V. AUTOMORPHISME
AUTODIFFÉRENCIATION [di-fé, si-on) n. f. Dans la théorie de Pfeifer, dllférenciation des espèces suivant les conditions do l'ambiance.
— Enctcl. Tant que l'ambiance (conditions physiques. chimiques et biologiques) reste invariable, chaque espèce consen'e ses caractères et sa situation, d'après Pfeffer. Mais, si elle vient à changer, l'espèce ou les espèces changent aussi et, cette variation innueneant les rapports réciproques des espèces et de l'ambiance, chaque espèce se modifie, pour son propre compte, et d'après ses qualités propres. V. actomori'hisme.
AUTODROME du rad. aK?o> premier élément de fli/ïowobile, et du gr. d'omns, course) n. m. Lieu où l'on fait des courses d automobiles.
AUTOGRAPHISME {6, fissm — du gr. autos, soi-même, et graphein, écrire] n. m. V. urticaire artificielle, t. VU.
AUTOINFECTION [ô'tO'in-fèk'Si-on) n. f. Infection due aux mieroljf s qui existent normalement dans un organisme.
— Enctcl. L'antoinfeclion ne se produit que si l'organisme est surmené pour une cause quelconque. C'est ainsi que le pneumoco<i ue existant presque toujours dans la bouche peut, à la suite d'un surmenage, provoquer une pneumonie. C'est encore par une auloinfection que certains auteurs expliquent l'apparition de la fièvre typhoïde, en disant que le bacille d'Eberth préexiste dans l'intestin et ne devient virulent que par suite d'une mauvaise alimentation ou d'un changement de l'eau bue habituellement.
AUTOINTOXICATION (d, si-on — du gr. autos, soimême, et <ie intoxication) n. f. Ensemble des troubles plus ou moins graves provoqués par la rétention dans l'économie des poisons sécrétés normalement ou non par les tissus sous 1 influence d'un fonctionnement insuffisant des émonctoires naturels ou organes d'élimination (rein, peau, poumons, etc.) ou même de certaines glandes, comme le foie, chargées de détruire les poisons circulants.
— Encycl. Tous les organes, en fonctionnant même normalement, produisent des déchets, dont les uns sont insolubles et se déposent, et dont les autres sont solubles et ditfusentdans le milieu intérieur. Quand la production des toxines tissulaires est plus rapide que leur diffusion, il y a fatif/ue\oca\e ; quand elle est plus rapide que leur élimination à l'extérieur, il y a sommeil. Quand le fonctionnement est anormal, non seulement les déchets sont plus abondants, mais ils sont aussi d'une autre nature, de telle sorte que la fatigue ou la somnolence peut se compliquer de douleurs, de vertiges, de contractions musculaires involontaires, de phénomènes ner^-eu^■ variés. Naturellement, si le foie et les autres glandes antitoxiques, si les organes d'excrétion, comme les reins, ne fonctionnent pas ou fonctionnent mal, les accidents d'autointoxication peuvent être très graves et provoquer même rapidement la mort (urémie). Souvent, d'ailleurs, l'autointoxication peut devenir chronique, c'est-à-dire qu'elle se régularise de telle sorte que les troubles n'apparaisseni que de temps à autre, sous forme de crises plus ou moins violentes. Tel est l'accès de goutte, telle est la débâcle diarrhéique chez les constipés.
On peut dire, avec Bouchard, que les autointoxications représentent l'une des classes les plus importantes des
maladies et surtout des maladies chroniques, des diathèscs, l'autre étant représentée par les hUérointoxicn fions, maladies généralement aiguës, provoquées par des agents venus de l'extérieur, poisons ou microbes pathogénes.
*AUTOMATIQUE (d, tik') adj. — Milit. Charfjement automatique. Mode de chargement d'une arme à feu, qui se recharge d'elle-même, la réaction des gaz de la poudre exerçant, au moment oiïmn coup part, l'action nécessaire sur le mécanisme de culasse pour amener le rechargement du coup suivant. ( Le tireur n'a qu'à presser sur la gâchette pour faire partir successivement les différents coups sans même cesser d'épauler. Le chargement automatique a été appliqué à divers fusils et pistolets à répétition, et surtout à des mitrailleuses dont le tir devient ainsi continu.)
"^AUTOMOBILE n. m. — Encycl. Le mot automobile fut d'abord un adjectif employé seulement dans le langage technique comme synonyme de automatique ipar ex. dans barrage automobile) ou de automoteur (comme dans watfon automobile). L'invention des voitures automobiles lit entrer ce mot dans le langage usuel, qui en fit un substantif. Lo genre de ce substantif fut longtemps indécis; l'Académie, réagissant contre l'usage naissant, en fit un masculin. En mémo temps, l'usage précisait et limitait la signification du mot automobile, en l'appliquant uniquement aux véhicules dont la propulsion est obtenue par des moteurs légers créés spécialement pour les voitures do tourisme et placés ensuite dans des canots ou des camions.
I. — HiSTORiQCF. Depuis les temps les plus reculés, des chercheurs audacieux révèrent de la voiture automobile, mais c'est seulement en 1765 qu'un officier de l'artillerie française, Nicolas-Joseph Cngnot. fit circuler un chariot à vapeur devant le duc de Choiseul. Cugnot en construisit un second en 1769, qui figure au Conservatoire des arts et métiers. (V. t. I".)
Les Anglais Griffith (1824), Burstall et Hill (1824), Hancock, Gurney, etc., reprirent le problème, et. de IS.'iO .i 1S40, firent rouler des diligences à vapeur avec une certaine régularité. Une de ces voitures, amené*» en France par Charles Dieiz, avait accompli, en IS36. le trajet Paris- Saint-Germain et retour en une heure et demie. Les chemins de fer et l'opposition du Parlement arrêtèrent cette première éclosion de rautomobilo. Cependant, les inventeurs n'avaient pas délaisse celte passionnante recherche.
Les uns — marquis de Stafford {1859), Amédée Bollée (187S), de Dion (ISSSI— améliorèrent la voiture à vapeur. léguée par les créateurs, Cugnot et les Anglais. Leur succès fut maigre. Vers la même époque, SerpoIIet énonçait lo principe de la vaporisation instantanée, ft, avec sa chaudière légère, puissante, inexplosi't-îe. créait un type de voiture à vapeur réellement pratique, qu'il construit encore, après vingt ans de perfectionnements.
D'autres inventeurs, sans viser spécialement la locomotion automobile, imaginaient et l^âtissaient peu à peu le motenr à explosion, qu'elle devait plus tard utiliser. En 1860. reprenant les travaux duu grand précurseur, Lebon {1790), et d'un physicien habile, de la Rive [lS3r.i, Lenoir construisait le moteur à gaz. LAllemana Otto lui appliquait ensuite lo cycle à quatre temps fv. plus loin;.
Fi,j.