‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 348 sur 363 · livre a été mis à · texte numérisé non relu

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la condamnation. < •

tien et iidéatisme grec .li"'4.. et aes anicus u^ua ta. • Quinzaino •.

IiACOMBLEZ (Paul-Henri li-tér.iteur et rdileur. né k Solesmes (Nord) en 1855. : -^- '1 '^^

vint l'éditeur des jeunes ' ^ dans

r . Art moderne., la «Je.. - - - "D'c ' ;

dionda lui-même la i'/^wa- ■ ^^ ■ ina aans la^ulleavec

la . Jeune Belgique . et p: a -^ jremicres œuvres do Maeterlinck, Van Lerbcrtiiie. Feri.and Sévrnn. Louis Delaitro. Paul Lacomblez est lui-même un littf rateur de talent • après avoir réuni d'aimables pièces s-. us le litre de Jeunes Filles f 1890\ U s'affirma par un poème dramatique en trois taoleaui : Xo/A e( ses filles.

Lacroix (Jean-François db), conventionn?! français. né à Pont-Audemer en 1754, décapité a Pans en 1794. U était, en 1789, avocat à Anet. Procureur général syndic du département d'Eure-et-Loir, deui ans après il mt

LAlï — LOCKYER

envoyé comme député à la Lv^i^lûtive. où il fil montre tl'opmiODs tri'8 avancées. Il provoqua des mo^iures de rigueur contre les énugrés, ii( luetire en accusation les ofliciors du réginioni de (.'anibresis, suupvouucs de modéraniismo. el se si^^Miala par de violentes at(ac|ues contre la cour. Réélu à la Convoutiuu. il en devint le président lo ■1 octobre, fut ctiargô de plusieurs missions, avec Danton, en Belgique, où il lut accusé de s'être rapidement enrichi. Ko mars nos, il aida à rétablissement du tribunal révolutionnaire, puis devint membre du comité do Salut public, il fut un des adversaires les plus violents des girondins, qui d'ailleurs avaient sévèrement critiqué ù la Convention sa conduite eu Belgique. Très lié avec banton, il fut arrêté, jugé et eiécuté eu mémo tomj)S que lui.

*LAIT n. m. — E.scYci.. Fixafje du luit. Pendant longtemps, lo lail stérilisé a eu linconvénient de se présenter sous la forme d'un liquide nettement séparé en deux tranches, la crème moniani à la surface et formant une masse agj'loméréc dans le goulot de la bouleillo. A l'aide de la macnino dite ù. fixer le tit/uide, on esc parvenu à obtenir une liomo£>t''iiéité parfaite pour le lait stérilisé. I,e lait fixé ainsi est beaucoup plus stable que le lait ordinaire, car en aucun cas la crème ne peut se séparer, mémo à l'aide d'une écrémeuso centrifuge. Lo principe do la machine à. fixer consiste à soumettre le lait à une énorme pression, obtenue par des compresseurs hydrauliques, et qui dépassent souvent 200 atmosplières par centimètre carré.

^Lalauze (.\dolphc), graveur et peintre français, né à Kive-de-Gier on 1S38. — II est mort à Milly en iyû6.

Landry iFrédôric ou Fritz), sculpteur et médailleur suisse, né au Locle eu lâ42. Il étudia le dessin à l'Ecole des beaux-arts do Genève sous le peintre liarthélemii' Mcnn, et termina son éducation à Paris, soit à l'Ecole des beaux-arts, soit dans l'atelier de son compatriote Antoine Bovy. Son œuvre comprend des bustes, des plaquettes et des monnaies. Les principaux musées do Suisse Sossèdent ses portraits, en marbre ou bronze. Les méaillons et platiuottes forment une série remarquable, où so sentent, à travers une influence française, une réelle originalité et une finesse verveuse, issue du terroir. Sic fugit tempus, Détresse, le Forgeron, le Mineur, l'Aiguilleur, les Martyrs du travail, etc., sont de belles compositions. Le portrait-médaille de Fritz Berthoud, d'Agassiz, la plaquette de Louis Favre, la médaille du Tir fédéral de fSPS, sont d'un art et d'un goût excellents. Landry a témoigné des mêmes qualités, relevées de quelque pointe de modernisme, dans 1 exécution de la pièce de 20 francs en or, que lui commanda ta Confédération suisse. Son Belvetia est figurée par une robuste jeune lille, coiffée d'une simple natte de cheveux. Son regard se dirige vers lo glacier do la Jungfrau profilé à gauche, et son cou est paré d'un collier dedelweiss. Landry devint, en 1871, professeur do dessin au gymnase de îsèuchâtel.

LapiGQUE (Louis-Edouard), physiologiste et anthropologiste français, né à Epinal (Vosges) en 1866. 11 fit ses études à Paris et fut reçu successivement docteur en médecine (1895) et docteur es sciences naturelles (1897) ; mais il avait déjà donné de nombreux travaux qui l'avaient fait nommer membre de la Société de biologie. Lapicque a été préparateur, puis chef de laboratoire à IHôtel-Dieu, professeur suppléant à l'Ecole d'anthropologie, maître de conférences à la faculté des sciences (1898). U a été chargé de diverses missions scientifiques par le ministre de I instruction publioue (1892-1894J en Abyssinie, aux îles Andaman. en Malaisie; (1903) aux Indes. On lui doit de nombreuses notes à la Société de biologie, à l'Académie des sciences, etc. Citons, parmi ses travaux : A la recherche des Xégrilos [tour da monde, 1895-1896); Sur le dosage du fer dans les recherches physiologiques (1895) ; les Mut'ttion% du fer chez les vertébrés (1897), etc. Lapicque a été môle à l'affaire Dreyfus: il fut poursuivi en 1899 avec Duclaux et Gnmaux comme secrétaire de la Ligue des droits de l'homme. Plus récemment, il fut, pendant quelques mois, suspendu de ses fonctions à la Sorbonne (1906) pour avoir pris la défense de Gustave Hervé.

LaRHONT, une dos dernières arêtes françaises du Jura, à l'E. de Pontarlier, entre le bourg de la Cluse et la frontière suisse, au delà de laquelle elle se prolonge dans le canton de Neuchâtel. Culmen, 1.352 mètres d'altitude à la montagne du Gros- Taureau, où se remarc]uent do très belles assises coralliennes. Lo Larmont joue un rôle important dans la défense de cette partie de la frontière. Il commande en effet les voies ferrées qui relient Pontarlier à Lausanne et à Neuch&tel, ainsi que la roule de Pontarlier à Lausanne par Valiorbc. Aussi a-t-il été garni d'importants ouvrages fortifiés : notamment le fort ilu Larmont inférieur et le fort du Larmont supérieur au sommet même de l'arête.

Lartiguc (Marie Hippolyie de), général français, né à Montesquieu- Volvcstre (llâute-Garonne) en 1815, mort à Toulouse en 1893. Elève de l'Ecole militaire de Saint- Cyr en 1833, il en sortit dans l'arme do l'infanterie, el fut presque immédiatement envoyé en Algérie, où il fit une rapide ot brillante carrière. Il était en isr.i lieutenantcolonel lorsqu'il fut eiivoyê en Crimée. Sa brillante conduite à l'attaque du Mamèlun-Vert lui valut d'être promu colonel après hnit mois de grade. Général do brigade au lendemain de la guerre d Italie, divisionnaire on 1870, il fut appelé, au moment do la déclaration do guerre, au commandement de la *• division du 1" corps d'armée (Mac-Mahon). C'est lui qui. à la journée de UeichsholTen, dut protéger, avec le concours de la division légendaire dos cuirassiers du général Bonncmains, la retraite do l'armée. Deux fois blessé à Sedan, et, après la capitulation, envoyé prisonnier en Allemagne, il fut, en 1871, nommé commandant do la division d'Angoulémo, où il concourut énergiqiiemcnt au rétablissement de l'ordre. Commandant du I2' corps d'armée en 1873, il passa au cadre de réserve en 18so. Sept ans plus lard, au moment do l'essai de mobilisaiion du 17» corps, lo commandement do la rt^gion militaire do Toulouse lui fut un moment confié.

ItAUBADlÈRE (Françoii-Bortrand de Pont d'Al-bf- VOTK. comte t*v.\ géni^ral fronçais, né et mort à Laubadièro (1759-1837). U rU sa première campagne, en 1780, en Amérique, comme aido do camp du maréchal de Kochambeau. et reçut A son retour le grade d'aide-major des logis des armées. Envoyé en Irlande en 1793, il v fut fait prisonnier jusquoû 1800, date à laquelle il rovintprcndre du service

à l'arméo d'Italie, puis à l'armée d'Allemagne. Il fit les principales campagnes du premier empire, fut blessé ù. Deppeii à la tête de la cavalerie légère d'avant-garde, et nommé sur le champ de bataille général de brigade par l'Empereur. En 1808, il fut envoyé en Espagne. Il commandait à Madrid lors do l'installation do Joseph Bonaparte. En isio, il fut nommé gouverneur de la province de Léon, ot battit à Asiorga une petite armée espagnole. L'année suivante, il gouvernait /amora. Enfin, en 1812, il était envoyé on Wcstphalie, puis nopimé au commandement de "Hambourg. Au mois d'octobre de la même aunéo, il enleva BrÔmc aux Russes. Enfermé dans Wesol après l'ôvacualiou de l'Allemagne par les armées françaises, il no livra cette place aux Alliés qu'après la signature du traité de Paris. Pendant les Cent-jours, il accepta de .Napoléon le commandement de la U* division; aussi la Hestauraiion le laissa-t-elle sans emploi. 11 avait été élu, en 1815, député de Maine-et-Loire. .Sou nom figure sur l'arc do triomphe de l'Etoiloi

XjAUBEUF (Alfred-Maxime), ingénieur du génie maritime français, né en 1861. Elève de l'Ecole polytechnique en 1883, il en sortit dans le corps des constructions navales, fut nommé sous-ingénieur en 1887 et attaché au port do Brest. Ingénieur en 18U1, il s'occupa surtout, à partir de 1899, de recherches relatives à la navigation sous-marine, et c'est à lui que l'on doit les plans et la consiruciion du type de bâtiments mis en service depuis 1904 dans la (lotte française, ot connus sous le nom do sitbtnersihies.{\'. ce mol.) En 1906, Laubeuf quitta le service de l'Etat pour entreprendre, à litre privé, la construction de sous-marins.

Launay (Louis dk), ingénieur et voyageur français, né en 1850. Elève de l'Ecole polytechnifjué, puis de l'Ecole des mines, il en sortit ingénieur des mines, el fit dans ce corps une rapide et brillante carrière. Il était ingénieur à Dijon, lorsqu'il fut nommé (1889) professeur de géologie appliquée à l'Ecole supérieure des mines. Depuis lors, il a effectué un certain nombre de voyages scientifiques eu Orient, en Amérn|ue, et notamment dans l'Afrique du Sud, eu 1895, où il est allé étudier sur place les gisements aurifères du Traosvaal et les conditions industrielles de leur exploitation. Nous citerons, parmi ses principaux ouvrages : une remarquable étude sur Vîle de Metelm (Lesbos) ; Chez les Grecs de Turquie (1897); les Mines d'or rfu Transvanl (l»96} ; Hecherche, captage et aménagement des sources thermo-minérales (1899) ; Géologie pratique et Petit Dictionnaire des termes géologiques les plus usuels (1902). I.. de Launay dirige la revue scientifique la Aature.

* ^Laurent- DESROUSSEAUX Henri- Alphonse-Louis), peintre français né à Joinville-le-Ponl en 1858. — Il est mort à Valaioudois en lyu6.

XjEBARQ (l'abbé Joseph), ecclésiastique et littérateur français, né à Hautot-Saint-Sulpice (Seine-Inférieure) en 1844, mort à Blasseville (Bon-Secours) en 1897. Elève du petit séminaire de Rouen, au Mont-aux-Malades, il y professa de 1868 à 1885. Dans l'intervalle, il se rendu à Paris, à l'Ecole des carmes, depuis l'Institut catholique, et passa la licence es lettres en 1873. Il retourna à l'Institut catholique une quinzaine d'années après pour achever la préparation de sa thèse de doctorat es lettres; il fut reçu docteur devant la Faculté de Paris, en 1889. Il devint chanoine honoraire de Rouen en 1892, et fut nommé chapelain dans la même ville de la maison des Saints- Anges et directeur diocésain de 1' «Œuvre des tabernacles 1'. Entraîné, dans son zèle sans limite, à chercher et à déchiffrer des manuscrits, il fut à la fin de 1895 frappé dune cécité presque complète, et mourut deux ans après. On a de lui les ouvrages : de Alcj-andru Gemmeticensi, avec un catalogue des manuscrits de Jumièges (thèse latine) [1888]; Histoire critique de la prédication de liossuet (thèse française) [18S8:; Œuvres oratoires de Bossuet (1890-1896), 6 vol. ; Table analytique, posthume, entièrement rédigée et partiellement transcrite jiar l'auteur (1897); Corneille à Rouen, souvenir du second centenaire, poésie {18991 II a laissé en mourant des rctouclies sur les Œuvres oratoires, préparées en vue d'une seconde édition. Le nom de l'abbé Lebarq restera attaché à leilition des Sfrmons de Bossuet, faite d'apr-s les manuscrits avec un soin minutieux et une critique ingénieuse. Vers le milieu du xix" siècle, un élève de l'Ecole des carmes, l'abbé Vaillant, avait sonné la charge contre l'édition de Déforis, el montré la nécessité de faire une édition des Sermons d'après les originaux. La mort l'empêcha d'entreprendre lui-même ce travail. Quarante ans après, comprenant l'insuffisance des éditions données dans l'intervalle, l'abbé Lebarq se donna tout entier à cotte œuvre. Son édition des Sei^mons peut être considérée comme l'édition définitive.

Lebeuf (labbé Jean), historien et érudit français, né el mort à Auxerre (1687-i76i>). Il fut chanoine et souschantre do la cathédrale d'Auxerrc, et composa un très grand nombre d'écrits qui lui valurent d'être nommé, en 1710, membre do l'Académie des inscriptions. Nous citerons de lui : De l'état des sciences dans l'étendue de la monarchie française sous Charlemagne (1737); Dissertation sur l'état des anciens habitants du Soissonnais avant la conquête des Gaules par les Francs (1735); Dissertation sur plusieurs circonstances du règne de Clovis (1738'!; Recueil de divers écrits pour servir d'éclaircissement « l'histoire de France (1738); Dissertations sur l'histoire civile et ecclésiastique de Pnrtx (17:19-174.1 ; Mémoire contenanllhistoire eccléstastiouc et civile d'Au-rerre (17541; Histoire de la ville et du diocèse de Paris (1754). en 15 vol. in-i2. ouvrage do premier mérite, auxquels doivent se reporter tous les historiens do Paris et de ses environs, et dont une nouvelle édition a été publiée en 1883, par Adrien Augier, suivie, en 1890, do Rectifications et a<tditions, par K. Bournon ; Essai histori'jue, critique, philosophique sur les lanternes (1755); Conjectures sur la reine Pédauguc, etc. Lebeuf avait ou part à la nouvelle édition du Glossaire do Du Cange, à la nouvelle édition du Dictionnaire géographique do La Martinièro (1740^. La Correspondance de iabbé Lebeuf a été publiée en 1885 par Ernest Petit.

Leblond (Marins et Ary), littérateurs français, nés le premier à Saint-Denis (Réunion) en 1877, et lo sororid à Saint Pierre (Réunion) en 1880. Après avoir collahoré ù diverses revues et fondé la Grande Fronce, ils publièrent en 1902 leur premier livre Vies parallèles, où ils décrivaient Paris vu par des exotiques. Leurs autres

ouvrages sont : le /Césére, le Secret des robes (1903); ta .Sarabande, la Société sous la troiii^me RéputAigue (1904) ; les Sort ilt'ges [IdOh) : leconte de Lule {l9iKi). Les auteurs s'y sont montrés surtout préoccupés des quostioas coloniales et sociales.

i'+LE Camus (Emilo-Paul), évéouc et écrivain français, né à l'ar;i/:i i Au<le) en 1839. — Il est mort à Malvirade, jirès de Castelnaudary, en 1906.

LeCLÈRE (Adhémar), orientaliste et administrateur, né à Alençoii lOrnej en 1853. D'abord ouvrier typographe, il ne tarda pas à prendre une place émineute dans le parti socialiste et à en soutenir ardemment les doctrines dans la presse. 11 fut un des fondateurs du journal le Prolétaire (1878); il fonda le journal eorporaiif le Typographe (1S82), et collabora à la « Revanche », de Félix Pyat (1882-1883) et à la « Justice . (1x83-18^6). 11 fut un des premiers collaborateurs de la « (îrande Encyclopédie ». Nommé résident de France au Cambodge (1886), Adhémar Leclère s'est adonné à l'étude dos langues el des institutions de l'Orient, et a donné, soit dans des publications spéciales, soit on volumes, des travaux dune haute valeur, parmi lesquels nous citerons : Recherches sur la législation cambodgienne, droit privé (1890); Recherches sur le droit public cambodgien (1891)^ que couronna l'Académie des sciences morales et politiques, ainsi que les Recherches sur la législation criminelle (1894). De ces études sortirent plus tard les Codes cambodgiens publiés en 2 volumes sous les auspices de Dounier et de Ducos (1898); Cambodge, contes et légendes {lè'ji): le Bouddhisme au Cambodge (1898) ; Contes laotiens et contes cambodgiens (1902); les Livres saci'és du Cambodge ; â quoi il faut ajouter plusieurs études sur les questions sociales qui s'agiteot en France, et un roman, 7a Musique de Francisque, publié chez A. Lemerre (1903).

*IjEFRANC (Aôef-Jules-Maurice), historien et érudit Irançais, né à Elincourl-Sainte-Marguerite (Oisej en 1863. — Il a été nommé professeur de langue et de littérature françaises modernes au Collège de Franco (1904), en remplacement d'Emile Deschanel. Il a fondé la Société des éludes 7'abelaisiennes, cousacrcQ k l'étude de Rabelais et de son temps et publié toute une série d'études sur l'auteur de Pantagruel, parmi lesquelles le volume intitulé : les IV'ïvigations de Pantagruel (1905J. Il a publié eo 1906 la Défense de Pascal.

*IjEVERTIN (Oskar Ivar), écrivain suédois, né à Gryt (Œstergœtland) en 1862. — Il est mort â Stockholm en

**IjEYDT (Jean-Guillaume, homme d'Etat néerlandais, né à Magelang(Javai en 1859. — En novembre 1906, le D' Leydt a publié la Première annexion du Transvaal, dont les versions hollandaise el anglaise ont paru en même temps. C'est le récit, écrit avec un évident souci d'impartialité, des rapports entre Boerset Anglais depuis la fondation de la colonie du Cap. L'auteur y montre, comme il est naturel, la persistance du génie boer et une foi profonde dans la destinée politique de la race.

**IjIEBERT (Edouard de), général et homme politique allemand, né à Reudsbourg (Slesvig-Holstein) en 1850. — Il est mort par suicide à Starnberg (Bavière) eu 1906.

LIFT (mot angl.) n. m. Ascenseur.

IiINDLEY (William), ingénieur anglais, né et mort à Londres (1808-1900). Il fut élevé de Francis Giles et s'occupa, d'abord en Angleterre, de travitux hydrauliquesconstruisit des chemins de fer, exécuta des travaux d'art (ponts, tunnels), puis, en 1831, fut appelé comme ingénieur en chef à diriger 1 exécution des lignes de chemins de fer de Hambourg-Lubcck et Hambourg-Bergedorf. C'est pour cette dernière ligne qu'il construisit le premier wagon à six roues, prototype de ceux qui furent employés plus tard sur toutes les grandes lignes du continent. Vn incendie ayant détruit (1>;42) une partie de Hambourg, Lindley fut chargé de l'élaboration des plans pour la reconstruction des quartiers disparus. En 1843, il exécuta dans la ville un réseau (c'était le premier) de canalisation générale suivant le système universellement adopté aujourd'hui du tout à l'é^out. C'est également lui qui dota Hambourg de sa canalisation d'eau de consommation et du premier poste de secours contre l'incendie. branché sur cette canalisation. r>'autres villes (Londres, Francfort, Budapest, Dusseldorf, Varsovie, Bâle, Saint- Pétersbourg, etc.) recoururent à ses services pour l'installation ou la réorganisation de leurs systèmes d'approvisionnement en eau ou en gaz ou de leur système d'égouts.

LINER [la-i-nèr — mot anglais, de Une, ligne) d. m. Bateau qui fait le service sur une ligne de navigation à

vapeur.

XjIONNET (Jcau\ littérateur et critique français, oé à Paris en IS72. Il débuta an « Sillon ■ en 1894, puis collabora au n Monde » el à la « Quinzaine ». A pariir de moo, il fit la critique lillérairo dans cette dernière revue, et s'y distingua par un penchant marqué à dégager et à discuter le côté moral des livres qu il étudie. Il a voyagé en Palestine (1893), dans l'isthme de Panama (1899), où, versé daus la botanique, il a découvert une espèce de champignon non décrite jusque-là : te ganoderma Lionnctii; au Canada (I9u6). Il collabore à la « Revue hebdomadaire B , au " Correspondant » et à la « France de demain o . II a publié en librairie un roman davenlurcs : les Dieux d'or (1902); une étude biographique, couronnée par l'Académie française : un Evéguc social : Ketteler (1903). et deux séries do ses essais do i.-itiqiie sous le titre : l'Evolution des idées chez quelques-uns de nos contemporains (1903-1905).

LoCKYER (sir Joseph Norman), astronome anglais, né à Hugby (comté de Warwick) en 1836. H fil ses éludes en Angleterre d'abord, mais les commua dans différentes universités du continent. En 1857, il entrait au AVar Office et publiait, on 1865. sur la prière de lord Groy. des Règlements militaires. En I8r.9, il était admis parmi les membres de la Royal Society, devenait, en 1870, secrétaire de la Royal Commission on scientific instruction and thc advancement of Sciences, passait en 1875 au département science et art, et était enfin, on 1879, nommé directeur de l'observatoire de physique solaire au South KensingtoD. Il est l'auteur d"'nne méthode pour l'observation des protubéraoces que l'on n'avait pu examiner jusque-là

([uo dans les éclipses solaires. Avec Frankland, il a publié plusieurs études importantes sur la physique ot l'astronomie. Do 1870 à 190r., Lockyer a dirigé ou fait partie do nombreuses expéditions aslronomiques. Depuis 1873, il est membre correspondant do l'Académio dos sciences (section d'astronomie). Parmi ses principaux ouvrages, il faut citer : Leçons élémentaires d'astronomie (1868); Questions d'astronomie (1870) ; le Spectroscope et ses applicatiûjis {IS13} : Etudes d'analyse spectrale {i»u) ; les Mouvements de la terre (1887); C/iimie du soleil (1887); /Jypotlièses sur les météores (1890); la Place du soleil dans la nature (IS'J?); Evolution inorganique (1900); etc.

LiOË (Ilenri-Frédéric-Charles-Walter Degmnuari.t deK officiur ^'énéral et é'-rivain prussit-n, né au chàLoa» de Allner sur ia-Siag (Prusse ItliénancJ on 18*^8. Il entra de très bonne heure dans l'armée prussienne, ot, à peine âgé do vingt-quatro ans, l'ut détaché auprès do l'ambassadeur do Prusse à Paris, son oncle, le comte do Hatzfeldt (1852-1853). De retour en Allemagne, il suivit le cours de l'Académio do ^nierre, et en 1863 alla reprendre à Paris ses fonctions d attaché militaire, au cours desquelles il eut l'occasion de suivre, en 1864, la répression de l'insurrection algérienne, et surtout d'amasser une ample provision de remarques et do renseignements précieux sur l'infériorité de l'armée française du second Kmpiro, au point do vue de l'armement et de la mobilisation. En l«6fi, il était nommé aide de camp du roi Guillaume, puis colonel. 11 lit dans ce grade la campagne de 1870-1871, comme chef d'un régiment do cavalerie. (îénéral de division en 1873, général lieutenant en 1879, commandant du 8" corps d'armée en 1885, il ([uitta l'armée avec le titre de feldmaréchal en 1895. On a publié, en janvier I90ii, les Souvenirs militaires du maréchal de hoé, dont la partie la plus intéressante a rapport à sa mission en France à la veiHe delà guerre franco-alieniande, et au récit mémo des événemenrs do la guerre.

**IjOPEZ Dominguez, homme d'Etat espagnol, né à Marboila (Malaga) en 1829. — Au mois de novembre I90C, le maréchal Lopez Dominguez a dii so démettre do ses fonctions de président du conseil, à la suite des divisions qu'avait occasionnées dans le parti libéral espagnol sa politique anticléricale, et particulièrement de Topposiiion personnelle de Morct.

liORENZ (Richard), chimiste, né à Vienne f Autriche) en 1863. Après avoir étudié les sciences naturelles et la chimie à l université do sa ville natale, puis à celle d'Iéna, où il prit le titre do docteur ^1888), Lorenz devint la même année assistant à l'Institut de Kostock et ensuite privatdocentà l'université de Gcettinguo (18U2). Depuis 1896, il professe rélectrochimie et la cliimio physique au Polytechnicum do Zurich. 8es études concernent presque toutes la chimie minérale et l'électrochimie. II a puijlié, en 1901, un Guide pratique d'électrochimic, devenu classique dans les laboratoires. Il y met en évidence les avantages réels des mesures purement physico-chimiques, il y indique do nombreux dispositifs expérimentaux simides, nouveaux, et il y donne do multiples tableaux de constantes numériques, très utiles aux travailleurs. Lorenz dirige la Zeitschrift fiir anorganiscke Chemîe.

LUGER (Prend un e après le j devant A et o: Il lugea. Nous lugcons) v. n. Se livrer au sport de la luge (v. au t. Vj.

LUR-SALUCES (Eugéne-Henri-Mario de), homme politique français, né à Sauternes en 1852, tils du marquis Romain Bertrand, officier supérieur de cavalerie et représentant de la Gironde à l'Assemblée nationale en 1871. Dès les débuts de la guerre franco-allemande, il s'engageait et prenait part aux combats de Coulmiers, de Palay, de Beaugency, du Mans. Après la guerre, il demeura dans l'armée, servit au 2* cuirassiers et, promu capitaine en 1892, démissionna en 1894 ot se retira dans ses terres de la Gironde. Il se mêla ardemment aux luttes électorales, devint le représentant du comte de Paris, puis du duc d'Orléans dans la région du Sud-Ouest. A partir de 1898, à la reprise de l'alfaire Dreyfus, il fait partie des ligues royaliste et antisémite, il collabore au « Réveil français ", etc. Il est impliqué dans le complot antisémite nationaliste et royaliste et condamné par contumace à dix ans do bannissement le 4 janvier 1900. Rentré en France au commencement de mai 1901. il est arrêté le 5 juin et, traduit devant la Haute Cour, il est condamné le 26 juin 1901, comme coupable du crime de complot, à la peine du bannissement pendant cinq années. Gracié par lo président de la République le 14 juillet 1905, il bénéficia do la loi d'amnistie de novembre suivant.

LOli — MAROC

Madame Butterfly, drame lyrique en trois actes, aroles françaises de Paul Ferrier, d'après lo livret itaien de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, musique de Giacomo Puccini, représenté à l'Opéra-Comiiiue le 28 décembre 1906. Conçu d'abord en deux actes. Madame Butterfly, jouée au théâtre de la Scala de Milan le 7 février 1904, y subit une chute complote. Les auteurs retirèrent la pièce après la première représentation, la refondirent entièrement, et ainsi refaite, la présentèrent au public de Brescia, où elle obtint un succès qui rayonna bientôt sur toute l'Italie et à l'étranger.

M'"'' Butterfly est une petite Japonaise de quinze ans, qui, à la suite de revers de famille, s'est faite geisha pour vivre. Elle exerce ce métier à Nagasaki, où elle est remarquée par un officier américain, le lieutenant de vaisseau Pinkerton. Celui-ci so fait aimer de la jeune fille et lui offre de l'épouser, ce qu'elle accepte après avoir abjuré la religion de Bouddha pour se faire chrétienne. Après avoir passé quelque temps avec elle, Pinkerton se dit rappelé par son service et part, la laissant mère, en lui promettant de revenir au printemps.

Or, trois printemps se sont écoulés lorsque le rideau se lève sur le second acte et Pinkerton n'est pas de retour. Mais M"" Butterfly [c'est son ancien nom de geisha; l'aime toujours et attend son retour avec confiance. Justement on entend un coup de ranon ; c'est un navire qui entre dans le port; elle va voir, et à l'aide d'une lunette elle peut lire le nom de ce navire. C'est le Lincoln, celui do Pinkerton.

Au troisième acte, on voit en effet arriver Pinkerton. mais en secret, et accompagné d'une femme, qu'il a

épousée à New-York. Non seulement il a abandonné la yeisha, mais il vient chercher son enfant que la vraie .\1"« Pinkerton cousent â élever, et il faut qu'il l'enlève a sa mère. Il charge un ami, lo conHul .Sharplc»8, do lui faire connaître la situation. Et alors, la pauvre geisha, d'abord désespérée do labatidon de celui quelle aime, devient folle do douleur lorsqu'elle voit qu'on vont lui arracher son fils. Elle so lue.

La musique paraît plus habilement faite que la pièce. On peut signaler dans la partition quelques pages d un bon sentiment ot d'un heureux caractère : au premier aclo, l'entrée do la famille pour le mariage, qui est vivant« oi mouvementée, et la scène d'amour, qui est bien venue dans son ensemble et do contours caressants; au second. le grand monologue de M"* Butterfly, son entretien avec Sharplcss, qui est très bien en scène et bien accompagné par Porchestre, et lo chœur lointain à bouche fermée, dont l'effet est charmant; enfin, au troisième, l'eulr'acte. très développé, et une scène on trio qui a do l'amplour et dont le sentiment est expressif.

Mademoiselle Josette, ma femme, comédie en quatre actes, de Paul Gavaut et Robert Charvay (Gymnase, 16 nov. 1906). — Josette Dupré a dix-sept ans et dix mois; si, dans deux mois, elle n'est pas mariée, elle perd cinq cent raille francs que lui a laissés sous condition une vieille tante. Josette a bien un fiancé, Joe Jackson; mais d'importantes raisons commerciales exigent impérieusement que ce jeune Anglo-Saxon aille sans aucun délai visiter tous les comptoirs de la maison Jackson and C»... qui en possède aux quatre coins du monde. Comment faire ? Josette, qui unit à la grâce la malice et l'innocence à la fois, trouve une combinaison. Elle a un excellent parrain, André Ternay, pour lequel sonna déjà la quarantaine, mais qui, resté alerte, mène, de complicité avec l'ami Théodore Panard, une bonne petite vie do célibataire bien portant, agrémentée de la présence de M"« Myrianne, des Variétés. Josette, dont les dix-sept ans ne voient en Ternay qu'un presque vieillard, prie son parrain de l'épouser... pour rire. Au retour de JoÔ, un bon divorce lui rendra sa fiancée toujours pure. Ternay regimbe d'abord, puis cède, car on ne résiste pas à Josette. La situation, pendant le voyage de noces, devient difficile; Josette, mariée, mais restée ignorante, commet, en effet, des imprudences, et soudain voilà Ternay avec un duel sur les bras. Lo fidèle Panard, qu'il avait laissé à Paris pour surveiller Myrianne. mais qui a sauté dans le rapide pour ne pas succomber à une tentation facile à comprendre, arrive en Suisse tombant de sommeil, no demandant qu'à dormir, et so voit cependant obligé d'accompagner son ami sur le terrain. Après quoi, Ternay, excédé d une situation fausse, laisse là Josette et rentre à Paris. Mais Josette ne veut pas être abandonnée. Elle lo rejoint, le supplie, s'assied sur ses genoux. so fait très câline. Or, dans l'âme de ces deux faux époux, un lent et sourd travail s'était accompli, inévitable : ils étaient sur le point de s'aimer, ils s aimaient. Au cours de la tendre explication, leurs lèvres se rencontrent... et l'on devine le reste. Au surplus, tout est pour le mieux, car JoÔ, en ses voyages aventureux, a été obligé, sous peine du pal, d'épouser la fille d'un sultan. D'autre part, c'est Théodore Panard qui fera désormais le bonheur do Myrianne.

La pièce est une charmante comédie légère, d'une intrigue un peu conventionnelle, mais adroitement conduite, d'un esprit amusaut, où lo comique, en général très franc, so nuance par endroits d'une agréable émotion.

* Mahy (Francois-Césaire de), homme politique français, né à Saint-Pierre (île de la Réunion) en 1830. — II est mort à Paris en 1900. ■

M AIN- ARRIÈRE n. f. Autom. Nom donné aux becs postérieurs dun châssis d'automobile, destinés â supporter les ressorts arrière de la carrosserie.

MAIN-AVANT D. f. Autom. Nom donné aux becs antérieurs du châssis d'une voiture automobile auxquels sont fixés les ressorts avant qui supportent la carrosserie.

MaLATESTA (Adcodato), peintre italien, né à Modène on 1S06, murt vers 1900. Il commença ses études dans sa ville natale, puis étudia à Florence sous Bouvcnuti, lîezzuoli et Bartolini. 11 fit ensuite des travaux à Venise; puis il fut nommé professeur et vice-directeur de l'académie do Modène, enfin directeur après lamort dePtsani. En 1862, il so vit décerner le Grand Prix de l'Exposition (le Florence. Ses principaux ouvrages sont ; à l'église Saint-François do Modène, Saint François recevant les stigmates; Sainte Philomène â l'église votive de la même ville, et une Madone et tes saintes à l'église des Dominicains ; au collège Saint-Charles de Modène, quatre figures représentant les Souffrances du Christ, et de nombreuses peintures à l'huile ; d'autres peintures religieuses dans les églises de Cadecoppi, Vérone, Modène, etc. Il a aussi Tait un peu do sculpture. II était membre d'houncur do toutes les académies italiennes.

Malet (sir Edward- Baldwin), diplomate anglais, né â La Hâve en 1837. II a fait son éducation à Eton et au collège <lo Corpus Christi à Oxford. Entré de très bonne heure dans la diplomatie, il devint attaché à Francfortsur-lc-Mein en 1854 et occupa successivement le même poste dans la république Argentine, à Washington, à- Constaniinople, à Paris, à Pékin, à Athènes, à Rome, au Caire, à Bruxelles et à Berlin. En 1871, il est do nouveau à Paris, où il est chargé de l'ambassade britannique pendant la Commune. Il va comme ministre plénipotentiaire à Constantinoplc vers la fin de la guerre russo-turque et se trouve en 1882 au Caire lors de la campagne anglaise en Egypte. Appelé à représenter la Grande-Bretagne à la conférence africaine de Berlin (18S5\ il signe le traité qui en résume les conclusions. Un peu plus tard, il est nommé membre de la Cour internationale d'arbitrage de La Haye (1900) et termine sa carrière officielle on tant (ju'ambassadeur à Berlin de 1884 à 1S93. ^Manche. — Dos observations effectuées en I903sur les côtes du Rovaume-Uni et dans les mers qui les baignent, conformément au programme tracé par r.\ssociation internationale pour l'étude de la mer. il résulte que les eaux so déplacent dans la Manche de 10. à lE. Ces eaux paraissent fournies par deux courants qui so rencontrent â l'entrée do la Manche, vers les îles Sorlingues : l'un est le courant do Renncll, d une h^ute salinité, se dirigeant vers

le N. ot provenant de Ir.

Ouossant ; l'autre, d uii' dirige v«r% I*» Sî : Il en»

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**Mawnheim Amcdéei. géomètre français, né & Paris en l>^:ii. — Il est mort à Paris en l»o«.

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à la fin de 1H8^, il fut nommé d'abord < i < a

Marseille, puis, en 1888, directeur à. fir* 1

reçut, avec le grade de colonel, le comi; a

Versailles, du 5* régiment do g'-nie ou •

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Marseille, le générai .Martjiîlc c»iist;r-.a tciie biiuatioa

jusqu'en 1807, époque OÙ il fut appelé à la direction du

génie do Paris, puis nommé, tout en gardant co poste,

membre du comité technique du génie. Enfin, lors de sa

promotion au grade de divisionnaire, en 1899. le général

Marcillc fut nommé gouverneur de Verdun. Il prit sa re- '

traite en 1902,

Marées (Hans db). peintre allemand, né à rn<orftdd en 1837, mort à Rome en 1887. H commença des artistiques à Coblenlz, et les poursuivit k i partir de 1853, avec .Stoffeck. II passa les aorié- 1864 à Munich, puis voyagea en Italie jusqu'en l%~.^j. U ùi ensuite un séjour dans l'Allemagne du Nord (Dresde, Berlin), puis retourna vers l'Italie, à Florence d'abord, ei finalement  Rome, oii il demeura. L'Exposition do Munich do 18^1 montrait de lui, au Gla.spalasi, uoo trentaine de portraits, sans parler d'une collection de dessins et d'études. Ces diverses œuvres accusaient une individualité intéressante L'observateur s'y décelait, mais surtout le styliste avait lâché d'exprimer dans un style nouveau la forme du corps humain, en l'idéalisant sans cesser d'en serrer l'anatomie. Les efforts de Marées en ce sons, s'ils no sont pas toujours heureux, sont curieux à suivre. Celte recherche nuisit d'ailleurs à sa fécondité. Une série do ses œuvres est réunie à Schleissheim, dans la Galène Marées. On voit aussi un morceau de lui an musée Schack, à Munich.

**MaboC. — L'intérieur du Maroc, dont les côtes étaient sommairement connues depuis les temps anciens, n'a été visité jusqu' à la fin du xviii* siècle que par des missionnaires, des naufragés et des diplomates. Ali Bey est en réalité le premier qui, au début du xix* siècle,' ail parcouru l'intérieur du pays, où il a circulé librement, ce qu'il fut impossible de faire depuis. Au^si les routes entre Tanger, Fez. Meknès, Rabat, Merrakech ei Mugador ontelles été depuis lors à peu près les seules à être suivies. Toutefois, quelques hardis voyageurs ont depuis vingtcinq ans étudié le Maroc au péril de leur vie : le vicomte Ch. de Foucauld en 1884, le marquis de Segonza'-. en I«90r.tOl, ont visité des régions du Maroc vier^ x

de toute exploration ; et la série d'exploré tionnées dans les dernières années par le roc, en particulier celles de de Segonzac. do Gentil, ont contribué aussi, avec les i

capitaine I^rras, à préciser la connai-^Siin ■ du Maroc. Les côtes de ce pa^ - - '

hydrographique eoire 1830 et i

glaises ei françaises, sont l'obj- ■ ^

iie la part de la mission hydrograpiii.iue du Maroc, que dirige lo lieutenant de vaisseau A.-ll. Dyé depuis l'-'OS.

— Hist. -Après la séparation de la confér»ri, ,• .; \i ,^ siras et penilant les derniers mois de l'année a-

tion politique et financière du Maroc n'a ce- .\u mois do mai, une série d'engagements ii.^. ^.^ -;.- <-u lieu sur les bords do la Moulouïa, entre les troupes régulières du sultan et celles du rogui. Au même moment, entre Casablanca et Rabat, do vifs combats avaient lieu entre les Ouled-Zians et les Moharras, et l'anarchie s'étendait à la région de Marrakech, le sultan ayant vendu à divers grands chefs des droits déjà octroyés à d'autres. A la fin de mai, la mission italienne de Malmusi remettait au sultan le protocole de la confèreT^ce. r:!2s insistait inutilement pour qu'il;"', signé par le gouvernement Oi i vernement français réussi s..;

Je meurtre à Tanger d'u ■'■ '"'■■

D'autre part, le comité ?; -lienco

de Pallain, directeur de .. ' rédiger

les statuts de la Banque d Uj.î ^u Mûr:c, conlurmement au protocole d'Algésiras, déposait sou projet. Eurin, le ministre de France, Regnault, so faisait remeure par le Maroc le réfugié Si-Taïeb, fils de l'intraitable adversaire de la France. Bou-Amema. Eu août, une visite de 1 escadre franeaise du Nord devant Tanger accu&ait 1 intention de la France de ne pas se désintéresser de la question marocaine. - ,- i j

Pourtant, l'anarchie continuait. Au mois d octobre, des troubles éclataient à ArzUa, où les biens et laTie de la colonie européenne étaient menacés. I^ mmistre marocain Mohammed el Torrès se reconnaissait incapable d'assurer l'ordre, et Erraisouli. brigand devenu fonctionnaire marocain, s'emparait de vive force de la ville, et nommait son frère pacha d'Arzila. D'autre parv, le sultan Vbd-el-Aziz ne négligeait rien pour créer à la France d.-s ■lifficultés sur la frontière sud-algérienne ou enMaur 'anie. Ses émissaires excitaient, dans la région de ¥-yr.~

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