ALLEGRO — AOSTE
,.i^î,. , Ê'^ ■ ■ 'J''""''' «^.opitoline bas-ivlief : Jupiter assis ; à sa droite. Minerve- à !
relier,; - 3. Polenc gau „,se , - 4. 5, 0. Poteries du temps d'Auguste ; - 7. Elrièr gallo-romai
10. Houe ou raclette; — 11. Potà eau ou aiguière; — 1-2. Entrave; —
Néanmoins il en existe; et. do ce côté encore, la colline sacrée reserve sans doute aux archéologues des révélations imprévues.
Allegro (Jacques), général tunisien, né vers isio mort près de Tunis en 1906. Issu d'une famille d'origine italienne, mais établie depuis longtemps dans l'Afrique du Nord, fils lui-même d'une Arabe, il fit dans les troupes du bey de Tunis toute sa carrière militaire, et parvint au grade de général. En 1880, i! fut un des auxiliaires les plus actifs de la politique française en Tunisie, et il se distmgua en réprimant avec énergie un soulèvement des tribus ouchtetas, aux confins de la frontière française. Kn récompense do ses services, le premier résident général français à Tunis, Roustan, le fit nommer gouverneur de la région de l'.Vrad. Parlant fort bien le français, litalieu et l'arabe, très énergique à la fois et très habile. Allegro sut faire régner l'ordre dans une région en général troublée. Il avait, depuis dix-sept ans, perdu ia vue, mais sans cesser d'exercer ses fonctions avec le même succès.
^Allemagne. — Au mois de décembre 1906, la politique intérieure allemande a été traversée par une crise grave : la dissolution du Keicbstag, mesure à laquelle I empereur n'avait pas recouru depuis 189.'). Depuis longtemps, les rapports étaient tendus entre le chancelier de Bulow et la majorité du Reicbstag, où le centre, aux tendances catholiques etagrariennes, prédominait. L'occasion de la rupture fut la discussion en deuxième lecture du projet de budget supplémentaire fpour 1907>, destiné à assurer au gouvernement un crédit de 29.220 ooo marks, à l'occasion de la révolte des indigènes de l'Afrique du Sud-Ouest. Le centre, qui, à plusieurs reprises, avait pris icxto do quelques scandales coloniaux pour blâmer la politique d'impérialisme et d'expéditions lointaines de 1 empereur, fit demander par la commission un abaissement notable du chilTre des troupes à entretenir dans la colonie en 1907. Le chancelier refusa et, à la séance du 13 décembre, déclara qu'il s'agissait non de quelques millions, mais • du prestige national et de l'honneur militaire . allemand. Malgré tout, le Reicbstag refusa par dix voix de majorité de voler les cr.-dits demandés par le gouvernement. Quelques instants après, le décret de dissolution était lu à la tribune. Le gouyomemeut do Bulow avait eu pour lui, dans celte crise les conservateurs, les nationaux-libéraux, et les radicaux-nationaux. La majorité se composait des socialistes ot du contre catholique.
** Almodovar del Rio duc dk), homme politique et diplomate espagnol, né en 1859. - Il est mort à .Madrid en 1906.
ALPENCLÙHEN de lallcm. Alpen, Alpes, ot nlahen, icnition) u. m. Coloration en rouge de feu des sommets des Alpes au coucher du soleil.
AMBLYCHROMATIQUE (Aro-mn-/if — du gr. amblus «moussé, et klirôma. couleur) adj. Se dit des éléments ligures du sang (éryihrocytes et leucocytes^ dont les grains chromatiques du noyau sont plus ou moins dilfus ovalaires et trapus (nar opposition aux noyaux thaciiyciiROMATiQi;us, doDt los grains sont au contraire nets et dolios).
AMÉllNEAU(E.),égyptologue français, né à IjiChaiio- Giraud (Vcndéo), m igr.o. Il embrassa d'abord la carrière ecclésiastique, ot professa dans renseignement libre. Ji quitta le cl.;rgé ol se consacra tout entier à légyptoogio, obtint plusieurs missions officielles, fit d'importantes fouilles à Abvdos on 1896-1897, et devint direc- W::.^!""",^ '''•=™'?, •'« hautes études section des
în .».- '*• K'11""' " '"^ ■■''«" «loctcur es lettres à Paris ,,. „ , ;■ ,'' "'''""/ ?■" I"""' ■'"■•'S /^""i «'"• 't inosli- VZli",'"' '" •"/"■ '""'"'■'« /-"""«w- Pûrnu ses autres
(1888-1896), lei Ac/M <(« martyrs de l'EglUe copte (1890);
sa gauche, Junon): — 2, Un Dioscure (basromain;— 8. Hustede -Silène ; — 9. Clochette; — 13. Cuillère à pot.
Contes et romans ie l'Egypte chrétienne (1888) ; Résumé de Ihistotre de l'Egypte (18941; Essai sur l'évolution historigtte et philosophique des idées morales dans l'Egypte ancienne (1895); Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne Egypte {\S9e) ; Notice des manuscrits coptes de la Hiùliolhéijue nationale (1895); les Nouvelles fouilles d'Abydos (1899-1904).
Amic (Henri), littérateur et auteur dramatique français né à Nogent-sur-Marne (Seine) en 1853. Il fit ses débuts dans la littérature avec un roman: Henée (1878), que suivirent bientôt M" deKarnel, roman (1879); les Vingthuit jours d'un réserviste racontés par lui-même et dessinés par un autre (1881); Plaisir d'amour, recueil de nouvelles 1883); Au pays des Gretchens, roman (1884); George Sand, mes souvenirs, volume de mémoires littéraires (1890); En regardant passer In vie, autre volume de souvenirs littéraires, écrit en collaboration avec M»' Lecomte du Nouy n903). Il a donné au théâtre : un Ami (Odéon, 1879)- ^1/"" flarjens (Odéon, 1888) ; ime /'enime (Bodinière, 1889); .V; oui, ni non (Le Havre, 1889); Daria, pièce tirée d'uii roman de R. de Pont-Jest (théâtre d'.Vpplication, 1892)une Divorcée (Bodinière, 1892); une Vengeance (Cannes 1890; Gymnase, \i9i):les Pa/nllons no/i-s (Casino de Mce, 1891) ; Colomhine pour deux, pantomime, musique de Pierre Joret (Bouffes-Parisiens, 1894); Pour (e rfiapeat;, pantomime, musique de Pugno (Ambigu, 1895); le Luxe des autres, comédie, avec P. Bourget fOdéon, 19031; etc. ** Amour. — La vallée de l'Amour a repris une importance nouvelle pour les Russes à partir du jour où le traité de Portsmouth leur a barré le chemin de la mer •laune en substituant dans la Mandchourie les droits du Japon à ceux qu'ils avaient acquis. Dès lors, la Russie a di'i entreprendre une nouvelle voie ferrée, destinée à relier Ivhabarof avec la principale ligne transsibérienne. La ligne est divisée en deux tronçons: le proniier allant de .Sretensk jusqu'à Prokrovskaïa, le second parvenant de ce dernier point à Khabarof.
*AMOVIBLE adj. — Qui peut être écarté, séparé de. Il Jante amovible. V. jAN'Ti:, au Supplrmenl.
AmundsEN (Roald), marin et explorateur norvéï^ien né à Borje (Norvège) en 1872. Parti de Norvège en 1903 sur le Gjôa. il pénétra cette année même dans l'archipel arctique américain par le détroit de Lancastre, et prit ses qu.-irtiers d'hiver sur la côte méridionale de la Terre du Koi-Guillanme, où, pendant vingt-trois mois consécutifs, il a, non loin du pôle magnétique, effectué des observations magnétiques et météorologiques, et d'où ilaelfeclué le levé des terres arctiques avoisinantes. ,\u mois d'août
1905, il a repris sa roule vers l'O. pour achever la traversée du passage nord-ouest, et a pu sortir de l'archipel américain avant d'être arrêté par les glaces. Heienu par celles-ci près de l'embouchure du Mackenzie, il y a passé I hiver arctique de 1905-i90f. ; puis, après la débâcle de
1906, il a gagné le détroit de Bering, avant ainsi effectué avec son navire un voyage que .Vlaccluro n'avait pu faire naguère que partie avec son bâtiment, partie en traîneau.
ANALPHABÉTISME (lissm — du préf. privât, ail. et alphabet] n. m. Absence de toute instruction.
Ancêtre (l), drame lyrique en trois actes, poème de Auge de Lassus, musique de Camille Saint-SaSns, représenté le 21 février 1906 au théâtre de Monte-Carlo. — Lo sujet est une histoire corse qui semble inspiré de Colomba do Mérimée. /" acte : Une ancienne vendetta sépare les doux familles dos Kabiani et des Pietranera; un ermite, lo père Uaphaèl, entreprend de los réconcilier; lo chef des Pietranera, Tebaldo, jeune officier des armées t, P ""' y consentirait volontiers; mais le chef des l-abiani, Leandri, et surtout l'aïeule Nnnciata, refusent tout pardon. D'ailleurs Tebaldo est aimé à la fois de Vanina, soenr de Leandri, et de Margariia, orpheline recueillie par les Fabiani; ot Tebaldo aimo Margarita
i- acte : On rapporte choi les Fabiani le cad.ivre de L»andri tue dans la montagne; comme il n'y a iilus d'homme dans la maison, la vieille Nunciata fait jurer â Vanina de venger son frère. Bientôt Vanina apprend que Tebaldo est le meurtrier. S- acte : L ermite Raphaël va unir Tebaldo et .Margarita. C est bien Tebaldo qui a lue Leandri mais, attiré dans un guet-apens, il u a fait que se défendre' Poussée par le devoir de venger son frère et par la jalousie, \anina va tirer sur. Tebaldo, mais son amour fait tomber do ses mains le fusil déjà levé. Nunciata ramasse 1 arme et poursuit Tebaldo ; elle tire, mais la balle s'égare et tue Vanina. La race des Fabiani, punie pour sa dureté est anéantie. Sur ce livret quelque peu conventionnel oi superficiel, le compositeur a écrit une pariiiion où paraissent sa technique savante, son harmonie magistrale son élégante orchestration, mais dont les morceaux n'ont pas de lien suffisant avec le sujet ou entre eux. Citons l'hvmne de I ermite, sa nrière, un morceau descrii.tif imitant lo bourdonnement des abeilles, le duo d amour entre Tebaldo et Margarita, la lamentation funèbre de Nunciata sur le corps de son petit-fils, l'agonie de Vanina, etc.
Annales de phUosophie chrétienne, revue mensuelle, paraissant à Paris, le 15 du mois. Elle fut fondée en 1830 par Augustin Bonnetty. Celui-ci y exposa ses Idées personnelles de philosophie religieuse, qui constituaient le fidéisme (v. ce mot au Supplément), et qui furent censurées à Rome. Après lui, la revue déclina. En 1905, elle fut acquise par un groupe de catholiques, dont le P. Laberthonnière fut le porte-parole. Chrétienne et catholique, mais dévouée en même temps aux idées et aux méthodes nouvelles en religion, elle devint l'organe préfère dos écrivains catholiques qui préconisent ce qu'on appelle la philosophie de l'action et l'apologétique qui v cherche un appui. V. lmsianexce. ' = 11.'
MiKt^a. t. — Années quarante , Années soixante , Termes consacres en Russie, qui désignent 1840 et 1860, époques glorieuses par le mouvement littéraire et politique • réformes d'.^lexandre II; abolition du servage (1861)' etc Les plus célèbres critiques littéraires iBiélinsky, 1810- 1818; Dobrohoubov, 1836-1861; Pissarev, 1841-1868) et la l'iupart des illustres écrivains russes appartiennent à ces époques.
Année biologique fi.), publication annuelle, dont lo premier volume a paru en 1897, pour les comptes rendus des travaux de biologie de 1895. Dirigée par Y. Delage, avec la collaboration d'un comité de spécialistes, elle doit être considérée comme la suite naturelle de l'ouvrage de Y. Delage sur la Structure du protoplasma. Ihérédtti et les grands problèmes de la biologie générale (V. STRCC- Ti'RK, etc.), comme la mise au jour annuelle des nombreuses et importantes questions qui font son objet.
L'Année biologique n'est pas un résumé de tous les travaux biologiques, indistinctement. Son but essentiel est de trier, dans les publications biologiques de tout ordre, les seuls mémoires où il est question des phénomènes généraux de la biologie et ceux surtout où Ion cherche à -fournir l'explication, à donner la cause des faits décrits. Cette publication constitue un recueil remarquable par sa richesse de documentation pour le biologiste ou le naturaliste, et il n'existait rien d'analogue en aucune langue. D'ailleurs la liste des divisions adoptées pour l'analyse et la critique des travaux parus daus l'année suffit à montrer le caractère et le but de la publication :
I. La cellule; — IL Les produits sexuels et la fécondation; — III. La parthénogenèse; — IV. La reproduction asexuelle: — V. L'ontogenèse; — VI. La tératogénèse ; — VIL La régénération ; — VIII. La greffe ; — IX. Le sexe et les caractères sexuels secondaires'' le polymorphisme erg.atogénique; — .\. Le polvmorphismo mélagénique, la métamorphose et l'alternance des générations; — XL Les caractères latents; — XII. La corrélation ; — XIII. La mort, le plasma germinatif; — XIV. Morphologie et physiologie générales; — XV. L'hérédité; — XVI. Iji variation; — XVII. L'origine des esprits et de leurs caractères; — XVIll. La distribntion géographique des êtres ; — .\IX. Système nerveux et lonctions mentales ; — Théories générales, généralités.
ANTIFLUCTUATEUR n. m. Appareil qui supprime les fluctuations de pression dans une conduite de gaz, en réglant d'une manière automatique l'alimentation des moteurs qu'elle dessert. fOn dit aussi antipclsathi-r.)
— E.s'CYCL. L'installation d'un puissant moteur sur une canalisation de gaz, juste suffisante pour le ser^■ice qu'elle remplissait auparavant, cause un trouble sérieux aux consommateurs dont les ajipareils d'éclairage se trouvent branchés sur la même conduite, car de fortes llucluatiODS, dues à l'aspiration du piston de la machine, s'y produisent. Ces dépressions seraient insensibles, si le nroteur puisait lo gaz nécessaire à son alimentation dans une réserve de capacité suffisante. Mais, pour diminuer les dépenses d'installation, on a imaginé les antifluctualeurs, qui ne remédient (lu'iniparfaitement au mal en agissant parfois au détriment de la régularité do pression de la machine ; " de sorte tiue, si les voisins sont satisfaits, comme lo constate juaicieusement Aimé Wiiz, le propriétaire du moteur ne l'est plus «.
h'antifiuctuateur liizot et Akar constitue un perfectionnement de la poche Schrabctz, qui réglait automatiquement le débit de gaz au moyen d un losange articulé dont les liras prolongés appuyaient sur la jante du récipient, tandis que son extrémité manci-uvrait 'le robinet. Cet antifluctualeur consiste en un robinet à papillon, commandé par la poche de caoutchouc elle-même, disposée sur lo trajet du tuyau à g,az ; lorsqu'elle se gonfle, elle tend à fermer le robinet, qu'elle ouvre quand elle se dégonfle. Les nuctuations de pression, que l'on constaterait dans la canalisation par suite de l'aspiration brusque du moteur, se trouvenl alors supprimées, et l'alimentation de la machine est assurée autoniaiiquenienl.
Le rhéomètrc anti/lurtuateiir delà Compagnie parisienne se compose d'une chambre cylindrique on deux parties, reliées entre elles par un obturateur formant soupape. Cet instrument empêche l'aspiration du piston de provoquer un vide dans la conduite d'alimentation, vide qui se répercuterait sur les branchements voisins.
AostE (Vittorio Fmmannele Torino Giovanni Maria. duc n'), prince italien, né A Turin en 1870. Kils du |>riuce .\médée, ducd'Aoste,et de Maria dal Pozzo délia Cisterna, par conséquent cousin du roi d'Italie, Victor-Emmanuel llï, le duc d'Aoste, qui porta d'abord lo nom do comte de Turin
et qui a lo raiiy do gênerai dans l'arméo italieune, est suriout connu par lo duel qu'il eut, lo 15 aofit isai, à Vaucresson, avec lo prince Henri dOrloans. Celui-ci, pondant son séjour on Aljyssinie, avait envoyé au . Fiyaro . des lettres dans lesquelles il jugeait sévèrement la conduite dolhciers Italiens, prisonniers de Monélik. Ces ofliciors avaient désigné l'un d'eux, l'iui, pour demander raison au prince de ces criti<|iios injurieuses, puis le général Albortono s était substitué à Pini, quand le comte do Turin faisant secrètement lo voyage do Paris, prit sur lui do venger 1 honneur dos olficiors, et blessa son adversaire 11 siège do droit au Sénat, depuis le 2i novembre 1891.
Aphrodite, drame musical on six tableaux, paroles de Louis de Gramont, musique do Camille Krlanger, représenté à rOpéra-Coniiquo lo 27 mars 1906. Sur lo livret tiré du roman de Piorro Louj's, Aphrodite (v. ce mot au Suppkment), lo compositeur a écrit une partition d'un réel talent do forme, mais qui manque peut-être d'inspiration On peut citer .- au premier tableau, le chœur d'entrée d'un caractère assez vaporeux, et lo petit duo des joueuses de llftto; au second, la petite marche assez curieuse d introduction, avec sa couleur mystérieuse; onlin, au quatrième, le prélude avec solo .le violon, qui donne une note vraiment musicale, mallieurousement trop fugitive. *Arbib (Edoardo), journaliste et romancier italien, né à Hoiojiie en IS-lo. — Il est mort en 1900. Député de Vitorbo depuis 1880, il représenta ensuite à la Chambre la deuxième circonscription do IVi-ouso, puis Rioti, et il entra au Sénat lo i mars I90i. 11 a collaboré à la • .N'azioue • de Florence, à la ■ Stampa . do Turin. ''^ Arenenberg, château do Suisse (cant. de Thuro-ovie [distr. do Steckborn, comm. de Salensteinl). — Ce°bcau château moderne, situé dans un site charmant des bords du lac do Constance et entouré de belles plantations, est aujourd'hui occupé par une école agricole quv a installée le canton de Thurgovie, ù qui l'impératrice Eugénie a lait don du château en i'jo6.
Ariane, opéra eu cinq actes, poème de Catulle Mendès, musiquedo J. Massenet, représenté à l'Opéra le 1" novembre 1906. — Lo livret est inspiré par l'antique légende illustrée par Catulle et Ovide. (" nc^e : Thésée vient d'amener au .Vlinotauro, dans l'Ile de Crète, le tribut annuel de sept éphébes et sept vierges : muni par Ariane qui l'aime, du lil qui lo guide dans le labyrinthe, il tue le monstre, el quitte la Crète, emmenant Ariane. l" acle : Sur la nef qui les conduit, le héros et Ariane échangent dos paroles d amour, tandis que la sœur d'Ariane, Phèdre, d'abord dédaigneuse do l'amour, et depuis éprise de' Thésée, songe tristement. A la suite d'une tempête, la nef aborde à Naxos. S' acte: Déjà las d'Ariane, Thésée aime Phèdre à son tour; Ariane surprend leurs aveux ■ les coupables s'enfuient, mais Phèdre se donne la mort Vaincue par la pitié, .\riano obtient de Cypris daller arracher sa sœur à l'Hadès. 4> acte : Elle descend aux Enfers, accompagnée des Grâces, et Perséphone lui permet de ramoner sa sœur sur la terre. 5» acte : La scène est de nouveau à Naxos : Thésée pleure à la fois deux victimes; mais la terre s'entrouvre : Ariane parait conduisant Phèdre. Touché du dévouement d'Ariane, Thésée jure qu il n'aime plus qu'elle ; Phèdre jure qu'elle n'aime plus Thésée. 'Vains serments! A peine Ariane a-t-elle regagné le palais que Thésée et Phèdre, reconquis par leur ancien amour, quittent Naxos sur une barquo. Ariane, abandonnée, s'avance dans les flots, attirée par le chant des sirènes, et disparaît.
Ce sujet, emprunté à la légende antique, et tout à fait dans la tradition de l'ancien opéra français, est en soi très poétique, mais il est traité d'une façon un peu trop extérieure, avec une psychologie sommaire et une forme d'un lyrisme trop cherché. Dans la partition on retrouve la forme musicale qui caractérise les œuvres précédentes de Massenet : mélodie ingénieuse et séduisante , passionnée ou voluptueuse, souple et savante, avec des contrastes habilement calculés, dont la tendresse gracieuse ne s'élève pas toujours jusqu'au pathétique d un sujet héroïque. Il faut citer, au premier acte : l'invocation a Cypris, le thème d'amour d'Ariaue; au second : la barcarolle de la nef de Thésée; au troisième acte, où la musique est le plus dramatique : la prière d'Ariane à Phèdre, scène d'amour entre Thésée et Phèdre, la lamentation d'Ariane, le menuet des Grâces; au quatrième : l'air des roses; au cinquième : la lamentation d'Ariane.
Armaillis (les), légende dramatique en ("jux actes, paroles de Henri Cain ot D. Baud-Bovv, musi.iue do Gustave Doret, représentée à l'Opéra-Comique le 9 novembre 1906. — Un drame sombre ot rapide, du genre mis à la mode, surtout en Italie, par la Cavalleria rusticana. Les armaillis sont les bergers de la haute montagne, ceux qui, dès les premières atteintes de l'hiver, s'en vont là-haut, avec leurs troupeaux, et là, restent isolés pendant des mois, séparés de tout. Une jeuue fille, Maedeli, est aimée par deux armaillis, Kœbi et Hansli. C'est ce dernier qu'elle aime, et. dans sa fureur d'être repoussé, Kœbi est animé contre Hansli d'une haine qui le conduit jusqu'au crime. Taillé en géant, il cherche querelle à ce frêle amoureux, le provoque et le tue lâchement. Mais voici que, la nuit qui suit le crime, comme il erre dans la montagne, il voit so dresser devant lui le spectre de sa victime. Eperdu, haletant, il veut fuir, mais il se sont attiré malgré lui par le revenant, qui lui prend la main et le fait tomber mort à ses pieds. Telle est la légende, dont le dénouement ressemble fort à celui de Dot: funn.
La partition des Armaillis, œuvre de début de Gustave Doret, est fort intéressante. Construite en partie sur des motifs populaires, elle dénote chez l'auteur un talent d'arrangement, nue véritable entente de l'orchestre, un sentiment dramatique et scénique. Le joli ranz des vaches qu'on entend au loin dès l'introduction, est traité avec goût, de même que la valse avec chœur qui ouvre lo second acte et dont le i-aracière pittoresque est excellent. Mais il faut signaler, comme appartenant en propre au compositeur, la prière qui accompagne le retour du corps de la victime, la romance vraiment dramatique de Kœbi : Nous étions tous deu-r, et toute la scène très puissante de l'apparition du fantôme et de la mort du criminel.
AromOUNIEN, ENNE (ni-in, en) n. Synonyme de Macédo-Roumain : Les Aromocsiens. (Ce nom a été adopté par (iustave Woigand dans les Aromouniens, I89il. V. RouMvME dans le ^'oitveau Larousse. — Autre synonyme : ZlNZARU.
— adj. Qui so rapporte aux Aromouniens : Lanuue
. ^^f^'^'*,?",^ {Seattle Auguste,, phvsicion suédois, né à bchloss \\ ijk, près d Upsal, en Igvj. Il commença ses éludes à Upsal, les continua à Stockholm cl, après avoir passé sou doctorat (1884;, suivit comme boursier les cours du Polytechnicum de Kiga, des univerbilés de
,„„^ . , . — — -'int recteur
eu 1891. Arrhenius a publié do nombreux mémoires, disséminés dans les recueils scicntiliques suédois allemands et français. En particulier, sa théorie do la rfujocmtum électrolytii/ue, malgré une vive opposition de la part des chimistes, fait autorité pour linstant. Elle révéla quantité do laits nouveaux, donna une base rationnelle a 1 analyse chimique, facilita le calcul quantitatif des conditions d'équilibre des électrolvtes et des solutions et permit à Van t Ilotf d'interpréter certaines difllculiés géologiques, hydrographiques ot mémo physiologiques.
ArzILA, ville du Maroc septentrional, à environ ja kilomètres de Tanger, sur l'Atlantique, un pou au sud de 1 embouchure du djebel El-Alcha. Lu millier d habitants 1 etiie rade. — La ville a été le théâtre, eu octobre 1906, de desordres graves, contre lesquels lo maghzcn a dû se déclarer désarmé, malgré les réclamations des ministres étrangers. Finalement, lancion brigand Erraissouli, dont la faiblesse marocaine a fait un pacha chargé de la police do la région de Tanger, s'est emparé de vive force de la ville, où il a ramené la tranquiUité (26 oct.;.
ASHEUOUG (Torkol-IIalvorsen), juriste et homme politique norvégien, né à Idd (Smaaleneno) en 1822. H étudia e droit et I économie politique à Christiania, puis reçut de 1 Etat une bourse de voyage, qui lui permit d étudier dans divers pays d Europe la législation et les sciences politiques. En 1852, il lut nommé lecteur, et, eu 1862, professeur à la laculté de droit de Christiania. Représentant de Stockholm au Stonhiog de 1868 à 1882, il fit. en outre partie sans interruption du Lagthing, et à partir de i8:o, il fut lo chef du parti conservateur. Comme membre du comité de 1 Union, il présenta un proiet de revision du pacte unioniste et l'ut toujours l'un des plus chau.ls partisans du dualisme dans l'union loyaledcs pavs Scandinaves. Sa rare puissance do travail et ses connai'ssances juridiques lui assuraient d ailleurs un rôle prépondérant dans I élaboration des lois au sein des comités et dans la discussion publique au parlement. Le plus important de ses ouvrages do droit fut le .Vorges o/fentlige rel, qui est resté la base des études juridiques eu Norvège. La première partie comprend ; Statsforfatning i Norge og Danemark indlil 1814 (1866): ot la deuxième : Norr/es nuvaeremte slats/orfatmng (1881); son mérite est autant dans la netteté d'exposition des principes du droit norvégien que dans la richesse de documentation au point de vue de 1 étude comparée des législations de tous les pays. Citons encore : un compendium, den Nordiske stutsret (1885! et le Droit constitutionnel des royaumes de Suéde et de iVorféjc dans le «Manuel do droit public . de .Marquardson (en allem. 1886) ; et Om Unionskomitees udkasi lil en nu forenmgsakl (1870), sa profession de foi politique. Il a. en outre, donné à un grand nombre de revues et de journaux étrangers des études do droit, d'économie politique et de statistitjue. Ashehougest docteur honoraire des universités de Lundetde Kœnigsberg, et, depuis 1885, correspondant de 1 Académie dos sciences morales de France.
ASNIÈRES, comm. du départ, du Calvados, arrond. et à 22 kilom. de Bayoux, sur un plateau, non loin de la Manche; 125 hab. Intéressante église, dont les parties les plus anciennes, de style roman, remontent au xi' siècle. La flèche est postérieure. Bains de mer aux environs.
ASPARAGICULTEUR (as» — v. l'art, suiv.) n. m. Agriculteur qui S adonne plus spécialement à la culture do l'asperge.
ASPARAGICULTURE [ass — du lat. asparagus, asperge, ot do culture) n f. Culture de l'asperge : Argenteuil tesl fait une renommée dans i'ASPARAGicuLTCRK. **ASSnRANCE n. f. — Enctcl. La loi du 17 mars 1905 avait laissé au ministre du commerce le soin de réglementer les détails de son application, après avis du comité consultatif des assurances sur la vie. Onze décrets ont été rendus en vertu de cette délégation.
Les quatre premiers de ces décrets, portant la même date du 20 janvier 1906, ont successivement déterminé ; 1" le délai, fixé à un an, passé lequel cessera d'être valable l'enregistrement d'une entreprise qui n'aurait pas commencé à fonctionner; S" le maximum des dépenses de premier établissement des entreprises françaises et le délai d'amortissement do ces dépenses ; 3» les dilTérenles tables de mortalité, le taux d'intérêt et les chargements d'après lesquels doivent être calculées au minimum les primes ou cotisations des opérations à réaliser, ainsi que les réserves mathématiques ; 4° les conditions dans lesquelles les entreprises sont obligées d'inscrire sur des registres spéciaux, tonus pour cnacune des catégories d assurances, les contrats souscrits ou exécutés en France et en Algérie.
Trois autres décrets, en date du 22 juin 1906. énumèrent les pièces ot justifications à produire à l'appui des demandes d'enregistrement, fixent le montant de la réserve de garantie pour chaque catégorie d'entreprises, et déterminent les conditions de fonctionnement des entreprises de gestion d'assurances sur la vie.
Le règlement d'administration publique du 9 juin 1906 a indiqué en- quels biens mobiliers et immobiliers devait être effectué le placement de l'actif des entreprises françaises, et, pour les entreprises étrangères, de la portion d'actif afférente aux contrats souscrits ou exécutés en Franco et en Algérie. Il a. en outre, déterminé les garanties que doivent présenter les valeurs qui ne peuvent avoir la forme nominative.
Le décret du 25 juin 1906 est relatif au dépôt et au retrait des valeurs que les entreprises étrangères sont tenues d'effectuer à la Caisse des dépôts et consignations.
Enfin, le règlement d'administration publique du 12 mai 1906 et lo décret du 22 juin suivant ont édicté de nouvelles règles pour la constitution et la gestion des sociétés d'assurances à forme mutuelle ou loiitiniérc. V.. au Supplément^ SOCIÉTÉS.
APlIilODITE - BALLIN
plusieurs foi» millionnaire, et qui so donne pour so °,a|f.te est un député ins.guilianl, peu\ûr de sa rUlec'on "û; la . chauller ., .1 loudo la caisse dos grèves, met a la ,ê"
i^-,^""!'^ '*'"'? '■'•''•'"' «"''<=■««■. ancien insujg, de 871, enno prend pour secrétaire le (ils do Warîs. ot, Lazare, très aigri contre la société, parce qu'il n v a i,a« encore trouve sa place, ot même va^ucmeit anafch.Ji" Lazare est aime do sa petite cousineCécile ; mai» lui.mêmo .s éprend dune dame mystérieuse. M- Lecbarticr. Or. M- Lethartler n est autre que M" Mouferrand, fc-paréô do son mari. Le député était sur le point de divorcer mais a la veille des élections, ,1 juge plus prudent de m réconcilier avec sa charmanio femme, et la jalousie ictie un lerment de plus dans lame bouleversée- do ^^L Apres une représentation théâtrale au profit de la caisi^ des grèves, au moment du souper, une dls.ussiou pol,tiq« s engage eiitre MontlerranJ et son «.crétaire amourelx qui expose les théories libertaires et du leur fait aux faM socialistes. La discussion devient querelle, la querelle senvonime et Lazare tire un coup de revolver tur Moutfcrrand Celui-ci n'est que leg/rcmeni blessé. Il m réjouit fort de cet -attentat anarchiste . qui lui fait une énorme réclame. A 1 instruction, la déposition de la petite Cécile, que son amour pour son cousin rend persplca.ie manque de changer la face de» chose» : éclairé par elle 1 avocat de Lazare va transformer en crime i.assionucl le prétendu crime politique. C est ce qu'il ne fauta aucun prix. .Monlferrand parvient à en persuader tout le monde et aui assises, U demande éloquemmcnt au jurv d acguiiter son
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assassin. L acquittement obtenu, ou p'ortc presque e'
r>;„7^„ir -—-t~- — ■"■-"' u.^icuu, ou porte presque etriomphe le généreux député socialiste; Mareïcot lui appartient désormais corps et âme, et I,azare ne sait comment se montrer reconnaissant ; voilà sa réélection assurée Sa femme lui revient tout entière, et Lazare éj.ouse Ccib-
Ij Attentat, amusante étude de caractères, est une satire fort gaie par la forme, mais bien mélancolique dans lo lond, de certaines comédies politiques.
AuBERT (Ernest-yean), i)einire, graveur et litbograplie français, né à Paris eu 1824. — 11 est mort dans la mémo ville en 1906.
*AoDEBRABD (Philibert), littérateur français, né à Sainl-Amand (Cher) en 1815. — Il est mort â Paris en 1906. Parmi les derniers ouvrages qu'il a publiés durantsa verte vieillesse, on peut citer : Soldats, poètes et tribuns fl900i; Ceux qui font la fêle (1902,; Lauriers el cyprès (wm); Homanciert el viveurs du\i\* s.
(1904); /e» Derniers Jours de ta D ohé me (1905).