ASSIMILÉS — ASSOMPTION
d'après l'article 5, être rendue publique par les soios do ses fondateurs ot Ôtro i'oljjcl dune déciaratto;i 'dont ce texte indique lo contenu ot à laquelle s*.; exemplaires des statuts) ù la préfecture ou ,. tV'cture du siège social. L'association à caj-:. doit déclarer dans les trois mois, et f ,;, re-
gistre i^ui sera présenté aux autorité'- .es ou
judiciaires, chaque fois qu'elles en fer-! .'-.tous
'hangements dans son administration uu sa, ujreclion et toute modification à ses statuts ; ces modifications et changements ne sont opposables aux tiers que du jour ou iU ont été déclarés.
L'association à capacité restreinte peut, sans aucune autorisation spéciale, ester eu justice, contracter à titro onéreux, posséder et administrer, en dehors des subventions de 1 Etat, des départements et des communes : 1* Ir-s cotisations de ses membres quel qu'eu soit lo chiffre r* ;.prix de leur rachat ne pouvant être supérieur à 500 ir ,
Z" lo local destiné a son administration et i ics réu
s» les immeubles strictement nécessaires à son obj*'. >à capacité ne va pas au delà.
Les unions d association avant uno admin-sTafi/ïn or: une direction centrale sont soumises aux fon lions fixées pour les associationsdéclarées.E. dans les trois mois, les nouvelles association^
La reconnaissance d'utilité publique a lieu par I, "association nui la sollicite duit avoir rempli au j : blo les formalités imposées aux associations dé'i.i; Los associations reconnues ont, guant aux changements dans l'administration ou la direction et aux modifications de statuts, les mêmes obligations que les associations déclarées (décret du 16 août lOOl). La sanction est ici l'amende de 5 fr. de l'art. 471-15» du Code pénal. Los unions peuvent aussi être reconnues d'ntiiité publique. Lf's associations (et unions reconnues d'utilité publique) peuvent faire tous les actes de la vie civile qui ne sont pas interdits par leurs statuts, mais elles ne peuvent posséder ou acquérir d'autres immeubles que ceux nécessaires au but quelles se proposent. Elles ne peuvent accepter définitivement des dons ou des legs sans une autorisation administrative. Elles ne peuvent accepter une donation avec réserve d'usufruit au profit du donateur. Toutes les valeurs mobilières d'uue association doivent être placées en titres nominatifs.
En cas de dissolution des associations déclarées, ou reconnues d'utilité publique, leurs biens sont dévolus conformément aux >tatuts ou à la décision de l'assemblée générale qui prononce la dissolution volontaire ; les statuts, produits à l'appui des demandes de reconnaissance -futilité publinue, doivent s'expliquer sur la dévolution, mais sont, d'ailleurs, modifiables. A défaut, la dévolution a lieu, suivant k-s règles déterminées, en une assemblée générale réunie à cette seule fin; cette assemblée ne peut attribuer aux associés, en dehors de la reprise des apports, une part quelconque des biens do l'association (loi de 1901, art. 9, et décret du IG août I90l, art. il, 14 et 15).
Association cultuelle. La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat a prévu, sous ses articles 18 et suivants, la formation d'associations dites (1 cultuelles », destinées à assurer l'exercice des cultes.
Ces associations doivent être composées au moins : dans les communes dont la population est inférieure à l.ooo habitants, de 7 personnes; dans les communes de 1.000 â 20.000 habitants, de 15 personnes ; dans les communes de plus de 20.000 habitants, de £5 personnes majeures, domiciliées dans la circonscription religieuse.
Elles peuvent constituer des unions ayant une direction ou uno administration centrale.
Indépendamment des biens des menses, fabriques et consistoires qui leur sont dévolus aux termes de l'article 4 de la loi, les associations qui se sont conformées aux règles dorpanisation générale du culte peuvent recevoir des cotisations périodiques, le produit de quêtes ot collectes et des rétributions pour les cérémonies religieuses, pour la location des bancs et chaises, pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles.
Les associations et les unions dressent chaque année un inventaire de leurs biens et un état de leurs recettes et de leurs dépenses, qui doit être soumis à l'approbation de l'assemblée générale des sociétaires. Elles sont, do plus, assujetties à un contrôle financier, exercé par des inspecteurs de l'onregistrement.
Elles peuvent employer leurs ressources disponibles à la constitution d un fonds de réserve suffisant pour assurer les frais du culte et d'une réserve spéciale pour faire face aux dépenses de construction et de réparation des inmieubles affectés au culte.
Les directeurs ou administrateurs des associations ayant contrevenu aux dispositions de la loi sont passibles d'une amende de 16 francs à 200 francs, portée au double en cas de récidive; les tribunaux peuvent même prononcer la dissolution de l'association ou de l'union.
— Milit. Une circulaire ministérielle du 15 novembre 1904. complétant et modifiant celle dn 27 mai 1895, a défini les conditions auxquelles les militaires peuvent faire partie des associations civiles. Un militaire ne peut, sous aucun prétexte, entrer dans une association ayant un caractère politique ou religieux, ni dans aucuneautre sans l'autorisation expresse du ministre de la guerre. Les militaires ont toute liberté de faire partie des associations commerciales, d'assurances, etc., mais seulement  titre d'actionnaires ou commanditaires.
Association générale automobile, association fondée â Paris en 1901. sous 1»' patronage de l'Automobile-Club de France et de la Société d'encouragement pour le développement de l'industrie automobile en France, dans le but de favoriser les progrès et l'extension des industries se rattachant à Tautomobilisme, de vulgariser les idées et les connaissances spéciales relative^s à la locomotion mécanique, d'étudier et de poursuivre la réalisation de toutes les mesures utiles d ordres technique, administratif, législatif, contentieux et économique, de grouper pour la défense de leurs intérêts communs tous ceux qui construisent, vendent ou possèdent des véhicules automobiles, ainsi que tous ceux qui s'intéressent 4 la traction mécanique.
Assomption (rêligifusks de l'i ou dames de l'Assomption, congrégation de femmes fondée à Paris en 1839 par M"* Anne-Eugénie Milleret de Brou, en religion mère Marie-Eugénie de Jésus. A la fois hospitalière et enseignante, elle a pour but de recevoir les dames qui désirent
ASSOMPTlOiNMSTE — ATUE.N/ELM
Assompuonnis
vivre dans la rotraiio, sans cmror toutefois en religion, et d'élever les jrunes lilUsdu ni<>nde dans dos pensionnats et lesfillfsdii i,ouj>le dans di-s <:-.-ulesgraiuiies. I-es sututs furent dt^tiuiiivL-mcnt approiurs
Sar Léon XUI. ou 1888. On trouve es maisons de cet instiiui en France, eu Anplrterre, en Bel- Çique. en Ksi'.tgne, en lUilio et jusijUL'u Ocounic el dans l'Anu*riquo centrale. Costume : rubo vioiotio retenue par une cordeliîre de niAmo couleur et portant sur la poitrine une croix blanche en éloiro ; guimpe blanche ot voile blanc ; un rosaire pend à
franche, le long du corps. La roigiouse de l Assonïpliou revêt on outre, dans les cérémonies, un grand manteau blanc, orné d'une croix violetio.
ASSOMPTION NISTE (<i-«onpsi-o-nisst't a. m. Membre d'une congré^'ation relij^ieuso française, fondée en 1S50 par lo P. Religieuscde l'Assomption. d'Alion au collège de f'Assomp-
tioD À Nimcs. approuvée par le saint-siège on 1864. Il On les appelle aussi Perks auglstins nv. l'Assomption.
Encycl. La congrégation des assomptionnistes a pour
but la sanctiricaiion personnelle de ses membres et l'évangélisatlon en France et à l'étranger. Sa règle, empruntée à l'ordre de Saint-Augustin, concilie les formes monastiiiucs du passé avec toutes les exigences modernes de l'apostolat.
Elle eut des œuvres nombreuses et beaucoup d'influence en France jus-
3 n'en lîtoo; elle avait des collèges et es alumnats, des œuvres de pèlerî- DOgcs, de prière-;, de charité, des missions à l'ctrangor. En 1S83 elle fondait le journal /<i Croix, qui se multipliait eu une st^rie de Croix locales, prenait la direction dune trentaine do publications de propagande , entre autres : le Pèlerin, le Cosmos, la Vie des Saints, le Laboureur, etc., et menait une active campagne électorale.
Elle fut alors poursuivie pour infraction à larticle 291 du Code pénal.
Douze religieux furent condamnés, notamment les PP. Bailly, directeur de la Croix, et Picard, et l'institut fut dissous. Depuis l'ordre n'existe plus qu'en dehors de France ; le nomtre de ses membres et de ses maisons a augmenté en Italie, en Espagne, en Belgique, en Antrleterre, aux Etais-Unis, au Chili et surtout en Orient, oii ses missions ont reçu les éloges et les subventions du gouvernement français. Son supérieur général réside à Kome. Le costume est celui des ermites de Saint-Augustin : robe noire en forme de sac et à larges manches, camail avec capuchon, étroite ceinture de cuir, dont une partie pend le long du corps.
* ASSOUAN, ville de la Haiito-Egyptc. — Le gigantesque barrage-réservoir construit par les Anglais à 5 kilom. en amont de la ville traverse do part en part la première cataracte du Nil, sur une longueur de 1.96tî mètres; il a commencé à fonctionner au mois d'octobre I902. Bien qu'il soit i/apablo d'emmagasiner un milliard de mètres cubes d'eau, it n'est nullement en état, comme on l'avait espéré d'abord, d'irriyuer toute ta vallée du Nil en aval ; l'eau qu'il emmagasine no suflit qu'à procurer aux cultures établies l'eau qui leur manquait.
^ASSURANCE n. f. — EscYL. Assurances sur la vie. La loi du 8 décembre 1904 interdit, comme contraire à l'ordre public, toute assurance au décès reposant sur la tête d'enfants de moins de douze ans. Une exception est faite en faveur des contre-assurances ayant pour objet le remboursement, on cas do décès, des primes versées pour une assurance en cas de vie.
— Socii-U'S d'assurances sur la vie. Les sociétés d'assurances sur la vie étaient déjà soumises à l'autorisation et à la surveillance du gouvernement on vertu de la loi du 24 juillet 1867. Un contrôle rigoureux do leur fonctionnement a étéorf^anisé par la loi du 17 mars 1905. Qu'elles soient françaises ou étrangères, ces sociétés ne peuvent fouciionner qu'après avoir été enregistrées, sur leur deiiianl'-, par le ministre du commerce, qui a lo droit de ;-■ !iMT l'enreyistremeni si les statuts contiennent des Llau-ivs contraires aux lois et règlements applicables à CCS entreprises. Aucune modilîcatiou, soit aux statuts, soit aux tarifs de primes ou cotisations, no peut être mise en viu'ueur qu'après un nouvel enregistrement obtenu dans les mêmes formes.
Les sociétés françaises anonymes ou en commandite doivent avoir un capital social do 2 millions de francs au moins cl leurs statuts doivent spéciticr la dissolution obligatoire en cas do porto do la moitié de ce capital. Les sociétés françaises à forme muiuelle ou à forme tontinièrc doivent constituer un fonds do premier établissement, qui ne peut être inférieur à 50.000 francs, et qui doit être amorti en quinze ans au plus.
Toutes les sociétés sont tenues de constituer une réserve do garantie, dont le moulant, variable pour cbaquo catégorie d'entreprises, est tixô par décret. Celles qui coniractont des engagements déterminés sont, en outre, tenues do former des réserves malliéinatiques égales à la dilfer-'iife entre la valeur des en^^a^'etiients rc^pcclivoiiient i»rjs par i-IIl-s et par les assurés. Celle dernière obligation ne H applique aux entreprises étrangères qiio pour les couirats sousirits ou exécutés on Franco cl en Algérie. Jusqu'à concurrence du montant do ces diverses réserves, l'actif des sociétés est aU'eoté au règlement des opérations d'assurances par un privilège spécial que crée la loi du 17 mars 1905. Puur les entreprises étrangères, les valeurs rciirésontant cette portion d actif doivent faire l'objet d'un dépôt à la caisse des dépôts et consignations. Il est constitué, auprès du ministre du commerce, un comilé consultatif des assurances sur la vie. Les sociétés sont soumises à la survoillauce do commissaires* contrôleurs assermentés.
Obligation est faite aux entreprises de publier annuel-
lement deux comptes rendus do leurs opérations : l'un, détaillé, avec étais el tableaux, dont elles doivent délivrer un exemplaire à tout assuré ou associé qui en fait la demande, nioyonnanl le payement d'une somme qui ne peut excéder 1 "franc; l'autre, sommaire, comprenant lo compte général des profits et peries, la balance générale des écriiurcs et le mouvement général des opérations en cours, «u'ellos doivent faire insérer à leurs frais au <i Journal officiel ».
— Fin. 7'axo sur le capital assuré des compar^nies d assurances. L'article 17 do la loi du la avril 1898 établit, à la charge des compagnies el sociétés d'assurances françaises et étrangères ~8ur l'incendie, à l'exception des caisses départementales organisées par les conseils généraux, une taxe (ixo annuelle de 6 francs par million du capital qu'elles assurent en France. Les opérations de réassurances ne doivent ]tas entrer en ligne de compte pour le calcul de la taxe, lorsmi'clle est payée par l'assureur principal. La taxe nouvelle est recouvrée et les instances sont introduites et jugées comme en matière denregisirement. Les mesures d'exécution ont été déterminées par un règlement d'administration publique du 12 juillet 1898 : les sociétésd'assuranccs étrangères contre l'incendie doivent, avant toute opération en France, faire agréer par l'administration de l'enregistrement un représentant français personnellement responsable du payement de la taxe et des amendes.
Astarté, opéra en quatre actes, poème de Louis de Gramont, musique de Xavier Leroux (.15 févr. 19<U).
— Livret. Hercule, fer\*ent de Vesta, a juré d'abolir le culte d'Aslarté, l'impudique déesse honorée en Lydie, où règne Ompliale, célèbre par sa beauté et sa débauche. Malgré l'opposition de Dejanire que de sombres pressentiments tourmentent, il part avec une armée et vient mettre le siège devant Sardes; loin d'opposer la moindre résistance à l'envahisseur, les habitants, ou plutôt les habitantes de cette cité voluptueuse le sollicitent ellesmêmes d'entrer dans la ville et lui promettent mille délices: la rigide vertu d'Hercule ne tient pas devant la splendeur de ia reine Omphale, qu'il se promettait naguère d'immoler et aux pieds de qui il dépose maintenant ses armes, sa peau de lion, tout, jusqu'à sa dignité. Or Omphale. à son tour, s'éprend du héros qu'elle a séduit; Aslarté, déesse non de l'Amour, mais de la luxure, ne saurait tolérer une passion qui ne soit point uniquement pbysique : Hercule périra donc. Ayant reçu de Dejanire, épouse à bon droit inquiète, une tunique jadis trempée dans le sang du centaure Nessus. il se voit, le fatal vêtement à peine jeté sur ses épaules, environné de flammes
aui se communiquent au palais dOmphale et au milieu esquelles il meurt en hurlant.
— Partition. La musique est remarquable, surtout par ses qualités de vigueur. Le premier acte, notamment, où, parmi le tumulte de l'orchestre, les cuivres prodiguent d'incessantes fanfares environnant de leur éclat agressif les orgueilleux défis lancés à pleine voix par Hercule, le premier acte est des plus retentissants. Quand l'orchestre déchaîné ne rugit point, il s'attendrit en des langueurs singulières, dont la volupté souligne la hardiesse du livret. D'autres pages sont d'une inspiration plus reposée, telle la scène des adieux ; quelques ariosos du grand prêtre, le prélude du deuxième acte ressortissant au style de l'oratorio comptent parmi les pages les plus remarquables de l'ouvrage. L'instrumentation, peut-être trop riche en cuivre, ne laisse pas que de présenter de fort agréables détails : le violon solo, la flûte et le hautbois enserrent d'adorables entrelacs le divertissement des prêtresses lesbiennes ; les altos esquissent un railleur bourdonnement do rouet quand le héros accepte, d'Ompliale, 1 humiliante quenouille; enfin, pendant les libations à Astarté, aux scintillements de harpes, aux clairs tintements du célesia s'ajoutent d'étranges sonnettes carillonnantes.
ASTASXE (V^ïs-^(-si — du gr. a priv., et slasis, action de se tenir debout) n. f. Impossibilité de rester debout.
ASTÉATOSE {ass — du gr. a priv., et stear, atûs. suif' n. f. Disparition de la sécréiion graisseuse de la peau, qui s'observe dans un grand nombre de dermatoses.
ASTÉLIE {ass~té-li) n. f. Genre de liiiacées dracîenées.
— Encycl. Les astt'Ues sont de petites plantes néozélandaises, dont quelques-unes, comme ïastélie de Ciinningham eiYastêlie de Banks, sont cultivées comme ornementales.
ASTER {ass-tèr' — du lat. aster, étoile) n. m. Biol. Fines stries rayonnantes, qui parient de la couche corticale de la sp/ière attractive, à laquelle elles donnent l'aspect d'un soleil enluuré de rayons. (L'aster apparaît au cours de la prophase de la cariocynèse. Il y a autant d'asters que de centrosomes.)
ASTEROPONTIUS {si-uss) n. m.
Genre de crustacés copépodes, do la famille des astrochéridés, créé en 1903 pour des formes nouvelles découvertes à Ceylan. (L'espèce type do ces petits animaux marins est Vasteropontius typicus.)
ASTIQUAGE {ass-ti-kaj') n. m.
Action d'asliquer. u Ou écrit aussi
ASTICAt.li.
ASTIRIA n. f. Genre do malvacéos comprenant des arbres couverts de poils, à fouilles cordiformes, à fleurs roses, groupées en cymes axillaires, qui croissent dans l'île Bourbon
ASTOCHITE {kit') n. f. Silicate naturel do magnésie, cliaux et 1er.
ASTOMIE iass-to'tni — du gr. a prïv., et stoma, bouche'i n, f. .Muiisirnositéduo à l'absence congénitale de la bouche.
ASTRAPÉPHOBIE {ass. bî — du gr. astrapé, éclair, et phobos, crainte) n. f. Peur maladive dos éclairs ou du tounerre.
ASTRAUDO (.Vmédée-Kugène. baron el duc), né à Nice en is'l. Auteur de divers travaux historiques, il a publié, avec le comte de Montalbo, un Dictionnaire biblioffraphi- (yue icouoijraphitfue de ta république de Saint-JJarin.
ASTRILD n. m. Zool. V. urngali, t. IL
ASTROCHÉLIDÉS (A»') n. m. pi. Famillo d'échino-
AstcropoDtius (gr.Sfifois).
dormes onhiurides, comprenant les genres astrocheles, astroyompnus, astroporpa, astrotoma et astrocnida. — L'n
ASTROCUÉLIDÈ.
ASTROIde 'ass — du gr. aslron, astre, el eidos, forme)
adj. Disjn^'sé en forme d'étoile.
ASTROPHYTON n. m. Zool. "V. eurtale, t. IV.
ASTROPMYTONIDÉS u. m. pi. Famille d'échinodermes ophiurides, chez lesquels les bras, bifurques à la tjase, sont irrégulièrement ramifiés en de multiples branches pouvant s'enrouler autour des corps étrangers. — /-'/( ASTROPBTTOMDi:.
ASTROSCHÉME {ass-tro-skèm'} n. f. Genre d'échinodermes, comprenant dos ophiures, et qui s'est augmenté d'espèces découvertes dans les ^^rauds fonds du Pacifique, espèces remarquables par leur taille et la longueur de leurs bras; telles sont les astrosckemas ferox et fastuosum.
ASTROTOMA [ass] n. m. Genre d'écliinodcrmes ophiurides, de la famille des asirochélidés, comptant quelques espèces propres aux grandes profondeurs de lo-" Vstrotoma
céan Pacifique. (Les astrotomas
sont des ophiures dont le disque à cinq lobes oxcavés émet de longs bras très fins à l'extrémité.)
ASTRUP (Eiwind), explorateur norvégien, né à Christiania en 1871, mort en décembre 18'J5 ou janvier 1896 dans le Dovrefield [Norvège). Il accompagna Peary dans ses voyages de 1891-1892 et de 1893-1894 au Groenland et publia en 1895, à Christiania, un volume intitulé : Au voisinage du pôle nord.
ASTURIES (C/air/es-Marie-François-d'Assise-Pasqual- Ferdioand-Antoine de Padoue-François de Paule-Alphonse-André-AvelIioo-Tancred, prince des], né à Gries, près de Botzen, eu ï870. Il appartient à la maison de Bourbon
I branche des Deux-Siciles . Pelit-liis du roi Ferdinand II 1 1810-1859) et fils d'Alphonse, comte de Caserta, et de la princesse Antoinette de Bourbon-.Naples, fille du comte de Trapani, il épousa, en 1901, Maria de Las Mercedes, princesse des Asturies; à cette occasion, il fut naturalisé en Kspagne avec le titre d'infant d'Espagne (1901) et devint général de brigade dans l'armée espagnole. — Sa femme. Maria de las Mercedes-Isabelle-Thérèse-Christine-.Vlphonsine-Hyacinthe, princesse des Asturies, née et morte à Madrid ('188O-1904;, fille aînée du roi Alphonse XII et de l'archiduchesse Marie-Christine, lui donna trois enfants : deux princes et une infante.
ASTYGRAPHIE (ass, fi — du gr. astu, ville, et graphein, décrire n. f. Description exacte et détaillée d'une ville.
ASYLLABIE {bî — de a priv., et de syllabe) n. f. Aphasie dans laquelle le malade peut lire séparément toutes les lettres d une syllabe sans pouvoir les assembler.
ASYMBOLIE \sin, U — du gr. a priv., et sumbolon, symbole) u. f. Impossibilité de comprendre les idées et les sentiments exprimés par signes.
ASYNCHRONE {kron — a priv., et synchrone) adj. Qui n'est pas synchrone.
ASYNCLmSME Uissm — du gr. a priv. ,«im, avec, cxklijieiii. penchen n. m. Défaut do coïncidence entre l'axe du bassin et l'axe de la tête du fœtus pendant l'accouchement.
ASYNDACTYLES n. m. pi. Section des mammifères marsupiaux diprotodontes, renfermant les familles des tibdèritidés, épanortftidés, garzonidès, cœnolestidés. (A l'exception des cœnolesies encore vivants, tous les asyndactyles sont éteints. Leurs débris se trouvent dans le crétacé et le tertiaire du nouveau monde. Cette section a été établie par Thomas en 1895.) — L'n as\nd.\ctyle.
Atava (Serge Nicolacvitch TEBi'itiOREv, dit Serge). écrivain russe, né en 1S41, mort en 1905. De bonne heure il commença à publier des études de mœurs et des nouvelles. Un recueil édité en ISSl sous ce titre : F Appauvrissement, obtint un grand succès. Il y dépeint l'appauvrissement des propriétaires ruraux, conséquence de la suppression du servage. Il a collaboré à un grand nombre de recueils; la plupart de ses études ont été réunies en volumes.
ATÉLOPROSOPŒ {pî — du gr. a priv., télos. activement, et i-rosôpon, visage) n. f. Malformation de la faco.
ATÉMADOULET {le — ar. itimad eddaoïilet, appui de l'empire) n. m. Hist. Autrefois, Premier ministre des rois do l'erse.
*Athabaska, territoire du Nord-Ouest canadien. —
II a cessé d'exister eu 1905 ; il a été réuni à celui d'Alberta, pour constituer lo nouvel Etat d'ALBERXA. V. ce mot.
ATHÉLIE i/t — du gr. a priv., el thêlé, mamelle) n. f. Altsence du mamelon.
AthePffii'm (the), « journal de littérature anglaise et étrangère, de science, des beaux-arts, de musique el d'art dramatique". Un premier n Athenwum »,fondé en 1807 par John Aikin, disparut on I8O9. Le second, qui poursuit sa carrière sans défaillance, fut fondé en 1828 par James Silk Buckingham, qui lui assigna pour objet détre, . comme l'Athenîeum de l'antiquité, lo rendez-vous des philosophes, historiens, orateurs et poètes les plus distingués de nos jours >•. En 1830, ce journal, après bien des vicissitudes, passa aux mains do Charles Wontworth Dilko, grâce auquel il conquit la place nu'il occupe encore à la tète do la critique anglaise. John Sterling, un des successeurs de Buckingham et le prédécesseur de Dilke, avait changé le jour de publication, qui était le mercredi, pour le samedi, et avaîl arrêté court la vénalité qui s'introduisait dans sa critique. L'habile administrateur John Francis publia «r,\then;eum" jusqu'à sa mort en 1882, laissant à son tils la continuation de sou œuvre. En 18-46, Dilke confia la direction de l'n Athenaîum u àT.K. Hervoy, afin de se consacrer au <• Daily News ". En 1853, Hervey fut remjïlacé |iar W. H. Dixon, et le journal qui, depuis 1834, avait vinjit-quatre pages au lieu do seize, agrandit sou lormat. \V. IL Dixon se retira en 1870. Le rédacteur eu ehefest maintenant Mr. John Randall. L'»Aihcna*um» présente chaque semaine un tableau concis, mais fidèle, du mouvement intellectuel, non seulement en Grande-Bretagne, mais dans le monde entier. Ses articles de critique
sont toujours l'œuvro d'écrivains compétents dont l'anonymat jjroiègo l'indépendance; aussi font-ils autorité. * Athènes. — Dos fouilles récentes ont, sur plusieurs points, complété nos données sur l'Atliënes antique. D(i,'ri)feld , pendant bien des années, a poursuivi des fouilles très importantes dans la région comprise entre l'Acropole, l'Arcopago et lo Pnyx. Il a découvert une fontaine, qu'il ideniino avec la célèbre Ennéakrounos, i)lacée jusqu'ici dans un tout autre quartier, prés de l'Ilissos; autour do cette fontaine, un aqueduc souterrain, des conduits et des bassins destinés à recueillir les eaux des collines voisines, le tout fort ancien et creusé dans le roc ; cntin, tout un réseau do rues, bordées de constructions ^'rccques ou romaines, maisons, chapelles, Iiiéron d'Asklé- ]>ios, etc. La plus considérable de ces constructions est un sanctuaire do Dionysos, où l'on relève les traces do trois édirtcos superposés et, naturellement, d'époques très tlifi'érentes. De ces trois édilices, le plus ancien paraît dater du VI' siècle avant notre ère ; lo second, d'un des siècles suivants; le troisième, d'après les inscri[)tions qui le concernent, était un Baccheion du temps des Romains, lieu de réunion du thiase des /o6acc/ioi, composé d'une grande salle à trois nefs et d'une petite salle contiguo à une cliapelle d'Artemis. Suivant Dœrpfeld, ce serait remplacement du sanctuaire de Dionysos Limnaios, qu'on chercho ordinairement au S.-E. de l'Acropole.
Signalons encore d'autres découvertes dans d'autres parties de la ville. Dœrpfeld a dégagé, au N. de l'Acropago et à l'K. du soi-disant Tlieseion, les ruines d'un portique, qu'il croit étro le Portique Royal de l'Agora. Tout récemment, la Société archéologique d'Athènes et le Service des antiquités ont déblayé le portique d'Attale et le l'éribolede l'Olympioion. On a reconstruit le stade Panathéuaique. On a découvert une trentaine de tombes lu'ès do la voie Sacrée d'Eleusis : des tombes en brique et eu pierre, qui datent des environs de l'ère chrétienne.
L'Acropole mémo a révélé du nouveau. iNaguère, en achevant lo déblaiement méthodique, Kavvadiâs y avait découvert des soubassements d'un temple primitif d'.\théna, engagés en partie sous l'Erechtheion, et une très curieuse série de petites statues peintes, où l'on a reconnu des prétresses. Depuis, il a trouvé de nouvelles grottes pélasgiques sur les pentes du rocher. A l'O. do l'Acropole, sous les Propylées do Periclcs, il a constaté l'existence de constructions plus anciennes, restes des petits propylées primitifs. Enfin, l'on s'est occupé de consolider lo Partliénon, fort ébranlé p.ar le temps et par les tremblements do terre. Ou travaille même à restaurer prudemment l'Erecbtheion, en remettant en place les blocs de marbre et les fragments sculptés qui gisaient sur lo sol autour du monument.
Atikameg, lac du Canada (Saskatcliewan) : superficie d environ 23.000 hectares.
ATJEH. Géogr. V. .\CHEM, t. I".
Atkins (Tommy), nom familier du simple soldat anglais. (On l'appelle aussi To.M.MY.j 11 PI. Tom.miks.
Atlantic Monthly (the), revue américaine mensuelle, fondée en 1857 à Boston, dans un dîner où l'éditeur Pliillips avait réuni les poètes Longfellow et Whitticr, l'humoriste O. W. Holmes, l'historien Motley, le philosophe Emerson et d'autres écrivains. La direction de la revue fut confiée à James Russell Lowell, et elle eut tout d'abord pour programme de maintenir haut le goût littéraire et la culture libérale de l'esprit. Parmi les collaborateurs do la première heure qui mirent cette revue au premier rang et en liront, au milieu des journau.t puritains et sectaires de l'époque, un véritable instrument d émancipation intellectuelle, il faut encore citer Mrs. Beecher Stowe, la grande autiesclavagiste; l'historien philosophe John Fisko, le grand romancier iNathaniel Hawthorne, etc. En 1862, l'illustre savant Agassiz commença à r « Atlantic Jlonthly ■ une collaboration qui no se termina qu'après sa mort(18741, car le dernier de ses articles publiés par la revue fut posthume. En 1859, r « Atlantic Montlily « devint la propriété des éditeurs Ticknor et Fields ; deux ans plus tard, ce dernier remplaçait Lowell comme rédacteur en chef. Il occupa brillamment ce poste pendant dix ans et le céda à \V. D. Howells, qui eut lui-même pour successeur, en 1880, T. B. Aldrich. 11^ n'est guère d'écrivain américain digne de mémoire, qui n'ait contribué à soutenir et à augmenter le succès de r " Atlantic Monthly .., publiée depuis bien dos années déjà par les éditeurs llougbton, Mifdiu et C", de Boston.
AtlANTICS, nouveau département ou Etat de la Colombie, créé en 1905 aux dépens des Etats do Bolivar et de Magdalena. Il tire sou nom de sa situation, non pas précisément sur l'Atlantique, mais sur la mer des .Antilles, grand golfe de cet océan. Il possède le cours inférieur et le delta du grand deuve .Magdalena. Capit. Barranquilla.
AtlANTIDA, nouveau département de l'Amérique centrale, en Honduras, sur le rivage de l'Atlantique, Ici nommée mer dus Antilles, en lieira calienle ou Terre-Cbaude ; 10.000 hab. au plus.
* Atlantique (océ*n). — Sisloire de Vexplomlion de l Allanliijue. Bien avant l'époque où commence l'histoire de la découverte de l'.Wantique, les navigateurs méditerranéens s étaient avancés jusqu'aux Colonnes d'Hercule et avaient vu se déployer devant eux l'immensité de cet océan, qui, dacs le système d'Homère, entoure toute I étendue des tB-res. Avaient-ils, avant le vi« siècle qui précède notre ère, fait davantage ? Il est impossible de I afhrmer. C'est en tout cas à cette époque, avec les voyages des Carthaginois Hannon et Himilcon, l'un au S., 1 autre au N. du détroit de Gadès, que s'ouvre la période historicjue de la découverte de l'.Vtlantique. à laquelle, dans 1 antiquité, travaillèrent certainement Euthyinèmc, Pythéas (qui s'avança jusqu'à l'Islande) et Polybe. Mais, au moyen âge, tandis que, grâce aux efforts d'Alfred le Grand, la connaissance du littoral Scandinave se déve-
oppait, tandis que les iNormands, par l'Islande, gagnaient le Groenland et les pays situés des deux côtés du golfe du Saint-Laurent fMarkIand, Vinland), les constatations laites du côté du Sud tombaient dans l'oubli le plus complet, et les archipels les plus rapprochés de la côte africaine eux-mêmes étaient inconnus de tous au moment où les Maghrourin arabes se lancèrent dans la . mer ténébreiise .1. A des marins catalans et génois revient le mente de la découverte de ces Sles (xiv" s.) ; quant à i exploration du littoral même, elle est due aux Portugais
qui, dans lo cours du xv* siècle, en reconnurent toute la cote depuis le cap Bojador jusqu'au cap des 'l'empéles ou do Bonne-Espérance. Ainsi fut achevée la découverte de la bordure orientale de l'océan Atlaniique, au moment même où commençait la reconnaissance de ses rivaees occidentaux. — De ce côté, la découverte fut extrêmement rapide et ne prit guère plus d'un quart do siècle. C'est en 1492, en effet, que Christophe Colomb vint atterrir à Guanahani ; des 1520, Magellan pénétrait dans le détroit qui porte son nom, et, dés 1024, Verrazano, en suivant les cotes des Etats-Unis, relia aux reconnaissances plus méridionales des Espagnols celles plus septentrionales des Cortereal et de Jean Cabot. Espagnols, Portugais, Italiens, Anglais et Français avaient coopéré à cette œuvre géographique, que précisèrent les navigateurs des époques suivantes, du côté du nouveau aussi bien que du côté do 1 ancien monde.
Les études océanographiques, qui n'ont guère commencé qu'avec le XIX' siècle, ont déjà singulièrement précisé notre connaissance de l'Atlantique ; elles ont permis de se rendre un compte exact du rôle du Gulf-Streani, dont on savait déjà la direction, la vitesse et même le nom au xvm» siècle. Elles ont permis de dresser la carte des courants, des vents, des profondeurs, des températures, de la salinité, de la composition des fonds de l'océan Atlantique, etc. Les travaux du capitaine Maury, ceux des savants embarqués sur lo Liijfitninij, le Porcupine, lo Challenger, lo lilake, lo Travailleur, le Talisman, l'Hirondelle, la Princesse Alice, etc., ont jeté les bases de la connaissance proprement océanographique de l'Atlantique, la plus importante pour tous ceux qui accordent, dans l'étude du globe, à l'examen des eaux marines le rôle essentiel qui leur revient en réalité.
Atlin, grand lac allongé du Canada (Colombie britannique et Youkon), d'où sort un torrent du bassin supérieur du Youkon ; environ 88.000 hectares.
ATOLLA n. f. Genre de méduses acalèphes, ordre des discoméduses, dont le pourtour do l'ombrelle est divisé en 32 à 64 lobes marginaux, ponant 16 à 32 tubercules sensilil'srudimenlaires,qui alternent avec autant de tentacules.
ATRACÉS u. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides. do la famdle des aviculariidés, sous-famille des diplurinés, renfermant les genres alrax et hadronijchc. (Cette tribu a été fondée par llogg en 1902.) — Un atracé.
ATRANORATE n. m. Sel do l'acide alranoriquc.
ATRANORINIQUE adj. V. ATRANOUlQtJE.
ATRANORIQUE adj. Se dit d'un acide C"H"0', que l'on rencontre dans un certain nombre de plantes, en particulier dans le cladonin ranf/iformis, où l'on trouve aussi l'acide usnique. (L'action de l'eau à 150» le transforme en acide atrariijue C"'II"'0* et acide afranorinique CH^O'.)
ATRARIQUE adj. V. atranoeique.
ATR AX ( /rate) n. m. Genre d'arachnides aranéides, type de la tribu des atracés, propre à l'.Yustralie. (Les atrax sont des mygales de taille médiocre, de couleurs sombres, à pattes courtes et hérissées de longs crins; ils ne vivent pas dans des terriers, mais dans des toiles ressemblant à celles de nos tégénaires, tendues entre les racines des arbres. L'espèce type est Valrax robustus.)
ATRIPHTHAI.OÏDE adj. Math. Se dit d'une courbe dont l'équation eu coordonnées polaires est
p' (p— /i)-|-i"sec'u = 0, /(.. k désignant des longueurs données.
— Encycl. Au cours do ses recherches sur la forme de la surface des mers recouvrant une sphère attractive, le D' Haugton a rencontré une famille de courbes très générales, qu'il nomma alriphlhalassiques. L'atriplulialoide est une courbe de cette famille.
ATROLACTIQUE adj. Se dit d'un acide que l'on prépare en oxydant l'acide hydratropique par le permanganate do potassium.
ATROMARGINÉ, E (du lat. aler, tri, noir, et de marginé) adj. Se dit des papiers bordés de noir à la manière des lettres de décès ou du papier do deuil.
ATRONATE n. m. Sel de l'acide atronique.
ATRONIQUE adj. Se dit d'un acide monobasique C"H"0=, que Ion obtient par distillation sèche d'un des acides isatropiques.
ATRONOL u. m. Hydrocarbure C"I1", qui se forme dans la distillation sèclie d'un des acides isatropiques.
ATROPAMINE n. (. V. APOATROPINE.
ATROXINDOL u. m. Anhydride do l'acide o-amido-
hydratropique.
*ATTÉNUATION n. f. — AtlénuatioH et aggravation des peines, La loi du 26 mars 1891 sur l'atténuation et l'aggrava tion des peines a été déclarée applicable en temps de paix, par la loi du 2S juin 1904, aux condamnations à l'amende, à l'emprisonnement ou aux travaux publics prononcées contre des militaires par des tribunaux civils ou militaires. Attikonak, grand lac du Canada (prov. de Québec ^territoire d'Ashuanipi]), à 555 mètres d'altitude : il eu sort ime des branches du fleuve Hamilton ou Grande Rivière. Environ 85.000 hectares. ... ,
ATTIRANCE (a-ti) n. f. Qualité de ce qui est attirant, attrayant.
* ATTITUDE n. t. — Altitude ntiliiaire. Position de « garde-àvous « , que prend un soldat lorsqu'il se présente ou parle à un supérieur.
*AUBÉ (Jean-Paul\ sculpteur français, né à Longwy en 1S37.
— Cet artiste, titulaire d'une médaille d'or à l'Exposition universelle de 18S9, avait envoyé à celle de 1900 : Glorification de la Charité, couronnement de l'hôtel de la Charité, dû à M"' la comtesse de Caslellane ; la France convie la Bussie à visiter sa capitale, groupe argent et cristal de roche (appartient à l'Etat) ; /(( Heconnaissance, statuette bois ; Xormande, buste bois; les Vendanges, groupe décoratif pour la salle des fêtes; le Laitage, groupe idem.
Im^-il
ATHÈNES - AUDIAT
Une ingénieuse statue do Boucher (marbre blanc où le pcinlro est groupé avec un Amour qui lui présemc un
;: ja'itlT'î^fLre'.""'' " "^ ""'=*<' - '--"<'■ <--»
AoterT (Augustin-Raymond), peintre français né et mort à .Marseille ; 1-82-1857). Il fut directeur du' musée de Marseille de 1810 à 18 15, et a formé de nombreux élcyis II a peint des sujets d histoire, des portraits et des i,a\ sa'-és Le musée do Marseille a de lui un Sacrifice </,• Voéiif'i-' '■ diverses églises de Marseile, des labbaux : la .Va,,',!!: Irinité, le Massacre det Innocents, la Visitation, etc.
AUBERT (Ernest-Jcan), peintre, graveur et liihopranhe français né à Pans en 18!4. Fils tTu peintre et graveur Pierre-Lugèno Aubcrt (1789-1847), il' obtint le prix de Rome, pour la gravure, en 1844. Il envoya d'abord aux Salons, i partir de 1830, des dessins et des gravures La première peinture qu'il exposa, tiéverie, date do 1859! Il a fait surtout des peintures de genre et des nortrâitii Confidence (1801); les Martyr, .ouf ùioclàCcT.Vpôrylil de M" 0. hekssert (1863); Jeunesse (18O5,; Jeunes m", dAtma (I8G8;; le Jléveil (1873); rAmour marchancl^ nuroirs (1878;; le Miroir aux alouettes nisir, la B.ise et I Hiver (1882j; VAmore rafraîchit les ailes de Vimour 1885), etc œuvres joliment composées, et d'une couleur agréable.
AUBERT (Georges}, officier français né à Paris, mort à Donvdle, près deOranviUe (1838-1899,. Il était petit-fils de Junol, duc dAbrantès, par sa mère. Constance d'Abrantès, qui avait épousé I.ouis Anben. (V Acbebt Constance, t. I";. Il entra dans l'infanterie de marine, fit le.s campagnes d Italie, de Chine, de Cochinchine. Canitaine lors do la guerre de 1870, il prit part aux opérations devant Sedan et à la^ reprise de Bazeillcs sur les Bavarois. Pendant la bataille du 2 septembre 1870. la division d infanterie de marine, dut, cédant au nombre se reporter en arrière, puis reprit Uazeilles avec de grandes pertes. Avec le commandant Lambert blessé et quelques hommes, le capitaine Aubert entra dans la maisou Bouigerie, où ils furent attaqués par les Bavarois, et ces braves s y défendirent héroïquement. Ce fut \ube-t qui tira les dernières cartouches, qu un tableau do Neuville a popularisées. Il prit sa retraite comme chef de bataillon. Aubin (saint) [en lat. Albinus], évéque d'\n"ers né en 468, mort en 549. Issu d'une famille noble, anglaise d onginc, mais établie en Bretagne, il fut d'abord abbé du monastère de CincUlac, depuis Tintillane, près d'Angers jHiis évoque d'Angers en 529. Il mourut à quatrc-vingt-uii ans. — Fête le 1" mars.
.\iibi.
AUBLET (Alberto peintre français, né à Paris en 1850 élève de Gérome. Il commença par la peinture d'histoire-, puis s adonna au portrait et à la peinture de genre. Principales œuvres : une Boucherie (1873); .Véron empoisonnant un esclave (1876) ; le Christ sur une mer d'orage liillV Henri de Guise chez Henri lll à IHois ; la Salle d'inhalation au Mont-Dore; les Derviches hurleurs (1882); de nombreux portraits. Il exposait à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) : Fête-Dieu, le Matin, le Soir et Au disert.
AUBURN (mot angl. ; du v. franc, auliorne, bas lat. alljurnus, adj. Qui est d'un brun rouge: C/iei>a( aubcrn.
AUOEGEM, conim. de Belgique (Flandre-Orientale farroud. de Terniondcjl, entre la Deudre et l'Escaut ; 2.700 hab.
AuDENSHAW, ville d Angleterre (comté de Lancastre), près de Manclicster; 6.550 hab. (1891). Fabrication de chapeaux et machines de tissage.
AUDERGHEH, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. de BruxellesJ), sur la AVoluve, afû. do la Senne ; 5.250 hab. Teinturerie.
Au-dessus des forces humaines, drame do BjOrnstjerne Bjûrnson, en deux parties, la première en deux actes, la seconde en quatre acles. Elles ont été représentées au théâtre de l'Œuvre, la première seule en 1894, sous le litre de Au delà des forces, et les deux ensemble en 1901. — Le pasteur Saug, dont la feiiirae Clara est paralysée, demande au ciel un prodige qui la guérisse, et pense que sa foi l'obtiendra, .autour de lui, tous s'étonnent et doutent, excepté le pasteur Bratt. Le miracle semble sur le point de s'accomplir, quand Clara et Sang, à bout de forces, tombent morts. Ils laissent deux orphelins, Elias et Racbcl. Cette première partie montre que la conquête de Dieu est au-dessus de nos forces.
Bratt, dont la croyance fut déçue, est devenu socialiste ; Elias girandi, et d'abord son élève, est anarchiste. Dans une grève, le premier soutient de sa parole les ouvriers contre les patrons; l'autre est l'homme du geste. 11 enferme les patrons dans le château où ils discutent, et qui est bâti sur des carrières où il a dispose de la dynamite. Lui-même est avec eux, sous le déguisement d'un domestique. Sans le reconnaître d'abord, le patron Holger, â ses paroles menaçantes, l'abat de sou revolver. Et puis tout saute. Holger cependant ne meurt pas; mais il demeure estropié, infirme. Avant l'explosion, il avait préposé Rachel à la direction d'un hôpital, désiré par elle, fondé par lui. Plus tard il avoue à la jeune fille que c'est lui qui, sans l'avoir reconnu, a tué Elias. Elias, lui aussi, avait voulu au delà des forces. Rachel pense à mourir. Mais ses neveux arrivent, deux enfants. Ils aiment la vie, ils entrevoient un avenir heureux. = Que faut-il faire, demandent-ils à Rachel, pour que tu ne pleures plus? — Allez prier Holger qu'il soit doux avec les ouvriers. >•
Ce drame est trop touffu pour qu'une très courte analyse en donne une idée exacte. Contentons-nous de dire qu'une chaude éloquence, en même temps que d'idéales aspirations vers le bonheur universel, animent cette œuvre, qui est de premier ordre par la hauteur de la pensée.
AuDIAT (PaaI-Louis-Gabrielj, professeur et littérateur, né à Saintes en 1S63. Fils de Louis Audiat, lustoricn et archéologue justement estimé pour ses travaux sur la Saintonge. il entra à l'Ecole normale, en sortit agrégé des letires et fit des études de droit dans le dessein d'entrer au barreau. Mais il revint vite au professorat, et occupa pendant une dizaine d'années la chaire de rhétoricjue au collège Stanislas. Puis il fut nommé professeur au lycée Jaoson-de-Sailly. Sous le pseudonyme de Gabriel Albrat, il s'est fait connaître dans la critique par ses articles, où il pare des grâces robustes d'un stvle original et sain une rare délicatesse d'impression et "une complète frauchise de jugement. Ses deux premiers volumes, les Lettres à ma cousine et l'Allée des demoiselles, celui-ci
Eli. Audraii
ALDIFIMHD — AUSTRALIE
coiirouné par rAca-irinio fraiit^aisc, sont sortis dos eausorios morales qu'il a duunt^us à la (>ur»£(iirie. 11 y faut ajouter, dans ïe ni^iiit' pi'urc, it^s Soiréex du pavillon itomiuiquf. et (jiiatrr volumes de criti<|uc littéraire, dont les nia'ériaux sont «-pars dans le « Mois », lo « Uulletiu critiiiuo ",10 ■■ Moude ", lo « Polybiblioii «>, los « Kludes reli^'ieuses », lo >< Correspondant » et la " Kcvuo des ipiestious historiques ■, et dont voici los titres assez pi(iuauts : Joueurs de flûte, Monlreurs de tnartoimettes, Mnqca tt pasteurs, la Marche des ombres. Il a aussi publié de nombreuses études d'histoire cl de littérature réciouale dans la » Kevue do Saiutougo • et dans la • Revue des Charenics ».
AUDIFFRED Jeaii-IIouoré), sénateur français, né à Jaussiers (Basses-AlpesJ on 1840. Avocat à Roauuo, sous-préfet do la Loiro {I870-187I), conseiller général, il fut élu en is:y député do la première circonscription ■le Roanne. Kéelu successivement en 1881. I8S5, 1889 et is;>;ï, il fut élu sénateur du la Loire le 30 décembre 1893, mais démissionna lo 20 janvier I8yj, pour reprendre son siéjîo à la Chambre. Réélu encore en 18U8 ot 190-'. il prit en 1904 le siège sénatorial laissé vacant par la mort de Wal'leck-Roussoau, et fut réélu en 1906. Audilfred a écrit des rapports importants, notamment sur les caisses ilo secours aux ouvriers minours, sur celles des sociétés du secours mutuels, sur la réorganisation dos Halles centrales (Paris), etc. Il avait contribué en 1897 à la fondation du Grand Cercle républicain; mais il combattit la politique dito > d'action républicaine » ot colle du bloc, ot devint, avec Mélinc, l'un des chefs du parti progressiste. *AUDIFFRET-PASQUIER {Edme-Armand-Gaston, duc i>'). homme politique fran';ais, né à Paris en 1823. — Il y est mort en 19o5.
*AUDRAN (Edmond), compositeur franrais, né à Lyon CD 1812. — Il est mort ù. ïiercoville ^Oise} en 1901.
AUDRESSCLLCS, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 13 kilum. de Boulogne, non loin du cap Gris-Nez, sur la Manche; 400 liab. Plage de sable.
AUER [Ignace), homme polirique allemand, né ù Dommelstedt, près do Passau (Bavière), on 1816. Il reçut une instruction ludimontaire, apprit lo métier do sellier, voyagea à travers l'Allemagne, puis alla s'établir ■X Munich. Tout jeune, il fut un des chefs du syndicat des ouvriers selliers et entra dans le mouvement socialiste. Il devint un des chefs du parti socialiste L't membre do son comité direc- Tuur. Il lit partie du Reichstag de 1877 à 1878, de ISSO à 1887. et. depuis 1890. comme député de la circonscription saxonne do Glauchau-Meeraua. Depuis 1890, il est le secrétaire général du comité directeur de son parti. Auer est un excellent orateur et a créé la forte organisation du parti socialiste allemaml.
AUERBACH, ville d'Allemagne froy. de Saxe [cercle do Zwickauj), sur le Gôlzch, sous-afttuênt de la Saale. par l'Ester Blanche : 4.800 hab. Cotonnades, il Bourg du rov. do Saxe ^cercle de Zwickau); 4.500 hab.
AUERLITE [ô-ér] n. f. Substance minérale résultant du mélange de la tborito et de la xénotime.
AUFFRAT (Jules-Augustin), homme politique français, né à Paris en 1852. Avocat, il s'engagea en 1870 dans les mobilisés de la Seine, devint auditi-ur au conseil d'Etat '1877-18791. reprit sa place au barreau, échoua en 1885 aux élections législatives en Seine-et-Oise. Rédacteur en chef de la « Défense religieuse - (1887-1888;, secrétaire do la Ligue de consultation nationale, il échoua encore à deux re]>rises dans les Ardenncs en 1888 et 1889, ht en 1893 une campagne très remarquée contre la revision du procès Dreyfus, dans la < Vérité ", fut élu en 1900 conseiller muuicipal parle quartier de laSorbonne, enfin, on 1902, député i)ar lo V' arrondissement de Paris, mais échoua en 1906. 11 s'est beaucoup occupé des affaires d'assistance. On a do lui : les h'ximlsés devant les tribunaux (1881); le Hctahlisseinent du monopole universitaire (lS&3) ; le 3 Septembre ISS3 à Goritz, son histoire et ses résultats (1883).
AUGAGNEUR (Victor), médecin chirurgien et homme politique français, né à J.yon (Riiône) en 1855. Il lit ses études dans cette ville et l'ut nommé en 1883 chirurgien en chef de l'hospice do lAutiquaille, agrégé do chirurgie en 1S84, professeur do pathologie chirurgicale à la Faculté do Lyon, eu 1893, puis abandonna cette chaire on 1901 pour prendre celle de professeur do cliniquo des maladies véiiérirMÉues et cutanées. Conseiller municipal dés 1888, il d.'vint adjoint, puis maire de Lyon en 1900 ot adopta des mesures pour .supprimer les octrois et diminuer l'alcoolisme en réduisant h- nombre des cabarets. Nommé député de la cinquième circonscription de Lyon on 1904, il prit part, dans lo groune socialiste, à la 'discussion do la loi sur la séi)aration des Eglises et de l'Etat. Il so montra i adversaire résolu do la réglementation do la police des iniïsurs congrès de Bruxelles et commission extraparleuientaire). On lui doit un grand nombre do travaux sur les maladies vénériennes et cutanées, notamment sur la Syphilis héréditaire tardive', dont il a lo premier indiqué les lignes caractéristiques J187U); Néphrites aîquifs infectieuses tans la Upnphangite et l'ccthifma, aitjuminurie dans les lésions de la peau (1885); ta Prostitution des filles mineures (1888); /M/>/>o.-/ *(/r te remplacement de l'octroi par des taxes direr' - ,,u Conseil municipal de Lyon (1S96),
un Iraité ''m'-riennes. etc. En 190:». il aban-
donna son Hé et fut nommé gouverneur L'é-
iieral do Malagas \ii .
•augeT (d-y.}) n. m. Milit. Pièce du mécanisme de plusieurs lusilsà répétition, notamment du kropatschek et du lebul, qui aliornativoment s'abaisse pour recevoir les cartouches à leur sortio du magasin et so relève pour les faire passer dans le canon. V. lhukl (t. V).
AUGIBI (ô) n. m. Variété do cépago blanc, cultivée on rrance, Syn. judi.
AUGOUARD (Prospor), missionnaire ot évéquo français, né ou 1853. Agé de dix-sept ans et demi, il laissa le sémi-
Auguâta-Victoiia.
nairo pour s'ongagor dans les zouavos de Charetto pendant la guerre franco-allemande, puis y rentra do nouveau, ot fut ordonné prêtre en 1876. L'année suivante, il partit pour le Gabon comme missionnaire de la congrégation du ."^aint-Esprit. En 1881, le P. Augouard lit un premier voyage jusqu'au Sianley-Pool, où il rencontra Stanley. Il retourna dans l'irilérieur eu I8S3 et fonda la mission do I.inzolo, en aval de Brazzaville. Remontant le fleuve, il alla ensuite créer Liranga, à 600 kilomètres de Brazzaville. La congrégation s'étant munie d'un petit vapeur, le Léon-XI/I. remplacé plus tard sous le même nom par un vapeur plus grand, lo Père Augouard put donner une l^rande extension aux missions. En 1H90, il devint vicaire apostolique de l'Oubanghi avec le titre d'évêque do Sinit.i. 11 envoya ses missionnaires fonder les missions do .Saint-Paul des Rapides (1893) et do la Sainte-Famille des Banziris (1894), puis d'autres sur l'Ogôoué et l'Alima. Mgr Augouard a publié trois dictionnaires des dialectes variés de l'Oubanghi ot écrit: la Mission de l'Oubanuhi, conférence (1890); Dernier voyage dans L'Oubanghi et i.Mima (1899).
AUGUEZ (Numa) , chanteur français, né à Salenx Sommoj en 1847, mort à Paris en 1903. Elève du Conservatoire, il entra on 1871 à lOpéra, où il resta pendant dix ans. Eu 1883 et 1884, il chanta en Italie, puis revint à Paris et il interpréta ù l'Eden, sous la direction de Lamoureux le rôle (lu héraut de Lohenyrin. Depuis lors, il chanta, avec sa belle voix de baryton, aux concerts Lamoureux et devint, en 1899, professeur au Conservatoire.
AUGOSTA- VICTORIA (Frédérique- Louise - Féodora- Jenny), impératrice allemande, femme de l'empereur Guillaume 11, née à Bolzig en 1858. Elle appartient i la maison de Ilolstein (branche de Slesvig-Holsiein-Souderbourg-Augustenbourg). Fille du duc Frédéric (1829-1880) ot d Adélaïde, princesse de Iloheniohe-Langenbourg 11835-1900), elle épousa le 27 février 1881, à Berlin, l'empereur allenmnd et roi de l*rnsse Guillaume IL
Augustin ( Basilio),
homme d'Etat espagnol, ué eu ISiO. Général estimé, il fut le dernier caj'itaine général des Pluli[q.iines (isys .
Augustin -THIERRY
(Gilbert) , écrivain français, né à Paris en 1843. Neveu d'Augustin Thierry et fils d'Amédée, il s'occupa d'abord d'études historiques. En ISO:..
il entra comme auditeur au Conseil d'Etat. Dés 1864, il publia un important travail sur les révolutions d'Angleterre, et donna ensuite à diverses revues des articles d'une érudition élégante et d'un tour original. On a de lui un grand nombre do romans, presque tous historiques, à tendances idéalistes, et où il aime à faire entrer un élément supra-naturel. Nous citerons : l'Aventure d'une ih7ie en peine ; le Capitaine Sans-façon ; Marfa ; le Palimpseste ; la Tresse blonde; la Save/la ; Hecits de l'uccidte ; la Bien- Aimée; Hediviva; la Hédeinption de l'Armor.
AULACODISQUE (d, dissk n. f. Genre d'algues de la famille des diatomées, à valves circulaires, présentant sur leur bord de petits prolonfrenieuts renflésà leur extrémité. Ce genre comprend environ cent espèces marines, la plupart existant aussi à l'état fossile.)
Aulan (Marie-Jean-Aribur Harouard de Suarez, comte d') hommo politique français, né à Paris en 1833. Elève de Saint-Cyr, il servit dans les carabiniers (1856- 1860), fut écuyer do Napoléon III (1868-1870). Maire d'Aulan, conseiller général de la Drômc. il fut élu député de l'arrondissement do Nvons en 1876. Membre du groupe de l'appel au peuple, il appuya le gouvernement du 16 mai, tut réélu en 1877, et son élection ayant été invalidée par la Chambre, il éclioua eu ISts et tut réélu en 1879. Il se présenta sans succès aux élections législatives de 18S1 ot de 1885. — Son fils, Franvois, dô à Livourne eu 1864, après avoir servi dans la cavalerie, s'occupa activement do sport. Elu député do Nyons aux élections générales de 1898, avec un programme nationaliste, il échoua en 1902 et devint conseiller municipal do Paris pour lo quartier de Chaillot (XVI" arrond.).
AULISQUE {6-lissk) u. f. Genre d'algues de la famille des diatomées, ayant des valves aplaties, rondes ou elliptiques qui présentent un petit nombre de prolongements peu élevés et comme tronqués, et qui sont généralement i)ourvues d'ornements on ligues rayonnantes.
AULNIS DE BOUROUILL Johan, baron d'), néàGroningue en isr.o. Avocat a Amsterdam en 1874. emplové au ministère des finances, à La Haye, il fut bientôt après nommé, en 1878, professeur de droit à l'université d'Utrochi. U a collaboré à la revue do jurisprudence <■ Thémis « : il a écrit : le Socialisme de la chaire, le Socialisme d'aujourd'hui. l'Encyclique et le Syllabus, la liberté religieuse et la Liberté de la presse; il a défendu contre les prétentions catholiques les universités d'Etat.
AUM. monosyllabe mysticiue. on usage chez les Indiens depuis los temps les plus reculés.
— Encycl. Ce terme parait avoir représenté primitivement la trinité védique des feux dos trois mondes " Agni, Indra, Soûrya >., ou celle des éléments du sacrifice ' Agni, Vayou, Sonia >■ : puis, à l'époque des Oupanichads, les trois manifestations do l'âme universelle '■ Paraméçvara, Hîranyagarbba, VirAdj « ; ensuite les trois pouvoirs divins « Création, Préservation, Destruction u ; et enfin les trois personnes de la triade hindouisto ou Trimourti, . Brahnià, Vichnou, Çiva ».
AURANTIA (ô-ran-si-a — du lat. aurantium, oranger) n. I. Matière colorante employée on photographie dans la l'réj.aration des écrans compensateurs.
AURANTIOL (o") n. m. Syn. de GKRANioL. (V. t. IV.)
AurÈLE ou AurÉLIE -sainte). Vierge, parente du martyr samt Adrias. Elle alla de Grèce à Rome avec sa mère, ot s'établit avec elle dans cette ville, près du tombeau d'.Vdrias. à côté de qui toutes deux furout culorrécs. — Féto lo 2 décembre.
Aurige de Delphes.
AURELI (Cesare). sculpteur italien, né à Rome en 1844. Elève, ù Rome, de l'académie Saint-Luc et du sculpteur l'Mouard Millier. Principales oeuvres: statues de Luca flella Jtobbia, de Thomas Morus, de Galilée, de JUilton Jeune étudiant l'astronomie., du Tasse malade, etc.
AUR±OBASlDIEi/;,(/ri «■ f- Champignon de la famille des
e.vobasidiées. «[ui ijpparait comme une poussière blanche sur les feuilles de vigne et les grains de raisin et provoque leur dessiccation. (Le dommage u'a jamais été considérable.)
AURÉOLINE ((S) D. f. Poudre colorante jaune, do composition variable, <|ue l'on emploie en photographie pour teindre le papier, le calicot, la soie.
AURIGE d — du lat. auriya, cocher n. m. Mot par lequel les archéologues désignent, d'ailleurs improprement, les conducteurs de chars grecs dans les morceaux de sculpture antique récemment découverts.
— E.NXYCL. Tel est Vaurigc do la frise du tombeau do Mausole, au British Muséum. Le plus beau type daurigc grec est celui qui a *été découvert par HomoUe, dans lesrciiiar»]uables fouilles qu'il a dirigées à, liel])hes, en 1896. L original est en bronze. Un moulage est au Louvre, un autre à l'Ecole des beaux-arts. Cette œuvre, qui appartient à la période de 1' "i archaïsme avancé " (fin du VI'' s. et début du v s. av. J.-C), est d'une fermeté, d'une sobriété et d'une simplicité vraiment saisissantes.
AuRIOL (George), littérateur et artiste français, né à
Beauvais en 181^3. Littérateur et poète, il s'est d'abord fait connaître par des contes et des chansons pour les enfants d'une agréable saveur; puis, il a composé des fantaisies humoristiques, où il s'est révélé un observateur pince-sans-rire et narquois. II a publié : les Jiondes du vaitt de carreau (1887; musique de Legay); Sur le Pont d'Avignon (1889; musique do Dihau) ; "/foïirfes et Chansons d'avril (1890; musique de Daupliin et Blanc); Chansons d'Ecosse et de Bretagne (1892; musique des mêmes); puis, dans le genre humoristique : Histoire du rire {l»92)\ Bu reveyiant de Pontoise (1893); J'ai lue ma Ijoime (189 A); 13 anrieton vole {IS9Ô); Ma Chemise 6rH/e(1896); le Chapeau sur l'oreille [1891); A la façon de Ba rba ri (1S08); la Charrve avant les bœufs (1902); VJBôtellerie du Temps perdu (1905). Dessinateur décorateur, il s'est créé un genre à lui, simple, bien é(|uiiibré, bien adapté à l'emploi auquel il l'a consacré : l'ornementation du livre en général, décorations de revues, couvertures, titres de reliures, dessins de gardes, monogrammes. U a exécuté quelques estampes, et publié en 1902 son Premier Livre de cachets et monofjrammes. 11 s'est voué aussi à la rénovation de l'art typographiijue. Outre un nombre considérable de vignettes, on lui doit plusieurs types : d'abord un type de labeur et son italique : le caj-aclère Auriol ; puis là française légère, le champlevé, la française allongée et le montjoye. Ces caractères, tout en se prêtant aux besoins de l'imprimerie moderne, sont conçus d'après les règles de la typographie.
AURORA, ville des Etats-Unis (Etat d'Indiana l comté de Dearborn]), sur la rive droite do l'Ohio; 5.000 hab. Commerce important. Localité fondée par des Allemands
Aurore (l'), journal quotidien, fondé à Paris en 1897 par Ern. Vauglian, ancien rédacteur et administrateur de r " Intransigeant •». Ce journal, républicain socialiste, prit comme principal rédacteur politique G. Clemenceau. C'est dans 1' - Aurore i> que, le 13 janvier 1898, E. Zola publia sa fameuse lettre au président do la Républifjue sur l'affaire Dreyfus, r|ui motiva des poursuites. En 1903, Vaughan se relira du journal, dont G. Clemenceau devint rédacteur eu chef.
Aurore, réflexions sur les préjugés moraux,
ouvrage de Fr. Nietzsche (1881 ; trad. fr. de H. Albert, 1901). — C'est avec ce livre que le penseur allemand commence sa campagne contre la morale, et qu'il annonce le nouvel évangile (pie Zarathoustra déveloi)pera plus tard. C'est par la transvaluation des valeurs, c'est-à-dire en s'atfrancliissaut de toutes les valeurs morales reconnues jusqu'aujourd'hui, en osant croire à tout ce qui, jusqu'à présent, a été interdit, méprisé, maudit, que l'homme verra Vaurorc des jours nouveaux. Ce livre n est pas agressif à la fa<:on d'Humain, trop humain, mais le but qu'il poursuit ost le même : la destruction des valeurs morales actuelles et l'édification, sur leurs ruines, de nouvelles valeurs, objetsde nos désirs et mobiles de nos actions.
^Australie. — Confédération australienne. A l'iniita-
lion dos Etats-Unis et, tout récemment, du Canada, les divers Etals de l'Australio se sont fédérés sous le nom d'.Australian Commonwealth, c'csl-ù-dire de «républiquo tédérale australienne ■ . Chacune des six colonies conlribuo comme suit à la fédération commune, en tant que superûcio et pojmlation, d'après le recensemeut du 31 mars 1901 :
rorui-ftTioM
Nôuvi-llo-r.nllcs du Sud.
Cjtieeiislninl
^'ictori.•^
Australie méridionale. . . .
Australie occidentale. . . .
Tasmaiiic
) 1lr.9.033