de Jhommc des embryons de l'anguilhile stercoralo provenant d'une diarrhée chronique des pavs chauds et dans la création d'une espèce géante de ces'anguillules chez la grenouille (1896 ; sur l'emploi de la luberculine comme agent révélateur de la syphilis vis94' ; sur l'étude bactériologique des oreillons dont l'ori- :.nue serait un microcoque tétragène septique ri906) en collaboration avec Exmein. Parmi les travaux de médecine : sur un cas de fièvre tvphoïde avec présence du bacille d'Eberth dans le sang ( 18951 ; sur un lymphadénome du foie (1897); sur un épanchement pleural à buscule, sur 1 anémie des phtisiques (1896); sur les infections secondaires consécutives à la tuberculose pulmonaire; sur l'inâuencc des rayons Rœntgen dans la tuberculose (I898)i
TEJA
TELEMETRE
sur la dilatation du cœur d'origino rliumatisnialo, sur la IirossioD artérielle chez les tuborcutoux. Il a collaboré au Traité des maladies du cœiiv et (/« vaisseaux Dubovo- Achard (article <> maladies du cœur «) et a étudié rôccmmeut l'action bactéricide du plycogôno héi^atuiue et celle do l'azote sur le bacdlo tuberculeux.
TejA (Casiniiro), caricaturiste italien, ué ol mort à Turin (I830-l8y7J. Elève de lacaUémie Albortiuo.il débuta par des caricatures politiques dans le >« Fischietto '>, puis lion donna au n Scintille ",aii «Trovatoreu.au - Pasquino >» (1856), dont il deviut le directeur, au « Barbiero ", à la • Most-aw. Doué d'un esprit mordant et d'une extrême fccouditê, il tint le premier rang, eu Italie* parmi lo^ caricaturistes do la seconde moitié du xix' siècle.
^TÉLÉGRAMME n. m. — EscYCL. Téléi/raiiDnes météorologiques. Des télèfïrammes météorologii|ues portant lindico • Obs " (observations) ou «AT» (avis de tempête; sont quotidiennement échangés entre la marine, les observatoires et lo bureau central météorologique.
Moyennant un abonnement de 20 fr. par semestre pour les communes et lee fonctionnaires, et de 50 fr. pour les particuliers, l'administration des postes assure à ceux qui on font la demande le service d'un télégramme météorologique Journalier dit «avertissement ou obs. agricole j. A cet etiot, les départements ont été répartis en huit régions (Nord-Ouest, Nord, Nord-Est, Ouest, Centre-Est, Sud-Ouest, Sud-Est) pour chacune desquelles sont rédigées des prévisions quotidiennes spéciales. (Instr. du H juin 1001 à l'usago des bureaux télégraphiques.)
Un décret, en date du U septembre 1904, a ou pour objet d'étendre les télégrammes agricoles aux cours des bestiaux ; la création de ces nouveaux télégrammes désignés sous lo nom d'» avertissements commerciaux agricoles '■ a été approuvée par la loi du 17 avril 1906 (art. 18).
*TÉLÉGRAPHIE n. f. — Encycl. Techn. Télégraphie sans fil. La télégraphie sans tll est pratique surtout pour les navires. Elle leur permet on effet de transmettre des signaux télégraphiques ù toute distance en mer.
En France, Blundel, Tissot, Ducrctet ; en Allemagne, Slab}', Arco, Braun ; on Suisse, Tomasina ; en Italie Riccia, ont continué ou entrepris des essais nouveaux de télégraphie sans ril.
De 1895 à 1899, la distance de transmission atteint difficilement 100 kilomètres; mais, aussitôt que les principes de la syntonie eurent été posés par Lodge, Blondel et Braun, Marconi les appliquaet communiqua. dès 1901, à 300 kilomètres. C'est à cette époque qu'eut lieu l'expérience très concluante des communications entre la France et la Corse, de Biot, près d'Antibes, à Calvi, distants de n5 kilomètres. Après ces expériences, les stations de télégraphie sans fil se sont multipliées en Europe.
— Installation d'une station. Une station se compose essentiellement de deux postes, l'un transmetteur, l'autre récepteur, disposés dans le même local et usant, tous les
Disposition de l'antenne à bord des bûtinients : 1. Pour com-
munications ù grandes distances (2.()00 kil.]; 2. Pour commuoi-
cations â moîDs de l>00 kilomètres.
deux, tant pour l'émission desondos que pourlaréception, de la môme antenne do longueur déterminée, hissée à une certaine hauteur, 50 mètres environ, cette hauteur ayant été reconnue comme donnant les meilleurs résultats.
Isolée à sa partie supérieure, l'antenne so termine à la partie inférieure par un cible qui so lixe, tantôt sur une horno do l'oscillateur du transmetteur, quand il s'agit do fairo un signal, tantôt sur une borne du récepteur, quand il s'agit de recevoir uiio transmission. En temps normal, ce câble so trouve toujours dans le circuit du récepteur, dont la boîlo métalfiquo doit être hermétiquement closo lors d'une émission d'ondes par lo transmetieur, sous peine do brûler lo radioconducteur.
(V. RADIOCONDUCTEUR, TRANSMKTTKDU RÉCEI'TKCR.)
Actuellement, avec les dispositifs perfectionnés do Marconi, on a pu accorder un récepteur do façon ()u'il ne soit pas impressionné par dos ondes de longueurs très dilférenies do celles i)our lesquelles il avait été accordé ; lo principe do la syntonisation est donc mis en pratique, mais les essais do double communication simultanée n ont pas encore donné de résultats satisfaisants.
La vitesse de transmission d'un télégramme par télégraphie sans (il est d'environ 60 ù 70 lettres par minute ; il a donc fallu modifier les rayons d'entraînement du morse pour réduire lo déroulement do la bande sur laquelle sont enro^'istrés les signaux.
Lo réglage do tous les appareils pondant le service courant est très délicat ot exige uo personnel très exercé.
— Distance de transmission. Marconi a accru singulièrement la puissance do communication en moditiant les antennes ordinaires et eu augmentant l'énergie d'une fai;on considérable.
C'est ainsi qu'au Poldliu, la machine développe 100 chevaux ei 70.00Û walls, au lieu des 200 des expériences précédentes; mais l'emploi de ces appareils est très dangereux pour les opérateurs. Lo récepteur est du type détecteur magnétique, et l'antonne du navire se compose d'une nappe de iils métalliques compris entre les deux mâts.
Avec ce système, on put communiquer de Cronstadt au cuirassé Carlo-Alberto à La Spezzia , par-dessus L'.oOO kilom. do terres élevées.
A travers l'Atlantique, Marconi a obtenu des communications à 2.000, 3.000 kilomèires et plus, mais les perturl)alions troublent fréquemment les résultats des transmetteurs ; parfois même, toute communication est impossible.
Téléyrafiftie sans fil, dite « tellurique n.On a donné ce nom à un système de télégraphie dans lequel les ondes hertziennes, au lieu d'être transmises par l'atmosplière, sont conduites par le sol. Ce système, dû au colonel do Pildsousky, consiste dans l'émission d'ondes produites au poste transmetteur par une décharge oscillatoire, et reçues au poste récepteur par un appareil muni d'un cohérour (radioconducteur) agissant à l'aide d'un relais sur un appareil Morse.
Les deux extrémités du radiateur sont reliées à deux électrodes, dont l'une est formée d'une plaque de zinc de 2 mètres carrés de surface et enfoncée dans le sol, et dont l'autre consiste en un condensateur reposant sur la surface du sol, avec ou sans interposition de jdaques isolantes en verre, selon l'iiumidité delà terre. L'appareil récepteur est relié au sol de la même manière.
— Dr. Lo décret du 28 septembre 1904 autorise l'échange dos télégrammes privés entre les navires en mer et les stations radiotélégraphiques du littoral do la France, de l'Algérie et de la Tunisie, désignées par arrêtés du ministre
sans aéronaute, beaucoup d'autres applications peuvent cire entrevues, qui sont d'un intérêt industriel plus pratique.
La télémécanique était au début exposée à être troublée dans les mêmes circonstances que la télégraphie sans fil : oragos, dépêches de diverses directions. Hranlv a imaginé, on 1900, un appareil de sécurité, qui préserve les upérations do télémécanique des effets exercés par des étincelles do passage, des étincelles accidentelles. Ivs lors, les applications n'ont plus de raison pour so faire attendre.
Branly fait observer cependant qu'un appareil de sécurité, (juel qu'il soit, perd sa valeur en cas de guerre. 1,'émineiit physicien a déclaré plusieurs fois qu'au moyen d'un appareil perturbateur, convenablement agencé et de fonctionnement continu, il se serait chargé, à bord d'un vaisseau russe, d'empêcher toute communication de télégraphie sans fil dans l'escadre japonaise, comme il empêcherait toute dépêche de même nature dans la Manche et r.\ilanti(|ue, en établissant un appareil convenable à
par £ des postes et télégraphes.
Il est perçu deux sortes de taxes à l'occasion de la transmission des radiotélégrammes ; la taxe du parcours électrique ordinaire entre la station côtière et le bureau d'origine ou do destination, et une taxe dite côtière, afférente au parcours maritime et applicable au service de ladite station. Le prix du mot a été provisoirement fixé à 75 centimes pour les stations d'Ouessant et de Porquerolles ouvertes au public.
TÉLÉKINÈSE ou TÉLÉCINÊSE (du gr. télo^, fin, et kinèsis, mouvement) n. f. Biol. Nom donné par Hoidenhain à certains mouvements du noyau et du microcentre i|ui s'e.vécutent à la fin de la caryociuèse, et qui ont pour efiet d'amener le microcentre à sa place définitive.
TÉLÉMÉCANIQUE {du gr. télé, loin, et de mécanique) n. f. An lii- ri>i]i[iiaiider une action mécanique à distance au moyen des oiiilfs électriques.
— Ëncycl. La télémécanique sans fil repose, comme la télégraphie sans fil, sur l'emploi des radioconducteurs. On sait qu'un radioconducteur, tel qu'un tube à limaille, intercalé dans un circuit do pile, maintient le courant électrique interrompu comme le ferait un corps isolant, mais qu'il devient conducteur quand une étincelle électrique vient à éclater à distance ; un passage est alors ouvert au courant de la pile. Par un choc, le radioconducteur redevient isolant. L'action exercée à distance par l'étincelle sur un radioconducteur est renforcée quand on met une longue tige métallique en contact avec 1 excitateur d'étincelles. On comprend que, si l'on fait éclater une étincelle à une station de départ et si l'on dispose à une station d'arrivée un circuit do pile renfermant uo radioconducteur, on pourra déterminer à distance, sans fil de ligne, un phénomène qui aura été préparé à l'avance dans le second circuit.
Les radioconducteurs ont été imaginés en 1890, par Branly, qui a fait connaître toutes leurs propriétés et leurs usages.
La télégraphie sans fil, ou l'aimantation intermittente de l'électro-aimant d'un inscripteur Morse, fut le premier emploi industriel des radioconducteurs, mais, comme l'aimantation d'un électro-aimant n'a pas le privilège d'offrir dos caractères spéciaux qui facilitent sa production, tout autre effet, quel qu'il soit, est réalisable à distance, dans un circuit à radioconducteur : inflammation do substances combustibles, allumage do lampes, mise en marche de moteurs, explosions, actions quelconques par l'intermédiaire d'électro-aimants, en un mot, toutes les variétés de télémécanique sans fil, par étincelles de commando.
Il est aisé do concovoirqu'un prcmiorcffet réalisé puisse en commander un second par des organes mécaniques, le second un troisième, puis d'autres de proche en proche, et qu'en somme, une étincelle unique, émise à une station do départ, engendre un phénomène complexe constitué [lar dos effets ([lû se suivent en cascades.
Branly a construit et fait fonctionner, en 1905, un appareil ijui résout avec plus de sûreté lo problème do la té- U-iiiôcani([uo sans fil, en subdivisant le travail. Un expéditeur, placé à la station de départ, agit sur la station de réception, qui peut être éloignée, hors de la portée do la vue, ot où divers effets ont été préparés. Par des étincelles successives, il détermine l'un après l'autre, d'une façon indépendante et ù des intervalles arbitraires, soit des .idiénomènes distincts, soit chacun des effets partiels d'un ensemble.
Lo dispositif do Branly est caractérisé par lo jeu d'un télégraiino automatique, qui fonciionne au poste do réception, au commandement de l'expéditeur au poste de dopart. Au jioste do départ, l'expéditeur voit s'inscrire les intervalles où chaque elfet est susceptible d'être provoqué. Des signes particuliers préviennent encore des actions produites et de leur persistance. Ainsi, du poste témoin des ort'ets, où il n'y a personne et qui peut être très loin, on pleine mer ou sur un sommet d'un accès difficile, l'expéditour reçoit au poste de départ un télégramme automatique, l'avertissant si l'effet qu'il a commandé est produit : si lo pharo est allumé par exemple, si lo moteur est mis en marche, si l'explosil a éclaté, etc.
Comme en télégraphie sans lil, il y a une antenne au poste de départ et une antenne au poste de réception. Si l'on peut songer, par la téiémécanitjuo sans fil. à la direction d'uu i>ouâ>mariu saus équipage ou d'un aérostat
Télégraphie tellurique: A, poste transmetteur; B, poste récepteur; O, oscillateur; K, radioconducteur; P, plaque métallique communiquant avec le sol ; C, condensateur; S, sol.
Cherbourg. Il conclut qu'il serait, sur mer et sur terre, dangereux d'accorder sa confiance à un système défensif ou offensif fondé sur son radioconducteur, qu'il s'agisse de la télégraphie ou de la télémécanique sans fil. Son radioconducteur, dit-il, est un instrument pacifique.
*TÉLÉMÈTRE n. m. — Télémètre Gérard ou Télémètre prismatique. Instrument imaginé par le commandant Gérard pour la mesure des distances, et dont il existe plusieurs types.
— Encycl. Le premier type de télémètre prismatiqueest celui dit instantané, parce qu'il permet à un observateur de mesurer les distances par une simple et unique observation du but.
L'appareil se compose essentiellement d'une boîte métallique circulaire, percée d'une ouverture centrale et contenant un jeu, ou deux jeux, de disques prismatiques annulaires, suivant que le télémètre est destiné à être emjiloyé sur terre ou sur mer. Dans le premier cas, lo télémètre dit tei-restre ou encore « d'infanterie et d'artillerie > no comporte qu'un jeu de prismes, lequel se compose de deux prismes annulaires a3'ant le même indice de réfraction et pouvant recevoir un mouvement de rotation autour de leur centre. Fixés, l'un sur le fond de la boîte
circulaire qui les contient, l'autre à l'intérieur du couvercle de cette boîte, ils peuvent être déplacés l'un par rapport à l'autre par le mouvement mémo des deux parlies de la boîte. Par suite de ce dispositif et du mouvement de rotation, l'ensemble de l'appareil constitue un prisme à angle do réfraction variable, dont les limite» vont de zéro au double de l'angle do l'un des prismes. Au centre de la boîte est fixée une lunette prismatique Huet, du modèle adopté pour les jumelles de l'armée, qui permet, quoique très courte, de grossir considérablement les images visu(dles réfractées. Il suffit dès lors d'observor l'objectif iiu'on a devant soi : fantassin, cavalier, objet quelconque, en faisant mouvoir l'une sur l'autre les deux parties do la boîte, jusqu'à obtenir une image exactement dédoublée dudit objectif, c'est-à-dire jusi|u'à en avoir deux images [ilaeécs l'une au-dessous de 1 autre et se touchant sans so recouvrir. A co moment, l'observateur n'a plus qu'à lire sur le pourtour de l'appareil la distance à laquelle so trouve l'objectif, celui-ci pouvant être aussi bieu un être animé qu une maison, une fenêtre, une porte, etc., pourvu que sa hauteur soit comprise entre 30 centimètres et 30 mètres. Aussi, lorsque l'onviso un fantassin ou un cavalier, il n'est nullement nécessaire do le voir tout entier ; il suffit d'en apercevoir une partie quelconque dont on puisse dédoubler l'image. C© lélénièire d'infanterie et d artillerie est gradué depuis 100 mètres jusqu'à 4.000 mètres.
Lo télémètre de marine est constitué sur le mémo principe, mais avec doublement du jeu do i>rismes dont chacun des éléments devient lui-même ainsi un prisme à angle variable. En outre, lo limbe du fond de la boîto s'aj)erçoit à travers un verre grossissant achromatisé. De là, possibilité d'abord de régler l'appareil pour toutes les iiauteurs d'objectif à observer: co réglage se fait d'ailleurs en quelques sccundes. Puis, l'imago une fois dédoublée comme i»récédemmeni, lopératenr peut, tout enconservant sa lunette à l'œil, connaître à tout instant, on regardant simplement vers le limbe, la distance à laquelle so trouve le navire ennemi qu'il observe. Ce télémètre de marine peut d'ailleurs donner les distances jusqu'à huit nulle mètres, à 50 mètres près, et jusqu'à douze mille mètres à 100 mètres près. Il existe même un deuxième type de télémètre de marine qui permet d©
(rausformer la distanco tôlémôtrinuo on distance balistique ot do mesurer la distanco par la déprcssiou do l'iaiago au-dessous do l'horizon.
Enfin, vient le télétuètre prismati'fiie topof/raphh/ue, instrumont du genre do celui do QuiEiotnont. (V. TKLKMf:TRE, t. VII.) Il a la forme et les dimensions d'une montre el coDtient, à l'intôrieur, deux prismes trapézoïdaux, entro lesquels peut s'en iniorposor un troisième, dont l'indice do réfraction o»t égal au cinquantième do la distance séparant tes deux points d'observation du ni^mo objectif. De sorte que la " buso ■ uno fois mesurée par des procédés quelconques, il suffit do la multiplier par ^0 pour connaitro la distanco cborcliée. Kn combinant co télémètre avec celui d'infanterio, qui vient d'étro décrit, il est possible do mesurer ladite base par uno simple observation, comme ou forait d'une distance quelconque : ot l'on n'a plus besoin do recourir à la mesure directe par des moyens tels que la marche au pas, etc.
*TÉLÉOBJECTir n. m. — Encycl. L'emploi dos téléobjectifs en i)hoiugraphie est forcément très limité par suite du manque do luminosité du système optique do ces appareils généralement encombrants et qui nécessitent une pose assez longue. Néanmoins, on en fait aujourd'hui d'applicables aux appareils à main dont la longueur no dépasse guère 10 centimètres, et dont la luminosité est suffisante pour faire des instantanés si l'objet à photographier ost très vivement éclairé. Avec un téléobjectif il est facile do faire des vues stéréoscopiquos on prenant deux épreuves après déplacement Iat4*ral de l'appareil de l à. 3 mètres, selon réloiguemont du sujet.
TËLÉ0MIT03E (du gr. tt'loi, éos, fin, et de mitose) n. f. Biol. Mitose observée chez les amibes, et qui rappelle, dans ses diverses phases, celle observée dans les cellules
terminales ou autres des métazoaires. (Il faut cependant istinguor deux formes do la téléoniitose : colle où le nucléole disparait à. la prophase, et celle où lo nucléole se diviso, cha(|uo moitié persistant jusi^u'à l'anaphase aux pôles du fuseau.)
TÉLÉPHONER v. n. Se servir du téléphone : Télkpho- KEB plusieurs fois par jour.
— v. a. Transmettre parle téléphone : Télki'HONkr «ne nouvelle.
TÉLÉPHONISTE {nisst') n. Employé chargé du service d'un téléphone ])ublic.
TÉLÉPHOT (/'» — du gr. télé, loin, et phos, photos, lumière) n. m. Appareil pbutographiciuo pour la prise de vue à grande distance sans téléobjectif.
— Encycl. Le téléphot ost un appareil dont la distanco focale, très longue, se trouve brisée en trois tronçons au
Téléphot : A, objectif; B. premier miroir réflecteur; C. second miruir rédccteur; D, châssis pour plaque sensible.
moyen do doux miroirs plans, ce qui réduit au tiers la longueur réelle do l'instrument. L'appareil formé par uno chambre pliante, dont la partie supérieure se ranat sur la partie inférieure pour le transport, est muni d'un objectif à très long foyer, dont l'image est réfléchi© par deux miroirs plans avant de frapper la plaque sensible. La luminosité du téléphot étant ueaucoup plus grande quo celle du téléobjectif, un peut faire do l'iustantané en 1/200" de secomle.
* TÉLESCOPAGE n. m. — Encycl. Biol. Télescopage des
caractères. So dit lorsque certaines phases du développement des êtres organisés sont omises ou condensées. E. Perrier pense que, grâce à ce télescopage, l'hérédité n'est pas seulement conservatrice, elle est aussi transformatrice, puisque certains caractères se trouvent atténués, d'autres mis on valeur, et qu'ainsi le télescopage peut conduire ù la cunstitution de types nouveaux.
TÉLÉTHERMOGBAPHE (du gr. télé, loin, thermos, chaleur, et graphein, écrire) n. m. Nom donné à un système de thermomètre qui enregistre les températures en uu point éloigné du lieu où se produisent les variations.
— Encycl. Lo téléthermoqraphe comprend deux parties reliées par uno canalisation électriciuo qui, suivant le système, comporte un, deux ou cinq fils. Le poste transmetteur perçoit les températures (\m sont généralement indiquées à l'aide d'un index se depiai.'ant devant un cadran divisé; le poste récepteur comprend un dispositif qui fait marcher un index synchroniquement avec celui du transmetteur.
Lo système le plus intéressant est celui qui ne demande
3u'un lildo communication entro les deux postes, lo retour u courant étant assuré par la terre. Dans ce cas, l'index du transmetteur est constamment compris entre les doux branches isolées d'une aiguille formant la fourche. Quand la température augmente, l'index vient toucher l'un des bras de la fourclio et envoie sur la ligne un courant d'un sens déterminé. Celui-ci, reçu dans un électro polarisé, fait avancer d'une dent et dans un certain sens, une roue dont l'axe porto l'index du récepteur, et en même temps il déplace la fourche do manière que l'index du transmetteur se retrouve au milieu des deux bras. Les mômes phénomènes se passent, mais en sens contraire, si la température, au lieu d'augmenter, venait à baisser, 'de sorte quo l'index du récepteur marche s^'nchroniquement avec celle du transmetteur.
*TÉLETZKOiÉ ou TeletzkojÉ, lac de la Sibérie occidentale. — Cette nappe d'eau connue des Russes depuis 1633, mais étudiée en 1901 seulement, est située non loin
do la frontière russo-mongole, par 4C0 mètres aa-dessus du niveau do la mer; sa profondeur maximum est do 318 mètres. Kilo rci.oit au .S. son principal affluent, le Tschulyschman, et doi.ne naissance à la biya, qui s'unit au Kalun pour former lo grand fleuve sibérien Obi.
TÉLEUTOSPORE {tonn) n. f. Sporo dès urédinécs.
TÉLISSOU, petite localité du Liao-Toung, un pou au N. de Vatangou, dont les Japonais ont donné lo nom à la bataille livrée par eux dans celle région du 13 au 1j juin 11104. C'est à Télissou quo les Japonais rencontrèrent la plus vive résistance de la part des réscnes russes qui couvraient la retraite du reste do l'armée.
Tellier (Jules), poète français, né au Havre en 1863, mort à Toulouse en 1889. Il entra dans l'Université en 1882, et fut professeur à Cherbours, à Langres, Â Constantino, à Moissac. Il publia un premier recueil do vers, les Brumes {lasi), fonda, avec Barrés, les Chronifpies, où il publia des sonnets ot ses meilleurs morceaux en prose; puis il so rendit à Paris, collabora au « Parti National «. nt paraître un volume do critique, les Ecrivains d'aujourd'hui : y os poètes (1888); et, au retour d'un voyage en Kspagno et en Algérie, mourut do la fièvre tvphoïdo à l'hôpital de Toulouse. Les /{eli'/ues de Jules Tellier furent publiées on 1890, par les soins do Raymond de La Tailhède ot quelques autres de ses amis. Ce volume contient, avec dos morceaux de prose sur rAmi7iV, la Beauté, le Désespoir, des poésies dune profonde tristesse, œuvres d'un esprit sombre, ouobsédait l'idée do la mort. Lo buste de Jules Tellier, du au sculpteur Emile Bourdelle, a été inauguré au Havre le 27 octobre 1895. Dans lo livre : Du sang, de la volupté et de la mort, qu'il a dédié à J. Tellier, Maurice liarrès a consacré au poète mort prématurément des pages pénétrantes.
Telmann (Conrad), poôto et écrivain allemand, né à Siettin en 1854, mort à. Rome en 1897. Il étudia le droit à Leipzig, à ïleidelberg et à Berlin, et fut nommé magistrat à Steitin, mais, la maladie ne lui permettant pas d'exercer ses fonctions, il donna sa démission en 1878 et se consacra entièrement à la littérature. Après plusieurs années do voyages dans les pays méridionaux, il se fixa à Menton, puis à Rome. Parmi ses nombreuses puidicalions, qui comprennent uni(iuement des œuvres d'imagination, nous citerons des recueils de poésies : Dan» la solitude (1876); Jours d'automne à Méran {1876); A l'étranger (1889); Vagues de la mer (1884); des nouvelles : Dissonance et accords (1888); Contes sicilitms (1889); A travers /a ne (1890); Abîmes profonds {l&o^} ; rWnacria (1895); etc.; des romans : A /'aurore (1880) ; Dieux et faux dieux (1880) ; Le jeu est terminé (im); Idéals modernes (1886); Sombres existences {iZS&); \ x victis ! {I»i6) ; Armes féminines {1%S9); la Tribu des Icarides (1891); Sous le cAaume (1893); Sous les dolomites (1893) ; Sur sa propre motte {IS9A) ; Bohémiens (1895); Sous le ciel romain (1896); Vox po/>w/i (1897) ; etc. Le talent de Telmann se caractérise surtout par un lyrisme à tendances mélancoliques uni à une grande finesse d'observation.
Tblremt (col de), le principal passage du grand Atlas marocain, par où communiquent les vallées supérieures de la Moulouïa au N., et de l'oued Zis au S. Il s'élève à 2.200 mètres environ, et est dominé au N.-O. par l'important massif du Djebel-Aiachi (4.500 m.); par là passe l'importante route commerciale qui va de Fez à l'oasis du Tafilelt.
Temassinin, bourg ou ksar du Sahara algérien, dans la dépression qui limite au S. la Haniada de Tinghert, et qu'arrose tcmporairomcnt un oued tributaire de l'Igharghar ; 2.000 hab., noirs ou Berbères. Visité à plusieurs reprises, dej)uis 1903, parles méharistes français, Temassinin est un point d'eau important sur la route des caravanes qui vont du Soudan à Touggourt, Â Biskra, ou dans la Tripolitaine.
Temassint, ksar et point d'eau du Sahara algérien, à l'ouest du massif d'Ahaggar et sur la route très fréquentée par les caravanes qui vont du Tcnad à la Tunisie ot à la Tripolitaine. Toute la région fut reconnue par Flatters pendant son malheureux voyage de 1881.
TeMIR-KHAN-CHOURA. ville de l'empire russe (Caucasie iprov. du Daghestan^), dans la vallée de l'Erpili Ozan; 9.200 lialj. Ch.-I. du cercle du mémo nom et de la province russe du Daghestan ; 6.638 kiiom.
carr. et 50.000 hab.
Tempel ( Kmest-Guillaumc-Lebrechl), astronome allemand, né à Nieder-Cunersdorf(Lusaco) en 1821. D'abord lithographe, ilno s'adonna
Su'assez tard à l'astronomie. Il a été successivement irecteur de i'observatoire do Marseille et de celui d'Arcetri, près de Florence. Il a découvert cinq astéroïdes et uu certain nombre do comètes, parmi lesquelles on trouve la fameuse comète de 1866, dont la relation avec les étoiles filantes do novembre a été reconnue par Schiaparelli.
Temple U©). à. Londres (Fleet-Street). Ancienne maison des templiers, qui passa ensuite à la Couronne (i313),puis successivement au comte de Pembroke, aux chevaliers de Saint-Jean, le Temple appartient depuis 1346 aux jurisconsultes et étudiants endroit. Il renferme deux des quatre écoles do droit {/uns of Court) de Londres : le Temple Intérieur et le Temple Mot/en et l'Eglise du Temple ou Sainte-Marie. Le jardin du Temple sépare les bâtiments du quai do la Tamise. Non loin du Temple se trouvent les Courts of Justice ou Palais de Justice, où sont les tribunaux ; et les deux autres écoles de droit : Lincoln's-Inn et Gray's-Inn. Ces écoles de droit forment des sociétés indépendantes, dont chacune a ses biens et revenus propres.
Temple Bar, Magazine de Londres pour les lecteurs de la ville et de la province, revue littéraire mensuelle non illustrée, fondée par la maison Macmillan en 1863. — Elle offre à ses lecteurs des articles écrits dans une note un peu grise sur des sujets très variés, sans rechercher particulièrement raciualiié et en évitant les nouvelles et commérages mondains. Son titre est le nom d'une ancienne porte monumentale, qui d'ailleurs sert de motif
TELEOBJECTIF — TENSION
à la couverture du ■ magazine '. Eu 1900, ■ Temple Bar» consacra son lOCt* volume à un index où sont enregistrés tous tes articles publiés depuis sa fondation, et qui forme un curieux ouvrage do référence.
Temple de l'Humanité (le), à Paris. Les disciples d'Auguste Comte consacrèrent en 1905 le Temple de l'Hamanité dans ta maison do la rue Pavenne, n* 5, où mourut, en 1846. Clotdde do Vaux, l'inspiratrice du fondateur du positivisme. Au premier élago, ils installèrent uno chapelle gothique réalisant en miniature le temple dont Auguste Comte avait lui-même tracé le plan. Au fond, au-dessus du nialtre-auiel, un tableau du brésilien Eduardo do Sa représente l'Humanité kous les traits de Clotildo do Vaux ; sur l'autel ost placé le buste d'A. Comte d'après Etcx; sur les murs latéraux de la chapelle sont peints les bustes des • Grands Types de l'Humanité «, représentant les différents aspects do la civilisation. Des mscriptions rappellent les conceptions fon-iamonialc» du système. La chapelle et 1' « appartement sa. ré . do Clotildo de Vaux renferment diverses reliques du philosophe et do son insniratrico. Sur la façade de la maison so retrouvent, avec les inscriptions essentielles, le tableau et le buste d'A. Comte qui sont sur l'autel.
TEMPORO-OCCIPITAL, E, AUX {tan} adj. Qui a rapport à la fois au temporal et k l'occipital.
TEMPORO-PARIÉTAL. E, AUX (tan) adj. Qui a rapport
à la fols au temporal et au pariétal.
TEMPORO-SQUAMHEUX f/an, skou-a-meù , EU8E adj. Auat. Qui a rapport à l'écaillc du temporal.
Tenburg, bourg d'Angleterre (comté de W'orcest«rl 1.5U0 hab. Eaux mméraies chlornrécs sodiqucs fortes, à. la temiiératuro de 12" C.
Tendon, comm. du dép. des Vosges (arrond. et à 13kilom.de Rcmiremont), sur un petit sous-afûacnt do Rhin par la Volognc et la Moselle ; 800 hab. Scieries mécaniques, commerce de bois.
Tenedla, oasis do l'Afrique orientale (prov. de Constantine,!, au milieu du Sahara algérien et k 67 kilom. au N. de Touggourt; 2.000 h. Belles palmeraies; puits artésiens.
Tengher, bourg de la Turquie d'Asio (Anatolie [^prov. de Konieh, distr. do Bourdour]), sur le Tcbandyr naissant, afiluent du Guorenis-Tchaï; 2.000 hab. Sériciculture, fabrication de tapis.
Ténia (El-), bourg d'Algérie fdép. d'Oran), à quelque distance de la sobkba d'Oran; 2.:>00 hab., Arabes appartenant en majeure partie à la tribu des Ouled-Ali ; élevage, fabrication de tapis et de fromages.
TcN Kate ou Gâte, pointro hollandais. V. Katb
au t. V.
Tenneville, comm. de Belgique fprov. do Luxembourg arrond. de MarcheJ), sur un petit affluent de l'Ourthe, tributaire de la Meuse; 1.100 hab. Scierie.
TENONNEUSE 'no-neu£') n. f. Techn. Machine-outil servant à faire les tenons pour les ouvrages do menniscrie.
— E>'cvci.. Cette machine, supportée par un solide bâti on fonte, en forme de C, permet do faire des tenons à l'aide de doux arbres porte-outils horizontaux qui peuvent se
régler séparément dans le sens vertical, au moyen do manivelles. L'arbre porte-outil supérieur se règle en outre horizontalement.
Avec cette machine qui permet de faire des tenons plus longs que les porte-outils, et aussi de rainer les bois au milieu et en travers, il n'est pas nécessaire de tracer ces bois à travailler pour les différentes longueurs de tenons.
On peut à volonté remplacer les arbres porte-ouiils horizontaux par d'autres verticaux accompagnés d'un troisième arbre porto-outil spécial pour faire les enfourchements. On obtient alors des tenons droits ou obliques, à écrasements droits ou profilés et à queue d'aronde.
Dans les deux dispositions à porte-outils horizontaux ou verticaux, chacun do ceux-ci est commandé par une courroie spéciale de la transmission intermédiaire*
TÉNOSnx (du gr. ténân, tendon) n. f. Méd. Inflammation des tendons. (Dans la ténostte crépitante, l'inflammation des gaines tendineuses est accompagnée d'noe crépitation petite et fine, et de très vives douleurs.)