‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 42 sur 363 · I -'. les présidents du Conseil d'Au · texte numérisé non relu

I -'. les présidents du Conseil d'Au

Iri' MM. de K'erbcr et do Szell, arri-

vèrent a une cult-iiic au sujet du compromis économique eulro les deux pays. Kn janvier 1903, des projets de loi conformes à cet accord furent présentés aux l*arlemeiits autrichien cl hongrois, mais ni l'un ni l'autre n'acceptèrent ce compromis. La siiuaiion du ministère devint de plus en plus difllcilo et, lo 5 juillet, .M. de Kœrber donna sa démission, que l'empereur d'ailleurs refusa.

L'il.struciion rerommeneaeu 190l, les députés tchèques "•-;' ' '' tes moyens pour empêcher ou relarder tout

" ' iiiaire. La lulledo races devint de jdus en

p' ■ ci.iij.s furent échangés A. Vienne entre

<■' Mids.

' ^ do l'armée cl de la marine.

'• I. en 1901, comme il l'avait

l^-' '1 ions, qui votèrent d'énormes

* ' 'Ui être surtout destinées à

"' T ir juic l'exécution du pro-

K' toltrn 1903, entre 1 em-

1"' ut d un modo plus effl-

C'" <ii Mat-.'doine.

1'=* '"'*-' M. de Kœrber

convoqua le K. , s conlinuéroni

lcurobstrnciii.il i,t dm continuer

à gouverner au niu^cu .i unlunuances provisoires. A la Cour, le parti conservateur poussait aux mesures viuloDtCB.

M. do K'erber refusa de so rendre à ces conseils ; le 20 décembre 1904, il douna sa démission.

.Xouvcftu ministère Oautsch. Le 31 décembre, lo baron do Gautscli fui appelé à présider le ministère. Après de longs débats, il obtint, le 12 mai 1905, le vote du nouveau tarif douanier austro-hongrois, terminaDt ainsi une partie imporiauto dos projets de loi rclalifsau compromis. .Malheureusement, lo désaccord entre la Cour et lo Parlement hongrois devint de plus en plus grave. La solution de la question hongroise fut relardée encore; lo régime dualiste est fatalement appelé à disparaître.

AUVARD (Alfred), médecin français, né à Puyval (Correze) en 1855. H alla faire ses éludes médicalesà Paris et fut reçu au concours de 1881", comme accoucheur des hôpitaux et attaché en cotte qualité ù. Ihopilal Saint-Louis (1897). Il a rédigé de nombreux mémoires sur les questions obstétricales et publié notamment les ouvrages suivatils : Traité pratique d'accouchement {ÏB'JS); Traité pratiijue de gynccutogie {18941; Formulaire obstétrical (1892). illustré; I-ormuhiire gynécotoyique illustré; Thérapeutii/ue obstétricale; Thérapeutique yynècoloyifjue ; Planches /miroles pour rensf'iyHcmfiit de la tjynècoloyie ; le Xouveau-^*t (1905); De la slérililé chez la femme; etc.

ÂUXIRON (Claude-François-Joseph d*), économiste et ingénieur-hydrographe français, né à Besançon en 1731, mort à Pans en 1778. Officier, capitaine dans la légion de lorraine, chevalier de Saint-Louis, il so lit connaître par deux mémoires : Sur les moyens de fournir des eaux saines à la capitale (1766). Il publia : Principes de tous les gouvernemenls, etc. (1765), et traduisit de l'allemand un ouvrage de J. Sylberschlag : Théorie des fleuves, avec l'nrl de bàtir dans les ea»j(n69). En collaboration avec le chevalier Charles-François Monnin de FoUeuay, il tenta, dès 1770, c'cst-à-dirc avant JoulTroy d'Abbans, lutilisatiou de la vapeur dans la navigation fl'uviaie. V. Follenay.

AUXOCHROMB n. m. Syn. de curomogéne. V. cololïANT, t. m.

AVAITE n. f. Variété d'iridium.

AVAKOUMOVITCH (Jovan), homme d'Etat serbe, né à Belgrade en 18 il. Il a été ministre de la justice et président du Conseil do 1892 à iS93. Après l'assassinat du roi Aiexauflre, il fut le clicf du ministère qui installa le nouveau roi Pierre Karageorgevitch et qui se retira peu de temps après l'avènement du souverain.

AvALON, grande presqu'île sud-est et district de Tilc de Terre-Neuve et faite elle-même de quatre presqu'îles; pays rugueux, montueux, brumeux, peuplé de 105.000 hab.; le port Saint-Jean, capitale de lile, indente uue de ces quatre presqu'îles.

* AVANCE n. f. — Autom. Avance à l'allumage. Locution employée dans la technique du moteur à explosion. (V. au mot AUTOMOBILE l'îndication des quatre temps du cycle.)

— Enxycl. D'après l'exposé des quatre temps du cycle : aspiration, compression, détente, échappement, il semble nécessaire de produire l'allumage du mélange tonnant au commencement de la course de détente. Cela n'est exact que pour les moteurs à faible vitesse de rotation. Dès que le moteur tourne vite, il faut, pour laisser à la combustion vivo, improprement appelée explosion, le temps de se produire pendant que le piston est encore au commencement de sa course, déterminer l'inflammation avant même le commencemeul de la course de détente, à la fin de la course de compression. C'est cette opération qu'on appelle aiunce à l'alhimaye.

Dans les moteurs à grande vitesse employés en automobile, uno avance de quelques centièmes de la course du piston, c'est-à-dire quand le piston a encore quelques centièmes de sa course à parcourir, est absolument nécessaire. Si l'on adopte une trop faible avance, le moteur manque de force et les combustions s'achèvent dans le tuyau d'échappement, qui rougit. Si l'avance est trop grande, au contraire, il en résulte des compressions exagérées sur le piston, qui produisent des bruits secs dans le moteur. On dit alors que celui-ci cogne.

'''avancement n. m. — Industr. Nombre qui mesure le travail fait j-ar une machine-outil, telle que scie, perforatour, excavateur, pendant l'unité de temps, la seconde, la minute ou l'heure suivant les cas.

AVANTAGEUR n. m. Milit. Terme par lequel on a désigné longtemps, dans l'armée allemande, les jeunes gens qui s'engageaient dans les conditions vouluespour arriver à l'épaulctte. (On les apiicUe aujourd'hui FahnEiNJUNki:r.)

AVANT-BASSIN n. m. La partie du port située en avant d'un bassin, ii PI. Ùcs avant-bassins.

AVANT-MÉTRÉ n. m. Ensemble des ditTorentcs mesures d'un ouvrage à construire. Il PI. Des avant-mktkks.

AVANTS ffrt'i ; n. m. pi. Football. Joueurs qui ont pour mission de suivre le ballon sans arrêt d'un boui ù l'autre de la partie, du plus près possible, de former la mêlée, d'attendre le ballon aux touches, do i>répaper les lignes d'arrière.

AVANT-VIN n.m. Nom donné en certaines régions au vin doux, c'est-à-dire dont la fermentation u'est pas achevée.

*AVARIE n. f. — Fam. Nom donné, par euphémisme, à la syphilis et à ses suites, d'après le titre do la pièce de Drieux, les Avariés.

•avarié, E adi. — Fam. Qui a contracté la syphilis, d'après la pièce uc Bricux, les Avariés.

Avariés (kk»), pièce en trois actes, d'Eiig. Brieux. Théâtre Antoine, 1905.) — Un fiancé, atteint de la syithilis, va consulter un spécialiste célèbre, n Monsieur, lui dit co dernier, ee serait un crime ignoble de vous marier avant quatre ans. ■> Mais dos considérations impérieuses — la crainte d'un beau-père violent, une charge de notaire à paver! — ne permettent j'as A r - avarié V un si long délai : à grand'peine il allend six mois, puis épouse. Hésuliat : la filletie qui nait de ce mariage est contaminée, la nourrice sera probablement infectée, donnera le mal à son mari, etc. L'épisode do la nourrice ])rociire à In grund'nière l'occasion do montrer en quels alnmes d égoïsme féroce peuvent descendre certaines personnes, que l'on ne regarde pas cependant comme de mauvaises gens.

Outre le talent, il faut plus d'une sorte de courage pour oser écrire une pari<il!e u-uvre. Le plus grand peul-Mre. chez un homme de théâtre aussi habile que brieux, a élé de

faire sciemmeul une pièce qui n'est pas une pièce, mais uno conférence dialoguèe. Les personnages ne sont pas des personnages, mais des entités; ils s'appellent : l'avarié, lo docteur, l'épouse, la nourrice, etc. A la scène, les Avariés ne pouvaient prétendre à un très grand succès; mais ils firent, i»ar le monde, un bruit retentissant, ce qui est flatteur, et ils ont produit, produisent et produiront siiremeui quelque bien, ce qui est glorieux.

La censure avait à l'avance surexcité l'attention publique en interdisant longtemps cette œuvre de haute moralité, dont l'auteur, en sa dédicace au professeur Fournicr, membre de l'Académie de médecine, précisait ainsi la portée : " Jo pense, avec vous, que la syphilis perdra considérablement de sa gravité lorsqu'on osera parler ouvertement d'un mal qui n'est ni une honte, ni un châtiment, et lorsque ceux qui en seront atteints, sachant quels malheurs ils peuvent propager, connaîtront mieux leurs devoirs envers les autres et envers eux-mêmes. »

*AVARIER (de avarie) v. a. — Communiquer la syphilis. AVASITE n. f. Silicate hydraté naturel de fer.

* AvELLAN, amiral russe, né à Loviz en 1839. — Kn qualité de chef d'état-major, il collabora avec le vice-amiral Tyrtof, alors ministre de la marine, au développement des forces navales russes. Il fut nommé aide de camp général de l'empereur et devint lui-même minislrc, lors de la mort subite de son chef, en mars 1903.

*AVENEL (Paulj. littérateur français, né à Chaumoni

(Oise) en 1823. — Il est mort à Paris en 1902.

Avenir (l'j de la science, par E. Renan. V. science irAvenir de la), t. VII.

Avenir (l), comédie en trois actes, de G. Ancey (théâtre Antoine, 1899). — Trois crises dans la vie dun'e femme, chacune à cinq ans de distance. Première crise : Ktieune Ducarre et Jeanne Fontet s'aiment, mais elle n'a pas de dot et lui, mélancolique employé de ministère, ne gagne que 3.000 francs. Aussi, M"" Fontet mère leur demontre-t-ellc qu'ils ne peuvent se marier. Heureusement, il y a Massou, un vieux garçon très riche, à qui feu Fontet rendit un grand service. On va lui demander une dot pour Jeanne. Pressenti, le vieux ofl"re mieux... et pire: il épousera lui-même. Révolte des deux jeunes gens. Mais la pratique M °" Fontet les convertit encore. Les 30. OOolivres de rente du vieillard sont bonnes à prendre, et luimême ne durera guère. Il ne s'agit donc que d'un peu de patience : le mariage de Jeanne et d'Etienne se célébrera fin Massou. Deuxième crise : Jeanne, devenue M** Masson, soigne son invalide, grincheux, jaloux — et au besoin l'amuse, car il a des retours de gaillardise. Etienne devient de plus en plus mélancolique, et aussi s'impatiente. SiencoreJeannevenaitlcvoir:... Elle promet. Ira-t-elle?... Elle est écœurée. Un jeune cousiu, joyeux viveur, Maurice Martenot, s'efl^orce de la distraire. Troisième crise : Masson est mort. Mais Jeanne s'aperçoit alors qu'Etienne a vieilli, et elle n'a pas goût pour le rôle de garde-malade. L'employé lui-même, qui a maintenant ses habitudes, ses manies, "ne tient plus au mariage. Ils se séparent en bons amis. Et la pratique M"" Fontet, constatant que sa fille en est à l'âge terrible pour les femmes, prévoit avec terreur que c'est Maurice le fêtard qui fera danser les écus de la jeuuc veuve.

La |»ièce est d'un réalisme noir et inspire une profond*? tristesse.

AVERKAMP (Antoonl, compositeur hollandais, né à Willige-Langerak en 1861, fit d'abord des études de musique à Amsterdam, sous la direction de Daniel de Lange. alla les compléter à Berlin et à Municli. fut nommé en 1886 professeur à l'Ecole de musique d'Amsterdam, devient le rédacteur musical de 1' '■ Amstcrdammer » et a composé des recueils de chant, des cantates, des symphonies, des ballades, pour chœur et orchestre, le plus souvent sur des sujets religieux.

AVEROr (Georges Avyheris. dit\ financier et philanthrope grec, né à Epire, mort à Alexandrie (1814-1899 . Il quitta très jeune son pays natal, se rendit en Egypte, puis passa en Russie, où il changea son nom d'Avyhcris en celui d'Averof. I! s'adonna au commerce ei à l'agriculture, et se fixa à Alexandrie (1866). où il se livra à des operations de banque. Averof fit un noble usage de ses richesses. Très patriote, il fit construire à Athènes des écoles, des hôpitaux, l'Ecole militaire des Evelpides. l'Ecole des arts et métiers, fit restaurer le stade antique des jeux Olympiques. Lorsqu'on 1897 les hostilités éclatèrent entre laGrôce et la Turquie, Averof fit don au gouvcrnemeni hellénique d'une somme de 30 millions comme souscription personnelle.

* AVERTISSEUR n. m. — Locom. Appareil destiné à prévenir du passage d'un véhicule.

— Encycl. Sur voie ferrée, lo sifflet à vapeur ou à air comprimé (trains électriques), la cloche sont les plus employés. Sur route, on emploie le grelot, la sonnette, le timl)re. Le cyclisme, puis l'automobilisme amenèrent la création d'appareils plus puissams. la corne et la trompe, instruments à anche, i V. ce mot.'' La corne est un cornet un peu recourbé, qui est actionne par une poire en caoutchouc. La trompe, au coniraire, est repliée plusieurs fois sur elle-même pour allon;;er la colonne d'air en vibration et rendre le son plus grave et plus supportable, tout en P'Oriant aussi loin.

Aujourd'hui, on remplace parfois la poire par un corps de pompe et un piston, ce qui donne un appareil plus robuste et plus puissant. Enfin, l'automobile a emprunté récemment à la navigation son puissant appareil. ap>pelé «/rcjif par Cagniard do Latour (v. ce nom), qui l'inventa pour l'étude du .son.

Cei api^areit. transforme pour l'application à l'automobile, devint un petit ventilaieur, qui aspire l'air par un orifice en pavillon et le chasse par sa périphérie. Celle-ci est formée de deux cylindres, 1 un fixe, l autre lournaiit avec lo ventilateur, et" tous deux percés do fenêtres. L'air ne peut sécha|>per que par intermittences, quand les fenêtres coïncident. Il résulie de ces rapides intermitienoes un son grave très puissant. Chose à remaniuer. le son est guidé vers l'extérieur par le pavillon servant à l'aspiration, si bien t|u'il circule dans ce pavillon eu sens contraire de l'air aspiré.

Cet appareil est commandé ])ar courroie ou par friction.

AVES, petite île de la mer des Antilles, isolée et déserte, située dans l'ouesi de la Guadeloupe cl de la Dorai-

iii^iuc, par 660 de longituile 0. Jl- Paris. Dc-mcuréo sans maiiri' jusf|u'au début du xx" siècle, clic a étc; anncxco à rAnglotorro par le croiseur Tribune, le 11 août lUûl.

Aveugles {les Jeunes), groupe en marlire .lu sculpteur IIi}ipolyte Lel'chvre. qui a olit.'uu la nn-ilaille dlion-

Les Jcuacs Aveugles, d'aiires II. Lciebvre.

neur au Salon des artistes français do 1902. Des jeunes ûlles aveugles, assises dans la campagne, écoutent l'une d'entre elles qui joue de la citliarc.

Ce groupe se recommande par une émotion forte et attendrissante, eu même temps (|ue simple et uaturelle.

AVEULI, E part. pass. de aveulir. Rendu vcule.

AVEULIR (lie (i^ et veille) v. a. Rendre veule.

AVEULISSANT, E (de aveulir] adj. Qui rend veule, mou, faillie : Ce culte aveulissant de t'aryenl (/ui est une des tares de notre mariage contemporain. (P. et Victor Margueritte.)

AVEULISSEMENT {li-se-man) n. m. Etat de celui qui est aveuli.

*AyiATION n. f. — Encycl. Les progrès considérables réalises au cours de ces dernières années dans la navigation aérienne avec les ballons dirigeables, au moyen •do moteurs extra-légers (v. aêkostatio.n), n'ont pas ralenti les recherches des partisans du plus lourd que l'air, et dans cette voie également de réelles améliorations sont à signaler. Los inventeurs out tenté de construire soit des hélicoptères, soit des aéroplanes. Les premiers de ces appareils, généralement munis d'hélices suspensives, ne sont guère sortis du domaine de l'expérience de laboratoire avec des modèles réduits. Pourtant, il faut enregistrer les bons résultats obtenus par les appareils Dufaux et Légcn-, qui ont réussi à s'élever do terre au moj-en de leurs hélices ascensionnelles, ce qui a décidé Santos-Dumont à établir (janvier I90G) un grand modèle d'iiéltcoptère, muni d'un moteur à pétrole de force considérable et de poids très réduit. Dans l'aéroplane, au contraire, les modèles ont cessé d'être construits en réduction, et il a été exécuté des appareils assez robustes pour soulever le poids d'un homme. C'est en Amérique que les exjjériences du vol plané ont été poursuivies avec le plus de méthode, dans le seul but d'établir les lois d'équilibre d'un corps au milieu de l'air en mouvement.

C'est ainsi que, dès 1896, des essais furent entrepris par 1 ingénieur Chanutte, de Chicago, qui, assisté do ses collaborateurs, Herring et Avery, a expérimenté sur les bords du lac Michigan un appareil destiné à conserver au milieu de l'air un équilibre eu quel.iuc sorte automatique. Ses premiers modèles corapreuaieut un dispositif à ailes multiples ; le dernier ne comprend ([ue deux surfaces j>arallèles. Les expériences en ont été plus heureuses que celles de l'appareil de Pilcher. sorte d oiseau volant assez semblable à une gigantesque chauve-souris ; le 30 septembre 1899, Pilcher, ayant tenté une sortie par un temps de bourrasque, vit son appareil chavirer, fut précipité sur le sol et se tua. Les tentatives de vol plané n'en ont i>as moins été activement poursuivies. En 1900, Wilbur et Orville Wright, de Dayton Ohio). construisirent une machine à (loux surfaces, avec un gouvernail horizontal à l'avant; l'appareil était muni de patins pour glisser doucement sur le sol à l'atterrissage, et l'opérateur devait rester étendu sur la plate-fornïe inférieure. Les expériences furent faites au-dessus d'une vaste plaine do sable, au bord de la mer; la surface totale de l'appareil, ([ui pesait 45 kilogrammes, était do 28 mètres carrés. Un aéroplane do ce système, muni d'un moteur do 12 chevaux, a pu remonter eu moins d'une minute, sur 266 mètres, un vent de 10 mètres à la seconde. Depuis cette date, les frères Wright ont annoncé ofhciellement (1905) avoir construit un aéroplane d'un poid^ plus lourd et muni d'un moteur de 24 chevaux, grâce auquel ils auraient pu évoluer à 38 mètres de hauteur, et parcourir d'assez longues distances (près de 40 kilom.). Leur appareil présente l'aspect d'un immense cerf-volànt, composé de deu.x plans horizontaux, de forme rectangulaire, solidement reliés par des tiges rigides et légères, et destinés à glisser dans l'air, le moteur jouant dès lors le rôle de la corde dans le cerf-volaut. En France, le capitaine d'artillerie Ferber, répétant les expériences de Chanutte et des frères Wright, a construit également un aéroplane, composé esseutiellement de deux plans horizontaux réunis par des tiges rigides et pourvu d'un moteur, ainsi que d'un gouvernail. Pour le lancement de l'apiiarcil, il utilise un pvlone de 18 mètres de haut, muni d'une sorte de long fléau, dont l'une des extrémités supporte l'appareil à expérimenter, tandis que l'autre est équilibrée convenablement au moyen d'un poids mobile. L'appareil a donné des résultats encourageants, et le capitaine Ferber a réussi à planer pendant quelques dizaines do mètres. Afin de stimuler les inventeurs, l'Aéro-Club de France a organisé, avtc le concours d'.Vrchdeacon et de Deutsch, un prix de 50.000 francs destiné à récompenser le premier aviateur qui réussira à parcourir I kilomètre en circuit fermé. Et .\rclideacon lui-même a fait construire un aéroplane à moteur à pétrole, de dimensions exceptionnellement considérables. Cet aéroplane comprend non plus un seul, mais bien deux bâtis en forme de caisses ouvertes sur les côtés; la charpente est en bois de frêne et les cadres sont recouverts d une étoffe de soie. Lo dispositif est muni

de deux gouvornails, dont l'un est placé à l'avant, l'autre a 1 arrière. Mais ce dispositif n'a pas encore été expérimente en grand et, do toute façon, ['aviation reste encore couhnée dans le champ des courageuses, mais aventureuses expériences. Le plus léger que l'air, avec les essais des ballons dirigeables do Santos-Dumont et les résultats plus contirniés de Lebauily, conserve encore son avantage. AVICENNA (sén'-iia) n. m. Genre d'insectes hémiptères heieropteres, de la sous-famille des pcntatominés, établi pour une espèce d'Australie. (L'auiccnna inr/uiiiata est une grande punaise d'un jaune luisant, longue de 17 â 18 millimètres.)

AVICULARIÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéidos, do la sous-famille des avicularimrs, renfermant les mygales dos genres seodre, hétéroscodre, psalmopée, tapinauchéiiie , paehi/stopelme, aviculaire. — Un avicularié.

*AVICULARHDÉS n. m. pi. — D'après

le dernier travail de Simon {iMif. la Avicennafer.n'at.)

lamille des aviculariidés est divisée en

neuf sous-familles : paralropidinès, actinopodinés. mini-

nés, cténizmés, barijchélinés, aviculariinés, diplurinés bra-

chijbothriinés, lieiurinés. V. chacun de ces mots, pour la

répartition des genres.

— BiDLioGR. : E. Simon, Histoire naturelle des arai- (jnées, t. II (1904).

AVICULAROHÉS n. m. pi. Sous-famille d'arachnides aranéides tbéraphoses, de la famille des aviculariidés, comptant de nombreux genres, repartis en douze tribus. (Les tribus d'aviculariinés sont : iscknocolés, eurypelmatés, lasiodorés, lliérajiliosés, omitlwctonés, harpactinés, phoneijiusés . sélinocosmiés, trigmopéa, pxcitothériés, aviculariês.) — Un aviculariiné.

A-VIOLE ou AVIOLA n. f. Genre d'arachnides aranéides, de la famille des agélénidés, comptant quelques espèces propres ù Ceylan et au sud do l'Inde. (Les avioles sont de petites araignées allongées, à longues pattes poilues, de couleur fauve et jaunâtre.)

AVION n. m. Appareil d'aviation inventé par Ader.

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