‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 321 sur 363 · VERTIGE · texte numérisé non relu

VERTIGE

Verpp , coupe longitudinale.

en automne; oC il convient donc laisser aucune pousse au-(Iessou!> do lu section pratinuée.

*VeRNE (Jules). litiL-ratcur franf;ais, ne à Nantes en ly2a. — 11 est mort à Amiens en 1905. Outre les ouvrages déjà cités, il a publié : Huurses de voyage (1903) ; Maître du monde (U'Olj; i^" Drame en Livome{\90i} ; i'Jnvasion du monde {1905); le Volcan d'or {1906, postliumc), qui font partie do la série n les Voj'ages extraordinaires -. li a encore écrit : les J'remîers Explorateurs ; les Grands ÎVavit/nteiirs du xvm* siècle ; les Voyageurs du xix* siècle ; une GfOf/rafdiie de la France ; etc., et, en collaboration avec André Lauric : l'Epave du « Cynthia ».

VerneR (Charles), éminont linguiste danois, né on is-iii, murt en 189G. Il a attaché son nom à une importante loi do phonéiii|UO germaniquo, d'après lar|uello la spiranto sourde esi conservée si la tranche vocalique précédente est toni(iuo, et devient sonore si cette trauche est atone. (Meillot.) Cette loi, publiée dans la Zeitschrift do Kul.n (t. XXIII, 1870), explique le contraste entre l'allemand Vater, liruder iV\xi\e> part, et le grec ni-rf^-^, sfoiTWti de l'autre. Elle complète et corrige la loi do Grimm." Vi-rucr lut l'un des premiers à enseigner que le vocalisme grec a éié mieux conservé que celui du sanscrit. C'est donc un des promoteurs do la nouvelle grammaire, et il mérite une place d'honneur lians l'histoire do la grammairo comparée indo-europét'niio.

VeRNET-LECOMTE ( Emilc-Cliarles-IIippolyto), peintre français, né et murt à Paris (1821-1900). Petit-lils do Carie Vcrnot, et cIùvl* do Léon Cogniet, il s'est consacré à la peinture do genre et au paysage. Il débuta au .Salon de lSi3 et, dès isltî, s'imposa à l'attention des connaisseurs par l'Aria captiva et Costume d'Arpino. Son tableau Expédition de Syrie (1863), acquis par l'Ktat, fonda la réputation do l'auteur, également heureux dans la composition et lo coloris. Citons encore une toile très connue, l-'emvie fellah portant un zir, Ahnée jouant du tarabnack, Jeune Fille tsiffane. Vcrnet-Lecomto a décoré une chapelle do l'église do Samt-Louis-en-l'Ile (Paris).

VERNIX CASEOSA {nikss,zéo-za) n. m. Kndiiit graisseux, qui recouvre le corps du fœtus pendant lu vio utérine et au moment de la naissance.

VERPE n. m. Champignon ascomycéte, voisin des morilles.

(Sa fructification est formée d'un pied cylindrique et d'une tète en forme de dé à coudre, recouvrant le chapeau.)

* VERRE n. m. - Encycl. L'industrie du verre et notamment la fabrication des bouteilles, récipients de grandes dimensions, comme aussi des verres à vitres, a subi des modifications très licureuses tant au point de vue des procédés et moyeus de fabrication (lu'à celui, plus important encore, de la sécurité et de 1 hygiène des ouvriers.

De plus on plus, les procédés mécaniques remplacent l'ancien système du soutflage à la bouche, et, de ce fait, se trouvent réduits dans des proportions très sensibles les risques de toute nature (exposition à la chaleur excessive et à la lumière aveuglante des ouvreaux sur une plateforme exiguë, irritation des yeux, sueurs profuses causant l'épuisement et l'anémie, retroidissements fréquents, contacts dangereux avec la matière en fusion et, fréquemment aussi, contaminations des individus sains par des ouvriers tuberculeux ou syphilitiques, grâce à l'écliange perpétuel des cannes et, il faut bien le dire, à la légèreté avec laquelle les ouvriers négligent les précautions les plus élémentaires qu'on n'a cessé de leur prescrire), sans com])ter que certains emplois, tenus d'ordinaire par des enfants, no s'imposent plus.

Et cependant, l'idée de remplacer l'ouvrier souffleur par une machine n'est pas nouvelle, puisque déjà en 182.i un ouvrier des cristalleries de Bacarat, Robinet, avait inventé une pompe à main pour le soufflage ; son procédé, toutefois. De donna pas de résultats satisfaisants, et il faut arriver jusqu'aux essais des frères Appert (1878) pour enregistrer un progrès véritable dans lo soufflage mécanique. Ici, l'un fait usago d'air comprimé qui ust amené à proximité do chaque ouvrier par une canalisation spéciale établie autour du four. Auprès de cliaquc place, se trouve un tube relié à la conduite principale et terminé jiar un ajutage sur lequel peut s'adapter la canne; une jjédale règle l'admission de l'air.

On a utilisé co procède plus particulièrement dans la fabrication des sphères de grandes dimensions que l'on débite ensuite pour obtenir les verres de montre.

Les premiers essais de soufflage mécanique pour le façonnaf^e des bouteilles datent de 1888 et auraient été tentés en Angleterre par Ashley, mais ceux-ci non plus ne furent guère heureux et. seule, est entrée dans la pratique aujourd'hui, la machine due à Boucher, et qui, depuis 1901, fonctionne dans plusieurs verreries frani;aises, on particulier dans lo Nord. (V. vkrbe au t. VII.)

Les Allemands ont obtenu, dans les verreries do Denbcn, des pièces de verro creuses de grandes dimensions par le procédé Siévcrt, usité aussi en l-'rance dans les verreries do Jcumont, et qui permet do fabriquer facilement des objets de toute nature (cuvettes photographiques, bacs et vases divers pour chirurgie, chimie, galvanoplastie, réservoirs pour accumulateurs et uisipi ii des baignoires), de la fa(;on suivante : sur une table maintenue horizontalement au moyen de supports spéciaux, on coule le verre en fusion, puis on régularise les bords de l'épaisse galette ainsi obtenue, par un châssis extérieur. La table en for est creuse et percée d'une infinité do petits trous qui conimuni(iueiit avec une conduite amenant de l'air comitrimé. Après le coulage, on fait basculer brusquement la table, et le verre, entraîné d'abord par son propre poids, ne tarde pas à s'allonger; on facilite encore cet allongement par l'admission d'air comprimé, tandis qu'un plati-au inférieur, (pi peut à volonté monter ou descendre, soutient la masse de verre qui s'allonge. A colle de l'air com]>rimé, on ajoute aussi quelquoiois 1 action do la vapeur d'eau et, dans ce cas, la table T est recouvorto d'une fouille d'amiaDtc humoctéo (A), do forme

Proccdé Siûvert : 1. Coupe hCti(>iiiaiiqiie d'une

table de coulage; 2. La mémo table rcnversOe

sur le moule.

circulaire et qui reçoit le verre pâteux que des trépidations du supjiort étalent uniformément. Le fait d'appliquer un cercle île méial (M) sur les bords de la couche de verro, on même temps qu'on arrête les trépidations de la table, provo-

(jue une va- C'

porisation intense de l'eau que contient la feuille d'amiante. Sous la pousséo do la vapeur d'eau, le verre se suuU>vo cl prend la formi; d'une calotte spliéri({uc, qui s enfle progressivement et occupe les positions C, C.

C'est alors que Ton fait basculer la table et que l'on approche sous la cloche de verro le moule F dont on veut

lui faire épouser la forme; l'air comprimé active le moulage, et la pièce, retirée du moule, est alors transportée au four à recuire, d'où elle passe à l'atelier de finissage. <,?uand il s'agit d'objets do petites dimensions, tels que cuvettes photographiques, récipients de chirurgiens ou de chimistes, on apiilique simplement lo moule de la forme désirée au lieu du cercle métallique : la vaporisation est suffisante pour que le moulage s'efl^ectue immédiatement et sans qu'il soit besoin de faire basculer la table ni de faire agir l'air comprimé.

Mais le problème, s'il était résolu en partie, attendait cependant une solution pratique pour une autre branche de l'industrie verrière : pour la fabrication des verres à vitres, qui semblait devoir conserver longtemjjs encore les anciens procédés qu'elle mettait en œuvre, c'est-à-dire le soufflage à la bouche des manchons. Ce travail, assez compliqué et qui réclamait en outre un nombreux personnel, était des plus fatigants : à la série des inconvénients et risques communs à toutes les branches de la verrerie s'ajoutait encore la manipulation d'une masse de verre pesant parfois jusqu'à 15 et 18 kilogrammes : trois ouvriers (apprenti, gamin et souffleurj étaient employés devant louvreau, d'autres au rognage des manchons, d'autres encore à l'étendage au four, et cela pour une production moyenne do 100 mètres carrés de verro simple par équipe d'ouvriers, qui ne pouvaient, d'ailleurs, travailler plus de liuit heures consécutivement.

On avait préconisé à l'étranger divers procédés ; toi celui qui combine le soufflage et l'étirage mécaniques et qui, perfectionné par Lubbcr, fut mis en pratif|uc aux Etats-Unis; tel encore lo procédé Siévert lui-même, par le moyen duquel on peut obtenir de grands cylindres; mais ni l'un ni l'autre de ces procédés ne donnait complète satisfaction : l'inconvénient principal qu'ils présentaient étant de no point supprimer l'étendage au four à recuire, et l'on revenait aux moyens ordinaires.

Eu 1902, Fourcault et Gabbe. maîtres verriers, reprirent l'étude de Vétiraye du verre, dont les résultats n'avaient pas été très encourageants jusque-là, et, après de nombreux essais, dotèrent la verrerie à vitres d'un procédé qui semble destiné â un brillant avenir. Ce procédé qu'exploitent les verreries de Jeumont est basé sur le système suivant : un four à I)assins contient la matière vitreuse en fusion V ; ce four est partagé en deux moitiés A et A' par une chambre B, qui va d'un bord à l'autre et dont la solo est un flotteur C en terro réfractaire percé dans toute sa longueur dune fente D, par laquelle se fait l'étirage. Cette première chambre est surmontée d'un puits E de 4™, 50 de hauteur, partagé en compartiments F, G, H, I, K. La température do chacun de ces compartiments est maintenue constante et calculée de telle façon Su'elle aille en écroissant du t

premier au dernier. En outre, chaque compartiment est muni d'un jeu de cylindres étircufs L dont la température décroît aussi graduellonient u four à la plate-forme.

Quand le verro possède la consistance requise pour être travaillé, on enfonce lo flotteur dans la ma^^so à l'aide d'un mécanisme ap]iroprié et de telle ^^ fa(;on que la ma- ^ tiéro on fusion vienne constamment affleurer les bords supérieurs de la fente, puis on glisse dans le puits, â travers les compartiments successifs et jusqu'au sein de la matière en fusion, par la fente D, une lame do verre armé, qui s'imprègne do verre fluide. Quand ou remonto cette lame, elle entraine avec elle un rideau continu do verre, qui s'allonco sans solution de continuité ; les cylindres étireurs, mus électriquement, font cheminer co rideau jus<iu'à la partie supérieure du puits. Lo ruban uo vorrc ainsi soulevé rcsto constamment

Coupe schématique du rlispositif de Fourcault et Gabbe pour l'i-tiiage du vcnc.

dune largeur égaloà la longueur même de la fento; quant à sa longueur, elle est indéterminée, puisque, arrivé à la plate-forme, le verre est refroidi, rigide, et qu'on peut le découper de telle ou telle longueur.

En cheminant le long du puits, le verre se refroidit lentement et insensiblement d'un compartiment à l'autre et do telle manière qu'il n'est plus besoin de lo passer au lour à recuire.

A laido de co procédé, un poste de cinq ouvriers fabrique aisément 2io mètres linéaires par jour d'un verre qui a 1 mètre do largeur sur une épaisseur variablo do 2 à 8 millimétrés.

Kn raison des avantages qu'elle présente, nul doute que la fabrication mécanique du verre ne détrûne peu à pou les anciens procédés : il faut s'applaudir des résultats obtenus déjà, puisque deux des branches les plus meurtrières de cette industrie, fabrication des bouteilles ci labricalioa des vitres, sont devenues beaucoup moins dangereuses.

VerrebroeCK, comni. de Belgique (prov.de Flandre-

Orieutale arrond. de ."Saint-Nicolasj ; l.aio hab. Tanneries. VERRUCULAIRE (i é-/-«-Au-/é/ 'j n. f. Genre de malpighiac.es. Les verruculaires sont de petits arbrisseaux de la province de Baliia; leurs fleurs ont une corolle zygomorphe.)

Vers Pamour, pièce en cinq actes.de Léon Gandillot (Théàtre-Aiiloine. 10 oct. ïgOâ), — Au cabaret de la Poulo verte, â Montmartre. En ce milieu de littérateurs et d'artistes bolicmcs, mais aimables et spirituels, lo modèle Chopette, bonne fille à tout faire, conduit Blanche, joli mannequin de la rue de la Paix, dont le peintre Jacques Martel est fort épris. Blanche, jusque-là fidèle à M. d© Grandpierre. un protecteur mûr qui « l'a eue le premier % finit par céder à Jacques. Pour celui-ci, il ne s'agit quo d'un caprice. Il le croit, du moins, et la preuve c'est qu'il songe à se marier, au grand chagrin de Blanche, qui l'aime. Ils se quittent. Âlais une discussion inattendue avec sa fianrée montre au peintre qu'elle n'est point du tout la femme qui lui convient. Le mariage rompu, Jacques pense de nouveau, et très ardemment, â Blanche : il est en marche vers l'amour. Malheureusement, quand il la retrouve, M. de Grandpierre l'a épousée. L'ancien ami la reconquiert bien un instant ; mais, peu à peu, le sentiment de ses nouveaux devoirs, la crainte de gâcher une jolie situation, que sait-on encore? changent la mentalité de la jeune femme et la détachent de Jacques. Elle se refroidit à mesure qu'il s'exalte, et finit par lui dire un définitif adieu. La passion, le chagrin, la marche exaspérée vers un amour désormais impossible conduisent Jacques au suicide.

La pièce, égayée d'amusants personnages épisodiquos, est jolie sans préciosité, mélancolique sans « rosserie «,

■Vers le pôle, par F. Nansen (Paris, 1897, in-8»). — La relation du célèbre voyage entrepris par Nansen sur le Fram dans les mers arctiques entre 1893 et 1896 se compose de deux parties : l'une est une publication scientitique très considérable, contenant l'étude des matériaux scientifiques de toute nature recueillis au cours de l'expédition ; 1 autre est un récit purement épisodique, l'histoire même du voyage. C'est ce récit, d'une grande simplicité et d'un puissant intérêt, qu'a traduit et adapté Charles Rabot. La partie la plus dramatique en est certainement celle qui contient la relation du voyage que Nansen et Johansen exécutèrent seuls vers le pôle, après avoir quitté le Fram, jusque par 86010', et de leur retour à la Terre François-Joseph. Cet exposé des péripéties d'un voyage mémorable est certainement un des livres les plus attrayants, sinon même le livre le plus attrayant ao toute la littérature arctique.

Verstovsky, compositeur russe, né eu 1799, mort à Moscou en 1862. Musicien heureusement doué au point de vue de l'inspiration, mélodiste élégant et gracieux, mais dout les études étaient restées trop incomplètes, cet artiste ainiat)le et distingué n'avait pas la souplesse et l'habileté de main nécessaires pour tirer de ses chants tout le profit qu'il aurait pu leur demander. U ne savait ni développer une idée, ni construire solidement un morceau, ni combiner ensemble les voix et les instruments de façon à leur faire produire les effets qu'exige impérieusement la musique dramatique. Néanmoins, ses cliants étaient si bien venus et ils se faisaient si bien remarquer par un réel cachet do nationalité, que Verstovsky obtint de vifs succès avec la plupart de ses opéras, et que l'un d'eux surtout, celui intitulé la Tomt^e d'Askold. représenté en 1835, devint réellement populaire et lui valut une renommée presque brillante. 11 est resté au répertoire pendant plus d'un demi-siècle, en dépit des progrès étonnants faits alors par la musique russe. Verstovsky a écrit d'ailleurs un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lestjuels il faut citer : la Quarantaine, le Solliciteur, Stanislas, les Perro'pir/s de la yrand'mère, la Vieille Soèxièref Gromotoi, la Beryère, etc.

Ver-sur-mer, comm. du départemcm du Calvados, arrond. et à 15 kil. de Baveux, sur la Manche et à l'issuo dune riante vallée ; 803 liab. Belle plage de sable, très fréquentée par les baigneurs pendant la saison d'été. Intéressante église, dont le clocher date du xi' siècle.

VerTCHÉVITCH (Vouk), écrivain serbe, né à Kisano iDalmatiej en 1811. mort à RagusD en 1882. Il fut secrétaire des ]»rinccs monténégrins Pierre H et Danilo. Il a écrit plusieurs études intéressantes sur le folklore do Bosnie et d'Herzégovine, ainsi qu'une biographie dupnncoévèijue Pierre 11 de Monténégro.

Vertige (lk), comédie en quatre actes de Michel Provins (Athénée, 22 avr. I90i). — .\ndrée. femme de Raymond de Roville, serait parfaitement heureuse — car sou mari a de nobles iiualités, une belle situation et l'aimo profondément — si elle n'avait lu les livres passionnés du célèbre romancier psychologue Jacques MareuiUes. Prise d'un véritable vertige, elle se laisse enlever par l'écrivain. Après une courte lune de miel sur la Côto d'azur, Jacques se fatigue de risoloment, se lasse de sa maîtresse et i>apillonno avec la belle comtesse Moselli. M. de Roville. qui aimo touiours sa femme, la suit de loin, la fait discrètement surveiller par son excellent ami Chatolior. Mémo celui-ci finit par avoir un duel avec Mareuilles. qui le blesse grièvement. Il rentre à Paris, et M. do Roville, qui a son idée, l'installe dans un nouvel appartement à lui, où il fait trans|>orter de nombreux souvenirs do son ancien homo familial. Andrée, accabléo

do douleur, écœurée aussi, accourt auprès do celui qui a risfjuâ savio pour elle, et. pou à peu, saltcûdric co reconnaissant les objets l'amiliurs. M. do Kovilte parait, pronoûco do nobles paroles ; Andrée tombe & ses genoux, et il pardonne, non par bonté, ni ^uïiié par un idéal supérieur, mais simplemoiu parce qu'il a touiours aimé, parce qu'il aime sa t'cnime (juand mémo et malgré tout.

Coite <icrniéro inspiration de l'auteur cHt la note originale do la pièce. L œuvre est simple, ai^réablo, émouvante, et assez hourousement conduit*? pour quol'attitudo du mari charme au lieu de paraître ridicule.

VervoiTTE (Charles-Josepli), compositeur fraudais, né à Airc-sur-la-Lys en 1822, mort A Paris en 1881. Il fut maitro do chapelle, puis professeur do musique à Boulogno-sur-Mcr. L'archevêque do Huuen lui ayant demandé de se rendre dans cotte villo pour établir une maîtrise dans la cathédrale et faire des cours do chant au i^raud et au petit séminaire, il accepta cette proposition (1817). La réputation do Vervoitie s'étendit jusqu'à Paris lorsqu'il remporta un prix au concours ouvert uans cette ville par la Suciété ijo Sainte-Cécile, avec une cantate intitulée les Moissonneurs (1851). Kn 1859, il fut nommé maître do chapelle de l'éj^^lisc Saint-Uoch, à Paris, onlin appelé à Notre-Dame comme directeur du chant. En 1862, il avait fondé la Société académique do musique reliKÏouse et classique, au développement de laquelle il a consacré tout son zélo et tous ses clfurts, et <|ui donne chaque année des concerts. On doit à co compositeur un graod nombre de morceaux de musique religiouso, qui soat puromoot écrits et d'un bon style.

VerwÉE (Alfred), peintre belge, né à Saint-Joos-tcn- Noodo f prés do Bruxelles) on 1838, mort à Bruxelles on 1905. Fils d'un peintre assez distingué, Louis-Pierre Verwôo (1807-1882), il fut cojnmo lui élève de K. Verbœckhoven, qui lui enseigna la pointure de paysage et d'animaux. Mais il développa par lui-mémo un robuste et magniliciuo talent, qui laisse loin ses rnaitros. Ses vastes toiles, où revit la luxuriance do la f^Tasso terre flamande, sont des évocations puissante*^, lumineui^es, traiHpiilles de la nature du Nord. Los animaux qui ^' vivent, peints ;ï grande éclicUo, sont d'une largeur et d une sùreto de maîtrise incomparable. Verwéo rappelle Troyon et Brascassat, mais en beaucoup plus large, sans tomber jamais dans l'a peu près de l'art décoratif. Il est lo plus complet représentant de la dernière génération des peintres naturistes tiamands : son équilibre est d'une souveraine puissance.

Sos principales toiles sont en Bclgiciuo ; cependant, Verwéo avait remporté des succès éclatants à. Paris (I8S9). médaille d'or avec : Au Beau pays de Flandre, les Enpatoires, et l'Etalon; à Vienne, etc. Les diverses Expositions do 1905 (Liège, Bruxelles) lui valurent un triomphe posibumo. On admire, notamment, sa grande toile de l'Embouchure de l'Escaut, et ses Btrufs au labour.

VeRWORN (Max), physiologiste allemand, né à Berlin en 1803. Docteur en philosophie (1887), puis en médecine (1889), il fut nommé assistant à l'Institui physiologique d'Iëna en 1891 et pourvu d'une chairo en Tsos. Ayant beaucoup étudié Virchow, il comprit do bonne heure qoo, tout comme la pathologie, la physiologie devait profiler do l'étude dos organismes cellulaires, et c'est dans ce sens qu'il orienta ses travaux. Il entreprit des voyages t'éludes sur dilférenls points do la Méditerranée et do la mer Rougo. Il a exposé le résultat de ses expériences dans de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Eludes psi/rhO'physiulof/iffites sur les jirotistes (1889); ta Si(/ni/ication physiolofjitfue du noyau cellulaire (1891) ; le Mouvement de la substance vivante (1802^ ; Contribution à la physiologie dit système nerveux central (1878). Son principal ouvrage, oii se trouve exposé son système et dans lequel il a condensé ses idées, est la Physiologie générale (1895).

VÉSICULITE n. f. Inflammation do la vésicule séminale.

— Encycl. La vesiculile est la règle dans l'orchito blennorragiquo et l'orchito ourlienne. IClle ne nécessite pas un traitement spécial et se termine avec la maladie qui l'a provoquée. Souvent il existe pendant do longues années une disparition dos spermatozoïdes, qui rend la fécondation impossible.

VESPERTILIO (vèss-pi^r — mot lat., signif. chauve-souris) n. m. Mé<i. Variété de lupus érythémateux. (Co lupus se localise, on se développant très symétriquement, aux pommettes et ;i la face dorsale du' nez, de telle sorte qu'il prend la forme d'un papillon ou d'une chauve-souris aux ailes déployées.)

Vesselovsky {Alexandre Nicolaevitch), philologue russe, néon 1838, mort en 1906. Il commença ses éludes on Russie, les acheva en Allemagne et en Italie, et fut nommé professeur à l'université do Saint-Pétersbourg en 1868. Il étudia spécialement la littérature italienne et y consacra un certain nombre d'ouvrages, parmi lestiuols nous citerons : Boccace, son milieu et ses contemporains (1893). Mais il s'est surtout fait un nom par ses travaux sur lo folklore et la poésie populaire russes : le Développement de la légende chrétienne; les Epopées des Busses méridionaux ; Contribution à l'histoire du roman et de la nouvelle ; Becherches sur la poésie relirfieuse en Bussie. Membre do l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, il a publié un grand nombre d'études daus les <> Mémoires « do coito compagnie, ainsi gue dans le périodique allemand « Archives de philologie slavo ».

VeSTVAU (Félicité), actrico et cantatrice dramatique, néo et morte à Varsovie (IS31-I880). Elle s'essaya fort jeuno au théâtre, à Berlin, obtint des succès, puis alla prendre en Italie des leçons de Mercadante et tic Pietro Romani. Eu 1853, elle débutait au théâtre do la Scala de Milan, où le rôle d'Azucenadu Troi-'a/ore lui valait un grand succès de cantatrice et do tragédienne lyrique. Engagée .aussitôt à Londres, elle y fut bien accueillie, mais partit peu après pour l'Amérique, en compagnie de Mario et de la Grisi, dont elle partagea les triomphes en jouant avec ■eux Rompo e Giulietfa, Semiramide et le Trovatore. De retour en Europe, elle fit une courte apparition à l'Opéra de Paris, puis repartit pour l'.Amérique, où elleabandonna ^a carrière lyrique pour lo drame shakspearien. Elle exciia l'enthousiasme en jouant en anglais les œuvres du grand poète, et surtout Hamlctj qui lui valut une immense renommée.

* Vésuve. — L'éruption duVésuve. au mois d'avril 1906, a été la plus terrible dont l'histoire fasse mention depuis le

réveil de l'an 79 do outre èro ; ot les péripéties de la maniftiKtalion ont assez exactement rappelé, toutes proportions gardées, la catastrophe dont furent victimes lierculanum et Pompéi. Elles ont été étudiées de très près par diverses commissions, dont faisaient partie notanimciit, du cûté français, le minéralogiiito Lacroix, et, du cété italien, le professeur Mattcucci.

L'éruption a eu ceci do caractéristique qu'elle n'a présenté — mais â un degré de violence ezceptionool — que deux des principales manifestations du volcani>>mc : la 'ondro et la lave. Pas de irembleracnt do terre hors de la région proprement dite du cratère, pas de raz iJe maréf:, par conséquent, très peu de (irojections de gaz brûlaiit-. ou asphyxiants. La nuée ardente qui, à la Martinjqur-, :i détruit en quelques minutes Saint-Pierre, n'a pas eu ici d'analogue. Par contre, le début de l'éruption a été signalé par l'apparition d'un prodigieux panache do fumée, composée de parcelles infiniment petites de matière ignée. Telle était l'importance do ces émissions, que le vent du sud en a apporté les éléments jusqu'à Paris, sous forme d'un brouillard très dense qui obscurcit pendant quelques heures la capitale, en fdcin jour, porté par un vent très vif du S -E. Un savant, Stanislas Meunier, put recueillir sur un vaste tube humide des cristaux intlniment petits de matière minérale. Lo second jour de l'éruption, le paoacho couvrait duo voile épais tout le golfo de Capri.

Quant â la chute des cendres, elle couvrit, dans la deuxième partie de l'éruption, toute la campagne au S.-E. du volcan, Naplos, Sorrentc, Capri, et notamment Torre dol Grèce et San tiiuseppo, oi'i un certain nombre do maisons furent bloquées par la cendre ; d'autres virent leurs toits s'ècroulor sous le poids des lapilli. A Naples même, les rues étaient reeouvertes d'une couche épaisse de vingt centimètres de cette poussière blanche, impalpable, acre, ot qui s'insinuait même sous les vêtements. Cette prodigieuse quantité do matériaux émis s'explique par I elfondrement dans le cratère de tout le sommet du Vésuve, dont la forme a été ainsi sensiblement modifiée. C'est d'ailleurs la poussière qui a fait surtout â San Giuseppo et à Ottojano lo plus do victimes humaines.

Les coulées do la lave ont, on clfct, causé plutôt des dégâts matériels. L'une d'elles s'est arrêtée â quelques centaines de mètres du cimetière de Torre Aununzia ta : une autre a complètement détruit le village et les vignobles do Boscotreease. A Somma, à Sainle-Anastasie, les jardins et les maisons ont été, de même, absolument ravagés. En dehors des dégâts matériels, lo nombre des victimes s'éleva à plusieurs milliers; raccident lo plus grave so produisit à San Giuseppe, où l'église s'effondra sous lo poids des lapilli, tuant ou blessant d'un seul coup plusieurs centaines do personnes. Malgré lo dévouement admirable dont firent preuve le roi, la reine et les officiers italiens, et les grands secours en argent accordés à la région, le désastre pèsera longtemps sur la prospérité do la campagne de Napics.

VeSUVIANA-NUNZIANTE, bourç d'Italie fprov. do Naples !, sur la Méditerranée; 2.000 hab. Source minérale bicarbonatée sodique ferrugineuse, utilisée pour lo traitement des atTcctions rhumatismales et goutteuses.

VÉTUSTÉ (tu^sf — lat. vetustus) adj. Vieux, détérioré par l'usage.

Veuillot (Eugène), jotirnalisto français, né à Bovnes i Loiret) en 1818. — Il est mort à Paris en I90.'i.

Vever (Henri), joaillier français, né à Metz en 1851. Fils do joaillier, il est passé par l'Ecole des arts décoratifs et l'Ecole des beaux-arts, oii il eut comme professeurs Aimé Millet et Gérome. Il a donné â la maison paternelle reprise co 1881 par lui et son frère. Paul Vever. ancien élève de l'Ecolo polytechnique (né â Metz en 1851), une orientation franchement moderne, comme le prouvent les parures exposées en IS89 et on 19o0. Aussi le musée du Luxembourg et les musées des arts décoratifs do Paris, Budapest, Hambourg, Pforzhoim. Stuttgart, Breslau, Bergen, Tokio, Genève, etc., ont-ils accueilli quelques-unes des pièces dues à Menri Vever. Il a publié une importante Histoire de la bijouterie française au xix* siècle (1906-1907).

♦VeveY. — Les habitants do cette ville suisse du canton de Vaud, arrosée par un afHuent du lac de Genève, la Vcveyse, sont appelés Veveysans.

VEXATA QUJESTIO, mots latins qui signifient : Question rebattue.

Veyrin (Emile), poète et écrivain français, né à Annonay en 1850, mort près de Saint-Gall (Suisse) en 1904. Il o entra qu'assez tard dans la vie littéraire. Il avait dû, au sortir de ses éludes, malgré son goût pour la littérature, s'occuper d'opérations de banque, et il fut quelque temps l'un des fondés de pouvoir, à Genève, du Crédit lyonnais. En 1894, il donna au théâtre de la Maison du Peuple, à Paris, la Pâque socialiste, jouée plus do quinze cents fois en France, en Belgique, en Suisse. En 1888, le Nouveau- Théâtre donna do lui un drame réaliste, Aux courses. En juin 1899, il fit représenter au Théâtre-Français un peiit acte en prose, fort émouvant. />é/e e//br/c. Enfin, en 1904, une pièce en vers, l'Embarquement pour Cgthère, remporta au théâtre des Bouffes-Parisiens un vif succès, dont l'auteur ne put mallieureusemcnt être témoin. Il a laissé de nombreuses pièces manuscrites.

VeziRKÔPRU, localité do la Turquie d'Asie (Anatolie [vilayet de Siwas, sandjak d'Amasie]), sur le Kizil-lrmak ; 8.60'J liab.

Vezon, comm. de Belgiqti© (prov. de Haioaut^arrond. de Tournai]); 1.500 hab.

VlANE, comm. do Belgique (prov. de Flandre-Orientale [^arrond. d'AIosi]). sur la Marcq. tributaire de l'Escaut par la Dendre; 1.630 hab. Toiles de lin.

VlANESI (Auguste), musicien français, né à Livourne (Italie) en 1837, naturalisé en 1S85. Il se rendit à Paris en 1857, et suivit avec assiduité les représentations do l'Opéra. Il partit pour Londres, où il débuta comme chef d'orchestre à Drurv-I^ne. puis, appelé eu Russie, il y resta huit ans. Il prit, en 1868, la succession de sir Michel Costa, qui dirigeait l'orcbcstrc de Covent-Oarden, puis

VERVOITTE — VIBRION

conduisit en maestro coasommé l'orcbestro du Tbéâtre- Iull<>n. plaet» du Châtel**' '!Ç7*). de !a ':\\\r V^-i'a.'onr

toir, !u P gnol, chant

L liiaiiiif le duo dcb Mitttatrci i te liom-

VlANNA DA MOTTA, pianiste et compositi^ar portn-

fa s. ;ii i 1 i:..- -]■■ San 'l"\.<,u.i- »-ii I8C8. Aprè> avoir fait

Après

'<\^uf. il alla '■oni'-1'i(<T son

i-le-) niu-'t..-a;'.-'= a Li •■dii> ation ariisii.jui' en .' la direction du fameux pia do Biiiow. Vircjo"'* fm.'ir s'y fit a; ■ .

des séai beaucouj

tout en A;jiTa;i^'ic-, \\ a divers journaux. Vianna d.i comme compositeur de tal* '

lui des iiapsodies portuf/aitti. unv balladu et il^ l ^uibrcux morceaux de jtiano seul, une Fantatsie pour piano et orchestre, une sonate pour piano et violon, etc.

VlASEMSKT (prince Pierre-Andréeviich), j/oèi- e( critique russe, né â Sloscou en 1792, mort â Saint-Péiersiiourg en 1878. Viascmsky prit part à la bataille do Borodino. En 1853, il se fit connaître par tio recueil de poésies, Au fusil. Il publia ensuite : .S'i> po^wifn <|fS5^: /\n *'^ynf}f et citez soi, poés\cB< IH/J3.; V (1848]; la Vie et l'Œuvre </- / de V Adolphe, de Benjamin <

est un critique médiocre. mais s.-^iot-si's c.- -j .. > r-a i^rélégance. Ses oeuvres complètes ont paru â Pctcrâbourg

*VlAOR (viaduc du). — Cet ouvrage d'art, d'une audace de construction qui n'a pas encore été dépassée, franchie le Viaur non loin des limites des départements du Tarn et de l'Avcyron, près du petit village de Tanus. Le projet en fut dressé en 1889. à la suite d'un concours iostiiué

Èar le ministre dos travaux publics, pa" 1"^ ■ - meurs odin et Godfernaux do la Société des I: t les

travaux ont duré do 1895 â 1902. L'ouvr;;^ i fois

par SCS grandes dimensions et par la haraiesv.- i^^s procédés de construction qu'il met en œuvre. Sa longueur

'vjîr|^

Viauui.' du \ la'ir.

totale est de 46om. 20, et son poids d'environ S.SO-.^ tonnes. Il se compose d'un arc central de 220 mètres d'ouverture, dont la clef domino d'environ 115 mètres les eaux normales du Viaur. Cet arc so décompose en deux ossatures symétriques réunies par une clef articulée, et repos:int chacune sur un pilier en maçonnerie au moyeu d<- sabots également articulés. Deux petits arcs latéraux, formant eûoorb'^llement, s'appuimt également sur les piliers et supportent les deux extrémités du tablier qui se relient elles-mêmes à des viaduc^ d'accès eu maçonnerie. Toutes les parties de cette ossature sont reliées ainsi par des joints non rigides, et qui permettent le jeu des articulations, ainsi que la libre déformation de 1 arc central sous rinâuence de la dilatation provenant de la chaleur on des charges diverses que le viaduc peut avoir â supporter. Il est â noter que le tablier du viaduc est pourvu. sur toute sa longueur, d'un solide garde-corps formé par une poutre d'acier placée à i".80 de hauteur, et qui empêcherait, en cas do déraillement se produisaot sur louvrago, les trains d'être précipités dans le vide. Le viaduc du Viaur a valu â son principal auteur, Bodio, le

r>rix >iontTon de mécanique, que l'Académie des sciences ui a décerné en 1903.

V3ERT fJames\ sculpteur suisse, né à Carougo (caot. de Genève) en 1872. 11 a terminé ses éludes artistiques à Paris, sous la direction do Rodin. Parmi les importants travatix qo* il a exécutés pour la >-: - -c iious citerons : quatre lansquenets et deux i iiives

fiour le vestibule et la façade du palal^ '-rne;

es monuments de Fontanel et Vauiier t - ..ouge.

On voit do lui, au musée de Genève : les Lutteurs et un buste de femme: l'Etat français a acquis: l'Effort humain (.l^Q'i). Diverses pièces céramiques envoyées à l'Exposition universelle do IPOO, lui ont valu une médaille d'argent. — Son frère. PiERRE-EtciiNB Vibort, né à Carouge en 1875, élève d'Alfred Martin, s'est consacré à la gravure sur bois. 11 a été également récompensé à l'EipositioD universelle de I90û où il avait envoyé trois gravures originales : Paysage tourmenté, te Marchand d'or. Faunes et Bacchantes. On citera encore: le Miroir {I90r; Bords de la Biévre dsoi"^ : des ponraits de Constantin Meunier. Rodin. Bflcklin, Ed. Rod, etc. Plusieurs de ces estampes sont imprimées en camaïeu. Il a exécutai aussi de beaux dessins. L'un d'eux : Dans les terrain^^ vif!i:':s. a é'.é aciuis par l'Etat français.

VIBREUR O. m. Télégr. V. tremblecb.

*V1BRI0N n. m. — Vi6rio» rfc J/a«o«oA, Vibrion ti.oien'jue, trouvé par Pasqnale à Massouah. ^11 so disting^ua

VIBRIONIEN — YIELLÉ-GRIFFIN

par une virulence moindre et (juoliiuos caraclcrcs morphologiques du vibrion do Koch.)

Vihrion de J-'enklerPrior, Vibrion morphologiquement semblable au vibrion de Koch. (Il liquètie seulemont plus vite la gélatine que ce dernier; il a été trouvé dans le choléra nostras etl entérite aiguë.)

— Vibrion de Deneke, Vibrion morphologiquement semblable à celui de Koch. (II liquéfie la gélatine moins vue que lo vibrion du choléra do Kenkler-Prior et plus vite quo le vibrion du choléra. 11 a été trouvé dans les vieux fromaf'os; inoculé aux animaux, il provoque la diarrhée; pout-6*tre est-il pathogène pour riiomino.)

Vibrion de A/etcïuiikof, Vibrion morphologiquement

semblable à celui de Koch. (Il est mobile et possède un seul cil vibratile ; il détermine la maladie des poules observée à Odessa par l'auteur. Il ne semble pas, quant ù présont, pathogène pour l'homme.)

VIBRIONIEN, ENNE {ni-in, en') adj. Quia rapport aux vibrions.

VIBRI5SÉE {bri-sô) n. f. Champignon ascomycôte, a^-ant u!ie fructification charnue, un peu cireuse, formée d'un Sied cylindrique et 'une tête plus élargie, globuleuse. (Les Vibrissée.

asquos, cylindriques,

contiennent chacun huit spores filiformes, très longues, uiïi ■ ou pluriccllulaires, incolores.)

ViGHTE, comm. do Belgique (prov. de Flandre-Occidentale [arrond. de Courtray]); 1.400 hab. Dentelles, fabrication de tissus do coton èi de laine.

Victimes du Devoir (Caissk des), œuvre philanthropique fondée en )8s-i-lS85 par la Presse parisienne, et reconnue d'utilité publique. Elle a pour but de secourir les familles des victimes d'actes de courage ou de dévouement : pompiers ou agents tués ou blessés au feu ou dans l'exercice de leur mission, personnes blessées ou tuées dans les sauvetages, les arrestations, infirmiers des hôpitaux atteints dans leur stîrvico par dos maladies contagieuses, ouvriers de chemin de fer, victimes d'accidents professionnels, etc. EUo peut accorder des secours d'urgence, des allocations annuelles aux orphelins, ou constituer des pensions viagères aux veuves et aux mères des victimes du devoir. Elle tire ses principaux revenus de la Fête des Fleurs, qu'elle donne chaque année au Bois de Boulogne, huit jours, en général, avant le Grand Prix, de subventions ou de legs privés dont les plus considérables ont été constitués par Chauchard, Robin, la maison Vilmorin-Andrieux, etc. Elle reçoit une subvention annuelle du ministère de l'intérieur. — Il existe, à Paris, deux monuments funéraires consacrés aux victimes du Devoir : l'un au cimetière Montparnasse, fort simple, mais d'un bel effet, oii sont inhumés notamment les sapeurs-pompiers de la Ville de Paris morts au feu ; l'autre au cimetière du Pèro-Lachaise, Monument des Travailleurs de la Ville de Paris, qui est l'œuvre du sculpteur Denys Puech. * ViGTOR-EMMANUEL m, roi d'Italie, né à Naples en 18G9. i<;n 1904, grâce à son influence persistante, les relations amicales do llialic avec les puissances étrangères furent fortifiées par la conclusion do nouveaux traités d'arbitrage et le renouvellement des traités de commerce. Lo président Loubet séjourna à Rome et à Naples du 24 au 30 avril, fut traité par les souverains avec la plus grande et la plus cordiale distinction et fut chaudement acclamé par le peuple. Un peu auparavant, Victor- Emmanuel avait eu à Naples (26 mars) une entrevue avec l'empereur Guillaume. Le 15 juin, il pronon<;ait sa sentence arbitrale dans la question do la délimitation de frontières entre le Brésil et la Guyane anglaise. Lo 15 septembre, il lui naissait enfin un fils, et la naissance do ce prince héritier, Iluuibert, prince de Piémont, fut l'occasion de grandes réjouissances. Le 5 février 1905, Victor- Emmanuel réalisait une idée qui lui tenait depuis longtemps à cœur : la création d'un institut international d'agriculture. Le 20 avril, le roi ouvrait solennellement l'Exposition de Milan.

Il convient enfin do rappeler l'intervention personnelle du roi et de la reine d'Italie, qui, en avril 1906, ont visité, avec lo duc d'Aoste, les communes de la région dévastée par la formidable éruption du Vésuve.

*'VlCTORIA (chutes), grande chute du Zambèze. — Depuis le 11 juillet 1905, le chemin do fer qui doit un jour relier le Cap au Cairo traverse le fleuve Zambèze sur un pont qui a été jeté à environ 500 mètres en aval de la grande cliuto Victoria.

Victoria (terre), terre polaire antarctique, située au sud du cercle polaire , découverte par sir James Clarko Ross en 1841 et visitée depuis lors par le Norvégien Borchgrevink et par l'expédition anglaise du Discoverij. Les reconnaissances, menées ù bonne fin eu 1002-1903 par le capitaine Scott et par ses compagnons, ont prouvé que la terre Victoria se prolongeait vers le sud, bien au delà de l'ilo où se dressent les volcans Erebus et Terrer, jusqu'à plus de 82" de latitude sud, et quo lo pays est un vaste plateau surplombant d'environ S.ono mètres la partie do l'océan Austral qui lo baigne.

Victoria (Ena-Eugénie- Julio-Kvo de Battknbrrg.

dite), reine d'Espagne, née à Balmoral en 1887. Elle est le second enfant do Henri do lïattenbcrg. né en 1858 et tué on 1896 dans l'expédition contre les Achantis, et do Béatrice, princesse de Grande- Bretagne, fille do la reine Victoria, née en 185". Elle est. par suite, nièce du roi

d'Angleterre Edouard VU; son frère aîné. Alexandre do Battenberg. est officier t\v la marine britannique. En 190iî, \iotoria, jusqu'alors connue sous le nom de Kna do Battenberg. a épousé le roi d'Espagne Alphonse XIII ; do taïuule protestante, cllo s'est convertie au calholicismo

Victoria.

avant son mariage. Le mariage fut célébré à Madrid ic 31 mai 1900; les fûtes furent troublées par un attentat anarchiste, auquel échappèrent les souverains.

ViCUNA [Claudio), président de la république du Chili, né en iS41. En 1891, Balmaceda, qui était président de la république Chilienne depuis 18îi6, voulant attester son désintéressement, au moment où il était en lutte contre le parti congressiste, lit procéder aux élections présidentielles et élire Vicuîia (mai 1891). Cette présidence dura pi'u, car le jour où Balmaceda fut définitivement battu par les troupes congressistes, au mois d'août 1891, Vicuna s'enfuit sur un navire.

Vidal (Léon), vulgarisateur français, né à Marseille en 1833, mortàPort-dc-Bouceu 1906. Destiné tout d'abord à la carrière d'ingénieur, il suivit les cours du lycée Saint-Louis ; puis, la fréquentation des laboratoires de la Sorbonne décida do sa vocation pour les sciences. Il fut préparateur de Dumas et do Claude Bernard pendant quelque temps; mais vivement intéressé par la photot^raphio et les procédés mécaniques qui en dérivent, il s»' consacra tout entier à celte branche do la science et entreprit d'en vulgariser les applications à l'industrie. 11 écrivit à cet cflct des articles nombreux dans les revues et publia des traités dont lénumération serait fort longue, mais parmi lesquels on peut citer toutefois : Traité pratique de photugrai'lùe au c/mrôon (1869) ; Traité pratique de p/iototypie (1879); la Photographie appliquée aiuarts industriels de reproduction (18S0); Traité pratique de jihotogli/ptie (1881); Cours de reproductions industiielles il l'Ecole nationale des arts décoratifs (1882); Calcul des (cJUj)S df pose (1884) ; Manuel du touriste photographe (1885'; la Photographie des débutants (1886); Traité de photolithographic (1893); la Photographie des couleurs (1897); etc. Professeur à l'Ecole nationale des arts décoratifs pour les reproductions industrielles, il avait, en outre, créé au Cercle de la librairie un musée de photographies documentaires et fondé le Moniteur de laphotograplde qu'il dirigea pendant de longues années. Il a collaboré à la « Revue encyclopédique » et donné au « Nouveau Larousse illustré » des articles sur les procédés photomécaniques. * Vidal (PaM/-Antonin). compositeur français, né à Toulouse en 1863.— A la retraite de Paul Tatfanel comme premier chef d'orcliestre de l'Opéra en 1905, il fut nommé à sa place. Vidal a fait représenter dans la salle du Trocadéro, en 1901, un ballet intitulé : Les deux font la paire. En 1900, on avait exécuté au palais de l'Elysée, à la Présidence de la République, dans une soirée officielle, un divertissement intitulé : Danses de Jadis et de naguère, dont il avait arrangé la musique.

"Vie amoureuse de François Barbazanges (la),

roman, par Marcelle Tinayre (190-i).— Le 17 juillet 1673, M. Jacques Barbazanges, conseiller au présidial de Tulle, a un fils, et, comme il est, en mémo tcm|*s que ma^Mstrat, bon astrologue, il tire l'horoscope du nouveau-né. Soumis aux influences opposées de Vénus et de Saturne, l'enfant grandira, aimé de tous, surtout des femmes, et c'est par elles qu'il pourrait lui arriver malheur. Devenu grand, François fait, en eflTet, tourner toutes les têtes; àl'envi, les belles dames do la ville et de la campagne cherchent à lui plaire, sans qu'aucune y réussisse. Cependant, uno petite dentellière, la Chabrette, prend en dégoût la vie dévergondée qu'elle a menée jus(]ae-là, parce qu'elle s'est éprise pour lui d'une passion profonde. Désespérant de lo loucher, elle se donne l'illusion dètre à lui dans les bras d'un autre, qui, pour la circonstance, a revêtu lo costume ordinaire de Barbazanges. Celui-ci apprend en mémo temps que la Cliabrotte l'aime et qu'elle s'est jetée à l'eau, du chagrin de s'être, une fois de plus, rendue indigne de lui. L'insensible est touché; il accourt consoler la pauvre fille, qu'on a repêchée, mais trop tard. « Puissiezvous aimer comme je vous aime ei mourir comme je meurs », dit-elle en expirant, rasséréi.ée. A quelque temps de là, François Barbazanges est au château de Combareilli, où demeure la jeune Hyacinthe, mariée, sans avoir rien appris du mariage, au dernier des Combareilli, lequel a disparu, mort ou Ion. Dès le premier regard, les deux jeunes gens s'aiment. La nuit, au milieu d'un rêve, François voit entrer dans sa chambre Hyacinthe, qu'il reçoit dans ses bras. Au réveil, il est seul, et ne sait trop si le bonheur divin qu'il goûta est songe ou réalité. Il prend congé et s'éloigne à regret. Mais, en passant devant un arbre toufi'u, un coup do fusil éclate et il tombe, mortellement frappé d'une balle, tirée par ordre du châtelain de la Roche- Dragon qui, n'ayant pu obtenir la main do Hyacinthe, l'isole au milieu d'un cercle d'embûches et de mort.

Ce conte ingénieux et touchant permet à Marcello Tinayre do tracer un tableau leste et piquant de la vie provinciale au xviu" siècle.

'Vie aurancho (la\ par le président Th. Roosovelt (19f»3). — Tel est le titre que le traducteur Albert Savino donne à son élégante et habile version de Ranch life and hnnting trail, où Roosevelt consigna uno partie do ses expériences de la vie des prairies (1888).

Dans les cinq premiers chapitres, l'auteur expose les conditions do l'élevage des troupeaux et la manière de vivre suivant les saisons, dans ces pays de climats extrêmes. Los deux ou trois chapitres suivants sont consacrés au récit d'aventures, si fréquentes dans la vie des cow-bojjs et des aventuriers de toute espèce et de toute race qu'on y rencontre, ainsi qu'à la description des types de Irappours, do chasseurs, de vaqueras, de peaux-rouges, do pillanls et à'outlaws, qui ont lo plus fnppé le futur homme d'Etat. C'est la partie la plus pittoresque du livre et colle où l'auteur fait le mieux pressentir ses qualités do manieur d'hommes, en mémo temps que la largeur et la vigueur de son esprit.

Le reste du volume, qui a douze chapitres, est fort nuréablement rempli par des récits de cliasses dans lo Dakota, le Nebraska, f'Arizona et le Nouveau-Mexique. Th. Roosevelt no s'y montre pas seulement un écrivain habile A intéresser, il y apparaît aussi comme un explorateur versé dans les sciences géographicpieset naturelles.

"Vie des abeilles (L\), par Maurice Maeterlinck fi90i). — Le poèio apiculteur a construit son traité des abeilles comme un poèmo dramatique, et les sept livres en lesquels il lo divise en sont comme les sept tableaux. Lo premier tableau, ou prologue, expose rapidement ce fpront dit des al)eilles les anciens et les modernes, et pose les personnages : la reine, qui est la mère; les ouvrières, qui font au travail le sacrifice do leur soro ; lo

mile, d'où doit surgir au moment donné l'être d'élection

3ui éveillera, d'une étreinte mortollo pour lui, au sein e la reine future, uno intarissable maternité. La formation et le départ de l'essaim au itnniemjjs, la fondation de la cité nouvelle et l'organisation du travail, les combats dos jeunes reines, le vol nuptial et l'union tragique dans les liauteurs de l'éther, le massacre des màlcs et le retour à l'engourdissement de l'hivernage forment les sujets des cinq livres suivants. Le septième, intitulé : les Progrés de l espèce, passe en revue le.s nombreuses circonstances où les abeulcs clioisissent, adaptent et perfectionnent, c'est-à-dire échappent à la fixité de l'instinct pour faire œuvre dinlelligenco, tout en se soumettant à « cette puissance masquée et souverainement sage ■ t|uo l'auteur appelle « l'esprit de la ruche " et dont le sentiment liénètre et domine tout ce beau livre, comme lo Destin la tragédie grecque.

"Vie intense (la), titre donné par les traducteurs, la princesse Ferdinana de Faucigny-Lucinge et Jean Izoulet, au livre de Théodore Roosevelt intitulé the Strenuous life (1900). — C'est un recueil de discours et d'articles traitant tous des devoirs de l'homme et du citoyen en général, et plus spécialement de l'homme et du citoyen américain. Voici les titres de ces dix-neuf morceaux, d'après l'édition française : i" la Vie intense ; 2" l'Expansion et la Paix ; 3*^ Latitude et longitude parmi les réformateurs ; 4" la Camaraderie comme l'acte ur politique ; 5" Assistance civique; G" Caractère et succès ; 7° le Huitième et le Neuvième Commandement en politique ; 8" le Mieux et le Bien ; 9 ' Promesse et exécution ; 10" le Garçon (lisez : le Jeune garçon) américain ; 11" Préparation et non-préparation militaires ; 12» l'.^miral Dewey; 13" Grant ; Ifles Deux Amériques; 15" Virilité et étàtité ; 1G° la Fraternité et les Vertus héroïques ; 17° Devoirs nationaux ; 18° la Question du travail ; 19" Droit de cité chrétien. Dans chacun do ces morceaux, Roosevelt prêche, souvent dans les mêmes termes, mais toujours avec une grande énergie et une remarquable liautcur de vues, le culte de la famille, la dignité du fover, d'où dérivent l'amour de la patrie et la grandeur de l'Etat ; la solidarité des citoyens, la fusion des classes, le bien de la paix qu'on ne s'assure qu'en sachant combattre, le respect des droits d'antrui, la nécessité de la justice dans les rapports de nation à nation comme dans les rapports d'homme à homme, la voknté de développer son être par l'activité, et l'union cordiale des efforts individuels dans la poursuite « du bien commun de chacun et de tous ». Il y mêle l'éloge de la politique américaine, des grands hommes américains et de la patrie américaine. Ce livre contient donc, outre des données curieuses et authentiques sur les institutions et l'esprit du peuple des Etats-Unis, un enseignement qui, pour n'apporter rien de bien neuf, n'en est pas moins très opportun et profitable. H est à regretter que le système de la littéralité à outrance adoptée par les traducteurs les amène à adopter quantité de tournures étrangères souvent malaisées à comprendre.

ViEHOFF (Henri), historien et littérateur allemand, né à Bùttgcn, près de Ncuss, en 1S04, mort à Trêves en 1886. Il fit ses études à Bonn, professa aux gymnases d'Emmerick et do Dusseldorf et devint en 1850 directeur de l'école réale à Trêves, fonctions qu'il remplit jusqu'à sa retraite (1876). Les travaux de ViehotT ont trait surtout à l'étude de la vie, des œuvres de Gœthe et de Schiller : Vie, développement intellectuel et œuvres de Cœthe (5« éd., 1888) ; les Poésies de Gœthe expliquées (3* éd., 1876) ; les Poésies de Schiller expliquées ("«' éd., 1895); Vie de Schiller (2" éd., 1888); Manuel de littérature allemande (16" éd., 1882); l'Ecole élémentaire de la poésie (1860). Il a publié aussi beaucoup de traductions métriques :lesCE'«vres de Racine (I869j, des œuvres de Sophocle, de Tégnor, de Longfellow, de AValter Scott; le Poème svr la Moselle, d'Ausone flS7 1). Avec Herrig, il fonda les Archives pour l'étude des langues et des littératures contemporaines (1844 et suiv.).

Vieil Heidelberg, pièce en cinq actes de Guillaume Meyer-Fœrster, traduite par Maurice Rémon et Guillaume Bauer (Théâtre-Antoine, 29 janv, 1906). — Uno petite cour d'Allemagne. Charles-Henri, neveu du vieux prince régnant, a vécu, en son palais triste, une enfance sans joie, une première jeunesse sans plaisir. Quand il a conquis SCS diplômes, on l'envoie parachever ses études à Heidelberg , université célèbre , joyeux séjour d'étudiants, SOUS la conduite du bon docteur Juttner et du prétentieux valet de chambre Lutz. Là, au milieu des ahurissements indignés du laquais et des rajeunissements dangereusement excessifs du docteur, dans la chaude camaraderie do gais compagnons, Charles-Henri naît à la vie, chante, boit, aime Catlierine, nièce de l'aubergiste Ruder, et est aimé d'elle. Soudain une atiai|ue frappe le vieux prince régnant et Charles- Henri repart contraint et forcé, baigné des larmes de Catherine. Doux ans s'écoulent pondant lesquels, devenu roi, il s'ennuie à périr. Et puis on va le marier diplomatiquement. C'en est trop ! il veut absolument revoir, ne fut-ce qu'un instant, Heidelberg ou il fut si heureux. Il y retourne. Hélas! ce n'est plus du tout cela! Juttner est mort. Les compagnons d'autrefois se sont <iispersés... Ceux que Charles-Henri retrouve le reçoivent cérémoniousomeni. .\\i lieu de la joio. c'est une mélancolie profonde. Catherine, à vrai dire, lui fait le même accueil familier et tendre, mais ceci n'est quo pour redoubler leur mutuelle tristesse. Elle-même va se marier. .Mlons, la jeunesse n'a qu'un temps, les folles amours ne durent pas toujours et les grands sont condamnés à la solitude.

Vieil Heidelberg a remporté en Allemagne un triomphe ; la pièce est devenue en quelque sorte nationale. Malgré la dilTérenco des mœurs. le public français a trouvé à l'œuvre une fraîcheur naïve et touchante.

VlELAU. bourcr de l'empire d'Allemagne (roy. do Saxe

[cercle de Zwickàu]) ; 3. 580 hab. Mine do houille.

VIELLAURITE (vi-él'-lô) n. f. Substance minérale, résultant du niélan::e de la diallogilo et de la téphroïte.

VlELLÉ-GRITTIN (Francis^, poète français, né à Norfolk fVirginiel en 1804. Il se rendit de bonne heure en France, publia en 1885, dans la revue t Lutèce ■■. ses premiers vers, qu'il réunit ensuite dans une plaquette : Cueille d'avril (1386). Il rédigea avec P. Adam et H. Lazare les Enfreticus politiques et littéraires (1890-1892^ : puis collabora a différents journaux ot périodiques ; r l'Echo do Paris • , * la Rovuo blanche », ■ l'Ermitago » , « lo Morcuro

VIERGE DAVIL.V — VILLARÉSIE

do Franco*, etc. Il a publié : les Cygnes, poésies (1885- 188C) ; Ancaeiis, \}oi:ma dramatK^ao iDm^-lAiil) ; Joies, pobmes(I888-I889) : Diptyque {1891) ; Swanhilde, poème dramatique (1893); ïlâl^ai, poèmes (1894); Laus Veneris, trailuction do SwiuburDo (189j); Poi^mes et poésies (1886-1893;; /a Clarté de wV, poi-raes (1897); Phocas te Jardinier (1898;; la Partenza, poùmes M89U) ; la Légende aH*'e de \Vieland le Forgeron, mànw dramatique i,1900) ; J'ius loin [l'JOO). Les œuvres do Vieilé-Griflin révûlciit un talent érudit, et sous une rhétorique un p(-'u atrcctre, un véritable sentiment poétique. ^Iuis remploi capricieux qu'il fait du vers libre lo conduit îi nn rythme brisé, tout en assonances et en allitérations, plus proche do la prose que du vers.

Vierge d*Avila (la), drame en cinq actes et un épilogue, on vers, do Catulle Mondes (théâtre Sarah-Bornhardt, lo nov. 190iî). — L'action se passe on Vioille-Castillo, sous lo régne do Philippe II. La vierge dAvila, c'est la sœur Thérùse, du Carmol, que l'Kglise vénérera plus lard sous le nom de sainte Thérèse. Elle est à présent uno ieuuo nonne, aimant Jésus jusqu'au désir ardent du sacrihcc de soi, aimant Jésus comme un époux divin vers lequel elle se sent ravie en extase.

La pièce, qui paraît mettre en action do nombreux personnages, en réalité, n'en comporte que trois : Krvann, prêtre dévoyé, qui s'éprend d'amour pour Thérèse des

3u'ollo lui apparaît; Ximoira, nonne délroquéo, maîtresse 'Ervann, et qui l'aime, jusqu'à la l'urie ; enlîn Thérèse, qui croit n'aimer que Jésus, qui n'aimo sûrement que Jésus, mais qui, tout au fond d'elle même, sur les confins du révo et do la réalité, lo confond peut-être quelquefois avec Ervann, sans qu'elle s'en douio. Thérèse convertit d'abord ce mauvais prêtre, et, comme pénitence, lui impose un pèlerinage à Rome et aux lieux saints. Ximeira, qu'il chasse, folio de rage jalouse, jure do se vonçer sur Thérèse. Elle croit, uno preraiêro fois, la tenir à sa merci, dans les solitudes do la sierra, au milieu d'une horde de mécréants qui célèbrent le sabbat; mais un tel rayonnement do sainteté émane do la viorgo du Carmel que les pires bandits se courbent sur son passage. Ervann revient de Rome plus révolté que jamais et, sous le nom de l'Advenu, fonde une sorte do religion nouvelle. L'Inquisition met sa tète à prix. Thérèse, sans savoir que l'Advenu c'est Ervann, obtient du roi l'hilippe II un parchcraia qui, lorsque lo coupable sera pris, le sauvera. Ximeira, poursuivant sa vengeance, empoisonne uno hostie que recevra Thérèse; lù^is elle voue, auparavant, lui verser aussi du poison dans l'âme, et elle lui dit en résumé : Tu crois aimer Jésus; en réalité, c'est Ervann qui tu aimes. La vierge chrétienne doute un instant d'elle-même. Aussi, lorsque la mort menace Ervann, qui est venu en personne, mais vainement, la tenter, au lieu do montrer lo parchomin sauveur, elle brûlo le précieux écrit à la ûammo d'un cierge. Plus tard, elle-même, devenue abbesso du Carmel, ayant réformé son ordre en lui imposant comme règle un supplice de tous les instants, plus tard,

Sainte Thérèse meurt d<:-Iicie use ment, non sans avoir fait appeler auprès d'elle Ximeira, Ximeira vieillie, repentante, mais qui regrette toujours Ervann, et que lliérèso nommo «sa sœur d'ombre», Ximeira dont la sainte dit :

« CettC femme connaît le mot du paradis. ■•

Ce mot, tous ceux qui entourent la sainte expirante, le lui demandent en vain; mais elle l'exhale dans son dernier soupir. En formant les yeux, elle murmure : (• Jv^sus! Jtl-sus !... Ervann !... Amour!... »

Au point de vue strictement dramatique, la Vierge d'Avila appelle certaines réserves. .\ la représentation, rintriguo en ost pou claire, ot révolution des sentiments déconcerto un peu. Mais cotio pièce do théâtre imparfaite apparaît, surtout à la lecture, comme un poème d'une inspiration très haute ot d'une belle envolée. Les vers, d'allure franchement romantique et d'une richesse de vocabulaire parfois exubérante, atteignent en bien dos passages un cbarmo d'une incomparable douceur et une puissance d'expression vraiment toute proche du sublime.

ViERSET-BARSE, conim. de Belgique (prov. de Liège [arrond. do Huy]), près d'un petit aftiuent de la Meuse : 2.060 hab. Minerai de fer, carrières de marbre et de pierre de taille.

ViER VILLE-SUR-MER, comm. du départ, du Calvados, arrond. et i :;o kiiuni. de Bavcu.v. à quel<|ue distance du littoral do la Manche ; 383 hàb. Tramway à vapeur de la Société des chemins de fer du Calvados. Bains de mer.

VlESVlLLE, comm. do Belgique fprov. do Hainaut [arrond. do Charlerol). sur le Piéton, iribulairo de la Meuse, par la Sambrc ; 2.050 hab. Chaux hydraulique, carrières de pierre, fabrique d'instruments aratoires.

VIETCHE (d'une racine viet, délibérer) n. m. Ancien nom des assemblées municipales dans les républiques do Novgorod et do Pskov et aussi dans les villes des principautés russes.

VlETOR (Guillaume^ linguiste allemand, né à Klceberg I Nassau) en 1850. Il éiu<lia d'abord la théologie et la philologie classique, puis les langues modernes, à Leipzig, Berlin et Marbourg. Après avoir i»rûf*"ssé à Essen. Diisseldorf, AViesbaden et Kriedrichsdorf (Taunus), il fut nommé (1882'i lecteur do langues germaniques à l'Universily Collège de Livcrpool, et revint en IS84 on Allomaene, comme professeur extraordinaire de philologie anglaise à Marbourg. lia été nommé professeur ordinaire en 1894. Victor a pris uno part activo â la réforme do renseignement des langues modernes en Allemagne et a publié d'excellents travaux de phonétique. Citons seulement : Phonétique élémentaire de l'allemand, de l'anfjlais et du français (1884); Prononciation de l'allemand littéraire {\* éd., 1898); /ntroduction à l'étude de la philologie anglaise (1888); etc. Il a fait paraître plusieurs périodiques consacrés à la phonétique et à l'enseignement des langues vivantes. Lo dernier en date est intitulé : Ssquisses de langues vivantes (1899 et suiv.).

VIEUX-CROYANTS n. m. pi. V. RASKOLNIK, t. VII.

ViEUX-GE NAPPE, comm. de Belgique l'prov. de Bradant [arrond. de Nivelles]), sur la Dylo, tributaire *do l'Escaut, par le Rupel ; 1.300 hab. Machines agricoles ; fabrifjue de chicorée.

ViEUX-HÉVERLÉ, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. de Louvain]). sur la Dyle, tributaire de l'Escaut, par le Rupel ; 1.200 bab.

ut voir

ur La-

Pa-i-

laui luiiCUuiiii^iirc, , qui lui dit : « Atcu soir >, lui dit

"Vieux Marcheur (le), comédie en cinq actes, do IL Lavedan (Variétés, -4 mars i>*99;. — L« vi<»uï marcheur, c'est-adire l'homme mûr et . oncupisuno jolie femme sans la di^-sirur, c'cbossu. Il a pour maîtresse une 'icir' line. .Mais ayantapereu Ix'Outi..

des le^-ous à Pauline et ijui l que do remplir des fonctions tir.

livcs, il » marche n pour Léounij.-. f nommée institutrice aux Tourniquet^ sénateur a son château, et oïl \<- lu uno nouvelle écolo do >- Léontinc roconnaii sou j j

tondez-moi ce soir. ■ ^ . . i

aussi I>abosso, qui lui a laiL dcccrucr les palmes. Kenf"' lo jeune neveu du sénateur, et Giroux-Jodart, son compagnon do fête, donnent lo même rendez-vous. Voilà bien do l'embarras pour Léontine. lïcureuscmont, elle parvient à distribuer les quatre candidats dans diirérentes pièces, et Pauline étant venue lui demander riiospiialiié, cotte bonne lille, à la faveur do l'obscurité, supplée son ancienne institutrice. Finalement Labosso, qui semble devenu un peu gâteux, adopte une petite extatique do treize ans, Marie xVvoine, ot il épouse LéoutlDC.

pans cette pièce très légère, aux deux sens du mot, qui est plutôt un vaudeville qu'une comédie, il n'y a pour ainsi dire ni intrigue ni caractères, mais il y a beaucoup d'esprit, beaucoup do détails lestes, lestement détaillés, et de jolis mots.

ViCANO (Ettoro), général et homme politique italien, né à Tradate en 1843. Après avoir combattu avec Garlbaldi dans le royaume do Naplcs on 18C0, il entra â l'Académie militaire et en sortit comme sous-licutenani d'artillerie en 1862. Capiiaino en 18:2, après avoir fait la campagne de 1806, il passa ensuite au corps d'état-major, fut chef d'état-niajor de Saiot-Marsan en Afrique (l»87- 1888), major général (I895J, gouverneur do l'Krythrée et directeur do l'Institut géographiquo militaire. Nommé lieutenant général en 1901, ilacommandésucccssivement les divisions militaires d'.Vncônc et de Gênes et n'a quitté ce dernier poste que pour devenir ministre do la guerre dans le cabinet Giolitti imai 1906).

ViGEANT (Arsène), professeur d'escrime français, né à Metz eu 1814. Kils d'un maître d'armes, il fil ses études au collège de Rennes, puis s'engagea dans un régiment d'artillerie, où il devint sous-oflicier. En 1870, il fit la campagne franco-allemande à l'armée de Metz, et, emmené prisonnier en Allemagne, s'évada. Il avait déjà, en 1869, enseigné l'escrime au cercle Jean-Louis de Bordeaux. En 1872, il devint professeur d'armes à Paris, participa à la fondation de l'Académie d'armes, et, à l'Exposition universelle de 1889, fut charge par le ministre de la guerre d'organiser l'expositioa rétrospective doscrime. Escrimeur i la main légère et rapide, Vigeant a publié sur son art des ouvrages très estimés : la Bibliothèque de l'esci'ime ancienne et moderne (1882) ; un Maître d'armes sous la liestauration. Vie de Jean-Louis (1883) ; Duels de maîtres d'armes (1884); VAlmanach de Veserime ^183y); etc.

*VlGER (Albert), homme politique français, né à Jargeau en 1813. — Il a continué à s'occuper activement des questions économiques, de celles surtout qui ont trait

à l'agriculture. En mars 1905,

notamment, c'est grâce à son Intervention que l'ut votée la loi qui rend les transporteurs garants de la perte des objets à transporter et des avaries hors lo cas de force majeure.

Il obtint aussi la création à Paris d'un concours général hippique annuel ;qul s'est réuni en 1906 pour la première fois .

dans lo but do récompenser les plus beaux reproducteurs appartenant à des particuliers et par suite indiquer aux éleveurs dans quelle voie ils doivent marcher. Yigera été réélu sénateur du Loiret le 7 janvier 1906.

ViGNAL ( CELLULES DE ) . Viger.

Histol. Cellules bien étudiées

par Vignal au cours de ses recherches sur le développement du système nerveux. Ce sont des éléments conjonctifs euibrvonnaires mobiles, qui viennent s'appliquer sur des cyliniiraxes nus, les entourent peu à peu, en s'allongeant, et leur forment ainsi une sorte de manchon. Ces cellules se joignent ensuite, et chacune d'elles forme un segment inlerannulairo. Elles subissent ultérieurement une sorte de dégénérescence qui transforme uno partie de leur cytoplasma on myéline, et constituent alors à co moment la gaine de myéline du nerf.

ViGNÉ Paul), dit Vigne d'Octon, homme politique français, né à Montpellier en 1859. 11 fit ses études médicales à Montpellier et t'ui médecin do la marine. En 1888. il démissionna et débuta avec succès dans la littérature. Collaborateur du ■ Figaro ", du » Temps «, de la 1 Revue bleue », de l' « Illustration », etc., il écrivit des i^ontes exotiques. Elu député en 1893 par l'arrondissement de Lodève, contre Loroy-Beaulieu, il s'inscrivit au groupe radical-socialiste, et se lU surtout une spécialité des questions coloniales, protestant contre l'expansion à outrance, et menant de vives campagnes contre les expéditions lointaines, notamment oel^e do Madagascar et contre ta gestion do certains officiers ou explorateurs aux colonies.

Réélu en 1898, contre Euf;ène Lautier. il fut chargé en 1900 d'une mission en Afrique. Réélu encore en 1902 contre Leroy-Bcaulieu, il appuya d'abord la politique du cabinet Combes, puis fit partie des radicaux dissidents et ne fut pas réélu en 1906. Citons, parmi les écrits de Vigne d'Octon, qui a usé parfois du pseudonyme do Gaktan Kkruolel : la Chair noire (1SS8) ; rEterncUe Blessée ^l.s90), tiui rit beaucoup do bruit, car on s'obstina à y voir un roman à clef; Au pays des fétiches (1890) : Fauves amours; le Docteur Combalus (1891); Terre de mort; Soudan et Dahomey ; le Boman d'un timide (1892'; les Amours de Xine (1893) ; En buissonnant; Petite amie (1894) ; Cœur de savant (1895) ; Journal d'un marin (1897); l'Amour et la Mort; le

Pont d'amour (1899); Martyre lointain; la Gloire du tabre (1900): les Petitfs D'imft 'i90l).

ViCNOH peintre in;

'•aïs, né a V. > en 1847. iJ .

Vie.

de LiK

tjuairt:-1 hcmiiis, a Micouteau, etc.

ViCO 'rMrL.ÎTTîE r,z\ r.r.-'-r-r.î mr-rcur'.-! oonteriaijt 1 parti, à la p> .

pour )■ :

mercuritl d^juMLc.

*VlGOUROUX (Fulcran), sulpicien françaî* n-^ à Nan? f.\veyron; en 1837. — Il a ; ' ' ' '

de son Dictionnaire de l-> du 4", et il a achevé, dai, cation do tous les livres •!•■ \ Xuaru '.

Vl-JU ou VlTJIOU. localité de l'En.: Mand-

* VILEBREQUIN n. m. — Autom. Arbre à manivelles d'un

moteur a explosion.

— Encycl. Ce nom a été donné à !

& un seul cylindre par suite do la rarbro avec l'outil do menuisier nrn nom est resté employé pour 1 cylindres malgré la forme bca .

l'arbre moteur. Le rit-' ■-■■'.

d'hui, pour les mot' quatre cylindres, d-

puis raboté et tourii.-. r-M.. i. ., ^i"» ■u^.c.i-. .-..j .■^'t'-' directement l'arbre en obscn-aot tous les coudes, et on

tituj 1

1 wruiiiaire

VilctrequiDS : i. A cÎDqjtalior? , J A '.fL.- (A, fixation du volant; B. pftliers; M, m--

finit ensuite la pièce à froid. P.

libres du métal, orientées parla

tées que par découpage, et la -

Aujourd'hui on fait grand usage iac.

au nickel-chrome pour la fabricatior.

portante. Nos figures représentent

trois et à cinq paliers, tels ou'on les cxécuic

pour moteurs à quatre cylindres.

Pour les moteurs à trois cylindres, on doit orienter les trois manivelles dans trois plans différents, ce qui rend la fabrication beaucoup plus délicate.

Enfin, pour les moteurs i^ ■■•<■ ='^nl --^ Ilr..ïr/. r.n <;*» rcuirrwc.

souvent de bouts d'arbre \"

volants de fonte placés •!■ »

tion de la bielle et réunis j..** ^» *.i.v ^^ ....... .^..- ...-iu

qu'on peut démonter.

VnJCH, bourg de l'empire d'Allemagne (rov. de Pmsso Tprésld. de Cologne, cercle de Bonn]), sur le Hbin ; 10.138 hab. Fabrique de ciment.

VnXAFAFILA, bourg \"' . ■ - ■- -f^

mora^f: SOO hab. Sourc-

utilisées en boisson et i . •

rhumatisme chronique et ^ie .a >.^.T:-:m:c.

VlLLAFlORITA (Giuseppe Burgio de), compositeur italien, né à Palerme en 1845, mort à Milan *"• ' ^ * i ■ v.. du conservatoire de Milan, il donna en c premier opéra : Di chi la colpa ? puis fit rc[ cessivemeot trois autres ouvrages : il Paria i^ . . 4 '. ■-. tint un vif succès; /o/rtnda (i 879), et /e JN'ol/i romane ^1880; Auteur de jolies mélodies vocales, excellent professeur de chant, président de la Sociité des artistes lyriques, Villafiorita s'occupa aussi de littérature musicale et fut critique du • Secolo > et de la 1 Gazzctta di Milano ». *

ViLLAGUAY, ville de la ré[iubllqne Argentine (prov. d'P-Dtre-Rîos .

sur leVillaauay-Grande ; r-' 3.500 hab. Chef-lieu de ' département. ^^- >^

VILUiRÉSŒ {vi-la-rézî) n. f. Genre d'icacinacées de l'Amérique du Sud.

— Enctcl. Les viUarésies sont des arbres on des arbustes qui se dis- Villarésie.

tinguent des antres ica-

cinacées par leurs feuilles alternes. leurs pétales à préâoraison imbriquée et leur ovaire surmonté d'un stylo

YILLARI — VILLINGEIl

court. La villan'siv congonha icnn^-onlia drs provinces tirûsilienncs do Miaas-Goraes et Sâo l'anlo. yapon, ycrva de Palos du ParaRuavt fournif. ainsi «pio la vUlurésie viucront'e {narang iUo), 'nno sorte do mate qui donne une infusion agréable, employée au Clûli comme io thé dans nos pavs.

ViLLARl fPasqualo), liommo politir(ue et historien italien, m- ;t Naples on 1827. ï5vs éludes achevées, il prit part ail monveniont révolutionnaire do 184 s et dut s'exifcrù Vloronce. Sucressivcmont professeur à 1^150(1850), à l'Instidit des hautes études do Florence (1862), député d'Arozzo( 1866) ot tlo Guasialla, sénateur du rovaunio (i88i), Villari a été ministre de l'instruction puhlique, do février 1S91 ù mai 18i»i. Denuis, il a été vice-président du Sénai. Il est président do l'Institut historique italien et do la Société ])anie Alighiori. Il a été élu en looe correspondant de l'Aciulémio des sciences morales et politi(pios. Ses deux œuvres maîtresses, non moins remarquables par l'étendue des recherches que par la sobre élégance do l'exposition, sont ses livres sur ^iai^ouarole et sou temps (18Ô1-1S8S) et Machiavel et son temps (1877-1882S On lui doit en outre : la Civilisation latine et la Civilisation allemande (1862); Légendes propres à C-claircir la ^ Divine Comédie » (1865); Art, histoire et philosophie (1884). Il faut y ajouter un ouvrage sur les origines do t'ioreoco {Primi ihœ secoU délia: storia di Firenze | i8i>2-189ij) et un volume d'articles et discours : Discussioni critiche e discorsi (1905). Il a fait œuvre non plus d'historien, mais de bon citoyen et d'homme d*Ktat en écrivant ses Lettere meriiUonali\\'Ai%): ce courageux manîfosto attira l'attention des [lotivoirs publics sur les maux de toutes sortes qui accablent les provinces méridionales, ot fut le point de départ d'une série de mesures qui sont loin d'avoir complètement abouti.

VlLLATE (Gaspar), compositeur américain, né à La Havane en 1851, mort à Paris en 18f 1. Possesseur d'une grande fortune, il étudia ot cultiva l'art en amateur. Après avoir commencé son éducation musicale dans son pays, il s'en fut la continuer à Paris. Il publia d'abord un ce'rtain nombre de romances et de mélodies vocales, puis eut l'idée d'écrire un opéra, qu'il réussit à faire accepter par la direction du Tliéàtro-Italien Cet ouvrage, intitulé ifïVm, fut représenté en 1877 sans aucun succès, bien que les deux rôles importants fussent tenus par deux grands artistes, Xamberlick et M""* Elcna Sanz. Peu après, en isso, lo même compositeur fit représenter au théâtre Royal de La Haye un opéra français intitulé la Czarine.

ViLLATOGA, bourg d'Espagne (Murcie [prov. d'Albacètej) ; 1.200 hab. Source minérale sulfatée calcique, à la température de 38*" C, utilisée pour le traitement du rhumatisme chronique, de la scrofule, et de certaines dermatoses.

ViLLAVERDE {Fcrmndez de), homme d'Etat et financier espagnol, né en 1850, mort à Madrid en 1905. Il exerça la profession d'avocat, et entra dans la vie politique comme sous-secrétaire d'Etat aux finances. Il fut ensuite nommé préfet de Madrid par Canovas, et dans ses fonctions montra une réelle énergiequi lui valut de remplacer Roniero Robledo au moment de la grande épidémie do choléra de 1885. Il fut de nouveau ministre de la justice dans le cabinet Canovas {1390}, ministre de l'intérieur en remplacement do Elduayen, en 1892, ot fonda à ce moment, avec Silvela, lo parti conservateur indépendant, détaché du parti catholique proprement dit, à tendances carlistes. Au lendemain dos désastres financiers ot politiques de la guerre hispano-américaine, il fut appelé au ministère des finances; il occui)a do nouveau ce poste en 1903, puis surcéda, comme président du conseil, au général Azcarraga. on 1905.

Mais il fut bientôt renversé du pouvoir par une coalition de libéraux et do conservateurs intransigeants. Il mourut (|uelques jours après, emporté brusquement par une congestion cérébrale, Villavertlo fut unanimement regretté en Espagne; son nom est lié à la sago et prudente politique financière qui a permis, au lendemain de la porto des colonies et des désastres do 1897, de reconstituer sur do nouvelles bases lo crédit do l'Espagne. Villuverdo avait montré, on outre, une réelle sympathie pour la France : c'est sous son ministère qu'avait eu lieu, en r.'05, le voyage en Franco du jeune roi Alphonse Xill.

ViLLAViJ A-DE-NALES , bourg d'Espagno (Valence [prov. de CastcUon do la Plana]) ; 800 hab. Sources minérales sulfatées magnésiqucs ot ferrugineuses, utilisées pour le traitement do la scrofule et du rhumatisme chronique.

ViLLAZON (Eliodoro), homme nolitiquo et diplomate bolivien, né à Cochabamba en 18 iO. Il a été dcuxiômo viceprésident de la républi(ju(' do Itolivïe de 1900 à 1901. premier vico-président do U'oi A 190G, Il a conclu lo modus Vivendi entre le lïrésil et la HoHvio relativement au territoire ^c l'Acre. En 190C, il a été nommé ministre idénipotentiairo do Bolivie à Buenos- Ayrcs. J-'année précédente, lo Sénat bolivien lui avait décerné une médaille nationale en récompense dos services qu'il a rendus à son pays.

ViLLEBOXS-MAREUlL {Georges - Henri - Aimé - Marie- Vicior !»F.;, oflicitT fiançais, né ù Nantes en 18i7, mort ù liosliof Transvaal; en 1900. Elève de l'Ecole spéciale militaire do Saint-Cyr on 18G5, il en sortit deux ans plus tard dans l'infantorlo <lo marine, fut envoyé presque immédiatement en Cochinchino, et. lieutenant en 1870, no rentra en France que pour narticipor aux opérations de l'armée do la Loire, pendant la guerre franco-allemando; il servait commo capitaine de chasseurs A pied quand il fut griôvemotii Mossé à la reprise do lilois, et décoré. Après la campat-'ne. il passa par l'Ecolo supérieure do guerre, devint commandant on 1882, lienlenant-colonol en 1888, fut clief détat-major du 19» corps, et passa colonel en 1802; il commandait lo 1" régiment étranger, lorsque, à la mort de sa femme, il quitta volontairemoni l'arméo

Villaverde.

(1895). Au moment où éclata la guerre sud-africaine, il mit son épée au service do la cause boer. Il fut cordialemont accueilli par les chefs militaires transvaaliens, mais n'oxorcasur eux qu'une faible influence. Il essaya en vain de leur faire adopter contre les Anglais une tacli<iuo moins passive; ot ses avcrtissenionts no purent épargner ùCronjo le désastre do Paardeberg. Un pou décourage, il se mit à la tète d'une troupo de partisans opérant entre Kimberloy et Boshof, sur les communications du général Metliueu. Attaqué près de Boshof par des forces très supérieures, il vendit chèrement sa vie. Ses restes furent l'objet des jilus grands égards de la part du chef anglais. Un monument a été élevé, en IPOI, au colonel de Villobois-Mareuil, à Grez-en-Bouôro et un autre à Nantes. On a publié lo Carnet de campagne du vaillant soldat (1902), œuvre sincère, et d'un grand intérêt pour l'histoire do la guerre anglo-transvaaiienno.

VjXLEJEAN (Eugène-Gabriel), médecin, pharmacien et homme politique français, né à Ancy-le-Franc (Yonne) en 1850, Interne en pharmacie des "^hopitaux en 1873, il fut nommé pharmacien en chef de Trousseau en 1878, puis passa à Lariboisière et, do là, à l'Hôtel-Dieu. Chef du laooratoiro de pharmacologie ù. la Faculté, il devint docteur en médecine on 188G avec une thèse : HecUcrches chimirmcs, physiologiques et pharmacologigues sur le chlorure de m(Hlnjlène, et professeur agrégé de chimie et de toxicologie avec un mémoire sur les pigments et matières colorantes d'origine animale. Ses principaux travaux ont traita la pharmacologie : Sur les propriétrs physiologiques du formène et de ses composés chlorés (prix ^lontyon 1880); Jlccherches expert meittalvs sur la solubilité des sels officinaux de quinine; Des injections hypodermiques de quinine (1887); Analyses chimiques du pus d'abcès froids ou fluents (1887); Jtecherches expérimentales sur la toxicité du bisinuth en injections sous-cutanées (par la voie stomacale il est très difticilement absorbé et par suite inolfensif [I88s]'i ; Sur la composition chimique des calculs àiUaii-es (1888; ; Etudes sur les filtres employés par l'Assistance publique (1888); le Principe actif de la digitale (1899); Sur la toxicité des nitriles alcalins (1904). Il a également collaboré au Dictionnaire de médecine et de chintrgie. Il a fait de nombreux cours do chimie biologique et organi()ue à la faculté et à riIôtel-Dieu et a été nommé membre du conseil supérieur d'hygiène publique. Député de l'Yonne (arrond. de Tonnerre) depuis 1S95, il a été président de la commission d'hygiène jiubliquo do la Chambre et s'est beaucoup occupé des questions d'assainissement discutées au Parlement.

ViLLEMIN (Jean-Antoine), médecin militaire et histologiste français, né à Prey (Vosges) en 18-27, mort à Paris en 1892. Orphelin à treize ans, il étudia d'abord en vue de devenir instituteur; mais, pris par la conscription, il fit ses études médicales à Strasbourg pendant son service militaire. Puis, utilisant ses aptitudes pour le dessin, il fut nommé aide de botanique à la faculté de médecine de Strasbourg en 1S52 et obtint lo doctorat en médecine l'année suivante, avec une thèse sur los collections purulentes du rein. Peu après, il devenait médecin stagiaire au Val-de-Grâco et, en 1854, lauréat du concours pour lo grade de médecin-major. Il suivit alors un régiment et, en ISijO, revint à Strasbourg, ofi il fut nommé médecin des hôpitaux militaires et répétiteur à l'Ecole du service de santé. En 18G1, il publia ; Du tubercule au point de vue de son siège, de son évolution et de sa nature, où il différencia cette néoplasio spéciale. En 1862, il donna une thèse intéressante sur le Jiôle de la lésion organique dans les maladies et, en 1863, il fut nommé agrégé de l'école du Val-de- Grâee, où il fit des conférences Villemin.

de clinique médicale et fit paraître, en 1864, avec Morel, un Traité d'IdstoJoqie humaine normale et pathologique et un travail sur la Schh-ème des adultes; en 18G6, ses /iecherches sur la vésicule pulmonaire et l'empfiysèine. Nommé, en i8G7, professeur d'hygiène et de médecine légale, en 1873 professeur do clinique médicale au Val-do-Grâco, il devint. en 1882 médecin chef do l'hôpital, sous-directeur do TEcole, puis en 1885 médecin inspecteur do l'armée. Son litre principal est d'avoir reconnu et démontré la virulence et la transmissibilitô delà tuberculose, étude à laquelle il s'était consacré depuis 1865, où il avait lu ù. l'Académie de médecine un mémoire sur la Cause et la nature de la tuherctdosc, dont les conclusions étaient que cette maladie est spécifique, produite par un agent inoculable, dont la transmission se fait do l'homme au lapin. En 1866. il décrivit les pseudophtisies dans la série zoologiquo ; en 1868, dans ses Ktudes sur la tuberculose, il réfuta les objections faites à sa doctrine, et dans son travail sur la prophylaxie de la phtisie examina les conséquences do sa ciécouverte. En lï*69, il révéla les conditions et les moyens de propagation de la phtisie dans un mémoire lu a l'Académie, démontra par des expériences la contagion par les crachats desséchés et pulvérisés et signala le danger des linges souillés par eux et la fréquence do la contagion dans los locaux destinés à la vio en commun (casernes, prisons), lo danger du balayage et la nécessité de l'isolement des malades. Nommé membre do l'Académie de médecine en 187», il publia encore d'importants travaux sur le scorbut, le scrofulisme, î'érythème polymorplie et fut l'un des rédacteurs des instructions pour la prophylaxie de la tuberculose. Un monument lui a été élevé ù Bruyères (Vosges) et dans une des cours du Val-de-Grùce.

ViLLEPINTE {ŒovRE dk). nom donné ù un ensemble d'ét:ildissoments et d'institutions fondés yav los religieuses do Marie-Auxiliairice pour prévenir et combattre la tuberculose chez los enfants et les jeunes filles. Kn 1864, Thérèse de Soubiran-Lalouvière, fondatrice de la société do Marie-Auxiliatrice, établit à Toulouse la première o maison do famille « pour les jeunes filles isolées (ouvrières, institutrices, employées, etc.). Cette maison, formée en 1870, fut remplacée par les maisons do Lyon (1869), do Paris (1872), d'Angors (1897). Tels furent les débuts do ce

qu'on appelle l'Œuvre de Villepinte. Cette œuvre est «lonble : elle est prophylactique et elle est curative. Les institutions proidiylaciiquos qu'elle a créées et qu'elle entretient sont : r les trois maisons do famille désignées plus haut, où prés de Goo jeunes filles travaillant pour vivre trouvent, moyennant une faible rétribution, une habitation salubre et commode et une nourriture saine et fortifianto (la maison d'Angers s'occupe surtout des entants; elle a une garderie où do cinq à six cents fillettes de trois ù. douze ans sont à l'abri des dangers do la rue pendant les heures qui séparent la fermeture do l'école do celle des atoliersj ; 2" dos sociétés de secours mutuels à Paris (1875) et à Lyon (1877); 3» un dispensaire, h Paris, spécial aux affections de la poitrine et du larynx ot à l'anémie, créé par le B' Gouél en 1875 et ouvert gratuitement aux fcmnu'S, aux jeunes tilles et aux enfants; 4» trois établissements ù l'usage des jeunes filles et enfants fatigués et anémiques, que la tu)>orculoso guette, mais n'a pas encore saisis ; le sanatorium Minoret, établi d'abord (Ikh5) dans la forêt de Saint-Germain, puis transféré ù Champrosay , station do Ris-Orangis (tout y est aménagé pour y faire des cures d'air datis les meilleures conditions de succès ; il contient environ 100 lits) ; l'œuvre des cures rurales do Champrosay, établie en 1904 dans lo parc du sanatorium Minoret, pour procurer, au

frrand air de la campagne, un repos et un traitement lygiéniques aux jeunes tilles de six à seize ans appartenant aux classes laborieuses de Paris (le pavillon consacré à cette œuvre peut contenir 90 lits; une école ménagère et une école d horticulture y sont aménagées); la station des cures maritimes du Piadet, fondée en 1905, non loin d'Hyèrcs. Les établissements où se poursuivent le traitement et la guérison des tuberculeux sont au nombre do deux : 1" le sanatorium Alice-Fagniez, fondé en 1895, dans une vallée du territoire d'Hyèrcs, et réservé rigoureusement aux enfants et aux jeunes filles poitrinaires chez qui la fonte pulmonaire n'est pas commencée. On y reçoit 34 malades, chiffre qui sera bientôt porté à 50; 2" Ihôpital-sanatorium de Villepinte, qui. étant la plus importante des fondations dues aux religieuses de Marie- Auxiliatrice, a donné son nom à l'ensemble de l'œuvre. Cet hôpital, établi d'abord à l.ivry, fut le y>rcmier en France consacré aux phtisiques. Transporté en 1881 à Villepinte (Seine-et-Oise), il reste le seul qui reçoive les tuberculeuses à toutes les périodes de la maladie. Il est entouré d'un parc do U hectares, et les bâtiments sont aménagés de telle façon quo les malades sont réparties dans des pavillons entièrement séparés et distincts, suivant leur âge et les stades de la maladie. Dans ces conditions, les malades guérissables recouvrent la santé; les autres, entourées de soins jusqu'à leur mort, ne peuvent ni contaminer leur famille, ni créer de nouveaux foyers de contagion. L'établissement contient environ 800 lits. On y est admis, comme dans les autres maisons dont nous avons parlé, après consultation prise au dispensaire, et à des conditions que les intéressées peuvent connaître en s'adressant au siège central de l'œuvre. A la tète de l'œuvre do Villepinte se trouvent trois comités : un comité médical, un comité de surveillance de six membres et un comité de patronage.

ViLLEQUIER, comm. do la Seine-Inférieure, arrond. et ù 15 kilom. d'Yvetot, sur la rive droite do la Seine, à -1 kilom. do Caudebec-en-Caux. Station de pilotes pour les navires qui remontent à Rouen. Eglise des xii* et xvi* siècles, dont une verrière représente un combat naval. Château du xviii' siècle, qui fut le siègo d'une baronnie. Dans le cimetière, tombeaux do M"* Victor Hugo, do Léopoldine, fille aînée du poète, et de son mari, Charles Vacquorie, ces deux derniers morts dans un naufrage, en face de Villequier, en 1843.

ViLLERS (Charles-François-Dominique de), littérateur français, né à Boulay (Lorraine) en 1765. mort à Gœttinguo en 1815. Il fit" ses études chez les bénédictins de Metz, entra dans l'artillerie et devint officier. Quand éclata la Révolution, il écrivit des pamphlets contre les idées nouvelles, émigra en 1792, servit dans l'armée des princes, et se fixa à Gœttingue. où il continua ses études et fut chargé d'un cours de littérature française. Esprit curieux, il s éprit do la culture germaniq^uo et se lia avec h's ]irincipaux savants et écrivains de 1 Allemagne, qu'il contribua pour une très grande part à faire connaître aux Français. Ami de M"" de Staël, il fraya la voie à l'auteur du livre De l'Allemagne. Ses principaux ouvrages sont : les Lettres xvestphatiennes (1797); Coup d'à' il sur tes universités et le mode d'instruction publique de l'Allemagne protestante (1808) ; la Philosophie de Kant ou Principes fondamentaux de la philosophie transcrndantale {\$0l\ exposé superficiel de la philosophie de Kant considérée surtout au point de vue moral ; enfin, son Essai sur l'esprit et l'influrnre de la réformation de Luther {IS0\), en réponse à une question iiroposée par l'Institut de France qui lo couronna. Danscet ouvrage, Villers expose, dans un esprit hostile an catholicisme, favorable au protestantisme et pénétré de la philosophie du xvm' siècle, les bienfaits do la réforme de Luther au point de vue matériel, intellectuel et moral. Lors do la réunion des villes hanséatiques a la France, Ch. do Villers publia un pamphlet contre cette mesure, et le maréchal Davout le fil arrêter et conduire ù Cassel (I811^ Loin d'être récompensé do son dévouement à l'Allemagne, il se vît privé do sa chaire en 1814 par le souverain restauré du Hanovre, qui lui accorda toutefois une pension.

ViLLERS-LA- VILLE, comm. do Belgique (prov. do Brabant [arrond. de Nivelles,', sur la Thyle. tributaire do lEscaut, par la D\le et le Uupel ; 1.150 hab.

ViLLERS-LE-TEMPLE, comm. do Belgique (prov. de Liège arruiid. de Mny :i ; 1.150 hab.

ViLLERS-L ÉvÊQUE, comm. do Belgique (prov. ot arrond. de Lir^^'o ; l,:'SO hab.

ViLLERS-PERWIN, comm. do Bclglquo (prov. de Hainaut [arrond. do Charleroij) ; 1.150 hab.Carnôredo pierre ù bâtir : fabrique de chicorée.

ViLLE-SUR-HAINE, comm. de Bolgiqno (prov. do Hainaut arron-l. de Soignies]). sur la /Jaine, affinent de l'Escaut : 1.200 hab. Charbonnages.

ViLLINOER (Hermine\ nouvelliste allemande, née à Fribourg-en-iirisgau on 1849. Fixée à Carlsruho, elle se livra aux lettres ot se fit connaître d'abord sous lo pseudonyme do H.'VVii.FRiKD. Son œuvre comprend des romans et

des nonvollcs, entre autres ; /?om(i880" : f.ivergnaii {\fiB2); Ztnz i'18H7j; /•'raichfiurs d'été (1887;; iMa patrie (1887); wi Itomnn et d'antrea histoires {1890) ; Uécif» de la Forêt Xoirr (1892); Histoires dV'calières {1%^^); le Troinii^mp Chf.vnl (1899); la Heine de la valUc (1899); etc. Slvle nattirel, lnimoar di^îcat et sentiment poétique, toiles sont les qualités essentielles de cet écrivain.

ViLHAR (Augustc-Frédéric-Chr<Stion), théologien ol historien allemand, né à Solz {liesse élcctoralo) en 1>*00, mort :i Marhoiir;: en I8fi8. Après avoir fait ses études de théolo^'ie A Marbourp, il devint en I«33 directeur du gymnase do cette ville. Eu 1S50, il fut nomn: • -conseiller rapfiorteurau ministère de l'inlérieur, avec le titre do consedor <lti consistoire. Il perdit sa place à la cliuto du ministère qui l'avait appelé et tlcvini professeur de théologie à Marbourfif. Il fontla et dirifrea deux journaux : l'Ami du peuple htsaois {1HI8-IS51) ; Feuilles pastorales et thtiolofjiques. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Discours scolaires sur les questions contemporaines (1846); la Théologie des faits contre la théologie de la rhétorigue {1S5G}. Parmi ses ouvrages d'Iiistoiro littéraire qui curent un vif succès, nous citerons : histoire de la littérature allemande fI8G4); Petit manuel des noms allemands {18cr»); Petit manuel pour les amis de la chanson populaire allemande {ISGl); Pour servir à l'histoire de lu civilisation moderne en Allemagne, recueil d articles (18ÔS-18G7). Il a aussi laissé plusieurs œuvres posthumes : Métrique allemande; Morale théologiqtie {lé~l); Traité de théolooie pastorale {IS12'}; l'Eglise et te Monde ou les Devoirs du ministère spirituel (1873); Dogmatique (187-1); Cotlegium biblicum ou Commentaires pratiques de l'Ecriture 5am(e (1880-1888).

Vilmorin (Philippe-Victoire LÉvtqrE de), botaniste et néîiociant français, né à I>andrecourl en 174G, mort en 1801. Descendant d'une ancienne familto lorraine do cultivateurs et d'officiers, dixième (ils de Jacques I^vèque de Vilmorin, s'ôtant rendu à Paris pour compléter ses études, il se lia avec Pierre d'.Vndrieux, botaniste du roi, qui tenait, quai de la Mégisserie, à l'enseigne du • Uoi des Oiseaux », un commerce de plantes florales et de graines

fiotagèros. Kn 1774, Pliilipnc-N'icloiro do Vilmorin épousa a fille et devint l'associé de Pierre d'Andrieux. Les deux associés furent les créateurs du commerce scientifique dos graines. On doit notamment à Vilmorin Tintroduction en France et la propagation de la betterave champêtre, du tulipier, des chéries d'Amérique, du cyprès de la Louisiane. Il vulgarisa un giand nombre de bonnes variétés do plantes agricoles jusqu'alors exclusivement spéciales, soit aux environs do Paris, soit au Languedoc, à l'Anjou, à la Provence. 11 a publié enfin, on outre du Uon Jardinier, ouvrage 2ui fait connaître chaque année les plantes nouvelles mises ans le commerce, un certain nombre d'intéressantes nolices, notamment sur la culture des navets, du trèfle violet, du colza et du pavot-teillette. — PitîKRE-PiiiLiPPK- André Lévêque de Vilmorin, fils du précédent, né en 1770, mort en 1S02, fut le successeur et le continuateur do son père. Correspondant de l'Académie des sciences, collaborateur de l'armentier et des plus notables agronomes de son époque, on lui doit la création d'intéressantes collections do céréales, de plantes florales et de plantes légumièros. lia publié de 1803 à I.S35 un grand nombre do notices sur les végétaux cultivés et les essences forestières. — Pierre-Locis-François Lévêque de Vilmorin, fils aîné du précèdent, né en 181G, mort en 1860. Il prit en 18 i3 la direction do la maison commerciale. On lui doit, entre autres travaux agronomiques, l'amélioration do la betterave blanche pour la production du sucre et un très remarquable ('ataloyue s>/noiii/)ni'/iic des froments. — . CHARLKs-IiENRv-PmLii'i'K Lèvêquo de Vilmorin, fils aîné du précédent, né en 18i3, mort en 18y9. fut le directeur do la maison do 1873 jusqu'à sa mort. Toutefois, il eut pour associé son froro cadet, Auguste-Louis-Macrice, et il a eu pour successeur son fils a!né, PuiurPE. Henry de Vilmorin n'a cessé, pendant vingt-cinq ans, d'augmenter les belles collections commencées par son père et son grand-pèro et de continuer leurs recherches expérimentales. Il fut, comme ils avaient été, le créateur ou le vulgarisateur de variétés nouvelles de plantes cultivées. On lui doit un Catalof/ite si/noni/migue des pom>,ies de terre, des éditions nouvelles du Catalogue sijnonymique des froments et diverses oeuvres d'un grand intérêt pratique, notamment: les Meilleurs Blés, les Plantes potagères, et les Fleurs de pleine terre.

VlNADIO, l>ourg d'Italie (Piémont [prov. do Coni j), à quelque distance de la Stura, affluent du Pô ; 3.500 bab. Sources minérales chlorurées sodiqucs sulfureuses, à la température de 32 i 69» C, utilisées pour le traitement du lymphatisme. de la scrofule, et do certaines aircctions rhumatismales.

VlNALMONT, comm. do Belgique (prov. do Liège [arrund. de Huy j ; 1.550 bab. Charbonnages ; minerai do 1er.

Vincent ;angink de). Méd. Variété d'amygd-ilite stihaiguë, caractérisée par une ulcération cli an cri forme avec exsudât diphtéroïde, d'où le nom iVamtjgdalite chancriformc ou \'angine ulcéro-membraneuse, qu'on lui donne quelquefois. Dans l'exsudat, on rencontre des l>acilles fusilormes spéciaux (t. de Vincent), associés à des spirilles.

Vincent bacilles de). Bact. Bacilles fusiformes, assez longs, effilés aux extrémités, observés par Vincent dans l'angine ulcéro membraneuse ou angine de Vincent. Ils ressemblent beaucoup aux bacilles de la pourriture d'hôpital, se colorent comme ces derniers, ne prennent pas le gram, sont immobiles, et se cultivent assez difficilement, sauf sur sérum ou liquide dascîte. Ces cultures dégagent une odeur fétide. I/exposiiion aune température do 60* C, pendant quelques minutes, suffit à tuer le fusobacille.

*VINDHYEN, ENNE {di-in, en') adj. — Se dit d'un étage géologique établi pour désigner le cambrion des Indes. — n. m. Cet étage lui-même.

VlNEA (Francesco), peintre italien, né en 18 IG. mort à Florence en 1902, surnommé « le Meissonier florentin >•. It a joui d'une certaine vogue en Italie. Ses tableaux do genre, très finis, ont pour la plupart été popularisés par l'estampe. Citons, entre autres : A la plus belle, Visite ^ la grand'mére. un Enlèvement, Baigneuse^ etc.

VlNOGRADSKl (Serge), microbiologiste russe, né à Kiev en 18.ïG. Après avoir terminé ses études au collège de Kiev en 1873, il suivit les cours do la faculté physicomathématique, section des sciences oaturellos, d abord à

Kiev, puis à Saint-Pétorshourg. Diplômé en I880,il se consa'-ra entièrement à des études do botanique, puis do microbiologie, qu'il alla continuer ;t I nf. v..r^,(,: ,'.. <.,-... bourg, puis à celle do Zurich. i> ^ membre de l'Institut impérial d< :

 Saint-Pétersbourg, chef do la s. y,,-,,, •,.- ,,,;' lor,]'.!-.;.- ■ et rédacteur en chef des archives que publie llnstitûi; il devint directeur de cet institut en lî»o?. Vinogradski est correspondant do l'Académie des = l'anadepuis

1902. On lui doit do nombreux tr:i laciérics et

surtout sur la nitrificatlon Sns ; moires: fiecherehes />' bactéries {lti9) ; Sur téries (1889); lieche.

la nitrificalion (181*o-i,h'.'1 ; fjuntnhntin,. „ (.^ morphologie des organismes de la nitrificalion (1892); Sur la forma tijn et l'-jr>i'f->ti;>i ,/. , uitrites {\%9\ ■ ; Sur le ; microbien (1895); /'/<.

niques sur le travail ■>■

Sur l'assimilation de l'(i:ote yazuu: dt l'atmosphère par les microbes (1893-1895), etc., sont de tout premier ordre. Il établit l'existence, dans toutes les terres, d'un ferment nitreux préventant, selon ses origines, des dilferences morphologiques. Ces micro-organismes transforment l'ammoniaque en acide nitreux, et une autro bactério ^nitrobarter) accomplit la seconde phaso de l'oxydation, c'est-à-dire 1 oxydation qui aboutit à l'acide nitrique.

VIOLAÏTE n. f. Variété très polychroïquo do pyroxène.

*VIOLET n. m. — Violet d'évégue. Violet pourpre. Nom donné à plusieurs champignons du f;enro corlinairo, qui sont violets, au moins dans c jeune âge. (Dans ladulte, les lames acquièrent toujours une couleur cannelle.)

Violette (roman de la), récit on vers rJ . Xiiie siècle, par Gilbert de Montreuil. — Dan une joyeuse réunion, Lisiart, comte de Fore?, gage avec Gérard, comte do Nevers, qu'il sduira la belle Euriaute, amie de celui-ci. L siart échoue; mais, ayant apcrï;u Euriante : bain, il a vu sur son corps un grain de beau en forme de violciie et persuade à Gérard qu'il —-■--"• a réussi. Le comte de Nevers abandonne Euriante dans une forêt; mais, avant reconnu son itjnocence, il se met à sa recherche et devient le héros d'une foule d'aventures nicr\-eilleuses. Inutile d'ajouter qu'il finit par retrouver et éiiouser son amie, et que le irai- Iro reçoit le juste châtiment de son crime. Ce roman est une des plus jolies variantes brodées sur le vieux thème do la <■•■ gageure . ; il a été publié en 183» par F. Michel. Boccace lui doit sa nouvelle de Bcrnabo de Gênes (Décaméron. II, 9), et Shakspearo une partie do Cymbeline; Castil-BIaze en a tiré pour Wcber 1 opéra do la Violette.

VIOLITE n. f. Sulfate hydraté naturel de fer.

*VlOLLE (Jules), phvsicien français, né à Langres en 1811. — Kn 1897, il a été élu membre de l'Académie des sciences (section do physique générale), on remplacement

do Fizeau.

VIRTONEEN, ENNE (ni-in, en") adj. So dit d'une zone de passage entre le charmonthien et le sinémarien ljel:^es. et caractérisée par le grés do Virlon.

— u. m. : 2-e virtomen.

ViRTUS ^luss), planète télescopiquo n" 194, découverte en l'.Kii ]>ar Max \VoIf.

VISCERALGIE U'is-sé.iï) n. f. Névralgie qui atteint les viscères. (Se dit principalemeut des douleurs intestinales.)

*VlSCONTI- VENOSTA

(Kmilio.marquis'i. homme d'Etat italien, né à Milan en IS.'H. — -Vprès la chute du cabinet Zanardelli (1903). lo marquis Viseonti-Venosta laissa les alTaircs étrangères à Titioni et reprit son siège au Sénat. ."^ïa grande autorité personnelle dans la diplomatie européenne. non moins que la situation particulière prise par l'Italie dans la (luestion du Maroc, lui valut 1 honneur de représenter son pays à la conférence d'Algêsir'as (16 janv.-* avr. 1906). Son âge.

son expérience, son esprit de conciliation lui donnèrent dans cette assemblée une situation prépondérante, (piil employa à chercher la solution assurant à la fois lo respect des droits acquis et le maintien de ta paix.

ViSCONTl-VENOSTA {Giovanni\ littérateur italien, frère du précédent, né on 1832, mort en 1906. U occupa divers emplois dans l'administration municipale de Milan, so consacra surtout aux questions d'assistance, d'hygiène et d'enseignement. En 1870, il fut nommé président de l'Association générale des ouvriers; il présida aussi la Société des écrivains italiens. On lui doit des yourelles et des vers satiriques, qui lui valurent, en Lombardie, une grande popularité. Son chef-d'œuvre en ce genre est il Jiitorno det Crociato. que tous ses compatriotes surent par cœur. Citons encore do lui un roman : una Scappnta fuori del nido, qui parut d'abord en 1871 dans la Perseveranza; il Curato d'Orobio (1886); A*i«o/o e la questione d'Orienté (1886), parodie, et un volume de Souvenirs.

Vision du poète 'la\ haut relief marbre, par Georges Bareau. — Ce morceau considérable parut au Salon de 1900. où, avec un Itéveil de l'humanité ^marbre\ il valut  l'auteur la médaille d'honneur. L'artiste s'est inspiré du poème liminaire do la » Légende des siècles > \h. Vision d'où est sorti ce livre). Victor Hugo débute ainsi :

J'eus un r*re. le mur des siècles m'apparut. Cétait de la chair viic avec du granii brut...

C'est ce mur, c'est cette chair vive des siècles que l'artiste a voulusculpter en marbre: véritable vision dantesque,

VILM.VU —

dont il ne pouvait évoquer qu'on épiso'b forcément lîmitéesde son art. Ms'*''^'"

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