‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 349 sur 363 · MOUETTES · texte numérisé non relu

MOUETTES

Cuppulaui, les inJii^cnes matiros ot provoquaient lo giictapt'iis dout une coioniic fraii'.'uiso était victime au S.-O. de coite ville. De plus, au nioniont du Ramadan de 1906. le prouro cousin du sultan. Moulai Abou. parcourait toutes les tribus arabes du Tarilalflt et du Bi^char pour obtenir la cessation des i|uerolles intoslincs et l'accord pour entrer en guerre sainte contre la France vers la mi-novombre; et celte menace obligeait lo gouvernement français ù.

S rendre de st^riouses mesures de défenso dans la vallée e la Zoiisrana. Afin de metlro fin à ce ri^gimo troublé, la Franco (fin novembre) a négoci*^ avec l'I'^spagne les conditions d'une intervention militaire éventuelle dans la ri'igton do Tani;er. et une escadre cuirassée française, sous le commandement de l'amiral Toucliard, est allée rejoindre la llotto espagnole dans les parages de Tanger. Ko ministre ilos airaires étrangères français, Stephen PicliOD, a expliqué iju'il s'agissait simplement d'assurer l'exécution des mesures déi^^idées à Algésiras, et que l'intervention de la France n'impliquaii de sa part aucune idée de conquête ou d'occupation perpétuelle. Les conditions do cet accord franco-espagnol ont été d'ailleurs communiquées à toutes les puissances.

Khfin, au mois de décembre, devant la menace d'intervention prochaine des marins des escadres, et sur les réclamations réitérées du corps diplomatique, le sultan s'est décidé à mettre fin à la turbulente domination de Kaisouli sur la banlieue do Tan^-cr. Dans ce but, une tnè/mlla do plus de trois mille hommes a été constituée sous lo commandement de l'ancien ministre do la guerre, Si Guebbas, qui a fait son entrée à Tanger à la fin de décembre 1906.

Maroc (comité du), comité fondé en 1904 parmi les membres du comité de l'.Vfrique française pour l'étude du Maroc à tous les points do vue et le développement de l'intérêt porté par la France à ce pays encore très mal connu. Sous les auspices de ce comité, présidé par Guillain après l'avoir été par Etionne, se poursuit un vaste travail d'inventaire, exécuté par une série de missions heureusement menées à bonne fin (missions Segonzac- Gentil-de Flotte, Lemoine, Doutlé, Dyé, Reaè-Leclerc, G. Buchet, Gautier, etc.) et dont les résultats sont ensuite

fubliés lo plus souvent dans le Bulletin du comité de Afrique française.

MartOS iCristino), homme d'Etat espagnol, né à Grenade en !830, mort à Madrid en 1893. 11 débuta dans la Politique comme républicain, contribua en 1808 à la chute 'Isabelle, mais se rallia à la monarchie sous le gouvernement du roi Araédée. Après l'abdication de ce prince, suivie de ta proclamation de la République (févr. 1873\il fut nommé président des Certes. Il fit alors partie de la gauche radicale, entraîna la majorité à voter la dissolution de l'Assemblée, et donna sa démission au mois de mars. Après le coup d'Etat du maréchal Pavia, il devint ministre de la justice (1874). Il s était déjà rapproché des monarchistes lorsque Alphonse XII monta sur le trône. Mais il n'en resta pas moins éloigné du pouvoir pendant quelque temps, siégeant aux Certes dans l'opposition libérale. Ce n'est qu'en 1883 qu'il fit adhésion formelle à la monarchie. En 1886, il fut élu président des Cortès. Il conserva ce poste jusqu'en 1889; mais à cette date, il se sépara bruyamment du ministère Sagasta, qu'il avait soutenu jusque-là: mais il fut déçu dans son ambition, la régente ayant appelé au pouvoir un cabinet conservateur avec Canovas. Cette versatilité politique nuisit certainement à sa carrière ; mais Cristino Martos n'en laissa pas moins à sa mort le souvenir du meilleur orateur politique que les Chambres espagnoles aient possédé.

Marty ^/e/in-Antoine), homme politique français, né à Carcassonne en 1838. Il fit ses études do droit et se fit inscrire au barreau do sa ville natale, dont il était le bâtonnier quand éclata la révolution du 4 septembre. L'opposition qu'il avait faite à l'Empire lui valut d'être nommé maire do Carcassonne. II entra pour la première fois à la Chambre en 1885 et fit partie de l'union des gauches, dont il devint président. Réélu en 1889 et en 1893. président du groupe viiicole, membre de la commission (les douanes, il s'3' montra protectionniste déterminé, et reçut, on décembre 1893, le portefeuille du commerce dans le cabinet Casimir-Perior. Il abandonna lo pouvoir avec celui-ci en mai 1894.

MaRUÉJOULS Emile, homme politicjue français, né à ^'lll^■fraIK'llc■de Rouergue en 1837. Après de brillantes études de droit, il devint conseiller, puis vice président du conseil do préfecture de la Seine, tout en collaborant à divers journaux, notamment au «Temps», à la » Galette des Hoaux-Arts ", etc. Elu député de 1 arrondissemont do Villefran<:he, réélu en 1893, en 1898, en 1902 et en 1906, il fut rapporteur des lois sur l'organisation de l'office du travail, sur le travail des chaulFcurs et des mécaniciens dos chemins de fer, et il reçut dans le cabinet Brisson, en 1898, le portefeuille du commerce et do l'industrie. A ce titre, il eut à préparer l'E-v position universelle. En 1902, il fit partie du ministère Combes, avec le portefeuille des travaux pulilics.

*Marx (Napoléon-Adrien, littérateur français, né à Nan.v en ia37. — Il est mort à Beaulieu {Alpes-Maritimes) on l9rtG.

**M AS8ENET ( Jules - Emile - Frédéric ) , compositeur français, né à Montaud (Sain^ Etienne) en 1R»S. — Il a fait jouer, on octobre 1906, un opéra en 4 actes, Ariane, écrit sur un livret do Catulle Mondes. V. Ariane, au

Coniph-iitenl.

Matto Grosso, une des provinces centrales du Brésil. <l.vriiuo l'un des vinçt Etats de la Confédération, immense région do foréis et de caoutchouc, et do plateaux, accessible seulement par les vallées supérieures du rio de la Plata et du Paraeuav. — Au mois de juillet 190(*.. le Matto Grosso a été le tïiéfttre d'un soulèvement politique qui a paru dès l'abord assez redoutable. Les éleetions législatives, ayant donné à l'opposition une rortaine force, parl'applic.-iiii.n qui avait été faite du principe delà représentation des minorités, l'ancien président de- IKtat.le coonol Genoroso Pon 'e. <\n a profité pour essaver de ressaisir lo gouvernement du Maito Grosso surlo président on exer- Cicft, Antt>nio Pacs de lîarros. Le mouvement insurrectionnel a p.iru d'abord assez sérieux pour -jue lo gouvernement ait envoyé, pour le réduire, un véritable corps darm.o commandé par lo général Pantas liarreto; en lait, les force» fédérales stationnées sur le territoire du Matto t^rosso paraissaient incliner plutôt du cÔtô do l'in-

surrection, et les révoltés ont pu assez facilement se rendre maîtres do Cuyaba, la capitale de lEiat, où ils ont même surpris et mis A mort le président Paes de Barros. Mais, di's lo mois de septembre, les efi'orts des troupes guuvcrnenientales avaiciii réussi à pacifier le pays.

**Maurétanie nu Mauritanie saharienne. —

Depuis I ussassiriat par les .Maures de l'administrateurCoppolani, la situation intérieure do la Mauritanie était restée très troublée, aussi bien à cause du fanatisme musulman des Maures Trarzas que de la faiblesse des etrectifs français chargés d'assurer la police du pays : il n'y avait de garnison, en effet, à Fort-Coppolani qu'une compagnie de tirailleurs sénégalais, défentlant un fortin pourvu de deux mitrailleuses. A la fin de 19<'iO, le contre-coup des événements marocains s'y est fait ressentir. Des envoyés du sultan sont venus prêcher aux Maures la guerre sainte contre la France, et dos industriels allemands peu scrupuleux ont vendu aux indigènes, par le cap Juby, des armes à feu à tir rapide. Les résultats de cette agitation ont amené le guet-apens d'octobre 1906, dans le(|uel une colonne française a été attaquée sur la route de Ksar-el- Harka, aux environs d'Acliara, dans un détllé montagneux. perdant deux officiers et une cinquantaine d'hommes e|i le poste même de Fort-Coppolani a subi un siège de trois semaines.

MAZOUT {zou) n. m. Nom donné dans la péninsule d'Apchéron aux résidus solides de la distillation du pétrole : te MAZOUT est eniploijé comme combustible et, le plus souvent, il est consommé sur place pour le chauffage des a/jjxu-cils de distillation.

MÉDIATORn.m. Petite lame de corne, décaille, d'ivoire, de bois, de celluloïd, etc., généralement de forme ovoidc. et à l'aide de laquelle on joue do certains instruments à cordes, entre autres de la mandoline.

*MÉKONG. — La navigabilité du Mékong varie suivant les saisons. Pendant les hautes eaux, le fieuve est navigable pour les vapeurs dejmis son embouchure jusqu'à Louang-Prabang, avec un seul transbordement (s'effectuant par voie ferrée) à Khone, aux basses eaux, il est navigable de Vien-Tiane à la mer. soit sur une longueur do 1.505 kilomètres, sauf sur 55 kilomètres répartis en trois points (Keng-Sa, Khone et Sambor). **MendÈS (Catulle), littérateur français, né à Bordeaux en 1S41. — Il a écrit le livret d'Ariaue. opéra, musique de Massenet, représenté à l'Opéra le 31 octobre 1906, et fait jouer au théâtre Sarah - Bernhardt la Vierge d'Avila (sainte Thérèse) [nov. 1906].

**MendÉZ Capote (Domingo), général et homme politique cubain, né à Cardenas en I86O- — Chef du parti modéré, il avait été appelé au poste de vice-président de la république Cubaine en 1901. En 1906, au moment de la révolution, il essaya d'organiser la résistance contre i intrusion américaine, et convoqua une assemblée des députes conservateurs et modérés. Mais un nombre infime de députés s y rendirent, et Mendèz Capote, découragé, se décida à donner sa démission en raôme temps que le président de la république, Estrada Palma.

Mengoub fKL), oasis du Sahara algérien, dans la région du Sud-Oranais, sur l'oued el-Gliarbi, qui porte ensuite le nom d'oued Zeboudj ; un millier d'habitants, a]>partenant à la tribu des Ouled Sidi Cheikh. Palmeraies.

IVIenkell l'-JuIiiis), homme politique et écrivain suédois, né et mort à Stockholm 1 1828-1879J. Il était lieutenant de l'armée suédoise depuis 1850, lorsque, en 1863, il quitta secrètement la Suède pour se joindre aux insurgés polonais qui avaient tenté un nouveau soulèvement contre la Russie. Rentré en Suède, il reprit son grade, devint capitaine en 1869, et démissionna en 1874. Les remarquables études (luil avait publiées depuis 1855 sur l'art militaire et sur tles sujets liistoriques l'avaient depuis longtemps fait connaître du pulilic et les opinions hardies de ses ouvrages le mirent en vedette dans le parti liîjéral. En 1868 il fut un des fondateurs de la " Nouvelle société des libéraux n et en 1879 il aida à la constitution de 1' " Union réformiste ». Membre de la seconde chambre do 1870 à 1872, il fit partie de toutes les grandes commissions et prit part à tous les débats en faveur de l'instruction et de l'armée, tout en collaborant activement aux journaux radicaux. La loi militaire de 1878 présentée par le parti radical fut presque entièrement rédigée par lui. De 1883 à 1890 il fit partie de la première chambre, mais en 1891 il se fit envoyer de nouveau par Stockholm à la deuxième chambre. Il ne tarda pas cependant à perdre la confiance de ses électeurs par suite de .sa participation à ce qu'on appela la n chambre populaire » et il échoua aux élections de 1896. Il ne joua plus dès lors qu'un rôle effacé. Il était membre de l'Académie militaire suédoise, dont il rédigeait le iournaj. Menkell est un des hommes politiques les plus marquants du libéralisme suédois. Aucun des grands problèmes (|ui ont sollicité les esprits dans la seconde moitié du xix" siècle ne l'a trouvé inditTérent, mais il s'est toujours opposé nettement aux tendances révolutionnaires des socialistes et même des ultra-radicaux.

L'activité littéraire de Menkell s'est portée principalement sur l'art militaire et l'histoire. Dans la première branche nous citerons : Sludier ofver svenska skiîvf/ards- Pottans historia, kriqsstâtt och anvfindande vid Svcriges /'or.trnr (1855) ; Bvitkct hor iindamalet vara med Stockholms beftislande{\9.^^) ; Fovslag till Stockliohns lie fâstondc {\S6G); Tnnkar om vUkoren for svenska krigshàrens uthildning till rn folkbevâpning (1867) ; Kan Si^eriffC fvrsvora sin sjelfstândiffhet { l S" 1 1 ; A tins ofver svenska krir/sb istoriens w/ïrA-iw*dif/nste fâltslafj (1857-1859); Anteckningnr Hirande finska arnïccns och Finlande krigsbistnna (1870); etc. Ses travaux historiques, qui se rapportent principalement à la guerre do Trente ans, comprennent : Arkiv till upphjsning om svenska kriger^s och kriifsinn'ittningarnas hisloriai\S6f>- 1861): ^i-ik X/V'ê fat l (ifiiù); Om Guitar II Adolfs politik 1 1881) : Fàlttaget i Norgt* f$U (1887). Ces deux derniers ouvrages ont soulevé des critiques fort vit'es. Citons encore une brochure sur les impôts : Om ivart skattevàsende och dess refurmerande ^1893;; etc.

MiLLIÈS-LACROIX iRaphaM), homme politique français, né à Dax en 1850. Négociant en nouveautés à Dax. maire de cette ville de 1887 à 1900 et membre du conseil général des Landes, il fut élu sénateur lo 3 janvier 1897, on remplacement de Domoulins do Riols, et réélu au renoti-

vellemcnt triennal du 7 janvier 1906. Membre très actif de la gauche démocratique, il fut secrétaire du Sénat de 1903 a 1905, fit partie de plusieurs commissions importantes, notamment de celle dos finances qui le nomma rajiporteur général lorsfjuo Poincaré entra dans le cabinet Sarrien comme ministre des finances {mars 1906). Il s'occupa tout particulièrement des questions de comptabilité publique que soulèvent les luis do règlement du budget. Il a été pourvu du portefeuille des colonies dans lo cabinet Clemenceau (27 oct. looc).

"^ MINISTÈRE n. m. — Encycl. Aux termes d'un décret du 14 mars I'.'06, le ministère du commerce et de l'industrie avait prisle nomdeministèreducommerce.derindustrieet du travail. Lti cabinet Clemenceau, entendantmarquerTimportance des questions ouvrières dans les préoccupations gouvernementales, créa, en se constituant, un douzième ministère, dit tninistère du travail. (Décr. du 25 oct. 1906.) V. TRWAI!,.

MiSDA, petite oasis du Sahara central, dans la Tripolitaine, sur l'oued Sofedjin, vallée sèche qui vient aboutir à la Grande Syrte. Quelques centaines d habitants. Berbères en majorité, et musulmans affiliés à la secte senoussito. Culture du dattier et do l'orge.

MOUTOR Mean-Philippe), jurisconsulte belge, né à Luxembourg en 18m7. mort à Gand en I8t9. Il se fit recevoir docteur en droit à Liège en 18.".», et prit une part active à la polémique des journaux d'o]»position à l'union avec la Hollande il830). Après la chute du régime hollandais, il fut nommé substitut du procureur du roi à Arlon '1831), puis successivement professeur de droit romain à luniversité de Bruxelles (1830;, et à l'université de Gand (1836). Jurisconsulte distingué, il a écrit, entre autres ouvrages : les Obligations en droit romain ; la Possession ; la lievetidication, la Publicienne et les servUudes en droit romain, avec les rapports entre la législation romaine et le droit français, etc.

Monestier Clément-Joanl, ingénieur et homme politique français, né à Saint-Rome (Lozère) en 1855. Entré a dix-sept ans à l'Ecole polytechnique, il en sortit dans le corps des ponts et chaussées, fut nommé ingénieur en 1877, et eut a exécuter, en cette qualité, les travaux du chemin de fer de la ligne d'Albi au Vigan, le souterrain de Chalindrey, le barrage de Noisiel, etc. Ingénieur en chef en 1893, il fut pendant trois ans contrôleur de l'exploitation et de la traction de la compagnie d'Orléans. En 1891, il avait été élu conseiller général de la Lozère; cinq ans plus tard, il était nommé sénateur du même département, en remplacement de Rozière, décédé. Membre, au Luxembourg, des commissions permanentes des finances et des chemms de fer. rapporteur du budget du commerce et de l'industrie, il fut nommé, en 1899, ministre des travaux publics dans le cabinet Dupuy. Il fut, en 1905, réélu sénateur de la Lozère, et siégea dans les rangs du parti radical.

**MoRET (Sigismond), homme d'Etat espagTiol, né à Cadix en 1838. — Au mois de novembre 1906. Moret fut le principal auteur de la démission presque forcée du maréchal Lopez Dominguez et de son ministère. Membre du parti libéral, il n'en écrivit pas moins au roi, à la veille de la discussion de la loi sur les associations, une lettre où il demandait la consultation par lo président du conseil des chefs des groupes de gauche. Le roi ayant fait jtart de cette démarche au maréchal Lopez Dominguez, et ayant semblé l'approuver, le ministère démissionnait, et Moret constituait un autre gouvernement. Mais au bout de deux jours d'existence, devant l'hostilité des groupes libéraux du Sénat, que Slootero Ries, refusait de présider, il donnait sa démission, sans avoir même osé afi'ronter la discussion de son programme.

MoRRA (ei.\ petit ksar fortifié du Sud-oranais, dans la vallée de la Zousfaua, à peu près à égale distance d'El- Moungar au S., et de Hassil-el-Begr, au N. Palmeraies. Stations de la ligne française de ravitaillement des postes algériens, qui va de Figuig à Igli et au Touat.

*MORT n. f. — Enxycl. Signe certain de la mort. Le D' Icard a découvert un procédé très simple qui donne la certitude de la mort, et qui est appelé à rendre les plus grands services dans les campagnes où un service médical de constatation des décès n'existe pas. Ce procédé est établi sur le fait que les gaz hydrogéné sulfuré et sulfhijdraté d'ammoniaque sont des produits précoces de ta décomposition cadavéri(|ue du poumon et qu'ils s'exhalent par les narines du mort. En déposant au-dessous de celles-ci un papier ordinaire imbibé dans certaines liarties d'une solution concentrée d'acétate de plomb [eau blanche, en vente chez tous les pharmaciens^ de façon à former un dessin quelconque qui reste invisible, le papier étant séché, on voit ce dessin apparaître en noir par la création de sulfure de plomb dès i|ue les gaz dénommés ci-dessus s'échappent par le nez, c'est-à-dire 21 à 48 heures après la fin de la vie. Ce papier ainsi préparé constitue donc un certificat automatique des décès. — lîini.ioGR. : Icard : le Sti/ne de la mort réelle en l'aitsrnce du médecin (ï90G) : le /langer de ta mort apparente sur les champs de bataille (1905).

Mouettes (les), pièce en trois actes, de Paul Adam Comédie-Française, U nov. 1906).— Dans un village de llretagne. sur les bords de la mer où l'on tire des mouettes, qui souvent, (|uoique blessées, reprennent leur vol vers le large, vivent tendrement unis le docteur Jean Kervil et sa douce femme Yvonne. Le médecin, grand savant, a trouvé un sérum dont la vulgarisation sauverait des milliers d existences. Mais Kervil est pauvre et, par surcroit, dune mauvaise santé, qu'épuisent encore ses labeurs quotidiens. Pour q^no l'humanité profitait de sa découverte, il faudrait que Kervil devint libre, bien portant, et qu'il ciU ù sa disposition les grosses sonimes nécessaires nu lancement de sa découverte. Chanibaloi. ancien camarade du médecin, devenu un cynique brasseur d'affaires, pense ù lui donner tout cela, en vue. nalurellemeni, de son propre profit. Et il trouve une machiavélique combinaison. Les Kervil logent momentanément sous leur toit des parents riches. Tes Darnot. Il y a lA une jeune veuve, la cousine .\drienne, fort jolie, bien pourvue, et qui éprouve une vivo svmpathie pour le docteur. Celuici. de son côté, n'est pas insensible au charme qui se dégage de toute la personne d'Âdrienne. Eh bien, que

Kervil -iivorco, il (';pousera Adrienno, et il trouvera du môme coup dans co maria^'o la liberté, lo bien-être qui lui rendra la sant(^, la fortune enfin par iaf|uclIo il arrivera à la gloiro. Chanibalot, parfait goujat m-iis orateur entraînant, poursuii. dabord Adriennc, qui a peu dosons moral ; il persuade aussi Kervil, ou presque, en faisant miroiter à SOS yeux lo grand rôle auquel la science rappelle; enfin, il persuade jusqu'à la malheureuse Yvonne, qui souffre comme femme, qui soutîre comme catholique hostile au divorce, mais en qui il exalte jusqu'au désir do l'immolation, jusqu'à la soif du martyre, son amour pour son mari. Kt c'est la victime elle-môme qui vient dire à Kervil : Il faut nous séparer !... Mais elle le dit en termes si nobles et si toucliants, que le médecin a tout d'un coup les ^cux ouverts, tombe aux pieds do sa femme, cl que co quidevait les cl.'îsunir les rapproche au contraire à jamais. Les mouettes blessées reprennent leur vol vers l'azur.

Paul Adam a tiré la pièce d'un de ses romans, le Serpent noir. Le conflit de devoirs qu'il y expose est, certes, des plus intéressants, et la situation culminante est fort belle. L'ieuvro cependant paraît froide et ne produit pas l'émotion ; sans doute parce que l'auteur a manqué do l'habileté technique nécessaire pour faire des protagonistes du drame non des personnages théoriques, mais des créatures réellement vivantes.

MuEL (Léon), publicistc, attaché aux services législatifs du Sénat, né à Tronville-en-Barrois (Meuse) en 1850. Il s'est consacré particulièrement à l'étude do l'histoire politique contemporaine, et a publié : Gouvernements, Ministères et Constitution de la France de 1189 à /595(1896); Précis historique des Assemblées parlementaires et del hautes Cours de Justice en France de f789 à fS95{lS96) ; les Crises ministénelles en France de fS95 à iS98 (1898); Histoire politique de la 7' léijislature {f898-i902^, avec le compte rendu des Hautes Cours de 1899, i900 et idbi (1902); Tableau xynoptiijue de tous les Ministères de la troisième Hépublique (1902). II a collaboré au supplément du « Nouveau J>arousse illustré n.

**MuLLER (Edouard), homme d'Etat suisse, né à Dresde on 1S48. — L'Assemblée nationale suisse l'a élu président de la Confédération pour 1907.

MuRZSTEG, comm. d'Austro-Hongric (prov. do Stvrie [cercle do Bruck]), sur la Mur, sous-aflluent du Danube ; 2.500 hab. Château impérial servant de rendezvous de chasse dans un site magnitique renomme pour ses gorges pittoresques En 1903. entrevue importante entro le ministre des affaires étrangères russe, comte Lamsdorf, et le chancelier autrichien Goluchowski. Elle eut pour objet de régler l'action parallèle des deux puissances en Macédoine. Le programme élaboré, et que les puissances réussirent très difticiicment à faire acceptera la Turquie, malgré l'adhésion presque immédiate de tous les Etats signataires du traité de Berlin, comprenait essentiellement la création dune gendarmerie internationale et do deux agents civils étrangers.

^MUSÉE n. ra. — Enctcl. Admin. Les musées départementaux et communaux peuvent être investis de la personnalité civile. (L. de fin. du 16 avr. 1895, art. 52.) Un décret du 30 septembre 1906 a réglementé l'organisation et l'administration de ces établissements. Le département ou la commune propriétaire adresse une demande au ministre chargé de l'administration des beaux-arts. Si cotte demande est agréée, un décret rendu dans la forme ordinaire des reconnaissances d'utilité publique porte création du musée et approuve ses statuts. J>e musée est administré par un conseil d'administration dont la composition est déterminée par l'article 4 du décret du 30 septembre 1906. Le président de ce conseil représente l'éialilissement dans tous les actes de la vie civile, prend des délibérations soumises à l'approbation du préfet ou à l'auiorisation du conseil d'Etat après avis du conseil général ou du conseil municipal. Le musée a un budget autonome.

— Musées nationaux. Un musée national de l'art de lo Benaissance, relevant du service des monuments historiques, a été créé dans lo château d'Azay-le-Rideau, en vertu d'un arrêté ministériel du 7 novembre 1906.

MUSICOTHÉRAPIE (de musique, et du gr. therapeia,

traitement) n. f. Traitement par la musique.

— Enctci,. La musicothérnpie ne semble pas encore avoir donné des résultats très probants; l'action do la musique sur les dégénérés mentaux, qui est indéniable, semble simplement tenir à ce l'ait qu'on attire leur attention par un bruit anormal et est du même ordre que la présence d'une personne étrangère, le changement d'habitation, etc.

* Natal. — La colonie anglaise du Natal, qui, pendant toute la guerre anglo-boer, s'était signalée par sa fidélité à l'Angleterre, a été troublée, depuis le mois de janvier 190G, par un soulèvement indigène des plus graves. La première occasion en fut la levée sur les Zoulous, par les autorités du Natal, d'une taxe dite électorale que beaucoup d'indi-

fènes, trop pauvres, se refusèrent à payer. Un constable lanc ayant trouvé la mort dans une bagarre provoquée par la levée de l'impôt, douze indigènes furent condamnés à mort, et, malgré l'intervention du gouvernement anglais, exécutés. 11 est à noter que les noirs condamnés appartenaient à l'Eglise éthiopienne, qui possède des partisans fanatiques parmi l'élément nègre. Au mois d'avril se produisait au Zoulouland lo soulèvement du chef Bambata, dont les 3.000 partisans, après avoir taillé en pièces une petite troupe de police dans le voisinage de Greytown, furent finalement défaits au mois de juillet 1906 par la colonne anglaise du colonel Barker, prés de Noodsberg, après avoir montré un courage extraordinaire. Les mesures de répression prises contre les indigènes ont amené un vif conflit entre le gouvernement autonome du Natal et le parti libéral anglais, dont le gouverneur anglais de la colonie du Cap, lord Elgin. se (it inutilement rinterprète au moment de l'exécution des douze indigènes, qui fut le point de dépari de la rébellion.

* NETTOYAGE n. m. — Enctcl. Nettoyaqe par le vide. Les poussières accumulées dans les appartements, les usines et ateliers, et, en général dans les locaux quels qu'ilâ soient (hôtels, cafés, restaurants, magasins, théâtres.

wagons do chemins do fer, bateau .,ii

vivent, ou simplement séjournent, .-r-

ment d'innombrables germes patli-^ i.-Is

l'un dos plus cummuiis est le mirr-W.- -Je la mbcrculoso. D'autres poussières contiennent les germes de la scarlatine, du typhus, etc., sans compter que certaines industries produisent des poussières irriiaotcs ou toxiques dont souH'rent les ouvriers.

Lo ncttovago de ces locaux, industriels ou privés, a pour effet de soulever les poussière» avec les corpuscules nocifs qu elles renferment, cl, par conséquent, do faciliter la propagation des microbes.

Si la plupart des hôpitaux, pour se conformer aux prescriptions de Ihygicne moderne, possèdent à présent des murs rovétus d'enduits qui permettent des lavages et nettoyages fréquents, il n'en était pas moins assez difrlcile jusqu'ici de suivre leur exemple dans les mais^jns particulières, où les nettoyages n'ont guère d'autre résultat que do déplacer la poussière sans Ta détruire. En elfct. lo lavage des murs et planchers, le balavage humide des parquets ne sont pas toujours praticables, et, en admettant môme qu'il soit souvent possible d'v procéder, le nettoyage des meubles, le battage dos 'lapis surtout. tournissent encore assez de poussières pour que les précautions prises restent à peu près vaines.

Ce problème assez complexe de l'hygiène a reçu, quant ù. la suppression des poussières, une solution qui paraît devoir se généraliser : il s'agit du neltoqnge par le vide.

Il existe à l'heure actuolle plusieurs appareils dont l'organe essentiel est une sorte de pompe pneumatique agissant par aspiration. Actionné soit à laiile d une manivelle à main, soit au moyen d'un petit moteur électrique pouvant se brancher sur une prise de courant quelconque, rappareil d'aspiration est logé dans un récipient portatif en métal, parfaitement clos; un tube de caoutchouc terminé par un ajutage spécial (dont lo dispositif est variable, mais affecte le plus souvent la forme d'une bouche), véhicule les poussières aspirées par la pompe jusqu'à un réservoir dont on n'a qu'à brûler le contenu de temps à autre. Quand l'aspirateur fonctionne, on promène I ajutage sur les choses à nettoyer (lapis, tentures, literie, meubles et jusque dans les tiroirs, dans le capiton des sièges, les rainures des parquets, sur les rangées de livres d'une bibliothèque, partout enfin où balais, brosses et plumeaux no peuvent pénétrer), sans qu'il soit d'ailleurs besoin de rien déplacer pour obtenir l'élimination complète de la poussière.

NgOUSSA, oasis du Sahara ccnlraL à 150 kilomètres environ au N. d'Ouargla, dans la dépression qui prolonge au S. la sebkha Safioun. Palmeraies. Point d eau sur la route des caravanes de Biskra à Amguid.

* Niagara. — Les observations faites par le D' J. W. Spencer en 190b sur les causes du recul do la chute canadienne du Niagara prouvent que co recul n'est pas dû, comme on le croyait jusqu'ici, au sapement, par les remous mêmes de fa chute des grès tendres et des schistes qui en forment lo pied, mais a l'attaque directe, par les eaux, du calcaire dur dans lequel est établi le seuil du déversoir. Les ébonlements relativement fréquents qui se produisent au sommet de l'escarpement fournissent la preuve de l'exactitude de ces observations; par suite de ces ébouicmcnts, l'aspect de la cascade varie, et présente la forme d'un fer achevai, tantôt régulier, tantôt entaillé d'une cannelure au sommet do sa courbe.

NiCOLAY (Jules-Fernand), avocat et publicist© français, né à Paris en 1848. .Vvocat à la cour d appel en 1872, il plaida dans quelques affaires importantes. Dans do nomhreuses conférences, il traita des idées politiques et sociales. Outre des opuscules, !»rochures. articles relatifs aux mômes questions, il a publié : les fùifants mal élevés 1890), étude psychologique qui a été traduite en plusieurs langues, et une : Histoire des croyances, mceurs, usages et coutujnes (1901); vaste et érudito encyclopédie, où sont réunis suivant l'ordre des préceptes du l)écalogue les documents les pins variés sur la vie sociale et morale de tous les peuples.

**Nobel (LKS prix). — En présence de la cour de Suède et des représentants des académies, lo Stonhing a distribué comme suit les cinq prix Nobel pour 1906 :

Sciences physiquex : le professeur anglais John Thomson, pour ses études analytiques et mathématiques de l'électricité.

Sciences chimiques : le professeur français Henri Moissas, pour ses travaux d'isolation et recherches sur les éléments <hi fluor, et l'introduction du four électrique dans le service scientifique. Toutes les découvertes do ce savant désintéressé, qui n'a songé à en exploiter aucune à son profit, ont été laissées par lui dans le domaine public.

Physiologie et mt'decine : les professeurs Camille Goi-cr, à Pavie, et Santiago Ramon yCajal, à Mailrid. pour leurs travaux sur l'anatomie du système nerveux.

Littérature [rruvres à tendance idéaliste) : lé poète italien Giosué Cardccci, à Bologne.

Œut^res de la paix universelle : le président des Etats- Unis Théodore Hoosevelt, qui veut employer le montant du prix à créer une commission permanente d'arbitrage entre patrons et ouvriers à Washington.

NORBERTE n. f. Petite prune noire, dite aussi prune

DE NOBBKRTE.

*NORD (mer du).— Les observations effectuées en 1902 et en 1903 sur les côtes du Royaume-Uni et dans les mers qui les baignent, conformément au programme tracé par l'Association internationale pour l'étudo de la mer, ont fourni de nouveaux et très utiles renseignements sur l'afflux des eaux atlantiques dans la mer du Nord. Le Gulf-Siream y pénètre par les deux canaux qui séparent, l'un la côte septentrionale d'Ecosse et les Shetland, l'autre les Shetland et les Faerôer; mais le courant issu do la Baltinue contribue aussi ù modifier \c salinité des eaux dans la mer du Nord.

OLÉONAPHTE Mu lat. oleum, huile, et de naphle^ n. m. Nom donné aux huiles lourdes provenant des résidus de la distillation du goudron, et que l'on utilise au graissage des machines.

Page 1