‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 31 sur 363 · Coquemar en ai'gent (Bocquet · texte numérisé non relu

Coquemar en ai'gent (Bocquet

ASCÈSE {ass-sèz' — du gr. askêsis, application, exercice) n. f. Etat d ame de l'ascète, aspiration aux plus hautes vertus : Les abtis de I'ascèse ue paraissent pas encore chez Philon; ces états 7nerveilleiij: s'obtiennent par l'enthousiasme, par l'amour et le renoncement à soi-7nêrHe. (E. Renan.)

ASCHARITE [as-ka] n. f. Borate hydraté naturel de magnésie.

ASGHIZOMYS [ass-ki, miss) n. m. Genre do mammifères rongeurs, do la sous-famille des microtisn/'s. comptant une espèce propre au nord extrême de l'Asie. (Le genre asckizomys a été établien 1898 par Miller, pour un petit campagnol |^asc/iûof»i/5 le»}' niscus ] , découvert dans les parages du détroit do Behring, et présentant laspect des lemmings.l

Aschiîon-.vs.

ASCIGENE (ass-si — du gr. askos. outre, et geniiân, engendrer) adj. Qui provient d'un asque.

ASCIGÈRE [ass — du gr. askos, outre, et du lat. gererê. porter) adj. Qui produit des asques,

ASCOBAGILLE n. m. Syn. de ascobactêre.

ASCOBACTÈRE (ass) a. m. Genre de bacilles, trouvé par Babès dans l'air.

— Encycl. Vascobactère existe presque toujours dans le jetage des chevaux morveux et il a pu parfois ôtrc confondu avec le bacille de la morve; il ne semble pas être pathogène.

ASCOCHYTE [ass-ko-kit') n. m. Genre de champignons du groupe des sphéropsidées, caractérisé par ses spores blanches ou légèrement verdâtres, ovoïdes ou allongées, pourvues d'une cloison. [Ces champignons se développent généralement en parasites sur les feuilles ou les fruits et y produisent des maladies (^ui se manifestent par des taches colorées plus ou moins étendues. Une espèce, Vascochyte du pois, nuit souvent beaucoup aux pois, haricots et autres légumineuses cultivées.)

ASCOCOQUE {ass-ko-kok') n. m. Genre de microcoques, découvert par Billroth dans Teau de viande putréfiée.

— Encycl. h'ascoconue est le microbe de la botryoniycose du cheval ; on le rencontre aussi exceptionnellement chez le porc et le bœuf et même l'homme. *ASCOMYCÈTES [ass] n. m. pi. — Enctcl. De récents travaux ont démontré d'une façon positive, dans nn certain nombre de cas déjà, la réalité de phénomènes sexuels qui jusqu'ici étaient considérés comme douteux chez les champignons ascomycèles. La formation des asques est précédée de l'union, sinon toujours do deux niasses protoplasmiques, ail moins de deux noyaux. Dans certaines levures on a même constaté la réunion en une

seule de deux cellules voisines, et la fusion de letirs deux noyaux en un seul, puis la division de ce noyau unique en deux, quatre, huit ; autour de chacun de ces huit

noyaux, s'organise une certaine quantité de protaplasma, qui se revêt d'une enveloppe de cellulose, constituant ainsi une spore; la cellule provenant de l'union de deux autres est ainsi devenue un asque à huit spores.

ASCOPHYLLE {ass) u. f. Algue de la famille des fucacées, coninmite sur les côtes de l'Atlantique et de la Mancbe, fixée aux rochers par une sorte de bouton en forme de disque. (Elle est constituée par de longs filaments ramifiés, présentant çà et là sur leur trajet et à leiir extrémité des renflements arrondis, partiellement creux, aénfères, servant de flotteurs.)

ASÉBOFUCHSINE (fuk) n. f. Composé C" H'» O*, que l'on retire en même temps que l'aséboquercêtine des feuilles de Vandromeda toxica. (Elle donne, quand on la

SUPPL

ASÉBOGÉNINE — ASSIMILATION

iraito par l'acido rhlorhydriqiio à chaml, un pnVipil^S violet, que I'od appelle asébopurpurine.}

ASÉBOGÉNINE n. (. V. aRiIboTINK.

ASÉBOPURPURINE n. f. Y. askoofLCIISINE.

A3ÉBOQUERCÉTINB fWr) 0. f. Composé C" H" O", que Ion fxir.'m des feuilles tlo Vandromeda ttixica.

ABÉBOTJNE n. f. Glucosîdo C» II" O", fjuc l'on trouve dans l'extriiit attueux non solublo dans lo cliloroforinc (lui reste apn'S lextraclion do ran.lromédoioxino. [)i\\c se d<^doul.le sous lioflucnco des acides en a»éiiotjémneC'*\V*0' t't i/tucose.)

ASÉBOTOXINE li. f. Syil. do ANDROMKDOTOXINK (t. I").

ASEMNANTHE -a-srin') n. f. Genre do rubiacées chiococctNS. t umirenant des arbustes grêles, à feuilles opposées, ii fleurs jaunes groupées en faisceaux axillaires, qui croissent dans les forôts du Yucaian.

ASEROE {sé-ro-é) n. m. Cbanipipnon de la famille des pbaUoid<^es, dont lo pied est terminé par un mamelon conique perforé el porte A son sommet des rayons bifurques, à la surface desquels se forment les spores. (C'est un cbampignon exotique, dune odeur repoussante.)

ASEXUÉ, E (du gr. «. priv., et de sexf; adj. Privé, dépourvu de sexe. Syn.KSKXUK.

ASBUANIPI, grand lac du Canada (prov. de Québec), qui donne son nom à i un des territoires ajoutés récemment ù la province au N. de la • Hauteur des terres «. Il donne naissance à l'une des brancbcs mères de l'IIarnilton ou Grande Rivière, tributaire de rOcéan Glacial. Environ 82.000 hectares.

ASBUANlPI, l'un des trois territoires entre lesquels on a divisé la vaste contrée annexée à la province de Québec, au N. de la « Hauteur des terres ». Il doit son nom au lac Aslni'ini/ii.

Asiatic Kevie^r (thb), ou, pour lui donner son titre complet, ihe Impérial ami Asiatic quarterhj lïevieic aiid oriental and colonial litcord, revue trimcsirielle anglaise, fondée en janvier 1SS6 et publiée par l'Oriental Jitstitiite à Woking, dans le comté de Surrey. Elle a pour objet de faire connaître aux lecteurs occidentaux tout ce qui concerne rOricut : arcbéologie, ethnoj;raphie, linguistique, histoire naturelle, politique, religion, légendes et superstitions, coutumes, éducation, art, commerce, agriculture, état social, etc. Depuis janvier 1891. elle comprend dans son plan l'Afrique et les colonies anglaises. Son directeur est C. E. Lyne. Outre des écrivains nationaux, éminonts dans leur spécialité, comme le colonel Yule, le professeur Douglas, sir R. L. Flayfair, B. H. Baden-Powell, lord Curzon, sir P. Colquhoun, C. G. Leland, lord Ilobhouse, H. Boveridge, sir R. K. Wilson, on trouve parmi ses collaborateurs des savants européens de notoriété universelle, comme Maspéro, Max Nordau, Vambéry, etc., a côté de Turcs, de Japonais, d'Hindous, de Chinois et de représentants do presque tous les autres pays asiaiii(ues.

ASIDÉRITE n. f. Météorite no renfermant pas de fer métallique. V. mêtkorite, t. YI.

* Asie — Orographie. Do nombreuses explorations ont jeté quelque jour sur l'orographie massive, confuse, cmorouillêe de l'Asie; beaucoup d'altitudes ont été fixées, des glaciers énormes ont été découverts.

L'Himalaya reste comme ci-devant le culmen de l'Asie, comme do toute la terre, mais on se croit toujours en droit de supposer que, derrière son Gaurisankar, haut de 8.840 métros, se dressent des pics encore plus élevés. C'est surtout dans l'Asie centrale, sur les plateaux les plus vastes, les plus froids, les plus rébarbatifs du monde, qu'on a plus ou moins reconnu des chaînes inconnues jusqu'alors, mesuré des pics, découvert des lacs sans déversoir, si bien que beaucoup de noms nouveaux ont pris place sur les cartes : monts Dupleix, monts Prjévalsky, monts Christophe-Colomb, mont Littledale, monts Welby, chaîne Crevaux, chaîne Marcu-Polo, pic Bonvalot, volcan Ruysbruck, volcan Elisée-Reclus, lac Montcalm, lac .Vrmand-David, etc.

En somme, malgré la fixation de nouvelles altitudes, la découverte de nouveaux glaciers, rien n'a changé notablement l'idée qu'on s'était faite de l'orographie de l'Asie, de ses chaînes énormes, de ses « toits du monde ï, de SCS immenses plaines sans eau, de ses bassins fermés où les froids son* terribles, les chaleurs terribles aussi.

Gi>0GRAi>HiK POLITIQUE. Lo partage de l'Asie a continué durant les dernières années du xix' siècle et les premières années du xx*. La guerre russo-japonaise semble étalilir que lo Japon est ù lui seul de force ù résister en Asie & u"impûrie quoi peuple européen, cl, bien qu'il y ait < o:ili. ilii- -'-n sol entro la Russie d'Europe et ses î ^. cette puissance n'a pu vcniràbout

i;iponaiscs.

''iicntion. Les voies de communica- .1 CCS dernières années, existaient sur l'im- II. du Continent asiatique, étaient presque

< les voies naturelles (fleuves, rivières) ou

'i ^ ou moins bien entretenues, tracées à tra-

V 'S, les forêts, les plateaux et les défilés

ni..i,L..,,. ..V -le l'Asie ; lo /ivjfr/ sibérien, lo grand canal impérial do la Chine étaient de véritables exceptions. Il n en est plus do mémo aujourd'hui; actuellement déjà, l'Asie comptr, avec le Transsibérien, lo réseau des chemins de fer de l'Inde etdill'érents tronrotis construits au .lAjtnn, r-n Chine, en Indo-Chine, m .\- ]■■ Mineure, elr.. ir le 64.880 kilom. de \ . qui la font

lévotoppeniont de ^ < bemins de

' ; rrir après l'Amén Uilom. en

1 '1.000 kilom.).

0 connaît pas, on ne peut pas con- '' ' j' 'î du commerce do l'Asie, tautdc

*■■ du traric aver les autres par-

' ' avec lEuropo» Ce qu'on peut

•" . '■ nest pas digne du continent

qui rci.lornio i iui seui j.lus de la moitié de l'humanité.

Les principaux changements qu'y ont apportés ces dernières années, c'est d abord lo développement rapido du commerce japonais, dont on craint qu'il no supplante tous les autres en Chine; c'est ensuite la concurrence, souvent vicioriouse, des Allemands ii\ oh ils disputent la prépondérance industrielle et commerciale aux Anglais, dans ta Chine, • le plus grand marché du monde >, comme

on dit, et dans l'Asie Mineure, sur laquelle ils ont do grandes idées de colonisation, i>eut-étrc mémo de domination poliiiquo. et ailleurs encire.

Quant au commerce français en Orient, il fait assez triste figure à coté de l'anglais, de l'allemand; en l»eaucoup de lieux il décroit, en beaucoup d'autres il se mainlieni à peine; n'était llndo-Chine et. bien entendu, l'Asie Mineure, notre pavillon y serait presque inconnu.

Il va sans dire que la colonisation rapide de la Sibérie par les Russes, la création, rapide aussi, du réseau des chemins do fer cliinois, celle du réseau de l'Asie Mineure, bref le progrès des voies de communication dans tout le continent, ne tarderont guère à y doubler, à y tripler, sinon mémo à y décupler les achats, les ventes," les mouvements do capitaux.

— Explorations. Si, au Nord, l'oeuvre de construction du Transsibérien a presque exclusivement absorbé durant les dernières années l'attention des Russes, il n'en a pas été de mémo dans l'empire chinois, où Anglais, Français, Russes, d'autres encore, ont exécuté de belles et importantes explorations. Le capitaine M. S. Welby et le lieutenant Malcolm se sont rendus, en 1896-1807, de rinde à la Chine à travers les montagnes qui couvrent le nord du Til)et, recoupant d'O. en E. les itinéraires nord-sud de Prjévalski, de Bonvalot et du prince Henri d'Orléans, de Rockbill, de Dutreuil de Rhins. de Liitle- <iale. A la même époque, le capitaine H. IL P. Deasy accomplissait (1S96-18Ï'9), soit au Tibet, soit dans la partie occidentale du Turkestan chinois limitrophe des Paniirs russe, afghan et anglais, d'intéressantes reconnaissances, aux(iuelles font pendant plus au N., sur les territoires mongol et tibétain, les travaux du Russe Kozloff et de ses collaborateurs entre 1899 et li'Oi. C'est le Tibet, dont la partie nord-orientale a été visitée par K. Futterer en 1898, et où le Co>aque Tsybikotf, puis le colonel Younghusbaud ont gagné Lhassa, ([ui a le plus bénéficié de ces reconnaissances ; les autres parties de l'Asie centrale ont été. comme le Tibet, étudiées par le Suédois Sven Hédiu, dont le voyage de 1894-1897. très fécond en résultats géographiques, a rectifié \q dessin des principales lignes topographiques existantes, et ajouté à la science, des steppes kirghizes à Pékin, sur les cimes du Pamir et du Tibet comme dans les cuvettes du Tarim et du Tsaidam, 3.250 kilom. de pays encore inconnus, — dont le voyage de 1899-1901 n'a été moins fécond en résultats, ni pour les sables de l'Asie centrale, ni pour les plateaux glacés du Tibet. Signalons encore, en Asie centrale, le récent voyage du D'' A. Stein dans le Turkestan oriental, voyage au cours duquel la ville de Khotan a été reliée à la triaugulation de l'Inde.

— A lest de l'Asie centrale, dans la Chine propre, le Français Bons d'Anty a exploré, en 1896-1397, le Yunnan et la Birmanie ; l'Anglais Logan Jack s'est rendu (en 1900) de Chang-Haï à Bhamo à travers le "^'along, le Yang-tsé, le Mékong et la Salouen. et a constaté l'existence d'un coude du Yalong en face le coude du Yang-tsé, signalé en 1895 par Boniu et traversé dans toute sa longueur en 1903 par Gervais Courtellemont; le lieutenant Hourst a de son côté étudié et remonte les rapides du Yang-tsé; enfin, le lieutenant G. Grilliêres a ajouté, en 1902-1903, à la somme des connaissances géographiques déjà acquises sur le Yunnan de nouveaux éléments d'information. Un peu auparavant, W. M. Barclay avait accompli un intéressant voyage de Han-Kéou à Canton (1898-1S99). —Quant à l'Indo-Chine. les missions Génin et Blim et Guillet (1899-1900) ont précisé l'hydrographie du Bas-Annam, tandis que les consciencieux itinéraires du caiiitaine Cottes à l'intérieur du pays ont complété les intéressants travaux de la mission Pavie.

Asie française (Comité de l"), comité constitué sur le mémo plan que le Comité do l'Afrique française, et fondé en l année 1901 sous la présidence d'Etienne dans le liut d'exercer sur la politique asiatique française une action heureuse en formant l'opinion publique et en lui fournissant des données de toute nature qui lui manquent trop souvent. Ce Comité a déjà subventiouné plusieurs missions économiques (car, en Asie, nous avons moins d'aml)itions territoriales à poursuivre qu'en Afrique, et notre action doit être surtout morale et économique) et publie un Bulletin mensuel depuis sa fondation.

ASKRI (de l'arabe askri, pi. os- Icar; de asker, armée) n. m. Fantassin recruté dans les tribus musulmanes.

ASMERINX {ass-mé-rinhss) n. m.

Genre d'insectes coléoptères carnassiers, de la famille des carabidés, comptant une quinzaine d'espèces répandues do l'Europe au Japon. (Les nsm^rinx sont des barpales de taille médiocre, habitant surtout les montagnes. La seule espèce européenne, qui se trouve aussi en France, est Vasmcrinx IxvicoUis.)

ASNE (Michel 1'), graveur français. V. Lasne {Michel), t. 'V.

ASNELLCS OU ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE, comm.

du Calvados, arrond. et à 12 kilom. de Baveux, sur la Manche; 400 liab. Bains de mer.

*ASNTK [Adam\ poète polonais, né à Kalisz en 1838.

— Il est mort à Cracovie en 1807.

ASPERGILLAIRE (ass-pèr-jil-fèr') adj. Qui est produit par ra.si)ergllle : Tuberculose aspergillaire.

ASPERGILLIEN, ENNE (ass-pèr-ji-li-in, èti') adj. Qui a rapport ù 1 aspergillose, qui ressemble à l'aspergillose.

ASPERGILLOSE iass-^èr-jH-loz'} n. f. Pseudo-tuberculoso dont l'agent est laspergitlus fumiyatus. V. asper- GILLE. t. I".

— Encycl. Vttspert/illose présente absolument la marche lente, chronique, d'une tuberculose pulmonaire. Elle s observe presque exclusivement chez les gaveurs de pi~ f/eon.t. qui se remplissent la bouche de grains de blé elles insufflent dans le bec des pigeons. On a pu reproduire la maladie expérimentalement chez les animaux par injections intraveineuses.

ASPÉRIFOUACÉES (ass) n. f. pi. Nom donné parfois à la famille des borraginéos. — Une asi»éruoliaceb.

Asmcrinx (gr. 3 fois).

Asquitfa.

ASPÉROLITE (lîsi n. f. Silicate hydraté naturel de cuivre.

ASPIRINE {ass) n. f. .\cide acétylsalicylique.

— Kncycl. L'aspirine cristallise en aiguilles blanches, peu solublcs dans l'eau. Sa saveur est légèrement acide, mais agréable. On l'emploie comme succédané du salicylate de soude: c'est un antinervin. Les doses habituelles sont de 1 à 4 grammes par vingt-quatre heures, mais on peut aller au delà, ce médicament étant peu toxique.

ASPOROGÈNE {ass — du çr. a priv., spores, semence, et yennân , engendrer) adj. Qui n'engendre pas de spore.

ASQUlTH (Herbert Henry), homme politique anglais, ne à Murley Yorkshire, en'iSjî, libéral avancé et impérialiste. 11 fit ses études à Oxford, débuta au barreau en 1876, devint conseiller de la reine en 1890. Devenu membre du Parlement pour l'Easi Fifo (Kcosse) en 1886. il a et»constamment réélu par celte circonscription. Ayant contribué à la chute du cabinet Salisbury, en 1892. il entra dans le ministère Gladstone avec le portefeuille de l'intérieur, et prit une part brillante à la discussion du home rule. Après la chute du cabinet Rosebery (1895), il reprit ses occupalTons au barreau.

Il fut chargé du portefeuille des finances dans le ministère libéral de sir Campbell Bannermann, constitué à la chute du cabinet Balfour (1905). Asquith, avec sa parole incisive et mordante, est un des plus remarquables avocats du barreau anglais.

ASSCHIEN n. m. Etage géologique du terrain oligocène inférieur et caractérisé par les sables fins d'Assche (Belgique I.

*ASSE iLouis-Eugéne-Auguste), littérateur français, né à Paris en 1830. — Il est mort dans cette ville eu 1901.

ASSEBROUCK, comm. de la Belgique Flandre-Occidentale ^arr. de Bruges i, sur le canal de Bruges à Gand ; 3.000 liab.

ASSELIN [PRUNIER MYROBALAN Louls), Nouvelle variété décorative mise dans le commerce par les frères Haltet, de Troyes. (Se caractérise par son feuillage étroit à bords ondulés, irrégulièrement crénelés et lisérés de blanc argent mat.)

ASSER (Tobias Micbaël Care!>, né à Amsterdam en 1838. Professeur à l'université d'Amsterdam en 1862,

chargé du cours de droit commercial et de droit international privé; vice-président de la Commission d'examen pour la carrière diplomatique, avocat-conseil au ministère des affaires éirangéres, membre du conseil d'Etat, collaborateur de la <i Revue de droit international et de législation comparée «. il a représente la Hollande aux conférences de 1881 et de ISSô, pour le transport par chemins do fer, à la conférence de Paris de 18S2 pour la protection des câbles sous-marins, de Berlin de 1881 pour l'Etat du Congo, de Paris pour le canal de Suez en 1885, de la paix à La Haye.

*ASS1MILATI0N n. f. — Biol. Opération par laquelle la cellule vivante transforme certaines substances du milieu nutritif, appelées aliments, en substances identiques à celles qui la constituent.

— Enxycl. L'assimilation {ad-similarv, rendre semblable) est la propriété fondamentale et caractéristique de la matière vivante, laquelle seule la possède. Cette propriété est la condition et la seule explication possible de la croissance, de l'évolution, de la reproduction, de la différenciation et même de la tnort (v. ce mot), au moins chez les organismes complexes. L'assimilation, au sens étymologiciue du mot, est prouvée par ce fait que les propriétés dune substance vivante qui se nourrit ne changent pas. Y. Delage suppose que les phénomènes d'osmose qui se passent au niveau des diverses membranes tissulaires ou cellulaires constituent un processus d'approximations progressives, ce qui est probable en efiet ; mais te phénomène chimiiiue de la synthèse assimilatrice n'en est pas sensiblement éclairé pour cela. Pliugcr et A. Gautier attribuent, dans ces synthèses, l'iniportanco principale au groupe C.AzH, Laumonierau phosphore. Herrera aux éléments minéraux. Haacke et Verworn admettent une succession de combinaisons et de dédoublements purement théoriques. Il est d'ailleurs certain que les actions physiques et spécialement électriques jouent un rôle notaljle dans ces phénomènes. Quoi qu'il en soit, on peut, dans l'ignorance où nous sommes du phénomène réel, admettre, avec Le Dantec, que les choses se passent grossièrement comme suit, en dehors de toute hypothèse :

a-f Q = Xo-i-R; a désignant la matière vivante. > la valeur de son augmentation de masse pemiant un temps quelconque, Q les aliments et R les déchets, excréta ou excréments, dont les uns sont solublcs et éliminables et les autres insolubles. L'addition directe \V. ce moti- n'est qu'une des formes de r,assimilation dans laquelle Q = a. Il n'y a, entre les végétaux et les animaux, d'autres difiVrences dans l'assimilation : chez les premiers. Q = C0MI'O. .\z, etc. ; chez les seconds, Q= albumine, sueur, graisse, etc.; en outre, parmi les R des végétaux figure la cellulose ; parmi les R dos animaux, la kératine, etc. Dans tous les cas, la formule {Equation de la vie élémentaire, de Lo Dantec) reste rigoureusement exacte.

Cl. Bernard et son écolo ont enseigné que la vie d'un organisme comprend deux périodes alternatives : une période d'activité pendant laquelle la matière vivante s'use comme une machine qui fonctionne, et une période de repos pendant laquelle elle répare ses pertes. Il résulterait de 1;\ ({ue. plus un organisme fonctionne, plus il s'use et diminue; plus un organisme se repose, plus il croît et augmente. Or l'expérience prouve le contraire. Un organe qui fonctionne beaucoup augmente de masse vivante (lïicn que pouvant maigrir'i, tandis qu'un organo

qui se repose trop satrophio. Si les atlilùtos ont do gros muscles, c'est qu'ils les exercent beaucoup. Par conséquent, il y a relation entre le fonclionnomcnl et Tassimilation et lonctionnemcnt et assimilation sont corrùlatifs : c'est la loi do Vassimilution fonctionnelle de Lo Dantoc.

^ASSIMILÉS n. m. pi. — Militaires non combattants, (luiit les grades correspondent à ceux des combattants ; intendants, mûdecius, pharmaciens, vétérinaires.

*AsSINIBOitA. — Co territoire du Nord-Ouost canadien iiCxisic plus ; il a Hd réuni en 1905 à celui de Saskalchewan pour tonner la province ou Etat de Saskatchewan. [\. (■<■ nin(.)

ASSIOUT, ville d'Egypte (Haute-Egypte). V, Siout.

■'"ASSISTANCE n. f. — ICncycl. Assistance Judiciaire. La loi du 30 janvier 1851, qui a constitué et organisé l'assistanco judiciaire, a été revisée et complétée par une loi du 10 juillet 1001, surtout au ^oint do vue de 1 étendue du droit éventuel à l'assistance judiciaire. Cette loi a assuré à l'assisté une justice absulumout gratuite.

1* Etendue du droit éventuel à l'assistance. Lo bénéfice éventuel do l'assistance judiciaire est accordé: 1" à toute personne ù. laquelle 1 insuffisance de ses ressources rend impossible rexorcice de ses droits; 2° non seulement aux individus, mais aussi aux établissements ot associations d'assistance publique ou privée jouissant de la personnalité civile ; 3" soit on demandant, soit en défendant ; 4" devant toutes Icsjuridictions civiles (à l'exception des seuls conseils de prud'hommes) et devant toutes les juridictions d'instruction et de répression; B» en dehors do tout litige, pour les actes de juridiction gracieuse, ainsi que pour les actes conservatoires, tels que saisies-arrêts et autres mesures de mémo ordre; 6'' pour les actes de procédure et d'exécution à opérer tant en vertu des décisions on vue desquelles l'assistance judiciaire a été accordée qu'en vertu des décisions obtenues sous le bénétice de cette assistance, et même en vertu d'un simple contrat, exécutoire par lui-même.

2" Formes dans lest^uellcs l'assistance Judiciaire est accordé''. L'admission à l'assistance judiciaire est prononcée par un bureau spécial, qui est établi: 1° auprès de chaque tribunal d'arrondissement ; ■»'• dans chaque cour d'appel ; 3" près la Cour de cassation et le conseil d'Etat.

Toute personne qui réclame l'assistance judiciaire doit adresser sa demande (écrite sur papier libre ou verbale) soit au procureur do la République prés le tribunal de son domicile, soit au maire de son domicile, chargé de la transmettre immédiatement au procureur do la République. En mémo temps, le réclamant doit fournir: i" un extrait du rôle de ses contributions ou un certificat du percepteur de son domicile, constatant qu'il n'est pas imposé; 2" une déclaration attestant qu'il est, à cause de l'iusuflisance de ses ressources, dans l'mipossibilité d'exercer ses droits en justice eténumérant ses movens d'existence, quels Qu'ils soient. En outre, lo réclamant affirme la sincérité de sa déclaration devant le maire de la commune de son domicile ; lo maire lui en donne acte, au bas do ladéclaration.Le bureau spécial est saisi de la demande par le procureur de la République.

En cas d'appel, si l'assisté est intimé, le bénéfice de l'assistance judiciaire lui est maintenu de plein droit ; s'il est appelant, il doit obtenir l'assistance du bureau établi près la cour d'appel. En cas do pourvoi en cassation, les mêmes règles sont applicables.

3" Effets de l'assistance judiciaire. Sur l'envoi à qui de droit de la décision du bureau portaut admission à l'assistance judiciaire, il est désigné à l'assisté, suivant les circonstances et la juridiction, un huissier, un avoué, un avocat chargés de lui prêter leur ministère.

L'assisté est dispensé provisoirement du payement des frais exposés dans l'action en justice intentée; l'Etat lui fait l'avance do ces frais. Si l'assisté gagne lo procès, l'Etat recouvre sur l'adversaire tous ces frais. Si cet adversaire est insolvable ou si c'est l'assisté qui a perdu le procès, l'assisté est, pendant dix ans, soumis à l'action do l'Etat pour le recouvrement des frais avancés, de sorte que, s'il venait à meilleure fortune, il serait teuu, pendant ce temps, de rembourser ses frais.

4" Reirait de l'assistance Judiciaire. Le hénéûce de l'assistance judiciaire peut être retiré en tout état de cause, même après la fiu des instances et procédures pour lesquelles elle a été accordée : r s'il survient à l'assisté des ressources reconnues suffisantes ; 2* s'il a surpris la décision du bureau par une déclaration frauduleuse (sans préjudice, en ce dernier cas, de poursuites correctionnelles).

Lo retrait rend immédiatement exigibles les frais do toute nature dont l'assisté avait été dispensé.

— Assistance aux vieillards, infirmes et incurables. La loi du 14 juillet 1905, développant le principe posé par l'article ÀZ de la loi de finances du 29 mars 1897, a organisé, à partir du 1"" janvier 1907, un service d'assistance obligatoire en faveur des vieillards, infirmes ou incurables.

Admission à l'assistance. «. Tout Français privé de ressources, incapable de subvenir par son travail aux nécessités de l'existence et, soit àgô de plus de soixantedix, ans, soit atteint d'une infirmité ou d'une maladie reconnue incurable i> reçoit l'assistance instituée par la loi du 14 juillet 1905. (Art. l".)

L'assistance est donnée par la commune où l'assisté a son domicile de secours ; à défaut de domicile de secours communal, parle département où l'assisté a son domicile do secours départemental ; à défaut de tout domicile de secours, par l'Etat. (Art. 2.) Le service est or2:anisé dans chaque département par le conseil général. (Art. 6.)

Chaque année, un mois avant la première session ordinaire du conseil municipal, le bureaud'assistancedresse la liste des vieillards, des infirmes et des incurables qui, dans une demande écrite, ont fait valoir' leurs titres au service d'assistance. La liste préparatoire ainsi drossée est divisée en deux parties : Ja première, comprenant ceux qui ont leur domicile de secours dans la commune ; la seconde, ceux qui ont leur domicile de secours dans une autre commune, ou qui ont le domicile de secours départemental, ou qui n'ont aucun domicile de secours. II est procédé à la revision de la liste un mois avant chacune des trois autres sessions du conseil municipal, et en cas de besoin dans le cours de l'année. A défaut par le bureau do dresser la liste, elle est établie d'office par le conseil municipal. (Art. 7.)

Le conseil municipal, délibérant en comité secret sur la totalité des demandes préalablement soumises au bureau

d'assistanco, propose l'admission à l'assistanco des personnes ayant leur domicile do secours dans la commune et rè'dc les conditions dans lesquelles elles seront assistées: à domicile ou dans un établissement hospitalier. (Art. 8.)

Pondant un délai do vingt jours à dater du dépôt, au secrétariat de ia mairie, de la liste des admis, ceux dont la demande a été écartée ou incomplètement accueillie peuvent présenter une réclamation à la mairie, et tout habitant a la faculté de réclamer l'inscription ou la radiation des personnes omises ou indûment portées sur la liste. (Art. 9.) Le mémo droit appartient au préfet ou au sousnréfot. (Art. I9.j II est statué, dans lo délai d'un mois, sur les réclamations, par une commission cantonale présidée par lo sous-préfet (à défaut, parle juge de paix), et dont les décisions peuvent être déférées, dans les vingt jours do la notification, au ministre de l'intérieur, qui saisit du litige la commission centrale instituée auprès du ministère de l'intérieur pour donner son avis sur l admission à l'assistance aux frais de l'Etat. (Art. u et 17.) L'admission est prononcée par le ministre de l'intérieur pour les intéressés qui n'ont pas de domicile de secours, et par la commission départementale pour ceux qui ont lo domicile de secours départemental. Les décisions de la commission départementale peuvent être réformées par lo conseil général, et les intéressés peuvent toujours se pourvoir devant lo ministère do l'intérieur (Art. m-ig). Si l'intéressé cesse d'être sans ressources, l'assistance lui est retirée.

Mode d'assistance. « Les vieillards, les infirmes ot les incurables ayant le domicile de secours communal ou départemental reçoivent l'assistance à domicile. Ceux qui no peuvent être utilement assistés à domicile sont placés, s'ils y consentent, soit dans un hospice public, soit dans un établissement privé ou cliez des particuliers, ou enfin dans les établissements publics ou privés où le logis seulement, et indépendamment d'une autre forme d'assistance, leur est assuré. Lo mode d'assistanco appliqué à chaque cas individuel n'a aucun caractère définitif. » (Art. 19.)

L'assistance à domicile consiste dans une allocation mensuelle, incessible et insaisissable, de 5 francs au moins et, à moins do circonstances exceptionnelles, de 30 francs au plus. La quotité de l'allocation est diminuée du montant des ressources que posséderait l'assisté. Par exception, les ressources provenant do l'épargne n'entrent en décompte que si elles excèdent GO francs (120 francs lorsque les ayants droit ont élevé trois enfants jusqu'à l'âge de seize ans). L'excédent n'est compté que pour moitié, mais les ressources d'épargne et l'allocation d'assistance ne peuvent ensemble dépasser 480 francs. Les ressources permanentes provenant de la bienfaisance privée sont également comptées pour moitié et soumises quant au cumul à la même limite maxmium de 480 francs. (Art. 20;.

Assistance publique (mkdailles d'honneur de l).

instituées par (h personnes qui se distinguent par leurs services et leur dévouement à la cause de l'assistance publique. Ces médailles sont décernées avec un diplôme par arrêté du ministre de 1 intérieur, sur la proposition dudirecteur de l'assistance et de l'hygiène publiques. Elles sont en bronze, argent

iu 31 décembre 1903 en faveur des

Médaille de l'Assistance publique (avers et revers].

ou or, et du module de 27 millimètres. Les médailles de bronze et d'argent sont suspendues par une bélière à un ruban à sept raies verticales alternativement jaune et blanche ; la médaille d'or est attachée au même ruban agrémenté d'une rosette. En cas d'indignité dûment constatée, la médaille peut être retirée dans la forme où elle a été accordée.

ASSMUSS (Robert), paysagiste et illustrateur allemand, né à Stuhm (Prusse-Occidentale) en 1S42. Elève de Vôlckor pour la peinture, il commença par des illustrations pour Vlllusti'irte Zeitung, pour la revue populaire n die Garteulaube », et depuis il illustra la Guerre de fS70-fS7l. En 1872, il visita Munich, parcourut la liante Italie, la Suisse, les pays d'Empire, les Karpathes, la Hongrie, etc. Puis il nt paraître un grand ouvrage illustré : Alsace-Lorraine. Do ces divers voyages il a rapporté de beaux dessins ; le Passage de la Gemmi, Paysages des Karpathes, etc.

^ASSOCIATION n. f. — Sports. IJne des formes du football. V. FOOTBALL, t. IV.

— Dr, Encycl. Le régime du droit d'association a été complètement modifié par la loi du 1" juillet 1901.

L'article l*"" de cette loi contient la définition suivante : lî L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leurs connaissances ou leur activité, dans un but autre que de partager des bénéfices. » Les sociétés civiles ou commerciales, en particulier 1' ri association commcrcialo en participation » du Code de commerce, etc., no seraient point association hoc sensii ; la loi ne touche point à leur législation spéciale. Même parmi les associations rentrant dans sa définition, les syndicats professionnels, et certaines autres associations économiques, conservent leur législation antérieure. La loi elle-même fait aux congrégations religieuses un régime particulier.

Lo contrat défini par la nouvelle loi est régi, quanta sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et ol)ligations ; notamment l'objet de l'association doit être licite. Celle-ci peut se former librement, sans autorisation ni déclaration préalable; mais elle n'a do capacité juridique que sous certaines conditions lui conférant une capacité restreinte, ou si elle est reconnue d'utilité publique. La dissolution des associations est volontaire, statutaire ou judiciaire : elle ne peut être administrative. Pour certaines associations spécifiées, il peut y avoir lieu à dissolution par décret en conseil des ministres. Tout membre d'une association à durée indéterminée peut toujours se retirer, après payement des cotisations échues et de l'année courante, nonobstant toute clause contraire.

Pour acquérir la capacité restreinte, l'association doit,

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