‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 339 sur 363 · AUTOBUS · texte numérisé non relu

AUTOBUS

( fjuss — mot formé de deux abrév, famil. :

anio. automobile, et bus, omnibus) n. m. Fam. Omnibus automobile : Le service des autobus a été créé d l'aria en 1906.

**AZAY-LE-RIDEAU, cli.-l. de cant. d'Indre-cl-Loire

(V. musée).

Autobus

* Bahr-EL-GRAZAL. — Ive 8 mai 190$. a été signé à Londres, entre 1 Etat indépendant du Congo et l'AngletciTo, une convention destinée à remplacer celle qui avait été stipulée en 1894 entre les deux pa^s. Far la convention do 1894, l'Angleterre, en échange d'une bande de 25 kilomètres de largeur, entre le port septentrional du lac Tanganyika et le point le plus méridional du lac Albert-Edouard, abandonnait à 1 Htai indépendant, soit à bail indéterminé, soit à bail prenant tin à la mort du roi Léopold II, les territoires du Kahr-fl-Ghazal. Résilié à la suite des protestations de la France ot de rAllemagne. ce traité subsista partiellement en fait et le roi Léoi>old conserva la possession à bail de lonclave de Lado; mais la politique commerciale de IKtat indépendant, les protestations des missionnaires anglais relatives au traitement des indigènes, la nëcessiié de n^couvrer le territoire de Lado pour^ faire passer la voie ferrée du Cap au Caire, les empiétements du souverain de l'Etat indépendant sur les territoires réclamés par le gouvernement égyptien amenèrent la revision des accords antérieure. L'arrangement du 8 mai I90ô stipule l'annulation du bail accordé au Congo dans le Haut-S'il, mais maintient l'enclave de Lado sous l'administration de l'Etat indépendant pendant la vie de Léopold IL

Ballin lAlbcrt), industriel allemaDd, né à Hambourg en 1857. D'origine Israélite, il se destina très jeune au commerce maritime, fut emplové dans plusieurs maisons de commerce à Hambourg, puis en Angleterre, et entra en 1886 dans la grande compagnie de navigation la Hamburg-Amerika-Linie. Il en devmt bientôt le directeur, lui donna une forte impulsion et en étenùit toujours davantage l'action. U lit construire les fameux patjuebots géants très confortables et les pa^iuebots îrt'-s rapides qui assurent le service entre Hambourg et New-Tork en moins do cinq jours, comme le Deutschîand, créa des types do navires nouveaux pour les transports rapides à travers l'océan Atlantique, et lit en quel()ues années de sa compagnie la plus puis*^ante entreprise de navi-

fatioD de l'AlIemag^ne. Puis il réunit sous sa direction 'autres sociétés allemandes et étrangères, organisa des services très rapides entre les grands ports d'extrême Orient et l'Allemagne, entre les cotes asiatiques el américaines de l'océan Pacifique, entre Hambourg et l'Australie. H fit construire et aménager des bassins et des docks immenses, munis de l'outillage le plus perfectionné. dans le port de Hambourg, et des halls gigantesques. pour les voyageurs et pour les marchandises. Nommé

BALOUCHE — BIGRAPHE

on 1900 directeur pént-ral iIl* la r(iiiipafj:iiio, il ili^joua en I9t>2 les calculs <1 un batii{uier milliardaire de Now-York, Morgan, qui, formant un trust de la navigation maritime, voulut & cet effet s'emparer do la plupart des actions do la Uambunj-Amertkit-l.iJiie c\ du LhjodnUemand dcl^T{'xno et mettre ces deux compapnios sous la tutelle amt^ricalnc. It délimita. [>ar un traite avec le Lloyd, les sphères d'action do chacuno des deux compaf;nies, et par un autre traité avec Je trust unn^ricain, exclut co dernier do tous les ports alleman-h. Itallin pagna la conliance do l'empereur Guillaume II. ijui h' combla d'honneurs, devint un ûo ses conseillers favoris pour la politique commerciale et fut un des partisans les plus dnergi(iuos d'un rappronliement anglo-allemand, dans l'intérêt du commerce maritime allemand. Pendant la guerre russo-japonaise, il mit plusieurs de SOS bateaux à la disposition de l'amiral russe Rojestvonsky, pour le ravitailler de charbon jusqu'en Chine.

**BALOUCHE, mieux BALOUTCHE ou BALOUTCHI n. m.

Ling. Langue iranienne du Haloutchistan. — On écrit

aussi BHLOLTCHE, BALOrCIKN, ClC.

— Kncvcl. Le haloutche est parlé par environ 220.000 individus. Sa grammaire est iranienne et a conservé certains traits de l'iranien primitif plus purement que le persan moderne ; mais son vocabulaire contient une très forte proportion d'éléments persans, arabes, hindous et turcs. Son domaine est divisé en deux principaux dialectes, séparés par le brahotii, dialecte liin<iou : d'od le baloutche du nord et lo baloutche du sud, assez différents, surtout au point de vue lexique, pour que les Baloutches de l'un des dialectes ne puissent comprendre ceux de l'autre. Le baloutche possède une littérature orale (contes, poésies populaires). Quand on l'écrit on se sert généralement de lalpliabot arabe.

— BiBLioGR. : Geiger, la Langue des Baloutches dans le Grundriss der iravischen Philologie, tome II (Strasbourg, 1898).

*Bangui, poste de l'Afrique éqtiatoriale (Congo français). — Un décret en date do février 1906 avait transporté à Fort-de-Possel la capitale des territoires de lOubangui-Chari-Tchad; un décret de décembre de la mémo année, annulant le précédent, a reporté à Baugui la capitale du pays, parce que la place a manqué pour établir une ville à Fort-de-Possel, dont la situation géographique cr sanitaire laisse à désirer; Bangui, située à la limite de la navigation à vapeur sur 1 Oubangui, occupe au contraire une situation géographique, climatique et politique privilégiée et constitue le point principal de transit entre Brazzaville et les territoires de l'Oubangni-Chari-Tchad.

Baniapoutza, bourg do la Chine septentrionale (prov. de Maodchourie), sur le Cha-Ho naissant, sousaffluent du Liao-Ho par le Houn-IIo. En février 1905, vifs combats entre Japonais et Russes, compris dans la série d'engagements que l'on désigne sous le nom de iournées duCha-Ilo.

**Bareau (Geor7es-Marie-VaIentin), sculpteur français, né à Paimbœuf en 1866. — En 1906, le marbre do la Vision du poète iV. VISION, au Supplément} et le liéveil de l'Humanité, marbre, lui ont valu la médaille d'honneur. Plusieurs des œuvres citées, envoyées à l'Exposition universelle de 1900, ont été récompensées par une médaille d'or.

BaRING-GOULD Sabine), pasteur de l'Eglise anglicane et littérateur anglais, né à Exeter en 1834. Après de solides études à Claro Collège (Cambridge), il vovagea quelque temps àtravers l'Europeet jusqu'en Islande(i86i\ et dirigea successivement plusieurs paroisses. Outre de nombreux ouvrages d'un caractère purement théologique ou religieux et des cantiques {Ckurch Songs. 1884), dont quelques-un« sont très populaires, Bariog-Gould a écrit beaucoup do romans et de livres sur les sujets les plus divers. Nous citerons : Iceland, its Scènes and Sagas (i862i; the Book nf Wereitolves (1865) ; Curious Myths of the Middle j4ffM ( 1866-1867) ; the Origin and Development of Heligious Beltef ilSô9-l%10); Inexitu Israël, roman historique {i870); Mehalah fl880); John Herring (1883); Court /loyal (1886); Bed Spj'der (1887); the Gavèrocks {ISAl} ; Richard Cahle (1888) ; (iermany. Présent and Past (1879) ; the Pennycomebuicks (1889); Arminell{\<%^) ; Old Country Life (1889) ; fn froxibadour^n Land (1900); Songs of the UVsi (1891) ; /n the Hoad of the Sea (1892) ; the Déserts of Southern France (1894); Napoléon Bonaparte {ISOQ) ; Guavas the Tnmer (1887); Furze-Dloom {um) ; In a Quiet Village {1900) ; the Frobis/iers {\90l) ; Miss Quillet (1902); fn Deimsland (1905); a Mémorial of Nelson (1905) ; etc. Aquoi il faut ajouter toute une série do livres descriptifs et pittoresques sur l'ouest de l'Angleterre, Dartmoor, la Bretagne, la Riviora, etc. il avait fondé et il dirigea, de i87l à 1873. the Sacristy, revue trimestrielle d'art et do littérature occlésiastiquos.

*Barodet (Désiré), homme politique français, né à Sormesso (Saône-et-Loire) on 1823. — 11 est mort à Vincolles (Saône et-Loiro) en 1906. Avant échoué aux élections sénatoriales du 2P janvier 1900, dans lo département delaSoiDO, il se retirade la politique. Il a publié : l'Ancien IV'gime, lettres aux paysans (1875:; les Hevenantes {IB99) ; Sauvons la ftépubttgiie ! Le Droit prime la force (1900).

BASSOIN n. m. Pôch. Cordage qui rattache un riict dorniaiii i 1 aussière ou gros c&blo reliant la lessuro au cabestan.

*BECQUEREL(Antoine-/7eHrO. physicien français, né h Pans en 1852. — Il a obtenu en 1903 le prix Nobel pour la pliysi'ine, conjointement avec M. et M»" Curie.

**Behanzin ou BeOAZIN (en réalité Dedoazln lioiadjeré //ijasn iiotrélé.ce qui veut dire Œil du monde et Fils du requin), lo dernier roi du Dahomey, né dans ce pays **" '*V" T l' ^^^ ^^^^^ ^ Alger en 1900. Après avoir été envoyé A la Martinique, ofi il séjourna pendant plusieurs années à Fort-de-Franco, l'ex-roi du Dahomey olitint, sur les msiances et après les démarches do son "lils Ouanilo Uétre iratjsféré en Algérie (I90f.). La résidence qui lui rut assigne- était lïlida. mais Bohanzin. atteint d'urémie, ?«*;."«''"* î ^'^''''■' ï***""" ^^ '■^''■<' s-^i^'CT; il mourut deux moi^e^'' ^°" arrivée, emporté par une broncho-pncu-

m^,^, (Ajifrod) financier sud-africain, né en IPM,

n„nr^H„*'?*^"**£^r''"'^^'^^«^("«''''^^ en 1906. Fils d un négociant do Hambourg, U partit à vingi^loux ans

pour l'Afrique du Sud, pour représenter une maison de commerce, puis s'associa avec Wernher pour faire sa propre fortune. Enfin, il unit ses projets à ceux do Cecil Rhodes, et tous deux fondèrent la compagnie minière De Heers, qui devait accaparer toute la production diamantifère de l'Afrique du Sud. Il prêta à Cecil Rhodes son appui matériel au moment du raid Jamesou, tout en désapprouvant personnellement l'entreprise, et donna également son appui au gouvernement du Cap, pour l'extension des chenuns de fer du Sud-Africain. Après la mort de Cecil Rhodes, il rentra en Europe, où il consacra une grande partie do l'immense fortune qu'il avait acquise à dos œuvres de philanthropie et à la formation dune inestimable galerie d'art. Il créa notamment une chaire d'histoire coloniale à l'université d'Oxford. Par son testament. Alfred Boit a fait un legs de trente millions, destiné i aider aux travaux de toute sorte exécutés dans la Rhodesia septentrionale et méridionale, l'Afrique portugaise orientale et occidentale, la colonie allemande do l'Est- Africain et autres parties de l'Afrique en vue des lignes ferrées, télégraj)hiques et téléphoniques qui joindront le Cap au Caire. Il a en outre légué à la National Gallcry, de Londres, un des tableaux les plus célèbres de Reynolds, La<li/ (Jockburn et ses enfants.

Bejot (Eugène), graveur français, né à Paris on 1867. Il passa par l'atelier de Jules Lefebvre et exposa pour la première fois, en 1893, au Salon de la Société nationale des beaux-ans, et ses eaux-fortes, d'un art personnel, furent aussitôt très remarquées. On citera parmi les principales pièces gravées par E. Bejot: le Pont Solférino{lS92); Saint-Gervais (1896^ ; Montï'inrtre (1897); Notre-Dame (1903); la Seine au pont des Saint-Pères, présentée sous forme d'éventail. Et, parmi les albums et les livres : la Seine à Paris (1892); Sr^uares et jardins (1896); Entracte'^ de pierres, texte de Guillemot (1899); Du I" au XX« arrondissement (1903) ; les Bateaux de Paris, en collaboration avec Ch. Huard, texte par G. Geffroy (1903).

Belgravia, magazine de Londres mensuel, publié par F. y. Wliite et C'*. Cette publication qui, à un moment, fut illustrée, est lo type des magazines dits « de société » . Elle ne donne guère que des romans et des nouvelles, parfois quelque article de critique superficielle ou de morale mondaine. « Belgravia » date de la fin de I8fi6. Elle était alors la propriété de miss Braddon, qui la vendit 7.000 livres sterling à la maison Chatto et Windus (1S77).

BeliMARKOVITCH (Ivan), général et homme d'Etat serbe, né à Belgrade en 1828, mort à Yranska Bania (Serbie) en 1906. Il tit ses études secondaires en Serbie et ses études militaires en Prusse. En 1852, il devint professeur à l'Académie militaire de Belgrade. De 1860 à is68, il dirigea la construction des travaux de fortification exécutés dans la principauté. De 1868 à 1873, il fut ministre de la guerre. Accusé d'avoir commis des irrégularités dans son administration, il échappa à des poursuites judiciaires sur l'intervention directe du prince Milan, dont il était l'ami personnel. Il commanda le corps d'armée de la Morava durant la guerre serbo-turque de 1876. Après cette guerre, il devint commandant du corps d'armée de la Cboumadio (Belgrade) jusqu'au moment otï, mécontent des innovations du gouvernement progressiste, it se retira du service actif (1880). A l'abdication du roi Milan (6 mars 1889), il fut nommé deuxième membre du conseil de régence qui devait gouverner la Serbie jusqu'à la majorité du roi Alexandre, et il conserva CCS fonetions jusqu'au 20 juin 1891. Il vécut ensuite viaiis la retraite.

"^^Beljame (Alexandre), professeur français, né à Villiers le-Bol (Seine-et-Oise) en 1842. — Il est mort à Domoiit (Soine-ot-Oisc) en 1906.

Beni-ABBÈS. bourg ou ksar fortifié du Sahara algégénen, dans l'extrême Sud-Oranais, à 80 kilom. environ au S. d'Igli, sur l'oued Saoura, qui coule dans la direction du Touat et d'In-Salah. Un millier d'habitants. Berbères. Palmeraies. Ce fut, jusqu'en 1906, le dernier poste militaire français de l'extrême Sudoranais.

BenI-OUNIF, bourg ou ksar du Sud-Oranais, au S. de Figuig. Ce fut jusqu'en 1906 le point terminus de la ligne ferrée venue de Duveyrier, et prolongée ensuite jusqu'à Colomb-Béchar, à l'O. de la vallée de la Zousfana. Un millier d'habitants, Arabes et Berbères, appartenant à la triltu des Ouled -Djorir. Palmeraies.

Beni-SICARS, tribu arabe du Maroc oriental, sur les riveï, de la Moulouia ; 10.000 individus environ, qui se sont signalés par leur fidélité au maghzen, dans sa lutte contre lo prétendant ou roghi.

BÉNIZÉLISTES {lisst') n. m. pi. Nom donné à la fraction modérée des patriotes crétois, partisans en principe de l'annexion à la Grèce, dans un temps procliain, mais désireux do n'effectuer celte réunion qu'avec le con.sentement dos puissances, et sans que l'ordre soit troublé dans l'île. — Uri béniziïi.istk. V. Chiite.

Benjamin (Henri-Marie), vétérinaire français, né à Nogent sur-Seine (Aube) en 1850. 11 entra en 1868 à l'école vétérinaire d'Alfort. Il a réuni toute une série d'observations cliniques très importantes, qu'il a publiées dans le '■ Recueil do médecine vétérinaire », les « Archives générales de la Médecine », 1' « Abeille », etc. On lui doit, entre autres travaux : Cas de congestion ct'rébro-spinale chez un cht'val, suivie d'atrophie et de paralysie du pénis (1877). en collaboration avec Mouqueti; Sur le cancer du foie du r/icrfl/ (I878i; Sur la polyurie du c/iera/ (1885), avec Robin ; Sur une épidémie de mor-ve ayant frappé des lions et des ^prea (1885) ; Fssai clinique sur la pneumonie infeC' tifuse du cheval (1888); Notes sur des sujets intéressant la pathologie et la chirurgie vétérinaire (1888); Sur les avant'iges de l'antisepsie dans les opérations pratiqu^et sur le fiahot du cheval { 1889) ; De la tuberculose du chien, transmission très probable de l'homme au chien (1891); Hécidive de pneumonie : double et heureux effet des injections sous-cutanées d'essence de térébenthine (1895>: etc. Il fait partie de l'Académie do médecine depuis 1904.

* Benner (Jean), peintre français, né à Mulhouse (Haut- Rhin) en 1836. — Il est mort à Paris en 1906.

^ Benoud. oasis du Sahara algérien, dans la région du Sud-Oranais, sur l'oued el-Gliarbi, qui prend lo nom d'oued Zeboudj. Un millier d'habitants. Berbères et Arabes do la tribu dosOuIod-Sidi-Cheik. Palmeraies.

Berrian, oasis du Sahara algérien, danf la partie

sejucntrionale du Mzab, sur l'oued el-Bir. tributaire incertain de l'oued Nena. Un millier d'habitants. Palmeraies.

Berton (Armand), peintre français, né à Paris en 18jl. Elève de l'Ecole des ans décoratifs et de Cabanel, il débuta au Salon de 1875, ot'i il avait envoyé une aquarelle : Hameau de Lafolie, prés de Houdan. Il exposa ensuite des portraits et, à partir de I8>i2, des scènes intimes et des études de nu, on clair-obscur et d'une tonalité spéciale, d'un grand charme. Eve et Femme en rose (1882) lui valurent une troisième médaille ; Brumaire et Portrait de femme M887) une seconde médaille. Il a obtenu des médailles de bronze aux Expositions universelles de 1889, ou l'on voyait f{ve et Brumaire, et de 1900, qui réunissait le Bain. Avant la séance et des Portraits. Il expose depuis 1890 à la Société nationale des beaux-arts, dont il est soeiétaire. Parmi ses envois, citons : l'Intermède (1898, an palais de l'Elysée); la Toilette après le bain (1906).

Besnard 'Lucien), auteur dramatique français, né à Nonancourt (Eure) en 1872. II se consacra de bonne heure h l'art dramalioue et publia de 1896 à 1898 les pièces : le (ilas; Papa Dullivet, satire de la bourgeoisie provinciale (Théâtre-Libre); les Chiens du maître. Il obtint un vif succès au théâtre des Escholiers, en 1900, avec la Fronde, critique spirituelle du féminisme; puis au Gymnase en 1902, avec le Domaine, où il montre les idées du passé et celles de l'avenir aux prises autour d'un patrimoine seigneurial. \j Affaire Grisel, représentée au Théâtre du Peuple en 1904, met en scène les remords d'un coupable qui voit condamner à sa place un innocent. Enfin, L. Besnard a donné au Vaudeville, en 1906, une pièce en quatre actes : La plus amoureuse, qui a affirmé ses qualités de psychologue. Les pièces de Lucien Besnard sont des études de milieux très variées, très modernes, où les problèmes de la vie sont examinés avec sincérité.

Besse (dom Jean-Mari ial-Léoo), bénédictin français de la congrégation de Saint-Pierre de Solesmes, né A Saint-Angel (Corrèze) en 1861. Il entra, à .vingt ans. au monastère de Solesmes, où il prononça ses vœux en 1883. Il fut envoyé à l'abbaye de Ligugé (Vienne, en 1885, et y remplit, dans ia suite, les fonctions de maître des novices et de sous-prieur (1889). Il dirigea le premier groupe da religieux chargés de la restauration de l'abbaye de Saint- Wandrille (Seine-Inféneure) [1894], et après 'avoir passé deux ans en Espagne, où il remplit les ionctions de professeur d'histoire et de directeur d'une école apostoliaue, revint à Ligugé (1897), et reprit, en 1899. la direction du noviciat. Il l'abandonna, en 1902, après le départ des moines de Ligugé pour la Belgique.

Tout en s'occupant de prédications et d'œuvres sociales, dom Besse a fondé le Bulletin de Sant-Martin et de Saint- Benoît (1884), publication mensuelle, le Bulletin catholique des livres et 7-evues (1892), revue bibliographique, qui fusionna avec le ..Vois littéraire des bénédictins de Solesmes (1894); ia Vie de la par-oisse (1905). W dirige ïa Bévue Mahillon et les Archives d>- la France monastique (1905), et collabore, soit sous son nom, soit sous le pseudonyme de Li':oN DE Chiîtssac, à un grand nombre de revues et journaux. II a publié :/e Moine br-nédictin (1898); les Moines d'Orient (1899); le Monachisme africain (1899); les Études ecclésiastiques d'après la méthode de Mabillon (1900); le Cardinal Pie {\90Z); Saint Wandrille (1904): les Moines de l'ancienne France, t. !•' (1906), et divers opuscules de la collection Science et religion. On lui doit une réédition du Recueil des archevêchés , évêcliés, atibayes et prieurés de la France, de dora Beaunier, enrichie d'un grand nombre de notices nouvelles et de la bibliographie des sources manuscrites et imprimées (1905-1906). Il a écrit, sous le pseudonyme de Léon de Chetssac, Une Page d'histoire politi'jve, le Ralliement (1905).

Bewer (Maximilien-François-Xavier). écrivain, journaliste et poète allemand, né à Dusscldort en 1861. Il collabora à la " Gazette de Cologne <• puis à des journaux nationaux-libéraux de Hambourg; il parcourut le Danemark, la Suède et la Norvège, fut pendant (|uelque temps critique littéraire et criti(|ue d'art à Berlin et s'adonna enfin à la poésie. Comme journaliste, il a été un des plus ardents défenseurs delà politique du prince de Bismarck et do Guillaume IL II a publié des ouvrages sur Bismarck, sur l'Allemagne contemporaine, ainsi que des livres de liolémique politique: l'Èfnpereur et les Pastevrs (\S96); le Pape à l'riedrichsruhe (1896); la Dt bâcle de l'Autriche (1891); Guillaume II et Alexaufire III (1892) ; Images politiques (1903). Il s'est essayé également comme critique littéraire et artistique et comme biographe : Moltke et Go'thc (1890); Rembrandt et Bismarck (1890); un Prix GnUhe (1900). A partir de IS9I, il s'est de plus en plus consacré à la philosophie spiritualiste et à la poésie. Dans ses œuvres, il fait preuve d'une piété pro'ondo et d'un idéalisme religieux. Ses principaux ouvrages philosophiques et poétiques sont : Pensées (1891): Flégies de /Dresde (ISO.'i): Pensées (1895). Il chante l'amour dans : Chants de la plus petite chaumière {I9i*3-\90i); Xénies. proverbes et pensées {1900) ; Chansons de A'orrt^ye(1903); Miroir d'artiste (1905); Chansons divines (1905): Patrie (1906), où il exhale son amour du pays natal et l'ardeur de son patriotisme.

BIGRAPHE (du préf. 6», et du gr. graphein, écrire) n. m. Ajq^areil à l'aide duquel on peut obtenir simultanément deux copies.

— Encycl. Le bigraphe, inventé par Fonti, consiste en réalité en un jeu de paral- 1 é 1 o g r a m mes articulés par des joints à la Cardan. A l'extrémité droite d'une traverse est Cï\é le porteplume «iue doit manier 1 é c ri v a i n , Bigraphe de Font!.

tandis qu'un

second porte-plume, fixé A gauche, reproduira fidèlement les mouvements imprimés au premier. Toutes les pièces mobiles étant parfaitement équilibrées, l'écrivain n'éprouve guère plus de fatigue à se servir de cet instrument que d'une plume ordinaire. Les deux feuilles de papier juxtaposées

sont maintenues à l'aide d'une règle en métal plate, assez lourde pour les emp6cher de gondoler sous la plume.

*BlLMA, oasis du Sahara centra], à peu près à égale

distance entre l'Aïr et !(.' Til>esti. — Kn 1906, le gouvernement turc, à la suite d'une reconnaissance française dans cotte rogion, prétendit occuper militairement cette oasis, de même que Djanet, sous prétexte qu'elles dépendaient géofjraphiquement de la Tripolitaine : le gouvernement français élova alors d'énergiques protestations, l'occupation turque n'ayant jamais été etrectivo dans cette région, et les accords conclus à plusieurs reprises avec l'Angleterre, notamment en 1890, ayant étendu jusqu'au tropique du Cancer environ la zone saharienne d'inlluence dévolue à !a France au N. du lac Tchad. La Turquie dut enjoindre au gouverneur de la Tripolitaine de faire immédiatement rétrograder les troupes en marche vers Djanet et Bilma, et blâmer cet excès de zèle.

A la suite de la conclusion de l'accord franco-turc qui laissait dans la zone d'influence française l'oasis de Bilma, une petite colonne française, commandée parle chef de bataillon d'infanterie coloniale Gaden, s'est transportée dans l'oasis, où elle a été parfaitement accueillie par les indigènes. l)c là, le commandant Gaden. pour rassurer les populations voisines, a essayé de se porter sur le puits de Djcrilio , centre d'une petito oasis située à 300 kilomètres environ de lïilma, et que les Iloggar razziaient souvent. Attaqué dans sa marche par une troupe de Touareg, il réussit à les mettre en déroute en no perdant lui-même que quelques hommes. Au point de vue de la protection militaire, l'oasis de Bilma a été placée sous la dépendance du territoire militaire de Zinder.

BiODH kl), ksar et oasis du Sahara algérien, au nord do la Hammada de Tinghert, et sur un petit affluent temporaire de l'oued Igharghar.

Un millier d hal)it^nts. Berbères ou noirs. 3.000 palmiers environ. Situé sur la route de caravanes qui relie la Tripolitaine au Tidikelt. et par où passent égalenientles convoisvenus du Soudan à destination doïouggourt etdeBiskra,ii i-stplacésouslasurvcii lance des compagnies saharien nés françaises.

* BiSGHOFFSHEIM

(Raphaël-Louis j,lanquier et homme politique français, né à Amsterdam en 1823.

— Il est mort à Paris en 1906.

* BiZERTE, port militaire de la Tunisie septentrionale, à l'en Irée du chenal du lac de Bizerte. — L'aménagement du port de Bizerte a été activement poursuivi de manière à augmenter ■ la valeur de ce refuge militairedepremier ordre. Un arsenal a été construit tout au fond du lac, au pied de la liauteur de Sidi-Yahia, sur laquelle on a installé

un château d'eau, ainsi que d'importants établissements de pyrotechnie. Le canal a été creusé sur toute sa longueur : il est large de 200 mètres au plafond. Le transbordeur a été démoli, et on l'a remplacé par deux bacs à traction mécanique sur chaînes ; des grues exceptionnellement Fuissantes ont été mises en service, de telle façon que organisme di> Bizerte puisse en cas de guerre suppléer efficacement l'arsenal de Toulon. La protection du côté de la mer a éié améliorée par le renforcement en pièces do tourelle de gros calibre, de la batterie annexe du Remel. et un fortin a été établi sur une des dunes, à côté de l'ouvrage principal.

* BjŒRNSON ;Bjccrnstjerne), poète, littérateur et publiciste norvégien, né à Kvikno en 1832. — 11 a obtenu le

prix Nobel en 1903.

BjÔRKÔ, île et ville do la Russie d'Europe (mer Baltique\ au fond du golfe de Finlande. Le tsar et l'empereur d'Allemagne y ont eu, les 23 et 24 juillet 1905, une entrevue qui n'a probablement pas été sans influer sur l'acceptation par la Russie d'une partie des conditions énoncées un peu plus tard par les Japonais à Portsmouth.

BlANCHET (Paul), explorateur français, né en 1S70, mort à Dakar en 1900. Fils d'un professeur d'iiistoire, il entra lui-môme en 1892 à l'Ecole normale supérieure, d'où il sortit agrégé d'histoire. 11 fut d'abord chargé d'une mission archéologique dans le sud de la Tunisie, puis nommé professeur d histoire au lycée de Constautine. Il profita de son séjour en Algérie pour étudier l'archéologie musulmane et écrire une étude sur le transsaharien. De retour à Paris, il reçut du journal «, le Matin " la mission de reconnaître les territoires situés au nord de la colonie française du Sénégal, sur un des trajets possibles du chemin de fer transsaharien. Parti vers l'Adrar, en traversant le territoire des Maures Trarzas, Blanchet et son escorte, :jue commandait le lieutenant Jouinot-Gambetta, furent faits prisonniers par l'émir de l'Adrar, Moktar ould Aïda, qui ne consentit à les remettre en liberté, après une captivité de trois mois, que sur

SUPPL

les instances du gouverneur général de l'Afrique occidentale Chaudié, t;t frràce à 1 influence du ch»-ik Saad liou. De retour à Dakar, la mission se préparait i revenir vers la France, lorsque Blanchet fut attemt par ia fièvre jaune, qui l'emporta en quelques jours. Un monument fut inauguré â la mémoire de Blanchet à Dakar, par sonsenption publique, en septembre 1902.

Blondel (Maurice), philosophe français, né à Dijon en 1861, frère de l'économiste Georges Blondel. (V. Suppl'^ment.) Klève de l'Ecole normale supérieure l'ISSli, docteur es lettres (1893), il professa la philosophie aux lycées de Chaumont, de Moniauban, d Aix, et au collège Stanislas (Paris); puis il fut nommé maître de conférences à l'université de Lille, et professeur de philosophie & l'université d'Aix-Marseillo. Ses principaux ouvrages sont : ses thèses de doctorat : l'Action, essai d'une critique de la ne et d'une tcienc'- de la pratique (1893) et De vinado »ub$tantiali et de substantin composita apud Lftbnitium (1893 , puis : Lettre sur les exigences de la pensée contemporaine en mad/Te d'apoloijé tique (1890); Léon Ollé-Laprune f 1898i ; fJistoire et doijmc : les lamnes philosophiques de l'exégèse modej-ne (1904'. Il a collaboré â la « Revue do métaphysique et de morale «>, à la ■ Revue philosophique », aux « Annales de philosophie chrétienne •. Dans sa thèse sur ÏAction, Maurice Blondt-d s'est attaché â établir comment. au-dessus de la connaissance des faits, se place une sorte do foi dérivée de l'action. « Par son action volontaire, l'homme dépasse les phénomènes ; il ne peut égaler ses propres exigences; il a en lui plus qu'il ne pcutcmployer seul.»

Port militaire de Bizerte.

Il y a dans l'action le principe d'une découverte du « supranliiJnoménal », nui s'impose à nous et nous porterait jusquà la foi retigieuso ^ si nous étions conséquents avec nous-mêmes .

BOCFII. n. m. Teclinol.

Porte-scie en métal pour les scies de petites dimensions.

* BOISDEFTRE (René de\ compositeur français, né à Vesoul en 183S.

— Il est mort en l?ôd, **B0ITTE (Louis-François Philippe), architecte français, né à Paris en 1830. — Il est mort à Fontainebleau en 1906. Il avait exécuté la partie architecturale du monument de I.amoricière (cathédrale de Nantes). Architecte du palais de Kontainehleau. il restaura la chapelle Saint-Saturnin et le pavillon de Serlio. Il était le gendre d'Albert Lenoir. **BOLTZMANN (Louis), physicien autrichien, néàVienne en 1844. — Il s'est suicidé à fiuino. prés de Trieste, en 1906. Il était conseiller privé do l'empire austro-hongrois.

Bonhomme Jadis (lk\ opéra-comique en un acte, livret de Franc-Nolr.iin , musique de Jaqties- Dalcrozc (Opéra-Comique, 9 nov. 1906). — Franc-Nohain a tiré adroitement son livret de la fraîche comédie d'Henri Murger, où l'on voit on bon vieillard, encore alerte et gai, paternel ami do la jeunesse, inviter à sa table deux amoureux timides. Octave et Jacqueline, qui n'osent se faire pan de leur mutuelle tendresse, et les conduire tout doucement au mariage en feignant de courtiser pour son propre compte la jeune fille. La musique est leste, alerte, pimpante, bien appropriée au sujet. .\ citer surtout, dans ce petit acte aimable. les deux chansons dites par le bonhomme Jadis : l'une. Oui, cesl ainsi que Ion me nomme, très caractéristique dans sa forme ; l'autre : J/ais quelle

rai.çais, né à En- Pans en 1879. Il

s.i tmirf !,.« Antia-

■ ■■ mca-

iiiloso-

BILMA — BRÉSIL

est donc cette contredanse, pleine do gaieté et d'entraio. et aussi la lecture de la lettre : J^ n'oif pfvi regarder par la fenêtre, ^ui forme une sorte de racconto presqu» mélancolique, d un sentiment par et toucbaot. L'orcbestratiun est liabilc.

Bonnetty (Am trcvaux ' Basses- .\i, fonda À l^aris, en 1-

les de phtlosophie chrelicnnt, i'

suel. où il traita et flt traiter i" .

phiqucs, littéraires, social'-- -

point de vue do la défc-t ;;

s attacha en particulier a

néso mosaïque et de la r- >• -.i d

des découvertes récentes daui» J.: »

et les sciences en général. L'ar ^

son but l'criti-alna et Hou.-

Eositions, où tes droi'.s d< .t

lessés. (V. FiDKisME au r

les ■ Annales de philusoj

la direction de V* Univer 4

par l'abbé Gerbet. On a .

vants : iteautés de ihislotrc d-: IL ^

alphabétique de tous les auteurs éditée 1

(18:^0,,; Documents historiques sur la ri <

et sur leur connaissance des traditions b^-. suiv. , 4 vol.}; ia Heine Blanche, saint Lou

de ChamOord IIS~S}. l\ a AUSSI donné une D'j, . li

du Dictionnaire raisonné de diplomatique, par Uuia do Vaines, qu'il a augmenté de plus de 400 articles, etc.

BORRELLI (Emmanuel T -i

et poète français, né au T .

mort à Paris en 190G. ï- .

Borrelli et petit-fils «Je vicomir J u.- -. ]<■ iiorr'-l.:, Iku'.cnant général et pair de France, il sortit de Saint-Cyrcn 18S8, fut blessé à Solférino, fait prisonnier à Metz ca 1870. et démissionna en 1872. Il reprit du service en 18^3 dans la légion étrangère, et défendit Tuyen-Quan. au Tonkin, avec le commandant Dominé et le sergent Bobillot. Il se retira déiinitivement du service actif en 1889, avec le grade de lieutenant-colonel d'un régiment de territoriale. Ce ne fut qu'en 1885 qu'il publia son premier volume de vers, sous an titre caractérisTijuc ao la nature do son inspiration, Sursum corda; en m'-me temps. . il donnait à la Comédie-Française Alain Chariir-r, pièce héroïque et tendre, riche de vers cornéliens. Il a publié depuis plusieurs autres volumes de vers, Bana (1M7){ Arma (1890) ; Itimes d'argent (1894), où so trouve îe Jongleur, et enflu les Dactyles, qu'il n'eut pas le temps de voir édité. La langue du vicomte de Borrelli est châtiée, sm versification classique; il a de la force et de l'élévation; il fait appel aux sentiments nobles et généreux. Mais il manque un peu de souplesse et de gr&ce.

BOSSAN (Pierre), architecte français, né à Lyon en 1811, mon à La Ciotat (Bouches-du-Rhônei en 18M. D'abord élève do l'&ole des beaux-arts do Lyon, il termina ses études à Paris sous la direction de Henri Labrouste, qui lui inculqua l'amour des recherches neuves, des constructions rationnelles répondant aux nécessités de la destination. II faut également tenir compte du prot'it qu'il tira d'un voyage en Sicile, où il fut vivement fraj>pé par les ressourcés décoratives du roman sicilien. Aussi liossaa est-il resté un fervent du plein cintre, dont il a su tirer, grâce à des inventions bien personnelles, un parti neuf. Architecte de l'archevêché, à Lyon, son a^nviié s'est uniquement manifestée dans la région lyonnaise, en Dauphiné et en Provence. Il a achevé nombre •'.• ' ri^e'îes et d'églises, parmi lesquelles les deux C'/i' i-

minicains et des carmélites, à OuUins t^lgei -.■?

rf'Ars(1862), l'Eglise des dominicains, à M.ir comptent parmi les plus typiques. On lui do.t aubsi les plans et une partie do la décoration de la basilique de Notre-Dame de Four\-ières. à Lyon, que termina son élève Sainte-Marie-Perrin: le Petit séminaire de Meximieux [.\inj (IS68), Y Hôpital Saint-Luc, à Lyon: etc. Il a dessiné aussi un grand nombre de reliquaires, ciboires, de tribunes, d'orgues, et pris part au concours organisé pour la construction du Sacré-Cœur, à Paris.

BotJ-ADJILA, petite oasis de la T' lale. sur la mer Méditerranée et dans '. un millier d'habitants, Berbères et .\r.. **BouCHOT (Henri), historien darl, né A Beure. près do Besançon, en 1849. — D est mort à Paris en 1906.

BOUDENIB. bourg ou ksar fortifié du Sahara, aux confins du Sud-Oranais et de la frontière mal déilnie do Maroc, dans le territoire parcouru par les nomades pillards de la tribu de Cheurtas ou t'horfas. L'n millier d'habitants. Palmeraies. Ce fut. en 1906. le principal centre d'agitation religieuse contre les Français.

BrÉMOND D'ArS Théophile-Charles de\ général français, né à Saintes en 1785. mort à Saintes en 1*::. I^^tl d'une très vieille famille de Saintonge, il -^ -

jeune dans la cavalerie, puis fut admis à 1 I taiuebleau. nommé sous-lieutenant de chass en 1806, et alla immédiatement rejoindre si ^

Allemagne. Il fit avec distinction les ca:: -

pagne et fut grièvement blessé à Aracer.^. ^ . . 1. -1 était capitaine, cl, Tannée suivante, aide de camp uu duc de Feltre. après avoir, pour des motifs d'ordre politique, été laissé en non-activité pcndani les Ccnt-Jours. Attaché bientôt au service du général D^nnaôieu, il fut chargé par celui-ci d'imprirrantes mis^i-^n? politi.iues. Major aux hussards eu : 15£5. il fut mis un

moment en ' ^>t pourtant promu

colonel l'an; ■ camp en 1840, et

commanda le ,;..i.;.r:eiiieir. -os l'cUï-Sèvres. En 1S*8. il se présenta inutilement à l'Assemblée nationale. II fut admis l'année suivante au cadre de réserve. Il a écrit VUisiorique du îf chasseurs à cheval (1792-1814^ souvenirs militaires, édités par son fils, le comte Anatole db Brêmond d'Ars.

**BRÉsn-. — Depuis l'année 1900, le Brésil n'a cessé de développer pacifiquement ses institutions libé-ales et sa prospérité économique, sous le gouvernement do président RodriCTiès Alvès, auquel a succédé, le 15 novembre 1906. Alfonso Penna. A l'intérieur, il faut mentionner la revision du système électoral, qui a été décidée en 1905, et qui a présidé au renouvellement triennal, en

BRETON — CAVIARDKR

janvier ISOG, do la Chambre des» «Icpuu^s ci d'un tiers -lu Sénat. Aux lermos de la h'j;isla!ion nouvelle, qui applinuo lo scrutiu do listo cumulatif, le pays est partagé on Jurandes circonscriptious do ciuq députés, assurant la ropréscDtation dun cinqulùme aux mmorités. Cotte concession a ramoné l'ordre dans lo pays, troublé par une tentative do pronunciuntiento au mois do novembre 1901, cl qui avait du pendant quelques mois être maintenu sous lo régime de l'état de siôye. Kilo a permis lonlréo ù. la Cliaim)i'0 d'éléments nouveaux, non inféodés aux oligarchies des Ktats; et le nouveau président, Alfouso Peona, a été désigné à la suite d'une entente dirigée contre le Sao-Paulo, qui avait jusqu'ici fourni à la république tous ses présidents, y compris Rodriguès Alvès. L'ancien président, on septembre lyos, avait d'ailleurs fait promulguer une amnistie en faveur du sénaf-eur colouel Lauro Sodré et dos coauteurs de laséditiou do novembre lyoi, et élargi tous les prisonniers poliiinues. Un nouveau mouvement insurrectionnel, qui avait éclaté en 1906 dans l'Etat de Matto- Grosso, sous la direction de l'anciou président de l'Etat, lo colonel Generoso Ponce, a été assez rapidement réprimé.

Au point de vue extérieur, il faut rappeler l'elforï fait onjuiu 1905 par lo gouvernoniont brésilien pour occuper etTectivemeut le bassin do l'Oyapok et la région de Counani, que la senttMico arbitrale de la Suisse avait attribué au Brésil. En V^Oô, une violation de territoire par les marins d'une canonnière allemande, la Panlher, à Ilajahy, a provoi|ué les réL-lamations les plus vives de la part du gouvernement de Kodrignôs Alvôs, et l'Allemagne a du accorder complète satisfaction.

Au point do vue économique, le Brésil a subi une crise grave du fait de rabaissement du prix des cafés. Le gouvernement a eu la sagesse de s'opposer à toutes les mesures destinées à provoquer un relèvement artiticiel des cours, et d'indiquer surtout comme remèdes à la situation l'organisation solide du crédit agricole et les opérations de warrants sur les cafés.

— Une convention signée au mois de mai 190G entre la république du Brésil et le royaumo des Pays-Bas a déterminé la frontière de la Guyane hollandaise du côté du Brésil ; elle sera formée désormais par la ligne de partage des eaux sur la chaîne des Tuniuc-IInniac, depuis la frontière de la Guyane française jusqu'à celle de la Guyane anglaise.

— Mar. La marine du Brésil comprenait en 1905 deux vaisseaux de ligne, de construction ancienne {1883 et 1885J, mais transformés, deux cuirassés garde-côtes, quatre croiseurs, trois croiseurs torpilleurs rapides, une canonnière, un contre-torpilleur et huit torpilleurs : au total, 21 bâtiments, armés de 207 canons, et montés par un personnel de 6.000 marins environ, recrutés j>ar voie d'enrôlements. I ,'état-raajor de la flotte est constitué par un amiral, deux \ice-amiraux, et dix contre-amiraux.

Eq dehors des bâtiments ci-dessus désignés, et qui forment la flotte de guerre proprement dite, il faut mentionner un navire-école d'artillerie, idusieurs bricks-écoles pour les matelots et aspirants ofticiers, quelques mouitors et batteries flottantes, entin dirt'éreiits vapeurs pour le service douanier des fleuves.

**BreT0N (/w^fs-Adolphe), paysagiste etpoèto français, né à Cuurrières (Pas-do-Calais) en 1827. — Il est mort ù Paris en 1906.

BriDOIRE (IaK), comm. de la Savoie, arrond. de Chambéry, canton et à 5 kilom. de Pont-de-Beauvoisin, sur le Tier, émissaire du lac d'Aiguebelette ; 1.200 hab. Ch. de f. P.-I..-M. Toiles métalliques; meubles; soieries.

*Broglie (Louis-Alphonse- \'/cïor, duc de), fils aîné du duo Jacques-Victor- .4 ioer^ né à Kome en 1846. — II est mort au château de Broglie (Eure) en 1906. Il représenta l'arrondissement do Château-Gontier à la Chambre des députés depuis 1893.

^Brouardbl (Paui-Camillo-Hippolyte), médecin français, né à Saiut-tjuentin (Aisne) en 1837. — Il est mort à Paris en 1906. 11 était depuis 1892 membre libre do l'Académie dos sciences.

Brucourt, comm. du Calvados, arrond. et à 24 kilom. de Pont rEvécpie, sur un canal de dessèchement de la vallée de la Divos; 130 liab. Eglise intéressante, avec fonts baptismaux du xvi* siècle. Source minérale ferrugineuse, à la température do 13" C, légèrement laxative, et employée contre l'anémie et la chlorose.

Brunet (Jean-Baptiste) , homme politique français, né a Limoges en 181-i. Elève do l'Ecole polytechnique en 1832, il en sortit dans l'artillerie, devint capitaine en 1840, et servit en Afrique comme officier d'ordonnance du maréchal Bugeaud. En 1818, il fut élu représentant du peuple par le département de la liaute-Vienne, appuya la politique de Cavaignac, refusa après le 2-Décerabre do prêter serment À i^ouis-Napoléon, et vit briser sa carrière militaire. Pendant le siège de Paris, il publia contre lo général Trochu un certain nombre d'articles, (lui lui valurent d'être élu. on 1871, député do la Seine. Il vola d'abord avec la gauche, j»uis alla siégera l'extrême droite et demanda noiamuient que la France « se vouât complùtomont à Lieu tout-puissant et à son Christ ». U prononça au sujet de la réorganisation do l'armée, eu 1872, dos discours où il Ht preuve duno compétence réelle. Il contribua à la chute do Thicrs, soutint lo gouvernemont de Mac-Mahon et la politique du 16-Mai ; non réélu en 1877, il rentra dans la vie privée. On lui doit ; une Histoire f/étiéraU de l'artillerie (1842), travail do valeur. Citons encore: la Queition algérienne (i847); Nouvel armement ijé.néral tieg Etat» (1857); Constitution de la propriité tntelleclutlle (1858); Organisation vitale de la terre 1858); /d Messianisme, organisation {fémorale; la Mécanique noucelle, oryaniqua et universelle ; etc.

Brunet Moscph-Mathiou), magistrat et homme poliliquo français, n-- :i \rnac-Pompadour fCorrèze) on 1829, mort à Pierre Bufiioro (Haute -Vienne) en 1891. Après avoir fait bos études de droit, il entra en 1854 dans la ma- L'istrature. fut juge d'instruction à Paris (1865), conseiller .'i la cour en 1873, et trois ans plus tard, élu sénateur do la Corrèze. Il alla siéger au Sénat sur les bancs do la droite, oi dans le ministère de Broglie (1876), il reçut le portefeuille do l'instruction nublinuo. Comme tel, il cutù prendre au moment du lO-.Mai dos mesures do rigueur contro un grand nombre do fonctionnaires, notamment do 1 onsoignomcnt primaire, ot il décida que tout étudiant <jui prendrait part ù une manifestation politique serait

immédiatement rayé des listes des écoles, Démissionnaire

en novembre 1877, il refusa un siège à la Cour de cassation, déclara que son passage aux affai.js ne devait pas servir à son avancement, et reprit son siège de conseiller à la cour d'appel do Paris. Il échoua au Sénat on 1885, et se retira de ta vie politique. En 1889, il fut désigné comme liquidateur de la Compagnie de Panama, mais il donna au bout de quelques mois sa démission de ces fonctions tro]> lourdes pour sa santé.

^^*BrUNETIÊRE ( Vincent - do - Paul - Mario - Ferdinand), écrivain, ciitii|ue et professeur français, né â Toulon eu 18i9. — Il est mort à Paris en 1900.

* Brunswick. — ïlist. La question de la succession de Brunswick a été posée an mois de septembre lyoG par la mort du prince Alltert tie l*russo, qui était, depuis 1 éviction de la maison de Hanovre, régent du duclié au nom des Hohenzollorn. Ce régime provisoire fut condamné par la Diète, qui suggéra une limitative do rapprochcraententre la maison do Prusse et lo duc de Cumberland. Le comte de Bulow refusa cette proposition, et comme chancelier d'Eml'ire, et comme ministre de Prusse, estimant que l'attitude du duc de Cumberland, ne sétant pas modifiée depuis 188G, (v. Cumberland), l'Emi»ire allemand n'avait aucune raison d'abandonner la sienne. Lo 2 octobre, le prétendant adressait à l'empereur Guillaume une lettre dans laquelle il renonçait pour lui-même au duché de Brunswick, mais au profit de son fils cadet, le jjrince Ernest-Auguste. Rien n'était dit au sujet du Hanovre, qui est l'objet principal des revendications do la maison de Cumberland; et l'empereur allemand, qui eût peut-être accepté l'avènement de la maison de Cumberland au duclié de Brunswick, si elle avait voulu accepter en même temps comme un fait accompli l'annexion du Hanovre à la Prusse, répondit par un refus. Dès lors, la Diète n'avait plus qu'à s'elforcer de trouver un régent agréable à la Prusse, et tolérable pour elle-même. Très sagement, elle a demandé qu'il fût pendant trois mois sursis à statuer sur cette désignation, afin que do nouvelles négociations pussent avoir lieu entre le duc de Cumberland et l'empereur. Quelques jours après (25 oct. 1906), elle se mettait d'accord avec le président du conseil de régence, représentant naturel de la Prusse, pour reconnaître que la renonciation des Cumberland au trône de Hanovre, formellement exprimée et notifiée à la Prusse, devait être une condition sine gua non de leur avènement dans le duché do Brunswick.

BULOW (Babette de), femme écrivain allemand, née à Warmbruun (Silésie) en 1850. Fille du professeur Félix Eberty, elle reçut une éducation très soignée, épousa en 1867 le lieutenant de Bulow, qui devint plus tard général, vécut avec son mari la vie de garnison et se mit à écrire des nouvelles et des comédies, où elle montra de la finesse et de la verve, une gaieté de bon aloi, de l'humour et des qualités de style. Ses principaux ouvrages sont des nouvelles : AuuveUès (1889J; Nouvelles nouvelles (1890); Béai ts joyeux (1891); Jadis au mois de mai et autres nouvelles (1892); la Ronde et autres nouvelles (1892); des comédies: Joies d'anniversaire (1884); Théorie et pratique (1890); Deux pacifiques (1892).

BuLOW (Frieda, baronne de), femme écrivain allemand, née à Berlin en 1857. Très jeune, elle suivitson père, consul général prussien à Smyrne, dans les pays du Levant, et eut de bonne heure une connaissance parfaite de la langue et de la culture françaises. Elle retourna après la mort de son père on Allemagne et passa une année en Angleterre. De retour en Allemagne, elle se fixa à Berlin, s'intéressa vivement à toutes les questions coloniales et, en 1887, partit (lour les colonies allemandes de l'Afrique orientale. Elle étudia ses populations nègres, vécut la vie des colons et conçut le rêve d'un empire colonial allemand en Afriijue, opposé à l'empire britannique. Elle visita également le Su.I- Ouest africain allemand et le Cameroun. Elle fonda alors avec plusieurs autres dames de l'aristocratie allemande V Union féminine pour le soin des rnalades coloniaux^ puis se mit à décrire dans des récits de voyage et des romans les beautés des paysages africains et se consacra entièrement à la littérature. Ses romans peuvent se diviser en deux catégories : les romans coloniaux ot les romans européens. Elle met le plus souvent en scène des gentilshommes. Dans ses romans européens, elle montre l'aristocratie devenue inutile ou tout au moins diminuée en Allemagne, victime de l'évolution moderne et du capitalisme. Dans ses romans coloniaux, elle fait voir des membres de cette même aristocratie relevés, transfigurés sur le continent noir et en Europe par l'activité coloniale et l'apostolat impérialiste, qui sont leur voie de rédemption. Elle atta- <iuo d'ailleurs vigoureusement l'administration coloniale ao Berlin, qu'elle dépeint maladroite, ignorante et tatillonne. Ses personnages sont très vivants et réalistes. Ses principaa.\ ouvrages sont : l» nouvelles et romans coloniaux : Impressions de voyage et de séjour dans l'Afrique orientale allemande (\i89); Nouvelles est-africaines aîlejnandes (1891) ; le Consul (1896), qui est le meilleur de ses romans coloniaux; Louis de Hosen (1900); Terre de promission (1901) ; Vertige du tropique (1902); — 2" nouvelles et romans européens : Marguerite et Louis (189l>; Seul je veux (1891); la Femme sttjlée (1897); Femmes solitaires (1898); Gardiens du seuil (1899), qui est son œuvre la moilieuro; Enfants du soir (1901); Sous le signe de la moisson (1903); Amour terrestre (1901).

BULOW (Marguerite, baronne de), femme écrivain allemand, sœur uo la précédente, née et morte ù Berlin (1860-1885). Elle suivit son père à Smyrne, où il était consul général j>russien, puis retourna "après sa mort en Allemagne, vécut dans ta propriété de ses parents, on Thuriuge, reçut, avec ses sœurs et son frère, une éducation très soignée, qui fut perfectionnée encore pendant un séjour en Angleterre de 1876 à 1878 et se fixa en 1881 â Berlin. D'un caractère très indépendant et d'une intelligence raffinée, elle .se consacra à la littérature et aux sports. Elle se noya un jour qu'elle patinait sur le lac de Kummelsburg, en voulant sauver un enfant tombé dans le lac. Ses œuvres littéraires révèlent de la finesse d'observation et une philosoidiio saine et forte. Ses personnages sont remarquables par leur volonté ot leur vigueur. Ses principaux ouvrages, tous posthumes, sont dos nouvelles : Nouvelles, avec une préface de Julien Si'hmidt (1885); Nouvelles nouvelles, avec une notice biotrranhiquo do Frédéric Mauthner (1890); des récits : Maître de céans (1886); Extraits de la chronique de la famdle des liiffehfiausen (1887); et le roman : Jonas Driccius

'1886). Inconnue avant sa mort, oUo acquit par ses ouvrages posthumes une des plus pures renommées littéraires de l'Allemagne contemporaine.

BUNGALOW {beun'-ga-lo — m. angl.; de Hiindoustani Oauijl'i. du Bengale) n. m. Dans l'Inde anglaise, Habita-

tion, généralement à un seul étage, couverte en tuiles ou eu chaume et entourée do vérandas.

CADETS (K.-D.), [abréviation de cunstitutionnels-démocrates] n. m. pi. En Russie, Parti politique centre gauche, qui compta le plus grand nombre de représentants dans la première Douma. [Il s'était constitué dans le Congrès des zemstvos [1904-1905]. Autres partis do la Douma : les radicaux, les travaillistes [parti du travail], les paysans I^programme : terre et liberté], les socialistes démocrates, les socialistes révolutionnaires.)

Gaillard (Henri), vice-amiral français, oé en 1846. Elève de l'Ecole navale à seize ans, enseigne en 1867, il fut promu lieutenant do vaisseau pendant la guerre francoallemande (1870-1871). ail cours de lafjuelle il se distingua. En 1S84, sa belle conduite, alors qu il commandait dans l'escadre do l'amiral Courbet l'aviso-transport Saône, lui valut d'être nommé capitaine de frégate et de recevoir le commandement du Itoland, puis du transport Bien-Boa. Capitaine de vaisseau en 1890, il commanda le Yauban, jtuis lo croiseur-école Iphigême. U était nommé contreamiral en 189S, dirigeait la division des garde-côtes cuirassés de la Méditerranée quand il fut appelé au poste de chef d état-major général. Un an après, il reprenait un commandement actif et conduisait une démonstration navale française devant Mytilène. Vice-amiral en 1902, il a commandé l'escadre du Nord, qu'il a conduite en visite officielle sur les côtes anglaises et à Portsmouth.

* Californie. — L'Etat de Californie, fort éprouvé en 1906 par le tremblement de terre dont furent victimes les villes de San Francisco et d'Oakland, a été le théâtre en octobre 1906 d'une vive ag^itation antijaponaise, motivée par les progrès de l'immigration iaune sur la cote de l'Ouest américain. La législation de l'Etat de Californie intordit l'accès des écoles américaines aux enfants chinois, pour lesquels ont été construits des établissements spéciaux. Les Californiens prétendirent imposer aux jeunes Japonais la fréquentation exclusive de ces dernières écoles, leur interdisant ainsi tout contact avec les enfants américains. C'est contre cette dernière prohibition que le Japon s'est élevé. Pour mettre un terme à celte agitation, le président Koosevelt n'a pas hésité, dans son message de décembre 1906, à blâmer très énergiquement les mesures volées par l'Etat de Californie.

* CaLVO (Charles), diplomate et publiciste argentin, né à Buenos-Ayres en 1824. — Il est mort à Paris eu 1906.

* Cameroun. — La frontière anglo-allemande entre Yola et le lac Tcliad, fixée théoriquement par la convention de 1893, a été tracée sur lo terrain, entre 1903 et 1906, par une commission mixte, et déterminée diplomatiquement par un accord couclu le 16 juillet 1906 entre les gouveruements de l'Allemagne et de l'Angleterre. L'AUomagno y conserve la possession, à laquelle elle tenait beaucoup, lie la ville de Dikoa.

CAMPING [kam'-pin'gh —mot angl. sïgnif. campement] n. ni. Campement d'une caravane d'excursionuistes qui s'est munie de tentes, d'uu matériel de cuisine, etc. : Un CAMPiNt; scolaire, ti Genre de tourisme qui consiste â voyager avec le matériel nécessaire pour camper en plein air; Le CAMPING prend chaque jour plus d'extension.

*CANC£R n. m. — Depuis un siècle la mortalité par le cancer croît d'une façon constante, et la questiou de la cnrabilitô du caucor prend une importance considérable. Ou a cherché par la méthode des sérums et successivement sont apparus lo séimm de Bicftet, le .téi"um t^e W'iaeff, le sérum de liorrel, les injections de sel de quinine, d'eau salée, etc., etc. Tous ces sérums ont donné des résultats, mais tellement aléatoires que leur usage a été abandonné. Récemment, le D^ Doyen a décrit comme un agent spécifique du cancer un microbe le micrococcus neofoiftians et a préparé un sérum avec ses cultures. Enfin, en 1906, 1 initiative de la création d'un Institut anticancéreux a été prise par les D" Poirier et H. de Rothschild.

Au point do vue thérapeutique, on n'a actuellement quo les moyens chirurgicaux précoces pour toutes les tumeurs malignes profondes ou intéressant les muqueuses. Pour les épithéliomas de la peau, les rayons X deviennent peu A peu lo procédé de clioix. Le diagnostic doit être rapidement fait et l'intervention chirurgicale ou radiothérapiquo suivre immédiatement.

CAVCVa [lio-keuss — m. américain tiré du latin caucus, coupe) n. m. En Angleterre et aux Etats-Unis, Groupe des membres d'une assemblée politique ayant les mêmes opinions, réunis en vue do choisir un candidat, do prendre des mesures intéressant le groupe, etc.

CAVIARDER (rad. caviar) v. a. Eu Russie, Recouvrir dune tache noire, de manière à cacher complètement aux yeux du lecteur : Caviarder un passage d'un livre, d'un journal.

* CELLULE n. f. — Encycl. Cellules arli/icielleê. Le D'St(>phano Leduc, on utilisant \a propri(^té des solutions de ferrooyanure do potassium de former des membranes artilicielles capables (lo résister aux pressions osmotiquos, est parvenu à former des cellules artificielles capables d'assimilation et de croissance, comme des plantes. I-orsquo, dans une solution de ^'claline à 5 ou lo p. loo, on laisse tomber des gouttes de ferrocyanure de potassium à 5 ou 10 p. 100, le forrocyannre arrive à la périphérie do la goutte et forme une membrane qui laisse pénétrer do 1 eau à l'intérieur et

Tissu (tr.^r.) duae cellule artirkiellc

peut croître et se développer. l.es formes ainsi obtenues reproduisent colles des infusoires et des madrépores. ï>i, au lieu d'employer des solutions, on emploie comme graines un corps solide composé de sulfate do cuivre, de sucre et d'eau pour donner un peu de cohésion

Développeaicut d'une

ailiiiCicUc.

Il y est mort en I90tî.

et q^u'on sème dans un plasma composé d'eau, de gélatine, de lerrocyanure do potassium et de sel, on peut obtenir des sortes de plantes feuillues atteignant jusqu'à 30 centimètres de hauteur. La croissance do ces formes est influencée par tous les changements chimiq^ues et physiques des solutions; il semble même qu'elles soient douées d une grande sensibilité. Mais, elles sont incapables de se reproduire elles-mêmes comme les plantes véritables; elles ne sont donc pas vraiment vivantes.

César (julesJ, tragédie en cinq actes de Shakspcare 'traduction de Louis de Gramout; Odéon, 4 déc. 1906). — L'auteur français atraduit avec exactitude le drame de Shakspcare (v. t. II). Le Jules César de Louis «le Gramont est en prose mêlée d'ale.vandrins ne rimant pas entre eux, ou ne rimant <iu"à de rares intervalles.

La traduction est accompagnée d'une musique do scène de G. Doret. discrète et noblement mélodieuse . Le directeur de rOdéon, Antoine, y apporta aux auteurs une part précieuse de collaboration par l'ingéniosité érudite dont il rit preuve daus une mise en scène, parfois très compliquée, mais à la fois pittorcsqueet grandiose.

**CÉZANNE PauU, peintre fran«.'ais. né à Aix en 1830. —

GhaiGNEAU (Jean-Ferdinand), peintre français, no à Bordeaux en 1830, mort à Barbizon en 1906. Elève de Picot, Brascassat et Coignet. Il débuta au Salon do I8i8 avec un paysage : Souvenir des environs de Bordeniur, et exposa, les années qui suivirent, des paysages pris dans la Gironde, les Landes, le Puy-de-Dôme, Viserez la Xormandie. Attiré, à partir de 1860, par la forêt de Fontainebleau, il en a bien exprimé la grandeur. Les amateurs estiment surtout ses effets de lune, alors que les troupeaux de moutons conduits par des bergers à longue limousine se poussent vers les villages qui bornent la forêt. Il était fixé depuis do longues années à Barbizon, et a donné une série d eaux-fortes : Voyage autour de Barbizon.

Chaîne anglaise, comédie en trois actes de Camille

Oudinot et Abel Hermant (Vaudeville, 23 mai 1906). — Dans la familiarité d'une villégiature italienne, se coudoient nombre de personnages cosmopolites : l'Anglais Davis, très riche, sanguin et autoritaire; M'"* Davis; leur fils Kric; leur tille Wiunie; et leur très vieil ami, lord Brandon, fabuleusement millionnaire, que l'on devine avoir été quelque chose de plus qu'un ami pour M"' Davis. L'attention de tous ces Anglais est captivée, surexcitée par une très belle, très élégante et très mystérieuse Française, qu'ils supposent être pour lo moins une princesse voyageant incognito, et qui les évite de son mieux. Arrive le duir d'Azay, prince ayant do vaijucs prétentions à un trône d'Amérique, et qui connaît tous les Anglais. Il présente, malgré elle, la belle inconnue, sous lo nom de baronne Ilerbaut. En réalité, Thérèse Herbaut, femme divorcée d'un ofticier, est tout bonnement la maîtresse du prince. Ravis, les Davis invitent le duc et la pseudo-baronne à venir passer quelque temps dans leur château historique, en Angleterre. Après avoir vu les Anglais à l'étrangor, on les voit chez eux, vivant à iabri d'un cant sévère, qui cache admirablement leurs passions désordonnées, jusqu'au moment où elles font explosion. Eric est sentimentalement amoureux de Thérèse; Davis père est brutalement amoureux de Thérèse, et m«'me essaiede la violenter; lord Brandon est amoureux de Tiiérêse en dilettante qu'émoustille le spectacle des amours des autres. Le duc d'Azaj',

séduit par l'énorme dot de Winnie Davis, de- ide de l'épouser. Ainsi abandonnée, Thérèse n'a plus qu'à partir, assez inquiôlo du lendemain. A cette nouvelle, F.ric, de désespoir se jette dans la Tamise; mais, excellent nageur, il en sort sans aucun mal. Lord Brandon, qui a conduit Thérèse à son propre château, la supplie d'y rester... en dcvcnaut lady Brandon. Thérèse hésite; mais, d'autre part, elle n'est pas insensible à la passion du jeune Kric. (I y aurait un moyen pou moral mais très pratique de loui arranizev : ce serait d'épouser, en effet, le très vieux et très désabusé lord Brandon. Thérèse ne le trouve pas d'ellemême, ce moyen; mais, quand Eric, un faux sentimental, corrompu comme les autres sous son apparente innocence, le lui suggère impérieusement, elle se soumet.

La pièce, bien que chacune de ses scènes soit très animée, est un peu lente dans son ensemble, et déconcerte légèrement par l'étrangcté des mœurs qu'elle dépeint , mais elle est curieuse, et elle est souvent fort risquée. pleine d humour.

"^ChaldÉE — Archéol. Les explorations ont été fécondes en trouvailles heureuses pour l'histoire de la Chaldée.Los Américains, aveole D'Peters, les Allemands, les Anglais, les Français ont fouillé beaucoup des sites antiques les plus importants. Grâce au soin avec lequel la provenance de chaque objet a été enregistrée, la géographie antique du pays a été rectifiée sur plusieurs points, et l'histoire, la religion, la littérature ont reeu des accroissements extraordinaires. Grâce à la découverte du Code de Hammourabi (v. Mammovrabi', on a pu connaître très à fond les mœurs et la législation babylonienne.

Les débuts de la civilisation chaldéenno n'ont pas été atteints encore, mais il semble qu'on commence â les pressentir. Lo P. Scheil a recueilli quelques tablettes d'un type si vieux que les formes hiéroglvphiqurs qui précédèrent les caractères en forme de clous' s'y lai.ssent reconnaître en plus d'un endroit. Ce sont là pourtant des exceptions, et nresque partout l'écriture est, dans le gros. conforme à celle que nous voyons en usage aux époques plus récentes. Nous la déchiffrons aisément, et. grâce â elle, nous pénétrons chaque jour plus avant dans \c passé des Etats mésopotamiens. C'est amsi que nous constatons à côté des petites principautés d'Ourouk, d'Ourou, d'Eridou, de Lagache, l'existence de deux empires véritables, l'Elam et le royaume d'.Agadé ou do Babylone, qui se disputent la suprématie sur les régions du Tigre et de l'Euphrate. Sargon l'.Xncien et surtout son fils Naramsin se détachent de plus en plus avec vigueur sur le fond de l'histoire de leur temps : un beau monument, déterré à Suse par J. de Morgan, nous atteste â la fois et la supériorité militaire de Naramsin sur les Elamites, et la perfection à laquelle la sculpture était portée sous son règne (v. Susiane). .*ïi la série des souverains qui le précédent ou qui le suivent immédiatement est encore incomplète, du moins les lacunes s'y rétrécissent-elles de jour en jour. Et il en est de même pour les dynasties locales qui florissaiont à côté de ces deux empires : les dynasties d Ourou, celles de Larsam, de Nipour, d'Ichin, celle de Babylone se révèlent à nous de plus en plus nettes, tant dans leurs rapports entre elles que dans leurs relations avec l'Elam. Nous arrivons presque à comprendre leurs révolutions et à rétablir les vicissitudes de la lutte qui, après avoir fait deux par intervalles les vassaux des conquérants élamites Koutour-Nakhounta, Koutour-Nabouk et autres, les soumit à Hammourabi vers le xxi" siècle avant notre ère et les fondit tous dans un çrand Etat dont Babylone fut désormais la capitale officielle

CHANCRIFORIUE (de chancre, et de forme) adj. Qui a l'aspect d'un chancre.

Charles (Edouard-Léopold-Georges-Albcrt), duc régnant de .Saxe-Cobourg-Gotha, né à Claremonl (Angleterre' en 1881, fils de Léopold, duc d'Albany, et de la princesse Hélène de AValdeck et Pyrmont, petit-fils de la reine Victoria dWngleterre. Son oncle paternel. Alfred, duc d'Edimbourg, succéda en I8i*3 â son oncle, le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha, qui était mort sans enfants et avait laissé son trône au second fils de son frère cadet, le prince consort Albert -Edouard, époux de la reine Victoria d'Angleterre.

Comme le nouveau duc Alfred n'avait que dos filles, il dut prendre comme héritier le fils de son frère cadet, le duc d'Albany. Le jeune prince Charles- Edouard vint eu Allemagne en 1S94, reçut une éducation officielle allemande. Il passa quelques années dans une école de cadets, puis en 1900, â la mort subite de son oncle, le duc .\lfred, fut proclamé duc. Pendant sa minorité, te prince héritier Ernest de Hoheulohe-Langenbourg, qui avait épousé sa tante, la princesse Alexaudra, fille du duc Alfred, fut chargé do la régence. Le régent maintint au pouvoir les libéraux modérés, combattit vivement leurs adversaires et rit quelques réformes dans l'enseignement. A l'âge de 21 ans. en 1905, le jeune duc prit lui-même le pouvoir et continua à régner selon les principes du régent, qui fut chargé quelques mois après de la direction de l'office colonial de 1 Empire, Le U octobre 1905, il épousa Victoria-.Adélaïie, princesse de Slesvig-IIolslein-Sonderbourg-GIucksbourg. née en 1SS5, nièce de l'impératrice d'Allemagne .\ugubiâ- Victoria, épouse de Guillaume XL Ce mariage le rapprocha de la famille impériale et apaisa les préventions des patriotes allemands contre lui. De ce mariage est né en 1906 un fils, Charles-Edouard-Albert-Ernest-Guillaume.

ChatelaiLLON, comm. du dép. de la Charente-Inférieure arroud. et â 11 kiloœ. de La Rochelle, sur l'océan Atlantique ; 820 hab. Ch. de f. Etat. Vaste plage fréquentée. Parcs À huîtres. Bouchots à moules. Pèche. **CHEMIN n. m. — Ch. de fer. Comité de l'exploitation technique. Adniin. Le comité de l'exploitation tecluiiquc des chemins de fer, institué et organisé par les décrets des 9 janvier 1900 et 25 février 1903. a été réorganisé par un décret du 17 décembre 1906. Il délibère sur toutes les questions qui lui sont soumises par le ministre des ira-

Charles de Saxe.

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