‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 36 sur 363 · AUT0M0I5ILE · texte numérisé non relu

AUT0M0I5ILE

déjà indique^ par Beau de Uochas, puis d'autres chercheurs le rondaiciu transportahle par l'inveûtion du carburaleur, ruurnissani de lair carburù au moven de lesscnco do p6lrule, jmur r<'im>lacer lo gaz decla'irago et lixaieut peu à pi'U les proporiioiis du niolour lêf^er à prando vitesse de rutatiou. aujourd'hui presque exclusivement utilisé.

Parnii ces cherciicurs, dont beaucoup sout, à l'heure aciuello, à la t^to do l'iudusirio auionwl.ile. cituiis : Forest, Dainiler, de Dion, I.cvassor, etc. Forest, dcvaueant HOS modernes inventeurs, réalisait, dès l>!!*r). l'allumapo par ma.u'nLWo, et imaginait, pour rappliquer ù. la navigation, le moteur à quatre cylindres dès I88s, avec, on 1801, les soupapes d'admission commandées.

Dainiler avait créé un moteur lé^or, à deux cylindres; Levassor l'appliquait, en l)i'Jl, à'ia locomotion sur route. Kntln, do Dion fondait rv\utomobilo-Club ou 1895, et donnait ainsi la première impulsion, avec Pierre lîilTard, ù un mouvement sportif qui, par do grandes courses : l*aris-Kouen(1894}. l'aris-Marseillo asyôi, I*aris-Amsterdam (I8'.t3). Paris-Toulouse et retour ^1900^, Paris-Berlin f I9iu\ Paris-Vienne (1902), Paris- Madrid (190 it. la coupo Gordon-Bennott (l'.'i»;M9Cil-l9UJ , etc., forea le public à apprécier les neuvelles voitures et mit si bien à même les constrncteurs d améliorer leurs teuvrcs par rexpêrionco qu'on peut dater de ces courses la plupart des dispositifs aujourd'hui adoptés d'une manière générale. (Citons la direction irréversible après Paris-Marseille : le pneumatique après Paris- Amsterdam, etc.)

II. — Tkcm.nolo((ik. Aujourd'hui, les trois moteurs priucipalomenl employés pour la locomotion automobile sont : !• le moteur ù exp'losion, employé surtout pour voitures de tourisme; 2° lo ninteur à vapeur, employé au tourisme grâce A l'adoption d'une chaudière spéciale; 3° le moteur ^h-clrif/iie, alimenté par accumulateurs et réservé aux voitures do ville.

Nous étudierons particulièrement la voiture de tourisme actionnée par moteur k explosion, car c'est elle qui a donné naissance, par modilioations, aux autres véhicules automobiles.

Dans une voilure automobile, on distingue la carrosserie ou caisse et le châssis qui la supporte.

Les formes des carrosseries sont des plus diverses et leur luxe a été ces dernières années porté très loin. On les distingue en voitures ouvertes (tonneau, phaélon, etc.), fermées ^limousine, berline, etc.), ouvrantes (laudaulet, eto.^. La comparaison entre la planche du tome I" et la planche ci-jointe indique les progrès ainsi réalisés dans le confortable.

Les châssis qui supportent ces carrosseries ont progressé aussi, dans le sens de la robustesse et de la puissance considérablement augmentées chaque année sans augmentation do poids. Le châssis comprend les principaux organes suivants :

Uossalure ou châssis proprement dit; la suspe>ision : Vessieu directeur; la direction; le »io^ewj';la transmissioyi et l'essiVa moleur; les freins ; les roues; les p7ieumatiqu€s.

1» Châssis. Lo cbûssis proprement dit comprend deux longerons entretoisés par une traverse à l'avant et à l'arrière et une ou deux traverses intermédiaires destinées à supporter les organes do la voiture. On fait le châssis soit en bois de frêne, armé aux longerons par des plaques de tôle d'acier (voitures de tous types\ soit en tubes brasés dans des raccords comme pour les bicyclettes (voiluixs légères ,, soit eu tôle emboutie de manière à réaliser des formes rigides et légères (voitures de luxe), parfois on fers profilés , voitures lourdes!. Le châssis en tolo emboutie est visible sur les deux ligures 1 et 2.

2'' Suspension. La suspension des voitures automobiles,

3 ut doit étro très souple pour protéger le châssis contre es déformations résultant des inégalités de la route, se fait en général avec dos ressorts à lames. On met ordinairement doux ressorts à l'avant, sous les longerons, et doux ressorts à l'arriére, latéralement aux longerons et on dehors d'eux. On ajoute parfois à l'arrière, pour augmenter la douceur, un ressort transversal ou des ressorts supplémentaires supportant l'extrémité des ressorts principaux. Les chocs formidables quo subissent los ressorts aux grandes vitesses ont nécessité des recherches conltnuelles pour en améliorer la qualité;

3" A" Tiret dirfcl'^ur. Pour assurer la direction ■]•■-, voj'ures automobiles, on a vite abandonné .;. '■ me d'un avant-train mobile autour d'une - ii<-vii!o ouvrière adopté pour les voitures attelées et dont la raison était uniquement que l'essieu avant est, dans ces voitures, & la fuis dir'-''-i'Mir et tracteur.

On';inpl'.»i-' presiiuo toujours un essieu articulé aux deux etiréinités près des roues. La partie médiane porto les ressorts, les parties articulées des extrémités constituent les fusées des roues. Les deux fusées mobiles portent chacune un bras, ce cjui pomiot do réunir par une biello dite d'accouplement les deux fusées. L'une des fusées, généralement celle de droite, porte un deuxième bras qui est réuni par une bielle au mécanisme de "liroction. Ces bielles sont netterueiif visibles sur la figure I.

: ' I ■ organe a été construit do

î ■ -.. Au point de vue du modo

ir sur ladirection, on peut I ilébnt, d'une barre ana- '■■ ■ iTtinil; elle existe encore,

1 ", Mir ccTlainos voilures

américaines. (>;* a .m|i1,i\l- aussi des directions h u'iiilon; aiiioui- 1 l,;ii l,i ^^raiido vogue est à juste lifro A Vi in- ■ • , i :.r ruuc, ou volant.

De même, ' d'nciion do la direction sur la

biello iiiti a. ' •■ do droite do l'essieu avant a

M6 s,,.I ::, ,1 ■,.,,!. . ...,., ,... ........nio de

' ' rale-

"' ;..itige,

qui t .. ... ..■.,..;■ j.,,, .. , ,M.»iM , -.M I .-1 l'ii.ii- y.iy inic vis ipii

peut tourner sur elle-même sans avan.cr. Elle s'engrène soit dans un écroii qui monte ou descend le long d'elle.

soit dans un secteur denté, dont los dents reproduisent une partie do l'ôcrou, et qui se déplace de même. Cet écrou ou co secteur commande alors par renvoi do sonnotte la bielle qui rejoint l'essiou articulé. On distingue très bien l'emplacement de la vis et du secteur dans la figure 1.

3» temps cycle à quatre temps

• temps.

C, tuyau (l'arrih. bielle; M, mani-

du moteur h explosion .èc du niflantic dùtonaut ; S, soupape d'admission; P, piston; . vello; B. h.tu;,-ie où »e produit 1 étincelle; T, soupape d'Ochapp-^ment; E. tuyau dcchaiipenuiil des gnz brûlés; A. came conimandant la levée de la soupape T; lï.r, engreoagcB.

La présence de la vis est fort importante, car elle sculo constitue la sécurité de la direction. Kn etfet, la vis peut toujours faire monter ou descendre l'écrou, tandis que l'écrou ne peut faire tourner la vis; cette propriété a fait qualifier ces directions d'irréversibles, puisque la roue no peut faire dévier la direction qui cependant la déplace aisément. Des amortisseurs élastiques placés aux extrémités des bielles donnent cependant à la direction la souplesse nécessaire pour éviter la rupture dans un choc latéral sur une roue.

ï," Moteur. Le moteur le plus employé est le moteur à explosion, ainsi appelé parce qu'il tire sa puissance des propriétés explosives d'un mélange en certaines proportions d'air et de vapeurs ou do gaz combustibles. Dans les moteurs faxes, on utilise surtout le gaz d'cchirage ou le yaz pauvre. (V. ces mots.) Pour les automobiles, on préfère employer los vapeurs d'un liquide volatil combustible appelé dune manière générale carOïn-anC. En France, on utilise de préférence Ve.ssence de pétrole, carbure d'hydrogène de densité comprise entre o,GS et 0,72, dont les vapeurs sont inflammables à la température ordinaire. On est arrivé à utiliser aussi Valcool, dont l'emploi est indiqué surtout dans les colonies, où l'on peut le préparer sur place. Dans la marine, on préfère le p'Hrole lamparit, qui diminue les risques d'incendie, mais on commençait ù peine en 190G à savoir l'emidoyer sans mécompte. Ou a employé aussi la benzine, l'alcool carburé par un benzène, la paraffine, l'iiuile lourde de houille, etc. Kn somme, rien ne s'oppose à priori à l'emploi d'un liquide combustible quelcoixiue. Toute la difficulté consiste à obtenir avec lui un mélange d'air et de vapeur inflammable ou tout au moins un brouillard de fines gouttelettes liquides, tout aussi explosif qu'un gaz.

Tout moteur à explosion comprendra donc trois organes essentiels: le moteur proprement dit, le carburateur pour confectionner le mélange détonant et l'appareil d'allu-

courses simples du piston. La figure 3 représente les quatre temps : l" temps : aspiration dos gaz frais par la soupape S dite d'admission ; 2* temps : compression du mélange, soupapes fermées; 3* temps : allumage, explosion et détente; -l* temps : expulsion des gaz briJlés par la soupape d'échappement T. La compression a pour but d'augmenter lo rendement thermique du moteur en élevant la température de combustion (principe de Carnot). Pour activer les explosions, on emjdoic aussi l'avance à l'allumage.

Un volant régularise et entretient la rotation pendant les courses non motrices. On peut placer plusieurs cylindres cùte à côte, chacun d'eux travaillant séparément. On en a mis ainsi deux, trois, quatre, si.\et huit, le ■i-cylindres constituant le type le plus répandu. Le 8-cyIiudres se fait .souvent sans volant.

Nos figures i et 5 représentent un moteur du type courant, à quatre cylindres en vue extérieure et en coupe transversale. Une coupe longitudinale se trouve dans notre figure 1.

L'arbro coudé qui reçoit l'attaque des quatre pistons .s'appelle vilebrequin.

La soupape d'admission est maintenue par un faible ressort et s'ouvre automatiquement ; celle d échappement, maintenue fermée par un ressort pendant l'aspiration, est ouverte pendant l'échappement par une came. Quand il y a plusieurs cylindres, on place toutos les cames sur un même arbre. Depuis quelques années, on commande aussi les soupapes d admission par cames. Elles deviennent alors identiques à celles d'échappement. L'arbre à cames fait un tour par cycle, soit tous les deux tours du moteur, grâce à un renvoi d'engrenages réducteurs, qui commando aussi l'allumage. (V. ce mot.)

Pour produire le mélange tonnant au moyen d'un liquide volatil, on emploie un carburaleur constitué par un orifice d'entrée de l'air, dans lequel débouche un orifice étroit de forme très variable, appelé gicleur. L'aspiration

Fig. 5. — Coupe transversale d'un moteur : D, allumeur; M, magnéto; P, pompe.

de l'air fait jaillir l'essence en la pulvérisant et c'est un brouillard qui pénètre dans le moteur (on l'appelle babituellement gaz). Pour obtenir un fonctionnement régulier, le gicleur est relié à un vase dont le niveau est maintenu constant par un flotteur. Généralement l'air employé à entraîner l'essence est réchantfé par passage sur le tuyau d'échappement du moteur et un deuxième orifice réglable permet d'ajouter ce qu'il faut d'air pour réaliser la meilleure carburation.

Pour empêclier la destruction du moteur par trop grand éehaulfenient des parois du cylindre, on les refroidit par une circulation d'eau. C^ette circulation est parfois obtenue par simple dift'érence de densité de l'eau chaude et de l'eau froide; c'est ce qu'on appelle circulation par thermo-siphon. Le plus souvent l'eau est refoulée par une pompe et va ensuite se refroidir dans un radiateur placé à l'avant de la voiture. On se contente parfois pour faire circuler l'air dans le radiateur de la marche do la voiture; on ajoute souvent un ventilateur dans ce but, afin que lo refroidissement soit assuré à toutes les vitesses (le la voiture. Ce ventilateur est souvent constitué par les bras du volant du moteur.

6" Transmission et essieu moteur. Comme il faut démarrer ù vide le moteur en le lançant à la main par une

- Vue Ut'lrnlo d'un moteur n qjiatre cylindres ; chftppenicnt; V, volant.

, nduiisHÎou

mage permettant île l'enflammer au moment voulu. Le moteur est A simple ou double elfet. suivant qu'on utilise une Seule ou los deux faces du piston. I..0 simplo effet est pn-s'iue seul emidoyé en automobile.

Ou .nppollo cycle la série d'opérations successives subies par les çuî! remplissant lo cylindre. Le cycio lo plus einplové. indiqué par Heati de Rochas, appliqué par Ol(o, est dit ù quatre temjts, parce qu'il dure quatre

Changement de tUcssc.

manivelle, on intercale entre lui et la transmission un embrayage. Cet embrayage est généralement constitué par un cùno do friction, qui pénètre dans un côno inverse ménagé dans le volant. V. cet organe fig. l.

fVLTOMOHILE

SUPPL

Voir au lome I'' les premières voitures aulomobiles

• Sflii-ma du fonclionncment (lu iliirét'CQliel.

Page 1