‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 327 sur 363 · WILM · texte numérisé non relu

WILM

WlUSKiN

"WlLM (Nico)as db), compositeur et poète russe, né à Risa en 1S34. Il fit ses études musicales au conservatoire "le Lci|»zig, fut ensuite second chef d'orchestre au tliéàtro municipal do Kii^a. puis lut nommé professeur do piano et do tliéoriû à ilusiilut Nicolas do Saint-Pctorsbourg. IMus tard, il su fixa à Dresde, puis à Wicsbaden. Los compositions do cet artiste sont au nombre do cent vingtcinq environ, com])ronant plusictirs œuvres do musioue de chambre, des morceaux de piano à deux mains, aes suites à quatre mains, des pièces do harpe, des (icdcr, dos chœurs, des motets, etc. Il a publié à Kiga, ou 18S0, un rccueit do poésies.

AVlLMANNS (Guillaume^ germanîsto allemand, né à Juti-rbog en 18^2. Il fut 1 olùvo, ù Uorlin, do Ilaupt, do Mullonhoff et de Boniiz, devint en \S'\ professeur de langue allemande à l'université de Greifswald, et fut appelé en 1877 à prendre la succession de Simrock ù. l'université do Bonn. Citons, parmi ses publications : Jtecherches sur le décetoppement du poème de Kudiitn (1873); Contributions à l'interprélution et à l'histoire des î\'ibeliinf/fii (1877); Eludes sur les sources du Girtz de Gœthe (187 i^; Vie et poésies de Wallher de la Voyclweide {188^); Contributions à l'/tistoire de l'ancienne lilt'h'ature allemande (18^5-188!*); Grammaire allemande à l'usage des classes (1890); etc.

"WiLMOTTE (Maurice), philologue et publiciste belge, né à Liège en I8GI. Il tit ses études dans sa ville natale, puis à Halle, Berlin, Bonn, et surtout à Paris, où il suivit les cours do l'Ecole des hautes études. Il a été professeur à l'Ecole normale de Liège avant d'enseigner à l'université de celte ville. Il a publié : Atjénor de Gasparin (1880-1881); Happort sur l'enseignement de la philologie romane en France et pn Allemagne (1886); Etudes de dialectologie wallonne ll»'.}0 : extrait do la Jtomania) ; le Wallon. Histoire et littérature des origines à la fin du XVIII» î/èc/e (1893); les Passions allemandes du lihin dans leur rapport avec l'ancien théâtre français {\S9S) ; la Belgigue morale et politique tS30-i 900 (1902); Anthologie des écrivains belges de langue française : Octave Pîrmez (1904). 11 collabore au journal » l'Express « et appartient au parti progressiste.

"WiLPFED, bourg de l'empire d'Allemagne (roy. de Bavière), non loin de Rissingen, près d'un petit sous-affluent du Danube : 700 hab. Sources minérales sulfurées calci- (|ues, utilisées pour le traitement du rhumatisme chronique et de certaines dermatoses.

"WlLSON ilIorace-Hayman), sanscritiste anglais, né en 1780, mort à Londres en 1860. Il étudia d'abord la médecine et entra, en 180:*, comme médecin, dans la Compagnie des Indes. Il étudia le sanscrit à Calcutta: Colebrooke le tit nommer, en 181 1, secrétaire de la Société asiatique du Bengale, et il publia, en 1813, un poème de Kalidasa : le Meghadiita, texte sanscrit et traduction libre en anglais. Bientôt après parut son grand Dictionnaire sanscri/-fl»fl/flts (1819). 11 fut nommé secrétaire delà Société asiatique de Calcutta, et, en 1832, appelé à professer le sanscrit à l'université d'Oxford. La Société asiatique de Londres lo choisit comme président, et il fut élu membre correspondant de l'Institut de France. Outre les ouvrages mentionnés ci-dessus, il faut encore citer : Pièces choisies du théâtre hindou (3* éd., 18G4-1867); Grammaire sanscrite (2*édit., ISA!) ; Hecherches sur l'empire iudo-bactrien {Ariana anttfjiia, 1841); Histoire de l'Inde am/laise de tSOu à tSjû (I8U-1818'; des traductions du VicUnu-Pnràna (1840), du Hig-Veda 1 1850 et suiv.), etc. Kost a donne une édition critique de ses œuvres (I862-IS71, 12 vol.).

WiLSON vJohn), orientaliste anglais, né dans le Ber- ■wickshire en 1804, mort à Bombay en 1875. 11 s'uccupa de l'étude des langues orientales, se lit recevoir docteur, puis il se rendit à Bombay en 1829. Là, grâco à ses efforts, il réussit, en 1832, à fonder, sans lo secours du gouvernement, la première classe supérieure qui ait fonctionné dans l'Inde. Il résuma ses controverses avec les parsis dans un ouvrage qu'il publia à Bombay, sous lo titre de : ta Hcligion parsi, telle quelle est contenue dans le Zend- A venta, propagée et défendue par les zuroastriens de l'Inde et de la Perse, mise au jour, réfutée et comparée avec le christianisme (1843). Lo docteur Wilson fut un des premiers membres nommés dans l'acte d'incorporation de l'université de Bombay, dont il fut élu vicc-chancelier en isG^. 11 quitta riudo pendant quelque temps en 1843, Ht lo voyage de la Terre sainte, y passa près de quatre années et revint en 1847 à Edimbourg, oii il publia : les Terres de la Bible. Après cette publication, il retourna à Bombay, où il resta, jus((u*à ses derniers jours, entouré du respect do tous, Anglais et indigènes.

"Wilson (Woodrow^, jurisconsulte et écrivain américain, né à Staunton (Etat de Virginie) en 1856. d'un père écossais et d'une mère irlandaise. Il iit ses études aux universités de Princeton, de Virginie ot do John llopkins ; il est docteur des trois facultés, philosophie, lettres ot droit. Il s'établit avocat à Atlanta (Géorgie), mais il abandonna bientôt le barreau pour l'enseignement et devint professeur d'hisioiro et d économie politique ù Brvn Mawr Collège (Pensylvanio, 1885). Il professa ensuite" à l'université wesleyienne (Middlotown. Conpecticut. 1888;. ot fut appelé ù la" chaire de jurisprudence et de sciences politiques à l'université de Princeton ( I89ù), dont il devint président en 1892. .Son talent de conférencier est estimé trus haut en Amérique, ot il a écrit plusieurs ouvrages remarquables à des titres divers : Coni/ressional Gorernmeni, étude de politique américaine (1885); Division and réunion, t8:!9-f889 (1893); an Otd Master, and othcr polilical essagf! H»03}: Mère lilerature, and other essags 1 189GJ ; George Washington (189G) ; a llistorg of the american people (19021. Mais son œuvre capitale est ihe State, Eléments of hisloricil and praclical polilics (1889). Ello a été trailuito en français sous ce titre : l'Etat : Eléments d'histoire et de pratigoe politiques, par Wilhclm.

Wilson (mvladik de). Méd. Dermatito d'origine inconniie. peut-être parasitaire, caractérisée par une desquamation abondante et généralisée, et compliquée de lissiiros ot d'érosions parfois très douloureuses. Elle so distinguo do la dcrmaiite exfoliatrice des nouveau-nés on ce qu ollo ne montre pas do lésions viscérales pouvant entraîner la mort.

WiMMER (Louis-Françols-Adalbert), philolopuo danois, Dé a Kinkjœbing (Juiland) en 1839. n fut l'élève, ù

Copenhague, do Wesiergaard, de N. M. Petersen ot de Madvig, so lit recevoir docteur en 1868 et habiliter en 1871. On créa pour lui, en 1876, une chaire de philologie Scandinave à runivorsité de Copenhague. Ses recherches sur les runes font autorité. Dans son ouvrage les Inscriptions runiques, leur origine et leur développement dans le .Xord (1874; traduction allemande par Holthausen, 1887). il a démolitré quo les runes dérivaient de l'alphabet latin. Citons encore do lui : De la déclinaison des noms eu vieux danois (1868); les Monumi^nts runiques historiques (i895); Sur la découverte et l'interprétation de nos monuments runiques (I8ïf4) ; Morphologie du vieux-tiorrois (1889) ; Livre de lectures en victix-norrois (1896); etc.

"WlNCKEL iMAL.xniEDEj.Méd. Maladie probablement infectieuse ou d'allure infectieuse, caractérisée par un ictère intense avec diarrhée bilieuse, hématurie et hémoglobinurie. Elle apparaît généralement dès les premiers jours de la vie et so termine au bout de 5 à 7 jours, par la mort.

"WlNDELBAND (Guillaume), philosophe allemand. nÔ ù PoiS'Luii on IS4S. Il étudia l'histoire aux universit<'*s do léna. Berlin et Gœttingue, puis, sous linfliience de Kuno Fischer et de Lotze, so tourna vers la philosophie, so fil habiliter en 1873 à Leipzig, devint en 1873 professeur ordinaire à Zurich, pa.ssa de là à Fribourg-en-Brisgau 1 1877) et enfin à Strasbourg (1832). Sa doctrine est uncriticisme modéré. Ses publications relatives à l'histoire de la philosophie sont très estimées. Citons, notamment : Histoire de la philiisophie moderne (1878-1880); Histoire de la philosophie ancienne (dans le Manuel dl. v. Millier, 1894) ; Traité d'histoire de la philosophie (1903) ; Histoire et science de la nature (1394) ; etc.

WiNDISCH (Ernest>, linguiste allemand, né à Dresde en l!ri4i. II fit ses études à Leipzig, où il se fit habiliter en 1869 pour le sanscrit et la grammaire comparée, alla ensuite à Londres travailler au catalogue des manuscrits sanscrits de VIndia Office Library, revint en 1871 à Leipzig avec le titre de professeur extraordinaire, passa de là à Heidelberg (1872) et à Strasbourg (1875) comme professeur ordinaire, et enfin succéda à Michaelis dans la chaire de sanscrit de Leipzig. Ses travaux portent surtout sur les branches indienne ot celtique de la linguistique indo-européenne. Il est devenu, en 1894, membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Citons de lui : Emploi du conjonctif et de l'optatif en sanscrit et en grec (avec Dclbrîick, 1871); Abrégé de grammaire irlandaise (1879); Textes irlandais (1880 et suiv.); Georg Curtius (1887); Douze Hymnes du Rig-Véda, avec le commentaire de Sdyana (1883); Iti-Vutlaka (texte pâli, 1890); etc.

WINCBERGITE [bir'} n. f. Sulfate naturel basique dalumiue.

"WlNGATE l'sir Francis Reo-iuald), officier général anglais, sirdar de l'armée égyptienne, né à Broatfield, dans le comté de Renfrew, en 1861. Il fit à l'académie de AVoohvich son éducation militaire, et entra dans l'armée anglaise comme lieutenant d'artillerie à l'âge de dix-neuf ans. Après avoir servi successivement aux Indes et à Aden, il fit partie, en 1884-1885, de l'expédition du Nil, et, en 1SS9, do l'état-major des troupes anglaises en Egypte comme clicf du service des renseignements, puis comme général-adjudant. En celte qualité, il combattit à la frontière soudanienne eu 1^89 et en 1S91. Pendant l'expédition de 1896 contre Dongola, dirigée par Kitchener, il fut également directeur du service des renseignements et reconnaissances, et prit part aux engagements de Fiker et de Elafir. En IsyT-lsg**, il eut do nouveau une part brillante aux opérations qui aboutirent à la capture de Abou-llamcd. à l'occupation de Berbera, ainsi qu'aux batailles d'Atbara et dOmdurman. En 1S99, lorsque le calife tenta de nouveau de marcher sur Khartoum, il fut envoyé contre lui par Kitehener avec un corps de cavalerie, l'atteignit à Oni-Debrikat, et lui fit subir un échec où il trouva la mort. A la suite de cet exploit et du départ do Kitchener pour l'.Al'riquc du Sud, sir Reginald Wingate fut appelé aux fonctions de sirdar de l'armée égyptienne et re(,-ut le titre do gouverneur général du Soudan. Il a publié : le Mahdisme et le Soudan égyptien (1891), et traduit en anglais plusieurs ouvrages du missionnaire Ohrwaldor et du colonel Slatin-pacha, relatifs au Soudan égj'ptien et au mabdi.

WiNGHE-SAINT-GEORGES, comm. de Belgique (prov. de Brabant f^arr. de Louvaini). à la source du Winghe, tributaire de 1 Escaut [lar la Dilo et le Rupel ; 1.500 liab.

WlNIARSKI (Léon), sociologue polonais, professeur à l'université de Lausanne, né à Varsovie on 1865. Il a fait ses études à Varsovie, à Paris (1886-1888), à Londres (1S89) et en Suisse. Docteur es lettres depuis 1894, pour une thèse d'économie politique, il devint la même année privatdoceut et, en 1903, professeur extraordinaire do science financière et de statistique à l'université de Lausanne. 11 a publié de nombreux articles et brochures on polonais, russe, allemand, italien et français. Il est surtout connu pour ses idées sur l'application de la méthode maihématiquo à l'économie politiquo ou à la sociologie et pour sa tentative de " mécaniiiuo sociale >' ou de « sociologie pure 1. Grâce à l'abstraction, il prétend ne considérer dans la société quo dos fort-es d'attraction et de répulsion en équilibre plus ou moins instable, formant des systèmes d'énergies auxquelles s'appliquent les lois do la mécanique générale.

WiNKCL (Lambert Aixard te), linguiste hollandais, né à Aruhem en ls09. mort ù Loydc en 1868. D abord instituteur et précepteur, puis professeur de gymnase â Leyde, il devint lo collaborateur de Mathias de Vries au Grand Dictionnaire de la langue néerlandaise. L'université do Leyde lui décerna en 1855 le litre de Doctor honoris causa. Il a fondé la grammaire néerlandaise moderne et a publié do remarquables articles dans des revues spéciales : lo 0 Magasin do philologie néerlandaise » (1847- 1852) ; lo " Nouveau Magasin » (1853-1857); otc. Il a réformé l'orthographe, avec l'aide de De Vries, ot composé ]ilusiours bons ouvragos, dont les plus connus sont : 7*rat^< d'analyse logique {lAUS) \ Essais êur la science grammaticale (1858-1865), etc.

WiNKEL (Jan te), linguiste ot littérateur hollandais, né à Winkel en 1847. Il suivit les cours dos universités do Leyde et de Groninguo, fut professeur do gymnase dans cotto dernièro ville, ot devint en 1892 professeur do

langue et littérature néerlandaises et germaniquesanciennes à l'université d'Amsterdam. Ses ouvrages les plus estimés sont: Histoire de la littérature néerlandaise {\SHlr, Histoire de la langue et de la littérature néerlandaises en allom., dans le « Grundriss » de H. Paul, 1897 ; les Œuvres de Maerlant, considérées comme le miroir du xiir sivcle (1877-1892); etc. Il est en outre l'auteur de nombreux articles ou brochures, a édité des textes hollandais et a entrepris en 1893 une carte des dialectes néerlandais.

WinkelhanN (Edouard), historien allemand, né à

Dantzig en 1838, mort à Heidelberg en 1896. Il étudia l'histoire à Berlin et ù Gu-tiingue, passa son doctorat en 185y, et collabora peu après aux " Monumenia Germania; historica». Professeur à Reval (l»60j, puis à l'université do Dorpat, il devint conseiller à la cour de Russie, puis professeur d'histoire à Berne (1869) et à Heidelberg (1873 . Citons, parmi ses ouvrages : Histoire de l'empereur l'rédèric II et de son empire de f3l2 à iiS5; Bibliotheco Lirauix historica {\S'0) : Philippe de Souabe et Otto IV de Brunswick (1873-1878); Petrus de Ebulo, liber ad honorem Augusti (1874); Acta imperii inedita seculi xîii et xiv (1880-1885); Histoire des Analo-Saxons (1883j; les Origines de l'université de Heidelberg {1886); l'Empereur Frédéric II. Annales de l'histoire d'Allemagne {ïiiS9-lS^l);elK:.

WiNOGRADSKY (Serge), microbiologisto russe, né à Kief en 1850. Après avoir passé son doctorales sciences. il commença des recherches sur les bactéries sulfureuses du genre beggiatoa (1887). Mais son travail capital roule sur la nitrification. 11 établit l'existence, dans toutes les terres, d'un ferment nitreux présentant, selon son origine, quelques ditférences morphologiques. Ces micro-organismes bornent leur action à transformer l'ammoniaque en acide nitreux ; la seconde phase de l'oxydation qui aboutit à l'acide DÏlrique s'accomplit par une autre bactérie, qui se rencontre aussi dans tous les sols et qu'il nomme <• nitro-bacter ». \Vinogradsky, chef de la section microbiologique de llnstiiut impérial do médecine expérimentale et membre de l'Académie de Saint-Pétersbourg, a été élu correspondant de l'Académie des sciences do Paris, en 1902.

WiNSOR fJustin\ historien américain, né à Boston en 1831, mort à Cambridge en 1897. Il fit ses études à Harvard et à Heidelberg, devint administrateur de la bibliothèque publique de Boston (^1868-1877), puis de celle de Harvard (1877-1897). Il a publié ; Bibliographg of original quarios and folios of Shakespeare (1875); Christopher Columbus {IS91) ; Cartier to Frontenac {1S9A) ; the Mississipi basin (1895); t/ie Westward Movement (1897); Was Shakespeare Shapleigh ? {ISè') et sunout Mémorial History of Boston (1880-1881) et une SVarrative and Critical History of America, en huit volumes (1884-1889j, précieuse à consulter, bien que mal ordonnée.

WiNTER • William), poète et critique dramatinue américain, né à Glouccster (Massachusetts) en 1836. Il fit ses éludes de droit à Harvard, se fit inscrire au barreau, collabora au " Traoscript ; et à la « Gazette », à Boston, puis se rendit en 1859 à New-York, où il écrivit à la « Saturday Press u et dans d'autres journaux, et fit la critique dramatique à la « "Weckly Keview « (1865) et à la n Tribune ". A la suite d'un voyage en Angleterre 11877), il publia : the Trip to England (,1879-18?f0): ^English Humbles and other fugitives pièces in prose and in verse (1881): Shakespeare's England (1886-1895), son meilleur ouxrage; G l'a g Days and G old in England and Scotland (1891-1895) ; Old Shrines and Ivg (1892-1895) ; Broœn Heath Papers {iSd2). Il a publié aussi des ouvrages relatifs au théâtre : Life of Edivin Booth (1872-1894); ttie Jeffersons (1884-1894); a Life of Henry Irving (1885); the Stage Life of Mary Anderson (1886); Shadou-s of the Stages (1892- 1895) ; etc. Citons encore les recueils de vers : My Wilness (ISll); Thistledown {l&n); Wanderers {IS&8-IS9S).

WINTÉRANACÉES (5é) n. f. pi. Petite famille de dicotylédones dialyitétalos, comprenant les genres wintérane^ ciimamodendr'e, icarburgie à pétales liorcs et le genre cinnamosme à pétales soudés. (Les wintéranacées sont voisines des bixacées et des magnoliacées.) — L'ne wintb- RANACÉE. (Quelques auteurs no font pas de distinction entre cette famille et celle des canellacées.)

WINTÉRANE n. f. Genre de plantes dicotylédones dia-

lypétales. tyjie de la famille des vtnléranac'ées.

*WlNTERER (l'abbé Landeliu', prêtre et homme politique alsacien, né à Obersulzbach en 1832. — Agé et malade, il ne se présenta pas en 1903 aux élections pour le Reichstag dans sa circonscription d'Altkirch-Thann. où il fut remplacé par un de ses partisans, lo !>' Kickliu, qui se montra très germanophile. Il conserva son siège à la délégation d'-\Jsacc-Lorrainc (Landesausschuss). continua à diriger plusieurs journaux catholiques de Muliiouse. s'attacha surtout à combattre l'influence grandissante des socialistes et essaya de retenir les catholiques d'Alsace- Lorraine dans le parti autonomiste indigène, mais ne put cmjiécher leur ralliement au parti allemand du centre catholiijue et la diminution du clergé catholique francophile.

VnNTÉRIE 'rî] n. f. Gcnro de poissons pliysostomcs, do la famille des stomiidés, créé en 1902 pour deux espèces jiropros aux mors do Malaisie. ^La wmteria melanops, péchée dans les parages de Sumatra i»ar 800 mètres de fond, est lo type de ces curieux poissons des abysses, voisins dos sto'mias, découverts par l'oxpédiiion scicDiilîque du Valdivia.)

'W"lRSEN Charles-David ak\ poète et critique suédois, né à Biilkta r|)Iand)cn 1842. Il étudia à l'psal. séjourna à Paris 1 1866-1867), d'où il rapporta ses Etudes sur les réformes introduites dans la htléralurc française aux xvi* et XIX' siècles, devint docent do littérature à l'universiié d'Upsal (1868). professeur au lyrée de la même ville (1870) et. après un séjour en Italie ("l871-ls72i, fut nommé conservateur du musée de Gothembourç (1876). Elu membro de l'Académie suédoise (1879). il alla habiter Stockholm, devint critique littéraire du journal officiel suédois, rédigé par les soins de l'académie, et du journal conservateur: 0 Notre pays ». Nommé secrétaire perpétuel de l'Acadé* mie (18811," il n'a cessé d'être lo porte-parole do cotto institution, et de combattre avec intransigeance les jeunes écoles littéraires. Outre do nombreux volumes de critique, études littéraires, éloges académiques, il a publié une abondante série do recueils poétiques : Poèmes (1876) ; Nouveaux Poèmes ^1880) ; Chants et images (1884;;

De liethlfem au fio/i/o//»» (1S82), etc. ; œuvres d'un lyrisme tiuJiii oi cljatiiS il'iiiiipiratioD presque toujour» rcliKieuso el élroîtc'i/iont orthodoxe.

WlRTH f.Jcan-Gcorges-AuKU8le), publicistc allcman.l, 116 à Muni, h en 1708, mon ù Kraucfort on 1818. Il entra dans radministralion bavaroise, Ul paraître des études financières, créa d'épliéniùres journaux : le Canmoimlile (janv. 1831), iJriUrieuv, pour soutenir la cause libérale, liberté du travail, de la presse, jurj-, monarcbio constitutionnelle, etc Kn 1832, acquis aux idées républicaines, il publiait IlamliourglayViiuiieaf/emniirfe, dojit la hardiesse attira les rigueurs du la Diéto ; convaincu d'avoir préconisé la sonveraincté du peuple et attaqué les autorités oxislaiitos, Wirth lut condamné & doux ans d'emprisonnement (1S33). A l'expiration de sa peine, tracassé par la police, il se réfugia à Nancy (déc. 1830), à Strasbourg (1838), A Constance (1839). Il rentra àCarlsrubo en 184'; et fut élu l'année suivante représentant de la principauté do Rcuss au parlement de Krancl'ort. Il a laisse de nombreu.v ouvrages, dont:/<i JU'forme pol ili/iuc de l'Allemagne il su ■ Histoire de> AllemwnU (184Î-1815) ; Histoire des Etais allemands depuis la dissolution de l'empire (1817).

■WlRTH(Maxiinilien), économiste allemand, fds du précédent, né à Uroslau en 18:'2, mort a Vienne en laoo. Il lit ses éludes à lleidelberg, collabora en 1818 à la . Wcstl'ichscho Zoitung ., journal libéral do Paderborn, puis expulsé de cette ville, alla ■! Wiesbaden, où il rédigea là • Mittoirlieinischo Zoitung ». En 1850, il fonda avec son fréro une revue d'économie nationale, </«• ArtieUgeber, oii les intérêts ouvriers furent volontiers défendus. En 180-.', il établit à Francfort une exposition permanente de machines, puis devint directeur du bureau de statistique do la Suisse, rédacteur à la " Presse silésienno • do Breslau, et A la « Nouvelle Presse libre » de Vienne. Il prit part à la création de la Société allemande des économistes du Sud-ouest. Il a publié, entre autres ouvrages, des Principes d'i'conomie politique, plusieurs fois réédités, et une Statistique de ta Suisse, on trois volumes.

■WlRTH (François Ulpian), économiste allemand, fréro du précédent, né ùBayreuth en 1826, mort & Berlin en 18;i7. II reçut do son père, qu'il suivit en Franco (H3o) et en Suisse, des convictions démocratiques, étudia avec son fréro à l'université d'IIeidelborg, se ntsténographo, devint ingénieur, fonda avec son frère la revue d'économie nationale der Arbviif/eber (1856) et y collabora activement jusqu'en 1802. Il créa, do 1861 à 1863, à Francfort et dans les villes voisines, dos sociétés de crédit populaire, suscita égalememt dessociétés d'onsoignoment et fut l'actif propagateur de la ligue allemande de l'enseignement populaire, dont la première assemblée se tint à Darmstadt en 1872. C'est sur son initiative que fut formée la grande Union allemande do tir. A dater do 1886, il se consacra à une fervente propagande en faveur do la paix universelle et, d'abord isolé, lit bientôt apparaître en Allema[,'iie d'importants groupements pacitistes. Il a laissé maints écrits, dont : tes Banques populaires (I861) et l'Alsace cl la Franc: (1895).

■WlSLlCENUS (Ilermann), peintre allemand, né a Eisenach en 182t, mort à Goslar en 1899. Elève do Bendemann et de Schorr à l'acadéniit? de Dresde, puis inlli-.encé i>ar Cornélius, qu'il connut i Rome (1853-1857). Do 1S57Ù 1S6S, il a habité Weiinar, dont il a décoré la cago d'escalier du musée et la chapelle du château. Nommé professeur à l'académie de Diisscldorf en 1868. il a été chargé d'exécuter des compositions dans la demeure impériale de Goslar; co sont des ceuvres froides et ennuveuses. Ses compatriotes possèdent encore do lui : le héluge de Deucaîion (maison romaine, ù Leipzig); la Lutte de l'homme contre les éléments (musée do Weiniar); l'Imagina 'on bercée par les rêves (galerie Schacke, à Munich); les Quatre saisons (National Galerie, Berlin); Abondancia et miseria (galerie de Dresde).

*"WlSSMANN (Ilermann dk), voyageur allemand, né à Franclort-xnr l'Oder eu 1S53. — II est mort ù Weisscnbacb

(Styrie) on 1905.

■WlSSCWA (Georges), philologue allemand, né à Breslau en 1859. Il fit ses études dans sa ville natale et à Munich, se lit recevoir docteur à Breslau eu 1880, fut habilité en 18S2, devint en 1886 professeur extraordinaire à Marburg, et obtint l'ordinariat on 1890. Il quitta Marburg pour Halle en 1895. Il entreprit des vovages d'études en Italie (1882-1883 et 1886). Il a publié : Des sources des Saturnales de Macrobe (I880) ; les Statues romaines de Véntts (1882) ; les Dieux indigètes des Domains (1892) ; Analecta Itomana topoqraphica (1897): lieligion et culte des Domains (dans le Manuel d'I. von Millier, 1902). Il dirige la publication de la Dealencijclopxdie der Kla^sisclten Altertumswissenschaft do Pauly ^nouv. édit., 1893 et suiv.).

"WrrCHIKAN, lac du Canada (.Saskalcbewan), à l'origine d un at'lluciil droit du Beaver ou Castor, branclio mère du lleuve Cburchlll ; 18.000 hectares.

*'W"lTTE (Serge loiilievitch, comte), homme d'Etat russe, no à Titlis en 1819. — Il devint en 1903 président du conseil des ministres, fonction plutôt bonorititiuc. Nommé premier ministre pléni{)otentiaire de Russie à la conlérence do Portsmoutb (Etats-Unis), qui aboutit à la signature du traité de paix entre la Unssio et le Japon en août 190:>, il fut, dès sou retour, appelé par le tsar au poste de premier ministre dans le premier ministère russe constitué à la suite de la promulgation du manifeste impérial du 17/30 octobre. 11 donna sa démission dans les derniers jours d'avril 1906, après avoir mené à bien l'emprunt de doux milliards et quart dont il poursuivait depuis plusieurs mois la réalisation avec l'aide du ministre des finances, Kokov-

tsof, qui resta dans la combinaison nouvelle. Les élections pour la Douma d'empire ayant assuré une forte majorité au parti constitutionnel démocrate, avec lequel le comte Witte ne pouvait s'entendre, Goremykine lui succéda à

Wille.

la i«io d'un second minislire, entièrement composé do louctionuaircs.

'WlTTE (/c/mn-Gaspard-Marie, baron de), historien français, né a Paris en 1855. Fils du baron Jean de Wiile, archéologue belge (v, t. Vl|.. il opta pour la nationalité française. Licencié en droit, attaché a la préfecture du Loiret 1876), chef de cabinet du |iréfet dis Ardennesi 1877),

il abatidonna ses luuctions la iném<' : ' tia la

carrière administrative. Il a'-coniplit | : ,-e» eu

Europe cl en Orient, el publia ; lin /'.. Dôme

et l Italie sous Léon XIII (1892j; le ( .,„..„..,,,.,, J.-l/. de Dossi, ses découvertes aux Catacombes 11895.; tes Domains de Transylvanie (1897); l'Evolution de ta question il'ljrienl dans les Ualkans (1001); des Alpes liaiaroises aux llntkans (1003); Quinze ans d'histoire (ISliii-ISSIJ d après les mémoires du roi de Doumanie et les témoignages contemporains {Vjiih).

■WlTTEKIND, liourg de l'empire d'.VlIcmagno (rov. de Prusse prov. de .SaxoJ). dans la banlieue de Hallc'prés d'un peiitsous-aftluentde l'Elbe; 1.000 hab. .Sources minérales chlorurées sodiques. a la température de 13- C, utilisées pour le traiienienl du rhumatisme chronique et de» dill'érenles manifestations de la scrofule.

"WlTTIO (Ilermtinn , sculpteur allemand, né et mort à Berlin (1819-1891;. Il étudia son art i l'académie dosa ville natale, sous la direction do Tieck, et travailla ensuite à Home, de 1816 à 1818. Il alla aussi à Paris en 1867. .Ses œuvres sont idylliques et gracieuses ; ce sont des pêcheuses, des bacchantes, des vendangeuses, des moissonneuses, des chasseresses, e.vécutécs soit isolément, soit par groupes. Citons : Débecca, Elore, el Dacliel et Jacob. On doit an mémo artiste les Saisons cl une Victoire, un buste colossal de ioiiij 'fieck, et, pour la chapelle du chiteau do Rcineck , une Tète de Clirial. Il a décoré le fronton du théâtre de Riga fl862), et exécuté une Germanie protégeant les arts, pour le fronton de la Galerie nationale do Berlin.

■WlTTlG (Aueusle), sculpteur allemand, no à Moisson en 1823, mortà Dusseldorfcn 1893. Il commença ses éludes artistiques en 1813, à Dresde, sous la direction do Rietschel, et de 1846 â I8I8, exécuta plusieurs œuvres remarquables, telles que VEnlèvement d Hglas, bas-relief; Siegfried et Chriemhitde, groupe en bronze, et deux frises, l'Agriculture et l'Horticulture. Il .séjourna ensuite à Rome, a partir de 1850. En 1859, il fut appelé à Dusseldorf comme professeur; en ISOl, il y fonda une écolo de sculpture. Principales œuvres : un Chasseur (1852), aujourdliui a Londres: .igar et Jsmaél (1853). groupe colossal; l'iété (1858), groupe colossal; deux très beaux ba-s-reliels, une Mise au tombeau cl une Loreteij 1 1800) ; bustes de Sclur.loir; de Conie/iui (colossal): travaux pour le .Nouveau-Théâtre do Leipzig, celui do Riga, les académies de Dusseldorf, do Budapest, l'université do Kœnigsberg, la salle aux Colonnes du vieux musée de Berlin, etc.

WiWELL (Abraham), portraitiste anglais, né à Marvleboiio (Londres) en 1780, mon â Birmingliam on 1840. Orphelin de père et très pauvre, il fut longtemps cordonnier, puis garçon perruquier. Guidé par une dame Smith, chez qui sa mère était femme de charge, il apprit à dessiner et s'exerça à la miniature- U s'établit ensuite coiffeur lui-même et joignit à l'exercice de sa profession celle do peintre en miniature. Deux do ses amis, NoUekens et Nortlicoto, si célèbres depuis, lui conseillaient depuis longtemps de se livrer au portrait; il finit par s'y adonner, mis en vue par une circonstance heureuse. Bientôt, il fut réputé. C'est une vraie célébrité qu'il conquit avec le Portrait delà reine Caroline au milien de ses juges. Wiwell sollicita et obtint la faveur de peindre ccllo malheureuse princesse dans lenceinto même delà Chambre des lords. D'innombrables copies en furent immédiatement demandées à l'auteur. Dès ce moment, il n'y oui dans les trois royaumes ni lorJ. ni ladj' qui ne tint à honneur d'aller poser devant Wiwell. Ce lut un engouement. L'artiste peignit alors une foule de portraits. On peut citer : le prince George de Cambridge, lo duc d'York, le duc de Clarencc, lord Dussell, Canning, enlin lo roi George IV, lo pins sérieusement étudié do tous. Mentionnons encore une Tète de Sbakspeare, d'après lo buste on marbre que l'on conserve dans l'église de Slratford-sur-,\.von, patrie du grand poète. Wiwel manifesta aussi, à l'occasion de ce portrait de Shakspcarc, ses aptitudes littéraires; il publia des Decherches sur l'histoire, l'authenticité et le caractère des portraits de Shakspeare (1827). Quelques-uns de ses portraits ont été gravés par Lupion.

■Wladimirofka. bourg de la Silésie asiatique (ile de .''akhahiu' .:i Tu kil. environ de Korsakow ; î.ooo hab. Après la prise de Korsakow par les .laponais. en juillet 1905, les Russes s'étaient retirés siirWladimi.-ofka, où ils s'étaient retranchés. Ils en furent délogés par les Japonais après un violent combat, les U et 12 juillet.

■WlaËF (sÉRCM Di<). Thérap. VVIaëf, médecin de Saint- Pétersbourg, a cru trouver dans les tumeurs malignes de l'homme un blastomycéte qui en ser.ait l'agent pathogène. Pendant deux ans. il a immunisé, par cet agent, des oies et des ânes, dont le sérum devait être curatif des tumeurs malignes, du cancer (1899). Mais les essais tentés dans cette voie n'ont, jusqu'ici, donné aucun résultat aj»préeiable.

Wlassics (Jules db), jurisconsulte et homme politique hongrois, né à Zala-Kgerszeg en 1352. II fil ses éludes â Nagy-Kanizsa, Budapest et Vienne, et entra au ministère «le la justice, où il prit part aux travaux de coditication et ;\ l'organisation de la magistrature. Il l'ui nommé, en I800, professeur do droit pénal â I université do Budapest. Elu déjiuté en 1892, il se distingua dans la discussion du code civil et fut nomme ministre de l'instruction publique et des cultes en 1895, portefeuille qu'il conserva pondant neuf ans. Comme ministre des culics. il défendit les lois politico-ecclésiastiques, et il introduisit au département de l'instruction de nombreuses réformes dans toutes les branches de l'enseignement. Il organisa l'Ecole normale supérieure, admit lés femmes à rUniversité, introduisit l'étude de l'histoire do l'art. Il a publié bon nombre d'ouvrages sur le droit pénal. Après la chute du cabinet Szell (1903), il reprit sa chaire à l'Université et fut nommé 1906) président de la cour de justice administrative à la place de AVekcrlé.

'Woche (dik'i 7rt .Semaine], revue allemande hebdomadaire illustrée, paraissant tous les vendredis. — Fondée

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WœlfFLIN (K.Jouard;, philoloeuc sui.ssc. néon l'.i A Bùlo, où il fijiiifrion'^a v'**- '•tu'l'*«, i! !os po-ir^-jî-.;; â <, . • tingue, I î' - . , .

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Wœpcke François), savant allemand, né à Dtssauea

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connaissaient cette partie de la s --o-

rènu'S donnés plus tard par Fti-on . ^ en

grande partie aux Arabes, v .-:ia

vers la lin de l'année iSûr. de

mathématiques au gymnase i so

démit do cette lunciiou irc iiris

reprendre ses travaux pariu rc-

miéro ligne son Mémoire t-. ■' c»

indiens (1863;. Wœpck- -os

notices, ainsi que pli;^ .>:>s

divers journaux scicir lo

« Journal . de Liouville, lu Journal ;ii.au^uc -, di-i les t Annali ■ de TortoUui, etc.

WoERDE, I>ourg d'Allema^e froy. de Prusse [présid. d' Vrnsbcrg, cercle de Schwelaij» ; 5.8C8 faab. Forges et aciérie, iréûlerie.

■WœsLAU. V -r-

cle dUnter-W'i. .•)}.

Station thermal' . . . _____.-__

"WoESTE (Charles), homme politique belge, né i Bruxelles en 1837. Docteur en droit en 185», il plaida avec tale:.t à la cour d'appel de Bruxelles jusquen 1873, date à laquelle il devint avocat à la ^— ^

Cour de cassation. Il fut bâton- ^^^9^^

nier do l'ordro en 1890. Lo ^^^^ ^

0 juin 1874, il avait été élu rc- s J^

présentant catholique pour l'ar- ff^ .^^- ^t

rondissement d'.Vlost, qui lo réélut sans interruption. Directeur du département de la justice, du 16 juin au 23 octobre 1S84, il devint ministre d'Ktat lo 15 novembre i.-;-.'!. II so . ■ nsacra, avec la \ ^

tivité et le plus .

ment, à une ù.,.- - ^^

charitables. Il pnt aussi une part co^^i'iérablo aux travaux ^

des congrès de Malines et des congrès dos œuvres sociales de IJégo, s'intéressant particulièrement au mutualisme. Il a succédé à Bcernaort à la jTésidence de la Fédération des Wo-sie.

cercles catholiques et des associations catholiques et constitutionnelles. Jouissant d'une trrandc inâuence, comme chef du parti catholique, c'est à lui que le roi Léopold adressa, le 12 juin 1901, une lci:re combattant la propositioD d'annexion immédiate du Congo

JL

WOESTYNE

WORl'SWEDE

Sue riiclamait Beernaort ot nu'il fui ainsi obli^â do retirer eux jours après. Wœsto, président du comité ao rédaction de la « Kevuogônéralo »,a publié un prand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : De la proprU-tô des anciennes églises, des anciens cimelièrcs, ctr. (1871); Vingt ans de polémique (1885); Histoire du KiiUurkampf en Suisse (1887); le Service personnel et les Itéfoi-mes miltlaires {liso)- la Neutralité belge, la IJcliji'jue et la France H 8^1); Elections léijis xiioes, circonscriptions électorales (1896); une lîjpéricnce ; la représentation proportionnelle (1896) ; A travers dix années. Etudes politiques sociales, historiques et litlératres (1895)

* WoESTYNE (Henri-Pierre Van de, dit Ivan de), littérateur français dorigino belge, ni- à Ixelies (Belgique) en 1831. — Il est mort ù. Pau en il'O^.

WoiLLEZ (maladie de). M('d. Maladie qui pressente les signes do la pneumonie franche ain;uë, à ses débuts, mais qui n'en possèiie pas la marche cyclique bien connue. Elle se termine habituellement parla guérison en quclriues jours. Anatomiqueraent, elle montre une congestion aiguo du poumon avec ou sans pleunte. doti le nom do couyeation pleuro-pulmonaire, qu'on lui donne aussi.

^ATOLF ^Ferdinand), crudit alleniaml. né à Vienne en 1796. mort en 18G6. Après avoir fait son droit à l'université de Gratz, il se laissa entraîner par son goût pour la littérature et l'érudition et accepta une place à la Bibliothèque impériale de Vienne, dont il devint directeur. C'est l'in- Iluenco de la poésie romantique qui le poussa, comme Uldand et tant d'autres, vers la poésie du moyen âge. Imbn des théories do Lachmann et de son homon^'mo Frédéric Wolf sur Torigine des épopées homériques, il s'appliqua surtout ù. débrouiller la genèse des traditions épiques des nations romanos. Après avoir effleuré la questiou do l'origine des chansons de geste françaises : les Plus récents efforts des Français pour la publication du leurs poèmes héroïques nationaux, etc. (1833), il s'attacha ù retrouver colle des romances espagnoles, dont il publia un choix avec K. llormann : Primavera y flor de romances (1856), et se fit bientôt une spécialité de l'histoiro litiérairc do l'Kspagno et du Portugal au moyen âge, à laquelle il a consacré son principal ouvrage, plein de renseignements, mais fort indigeste : Etudes sur l'histoire des littératures nationales espagnole et portugaise (1859). Il avait écrit auparavant, sur les origines des formes do versification romanes et leurs sources liturgiques, un livre plus savant encore, mais qui est un inextricable fouillis : les Lais, les séquences et les laiche (1841). On a réuni après sa mort ses écrits de moindre importance : PelUs écrits (1890).

"WOLF (Jean-Rodolphe), astronome suisse, né à Faellanden (cant. de Zuhcli) en 1S16, mort à Zurich en 1893. Après avoir fait ses études à Berlin, Paris et Vienne, et conquis le titre de docteur, il devint professeur au collège et à l'université de Berne (1839). Il enseigna ensuite les mathématiques au gymnase de Zurich, l'astronomie au Polytechnicum et à l'université, tout en dirigeant, depuis sa "fondation en 1S64, l'observatoire de la même ville. Wolf a publié un Traité d'astronomie (historique et bibliographie) très estimé des savants, et do nombreux mémoires sur les taches solaires (dont la durée de la période est, d'après lui, de onze ans, six mois); sur la météorologie, sur les comètes, sur les étoiles filantes, sur les bolides, etc. Il fut élu correspondant do l'Institut de France en 1885.

"WOLF f^Charles-Joseph-Eliennc), astronome français, né à Verges (Aisne) en 1827. Entré â l'Ecole normale supérieure en I8is, il passait son agrégation, trois ans plus tard, et était nommé peu après professeur de physique au lycée de Metz. En 1856, il soutint une thèse de doctorat sur l'Influence de la température dans les phénomènes des tubes capillaires. .Vppelô à la chaire de pliysique do la Faculté des sciences de Montpellier, il quitta ce poste on 1863, pour entrer comme astronome à l'Observatoire do Paris. Là. il exécuta de nombreuses recherches, tout en professant l'astronomie physique à la Sorbonne. Il catalogua en particulier un certain nombre d'étoiles ; il fit de multiples expériences snr l'équation personnelle, expériences qui lui permirent de conclure que, par l'éducation, la correction personnelle d'un observateur se réduite un minimum et par suite devient constante; en collaboration avec Kayet, il découvrit dans le Cygne trois petites étoiles très voisines, qui, donnant des spectres remarquables par leurs raios brillantes, sont connues sous le nom d'étoiles Wolf-Hayet. Ces travaux lo désignèrent à l'attention do l'Académie des sciences do Paris, qui l'élut en remplacement do Liouville (1883). Indépendamment de notes ou de mémoires insérés dans les recueils scientitiques, Wolf a publié divers ouvrages : Hypothèses cosmogoniques (1886); Astronomie et géodésie (1891) ; Histoire de l'Observatoire de Paris (1902); etc.

WoLF (Charles), historien et géographe allemand, né à Langensalza en 1838. Il enseigna à Hildesheim et à Eisenacb et a publié un Atlas historique (1877), une nouvelle édition do l'Atlas de géographie ancienne do Kiepcrt (1881) et, en collaboration' avec Kiepert, un Atlas historique classique (1890).

"WOLF (Max ou Maximilien). compositeur autrichien, né en Moravie en 18 lO, mort à Vienne en 1880. Elève de Oossoïf et de Marx, il se consacra au Ihéâtro et no larda ]tas à se faire une grande réputation comme compositeur d'opérettes. 11 en écrivit un graml nombre, pour la plupart charmantes, et qui obtinrent un grand succès non seulement à Vienne, mais par toute l'Allemagne. On peut citer p.irmi ses ouvrages de ce genre, ntii ne sont pas sans témoigner d'une certaine inlluencc Irançaisc, et où la grâce et la tendresse se mêlent à la verve et ù la gaieté : l'Ecole de l'amour. Au nom du roi, la Dame bleue, le Pèlerin, la Dame du portrait, C'vsarinc, etc. Wolf a imUié aussi de furt jolis liedrr.

WoLF (Auguste), peintre allemand, né i ^VeinIleim (Badol en 1312. D'abord compagnon orfèvre, il devint, à Nuremberg où il travaillait, élève de Kreliling et ensuite. à Carlsruho et à Dresde, de Descondres et do Straseliinpka (1868). Dos copies d'après le Titien et Van Dyck attirèrent sur lui l'attention du comte Schaek, qui l'envoya on Italie exécuter 48 copies d'oeuvres célèbres. Il reçut égalomenl des commandes do copies pour le grand-duc dOldonbourg, Installé ù Venise, puis ù Irmsbruck, il n neint un certain nombre de toiles inspirées par l'histoiro do Voniso, et notamment une Fête à Alurano au xvr siècle.

Parmi ses autres œuvres originales, citons : Résurrection (château Schack), Anna ^Ecole polytechnique de (^arlsruhe). Madone, les Trois Parques, Apollon parmi les Muses, etc.

WOLF (Louis), vo^'ageur allemand, né â Ilagen, près dosnabruck, en 1858, mort dans le pays Bariba, en .Afrique, en 1889. Après avoir fait plusieurs voyages dans les doux .Amérioues, il prit part à l'expédition dirigée par Wissmann au Kassaï entre 1883 et 1886 et découvrit en 1884 le Sankourou et lo Lomami. Parti â la fin de 1887 pour lo Togoland, il y fonda Bismarckburg. Il fut un des collaborateurs de Wissmann pour son ouvrage : A l'intérieur de l'Afrique (1888) et publia la Mise en valeur de nos colonies de l'Afrique occidentale (1889).

WoLF (Hugo), compositeur allemand, né àWindischgrœtz (Siyrie) on 1860, mort fou â Vienne en 1903. 11 commença ses études musicales au Conservatoire de Vienne, mais n'y resta que peu de temps, travailla seul, sans maitre, et bientôt se livra â la composition, tout en faisant un peu do critique musicale. C'est comme compositeur de liedcr que \VoIf est considéré par ses comi»atriotes comme l'un des plus grands maîtres en ce genre. Après Beethoven, après Schubert, après Schumann, après tant d'autres, il a su trouver des formes neuves et des accents encore inconnus. Dans ses premiers chants pour voix de femme, il annonçait déjà un esprit élevé, indépendant, à la recherche de voies nouvelles. La surprise lut grande néanmoins lorsque, do 188S à 1891, on le vit publier coup sur coup ses grands cycles de lieder dont il avait tiré surtout les paroles des œuvres des grands poètes allemands. Gœthe s'y trouve avec cinquante et une pièces; Mœrike.un poète souabe peu connu à l'étranger, avec cinquante-trois; Eichendorff avec vingt; puis Sliakspeare, Byron, Michel-Ange, Ibsen et quelques poètes italiens et espagnols avec six douzaines.

En dehors de ses liedpr, on connaît de Hugo Wolf un quatuor pour instruments à cordes, plusieurs chœurs a cappella ou avec orchestre et un opéra-comique, la Corregidor, représenté à Manuheim en 1896.

WoLF (Max), astronome allemand, né à Heidelbcrg (grand-duché de Bade) en 1863. II prit le grade de docteur en philosophie en 18S8, puis devint successivement privatdocent, professeur à I université et directeur de 1 observatoire de sa ville natale. Indépendamment de travaux astronomiques dont la liste est déjà longue, Max Wolf se lit connaître pour avoir appliqué avec succès la photographie à la recherche des petites planètes et en avoir découvert ainsi une quarantaine.

"WOLFACH, bourg de l'empire d'Allemagne fgr.-duchô de Badel, près de la Kinzig, grossie à cet endroit de la Wolfach; 1.500 hab. Sources minérales bicarbonatées ferrugineuses, à la température de 10" C, utilisées pour le traitement de la chloro-anémie.

'Wolfdietricli, poème allemand du xiii'-xv siècle, qui est conservé sous plusieurs formes différant les unes des autres. Le noyau primitif do la légende paraît avoir eu l'aspect suivant : uu roi a un fils, dont la naissance est crue illégitime. L'enfant est exposé, mais nourri par des loups (d'où son nom). Devenu grand, il est accueilli par son père. A la mort de ce dernier ses frères lui contestent ses droits à une part de l'héritage paternel. Ses vassaux combattent pour lui, mais sont tués ou faits prisonniers. Il est contraint à l'exil ; après de nombreuses aventures, il revient et conquiert son royaume. La légende parait remonter à l'histoire de Tliierry, fils de Clovis, qui, enfant illégitime, eut des démêlés avec ses frères au sujet de sa part d'iiéritage. Des Francs, cette légende mérovingieno passa aux autres peuples germaniques.

WOLFF (Pierre), auteur dramatique français, né à Paris en 1865. ~ Après le grand succès du Seci-et de Polichinelle (1903), il a donné l'Age d'aimer. (V. ces titres.)

"WOLLASTON, grand lac du Canada (Alberta), qui s'écoule par un fort torrent vers le lac Keindeer ou Caribou, d'où sort un grand affluent gauche du fleuve Churchill. Environ 235.000 liectares ; le Reindeer en a 625.000.

*W0LLNY (Edwald), agronome allemand, né à Berlin en 1816, mort à Munich en 1901. Fils d'un conseiller des finances, sorti à dix-sept ans du gymnase Frédéric-Guillaume et de l'Ecole des métiers de Berlin, Kdwald consacra plusieurs années à l'apprentissage de la pratique agricole, notamment au domaine fameux de Grosswanzleben, près do Magdebourg. De 186G à 1868, il étudia à l'Académie agricole do Proscau, puis il devint docteur à Leipzig, et en 1870 il fut nommé assistant à l'Institut agronomique do l'université de Berlin. C'est peu do temps après, on 1872, ouo la section agricole de l'Institut technique de Munich lo choisissait comme titulaire de la chaire d'agriculture, que depuis il occupa, et. jusqu'au jour do sa mort, remplit de son activité scientitique.

Celle-ci, qui fut considérable, aboutit en quelque sorte, comme l'a dit Grandeau, à la création dune nouvelle branche do recherches : la «physique agricole». Presque exclusivement, en efl'et, il s'a-^onnaù l'étude des agents ldiysii|ues (lumière, chaleur, électricité, humidité de l'air) dans leurs rapports avec la production vé;;étale. Il fut, eu ce genre, un sagaco observateur, et il fonda, pour propager les connaissances nouvelles, une publication périodi(iuo intitulée : Ilccherches dans le domaine de la physique agricole. On lui doit en outre plusieurs ouvrages devenus classiques, notamment : Influence sur les pmprit'trs physiques et sur ta fertilité du sol ; De l'ombre et de la couverture du sol par les plantes (ISll); De l'application de l'électricité en agriculture (1883); Aoi?ts <i donner aux semis et à la culture des plantes (1885) ; Culture des céréales (US?) ; Déromposition des matières organiques et formation des hu'iius du sut ^lt^'.^"l ; etc.

WOLLSTONECRAFT (Mary-. V. GoDMiN, au t. IV, et SiiKii.Kv, au t. VIL

WoOD (Ella Price. Mrs. IIknry), femme de lettres anglaise, née à Worcester en 1811. morte à îlampstead en 1S67. Elle eut dès sa tendre iounesso une grande passion pour la lecture. Bientôt, elle écrivit elle mémo. Elle donna d'abord des articles pour des revues littéraires (Uenlli-y's Miscellaneous et New Monlbly Magazine), puis des romans. Le premier, la Maison Danesbury (1860), lui valut, à cause dos idées qui y étaient exprimées, un prix

coo

de la lig:uo do tempérance écossaise ; on eut ensuite East Lynne, immédiatement vraduit en français et en plusieurs autres langues; les Chagrins d" Mrs. Halliburton, tes Chanlung; le Secret d'une vie, avec la descrijilion de la vie des ouvriers, des grèves, des trados-unions; iOn/ueil de Werner, traduit en français par L. de l'Estrivo (1878); les Filles de lord Oakbum (186i), traduit en français par L. Bochet (1876); le Serment de lady Adélaïde (1867), traduction française par L. Bochet( 1878); A «tic //cre/ort/ (^1868 ; Jlulaiid Yorke liessy Wells {\^~b); etc. En 1K67. Mrs. \Vood avait acheté 1'" Àrgosy ", revue qu'elle fil diriger par Bentley, où elle publia les Papiers tttdlow.

La plupart des romans do Mrs. Wood se caractérisent par un certain talent à nouer l'intrigue, une observation de la vie et une peinture des classes moyennes intéressantes et un i>arti pris d'enseignement moral.

WOOD-HALL, bourg du Royaume-Uni (Angleterre centrale [comté d York, West-Kiding]) ; 700 hab. Source minérale chlorurée sodique, utilisée pour le traitement de la scrofule et de certaines dermatoses.

WOODINGTON (Wilham Frédéric), sculpteur et peintre anglais, né à Sutton Coldfield (comté de Warwick) en 1806, mort à Londres en 1893. Elève do U. Livicr, qui l'initia à la sculpture, il a exécuté les bas-reliefs en marbre qui ornent le monument de Wellington dans la cathédrale de Saint-Paul, à Londres, et ceux coulés en bronze. qui représentent la Bataille du Nil, sur le piédestal de la colonne Nelson. Il a exécuté des sculjitures pour la Chambre des lords et la Bourse de Liverpool, la statue de James Steele â Carlisle. Parmi ses peintures, citons Job et ses arnis et Bergers à Bethléem.

"WOPFNER (Joseph), peintre allemand, né à Schwaz (Tyrol) en 1843. Il fut d abord peintre décorateur et lithographe. Il entra, en 1867, dans l'atelier de Piloiy et voyagea en France, en Suisse et en Italie. Il a peint surtout des paysages inspirés par les lacs de son pays natal. Parmi ses œuvres, citons : Hansel et (irethel, Ave Mario, Pécheurs sur le lac de Constance. La « Neue Pinakothek o do Munich possède de lui : le Mauvais Vent, et Pêche sur le lac de Chiem.

'World (the) [" le Monde «], grand journal quotidien . illustré de New-York, fondé en 1861. — C est un journal d information et de reportage, et non point de doctrine ou de polémique politique. Les faits divers, les accidents et catastrophes, les procès sensationnels tiennent la meilleure place de ses dix-huit pages. donT une très considérable partie est occupée par les annonces. Les théâtres, les concerts, les sports de toute sorte y sont suivis dans leurs moindies détails, sans préjudice des nouvelles financières et commerciales. La Press poblishing Company, qui édite ce journal, publie aussi le ^ World dn dimanche " , et une édition quotidienne du soir (« tlie Evening World '1, plus spécialement consacrée aux romans, nouvelles et contes, avec suppléments illustrés en couleurs. Elle publie aussi le "World Almanac ». — o The World - est aussi le titre d'une revue hebdomadaire publiée simultanément à Londres et à Paris le jeudi matin. Ce journal n for Men and Wotnen « {« pour les hommes et les femmes «), fondé par Edmund Yates en 1S74, tout en étani un Society journal ou journal mondain, s'occupe de toutes les questions de littérature et d'art, sans négliger les sports, la politique et la finance; il publie des romans, des nouvelles, des chroniijues dialoguécs, des poésies.

WORMS (René), sociologue français, né à Rennes en 1869. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie (1890), docteur es lettres, docteur en droit et es sciences politiques et économiques, ancien secrétaire de la Conférence des avocats (1893). auditeur au conseil d'Etg*, il a professé le droit à Caen (1897-1902) et à l'Institut commercial de Paris (1902). Il a fondé l'Insti* tut international de sociologie. Ses ouvrages philosophiques sont : un Précis de philosophie et des Ffléments de philosophie scientifique {1S9Ï), une étude sur la Morale de Spinoza (1892). Outre divers ouvrages de droit et d'économie politique, outre ses thèses de doctorat es lettres : Organisme et Socirfé (1890); De natura et methodo socioloijix (1896), il a écrit une J hilosnphie des sciences sociales (3 vol. dont les deux premiers ont été publiés À Paris en 1903 et 1904).

En sociologie, René Worms est considéré comme l'un des théoriciens de l'hypothèse dite n orgauiciste ». Dans la direction de la Bévue internationale de sociologie, comme dans celle de la Bibliothèque internationale de sociologie, qu'il a fondées, il seflTorce surtout do réaliser une synthèse supérieure aux sciences sociales particulières.

*"WoRMSER f;lHrfr<*-Al]»bonsc-Toussaint|, compositeur français, né à Paris en IS.'iI. — 11 a écrit la musique do deux pantomimes : le Bvve du tambour, en tiu acte, représeuté à la Bodinière, et le Dragon vert, en 3 actes, représenté au Casino de Paris, toutes deux en 1895.

WORPSWEDE (i:coi.K m:\ M'orpswede, contrée de marécages et de landes, mais d un grand caractère, est située aux environs de Brème. In groupe d'artistes s'y est donné rendez-vous et en a fait un Barbizon allemand. Los sites do Worpswcde furent recommandés, en 1881, au peintre Fritz Mackenscn, par une fille d'auberge de Dusseldorf. U s y plut et attira plusieurs amis : l-'ritz Overbeek, Cari Winnen, Oito Modersohn. lians aui Ende, Iloiurich Vo^i-ler, qui séduits, eux aussi, par le grand caractère du jiays de ^\ orpswede. appelé par l'effroi populaire < marais du' Diable ■■ s'attachèrent à en traduire sincèrement le caractère. Le grouite de Worpswedc se manifesta, en 1895, ù Brème, dans une exposition ])articnlièrc qui eut un plein succès. Invités à exi>oser l'année suivante, au Salon do Munich, les peintres do Worpswcde furent présentés dans une sallo spéciale, sous le titre d'Associaii«.n des artistes de Worpswcde. Si tous s'inspirent de la nature et recherchent la sincérité, la personnalité de chacun d'eux apparaît, toutefois, très tranchée. Fr. Mackensen ]>eint des scènes de mœurs comme le Sermon en plein air, Otio Modersohn. et Fritz Overbeek parent leurs paysages d'une certaine poé.sie. taiulis que Dans am Ende so préoccupe do rendre exclusivement l'àpreté, les ciels tragiques qui surplombent les " marais du Diable » : enlin, les compositions de Heinrich Vogeler so recommandent par leur charmante fantaisie. Ces cinq artistes personnifient aujourd'hui l'Ecole ou plutôt l'Association de Worpswcde, dont Cari Winnen s'est retiré.

WOSTOKOW — WRIGHT

"WURTEMBERG : Tableau généalogique.

Pllï de Frédéric-i.u

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