‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 312 sur 363 · V. SYNOVITE, t. VII · texte numérisé non relu

V. SYNOVITE, t. VII

* TENSION n. f. — Méd. Tension artérielle oa vasculaire. V. pression, t. VU.

— Techn. Haute tension. Dans Tindastrie électrique. Tension supérieure à 500 volts.

— Enxycl. Techn. Les lignes à haute tension sont celles où le courant dépasse 500 volts et nécessite l'emploi de transformateurs avant d'être utilisé pour les usages courants. En Europe, les lignes À haute tension ne dépassent guère 10.000 Tolts, mais en Amérique, on transporte le

TENTERDEN — TERRE-NEUVE

courant sous une tension do 2.'«.OûO ot même do r.0.000 volts pour los grandes distances. L'isolement dos lils conducteurs est très difficile à olttcnir dans cos conditions. Dès que la distance à franchir dépasse loo kilomôtros, une tension de 25.000 volts est nécessaire pour avoir un transport d'énorgio industriollenient économique.

— Télégr. Tension critique de cohérence. On nomme ainsi l'état d'un radioconductour qui, par suite do la nature des conducteurs, do l'état des surfaces on contact, du diélectrique interposé, de la différence do potentiel produite normalement entre les corps en contact imparfait, etc., n'est plus actionné réjjiuliérement et peut m/^me n'être plus actionné du tout. C est une notion empirique détermin«-o plutôt par la pratique, qu'une quantité physique susceptible do mesures et de règles précises.

TeNTERDCN, marché du Royaume-Uni (Grande-Brctafjrne [,\n^'leierro, comté de Kcntl) ; 3.421) hab.

TeOPANTLAN, bourg du Mexique (Etat de Puebla fdistr. 'le Maïamoros]) ; 4.000 hub.

TÉOSINTE n. m. Nom donné à une graminéc maydée du Guatemala et du Mexique.

— Encycl. I-iO téosinle est une plante fourragère, dont la culture se répand peu à peu dans tons les pays chauds ne présentant pas do trop longues sécheresses. Le téosinto (euchlxna Mexîcana ou reana luxnrians ) est très recherché par le bétail; sa valeur alimentaire est très grande. Les tiges peuvent prendre un grand développement : ainsi, d'après le D' Vinson, une seule tourte peut suffire pour alimenter pendant trente heures une couple de grands bœufs de charrue. Le grain, de la taille du grain de blé, est brun, recouvert par les deux glumes persistantes et très dures.

TéOTGH AK, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Bosnie [cercle de Dolnia Touzla, distr. de Zvornik^), sur la Drina, sous-aftluent du Danube par la Save ; 3.000 hab. Vignobles.

TÉPHROWILLÉMITE {vile) n. f. Orthosilicate naturel do zinc et manganèse. Tt>osinte ;

, ' a, épillet mâle; 6, fleur mâle;

TEPLITZ-TRENTSCHIN , c, fleur femelle; d. graine. bourg d "A ustro- Hongrie

(Hongrie [comitat de Trentschin}), non loin du Waag, affluent du Danube; 1.500 liab. Eaux minérales bicarbonatées sulfureuses, à la température do 36 à 40" C.

Teplopka, bourg de Russie (gouv. de Saratof [distr. do Saratof)), sur un petit sous-affluent lointain du Volga par le Tcherdym ; 2.500 hab. Tanneries.

TÉPLOIÉ, bourg de Russie fgouv. de Riazan [distr. de Dankofj), sur un petit sous-affluent du Volga; 2.700 hab. Briqueterie, distillerie.

Tequia, ville de la république de Colombie (dép. de Santander [prov. de Garcia Rovira]), près d'un petit affluent du Cliicamocha; 5.000 hab. Plantation de café.

TÉRAMOND (Edmond GAfTiiiR, dit Guy de), littérateur français, né à Paris en 1860. 11 lit ses débîits dans les lettres en publiant dans la " Revue de Paris ■) un roman : la Pupille de Madame Gueslot (1801), et, la môme année, UQ volume de poésies : les Vers de vingt ans (1891). H écrivit ensuite : Au pays des lettres (1895); les Joies de la possession, vers (1896) ; les Pantins du cœur (1898); Sur le chemin du bonheur (1899); Péchés d'amour (1900); Schmâm'ha, roman algérien (1901); l'Adoration perpétuelle (1902); la Glorieuse Canaille, récits coloniaux héroïques (1902); la Houle amoureuse {IQ03) ; Hose d'or (\90Z); la Volupté de vivre [l'Eiiypte ancienne] (1903); l'Etreinte dangereuse (190i); les dessous de la cour d Angleterre

il905) ; Impériales «o/wjoMs f l!'05l ; Au seuil du bonheur 1905} ; la Physiologie du Nu (1905) ; une Courtisane qrecqne 1906); l'Amant (1906). H a écrit aussi pour le tlu-âtre et a fait représenter: les Braves Gens, 3 actes (1895); le Jouet, 3 actes (Rouen, 1905), et un grand nombre do pièces on un acte, eu vers ou en prose, et do revues, parmi lesquelles il faut citer : Je vais le dire à ta mère!

TÉRATOIDE {de tératome, et du gr. eidos, aspect) adj. Pathol. Tumeur tératoidc, Variété do tératomo (tumeur organoïdo do Virchow). dans laquelle les tissus constituaiits sont do plusieurs sortes, mais avec prédominance de l'un d'entre eux. de telle sorte que le tératomo passe à une néoplasie dcfinio fibrome par exemple. V. tuhatome.

TergÉ, comm. du dép. de la Vienne, arrond. ot à 18 kiloin. do Poitiers, sur un plateau boisé, entre la Vienne et le Clain ; 750 hab. Commerce do bestiaux. Importantes rarrièrcs do pierre.

TÉRÉBENTHINE, ÉE {ban) a<lj. Se dit des médicaments qui coiitirnnont do ia térébenthine : Linimcnt térében-

TUINK.

Teremi, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat do Kis-Kukulla, distr. do Radnot]), sur un petit sousaffluoni du Danube par le Maros ; 2.200 hab. vignobles. Fabrication do toiles.

TERE3AH (pseudonyme de Gorinna Torosa Ubi;btis:, femme do Icilros italienne, née vers 1875. Après avoir débuté par un volume de poésies sans grande originalité, il Campo délie ortiche, Terosali s'est l'ail connaitro au grand public par des romans ou contes : Pircolo Pariqi, Higoletto, et nar plusieurs drames {il Pane rosso, Sul Gœrner), dont l'un au moins, qui peint une crise morale intéressante dans une ànio d'élite, a obtenu un vif succès, i7 Giudire (1903). Quelques-uns des ouvrages do Toresah ont été traduits dans des revues françaises.

TCRQESTE, planùtû télcscopiquo n» i78, découverte OD 1901 par Caruora.

TerMIER I Pierre-Marie), ingénieur et savant français, né ù. Lyon en 1859. Il fut élève des Ecoles polytechnique et des mines, puis entra, en 1883, comme ingénieur au corps dos mines, où il devint ingénieur en chef en 1898. Professeur à lEcolo des mines de Saint-PUienno de 1885 à 1894, il fut chargé depuis lors do rensoigucmont do la minéralogie à l'Ècolo des mines de Paris. Outre sa collaboration a la grande carte géologique au i : so.ooi'*, publiée par !o ministère des travaux publics, Termier a mené à bonne fin d'importantes études sur la géologie et la minéralogie du plateau Central et des Alpes, et a soutenu sur les nappes do charriage et de recouvrement des Alpes des théories qui sont actuellement adoptées par tous. Signalons, parmi ses jilus importants travaux : Etude sur le juassif cristallin du mont Pilate; Ivs Eruptions du Velau; Etude sur la constitution géologique du massif de la \ anoise ; Etude sur la tectonique du J'rlvoux {\S'0&;] le Massif des Grandes- housses (1S93); lus Montagnes entre lirianeon et la Valluuise (1903); les JS'appes des Alpes orientales et la Synl/ti'se des Alpes ^ly03), travaux publiés pour la plupart dans le « bulletin des services de la Carie géologique ".

TERMIÉRITE n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine, riche en silice.

TERMITOPHAGE adj. Se dit do certaines espèces de

fourmis ( aerumyrma carebara), dont les nids sont juxtaposés à ceux des termites, et (jui vivent aux dépens de ces derniers en parasites assassins, puisqu'elles se nourrissent de leur progéniture en sinfiltrant dans leurs nids à travers les parois. (Ce parasitisme spécial entraîne un polymorphisme très varié.) V. LiiSTOBiosi:.

Ternand, comm. du dép. du Rhône, arrond. et à 13 kilom. do Villefranchc, au-dessus de l'^Vzergues, sousaffl-uent du Rliôno par la Saône; 600 hab. Vignobles. Carrières de pierre dure. Intéressante église.

Ternant, comm. du départ, du Puy-de-Dôme, arrond. et à 14 kilom. d'Issoire ; 165 hab. Eaux minérales l'roides, carI)onatées sodiques gazeuses, réputées pour le iraitemenL des tièvres, de la chlore-anémie, des maladies lies voies urinaires, etc. La plus grande partie des eaux est exportée.

TeRNANTEUIL, village du dép. des Deux-Sèvres, arrond. et à 9 kilom. de ISiort, dans la commune d'Echiré, près de la Sèvre Niortaise ; 250 hab. Là se trouvent les ruines admirables do la forteresse féodale de Coudray- Salbart, dont les plus anciennes parties remoment au xiii" siècle.

Ternberg, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Haute- Autriche [cercle de la Traun]), sur l'Erms, affluent du Danube ; 2.000 hab. Métallurgie. Scieries.

TernOVA, bourg d'Austro-Hongrîe (Hongrie [comitat d'Arad]), ch.-l. do district, sur la Csiger, sous-affluent du Danube par la Theiss ; 2.700 hab. Important commerce de bestiaux. — Le district, pour une superficie de 517 kilom. carr., est peuplé do 23.000 hab.

TernovaÏA, bourg de Russie fgouv. de Saratof [distr. J'Atkarskj), sur la Tersa, sDus-aIfluent du Don par la Medvietitza; 3.000 hab. Tanneries.

TernovskaÏA, bourg de Russie (prov. du Kouban [cercle de Kavkazskii}), sur la îéia, tributaire do la mer d'Azof ; 4.500 hab. C'est une ancienne stanitza cosaque.

TerpIGOREV (Serge IS'icolaïcvitcb), littérateur russe. V. Atava.

TERPODION (du gr. terpein. charmer, et ôdè, chant) n. m. Instrument de musique qui fut breveté en Angleterre vers 1821 aux noms de Daniel Lœschman ot JamesAllwricht.

— Encycl. Dans le

terpodxon, une pédale met en mouvement circulaire un cylindre enduit d'une niatièro résineuse. Le son est produit par la friction d'un petit tampon de feutre poussé contre lo cylindre lorsque les louches do l'instrument sont abaissées ; cette friction faisant vibrer une tringle en fil de laiton qui y est attachée par îin ressort.

Lo son subsiste aussi longtemps que les touches sont abaissées, un étouffoir empêche la continuation du sou lorsqu'elles sont relevées.

Terquem (Alfred), physicien et écrivain français, né à Metz en 1831, mort à Lille en 1881. Il avait été élève do l'Ecole normale supérieure. Reçu agrégé, ensuite docteur es sciences, il avait professé la physique d'abord au Ijcéo de Metz, puis à la faculté des sciences de Strasbourg. Après la guerre de 1870-1871, il opta pour la nationalité française et fut nommé à la chaire de physiijuo do la faculté de Lille. Ses savants mémoires sur l'acoustique et la chaleur le firent nommer on 1886 membre correspondant do l'Académie des sciences. Ses travaux ont été publiés dans des recueils spéciaux. Parmi ceux qui ont paru en volumes séparés, nous citerons: Capillarité (1881); la Science romaine à l'époque d'Auguste, étude historique d'après ViVrHt^e (1885); Introduction à la physique expérimentale (IS^A), en collaboration avoc Daniicn.

Terrasse (Claude), compositeur français, né on 1870. Il lit do bonnes études à l'Ecole de musique classitiuo (écolo rv'iedermeyer), et, pris de la passion du ihôàtre, commença par écrire de toutes petites scènes: Panthéon-Courcelles (Grand-Guignol, 1899) ; l'Heure du berger (Hodiniôre, 1900) ; l'Amour en iou/t'i'/ie» (Foties-Parisiennos, 1900) ; puis la Petite Eemmc de Loth (1900) ; Siqismond (1901); et enfin un ouvrage plus import^int, les Travaux d'Hercule, en trois actes, qui obtint un bruyant succès aux Bouffes-Parisiens en 1901. Il donna encore quelques opérottos on un acte : Chouchette, la Hotte secrète, la Fiancée du scajthandrier (1902) ; Péché véniel (1903), et remporta un nouveau grand succès avec un second ouvrage on trois ados, le Sire de Vergu, roprésontô la mémo annéo aux Variétés, suivi bientôt au môme théâtre do Monsieur de La Palisse (1904). Terrasse a écrit

Terpodion.

aussi une musique do scène pour f'bn-/ioi, drame en cinq actes, représenté au Nouveau-Théâtre en 1902.

*TERRE n. f. — Terres rares. Groupe important d'oxydes métalliques rencontrés toujours ensemble avei l'wrrtne, le thorium et les éléments radio -actifs {radium, potonium, etc.) dans quelques minéraux rulativument pou îkbowiants {sables monazités, cériie, monazile, gadoliniie, samarskite)t d'origine Scandinave.

— Encycl. La famille dos terres rares contient près de quinze éléments à l'heure actuelle connus, et quelquesuns de ceux-ci supposés purs seront peut-ètro demain dédoublés en nouvcau.x éléments ; on les divise en doux grands groupes :

P Le groupe du cérium à sulfates potassiques insolubles comprenant dans l'ordre do leurs fonctions chimiques, d'après Urbain et Lacombe : le cérium, le lanthane, lo praséodijme, le néodyme et le samarium, ces trois derniers constituants do Vcx-didyme ;

2<* Lo groupe do Vi/ttrium a sulfates solubles avec Veuropium, le qadolinium, le terbium, le dysprosîum, i'holmtum, ïytlrium, Verbium, le thulium et Vytterbium.

Sans entrer dans le détail de l'extraction déjà décrite fv. cÊRiUM, yttkil.m), nous rappellerons ()ue ces terres se séparent les unes dt-s autres par de longues cristallisations ou précii)itations fractionnées, en se guidant pour arriver à la pureté sur les propriétés spectrales: en effet. si les propriétés chimiques sont presque voisines (bases terreuses irréductibles à sels bien cristallisés, ne précipitant pas par l'hydrogène sulfuré, précipitant en oxydes hydratés par le sùlbbydrate d ammoniaque ou les alcalis), les propriétés spectrales ('spectre de lignes, spectre d'absorption, d'étincelle ou de phosphorescence) sont assez différentes pour permettre de servir de pierre d'épreuve à la méthode de séparation.

Ces terres, d'après les travaux les plus récenjs, doivent être considérées comme triatomiques, l'oxyde étant du type M°0' ; quelques-unes et principalement des mélanges avec les sels de thorium ont reçu une importante application industrielle ; elles constituent le manchon usité dans les procédés d'éclairage par incandescence ; simple mousseline imbibée d une solution de nitrates des terres rares, puis calcinée, un enduit de collodion assure la solidité de ce manchon jusqu'au moment de l'usage.

Terre (A la), marbre d'Alfred Boucher, qui a obtenu la médaille d'honneur au Salon de 1891. Synthèse de l'effort du paysan, de sa lutte continuelle avec la terre, cette œuvre est admirablement sculpturale. Simple dans ses lignes, elle témoigne d'une science anatomique parfaite et d'une rare sûreté do main dans l'exécution. Faut-il rappeler que son auteur, A. Bouclier, avait déjà prouvé ces belles qualités, en 1886, lorsqu'il exposa Au but l groupe de trois coureurs d'un si haut caractère que l'on pouvait les croire exhumés de quelque fouille.

Le plâtro do A la terre avait figuré au Salon de 1S90.

Terre qui meurt (la), roman, par R. Bazin (1899). — Toussaint Lumineau, fermier maraichin,a delà peine à payer ses fermages, car les dernières récoltes ont été mauvaises. Il n'en aime pas moins la terre qu'ont cultivée ses ancêtres et qui les a nourris. Avec l'aide

voir des jours meilleurs. Malheureusement, sou fils atoô Mathurin, qui partageait son âpre passion du sol, a été horriblement estropié par un accident de voiture et mène désormais une vie impuissante, maladive et aigrie. Dégoûtés d'un labeur trop pénible, son rils François et sa lillc Eléonore quittent la ferme paternelle, l'un pour travailler aux chemins de fer, l'autre pour tenir une petite auberge à la ville. Son troisième fils, André, émigré en Amérii|Ue. où il espère trouver la culture plus fructueuse. Le vieux fermier reste seul avec l'infirme et sa dernière tille Rousille, qui aime le valet de ferme Jean Nesmv- Toussaint Lumineau a naguère renvoyé Jean Nesniy, qu*tl ne jugeait pas un assez beau parti pour sa fille, mais le journalier est un honnête et robuste travailleur. Qu'il "revienne donc: il épousera Rousille, et c'est lui qui cultivera la terre après Toussaint Lumineau. D'exactes et sobres descriptions du Marais vendéen et de ses mœurs. do frais épisodes comme celui des amours de Rousille et de Jean Nesmy, la figure farouche de Mathurin et le récit émouvant de sa mort sont les traits à signaler de ce roman ; mais il vaut surtout par la forte et saine Inspiration sociale qui l'anime.

*Terre-neuve. — La question do Terre-Neuve, qui depuis liingtemps divisait la France et l'Angleterre, a été réglée par la convention du 8 avril 1P04. La France renonce aux privilèges (ju'elle tenait du traité d'Utrecht. Elle abandonne son droit exclusif de prénaration et de séchage du poisson sur le French Shnre; elle conserve le droit de pèche dans les eaux territoriales du French '<horc, mais elle rexercera sur le pied d'égalité avec les Torre-Neuvicns. Nos pécheurs pourront s'approvisionner do boëtto sur le littoral (abrogation du liait Itill). et il leur sera permis do pécher non seulement ia morue, mais aussi le homard. La contre-partie du sacrifice de nos droits exclusifs se trouve dans les concessions de territoires, que la convention du 8 avril 1901 nous a consenties dans i'Afric|ue occidentale. V. accord anglo-français.

Comme suite à ces a*"cords, l'Angleterre a conclu avec les Etats-Unis, en octobre 1906. une convention destinée à régulariser lo droit traditionnel à la pèche que ceux-ci possédaient on vertu d'une convention datant do 181*^, Aux termes de la nouvelle convention inter\cnue, les navires américains sont exceptés do la loi do 190C sur les navires do pèche étrangers à Terre-Nouvo. ainsi que des restrictions qui leur sont imposées par les lois précédemment votées on 1905. Do plus, ils pourront embarquer dos équipages torro-nouvions, et se servir de filets de grand mouôlo. Par contre, lo gouvernement américain s'est engagé ù recommander aux armateurs américains

 la Terre, d'après Boucher, de ses enfants, il espère

do so conformer stricicmont aux lois et r^elcmcnts douaniers do la colonie, de payer les droiis do pliarccf le sabstcnir de pêcher le djrnan.ho. Le droit de pi>cho dos Etats- Unis doit s exercer à au moins trois milles do la rite Cet arrangoniont provisoiro, i|uo l'Angleterre a conclu avec le gouvernemontde WaslniiKlon sans tenir compte des vœux tort «igoïtos <les TerrcNeuvieiis, a rencontré dans la colonie, ot aussi au Canada, une opposition dos plus vives et la presse a vu dans cet accord une complaisance exagoréo du gouvernement impérial à IV'gard des Ktais-Uuis. Terrier (I.ouis-I'Vlix), chirurgien français, né à Pans on 1837. Inlorno en I8i!>, prosoctour on 1870, aTé-'é on 1872, cliirurgion des liô|iitaux en 187:), membre de F Vcadcmio do niédocino en I8<jo, il devint professeur à la Faculté en ISiiî, d'abord do médecine opératoire pois de clinii|U0 chirurgicale. Il fut un des plus actifs propa"a-' tours do lovarioloinic, dont, â une époriue, la chirurgie fit un abus qui devait se reproduire plus tard pour l'appendicitc. Nombre do ses travaux se rapportent à cette i|uestion. Il a écrit aussi plusieurs mémoires sur la chirurgie des voies biliaires, sur le traitement des hernies, sur 1 ostéomyélite, sur le traitement des cancers do 1 utérus, sur la gastrotomie, sur l'appendicite. Il a collabore au Man„ddc pclile cUiruvijie ot au ilanuel de pathologie et de clinique chirurqicale de Jamain, qu'il a refondu dans les dernières éditions et a publié -De tœsonlmgotomie externe ( 1870) ; De, ann-ritmes cirtoldes ( 1872 1 ■ /■. thiienti de pathologie chirurgicale générale (1885)- De l hydrunyhrose mlermitteiile, en collaboration avec Marcel Baudouin: /rt.Sii/urc inleslinale, avec le mémo (igasllelil Manuel diviealh^sie chirurgicale (1891), avec le p' ï'eraire ; Chirurgie du cou ( 1 808), avec Guillemain et Malherbe : Chirurgie de la face, avec les mômes ; Opéralions du trépan (1896), avec le b' l'eraire ; Chirurgie du cœur et du /Jéricorrff (1898), avec les mémos; Chirurgie de Vestomac (1899), avec Hartmann : Chirurgie de la plèvre et du poumon (1899), avec le D' Reymond: CAin/ryt'e du foie et da voies biliaires (1901), avec lo B' Aunay, qui est le résumé do ses ietODS sur ce sujet.

Terrier (Louis), homme polilitMio français, né à Annecy en 1851, mort ù Paris en 1893. Contrôleur des contributions indirectes jusqu'en 1881, il lit ensuite du iournalismo, collabora au . Mot d'ordre » et à la .. Marseillaise, dirigea à Dreux lo . Réveil national ... Elu conseille^ municipal de Dreux, puis conseiller général, maire de Dreux (1888), ii fut élu député do cotte circonscription en 1.S89 et prit part aux discussions financières et économifjuos. Ministre du commerce, de l'industrie et des colonies dans le cabinet Charles Diipuy (i avr. 1893-3 déc. 1893), il avait été réélu député le m août li-n. Terrier, qui était un protectionniste décidé, donna, après sasortie du ministère,

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«nT.':i"''^°'' '£'i"";!u'' "*^ ^.Oieny-sur-SeinefCôle-d-Or-i en 1814, mort en lS9o. Chirurgien français, interne eu 1868 prosecteur des hôpitaux et docteur on 1873, chirurAcù des hôpitaux en 187C, professeur agrégé en 1878, il pSssa successivement par les services r»"»»

de Ixjurcinc et de la Salpéirièro (Paris). Ses principaux travaux ont porté sur les maladies des organes génitaux de l'homme et de la femme et sur la chirurgie abdominale. Il St sur ces atfoctions des leçons cliniques qui attirèrent à la Salpétrièro un grand concours d'étudiants.

Lorsque Pasteur publia sa découverte du traitement do la rage, il fut désigne pour organiser, rue d'Ulm, le service du traitement chirurgical des individus mordus qui venaient chercher la guérison. Il mourut après une longue maladie

10 22 décembre 1895. Il a publié on collaboration avec Ch. Monod un Traité des m-dadies du testicule et desesannexes [ 1889).

11 a été un des apôtres de l'asepsie substituée à l'antisepsie, et il a montré les résultats qu'on pouvait obtenir par l'usage de l'eau bouillante pour la désinfection; il a condonso sa techni.iuo ilans un livre. Asepsie et antisepsie chirurgicale (1892), écrit en collaboration avec Chaputqui a recueilli ot mis au jour l'ensemble de ses travaux en 1898 SOUS lo titre à'Œurres d'Octave Terrillon. Il convient de noter aussi un mémoire fait en collaboration avec Cornil sur VAnatomie pathologique des salpingites (1S87) et un sur Deux cfuls cas tl'ovariotomie (1890).

TERRITOIRES DU SuD. On nomme ainsi les régions sahariennes organisées par la loi du 24 décembre 1902 en unité administrative distincte de l'Algérie et comprenant les territoires d Ain-Sel'ra, des oasis (Touat, Tidikolt, Oourara, avec Adrar pour chef-lieu), do Gharda'i'a et de Touggourt.

Le gouverneur général de l'.^lgério y représente lo gouvernement de la République et y exerce des attributions administratives et financières dévolues en Algérie aux préfets et aux généraux commandant les territoires militaires. Il a sous ses ordres un personnel des atTaires indigènes, recrute parmi les officiers des afi'aires indigènes de l'Algérie. A la tcto de chacun des quatre territoires est un commandant militaire, nommé par décret et qui dirige les services sous l'autorité du gouverneur général, seul responsable do la défense et de l'ordre. ('Décr. du 14 août IflO.'i.)

Les territoires du Sud ont un budget distinct do celui do l'.Vlgérie et jouissent de la personnalité civile.

Quatre compagnies saliariennes (du Tidikelt, du Touat, do la Saoura, de Colomb) sont destinées à maintenir l'ordre et à assurer la pacification de ces régions. Elles ont été créées, par application de la loi du 3o mars 1902, sous le nom do Compagnies des oasis sahariennes (décr. du 1" avril 1902 et 7 juin 1904), qui a été remplacé par celui de Compagnies sahariennes par lo décret de réorganisation du 1" août 1905.

Ce sont, en principe, des troupes de police, qui relèvent du général commandant le 19' corps d'armée.

* TERRITORIAL n. m. — Encycl. Appels périodiques des territoriaux. Par circulaire du 15 mai 1905, le ministre

Terrillon.

Ellcn Terry.

'le la guerre a décidé que, lors .les appels périodiques pour 1 instruction on temps do paix, la proportion de» ajournements qui pourraient être acconlés. tant aux oiiiciers quaux hommes de troupe de l'armée territoriale, ne devrait jamais dépasser le cinquième de l'effectif

convoque.

Terry Ê'Hcn Alice), actrice anglaise, née à Coventry en 1818. tllo parut pour la première fois sur les planche'» à lâgo do huit ans dans lo rôle de Manilius du C'oii(e d hiver, au Pnnccss's Théâtre, dirigé par Charles Kean; elle joiia ensuite Arthur .lans le Uni J.an (1858), puis Oertrude .lans le l'rtU Trésor à Haymarket, et Ilero dans fleaucoup de bruit pour rien.

Do 1864 à 1874, elle quitta presque complètement lo théâtre ; elle épousa en I8i;t le peintre G. F. Watts, mariage qui fut biontôt dissous, puis en 18Cs l'acteur E. A. Wardell, dit Kelly; pen.laiit cette période, elle parut seulement quelques mois, en 1867, au ihéiitre de la Keino, où elle joua Katharina de la Mégère apprivoiser. C'est à ce théâtre ou elle fit sa rentrée on 1874; Fannéo suivante, elle se fit applaudir dans le rôle do Portiaau théâtre du Priucede- Galles; puis joua Olivia dans la pièce du mémo nom de W. G. WiU. A partir do 1878, elle joua au Lyceum avec

H. Irving dans les pièces de Shnkspeare et se fit admirer dans les rôles d'Ophélie, de Portia, do Desdémono, de Juliette, do Déatrice. ï:il6 suivit Irving ot la troupe du Lyceum aux Etats-Unis ot au Canada, en 1883 1884, I8S7, 1893, 1895, 18Î J et joua en 1889 on Allemagne. Kilo obtint d autres succès encore dans la Marguerite du Faust doW.G. Will, dans la reine Catherine do Henri VU/. dans lady Macbeth, Cordelia, EUalina de the Amber Ueart, Madame Saos-Géne, etc. En 1902, sir Henry Irving s'étant retiré de l'association, Ellen Terrv forma uiie société à son nom. Ellen Terry, la prem'ière actrice de l'Angleterre contemporaine, se distinguo par ses traits expressifs, son jeu souple et gracieux, sa diction naturelle. Elle appartient à une famille d'acteurs : son père. Benjamin Terry (1818-1892), ses sœurs. Kato (Mrs Arthur Lewis), Florence, Marioo, se sont fait un nom au théâtre.

Tersa, bourg de Russie gouv. de Saratof), sur la rivière homonyme, sous-afliuent du Don par la Medvieditza ; 5.000 hab. Commerce de céréales et do bestiaux.

TERTIB n. m. Mot arabe qui veut dire règlement. (Au Maroc, on aiipelle plus spécialement lertib, lo règlement qui en 1901 a remplacé dans ce pays l'impôt agricole par un impôt payable en argent.)

Terzo, bourg do l'Italie septentrionale (Piémont [prov. d Alexandrie, circondario d'.Vcqui'j. à quelque distance du Boghone, sous-affluent du Pô par la Bormida ■ 2.000 hab. Bons vignobles.

Tessier (.Iules), historien français, né à Monloire-sur- Loir (Loir-et-Cher) en 1836. Ancien élève do l'Ecole normale supérieure, d'abord professeur d'histoire au lycée de Poitiers, puis professeur d'histoire à la faculté des lettres de Caen. En dehors de son Elude sur l'amiral Coligny (1872). qui fut sa thèse do doctorat es lettres, il a publié d'importants travaux : le Chevalier de Jant; relations de la France avec le fortugal au temps de .Vazarin (1877) ; la Quatrième Croisade; la diversion sur Zara et Constanlinople (1885), qui montre que la direction donnée à cette expédition a été non l'effet de la perfidie vénitienne, mais la couséquonco nullement préméditée dune série de circonstances; la Mort d'Etienne Marcel (1886); Etienne Marcel (1888), expliquant le rôle du célèbre prévôt des marchands, ei concluant à le dégager du reproche de trahison à l'égard do Paris et do la France.

TESSITURE (tè-si — de l'ital. tessilura, texture, trame" n. f. Eusemble des tons qui conviennent le mieux à une voix : Tfssiti'rk grnre, aiguë, ii Ensemble de notes qui reviennent le plus souvent dans un morceau constituant pour ainsi dire la texture, retendue movenne dans laquelle il est écrit.

Testa (Hannibal Casimir Johannesl. diplomate néerlandais, né à Tripoli en 1858. Elevé d'abord à Malte et ensuite au collège des jésuites do Katwvk, il fit ses études de droit à l'université de Lej-de et, en 1883, fut promu docteur. Testa fut successivement attaché aux ambassades de Vienne et de Bru.xelles ; en 1896, il fut envové comme ministre résident i Tokio, et en 1902. ambassadeur A .Madrid. C'est en cette qualité qu'il a représenté les Pays- Bas à la conférence d'.-Vlgésiras.

Testelt, comm. de Belgique (prov. de Brabant 'arrond. dj.' Louvain]., sur la Denier, affluent de l'Escaut par la Dylo et le Rupel; I.iôO hab. Tanneries.

TÉTAZ (Jacques•^(arlin^, arcliilecte. archéologue et dessinateur, né à Paris en 1818, mort à Rueil en 1S65. Elève de Huyot et d'Hippolyto Lcbas, il obtint le prix'do Rome en 1843 sur le programme : un Palais de [Institut. Le Temple de lErechtheum, son envoi do Rome en 1S4S, fit sensation au Salon et fut encore remarqué en 1855 à l'Exposition universelle ; morceau hors ligne.

dans letiuel l'archéologie architoctoniqiio s îimule sous les qualités sérieuses d'un.

dissin

invention originale. Ce dessin obtint une deuxième médaille. Tétaz fut chargé la même année de la restauration du château de Pau. dont il fut nommé inspecteur.

TÉ-TCBONa n. m. Cloche chinoise en Té-tchong. bronze, avec un ensemble de petites cloches disposées en rangs et suspendues. iLcs Chinois forment un carillon appelé pien-tchoug, dont l'usage remonte à la plus hauto antiquité.)

*TÊTE n. f. — Fam. .Ce pagrr la tète de quelqu'un, Lo mystifier, lui conter sérieusement les plus grosses bourdes.

fcljcr.

TERRIER - TEWFIK-PACJIA

— Arg. milit. Tite de veau. Soldat des compagnies de discipline, envoyé comme punition dans les ateliers de travaux publics. iCe surnom vient de ce qu'ils ont la léie entièrement rasée.)

— Théâtr. Tite a l huile. Se dit d'un figurant de ihéiire engage pour une seule représentation. (Lucien Descaves suppose, sans tenir beaucoup à l'explication, que le fi.-ul raut amateur est ironiquement appelé tête à tliui le lar les figurants professionnels, parce qno ccui-ci lo considèrent comme un veau.)

TETJER n. m. Instrument javanais, formé do deux petites cymbales " attachées sur une sorte do socio grossièrement sculp.

té.(l)euxautres cymbales servent aies fraj.per.)

Tetkino,

bourg de Russie (gouv. do

Koursk , sur le .Seiin, sous-affluent du Dnieper par la Dema ; 2..i00 hab. Sucrerie. Produits chimiques.

*Tetooam, ville maritime du M,iro<-. Mir la Méditerranée, au S. de la possession . ,. Ceuta — En 1906, la conférence internat). ra» a confié I organisation et la direction de !.■ , .-e port ot la colonie espagnole est oxceptiuriullcmoiii coosidéra'ble. a un oincier do nationalité espagnole.

TÉTRACEMTRACÉES lsnn-lra■sé^ n. f. pi. Bot. Famille réduite au télracentre chinois, qu'on réunit parfois aux trochodendracécs. (Elle diffère pourtant de cette famille car les fleurs, ici, possèdent un calice, et sont tétramères jusgue dans l'androcée réduit à un seul verticillo I e fruit est une baie.) - ine tktiiacentrackr.

TÉTRACLASITE n. f. Miner. Syn. de hkionh-e.

TÉTRACYLE n. f. Algue diatomcc à cellules aplaties en table et restant unies entre elles de façon à constituer un long ruban, à valves allongées, arrondies à leurs extrémités, hérissées de granules épars. (Elle vit dans les eaux douces et existe à l'état fossile.)

TÉTRAGOPHOSPHITE {foss) n. m. Phosphate naturel d alumine, fer, manganèse, magnésie et chaux^

TÉTRAMITE n. m. Algue flagellate, formée d'une cellule plus ou moins ovale, souvent tronquée à la partie antérieure qui porte quatre cils vibratilcs, et se terminant en pointe à sa partie postérieure. (Elle vit dans les eaux douces ou marines: elle a été rencontrée vivant en parasite dans l'estomac do l'homme et do divers animaux.)

TÉTRANITROL n. m. Tétranitratc d'érvthrol, employa en médecine pour abaisser la tension ar'téricllo dans un grand nombre de maladies.

TÉTRANOYAU (no.-i'-d - du préf. gr. tétra, quatre, et de noyau) n. m. Biol. L'un des deux noyaux auxquels donne naissance la cellule karvoplasiique.

— ExcTcL. Des deux cellules de l'appareil tétrasporangial (ï. sporasoe) des floridées, l'une est lo protospore, l'autre la cellule karyoplastique ou do soutien. Cette dernière s'unit à la protospore par un tube d'union et aussitôt après divise son novau en deux noyaux filles, dont le supérieur est le téirn:,oijau, qui pénètre dans la saillie de communication, puis dans la proiospore, dont le iiqyau disparait alors. A ce moment, la protospore devient la cellule mère du télrasiiorange, qui représente ainsi une forme simple de (appareil sexué des floridées.

TÉTRASAHARE n. f. Fruit indéhiscent do certaines plantes, comme 1 hélielte, qui réunit quatre samares.

TÉTRASTYLIDE (»//) n. m. Genre type d'une petite famille due des tétrastylidacées. (Ce sont des plantes du Brésil voisines des ximénics, mais dont les fleurs ont un ovaire infère et un androcée isostémonc.)

TÉTRAVALENT, E alj. V. v.lLENCI!, t. Vil.

TeTS VAN GODORIAAN (Dick Arnold ■tt'lLLRU V*sl, diiilomate hollandais, né en 1848. Promu docteur en droit à l'université de Lcyde en 1870 avec une thèse Sur la nationalité des personnes et des marchandises d après le droit de la guerre, il fut nommé en 1884 ambassadeur à Conslaotinople et en 1894 à Berlin, où il est resté jusqu'en 1905. Il est alors entré comme ministre des affaires étrangères, sur la désignation do la reine, dans le cabinet qui a succédé â celui de Kuyper après les élections générales. Tetdan (duc DE). V. O'Do.sNEi.L (Carlos). Teittsch (Georges-Daniel), évéque évangélique des Saxons de Transylvanie, né à Schaessbourg en 1817, mort à Hermannsiadt en 1893.11 étudia la théologie aux universités de Vienne et de Berlin et devint en 1850 recteur du g;ymnase de Schsessbourg et, en 1867. surintendant ou évéque de l'Eglise régionale évangélique de la confession d'Augsbourg en Transylvanie. En 1848 et de 1863 à 1864, il fut membre du Landtag de Transylvanie : en 1864-1865, membre du Reichsrath autrichien : en 1867, membre du Reichsiag hongrois. II s'occupa avec beaucoup de zèle et de succès de la vie spirituelle des Saxons do Transylvanie, présida la Société de géographie de Transylvanie et écrivit une remarquable ffisloire des Saxons de Transylvanie (1874V II a publié : Documents pour servir à l'histoire de la Transylvanie (avec Fimhaber, 1857); la Réforme dans le pays saxon de Transylvanie (2» édit., 1886); Documents relatifs à l'Eglise régionale évangélique de Transylvanie (1862-1863). Ses Sermons et Discours ont paru à Leipzig eu 1891.

Tewfik-PACHA (Ahmed\ homme d'Etat turc, né en 1855. D'une bonne famille kurde, il fit ses études au lycée de Galata, les acheva à l'école 'de cuerre de Constantinople. Capitaine à l'état-major général, il fut inspecteur militaire de diverses provinces et se disiineua, en 1881, en Egypte, comme adjudant de Dervich-pacha. Il entra ensuite dans la diplomatie et occupa, entre antres, les postes de ministre à Cettinjé (1890), d'envoyé à Belgrade (1892), d'ambassadeur à Berlin '1897). La faveur du sultan

TEXTILE — THEOTOKIS

rappela au ministère des ali'aircs ûtranKîJres, mais Abdui-Ilamida résolu depuis ivoi do dirifîcr dirociemont la puiitiquo oxiériouro par iradés, c'cst-a-diro par décrois que rôdigont ses sccn-tairos particuliers, et qui ne passent poiul par le grand vizirat.

*TEXTILE u. m. — Toute matiùro nui peut Htc divisée en (ils propres à faire des tissus: Le tm, le chanvre sont

des TEXTILKS.

*ThABARD (Adotpho-Martial'i. sculpteur français, né à Limoyos en 1S31. — 11 est mon ù C'iainart en 1905. A la liste de ses œuvres il faut ajouter: l'Amour au Cygne (au palais de l'IClysée) ; le Jeune homme à Vénierillon (bronze, au ministère des postesi ; la PhoiOfjraghie (Trocadéro) ; Ivs Enfants de lu Haute-Vientie vwrts en fS70, monument do bronze, marbre et granit, élevé à Limoges en 1901.

Thailfingen . bourg do l'empire d'Allemagne (roy. do Wurteiiibcrg [cerclo do la l'orct-Noiro]), sur le Sniicclie ; y.n l liab.

THALA3SÉMINE (la-sé) n. f. Biol. Pigment vert chlorophvUoidi-, ul>si'rvé par llordmann et miss Nowbigin, dans le 'nié^oderme do bonellia virhlis. (Il se présente sous forme do petits grains contenus dans le cytoplasmo et parait so rapprocher par ses propriétés chimiques et physiques, noiammeui par la fluorescence et le spectre, ainsi (luo par ses propriétés physiologiques do la chlorophylle végétale. Mais son origmo est lûcunnuo, et on ne sait s'il est de provenance alimentaire ou autogène.)

THALASSINE {la-sin') n. f. Chim. Poison azoté cristallisahle. extrait dos tentacules d'actinies.

— Kncycl. Cos tentacules contiennent plusieurs substances solides toxiques, principalement la thalassine et la congestine. Ch. Uichct (190^J les sépare par l'action de l'alcool, montrant quo la thalassine solublo dans un mélange d'alcool et d'éiher est un poison pruritugène et urticaut, tandis quo la congestine insoluble dans l'alcool paralyse les vaso-moteurs de l'intestin et diminue fortement la résistance du système nerveux. Une propriété curieuse de la thalassine' est d'agir comme antitoxique vis-à-vis do la congestine,

THALÉNITE n. f. Silicate hydraté naturel d'yttria.

ThalGOUT, bourg de Suisse (cant. de Berne'), à quelque distance de l'Aar, affluent du Rhin; 800 hab. Sources froides, faiblement minéralisées, utilisées dans un petit éial'lissement thermal pour le traitement du rhumatisme chronique. Cure de petit-lait.

THALLOME [la-lom' — du gr. tlia/los, rameau) n. m. biol. Sommet vét^étatif dune pousse ^angiosperme), dans lequel l'axo étales feuilles avec leurs archispores à l'état potentiel ne sont pas encore différenciés. (Se dit par opposition à caulome, qui comprend tous les segments stériles de l'axo et ne peut produire de sporanges.)

ThalT ( Coloman ), historien et homme politique hongrois, né à Csepe (comitat de Komarom) en 1839. Il fit ses études à Pozsony. à Papa et à Budapest, devint professeur et entra" ensuite au ministère des honvéds. Elu député en 1878, il siégea sur les bancs du

ftarti de l'indépendance, dont 11 est resté un des orateurs es plus écoutés. Thaly est aussi un historien fécond. Il explore depuis quarante ans l'époque de Teke et de Rakoczi : c'est lui qui, par ses nombreux ouvrages, a le plus puissamment contribué au culte du héros natioual Rakoczi; c'est lui qui a découvert son tombeau à réglise des Lazaristes français do Consiaotinople. Ses principales publications sont : Arrhivum Jiakfizzianum (1873- 1889); la Jeunesse de liakoczi, lu Famille Bercsénui (1885-1898); Jean Botttjan (1867); Ladislas Oeskaij (1880); les Journaux d'Eméric Tiiokôlij; Souvenirs de liakoczi en Turquie; Anciennes chansons populaires hongroises (1864); Mélanges d'histoire Uttvratre ; Discours (18S1|. ïlialy est un des fondateurs de la Société historique et président de classe de rAcadéniie.

Thamin (Uaymond), philosophe français, né à Bayoux en 1857. 11 cnira à l'Kcolo normale supérieure en 1877, après avoir obtenu le prix d'iionneur et de pliilosopliie au concours général; il en sortit agrégé de philosoplue en 1880. Il enseigna la philosophie, notamment à Coutances, à Lyon, et à Paris au lycée Condorcet, puis remplit une suppléance au Collège do France et devint recteur de l'académio do Rennes en 1900 et de l'académie de Bordeaux on 190i. Une thèse remarquée {Saint Ambroise et la Morale chrétienne au iv* siècle) lui valut en 1895 le

frade de docteur. Klu en 1902 correspondant do l'Acaémie des sciences morales et politiques, il fut chargé la môme année de représenter l'Université do France. lors de la célébration du centenaire de l'université Laval à Québec (Canada). Il a publié : un Probtèyne moral dans l'antiquité (1881); Education et positivisme (1891); Psychohgie théorique et appliquée (1891); Extraits des moralistes (1896). La plupart do ses ouvrages ont été couronnés par l'Académie française cl par l'Académie des sciences morales. Thamin a en outre collaboré à VHistoire de ta littérature franç-iise, publiée sous la direction do Petit do Jullcvillo, ainsi qu'à diverses revues. Philosophe spiritualisie, il est surtout un psychologue et un moraliste. Ses écrits se distinguent par l'élévation de pensée et !a pureté de la fornic.

THANATOMORPHOSE idu gr. thanntos, mort, et morpbè, forme) n. 1. Biol. Modifications morpho]ogi([ues, extérieures, que la mort détermine dans l'aspect des éléments cellulaires et des organismes complexes. (Elle n'a guère été étudiée quo pour les éléments cellulaires isolés, et les modifications sont surtout mises en évidence par l'emploi comparatif de certains réactifs histocliimi(iucs, comme le vert de méibylc.)

THANATOTHÉRAPIE (/)( — du gr. thanatos, mort, cl thérapcia, traitement) n. f. Chir. Nom appliqué, un peu audacieuscment, à l'opération do Starling.

— Encvci,. La tbanntothérnpie consiste, lorsqu'un individu vient do succomber à la narcose chloroformiquo, par exemple, et que les moyens habituels (respiration artilicielle, traction de la langue) ont échoué, a pralinucr une laparotomie, ù saisir le cuuur à travers Le diapliragiiio et t masser l'organo très doucement.

Tliai-i.

Thaulow.

Starline. .Sencerl, de Nancy, et d'autres, ont obtenu, par celte méthode, do véritables résurrections.

ThAOLINTA, lac du Canada (Keewatinj ; jdus do 47.000 hectares.

THARI n. m. Instrument caucasien à «urdcs frottées, monté de six cordes, les deux premières en fil d'acier, les quatre autres en laiton.

TUARYBIS {biss) n. m. Genre de crustacés copépodes, créé en 1902 pour des formes découvertes dans les mers arctiques. ( l..e thavybis macrophtalma est le type do ces petits animaux, pour lesquels on a créé une nouvelle funiillq dite des thunjbidés.)

*ThaSOS, ile de l'archipel grec. — Cette

ile, qui mesure 393 kilom. carr. d'après rinslitiit de Gotha, 600 kilom. carr. d'après Cuinet, a une population de 13.090 nab. L'h.-l. Panaghia (2.500 hab.); ville princijiale Haghios Theoloyos (2.400 hab.).

*ThauLOW (Fritzi, peintre norvégien, né à Cliristiania en 1847. — Il est mort à Valandam (Hollande) en 1906. Parmi ses productions placées dans les musées, on citera : Hiver en XoiTège, Vieilles fabriques en Norvège (musée du Luxembourg); le même sujet (musée de Philadelphie); Jour de novembre ^^-^t-^ en Normandie (musée do Berlin); le Vipux Pont (musée de Bruxelles) ; the Smoky City (Pittsburg).

ThAYER (Alexandre Wheelock), diplomate et musicographe américain, né à Soutli-Natick, près Boston, en 1817, mort à Trieste en 1897.

Assistant à la bibliothèque de l'université de Cambridge (Boston), il conçut la pensée d'écrire sur un vaste plan une Vie de Beethoven. Il fit à ce sujet plusieurs voyages en Allemagne, pour y recueillir tous les documents nécessaires, et se fit nommer en 1860 â l'ambassade américaine à Vienne. Otto Jabn lui laissa Tous les documents qu'il avait réunis, depuis de longues années, sur Beethoven. Thayer n'étant pas musicien, son livre est dépourvu de toute appréciation critique ; mais son récit, très attachant, de la vie du maître, est très complet et d'une exactitude scrupuleuse. Ecrit en anglais, il n'a été traduit qu'en allemand par H. Deiters, et il a paru sous ce titre : Vie de Ludwig von Beethoven (1865, 1872, 1878). Thayer est mort pourtant sans avoir achevé son ipuvre, à latiuelle manque le quatrième et dernier volume. .■\uparavant, il avait publié un très utile Catalogue chronologique des œuvres de Beethoven (i865). *THÉÂTRE n. m. — Encvcl. Théâtre en plein air. Le courant d'idées qui se manifesta au xix" siècle en faveur de l'art populaire et sans doute aussi l'exemple des représentations périodiques d'Oberammergau semblent être les causes qui ont amené la renaissance du théâtre en plein air. C'est â Bussaug (Vosges) que le premier essai de réalisation d'un théâtre de ce genre fut fait en 1896 par Maurice Pottecher, qui s'est fait l'apôtre de ce mouvement. Luimême a écrit pour la scène qu'il fit construire un certain nombre de pièces : le Diable marchand de goutte, Morteville, C'est le vent, etc. (V. Bossang [théâtre de\.) Son exemple fut rapidement suivi. A La Mothe-Saint- Uéray , en Poitou, le D"" Pierre Corneille prit pour décor le parc d'un vieux château et composa une suite d'œuvres dramatiques : la Bonne Fée (1897); la Légende de Chambrille. sorte de féerie tirée d'une histoire locale; Erinna (1898), éjiisode imaginaire de la guerre des Gaules; Par la clémence; Au temps de Charles VIT, comédie héroïque (1900) : A chacun sa destinée, qui no sont pas seulement des essais de reconstitution curieuse, mais des œuvres de valeur littéraire, animées d'un remarquable souffle lyrique. On s aperçut alors que les ruines admirables des théâtres anticpies étaient utilisables pour ce genre de spectacles, et à Béziers, à Orange, à Nimes, lo goût de ces représentations se réveilla. A Béziers, dès 1898, on donna la Déjanire, de Saint-Saons ; l'on ne se contenta plus de la déclamation d'acteurs improvisés, mais les plus célèbres cantatrices et les orcliostres modernes vinrent prêter leur concours à ce nouveau Bayreuth. En 1900, eut lieu la première de Prométhée, de Jean Lorrain et Ferdinand Hérold. avec la musique do Gabriel Fauré ; en 1902, celle de Parysatis, de Jano Dieulafoy et C. Saiut-Saôns. En 1904. on reprit VArmide de Gluck. Parallèlement, le théâtre d'Orange, oi"! l'on avait déjà représenté en 1869 Joseph et les Triompfiateurs, donna do nouvelles séries de spectacles : en 1902. co furent les Phéniciennes d'Euripide; les saisons suivantes furent marquées par le succès do Phèdre et do Britannicns do Racine, d'f/orace et de Polyeucte do Corneille. iVOrphée aux enfers de Gluck et de Citharis de Piccinni ; parmi les pièces modernes, on doit citer: Œdipe et le Sphinx t\c Péladan, la Légende du cœur de Jean Aicard. Ifthigénie' do Jean Moréas, H ippoly te couronné do Jules Bois, Dionysos de Joachim Gasquet, PoUjphème de .\. Samain, LIécube de L. des Rieux. Sapho la désespérée de Lucie Dolaruc-Madrus. A Nimes. enfin, â cÔté de VŒdipe roi do Sophocle, on représentait VAdieu de Dtane de Maurice Magre, et la Sémiramis de Josépbin l*é!adan. Cos tentatives no furent pas les seules; des essais analogues se manifestèrent un peu partout : à Ploujean près Morlaix, où Anatole IjO Braz et Charles Lo Goffic firent jouer l'ancien mystère de Saint- (iwennolé dans la version de Luzol ;" â Pompadour, où l'on donna Lou Drnc, pièce du Roumanille limousin Kusôbe Bombai ; à Cauterets. où l'on reprit ia Samaritaine. Médée et bien dos pièces classiques; à Pontarlier, où le théâtre forestier a déjà représenté plusieurs pièces, entre autres VArlésiemu- de Daudet flPOâ); aux portos do Paris même, au théâtre do verdure au Pré-Catelan. où VŒdipe roi parut un peu vaste pour un cadre qui semblait destiné à des pièces moins tragiques, et au théâtre antiquo do la

Nature qu'Abel Darmoul inaugura â Cliampigny, avec (|uolqucs pièces commo la Sémiramis de l^éladan.

Théâtre (lu), recueil bimensuel, de format in-folio, relatif aux questions théâtrales, fondé en 1899. La richesse et l'abondance de ses illustrations ont fait le succès de ce recueil. Si, on elfet, le texte reste parfois inrnmplet, en raison de l'énorme production théâtrale dont il faudrait rendre compte au jour le jour, la partie artistique est telle, avec ses portraits d artistes, ses reproductions de décors, ses vues scéniques, etc., que la collection rlu Théâtre offre dès aujourd'hui une masse inappréciable de documents pleins d'intérêt, et qui sera surtout précieuse aux historiens do l'avenir.

THÉISME lissm') n. m. Intoxication par le thé dont le principe actif est la théine.

— Encycl. Le t/téisjne, très fréquent en Angleterre ci en Russie, tend à se répandre on France, notamment dans les classes élevées et chez les intellectuels qui emploient le thé (et surtout le thé fort) comme excitant do la pensée et pour accroître la durée des veilles. Il existe une forme aiguë et une forme chronique : la première provoquée par une ingestion abondante de thé, la seconde par sou usage répété et habituel.

Signes. — 1° de la forme aiguë : excitation cérébrale, besoin continuel de mouvement, battements plus ou moins précipités et pénibles du cœur, envies fréquentes d'uriner, insomnie ; 2** de la forme chronique (3 ou 4 tasses par jour suffisent pour la produire cliez nombre de porsonaos) : diminution de l'appétit, dyspepsie avec distension d'estomac, constipation habituelle interrompue quelquefois à intervalles par des débâcles, crises de gastralgie pénibles ; sommeil léger coupé de réveils et troublé par des rêves tristes ou effrayants, exaltation de la sensibilité; fourmillements, chatouillements dus en partie à des éruptions avec démangeaisons, excitation cérébrale suivie d'une fatigue intense pouvant aboutir à la neurasthénie ; palpitation avec pouls d'abord dur. plus tard faible, urines fréquentes surtout la nuit, aff'aiblissement génital.

THÉLYGONACÉES (se) n. f. pi. Famille de dicotylédones apétales. — Fne xuÊLYGONACÉii. Syn. cYNocRAMBACÉtiS.

THÉLYMITRE n. f. Gcnro d'orchidacéos néotiiées, type d'une tribu due des thélymiirées et comprenant cnviroo vinf2;t espèces appartenant à l'Australie, à la Nouvelle-Calédonie et à l'archipel malais. (Les principales espèces sont la thclymiîre ixioîde, la thélymitre de Java, la thélymitre de Smith, etc.)

THÉLYTOKIE {kt — du gr. thèlus, féminin, et tokos. enfantement) n. f. Biol. Propriété que possèdent certaines espèces d'être indéfiniment parthénogénétiques. ( Cette propriété, et le fait lui-même, ont été niés par divers biologistes et notamment par AVeismann, mais les observations de Cholodkovsky, sur les cherniés des conifères, démontrent l'existence réelle d'une véritable tliélytokie indéfinie.)

Themptander (Oscar Robert),

homme d'Etat suédois, né et mort à Stockholm (1844-1897). 11 étudia à Upsal, remplit diverses fonctions dans l'administration de la justice et des finances, fut élu par la ville do Stockholm membre de la seconde Chambre (1878). Ministre consultatif dans le cabinet Posse {1880», ministre des finances dans lo cabinet Thyselius (1881), chef du ministère (1884), il donna une première solution aux problèmes militaires (lois Rydin, 1885\ mais entra en conflit avec la majorité protectionniste du Riksdag, et, après avoir dissous la seconde Chambre (1887), dut se retirer devant une majorité renforcée (i8Ss). Représentant du laen de Kristianstad 11886-1888) à la première Chambre, puis de la ville do Stockholm à la seconde Cliambre (1893-1896). gouverneur du lîen de Stockholm {188S-1S96\ il ne cessa d'exercer une Lzrande influence politique, présida le comité unionnel do isi'5, etc.

THÉOBALDINELLE (;iè/') n. f. Genre d'insectes diptères némocères, do la laraillo des culicidés, comptant huit espèces répandues sur lo globe.

~ Encvcl. Lo genre théobaldinelle (thoobaldineila) a été fondé en 1904 pour des moustiques très voisins des cousins, et dont nue espèce {theofnildinella spathipalpis) propage par ses pi<|ùres la firvre osciUanlc ou /iévrc de Malte, affection commune dans la région méditernméenne. Lo microbe de cette fièvre, le micrococcus Melitensis, est transporté d'un homme à un autre par co moustiijue.

ThÉODORA, planète télescopi.|ue n" 410, découverte en 1898 par Coddington.

ThÉOTOKIS ( Georges-Nicolas), homme d Etal grec, né ACorl'ou en 1847. Il étudia le droit à l'université d Athènes, séjourna pendant quelques années on France, en AUomairne et en Antjieterrc, fut ensuite avocat cl lournaliste, so lança dans la politique, fut un des partisans les

plus remarquables do Lombardes, lo chef du parti dos îles Ioniennes, lut pendant quolquo temps fonctionnaire, e' entra au Parlement en 1878. II se rallia en 1S81 au parti de Charilaos Tncoupis, dont la principale tâche était d<* rétablir l'ordre dans les finances grecques, de développer les ressources économiques du pays par l'entreprise de grands travaux publics. Il géra dans les ministères successifs de Tricoupis l'intérieur, les finances, les affaires étrangères et l'instruction publique, procéda à la fondation d"'nombreuses écoles publiques et , dans le ministère d© 1893 à 1895, devint lo principal licutonaut de Tricoupis. Après la

Thélymitre : a, gynosteme vu de face; o. gy- Dostême vu de profil.

"I'"'r ,''2„î? <'?'■"''"■; '« pa"' tricoiipisto le cljoisit comme cher (1896). Il combaltit avec vigueur la politinuo fanfaronne de Tliéodoro Uelyannis, lui reprocha do ruiner les finances par ses arniemenis, s'opposa pendant Ja crise Cretoise, on 1897, ù toute politique dagrcssion contre la I urquio, conscdia une entente avec les grande- puissances pour arriver à l'annexion do la Crùic, atiaiiua vivement le ministiro Dclyannis après les premiers tk-sastrcs do la Çucrro gréco-iurquo en 1897, et prit dans lo ministère Ralli, formé pendant la guerre iionr sauver la Grèce, le porterouille des alfaires étrangères, parce riu'il avait la confiance dos puissances, accepta la médiation do ces dernières, rappela les troupes grecques de Crète, signa un armistice, négocia la paix, mais (fut accepter un contrôle a une partie dos linances grecques par les puissances. 11 fut renversé du pouvoir en octobre 1897, défendit dans lopposition contre lo ministère Zaïinis une politique d économie, do recueilloniont et do réorganisation nationale, et, aux élections de mars Isiig, obtint, sur son programme, une forto majorité. Il forma un ministère qui dura, remanié plusieurs fois, jusqu'en 1903. Il appela des missions étrangères pour réorganiser les forces luilitairos, réforma l'adiiiinistration et la justice, développa

I enseignement, donna une forte impulsion au commerce, obtint pour la construction do chemins de fer le concours des rinanciers français et anglais, et remit lo budget en équilibre. Dans les affaires do Macédoine, il se rapprocha de la l'urquie jiour combattre l'indueneo bulgare en Macédoine. Renversé en 1903, il revint bientôt au pouvoir, fut renversé encore on 1905, mais, aux élections générales de 1906, il obtint la m.ijorité et constitua do nouveau un ministère avec un programme do réformes et de rénovation nationale.

"Thera. — Archéol. L'ilo do Tliora (aujourd'hui Sanfonn) et 1 ilôt voisin do Tliorasia, dans le groupe des Cyclades. ont depuis longtemps attiré l'altention des archéologues par les ruines do temples qu'on y visite, et surtout par les habitations et les vases préhistoriques quon y a découverts sous les cendres et les pierres ponces lancées par le volcan, llillcr von Gœrtrin'^en a entrepris ù Tbera do nouvelles fouilles, qui ont donne des résultats intéressants. Il y a découvert et déblayé un théâtre, où l'on distinguo des constructions do trois époques : uno scèno primitive, d'époque hellénistique; des gradins, des entrées, une orchcstin, d'une époque intomiédiair?: une seconde scèno, du temps do l'ompiro romain. Ililler von Gœrtringen a explore aussi des ruines do maisons antiques, et, dans les nécropoles, des chambres funéraires ét,agées sur les terr.isscs. Il a recueilli beaucoup do poteries à décoration géométrique, des vases points, des bijoux d'or. Enfin, il à relevé des inscriptions archaïques gravées sur le roc.

THÉRALITES n. f. pi. Famille do roches cruptives, caractérisée par l'association d'un feldspatho'ide, d'un feldspath calco-sodiquo et d'un minéral magnésien. (Elle comprend quelques types granitoïdes.) — Une

TlIKRALITi:.

* THÉRAPEUTIQUE adj. — Relatif au traitement des maladies :

Aqcnt TUIiRAPEUTIQGJi.

THÉRIOULEn. f. Genre d'arachnides do la famille des théridiidès , comprenant de nombreuses espèces qui, toutes, vivent au Mexique ot en Californie. (Les thcrioulos sont des araignées de forme étrange, qui se rapprochent des gastêracanibes.)

THE RIGHT MAN IN THE RIGHT PLAGE \ze-fa-U' man in ze ra-it' ptè-sn]. {/.'homme qu'il faut dans la place qu'il faut). Expression an-

f;laiso, qu'on applique ù tout homme qui convient tout â ait à 1 emploi auquel on le destine.

♦thermique adj.-Op(«c(c»,-(Awm„/Ke, Instrument destine à déceler les ondes non amorties d'un oscillateur et à çernieitre la communication à uno plus grande distance quen se servant des radioconducteurs ordinaires, qui ne sont sensibles qu'aux chocs des oscillations très amorties. — Encycl. Le principe de l'appareil est basé sur lonregistrement des variations do résistance d'un conducteur sous l'elfet de la ciialciir pro- duite par lo passage d'oscillations qui circulent dans co conducteur.

II se compose essentiellomont d'une boucle de platine (/) de 0"",os fixée eniro deux conducteurs ot contenue dans^ uno ampoule, do verre (V). Cette boucle est entourée d'une coquillo d'argent (C).

qui diminue la perte par rayonnement. Un appareil de mesure intercalé dans le circuit permet de constater les variations, en même temps

qu'est aciionné un téléplioue, qui enregistre les vibrations dos ondes.

Thcridulc

Dttccteur thermique.

Ces détecteurs sont soumis à l'action de toutes les oscillations, c|Uelle que soit leur amplitude, de sorte qu'ils totalisent pour ainsi dire l'énergie transmise pendant la décharge. C'est sur ces détecteurs totalisateurs, thermiques ou magnétiques système .Marconi, que l'on compte pour ir.insmoltre des signaux à très grande distance et pour obtenir une véritable svntonie permettant do garder lo secret des siçnaux échangés. Le seul inconvénient de ce système est I impossibilité de se servir do l'enregistreur Morse, et par suite de garder trace des signaux échangés.

THERMITE n. f. Mélange métallique à base d'alurai- Dlum, employé à la soudure des métaux.

— E.-JCTcL. Le procédé de soudure à la thermite, basé sur la chaleur considérable que dégage l'aluminium en fusion, est dû au docteur Goldschmidt, d'Essen. Le mélange est fait d'oxyde do fer et d'aluminium pulvérulent, que 1 on met à fondre dans un creuset de plombagine. On provoque la fusion jiar rallnmage d'une cartouche contenant un demi-gramme d'aluminium et deux grammes et

lemi do bioxydo do barj'nm : un fil do magnésium fait lonico do mèche. On dispose ù l'endroit du raccord à

sable qui reçoit la tbermito dès qu'elle est en fusionuno fois lo bloc do ihermito refroidi, on le brise et Pon constate que la chaleur du mélange à sufll à fôndro les extrémités des deux rails, qn, sont maintouant rèun es sans mémo que leur forme soit ali.'réo.

.Inné nl,';"l""'\,* 'i"^'"''"', <•" <■<•"««« P»' exemple, ne joue donc pas le rèle do soudure, mais simplement elle agit par sa température élevée. ^

♦thermomètre n. m. - Excvct. Pour mesurer les iem|). ratures e.vtrémemcnt basses so rapprochant du froid absolu, soit 273» au-dessous do zéro, le D' Jacquorod et W. Travers, do l'University Collège do Londres, ont construit un thermomètre spécial à hydrogène, avec lequel ils ont déierminé expérimentalement la lempératurede l'iiydrogèno liquide qui atteint environ 2J3» C. au-dessous du zéro normal.

Voici le dispositif de col instrument.

L hydrogène remplit la boule A. lo tube H etlo petit espace C. Le mercure est toujours amené en contact à I intérieur de C. avec une petite pointe do verre, sur laquelle on fait la lecture ; la pression du gaz est mesurée en prenant la hauteur verticale, au dessus du niveau C, du mercure remplissant lo tube I), dans la partie supérieure duquel règne lo vide barométrique. Si l'on maintient un gaz à un volumo constant et que sa température soit modifiée, la pression augmente ou diminue de i;'273« de fa pression supportée par le gaz ù 0« C.

pour chaque degré dont on l'échauffé ou on le refroidit. Par conséquent.

SI la pression à O" C. est de 273 unités, elle sera de 373 unîtes au point d ébullition de l'eau, et de 203 unités au point debullition de l'hydrogène.

Thermos. — .Vrchéol. L'emplacement do Thermos. 1 ancienne capitale de la confédération élolienne. a été récemment exploré avec succès, au nom de la Sociéic archéologique d .\tbènes, par Sotiriadis. On y a découvert un temenos enclos de murs, consacré à Apollon Thermies Cette enceinte renfermait plusieurs édifices, dos exèdres des e.x-voto. Le monument principal était naturellement lo sanctuaire d Apollon. On a constaté qu'il avait été rebâti plusieurs fois. Le temple le plus récent date du m' ou du n' siècle avant notre ère; c'est une construction dorique, orientco du S. au N., loncue de 38 mètres, lar-o do 12 mètres, entourée d'un péristvlo do quinze colonnes sur les longs cotés, do cinq sur los façades. Sous cet édihce. on a trouvé les soubassements d'un temple beaucoup plus ancien, qui remonte au vi' siècle. Il se composait dun péristyle, d'un opisthodomc carré, dune longue cella rectangulaire, séparée en deux nefs par une rangée do colonnes. Sauf lo soubassement et ^es bases, co vieux temple était construit en bois, en briques crues ou en terre cuite. Les colonnes du péristyle et de la cella étaient certainement on bois ; la partie supérieure des murs on bois ou en briques crues; l'entablement en terre cuito. On a recueilli bien des restes de la décoration : des métopes on terre cuite peinte, qui représen

TUERA — TIIIBET

Thermomètre,

taientdesGorçoues, Pcrsoo et M^îduso, des groupes do sphinx en terre cuite, qui servait a'acrotèro;

dieux; un ..,,... „.^ .,„ icnu^^mic. qui servait 11 acroicro ■ des tuiles antéfixes, avec masques en relief. Enfin, sous ce temple de bois, on a aperçu les restes d'un édifice encore plus ancien, de style mycénien, peut-être un palais Ces constatations permettent de saisir la transition entre la construction mycénienne et le temple dorique, et complètent les indications fournies par llleraion d'Olvmpie sur lo rolo du bois et de la terre cuite dans les' vieux temples doriques.

Tbern (Cari), compositeur hongrois, né à Iglo on I8I7 mort à Vienne en 1886. Il se fit connaître d'abord par là musique qu'il écrivit pour un drame de GaaI. le Xotainde Paleska, et devint chef d'orchestre du théâtre national do Budapest, où il fit représenter trois opéras : Gizul [litl); le Siège de Tihornij (is<3) et l'Hijimcondre (1855'. En 1853, Thern était nommé jirofesseur de composition au conservatoire de Budapest. En 1861. il résigna ses diverses fonctions pour se consacrer à l'éducation de ses ,r ■ " '"S.ï"" P'""* '="''' " Budapest, puis alla se fixer à Vienne. Ihcrn a surtout la renommée d'un musicien populaire hongrois : beaucoup de ses mélodies, et surtout le . chant de l-'oter, ont un caractère national très accentué ei ont pénètre dans les couches profondes du peuple. — Les deux fils de cet artiste : Willi. né à Biide en 1817, et Louis, né à Pcst en IS4S, se sont fait connaître comme virtuoses pianistes très remarquables. Elèves d alxird de leur père, ensuite de .Moscbeles et de Reinecke à Leipzig, ils ont, dans ,1e nombreux voyages, conquis une brillante réputation |iour leurs concerts ù deu.x pianos.

Théroigne de Méricourt, drame en six actes, de P. Horvieu itliéàtro Sarah-Bernhardl. 23 dcc. 1902^ — L'empereur d'Antriche. causant avec Théroigne. arrêtée dans ses Etats, lui fait entendre de terribres menaces "i°"""4; If» !''''""-•<■ révolutionnaire, puis la remctcn liberté.. Aux luilenes, lo soir du g août 1792 : roi indécis, reine poussant ù la résistance, geotilsbonimes dévoués; angoisses de tous. Chez Théroigne, dans la nuit du 9 au 10 août : on entend parler Pétion, Holicspierre, Danton. Barbaroux, Camille Desmoulins, Sievès. Le journaliste royaliste François Suleau. qui depuis trois ans insulte Théroigne. vient à la tin, avec des soldais, perquisitionner chez elle, et lui arrache par violence la résolution signée par les révolutionnaires. La terrasse des Feuillants : Théroigne. pour so venger, dénonce Suleau à la foule hurlante; il est assassiné. La mémo terrasse, en mai 1793, et la même foule ; mais, cette fois, c'est contre Tlié-^ roigne, qui lui parait maintenant trop modérée, qu'elle hurle; elle finit par la fouetter. A la Salpctriére. quelques années plus tard. Là est enfermée Théroigne, devenue toile. Sioyès, devenu, lui, sénateur de l'Empire, vient la visiter avec quelques curieuses élégantes. Dans un moment de lucidité, elle lui reproche avec violence la

perpctoeilc habileté qui lui a permis do traverser indcmn» la tourmente tandis quo tant d'hommes généreux, dont ollo invoque les snectrcs, y périssaient.

Th(Toi<jue de itéricuurl n est jia» à proprement parler uno pièce, mais uno succession de tableaux quo no relio entre eux aucune intrigue. Ils offrent un réel iniérèt do reconstitution historique ot renferment de beaux passages notamment la scène finale entre Théroigne cl Sieyès. ' *ThesPIE8. - .Vrchéol. Près de Thespies, en Béotio .lans une vallée de l'!l,'i:, „„, ir, ,,;,. française d'Athènci a fouillé et J.: l,<iron de, Mu,e,.

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on l'honneur des muse». Dans un boi.s de nielicon, on a troiiïé encore les ruines d'un monument des muses et une série d inscriptions qui proviennent do la base du monument : dédicaces aux muses, en prose ou en vers consacrées par les Thespiens ou des iieuples étrancers, par des rois de Pergame. '», j'»r

Theonissen iCorneilIc-Hcnri), sculpteur franeais o« a Anzin (.Nord; en 1803. Elève de Cavclicr et do"Fache, Il débuta au Salon de 1886 avec Jimeute de violon, statuette bronze. U- buste d'Edmond Fuchs et lo médaillon de Mère Marie-Cathcrine lui valurent, en 1890, uno mention honorable, et Famille de mineurs pendant la r,rére 1891, musée de Valcnciennes) une 3' médaille. Ix! Monument commémoratif de la d-^fense de Saintljuentin contre l invasion espagnole , en IS57 (1896) a été récompensé par une seconde médaille. Pour la viUo do Saint-tïuentin. Il a exécuté les quatre groupes qui décorent le pont du canal de Saint-Quentin et les parties ornementale! garde-corps, candélabres de cet ouvrage d'art. On citera encore Nymphe au mascaron, pour une fontaine édifiée à Bellcvue (Seine -et -Oise). David berger (musée do lourcoing), le Buste du paysagiste Uarpiqnics (bois, mosce du Luxembourg) et do nombreux monuments érigés dans la région du Nord à diverses personnalités, notamment à Fontaine, l'inventeur du parachulo des mine» (Anzin). Parmi ses bustes, on signalera ceux do Michel Breal, d',\Iex. Guilmant. du colonel Renard, l'inventeur des dirigeables, de Blondel . larcliiicctc do la Pono Saint-Denis. Queluues médailles : Paul Schneider, du Creuset, Chambre do commerce do Valcnciennes, l'architecte Moyaux.

*Theuribt (Claude-Adhémar-Jiirfrt), littérateur français, né à .Marly-le-Roi en 1833. — Depuis le Manuscrit du chanoine, il a public, sans cesser de faire goûter son talent plein do fraîcheur et de charme : la Saur de lait (1902); Sensalions d'enfant ; M. Luln (1002); Uistoires gnlanles et mélancoliques (1903); Souvenirs des vertes saisons (1904). où se trouvent fondus les deux petits volumes donnés en 1896 et en 1901 sous les litres d'/lnn^u de printemps et do Jours d'été; les Jlevenants (1904), ot Mon oncle Flo (1906). Longtemps mairo do Bourgla- Reine, André Thcurict a été nommé do nouveau conseiller municipal do sa petite ville

Thivétie : a, (leur (ccapc); i, fruit.

THÉVÉTIE ( si ) n. f. Bot. Genre d'apocynacées. de la tribu des ccrbérées.

— Enctcl. Les thèvéties sont de petits arbres vénéneux, à feuilles spiralées. coriaces; les fleurs ont un calice glanduleux et une corolle infundibuliforme.

Le fruit, charnu, rappelle par sa forme les brachéopodes fossiles du genre spirifer. Vu certain nombre d'espèces sont cultivées dans les régions tropicales:

ce sont : la thevétie Ahouai, la thévi'tie â feiiilles de iiérion, la t/itcélie à feuilles de plumierie. *Thia, planète lolescopiquo a' 403, découTcrle en 1895 par Charlois.

*'^™BA''piN (Jean), général français, né à Moolins- Engilbcrt iNievrc) en 1822. — Il est mort à Paris en 1905. „ '^°'?*-?'^ ou Thibault (saint), en latin Theobaldm Saint Thibaut fut archevêque de Vienne en Dauphiné dans la première partie du xi' siècle. Fête le 21 mai — — Son neveu, saint Thib.\ct ou Thiébaut. né à Provins lan 1017, mourut en 1060. Il appartenait à la famille des comtes de Champagne. Il quitta le monde malgré les instances de son père, fit nu-pieds le pèlerinage de Saint- Jacques-de-Compostellc. mena la vie ércniiiiquc d abord en Allemagne, puis en Italie, dans le désert de Salanigo, près de \ icence, où il mourut après un séjour de douze ans. Son corps fut transporté en France, d'abord à Sens puis ù Auxerre. Féio le 1" juillet. — Un autre saint THiBAtJT fut abbé d'un monastère cistercien dans le diocèse de Paris et mourut en 1247. Fils de Bouchard do Montmorency, il suivit d'abord la profession des armes, puis il quitta le monde. Saint Louis l'avait en grande vénération. Fête le 8 juillet et le 8 décembre. *ThibeT on Tibet. — Le Thibet, d'où les étrangers avaient toujours été si soigneusement écartés, est devenu le théâtre d'une lutie d'influence entre la Russie et la Grande-Bretagne. I^ première de ces puissances a toujours entretenu de bons rapports avec le Thibet. et quelques-uns de ses explorateurs ont contribué à en faire connaître les parties accessibles, mais elle s'est laissé devancer par l'Angleterre qui, voisine du Thibet par les Indes, avait intérêt à établir des relations politiques et commerciales avec le pays du Dala'i-I^ma. Par la convention de Tché-fou, ratifiée en 1883, l'Angleterre s'était fa t rccon-

THIEBAUD — TIIOMASTON

naître lo droit d'envu^or uoo mission au Thibot, mais l'hostilité (les autorités empêcha l'oxécution do cotte clause En 1888, une troupo de Thihûtains ayaut envahi lo îiikkiiii. il fallut les repousser par les armes. Do nouvelles nt-irorialioQS furent ouvorios; uno convention, signée à Calcutta en 1890 avec le résident chinois, détermina le tracé <lo la frontière et décida qu'une commission réglerait les diflicullés politiiiuos. Les délibérations alioutirent, on 18i>3, à un accord si^^'né à l)arjiiing. Un marché ayant été ouvert & Yatoung, les Thibétains liront tout pour empêcher l'accès do leur pays. Les Anglais construisirent alors une route pouvant leur servir de voie de pénétration. Les Thibétains n'ayant rempli aucun do leurs engagements, les Anglais obtinrent, on ivos, du gouvernement thtbétain. par liutormêdiaire do la Chine, que des fonctionnaires thibétains fussent nommés pour examiner, do concert avec des commissaires des Indes anglaises, tes qucsiions de frontières et de commerce en litige. Le colonel Younghnsband fut envoyé, avec une forte escorte, à Khanibajong. du côté thibetaiu de la frontière où il devait se rencontrer avec les commissaires thibétains, mais ceux-ci se refusèrent à traiter, tant que les troupes seraient sur leur territoire. Le colonel Younghusband attendit (luatre mois et repartit pour les Indes, laissant son escorte dans la localité. Lo gouvernement des Indes résolut alors d'entreprendre une expédition militaire; elle fut placée sous le commandement du colonel Macdonald, le colonel Younghusband restant investi des fonctions de négociateur. Partie à la tin de lyo3, l'expédition occupa Gyang-tsé lo 12 avril 190 V, après avoir rencontré une vive résistance, et les Thibétains n'ayant pas consenti à traiter, elle pénétra à Lhassale 3 août. Le Dala'ï-Lama prit la fuite et alla se réfugier au monastère d'Ourga, se mettant ainsi sous la protection des Russes. Son rival, le Pang tclien-rin-potché, chef du monastère de Tachilhoun])o, fut proclamé par les Anglais comme chef spirituel. Le 7 septembre, fut signé un traité qui régla les questions de frontière et de commerce, mais qui. tout en reconnaissant la suzeraineté do la Chine sur le Thibct, assura à l'Angleterre dans ce pays une prépondérance politique. Le Tachi-Lama, tenu en haute vénération depuis le départ du Dalaï-Lama, ajqirouva la convention angfo-thibétaine.

Une convention anglo-chinoise fut signée à Pékin le 27 avril lyoG. l'Angleterre reconnut le protectorat do la Chine sur le Thibet, et ce pays donna sou adhésion à cette reconnaissance. L'Angleterre s'engageaàne pas s'annexer de territoires thibétains et à ne pas intervenir dans les affaires intérieures du Thibet, tant que les autres jtuissances ne le feraient pas. La Chine s'engagea à ouvrir certains marchés du Thibet au commerce de l'Inde et à donner la préférence à l'Angleterre pour les concessions de chemins de fer. Enfin, la Chine consentit à payer 2.4i»o.ooo laels d'indemnité pour le coût de l'expédition anglaise.

— BiBLioGH. : Perceval Landon, Lhassa (Lon^ires, 1905) ; L. A. W'addcU, Lhassa and ita mysteries [^Londres, 1905).

ThiÉBAUD (Kagène-Georf/es Cial, dit), publieiste français, né â Toulouse en 1850. 11 débuta dans le journalisme de province, devint directeur du « Courrier des Ardennes » à Mézières, participa en 1883-1884 â la réunion de la presse départementale de l'appel au peuple présidée par Lenglé. Il se rendu en 1885 à Paris, collabora au » Figaro », fut un moment rédacteur en chef du " Petit Moniteur». En 1887, il se mit en rapport avec le général Boulanger et organisa l'entrevue de Prangius entre le général et le prince Napoléon. Il entreprit ensuite la fameuse campagne électorale, f|ui assura au général de si grands succès, fit partie du comité national qui voulut, en 1888, le porter à la députation dans les Ardennes. Après l'échec du boulangisme, Thiébaud. rallié au parti nationaliste, fut impliqué dans le complot contre la sûreté de l'Etat, et déféré au jugement de la Haute Cour de justice en 1899. Mais il fut mis hors <le cause par un arrêt de la commission d'instruction {30 oct.); il avait réussi à se soustraire à la détention préventive et il fut entendu comme témoin au cours dos débats. Depuis, Georges Thiébaud a fait do la propa<;ande antisémite et natio- Dalisto. Un dos principaux collaborateurs du « Ligueur ■■ (1903), organe de la Société des publications i)opûlaires, il a publié : le Parti protestant ; le Prof/ri-s du protestantisme en France depuis vimjt-cinq ans (i895).

Thiele (Jnst Mathias), poète et écrivain danois, né et mort à Copenhague (ny5-i87-ii. Il débuta par des essais poéti(|ues et des <lrames, se lit connaître par ses recueils de légendes (2 vol. 1818-18'.'3 : 3* vol. 1860), fut attaché à la Bibliothèque royale(1820j. secrétaire de l'Académie dos beaux-arts (1825), bibliothécaire du roi Christian VIII. Outre un assez grand nombre de drames {Drames romantif/ues [1860] ; Drames légendaires [l864]i et de recueils lyriques, on lui doit divers travaux relatifs à l'histoire de l'art et de fort utiles souveuirs et mémoires littéraires.

Thielen, comm. do Belginue (prov, d'.'\nvers [arrond. do Turnboutj/; l.loo hab. Huilerie; tannerie.

ThiEEIMAS, bourg d'Espagne (Aragon [prov. de Saragossc]), aux confins do la Navarre, près d'un petit sousaftluent de l'Elire ; 100 hab. Sources minérales chlorurées et sulfatées sodiques, sulfureuses faibles, â la température de 40* à 41' C.

ThierSCH (Erédéric), philologue allemand, né A Kirolisclioidungon, prés de Eribourg-sur-Unstrut, en 1784, mort à Munich on IStiO. Il étudia la théologie et la philologie à Munich tl801 et suiv.), devint, en 1807, kollaborator au gymnase «le Munich, puis privatdocciit & l'université do cotte ville (1808). enseigna an gvmnaso (isou) ot au lycée do Munich (1811), fonda llns'titut philologique de Munich ot les Acta phiiotoffoj'um Monacemiam (1811-1829) et fut nommé on 182G professeur ordinaire et directeur du séminaire philologique do cette mémo ville. Il séjourna on Grèce de 1831 à 1R32 oi, à la mort de Capo d'Istria, prit une part active à l'élévation au trône du prince Othon do Bavière. En li*37. il fonda à Gœttinguo, avec laide de Kost. les congrès .le philologues. Enfin, en 1848, il devint président de 1 Académie des sciences do Bavière. Il a puissamment rontribué au relèvement des études philologiques en Bavière. Citons, parmi SCS ouvrages : Gninnnaire de lalant/in' grecque et particulièrement du dialecte /lom.W^tfe (1812 ot 182»;); Grammaire grecque scolaire (1812 ot 1855); les Epoques des arts plastiques en Grèc^ (isifl-isg:. ot 1829); des travaux sur Pindaro (1820) ; ICsthétiqui^ fién^rnle : leçons acad<'miques (1846). On lui doit en outre de nombreuses publications

pédagogiques, quelques écrits de théologie et de poliiiÉ|ue, et un ouvrage en fran(.'ais : Di; l'état actuel de ta Grèce et des moyens d'arriver à sa restauration (1833). — Son frère BKiiNii.vitu (l"y4-is55) s'est fait connaître i»ar de bons travaux ï>ur Homère et Aristophane.

ThirOLOIX et Achalme (bacillh Df;. bacille dé rouvert par ces auteurs médecins à Parisj dans le sang et les sérosités articulaires et pleurales des jjersonnes atteintes de rhumatisme articulaire aigu avec fièvre, et qu'ils considèrent comme l'agent causal de la maladie, t'est un bâtonni.'t court, épais, anaérobie. se cohirant par les méthodes ordinaires, facilement cultivable dans les Mulieux pauvres on oxygène et qui, inoculé aux lapins et aux souris, se retrouve dans le sang et les sérosités, sans cependant déterminer des accidents absolument comi>arables à ceux du rhumatisme aigu.)

Thiverny, comm. du départ, de l'Oise, arrond. et à IG kilom. de Senlis, sur le Thérain, sous-affluent de la Seine i)ar l'Oise; 3tio hab. Intéressante église, dont t^uclqucs parties remontent au xi' siècle.

ThODE (Henry], historien d'art allemand, né a T)rosde on 1S57. Il lit ses études aux uuive^^iles de Leipzig. Berlin et Munich et prit, eu 18ku, le diplôme do docteur à luiiiversité de Vienne. Afin de parfaire son éducation artistique, il voyagea ensuite en Italie, en France et en Angleterre. Nommé à son retour professeur d'histoire de lart à luniversité de Bonn, i! passa de 1889 à 1891 à l'université de Krancfort-sur-le-Mein. C'est dans cette ville i|u'il connut le peintre Hans Tlioma, qu'il fut le premier à signalera l'attention pubhque. Il a professé depuis, avec érlat, à l'université d Heidelberg, et fut nommé conseiller antique. Parmi ses écrits, citons : François d'Assise et les Ih'huts de la renaissance de l'art en Italie (1885) ; les Piinlres de l'école de A'uremberq au xiV et au xv* siècle : J/ans Thoma (1892) ; l'Anneau des Frangipani^poèniùildOi;. 11 a donné des monographies : Andi'ea Manteqna (1897); C'onè(/e(l897); G iot lo {I89d); Tinloret [iddl); Bans l^tuma. Depuis 1894, il a publié en collaboration avec H. de Tschudî le liepertorium fur Kunstwissenschaft.

ThoINAN i Autoine-£'r«e5/ Hoquet, dit . musicographe français, né à Nantes en 1827, mort à Paris eu 1894. Violoncelliste amateur, il s'éprit d'une véritable passion pour la littérature musicale, réunit uue belle collection d'ouvrages sur la musique, et lui-même publia de nombreux et solides écrits, dont voici laliste : la Musique à Paris en i86i avec Albert de Lasalle ; les Origines de la chapelle-musique des souverains de France (1864) ; la Déploration de Guillaume Crestin sur le trépas de Jean Ockeyhem (1864) ; l'Opéra les Troyens au Père-Lachaise {lSG?t) ; Maugars, celèhre joueur de viole (1805) ; Antoine de Cousu et les Singulières Destinées de son livre rarissime, la « Musiffue universelle a (1860^ ; Curiosit'-s musicales et autres trouvées dans les œuvres de Michel Coyssard (1866) ; un Bisaïeul de Molière, recherches sur les Mazuel, musiciens des xvi' e( xvii* siècles (1878) ; Louis Constantin, roi des violons (1878); yotes hibliof/raphiqncs sur la guerre musicale des gluckistes et des piccin}tistes (1878) ; les Origines de l'Opéra français fl886), avec Charles Nuitter ; les Hotteterre et les Chédeville, célèbres joueurs et facteurs de flûtes, hautbois, bassons et musettes des xvir et xviii" siècles (1894). Thoinan, qui avait collaboré à de nombreux journaux ; « la Semaine musicale ", « l'Art musical », « la France musicale i, «la Chronique musicale », a publié aussi un livre important cartes Itelieurs français, f 500- i 800 {18^3).

ThOINOT (Léon-Henry), médecin légiste et hygiéniste français, né à Paris en 1858. Interne en 1882, docU'ur en 1886, auditeur au comité consultatif d'hygiène publique de France en 1889, il a été nommé professeur de médecine légale en 1906. à la suite de la retraite de son maître Brouardel. Ses études ont porté principalement sur des questions d'hygiène, d'assainissement et de désinfection. Dans un mémoire important en 1884 et dans sa thèse, en 1886, il a étudié le clioléra de 1886, en mettant en lumière l'importance de l'eau potable dans la dissémination de l'épidémie, notion qui n'était pas à cette époque aussi généralement acceptée qu'aujourd'hui. On lui doit aussi de nombreux travaux sur la fièvre typhoïde : présence du bacille typhique dans l'eau de Seine eu amont de Paris (1897^ ; lès conditions typhoi'gènes de la ville de Troyes (1888); enquêtes sur les épidémies du lycée de Qnimper (1888), de l'écolo normale de Saint-Cloud (1889), de Trouville et de Villerville (1890i, de Fougères (1891, i, d'Avesnes-sur- Ilelpe (1891) ; études sur quelques foyers de la fièvre typhoïde en France (1890), qui ont paru dans le " Bulletin de l'Académie », les « Annales d'hygiène et do médecine légale » ou dans le « Recueil des travaux du comité consultatif d'hvgiène » et où il a démontré, ici encore, lo rôle considérable do l'eau de boisson. Il s'est également occupé de la suette miliaire, de la diphtérie, etc. Il a publié un Précis de microbie inédicale et vétérinaire (1889), un ('ours d'hijgiène, rédigé conformément au programme des écoles normales d'instituteurs (1889), et a fait des leeons sur la pratique de la désinfection devant lo personnel des bùpitaux, qui ont été résumées dans la « Gazette des hôpitaux » de 1890. Son dernier livre. Attentats aux mœurs et perversion du sens génital, a paru en 1898.

Thoma (Hans), peintre allemand, né :ï Bernau (duclié de Bade) m 1839. Elève de Schirmer à l'Ecole des beauxarts do Karlsruhe, il habita successivement Dussoldorf, Munich, Francfort-sur-le-Mein où il séjourna de 1877 à 1899, époque où il fut nommé directeur de l'Académie do Karlsruhe. Entre temps, il voyagea en Italie, on France et en Angleterre. Hans Thoma. paysagiste ému, artiste de race, alliant dans ses compositions un réalisme aigu A un puissant idéalisme, est maintenant un des meilleurs peinires de l'Allemagne. Cependant, ses mérites n'ont été reconnus que tardivement. Outre ses peintures, compositions, paysages dont on voyait un intéressant siiécimen à l'Exposition universoUe do 1900 (Paris\ Hans Thoma a exécuté, en s'inspirant de la sincérité dos vieux maîtres, des lithographies et des eaux-fortes. Les musées de Breslau, Francfort, Munich. Dresde ont réuni plusieurs de ses œuvres. Le dernier possède aussi son portrait, par lui-même. 11 a exécuté des décorations pour le café Bauer, le restaurant <■ Kaiser Karl ", ta maison Uosonstein à Francfort, et la maison Pring^heimer, à Munich.

Thomas i Alexandre-Louis-.loseph\ peintre belgo, né à Malmédy (Prusse) en 1810, mort à Bruxelles en 1898. Il reçut d abord des leçons de Schadow, ù racadéuiie de

Gabriel-Jules Thomas.

Dusseldorf. puis, eu 1833, de Van Bréc à l'académie d'Anvers. 11 débuta au Salon belge, en 1839, avec un Charles II, roi d'Fspagne, visitant son tombeau, peignit ensuite les Enfants d'Edouard et enfin, son Judas errant pendant la nuit de la condamnation de Jénus-t'hrist qui, exposé en 1854, obtint un grand succès confirmé, on 1855. à l'Exposition universelle de Paris où une médaille fut décernée à Thomas. Il no retrouva pas une pareille approbation lors de l'apparition d'une autre œuvre importante : /^((/■(ji6f/« au Cu"'«"'e, qui fut vivement critiquée. Ces deux compositions sont maintenant au musée de Bruxelles. Thomas était fixé dans cette ville deituîs 1850. Ou cite encore de lui : Jugemenl de Salomnn, Vierge an Calvaire, qui, comme les tableaux mentionnés plus haut, sont iuspiré.s de l'esthétique allemande. Il peignit avec plus de liberté ties ]»ortrails, dont plusieurs sont remarquables.

*Th0MAS (fîabriel-Jules .

siatuaire français, né à Paris en 1824. — Il est mort dans cette ville en 1905.

Thomas (Théodore), chef d'orchestre allemand, né à Eseii s iHanovrei en 1835. Emmené en .-Vmériijiie à l'ùgc de dix ans, il .- J*~ > ' *" ^^

y continua l'étude du violon, — -^éé^n^ qu'il avait commencée, fit bien- s. ~

tôt partie de l'orchestre de la ^- -a'i '-ç,-

troupe quo Harnum avait orga- -^ , *> ^

nisée pour la grande tournée de y ' /

Jenny Lind, [mis, fixé à New- York, y fonda une excellente société de musique de chambre, et enfin créa des concerts symplioniques qu'il dirigeait avec talent, et dont le succès énorme commença sa réputation. Thomas entreprit, aux Etats-Unis, à la tête de son orchestre, de grands voyages qui consacrèrent sa renommée. En 1878. il fut ai)pelé à Cincinnati pour y organiser et y diriger le conservatoire, qu'il abandonna trois ans après pour revenir, à New-York, prendre la direction de la Société philharmonique. Enfin, eu 1888. il accepta la direction du conservatoire de Chicago. Théodore Thomas s'est produit commecompositeuravec plusieursouvertures de concerts, des quatuors pour instruments à cordes, des lieder et divers morceaux de genre. Mais c'est surtout comme chef d'orchestre <|u"il a conquis une grande notoriété.

Thomas Emile, professeur et philologue français, né à Nculcliàieau (Vosges; en 1843. Il entra à l'Ecole normale .suitérieiire, se fit recevoir agrégé des lettres, obtint le grade de docteur en 1879 et devint professeur do littérature latine à la faculté des lettres de Douai (transférée depuis à Lillej. Ses thèses ont pour titres : 6'coliastes de Virgile : essai sur Servius et son commentaire sur Virgile et Oe valicinatione vnticinantibusque pertonis in Griecorum traqœdia (1879). On lui doit d'excellentes éditions savantes de plusieurs discours de Cicéron : Pro Archia (1883); De suppliciis {\ii»h); De signis{lS»l): Divinatio in Q, Cxcilium (1892); des éditions scolaires de ces mêmes discours; des Extraits, à l'usage des classes, des traités de rljétori(iue (1900) et des œuvres morales 1 1901) de Cicéron ; deux ouvrages d'histoire et de critique : /tome et l'Empire aux deux premiers siècles de notre ère (1896); l'Envers de la société romaine, d'après Pétrone fl892; 1^ édit. complètement refondue, 1902). II a en outre collaboré avec Eugène Benoist à l'établissement du texte do Catulle pour la traduction Rostand il882-189Ii. Il a été élu, en 1905, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Thomas (Arthur GoHng), compositeur anglais, né à Katton (Sussex) en 1851, mort à Londres en 1892. Après avoir commencé ses études musicales à Londres, il alla les continuer pendant deux ans à Paris, puis, de retour â Londres, passa encore trois années à l'Académie royale de musique. Il se fit d'abord connaître par une belle antienne pour soprano, chœur et orchestre (1878), et par une cantate, les Aaoï-ateurs du soleil., exécutée avec succès au grand festival de Norwich en 1881. H songea alors à aborder la scène, et donna â Londres son premier opéra, Esmeralda, (|ui eut un grand retentissement et fit fixer les yeux sur lui. Un second ouvrage, ^'adeshda, était représenté deux ans après. En même temps, il produisait dans les concerts diverses compo^itions vocales ou instrumentales, entre autres une Suite de ballets, qui étaient fort bien accueillies. Gorîng Thomas donnait les plus sérieuses espérances, lorsqu'il périt de mort accidentelle, écrasé par une voiture.

Thomas Paul-Louis-Désiré). philologue bolge. né à Mohs en ï^yi. Professeur do l'université de Gand. On lui doit un grand nombre de publications, parmi lesquelles il faut citer ; />e la parodie dramalii/ue chez les Grecs (1873); le « Codex Bruxellensis ■ du <■ Florilège » de Slobée (187Gi ; la Syntaxe du futur passé dans 'férence(lSl^' 18781 : Demaïques sur les • Adelpiics « de 7'érence (1879) ; Etudes sur Manilius (18881; Notes et conjectures sur Manilius (1892) ; /« Littérature latine jusqu'aux Antonins II.H9*); Catalogue des manuscrits de classiqnes latins de ta Jiibliidhèqne royale de /îruxeltes (1896)' : Notes critiques sur les opuscules philosophiques d'Apidée (1903 1: etc. Des éditions du Jugurtha de Salluste (1877). de VHecyra de Térence(1887), et de -Uorccrtttr c/iois/s de Sénèque (1896) ; etc. '''Thomas (André-Antoine), philologue français, né à Saint-Yrieix-la-Montagne en 1857. - Il a été éln, en 1904, membre de r.Acadcmic des inscriptions et belles-lettres.

ThOMASSON (Perl, poète et écrivain suédois, né à GemsjœvBloking) en 1818. mort à Stockholm en 1883. Fils de paysan, paysan lui-même, il manifesta de bonne heure un étrange talent d'improvisateur, composa de nombreux chants et poèmes (pii devinrent rapidement populaires et furent réunis en volumes (1839), publia plusieurs recueils de poèmes lvri()ues, entreprit enfin de peindre la vie populaire en de courtes nouvelles qui eurent nn succès considérable. Il quitta sa ferme (1857\ habita Jonkœping, ilothembourg. Stockholm, multiplia ses recueils do nouvelles, tr.iduits en plusieurs langues, et dut cependant accepter une pension votée par le Parlement suédois (1880\

ThohastoN, ville des Eiats Unis (Maine [comté, de Knux]), sur la rivière Saint-Ueorgos; 2.6S8 hab. Coustruc-

TIIOME — TlCIIAiN

Franeîs Tboiu<

lion do navires. —Ville de l'Ktat do Connficlicut (comté do LilcIifloM), sur la riviéro Nan;;atuclc ; 3.300 hab. Contre

I un district industriel. Coutollcric.

*Th0MÉ /Fram.'ois-Luc-Josftph, dit Francis), pianiste L't Loniposiieur rran<;ais, iiô i i'ort-Loiiis (île Maurice) on 1850. — Ses nombreuses mélodies ol ses non moins iioinbriMix morceaux do piano se distinguent par uue ôliî^'ancc do forme et une heureuse inspiration. Il a écrit unssi pour le théâtre, plusieurs ballots ot pantomimes : Djemmah tl88G); /•'oh'- pariticitiie (1886); le l'apillun (18Ô8); le Trotlhi (1895); Matlemoiselle Pygmalioa (1895) ; (es Saisons [\9.91)\ ta /iullcd amour (ims): le Prince Désir (18991; l*' Mannequin (I90i}; puis l'Enfant Jésus, iiiyslôro en quatre actes, et plusieurs opérettes : Barbelileueite (1889); une Soirée chez M. le sous-préfet (1893) ; Vieil air, jeune chanson (1H93): A l'automne (1895); le Château de Kœnigsbevy hyoG); Martin et Frontin (1900); la Conversion de Pierrot (1901); l Amour {W^^ù). On lui doit aussi une musique do scène pour {'infidèle (Vaudeville, l89o); Roméo et Juliette {Oàéou, iS'jô), et i}uo vadis? (Porte-baint-Martin, 1901). Thooi«> N est aussi occupé do critique musicale, nolammeut dans la " Revue dos familles », de Jules .Simou.

Thompson (sir Kdward Manndo), érudit anglais, né ù la Jamaïque en 1810. Assistant au Britisli aIuscuim (18(ii), conservateur des manuscrits (1878), il devint premier bibliotbccairo en 1888. Il fut élu en 1891 correspondant do l'Académie des inscriptions et bollcs-lcttres. Il a publié : Chroniron Anqlix, iS28-t388 (187i); Chronicr.n Ad^ de Usk, fS77-f404 (1876); lîoberlus de Aoesbunj : De (ieslis Edwardi lll (1889) ; un Manuel de paléographie grecque et latine (1893.)

ThOMSEN (Vilhelm Ludvig Peder), linguiste danois, né en 1842 à Coi)enhague, où il Ut toutes ses études. Il voyagea en Finlande, en Russie, en Allemagne, en Italie et à Paris, ot fut nommé professeur de grammaire Cuniparée À l'université de Copenhague (1871). Son (i-uvre tient une place importante aaus l'histoire de la linguistique. Citons do lui : De l'influence des langues gerrnunigues sur le finnois et le lapon (1869), ouvrage qui eut du retentissement, fut couronné par l'Académie de Berlin et traduit on allemand par Sievors fl870) ; les lîelations entre la liussie ancienne et la Scandinavie ; l'Origine de l'Etat russe (en angl., 1877 ; trad. allom., IS79), recueil de conférences faites à O.tford en 1876 ; Histoire de la lin- (/uistique (1902) ; etc. Il fut un des premiers à démontrer le caractère primitif du vocalisme grec (1S77), ot déchiffra les ancteaues inscriptions turques de Sibérie (1893-18941.

ThOMSEN (maladie de). Méd. Maladie familiale, héréditaire, essentiellement caractérisée par une réaction électrique spéciale dos membres (réaction myotonique) et par des troubles de la contraction des muscles volontaires. Au début du mouvement, il y a raideur spasmodique des muscles, raideur qui disparait peu à peu quand on renouvelle le mouvement. V. myotome.

Thomson (^(/i7y«-Arnold-Marie), homme politique français, no à Oran en 18i-S. KLudianten médecine à Paris, il lit do bonne heure du journalisme, fut rédacteur à la « République française « do Gambeita (1873 à 1877). collabora & de nombreux journaux, fut directeur du « National d (1892), etc. Klu député de Coostantine le 27 avril 1877, il Ht partie des 303 et fut toujours réélu. Membre do l'Union républicaine, ami et partisan do Jules Ferry, dont il appuya la politique coloniale, membro et rapporteur, à plusieurs reirises, do la commission du udgei, il prit part aux discussions les plus importantes, notamment en ce qui concerne le budget, la marine, les colonies, l'Algérie. Il approuva, en uovemlire l;'03 , la suppression des congrégations enseignantes en Tunisie. Il appuya la politique du cabinet ComI)es et (It partie do la délégation des gauches. Le 23 janvier 1905, il acceptait le portefeuille do la ma- Thomson, riiie dans le cabinet Rouvier.

II eut à faire face à la redoutable grève des ouvriers des arsenaux maritimes, et il déploya, en cette occasion, une grande énergie. Thomson a conservé le portefeuille de la marine dans lo cabiuot Sarrien (mars-oct. 190G\ et dans le cabinet Clemenceau. II a publié ; l'Herzégovine, fjéo- (l'-ap/iie, histoire politique et mililairc. Mœurs et légendes,, etc. (1875).

Thomson (César), violoniste belge, né à Liège en 1857. Klève d'abord do son père, il fréquenta ensuite le conservatoire de Liège, où il eut pour professeurs Dupuis et Léonard. Après un voyage on Suisse, il commença à donner des concerts eu Italie, devint ensuite premier \ioIon de l'orchestre lîilse à Berlin, puis, en 1883, fut nommé professeur au conservatoire de Liège. En 1896, il allait remplir les mêmes fonctions au conservatoire de Bruxelles. Il lit de brillantes tournées de concerts ù l'étranger, où son talent à la fois élégant et solide, remarquable à la fois par son mécanisme superbe et son style très pur, lui valut les plus grands succès.

Thomy-THIÉRY (collection), imi'ortanto réunion de tableaux de l'école de 1830 et de bronzes de Baryo, léguée au musée du Louvre en vertu d'un testament e'n date du 26 janvier 1895, par Thomy-Thiéry, riche Mauricie n, d'origine française, établi à Paris depuis do longues années. La collection Thomy-Thiéry, placée dans une des salles du second étajje, à la suite du musée de marioe, a été inaugurée le 26 janvier 1903.

Kilo comprend 121 peintures, 144 précieux bronzes do Barye on épreuves anoiennos, et un meuble de salon, eu

":Ar

tapisserie des Gobolios. Les 121 pointures se répartissent ainsi : 17 Uecamps : tes Snnneurs, le Jtémoulenr, Dvrtrand l't Maton; 12 Jules Dupré : Abreuvoir et grand chêne, So- 1 4' il couchant après l'orage, la Lande; 10 Th. Rousseau ; liurds de ta Loire, Village sous les arbres, les Chênes ; 12 Corot : le Vallon, Jioute d'Arras, Egloguc, J*aytage avec vaches; 10 Troyon ; Hauteurs de Sureimes, la Heucontre des troupeaux : 13 Daubigny : l'Etang. Itm'dê de l'Oise au printemps ; G Millet : les hotteleurs, le Vanneur, la Précaution maternelle ; 13 I>elacroix : Mrdf-r, une série do peintures de fauves, h rapprocher des Lions près de leur antre, po'iDiurv do Barye. Vicnnenl ensuite 10 Diaz. 3 Ziem, 5 Meissonier, 7 Isal>cy, dont lo Mariage dans l'église di' Delff. Plusieurs dus peintures citées proviennent de la vente Secrctao (v. ce mot), où elles atteignirent de hauts prix.

Celte collection complète licurcusoment, en ce qui concorno Dupré et Becamps, par exemple, les séries du musée.

TbON ou ThON-SAMSON, comm. de Belgique (prov. et arrond. de iNainurj. près de la Meuse; 1.050 hab. Fonderies; machines agricoles; scieries, pierre ù chaux.

ThOOPT, compositem* néerlandais, nô à Amsterdam en 1829, mort à. Rotterdam en 1900. Il étudia d'abord la jurisprudence, puis se consacra à la musii|ue, bien qu'il fût atteint d'une surdité chronique. lilèvo de Van dcr Does pour le piano, il étudia la cumposilion à Leipzig avec Hauptmann ot Richter, et lit exécuter avec succès en cette ville une ouverture de ta PuceUe d'Orléans. \}Q retour dans sa patrie, il se tixa ù. Rotterdam, qu'il ne quitta plus, et où il Ht rej>résentcr, le 10 mars I80G, un upèra hollandais en trois acies intitulé Aleida van Uolland, dont le succès fut vif. Thooft a écrit encore quatre symphonies dont une, avec chœurs, fut couronnée par la Société pour rcncourageinent de l'art musical, des trios avec piano, un certain nombre de liederet quelques autres compositions do divers genres. Il s'occupait aussi de critique et de littérature musicales, et pendant plusieurs années fut lo rédacteur en chef de la revuo musicale néerlandaise « Cœcilia ».

ThoRBECKE (Jean-Rodolphe), homme d'Ktat hollandais, né à Zwolle en 1796, mon à La Raye en 1872. Klève ù l'université de Zwolle, puis de Leyde, il prit son doctorat en droit et, après un voyage d'études en Allemagne, s'y livra à l'enseignement jusqu'en 182 i. Nommé professeur à l'université do Gand on 1825, il passa à celle de Leyde après la séparation de la Belgique (183o). Elu député aux états généraux en 1810, il y soutint un projet do réforme libérale de la constitution, qui fut rejeté. Luimême échoua aux élections do Is i^, mais n'en resta pas moins un des chefs du parti libéral et, après 1818, fut nommé membre de la commission de revision de la Constitution. l)ès lors, il fut quatre fois ministre et chef du cabinet, de 1849 à 1853, de 1 •<fi2 à 1866, en 1868 et enfin en 1S71. Bans les intervalles, il continua à être le chef du parti libéral en in<diiiant toutefois, vers la fia de sa vie, à des tendances plus conservatrices et même réactionnaires. Il contribua, en 1870, ù maintenir la Hollande dans une neutralité plutôt favorable à l'Allemagne. Thorbecke a beaucoup écrit, tant sur les sujets do son enseignement que sur les faits politiques auxquels il avait pris part.

Thorbecke (Ileinrich). arabisant allemand, né à. Meiningen en 1837, mort à Manniieim en I890. Il étudia la philologie classique, de 1851 à 1858, à Krlangen, Gœttingue, Berlin, léna et Heidelberg, suivit des cours de langues orientales à Munich et à Leipzig (IC59-1864), se fit habiliter en 1868 à Heidelberg, oii il fut nommé en 1873 professeur extraordinaire. Il passa do là à Halle avec le même titre (1885) et devint professeur ordinaire en 1887, Il s'est occupé surtout de la poésie des Bédouins et do l'histoire des .\rabes. II a publié : Anlarah, vie d'un poète antérieur à l'Jslam (1868) ; Al-Harîri, Durrat-al-gavvàs (1871); Al-Achà, poème en l'honneur de Mohammed (dans les n Recherches orientales » [1871,) : Ibn-Uuraid, Kitâb alma- Idhin (1882) ; Grammaire de l'arabe vulgaire parlé en Syrie et en Eggpte, par Sabbàg (1886); etc.

THOREMBAIS-SAINT-TROND,comm.deBelgiquo|prov.

do Bral>aiit [arroiul. do Nivelles^), sur la Grande Geele, tributaire de l'Kscaut par la Dyle et le Rupei ; 1.150 hab.

THORJANITE u. f. Minerai de Ceyian, très riche en oxvde de thorium et en hélium, en cristaux cubi(|ucs noir jais, de denï.ité 8 à 9. (De ce minerai fortement radio-actif Kamsay a isolé un élément actif : le radio-thorium [1904^.; *TH0BIUM n. m. — Encycl. Le métal thorium a été reconna par M"* Curie et Smith présenter une radio-activité d'intensité égale à celle do l'uranium. Il émet des rayons peu pénétrants et une émanation à très faible etfet.

ThoRNE (Edward), organiste et compositeur anglais, né à Crambourne (DorsetsTiire) en 1834. Enfant de chœur à la chapelle Saint-Georges, ù Windsor, il fut élève do G, Elver, devint successivement organiste des églises de Saint- Patrick , do Saint-Pierre et enfin de Saint-Michel À Londres, et fut luentôt considéré comme l'un des meilleurs organistes de r.\ngleterre. ProlVsst-ur de piano très estimé, il a montré aussi une véritable fécondité comme compositeur, surtout dans le genre religieux. On connaît do lui les psaumes 47, 57 et 125 pour voix seules, chœur ot orchestre, des services et antiennes, do nombreux préludes et fugues pour orgue, une marche funèbre, une marche do fête, puis une ouverture pour orchestre, des trios avec piano, des sonates, etc.

Thornley (Georges "William), peintre, aquarelliste et lithographe français, né ù Tliiais (Seine) en 1857. Elève de son père, de Yen. Cicéri, et Sirouy, il débuta au Salon de 1878, avec une aquarelle : la Itade de Pornic. Les aquarelles qu'il a exécutées depuis ont fait l'objet d'expositions particulières. L'une d'elles a été acquise par l'Etat pour le musée du Luxembourg ; les autres se trouvent principalement dans les collections anglaises. Ses lithographies, également remarquables, ont été récompensées en 1881. par une mention honorable; en 1888, par une troisième médaille. Il expose depuis 1890. à la Société nationale des beaux-arts. 18 des litliographies de \V. Thornley sont consacrées à l'œuvre de Puvïs de Cliavannes : Vie rie sainte Geneviève, Ludus pro patria, la Ouei-re (commandes le l'Etat), Mort d'Orphée, etc.; 20 à l'œuvre de Claude Monet (1895); 25 à l'œuvre de Camille Pissarro (1900): 15 à la reproduction en fac-similé des Dessins de Degas 1892V La Ville de Paris lui a commandé une grande U-

ihographie d'après le plafond, peint par Gervcx. pour la mairie du Xl\.* arrondissemcuf . Il a e.\e -uté aussi une suite de 60 planches daiires Boucher i.issI'IbSO) et publié Cours de deittn d'après les maîtres.

ThorODDSEN (Thorvaldur), géographe et géologue isIan-Jais. né dans la petite Uo de Klâtey (nord-ouest do INIando) on 1855. Après avoir étudié les sciences naturelles et la géographie à Copenhague et à Stockholm, il se mil à voyager dans l'Kurupe occideiiiulc et loéridionalo, et so consacra à l'étude géograjdiiquo et géologique do son pays. Il a publié hur 1 Ihlando do oombreuscs ot importantes études, dont le résumé so trouve ■ lans son !%land: Urundriss dcr Géographie und Géologie Gotha. I905j.

THOROGUMMITE ighum') n. f. Silicate naturel, qui cbt uue variété urauilèrc do thorite.

TbOUSIS, bourg de Suisse cant. des Grisons), près do la NuUa (bassin du Pùy; "oo hab. Eaux minérales bicarbonatées calciqucs, à la tcmj<crature de U" C., utilisées dans un établissement do bains assez fréquenté pour lo Iraitcment du rhumatisme chronique et de certaines atfcctions de la peau.

*Thrace. — .Vrchéol. En diverses régions de laTUrace, on a ouvert récemment do nombreux tumuli, les uns d'époque ihraco, les autres grecs, romains ou slaves. On y a trouvé des poteries, des figurines de terre cuite, des restes do chars & ornements de bronze. L'un de ces chars a pu être reconstitué presque entièrement, et a ét4 e\posé à Paris, au Petit Palais, en 1905, par la Sociél^ï française des fouilles archéolugiqucs.

'^THROMBOSE n. f, — Bioi. Nom donné par quelques auteurs au rïbrin-fermcut qui détermine la coagulation du sang, i; Onditaussiquclquef.TUBo»BiNE.V.FiDKiN-KBBME>*T.

THUÉNITE n. f. Sorte de fer titane, qui est une variété

d'tlinénite.

ThuiLXX Ludwig), compositeur autrichien, néàBozca Tyrol) en 18C1. Elève d'abord de son père, il fut admis ensuite à l'Ecole royale do musique de Munich, où il eut pour professeur Rhcinberger. En 1883, il obtenait le prix Mozart, et il était nommé professeur de piano dans cotto école. Il comnicn<;a alors à se livrer k la composition et se fit connaître en premier lieu par des pièces do piano, des lieder, des chœurs pour voix d'hommes, une Ouverture romantiquCf un sextuor instrumental, une sonate pour orgue, etc.. et enfin aborda le théâtre avec deux opéras : Theuerdank [iZOù}, et Lobvlanz (1898).

*ThUREAU-DANGIN fPaul), historien français, né X Paris en 1837. — H a publié en dernier lieu : un Prédicateur populaire dans l Italie de la Jtenaissaucc ; saint Ilernardin de Sienne fl380-lHij (1896) et une remanjuablo Histoire de la Ilenaissance catholique en Angleteii'e

(1899-19031906;. iV. ReNAISS.^NCE

c.vniOLiyiE.: — Son fils. François

Thureau-Dangin, né à Paris

en 1872, ost un assyriotogue dis- t'T "V

lingue. Il fut, en 1895, attaché à S*Gi 'ic

la conservation des antiquités

orientales au musée du Louvre.

Eu 189C, 1898 et 1901, il fut charg.

par le ministère do l'inslruction

publicpio do missions scientifiques

à Constantinople. 11 a publié : He-

chtrches sur l origine de iécritun-

cunéiforme ^1398, supplément eu

1899j; Jtecueil de tablettes chal-

déennes (1903); /fs Cylindres de

Goudéa ( i" partio, 1905): les

Inscriptions de Sumer et dAkkad

(1905; irad. allem., I906). H a collaboré à la partie épi-

graphiciue des Découvertes en Chaldée d'Ernest do Sarzec

et Léon Heuzey (1900) et a donné de nombreux articles à

la 0 Revue d'assyriologie », à la k Revue sémitique », aa

<> Journal asiatique », etc.

ThuyET iTon-That . homme d'Etat annamite, oéàHuô vers 1835. Parent de lempi-reur Tu-Duc. il fit une vivo opposition à l'influence fran'.-aise au Tonkin. A la mort de Tu-l)uc, il devint membre du conseil de régence de son successeur, Duc-Duc, et fut le promoteur de la révolution de palais qui lo renversa pour mettre à sa placo Hiep- Hoa. Thuyet resta régent sous ses deux successeurs, Kien-Phuôc, puis Ham-Nghi.Cc fut Thuyet qui préparai© coup de main de Hué contre les troupes du général do Courcy (4 juill. 1885) ; Tagression. dirigée par Thuyet, ayant été repoussée, celui-ci enleva le jeune roi Ilam- Nghi et se réfugia à Cam-Lo. Thuyet agita les provinces de la Chine voisines, mais il fut ensuite iulerné par les autorités de ce pays.

THYRÉOPTOSE > de Oiyrnidr, et du gr. ptôsis, chuto) n. f. Pathol. Déplacement de la glande thyroïde en bas et dans la région supérieure du thorax. iCc déplacement peut déterminer certains accidents et particulièrement de la thyroïdite.)

THYROiDlNASE n. f. Biol. Ferment soluble de la glaodo thyroïde, auquel il conviendrait de rapporter, (Taprès Mônier, qui la découvert, une partie des actions exercées par les sécrétions internes de celte glande. (Celte découvcrto demande confirmation.)

ThYSVIIXE (auparavant Sona Gongo), bourg européen du Congo belge, au point culminant du ch. Je f. de Slatadi (230 kilom.)à Léopoldville { iGOkilom. , à 741 mètres d'altitude. Ainsi nommé en l'Uonneur du colonel Thys, promoteur du chemin de fer du Congo.

Tibère [src dk), érigé par l'empereur de ce oom 15 ans apr.J.-C. , sur le^Forum romain en l'honneur do Germanicus, qui venait de venger le désastre de Yarus. La base de cet arc a été retrouvée en 1901. Il était séparé de la basilique Julie par la voie Sacrée, qu'il rétrécissait au point qu un char n y aurait pu passer. On en a conclu qu'à cette époque le cortège triomphal ne suivait pas la voie Sacrée, mais le Lord de l'area du Forum.

TiGHAN, ville de l'empire d'Allemagne (roy. de Prusse présid. d'Oppeln. cercle do Pless]): 4.361 hab. Mine de houille, fabrication de tuyaux de drainage.

l'aui i Uui-vau-iiangUL

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