‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 37 sur 363 · AUTOMOBILE · texte numérisé non relu

AUTOMOBILE

Un moiciir ù oxiilosioii no peut aiipinontcr son coujile (v. co raotlpour di*marrer ou muiuor uuo côte. 11 taui donc lo «!»5miiUii>lior, cest-adiri! aupmi'nier le nombre de tours faits par lo moteur pour un luur de roue.au moyeu d'un cliangeuïent de vitesse: la puissanoo (coustautej est (^galo au produit du couple par la vitesse; l'un croit quand l'autre décroit. , , .

Lo cliaiiKenienl do vit-'^v,. i,, 1,1, . nsitv est rivalisé par remploi d'un tram d'eu^ïi [lur, .luon déplace

do façon à l'amener on p ' ou 1 autre des en-

greiia^'os llvés à un arbre p.. ...-v .. J. uu do ces arbres (A) csl cunduit par le moteur. 1 autre ;b) entraîne les roues (A./, c. Limerposition d'un cngronago supplémeutainpermet la marche arriC;re aujourd'hui réglementaire. I.e plan de la llguro 2 montre les engrenages du changement de vitesse, leur cuiter ou enveloppe étant représenté ouvert.

Un autre organe absolument nécessairo de la transmission est le di/ff'rentiel. dont l'invention ou plutôt l'application aux voitures a été fait en I8i8 par Péqueur. Son but est de permettre A une des roues motrices de prendre uuo vitesse plus grande que colle do l'autre roue dans les virages, pour éviter les glissements sur le sol.

Leschéma(/îîir.7) permet d'en saisir le fonctionnement.

I, "arbre L, mû par le moteur, commando la co uronne H ; celle-ci entraîne les axes des .tntellites S, S; ontin les arbres A p( lî conduisent séparônieut chacune «les roues motrices, qui peuvent être simplement lixées aux extrémités de cesarlircs.Ku ligne droite les satellites ne tournent pas et entraînent à la fois A et B par les dents de C et D- Si A ralentit, les satellites roulent sur C et poussent en avant D, <(ui entraîne alors Bplns vite que A. I-.'iDVcrse aurait lieu si B ralentissait. Le ditférentiei ne joue donc qu'en virage et réalise le paradoxe de deux roues indépendantes et cependant reliées toutes deux entre elles et au moteur.

Quand on place les roues aux extrémités de A et B, on les fait supporter par deux tubes enveloppant A et B et réunis par la boîte qui enveloppe le dîtlerentiel tout entier. Ces tulies et le c«r/er du différentiel constituent alors l'essieu arrière.

Cet essieu ost relié au châssis par des ressorts ; il faut donc articuler par des cardans (v. ce mot) l'arbre L qui va du changement dé vitesse au différentiel. C'est alors )a ti-ansi)tission par cartlan lo>i/}itudinnl. On peut aussi placer l'ensemble du diU'érentieî sur le châssis, prendre un essieu dormant, rigide, avec des roues folles, et relier celles-ci aux arbres A et B du différentiel car des chaînes. C'est ce qui a lieu dans le châssis do lahg. 1. On réalise ainsi la ttutnsmission par chaînes.

V Freins. Une voiture automobile a besoin de freins puissants. La loi ou exige deux au moins. Ordinairement yn place sur les moyeux' des roues arrière deux freins aeiionnés simultanément par un levier à main, comme le changement do vitesse, et sur la transmission, près du différentiel, un ou deux freins mus par pédalo comme lembrayage.

Ces freins sont formés soit d'une bande souple d'acier garnie do tibros do bois vulcanisé roulées sur un tambour, soit plus souvent do deux mâchoires qui enserrent co tambour on frottant sur sa circonférenco extérieure ou do deux sabots qui s'écartent à l'intérieur. {V. fiy. l et 2). l*no béquille s'appuyant à volonté sur le sol ou une rouo à roc-het placée sur la transmission s'opposent au recul involontaire de la voiture.

«• Jhues. Ces roues sont généralement en bois, mais avec moyeux métalliques comme les roues d'artillerie. KUes no 'résistent aux chocs terribles do la routo que grâce â l'amortissement produit par lo pneumatique.

9* P:icumnlitfue. V. PNEL'MATIQCK.

Voiture» à vapeur. La voiture à vapeur a dû son

renouveau â la création de la cliaudiéro â génération

i'iTirit;!,-'.' j.rir Scjj.mH,-!. C.-tte chaudière, formée d'un

;iuiré par un ou plusieurs

it ^)as d'eau; une pompe

' i, le 1 eau, qui sort iramédia-

u-iuuiii (.h ^apL-uf à l'autre bout j'onr se rendre au n»o-

lour. Cette cliaudiéro et donc inexplosible. Le moteur

actionne directement lo diirérontiel sans emhrayago ni

changomont do vitesse, organes rendus iuutilcs par la

souplesse du moteur.

Votture élecirifiue. Les roues motrices sont actionnées

par un moteur unique et un différentiel, ou par deux

mixeiirH, e(« qui dispense du ditrérentiel. pas de chautre-

'■■sso. Lo moteur est du type â cuurant cdci-

' A citation série comme i:eux dos tramways

V 'T mot.^ On l'alimente par une batterie

ilcmeni formée do 41 éléments

r sur distribution d éclairage A

ir cos voitures l'organe essentiel

ie t.-,,''/i,ui/cur, qui régie la vitesse du mo-

turos parcourent sans recharge de 8u à 150

• ■ fréquemment des •urs â exjdosion. Il

et un organe

h de l'hélice.

1 et se rom-

■ emploie sou-

inobilos dites

vent u hélic. .

Citons parmi les grandes marques connues pour la construction des automobiles et motocyclettes : En France : Ariés, Bavard-tMément, Borliet. Bollée, Brillié, Brouhot, Bruneau, 'Clément, Cotlereau. Darracq. Decauville, Bietrich, Delahaye, Belaunay-Belleville, Dion-BoUton. Gallia, tjardner - Serpollet , tiillot - l-'orest , Gladiator , Gobroii , (iriffou, Hotchkiss, Kriêger, Mildé, Mors, I^anhard- Levassor, Peuceot, Uadia, Renault, Richard- Brasier, lîochet-Schnoider, Védrine, Wcrner, etc. ; en Allemagne et en Autriche : Benz, Daimler, Mercedes, etc. ; en Antjleterre : Napier, Wolscley, etc. ; en Hollande : Spyker, etc.; en Italie : Fiat, Itala, etc. ; aux Etats-Unis : Locomobile, Olsmobilo, Pope Tolcdo, Stanley, etc.

III. — Formalités a HKMi'Lra. Certificat de capacitr. Nul no peut conduire un automobile s'il ne possède: l' un cortilicat do capacité ; 2* lo récépissé do déclaration de son véhicule.

Pour obtenir le certiticat de capacité, il faut: fournir uno demande sur pajiier timbré à 60 centimes et l'adresser au préfet do police pour Paris et au préfet pour les départements. 11 faut, en outre, joindre à cette demande : 1" un certificat do domicile délivré à Paris par les commissaires de police du quartier; dans les départements, par le maire do la commune; 2" une pièce justilicative d'identité donnant l'état civil (acte ou bulletin de naissance, livret de niariago ou militaire, etc.); 3' deuxpliotographies non collées.

Lo certiticat de capacité sera délivré sur cette demande régulièrement établie, après examen pratique (conduite do la voiture), subi devant le service des mines (l'Association générale automobile peut également faire passer ces examens).

Ctrtifirat de la voiture. Avant do mettre on service uno voiture automobile, il faut:

1" En faire une déclaration sur papier timbré à 60 centimes, adressée au préfet de police pour Paris et au préfet pour les départements. La déclaration doit indiquer ; nom et prénoms du propriétaire: son domicile; le nom du constructeur de rautoiiiobile ; l'indication du type du véhicule; le numéro d'ordre dans la série du type ; si la voiture peut ou non faire plus de 30 kilomètres à l'heure.

2" Joindre à cette demande la copie du procès-verbal de réception du type du véhicule que l'on possède par lo service des mines (avoir toujours soin de réclamer cette copie au vendeur de la machine").

Sur la présentation des pièces ci-dessus indiquées, le récépissé de déclaration de la voiture doit être immédiatement remis.

Il ne restera plus alors qu'à munir la voiture des numéros ré-

l'article 3 de la loi du 13 avril 1808, est fixé de la manière suivante :

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