‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 39 sur 363 · ARRONDISSEMENTS · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENTS

MlNÉRALOOIQt'ES

D IMMATRI- CULATION

d'arrondissements miaéralogiques

comprenant les départements suivants

Alais

Ardèehe, Gard, Lozère. Hérault.

Arras

Pas-de-Calais. Oise, Somme.

Bordeaux

Chai'ente. Charente-Inférieure, Dordogne. Gironde, Lot-et- Garonne. Gers. Landes, Basses-Pyrénées, Hautes-Pvrén.

Chalon-sur-Saénc.

Ain, Saône -et- Loire, C<ite-d'Or, Doubs, Jora. Yonne.

Chambéry

Savoie, Haute-Savoie, Hautes- Alpes, Drûme, Isère.

Clcrmont-Ferrand.

Cantal, Haute-Loire, Puy-de- Dôme. Allier, Nièvre.

Douai

Nord. Aisne.

Lf Mans

Hle-ct-Vilaine, Mayenne. Sarlho,C<Mes-du-Nord, Finistère, Loire-Inférieure. Morbilinii.

Marseille

Basses-Alpes. Vaueluse, Alpi-s- Mariliines. Bouches-du- Rhône. Coisc. Var.

N.incy. ■

Meurihe- et -Moselle. Meuse.

Marne, Vosges. Aube. Haute- Marne. Haute-Snône, Bell'ort.

Poitiers

Maine-et-Loire , Deux-Sèvres , Vendée, Indre-et-Loire, Loiret-Cher. Loiret.Vienne, Cher, Corréze, Creuse, ludi-e, Haute- Vienne.

Y ou Z

Rouen

Eure-et-Loir. Scinc-et-Marno.

Seino-t't-Ôise, Calvados, Eure, Manehe, Orne. beinc-Iufc-

rieurc.

a.iint- Etienne. . . .

Loire, Itlione. |

Toulouse

Aritge, Haute-Garonne, Aveyron, Lot. Tarn-cl-Ooi-onne.

Tarn, Aude, Pyrénées-Orientales.

Seine.

La taxe. IjOs automobiles sont imposés suivant Tarticlo 3 do la loi du 13 avril I8O8 et l'articlo b de la loi du 13 juillot 1900.

Les déclarations relatives aux voitures automobiles doivent être faites ù la mairie de l'arrondissement pour l*aris, ou à la mairie de la commune où les contribuables ont leur résidence. Voici le taux de la taxe :

D'après la loi du 13 juillet liioo, art. r.. le tarif de la contribution pour les voitures, chevaux, mules et mulets, relatif aux voilures automobiles, qui avait fait l'objet do

foncé, rendent de prands services aux touristes et peuvent éviter bien des accidents en prévenant à temps le chauffeur des points dangereux sans nécessiter de sa part uno lecture souvent difficile.

V. — Automobiles militaires. C'est en 1902 qu'a été adopté détinitivement l'usage des automobiles pour le transport du personnel et du matériel aux armées. Uuo instruction confidentielle du 18 février de cette année sur l'emploi des automobiles destinés au transport du personnel a déterminé quelle catégorie d'automobiles devait être utilisée, en cas de guerre, dans chaque quartier général. Puis, par une instruction du 9 avril suivant, a été réglemeutéo l'utilisation des automobiles, dans les quartiers généraux, pour les manœuvres et les voyages d'état-major. Afin d'assurer le recrutement de ces voitures, de leurs conducteurs et des chaufl'eurs, le ministre de la guerre indique chaque année les mauœuvres et voyages u'état-major pendant lesquels les membres du conseil supérieur de la guerre ou les commandants de corps d'armée sont autorisés à faire usage d'automobiles. Ku principe, les automobiles et leurs conducteurs sont recrutés dans la région du cor^s d'armée appelé à les utiliser. En outre, le ministre lait connaîire chaque année les régions où devront se recruter les voitures et conducteurs destinés aux quartiers généraux d'armée ou de direction des manœuvres. Les automobiles employés doivent appartenir à la catégorie prévue pour le quartier général correspondant en cas de guerre.

Des indemnités variables sont allouées aux propriétaires de machines, tant pendant l'exécution des manœuvres ou voyages d'état-major, que pour se rendre au point de concentration et en revenir par voie de terre.

En 1901, on vit naître l'automobile véritablement militaire, prenant indirectement sa part au combat. Brillié, reprenant les études de i>cotte, livrait au Portugal des tracteurs pour pièces de gros calibre, permettant de transporter rapidement obusiers et gros canons jusqu'ici réservés au siège des places fortes. (L'Angleterre avait déjà essayé cela au Transvaal avec des locomotives routières a vapeur dont elle a la spécialité.^

Ivn même temps, lo colonel Renard mettait au point son train militaire, oientôi copié en .\llemagne et en Angleterre, destiné au transport rapide des troupes et surtout des munitions.

En Amérique, on réalisait une voiture d'ambulance cuirassée, permettant de recueillir sans risque et do soigner immédiatement les blessés.

Depuis peu de temps, enfin, la maison Charron-Girardot-Voigt, reprenant un problème souvent travaillé, surtout en Autriche, établissait pour l'armée russe une voiture véritablement olfensive, dont nous donnons la reproduction, et qui est la dernière voiture militaire en date.

Cette voiture, mue par un moteur de 30 chevaux, transporte une mitrailleuse Hotchkiss. La mitrailleuse est pla cée dans une tourelle tournante étudiée par uu officier de manne, Guye, et peut battre tout l'horizon.

Les roues sont en bois, mais blinilécs. Un blindage recouvre aussi toute la voilure, proti'gc le radiateur par des ailettes ; les roues arrière sont aussi recouvertes. Co blindage, en acier-nickel de G niillimètros d'épaisseur,

AUTOMOBILE-CLLIi - AUTRICHE-HONGRIE

Voiture C. G. V. en ordre de marche {passant un fossé).

peut recevoir une ballo Lebel à 20 métros sans ôtre perforé ila balle reste fichée); plus loin, elle rebondit.

Un phare do roule et un phare do combat à éclipses et protégé par le blindage éclairent la route.

Les pneumatiques sont garnis, à l'intérieur de leur chambre i air, d'une matière spéciale permettant à la

rigueur de rouler sur pneus crevés. Enfin, deux rails mobiles peuvent être placés au-dessus d'un fossé pour permettre l'accès des champs.

Sur route, la voilure ("ait 45 kilomètres à l'heure et 30 en terre labourée. Elle pèse 3 tonnes et transporte 120 litres d'essence, 50 litres d'huile de graissage ei 10.000 cartouches dinfanterie pour la mitrailleuse.

Aux grandes manœuvres de 1905, on fit l'essai d'une voiture projecteur établie par Ivriéger, dont le moteur actionne une dynamo qu'on peut utiliser à volonté à la propulsion (voiture mixte Kriéger) ou à ralimcntaiion d'un très puissant projecteur qui peut au besoin être transporté hors de la voiture.

Citons enfin la voiture pour télégraphie sans fîl étudiée par la maison Panhard-Levassor avec le concours de d'Arsonval et nous aurons passé en revue les principales apidications de l'automobile à la guerre.

— Navig. fluv. Barrages automobiles. Barrages constitués par un déversoir en maçonnerie couronné par des hausses, panneaux mobiles autour d'un axe horizontal placé de façon telle que la pression do l'eau les couche lorsque son niveau s'élève par une crue. Le trop-plein disparu, les hausses se relèvent d'elles-mêmes.

Automobile -Club, association fondée à Paris, le 12 novembre 1895, sur l'iniiiative du comte de Dion, avec le concours de Dcprez. G. Berger, Baillif, Récopé, de Zuylen, Gitfard, et sous le patronage de Marinoni, Levassor, etc. Elle se propose do développer en France l'industrie autornooile et ses filiales, au moyen d'encouragements de toute sorte, notamment de courses (Paris-Bor- <leaux, Paris-Marseille[lS96], Paris- Amsterdam, etc.) et d'expositions dites Salons de l'Automobile, dont les premiers se sont tenus aux Tuileries et les suivants au Grand Palais. Pour exécuter cette dernière partie de son programme, i'Autoiiiobile-Club a formé un consortium avec les deux chamti^es syndicales le l'Automobile, les directeurs des grands journaux de sport, etc. Il règle la participation de l'industrie automobile française aux grandes épreuves internationales. Il a eu son siège, tle 1895 à 1900, 4, place de l'Opéra ; depuis ■cette date, o et s. place de la Concorde.

*AUTOMOBlLlSME (ô, lissm') n. m. — Encycl. Milit. Des corps .sputiaux d'automobilistes ont été constitués dans plusieurs armées étrangères.

En Allemagne, on a formé en 1904 un corps dit « des volontaires de l'automobile « [AutomobU-Freiwilliffen- Aorps), composé de membres du Club automobile allemand. Les hommes qui veulent en faire partie doivent s'engager, en se conformant à certaines prescriptions déterminées, ù. servir dans l'armée en temps de paix comme en temps do guerre. Les conditions pour entrer dans ce corps sont : d'être de nationalité allemande ; de posséder un automobile d'un type et d'une puissance déterminés et d'avoir le certificat de conducteur. Les membres s'engagent à faire, pendant quatre années consécutives, deux à trois périodes d'exercice de dix jours au* plus, puis à fournir, en temps de guerre, un ser\'ice illimité. Pendant les exercices, ils portent un uniforme spé- ■cial, et une indemnité leur est allouée yiour l'entretiea de leur machine et celui de leur mécanicien.

Insigne de l'AutomobUe-Club.

Kn Angleterre, a été constitué un corps analogue dit Itrittsh Motor-\ oluntecr-Corps, qui doit être, en temps de guerre, composé do : 1 licutenant-coloncI, r, majors 19 capitames, 19 lieutenants, 1 adjudant et 155 conducteurs d automobile. Le quartier général du corps est à Londres et il forme cinq sections établies à. Aldcrshot. Salishury, \ork, Edmibourg et Dublin. Chaque membre doit posséder son automobile et s'engage à faire chaque année une période d'instruction do dix jours, pendant lesquels il reçoit une indemnité quotidienne de 2 livres. Quarante motocyclistes sont adjoints aux automobilistes proprement dits.

Kn Autriche-Hongrie, il a été constitué, d'accord avec le Club automobile autrichien, un « corps d'automobilistes du landsturm % dont la mission sera de fournir à l'armée, '11 temps de paix comme en temps de guerre, des automobilistes et des motocyclistes, ou tout au moins les machines nécessaires, et do former en outre des hommes à ( exécution de co service, en mémo temps que de recueillir tons les renseignements relatifs à 1 automobilismc militaire, afin do contribuer ainsi le plus possible ù. son développement.

AUTOMORPHISME frf, fissm' — du gr. autos. Soi-même, et morphf', lorme, n. m. Théorie de \V. Roux, en vertu de lacpielle U y a, dans tout organisme, lutte des organes entre eux, des cellules et même des parties constituantes de la cellule entre elles, chaque organe, chaque cellule, chaque organite cellulaire cherchant à se développer davantage et à prendre la prédominance. (C'est cette lutte, d après W. Roux, qui produit la dillérencialion cellulaire, le balancement organique et l'harmonie des fonctions et des organes, du corps en un mot. Pfctfer a étendu celte conception aux espèces, dont la lutte déterminerait également l'autodiirérenciaiion et l'automorphisme.)

— BiBLioGR. : \V. Roux, der Kampf der TUeile im Ort/amsmus (Leipzig, 1881); Y. Delage. la Structure du pro- (opUisma, les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de la biotofjie générale (Paris, 1895).

AUTOPEXIE Utè-ksi — du gr. autos, soi-mérao, et pêxis, fixation) n. f. Opération consistant à fixer le corps de l'utérus à sa portion cervicale pour corriger une rétrodéviation.

"^ AUTORÉGULATION n. f. — Biol. Action, pour une

fonction physiologique, de se régulariser elle-même.

— Encvcl. Un cas remarquable d' autorégulation est celui relatif à la sexualité, chez certaines espèces. Quand les mâles sont plus abondants que les femelles, les petits sont en majorité mâles ; mais bientôt, ces derniers deviennent les plus nombreux, et alors les petits sont en majorité femelles, et ainsi de suite. On a tenté d'expliquer cette autorégulation des sexes en disant que, lorsifuun élément sexuel est jeune et l'autre vieux, c'est le jeune qui détermine le sexe, mâle s'il est mâle, femelle s'il est femelle, etc. Mais rien n'est venu vérifier expérimentalement cette manière de voir.

L'aulorégulation des échanges de la substance vivante I Hernig) se manifeste chez l'homme, par exemple, quand le rapiiort de lassimilaiion à la desassimilation égale 1. quelle que soit la grandeur des échanges. Dans ce cas, en effet, un aliment ingéré en excès est désintégré ei éliminé par l'urine (azolej dans les mêmes proportions (Verworuj.

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