BARATTE
Balsamine ou Balsamie (sainte), en lat. Bahamia, nouiTJi ili- son lait saint Ki'iiiy, évoque de Reims; aussi l'appi'llc-t-ûn vul^'airenicnt sainte iVorrice. Kllc mourut au V* siècle. On hâiit en son honneur une ègtiso coHùgialo qui porte sou nom. — Fête le 11 novembre.
Balthazar saint\ l'un des trois mapes f|ui vinrent dOriLMit on Judéo pour adorer Jôsus-Christ dans sa crèche. iV. magk.) Une ancienne tradition raconte ouoles trois mages furent baptisés plus tard par saint Thomas et prùcïiérent eux-mrmes l'Kvan^'ile dans leur patrie. Colof^no, qui se fflorilie de posséder leurs reliques, les honore le *< janvier.
*BaltiM0RE, ville des Etats-Unis d'Amérique. — Un inctMulie, d'une violence telle nue depuis le sinistre qui anéantit Chicago en 1871 l'Araérinue n'avait rien vu de semblable, a complètement détruit lo quartier des affaires de Baltimore. I>'incen<lio se déclara lo " mars Hioi au matin, dans les entrepôts ; il se propagea très rapidement à tout le quartier. Au moment où l'incendie approchait du port, un vent violent, souf'tlaut du nord, chassa les flamni<'s du côié do John's Kalls et leur lit lairo la votJto au-dessus du petit cours d'eau boueux qui traverse le quartier des affaires : là l'urorit bnllées les usines pour la mise en boites dos huîtres et des fruits. Le 8, à huit heures du soir, le fléau était maîtrisé. Les débris formaient sur plusieurs points des rues des piles de 10 pieds de hauteur.
^Balucki (Michel), poète dramatique et romancier polonais, né à Cracovie en 1837. — 11 s'est suicidé dans cette ville en luoi. Parmi ses nombreux romans, ou cite surtout ; Vieux et jeunes (18GG); ta Vie dans les ruines (1870; ; Àîisrre dorée (1870) ; la Juive (1871) ; Pour un lopin de terre (1872); le Maure blanc (1876); Pour les péchés non commis (IS79j; ICntre les 7nains des juifs (1885); etc. Balucki s'attache surtout à la description des mœurs de la bourgeoisie. Ses ouvrages dramatiques les plus remarquables sont : la Chasse au mari (1869); les Conseils de Al. le Conseiller (1872) ; les Emancipés (1873J ; Théâtre d'amateurs (1879) ; la Famille Dnjleck; etc.
*Bamberger (Louis), écrivain et homme politique allemand, né à Mayence en 1823. — Il est mort à Berlin en 1899.
BAMBONNER han-hu-n>') v. n. Parler entre ses dents.
BAMBUSIGOLE ou BAMBUSICOLA iban-bu) n. f. Genre d'uiseaux gallinacés, de la famille des phasianidés, comptant trois espèces propres à la région indo-chinoiso. (Les bambusicnles sont des cailles voisines des cailles naines [excale facloria]. L'espèce type est la bambusicota sonorivox, do Formose.)
BAMIÈS {mi-èsa) a. m. Variété de gombo ou ketmie comestible, originaire do l'Amérique du Sud ol que l'on cultive comme plante potagère.
*BANC n. m. — Techn. Banc d'essai. Dans les ateliers de construction d'automobiles, Succession de chevalets sur lesquels les moteurs sont fixés pour essayer leur boa fonctionnement sous tous les rapports.
— Encycl. Dr. Eu raison des entraves et mémo des dangers que peut présenter, pour la circulation, toute sailli© sur la voie publique, il est interdit de juxtaposer, sans autorisation préalable, dos bancs aux fa';ades des maisons, lorsqu'ils dépassent les alignements.
Pour les mêmes motifs, il est également nécessaire d'obtenir une permission avant d'établir des bancs dans les lieux publics.
Les demandes d'autorisation, libellées sur papier timbré, doivent être adressées au maire pour les rues et places appartenant exclusivement à la voirie urbaine ou formant le prolongement il'uo chemin vicinal ordinaire; au préfet ou au sous-préfet pour les routes, rues et places qui dépendent, soit de la grande voirie, soit d'un chemin vicinal de grande communication ou d'intérêt commun. L'autorité compétente, à Paris, est le préfet de la Seine.
Les décisions sont prises sous forme d'arrêtés qui peuvent déterminer la dimension des bancs. Les permissions données sont toujours révocables, lorsque rintérèt public rend leur retrait nécessaire.
Les contraventions sont jugées par le conseil de préfecture ou par lo tribunal de simple police, selon qu'il s'agit de la grande ou de la petite voirie. Les pénalités sont l'amende et la démolition.
BanÈS (A?i^o/;ic-Anatolc), compositeur français, né à Paris en 1856. Il a fait ses études musicales sous la direction d'Emile Durand, professeur d harmonie au Conservatoire, et, de bonne heure, songea à se produire au théâtre. Après s'être essayé dans diverses pochades musicales données à l'Eldorado, ainsi qu'avec un ballet, Tohu- Bohu, aux Folies-Bergère, il a fait représenter les ouvrages suivants : la Nuit de noce (1881); les Délégués, 4 actes (1887) ; Toto, 3 actes (1892) ; Oli/mpia, ballet (1893) ; Madame Itose, un acte (1893); le Bonhomme de neige, 3 actes (1894) ; le Roi Frelon, 3 actes ( 1895) ; Nuit d'amour, 3 actes (1896): la Sœur de Jocrisse, un acte (1901); Mademoiselle Cyclamen, ballet (1901); le Péage, ballet (1905). Banès. qui est un musicien instruit, est archiviste-adjoint à la bibliothèque de l'Opéra.
BANGIACÉES n. f. pi. Famille d'algues, de l'ordre des floridêes, à thalle filamenteux ou aplati en lame. (Elles se multiplient asexuollement par des spores qui naissent isolément dans des cellules ordinaires du thalle, et sexuellement par l'union de polliuides, petits, sans mouvement propre, avec des oosplières beaucoup plus grosses. Les bangiacées sont pour la plupart marines, très répandues surtout dans les zones tempérées.) — Une bangiacêe.
BANGIEi'jï) n. f. Genre d'algues, type de la famille des bangiacées, à thalle filamenteux, non ramifié, fixé aux rochers ou aux cailloux par une partie basilaire élargie. (Quelques espèces habitent les eaux douces ; la plupart sont marines.)
*BangouÉOLO, grand lac de l'Afrique central. — Ce lac. (lui se vide par les chutes Giraud dans le Louapoula, diminue de surface et se morcelle.
Bankiva icoq et POULE de), nom d'une espèce de gallinacés du genre coq, qui habite à l'état sauvage dans les Sles de la Malaisie et l'Hindoustan jusqu'aux flancs d« l'Himalaya, mais qui s'accommode bien de l'état domestique.
— Encycl. La plupart des caractères du coq de Bankiva {gallits Bankiva ou gallus ferrugineus) sont analogues à
Cuq et puult: de Bankiva
ceux des races domestiques d'Europe; certains auteurs le considèrent comme la souche do toutes les variétés domestiques; ilolfrede nombreux points do ressemblance avec la poule de combat anglaise; sa chair est très estimée. Le coq a un plumage brillant : této jaune, dos et ailes rouges, queuo noire, une créto dentelée et des barbillons d'un rouge vif. Quant à la poule, de taille un peu plus petite, elle possède un plumage brun et noir.
*BANNE n. f. — Encycl. Dr. Les bannes ne peuvent 6tr©
posées que devant les façades où il existe un trottoir. Une autorisation du maire et l'acquittement d'un droit de petite voirie doivent précéder leur établissement. Leur dimension maximum, fixée dans les départements à l^iôO, doit être réduite, quand le trottoir a moins do 2 mètres, de manière que la longueur du trottoir excède toujours do 50 centimètres au moins la saillie dos bannes. Aucune des parties des supports ne doit être à moins de 2'», 50 au-dessus du trottoir. A Paris, le maximum de saillie dos bannes à rez-de-chaussée est de 3 mètres; la distance entre leur saillie et l'aplomb do l'arête du trottoir no doit pas être inférieure à 50 centimètres; la hauteur à laquelle doivent être arrêtées les parties accessoires est de 2°, 50. La saillie dos bannes aux étages, au droit de chaque croisée non pourvue de grand balcon, ne doit pas dépasser 80 centimètres ; au-devant dos croisées pourvues de grands balcons, elles peuvent avoir la même longueur et la même saillie que ces balcons. ^Décr. du 13 aoiit 1902, art. 35.)
Les bannes doivent être essentiellement mobiles; elles ne peuvent être mises en place ou développées qu'au moment où lo soleil donne sur les boutiques qu'elles sont destinées à abriter. Cependant, sur les quais, places et boulevards, elles peuvent être conservées dans le cours do la journée, si elles ne gênent point la circulation. Eu outre, elles doivent être disposées de façon à ne masquer ni les appareils de l'éclairage public, ni les plaques indicatrices des noms des voies publiques.
Banning (Emile), écrivain et administrateur belge, né à, Liège en 1836, mort à Bruxelles en 1898. Directeur des archives au ministère des affaires étrangères, il fut secrétaire de l'Association internationale africaine et l'un des collaborateurs du baron Lanibermont: il contribua ainsi à la préparation des négociations qui aboutirent à la conférence de Berlin et à la création de l'Etat indépendant du Congo. Homme de grand savoir, membre de l'Académie royale de Belgique, il a écrit plusieurs ouvrages estimés d'histoire et de politicjue : l'Afrique et ta Conférence géographique de Bruxelles (1877); i Association internationale africaine et le Comité d'études du haut Congo (1883) ; Mémoires sur les droits et les prétentions du Portugal à la soureraineté de certains territoires de la côte occidentale d'Afrique (1883); le Partage politique de l'Afrique d'après les tt'ansactions internationales les plus récentes [l885-f888] ^1888). Dans la <= Pairia belgica «, il a écrit : Histoire parlementaire de la Belgique depuis I8S0, et, avec Van de Weyer, Histoire des relations extérieures de la Belgique.
* Banque de France. — Le maximum d'émission des billets de la banque de France a été élevé à 5 milliards 800 millions. (Loi du 9 février 1906.)
Bans (Louis-Charles-Jacques-Albert), peintre français, né et mort à Paris (18i8-1899). Elève de Butin et Van Marcke, il se consacrai la peinture de paysage. Ses sites normands lui valurent une juste réputation. Citons de lui : l'Herbage de la Couture à Cambremer, Herbages à Saint- Pair-du-Monty Retour des moulières à Villerville, etc.
B AN-SAINT-MARTIN, bourg d'Alsacc-Lorrainc (Lorraine), dans la lianlieue et à l'O. de Metz, sur la ligne de chemin de fer do Metz à Thionville, et non loin delà Moselle; 2.500 hab. A l'O. do la ville, sur un éperon de 360 mètres d'altitude, s'élève le fort Frédéric-Charles, qui existait déjà en 1870, et constituait, avant la création des nouvelles défenses, une des ciels du camp retranché de Metz.
Banti (maladie de). Méd. Splénomégalio primitive. (Debove et Bruhl.^
— Encvcl. La maladie de Banti est une forme de splénomégalie dans laquelle on constate, eu outre de l'hypertrophie de la rate et des crises douloureuses localisées à l'hypocondre gauche, de la lièvre, des vomissements et une anémie intense, sans leucémie. On ignore la nature de cette maladie, dont la marche est essentiellement chronique. L'opothérapio a été essayée, sans résultats bien encourageants.
BANT'YOU n. m. Instrument de musique dont se servent les habitants des rives du Niger, et composé d'une table d harmonie sur laquelle se trouvent huit baguettes mises en vibration ])ar les pouces des jsaui i-^u.
deux mains; deux
aunes baguettes placées dessous servent à la fois de sillet et de chevalet.
BAPTISTIN iba-tiss') n. m. Membre d'une congrégaiioD d'hommes fondée au xviu* siècle.
— Encycl. Les baptistins sont une congrégation de prêtres missionnaires, qui s'est mise sous les auspices de saint Jean-Baptiste, d'où son nom. Elle fut fondée, sous l'inspiration de la fondatrice des baptistines. par un prêtre de Gènes, le P. Olivier, et Benoit XIV en approuva les statuts en 1755. Ces religieux s'engageaient par vœu à aller en mission dans les pays hérétiques ou infidèles, partout où la Propagande les enverrait; ils ne pouvaient
B:i|>(i>-tiD: I. Religieux; 2. Coadjutcur.
Bapustine.
prêcher dans les paroisses catholiques. Costume ; pour les frères coadjuteurs, une luoique ; pour los pères, costume semblable à celui des prêtres de la mission de .Saint- Vincent-de-Paul ou lazaristes. Pic VI appartenait à cette congrégation, dont le nom ofilciel est • congrégation des prêtres missionnaires do Saint-Jean-Ilapiisie •.
BAPTISTINE iba-tisi) n. f. Kcligii.'use d'une congrégation de femmes établie au xviu* siècle.
— Encycl. Cette congrégation fut fondée par lamèrcSolimani,laquell<' naquit près de Gênes en 1688. Ces religieuses se nomment officiellement - ermites de Saiut-Jcan- Bapliste ". Elles observent la clôture, habitent dans de petites cellules, dorment tout habillées, s'abstiennent de viande et jeûnent toute l'année. Fondée à Gènes, la congrégation fut approuvée par Benoit XIV; la supérieure et ses compagnes prirent l'habit en 1746. Leur robe est de laine : elles'portent une tunique en scapulairo, un manteau qui tombe jusqu'à terre, une ceinture de crin, des sandales do corde et un voile de couleur sombre comme le reste du costume.
*Bara (Jules), homme d'Etat bcdge, né à Tournai en 1835. — Il est mort à Bruxelles en lyOO.
Baradée I Jacques). V.Zanzalb au i. Vil.
BARAESTHÉSIOHÈTRE (èss-té —
du gr. baros , pesanteur, aisthêsis, sensation, et métron, mesure) n. m.
Instrument destiné à mesurer les sensations lactik-s. et qui est construit sur le modèle dus bascules ordinaires.
"^BaragnON (Pierre), homme politique et journaliste français, né à Mouriôs 'Bouchesdu-Rhône) en 1830. — Il est mort à Paris en 1901. *Barail (François-Charles Do;, général français, né i Versailles en 1820. — Il est mortàNcuiily (Seine, en 1902.
BARALITEn. f. Minerai de fer, analogue à la chamoisito.
Baralt ^Rafaël Maria"), écrivain espagnol, né à Maracaibo Venezuela) en 1810, mort à Ma-Jrid en isfio. Il fut membre de l'Académie espagnole et directeur de la «Gazette officielle ». Il a laissé une Histoire antique et moderne de Venezuela (1841) et un Dictionnaire de gallicismes (isr.s).
*BARANDAGE n. m. — Encycl. Dr. Le barandage, également appelé la fare, est un mode de pêche prohibé. Il consiste à barrer le lit de la rivière avec un large filet ; à faire remonter ou redescendre le poisson vers ce filet en jetant des pierres, en iraînantdes pièces de bois ou des chaînes dans l'eau en aval ou en amont, à l'emprisonner ensuite en repliant le hlet en demi-cercle vers la berge et à le pêcher enfin avec des éperviers.
BARÂTAKA n. f. Conque trompette dont les indigènes du Bengale se servent dans les diverses cérémonies.
BaRATIERI i^Oreste), général italien, né à Condino (Trontinj en 1841, mort à Sterzing ('TjtoI) en 1901. Il suivit en 1860, eo Sicile, lexpêditiou de Garibaldi et fil partie des Mille do Marsala. Lors de la fusion des troupes garibaldiennes dans l'armée royale du Piémont eu 1801, il entra dans l'infanterie, puis passa dans les bersagliers. Devenu général, il fut promu, en 1892, gouverneur de lErvthrée. En 1894, il s'empara dé Kassala, pénétra dans le Tigré, occupa Adoua, battit les Abyssins à Koatit, à Senafê, et, dans une nouvelle campagne, en 1895, occupa Adigat et destitua le ras Mangascia . En juin 1895, il retourna à Rome, où il fui accueilli comme un triomphateur. Trois mois plus fard, il repartit pour l'Erythrée.
Ménélik, empereur d'Abyssinie, marchait à la tête de ses armées contre les Italiens. Baratieri reçut de Crispi l'ordre d'aller en avant dans un pays T décembre 1395, lo major Toselli, garde, fut battu par Makouuen ^
lieri, menacé sur son liane droit, se replia, pendant que les Vbyssins prenaient Makallé ,21 janv. 1896]. Le 1" mars, ayant attaqué l'armée do Ménélik à l'O. d'Adoua, il subit une défaite écrasante, qui eut pour con.st^iuence la chute de Crispi. Baratieri, traduit devant un conseil do fuerre à Massaouah. fut acquitté, tout en étant rendu moralement responsable du désastre. Il retourna alors en Italie, où il vécut depuis, retiré dans le Treniio, son pays natal. Pour justifier sa conduite, il publia : Mémoired'Afrique,
BarÂtaka.
inconnu ; il obéit. Lo , qui commandait l'avant- ' à Amba-Alaghi. Bara-
i89i-i896 (1897). Comme écrivain militaire, on
lui doit : De \yissembo\n-q à Metz ; l'Année russe en i8:i ; ^ï
Guerre carliste en Espa<jne; la Tactique d'infanterie; etc.
BARATTE-MALAXEUR n. f. Agric. Machine servant
tout à la fois à baratter et à malaxer le beurre, h PI. Des
BABATTES-MAUIXBCRS.
It.VUM
UAIir.I^LLO
— EscYCL. Ct'lto macliiiie n'alisc la toiiilmiaisôii. en uu soûl dispo»ilir. (!<■ la banitU ordinaire et du nmiaxeur. Il résulte de la liaison, do ces deux appareils, ordiualromeni distincts, que lo travail de la crènio pouvant se faire a l'aliri lie luir, on tHilo le ris<i»e do voir le Liurro changer de lexluro et devenir cassant, comme il peut arriver, surtout eu hiver, lorsqu'il jnisse de la baratte sur un malaxeur séparé. De plus, la durée du malaxa^'e est considéraldenient réduite.
Ui fut rut h' mu !iixfur est constituée par un cvlindre tournrini amour de son axe, et à riiitérieurdu<|uef se trouvent dL'UX jeux do rouleaux caiiiulés. placés dans uu plan
Baratte-mnlaxour rîUer.
diami^tral. Des pièces de bois triangulaires, fixées sur la face interne des parois, fonnont trémie d'alimentation. Des enirrenages et leviers d'omhrayagro commandent la mise en niarche du tonneau et des rouleaux. Pour baratter, on fait tourner le tonneau ik une allure assez rapide; les rouleaux restent alors immobiles et jouent le rôle de battes, pour n'entrer en jeu (|uà la fin de celte première opération, et aL'glomérer les grains de beurre. Puis le tonneau et les rouleaux sont animés simultanément d'un mouvement do rotation combiné, do fa';on à assurer le malaxage régulier de toute la masse du bourre obtenu. A la fin, quand on arrête lo fouctionncuieut des rouleaux, le tonneau seul continue à tourner lentement, et lo beurre est ainsi amené à portée do l'ouvrier qui va l'extraire de l'appareil. Une bonde permet l'échappement des gaz, une autre est utilisée pour la vidange du babeurre et des eaux do lavage ; cnlin, des regards en verre pernicUent de suivre les pliases successives du barattage.
BarAU (Emile), paysagiste français, né à Reims en JHJl. Elève de liérome et de TEcolo dos beaux-arts, cet artiste esi un observateur fin et sincère de la nature, qu'il a étudiée non seulement dans son pays natal, mais eu Hollande et en Danemark. 11 a donné à nos Salons : Sur la Suippe (1884), musée du Luxembourg; Jardinage d'au- M«ne(lS85), musée de Reims: Tisserands en Champagne (IS92), musée de Blois; Vue de la butte de Chàîons (1895), musée du Luxembourg; le Matin, le Soir, deux grands i-anncaiix décoratifs; etc. Il recul une médaille d'or à l'Exposition universelle de iSSû (Paris). A celle do 1900, il a envoyé : Au villar/e; te Salai; les Tournesols ; l Homme i^'tti taille sa haie; etc.
Barbares les), tragédie lyrique en trois actes et un
Srologue, de Victorien Sardou et P.-B. Gheusi; musique o Camille ï>aint-Sacns. (Opéra, 23 oct. 1901.)
— Livret. L'action se passe sous les murs d'Orange, un siècle avant Jésus-Clirist, à l'époque de l'invasion des Teutons. A rentrée du drame, les barbares sont aux prises avec les Romains taîblissanl sous le nombre, tandis que Floria, la grande prêtresse de Vesta, s'est réfugiée dans l'amphiihéâtre avec les vierges ses compagnes, les femmes et les enfants épouvantés. L'armée laiini;est complùtcraent défaite : de sus tieux chefs, l'un, Euryale, est tué, l'autre échappe à grandpeine ; les liarbares se ruent dans lo théâtre et vont tout massacrer, quand leur chef Marcorair, subjugué i)ar la beauté fiére de l-'loria, apaise fore à
Çropos leur fureur meurtrière. Pour sauver los vaincus, 'loria consent à oublier sou vicu de chasteté au bénétice du vainqueur; au reste, la générosité de Marcomir, sa bonne mitio aussi, ne laissent pas la prêtresse insensible. Elle suivra désormais sou époux et son maître, et lavonturo se terminerait à la satisfactloti générale si la femme d'Kuryalo. Livie, n'avait fait le serment de découvrir et d'immoler le meurtrier du défunt. Pour lo contraindre à se déclarer, elle assure, en présence de Slarcomii-, que lo consul fut tué |>ar uu lâche « datis le dos -> : — Tu meus, c'était au cieur, s'écrie lo chef barbare, à bon droit froissé. — Au cœur, ilonc ! riposte la venvo en plongeant dans lo seiti do Marcomir le même glaive qui frappa Euryalo.
— Partition. La longue pièce syinphonitjuo qui précède l'opéra et qui est construite sur les principaux motifs do la partiliouestd'unc belle ordonnance. L'œuvre musicale elloluêmo est d'une conception nette, parfaitement équililirée, mais abstrait)', froide et dépourvue de couleur locale. Lo rolu do la vi-stalc aurait pu être plus fouillé. Lo rôlo de Marcomir salanguit; celui de Livie manque do cohérence ot do vraisumblauce. L'u'uvn- abonde d'ailleurs en passages remanitiablfs : les plaintes do Livie ; la page svraphonique au début du second actf, dune tristesse apaisée; la farandole, pleine d entrain rythmique. Dans ronsemble, la déclamation est soignée et l'orchestration excellente.
BARBARY(.saint;i, abbé de Moutier-Roseille. dans la Maut.-Mar. ho. On const-rve une partie de ses reliques ii AulmsMin. ou il est particulioremeut honoré. — Koïc lo ïj novembre.
Barbat (saiulî, évéquo do Bénéveot au vu* siècle, né dans b- d-rritoire do cette ville on 812. Il .issista au Concile gé-
•qdo on 681
ivaulo. L*K-
■orocommo
j>airons. —
néra! do
!■■< l' 1.- il' Il Mil-
BARBATULE n. f. Genre doi
'" ■" "irs, do la famille
''• . comptant vingt
"' r.'s miv régions
*■'' ' ''.irba-
lul ,:iilj,. Barbalulo. '
f"* '^''l't brillantes et tranchéos.
in6.-^iiN..r. > .1, u. !.. ...I 1 ;i barlKiluIo de Du Cbaillu [barùaluta Duchailuun^ est répandue du Gabon ù Libéria )
BARBE-DE-BOUC, BARBE-DE-CHÈVRE n. f. Nom
donne à plii5ifuri> esjn-frs -le champigiious du genre clnvaire, a cause de la forme très rainiliéi' de la fruciiticalion. (Ces ehampigtions : la clavaire jaune, la clavaire dorih', la clavaire à poinles pourpres, sont comestibles.)
h PI. Des HAK»E8-LE-D0UC, des DAKBRS-DK-CUilVUU.
*BarbedetTE (Pierre-lïippolyte), littératourct homme politi ine fratiçais, né à Poitiers en 1837. — Il est mort à
Pans fil r.ioi.
BARBE-DC-VACHE n. f. Nom donné, dans les Vosges,
ii ï hydne bosselé, champignon comestible qui poi:te sous son chapeau uno multitude do pointes aiguës, n PI. Des
lURBES-DK-VACHE.
BaRBEDIENNE (Ferdinand), fondeur en bronze, né h 8aint-Martiti de Fresnay (Calvados) en isiu, mort à Paris en isy2. Il fit une première fortune dans l'industrie des papiers points. Mais, ayant alors rencontré Achille Collas qui venait d'inventer sa machine de réduction, il fut séduit par cette invention et s'associa avec le mécanicien. En 1839, il fondait la maison où il allait faire reproduire en bronze la plu]»art des statues des musées d'Europe, suffisamment réduites pour pouvoir orner les intérieurs modernes. Plus de l.ïOU pièces de l'antiquité, de la Renaissance italienne et de la Renaissance frativaise, purent ainsi bénéficier dune vulgarisation relative. Mais le fondeur no s'en tint pas là. Il appliqua ses procédés aux travaux des sculpteurs contemporains, en leur permettant de tirer ainsi profit de l'édition de leurs œuvres. Parallèlement, enfin, il créa de très nombreux modèles de brouzcs d'ameublement.
BARBELURE n. f. Aspérité disposée en barbe d'épi: Les b.\,rui:lui^ks d'une flèche.
BARBERETTE [rét') ï). f. Bot. Genre d'hîemodoracées du cap de Boiiue-Espéranco, caractérisé par ses fleurs à ovaire supère, avec un seul carpelle fertile.
*Barberini (palais), palais de Rome, siège de l'ambassadeur d'Espagne et édifice do stylo baroque. Commencé par Ch. Maderna et terminé" par le Bernin, il
renferme une galerie de sculptures antiques et modernes et une galerie de peintures, où l'on remarque le portrait do la I-ortiarina, par Raphaël, et la bibliothèque Barberini, qui compte 7.000 manuscrits.
^Barbey (Edouard-Polydore-Isaac\ homme politi(|UO français, né à Bcziers en 1S31. — 11 est mort à Paris en 1905. Officier de marine, il démissionna en 1863. Elu sénateur du Tarn en 1S82. il devint ministre de la marine dans.les cabinets Rouvier (1887), Tirard (1889) et de Freycinet (1893). Il se signala dans ces fonctions par do noinbreuses réformes et fit adopter, en 1891, malgré la vive opposition de G. Clemenceau, un projet de reconstitution de la flotte.
BaRBEZIEUX (coq ot POULE de), raco de gallinacés du genre cm-/, nue certains auteurs considèrent comme une variété do la race espagnole de combat, et d'autres comme issue do laracede Bresse.
— Encvcl. Le c-jQ de finrbe zieux possède uno crête assez développée ; le plumage est d'un noir mat riiez la poule et à reflets chez le coq. Assez bonne ponileuse, la poule doBarbozieuxest une médiocro couveuse. Les jeunes sont d'un etigraissement très facile, et ce sont eux qui fournissent la majeure ]>artie des volailles trufi'ées si renommées de Périgueu.v, de Rufl'ec, etc.
Barbier (Jules-Claude), magistrat et écrivain frani.'ais. né ù Montmorency (Soiue-et-Oiso) on 1815, mort ù Paris en Uku. Il entra en 1818 dans la magistrature ot devint conseiller à la Cour do cassation (1866), où il fut ensuite président de chambre (1881). procureur général (lS82let premier président (1884-1900). Celait un magistrat rompu à la connaissance du droit ot do la pratique. Outre un grand nombre de mémoires et de discours, on lui doit ; /.ois du Jury, roniprtence et organisation (1873) : la traduction en vers des Satiresdo Porse(l843) : de i'/liade d'ilomôre (l«jtt); les Deux arts poétiques d'Horace et de Uoileau ^1874).
^Barbier (PanUInles^. auteur dramatique français, né
il Pan» en i«2:,. — 11 y est mort en 1901.
^Barbier de Montault (Xavier), archéologue fran- <:ais. né A I.oudun en 1830. — 11 ost mort ù Blasiav (Vienne) en 1901.
BARBIFtRE un BARBIGÈRE du lat. barba, barbc, et ferre om ijcrerc, porter; adj. gui porte une barbe.
BARBXFRONTtE ou BARBIFRONTIA {si-a) o. f. GcDro
d insectes lé[Hdoptéres, de la laniilh' despyralidés, com[irenaiit des pyrale-i découvertes on Ï901 eu Australie.
(L'espèce type est la barbifronlia hemilcucella.)
BaRBOU (Alfred^, littérateur français, né à Mayet (Sarthc) en 1846. Il fit ses études au lycée du Mans, se rendit à Paris, et débuta
Darbifi'ontic (gr. S fois}.
de bonne heure dans le journalisme lîilérairc. Sous son nom et sous divers pseudonymes : Bbevannks, Lissac, Hassan, il a donné des articles et des chroniques à divers journaux, entre autres : au •■ Petit Journal •>, où, pendant plus de vingt ans, il fut un des journalistes qui employaient collectivement le pseudonyme deTiio-MASÛRiMM. Il fut attaché dès 1871 à la bibliothèque yaiute-Gencvièvo. Il a publié : Histoire du ministère Polignac [sous le pseudonyme de Ri-imenbeuJ (1877) ; les Trois J{èpubli<jues frariçaises (1878); les Grands écrivains de la France (1879-1880) ; Histoire complète du drapeau français (188o) : Victor Hugo et son temps (18S1), son ouvrage le plus remarquable ; l'Amiral Pothuau (188:*,i ; les Généraux de la /{épubltaue (1882); le Chien, son Histoire et ses exploits (18S3); les Grands Mai-ins de la J-'rance (1885) ; le Général Boulanger (1887); les Grands Citoyens de France; les Prussiens (1888) ; Histoire de la guerre au Dahomey (1893) ; A'ûs amis les /lusses (189J).
Barbusse Ileori), littérateur français, né à Asnières
(Seine) en 1874. Après des études classiques poussées. Jusqu'à la licence de philosophie, il s'adonna aux belleslettres et fournit des articles de critique el des variétés à un grand nombre de revues et de journaux. Son premier volume, des poésies intitulées Pleureuses, parut en 1895. Depuis, il a publié uu roman, les Suppliants (190,^). Il est devenu criii(|ue dramatique à la « Grande Revue n. II a présidé avec Pierre Lalilte à la fondation de la revue " Je sais tout « (fév. 1905), dont il devint rédacteur en chef. Barbusse est le gendre de Catulle Mendcs.
BARCHTCHINA n. f. Mot russe par lequel on désigne la corvée due par le paysan au seigneur. (Ce mot nest qu'une contraction du mot boiarchtchina, qui signifiait le bien seigneurial, la terre en boiarine. dont le nom, par une contraction semblable, a donné, d'autre part, celui do barine.)
Barckhausen (Henri-Auguste), jurisconsulte et litîciateur français, né à Bordeaux en 1834. Préfet de la Gironde en 1871 et professeur à la faculté de droit do Bordeaux, il a publié ; Du régime légal des tramways (1877; ; un Paragraphe de l'Esprit des lois (1882); Statuts et règlements de l'ancienne université dt Bordeaux [t4H-l793^ (1S8G): le Livre des coutumes, publié avec des variantes et des notes (1890). Avec R. Dezeimeris, il a donné une édition des Essais de Montaigne (1874). Il est membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques.
BARDA n. m. Arg. milit. Ensemble des effets d'habillement et de grand équipement et d'armement d'un soldat: Avoir tout son barda sur U' dos. Toucher, verser soJi
UARDA.
BardO (saint), évêque et confesseur. Né en Allemagne vers la fin du x' siècle, il fut nommé successivement, par l'empereur Conrad, évéque de Mayenco. U mourut en loôl. — Fête le 10 juin.
BâRDOUX (Achille-Ociave-Marie-/fïf^»es), publiciste français, né à Versailles en 1S74. Fils d'A. Bardoux, membre de l'Institut et sénateur inamovible, il se fit inscrire à l'ordre des avocats près la cour d'appel de Paris. Docteur es lettres en 1901, ii renonça au barreau et fut chargé de traiter les questions anglaises au «Journal des Débats» (1903) et à la « Revue'Bleue » (1904). Prenant une part active au mouvement des universités populaires, il créa, en 1899, la Fondation universitaire de lielltviUe, sur le modèle des «■ settlemcnts •> anglais, et collabora, dès 1900, aux travaux du Musée social. Il a publié ; Souvenirs d'Oxford {\S9$); le Mouvement idéaliste et social dans la iitlérature anglaise : John Huskin (,1900); un Conteur anglosaxon : Gautier Map (1900); la Fondation universitaire de Belleville (1902): Fssai d'une psychologie de t'Aiigteterrc contemporaine : /ev Crises belUgueuses {ïOOQ).
BaREAU (Geoj'jei-Marie-Valentin), sculpteur français. né à Paimbœuf en ISGi'.. Elève de Gautliier et de Thomas, U a exposé aux Salons depuis I890. David chantant devant .S'((i(/. statuette bronze, et la Mort de Léamlrt-, statue pl&ire, valurent, en 1893, une médaille à leur auteur. Deux an» jdus tard, Bareau obtenait une nouvelle récompense avec son groupe Pour le drapeau, et Souvieus-toi, projet de monument militaire. Le prix do Paris fut en outre accordé celte même année au statuaire. En 1897, Bareau a exposé : le Temps et la Sagase, statue plfitre, honorée d'une première médaille. Enfin, à l'Exposition universelle de 1900, les œuvres précédentes, réexposées, méritèrent À l'artiste une médaille d'or. II est en outre l'auteur de la statue de Jiic^ues Cartier ; brouze'i. érigée par souscription franco-canadienne sur les remparts do Saint-Malo, et inaugurée par des fêtes franco-canadieunes en juillet 1905.
BAREGES l,UAIN DK). SyU. de UAIN SVLFURKUX.
BARÉGIENNES ij<-èn') n. f. pi. Nom par lequel on désigne des roches pétrosiliceuses résultant du mélamorptiisme de certains calcaires des environs de Barèges.
BABETTE (rè/') n. f. Sorte de football Rugby.
^Barfod (Paul-Frédéric), publicisleei historien danois» lié à Lyngbye (Jutlandy on I8II. — Il est mort à Copenhague en 1896.
Barga, ville d'Italie (Toscane ;prov. de Luc(|uesl), an penchant de l'Apennin ligure, près du Sercbio ; 8.5G0 liab.
BARGELLO tLe\ édifice de Florence où se trouve aujourd bui le Musée national, ("et édifice gothique, ronstruit en Ï2ôb servit dès ii6l d'habitation au podostai. lepremier magistrat de la ville; d'où son ancien nom do l'alais du Podtst.it, Depuis le xvi" siècle jusqu'à 1859, il devint une prison et la demeure du bargello, ou chef de la police. II fut ensuite restauré et alîecté au Musée nntionalj musée des arts et de la civilisation italienne. Lat
cour à arcades est armée des armes des podestats. Les collections du musûe renferment de très belles armes, des scnlpturos des grands maîtres florentins, en particulier de I)onatello , des terres cuites dos Délia Hobbia, des ivoires, des verreries, des majo-
Bargiel
., WfiUh-iiiar:, • oniposito u r allemand , ne ot mort à Berlin (ises-iso:).
Il fut professeur au Conservatoiro do Berlin à partir do 187 1.
Ses compositions sont estimées en Allemagne. On cite de lui 1rs ouvertures de '"' "'' ^
Médce et do Prométhi'e, une symphonie, des trios, etc. Il <^tait beau-fràro de Robert Schumann.
BARGINE n. f. Cépap:e blanc à bourgeonnement duveteux, cultivé dans l'est de la France. (Ou l'appelle aussi
BARGÉNE cl PLANT DE HûNGRlK.)
Bari (Pascal-Marie del Carmen- Jean-Vincent Ferreri, comte Di:), no à Cascrte (Italie) en 1S52, mort à Rueil ,Scine-et-Oise} en looi. Il était lo fils cadet du roi Ferdinand II de Naplcs, de la famille des Bourbons. Il avait ■épousé morganatiquement, on Ï878, Blanche de Marconaay, dauseuse à l'Opéra do Paris.
*Baric (.Jules-Jean- Antoine), dessinateur et caricaturiste, né à Sainte-Catherine de-Flerbois en 1830. — II est mon à Monnaie (Indre-et-Loire) eu 1905.
BARICALCITE n. f. Carbonate naturel rhomboédriciue de baryum et de chaux.
BARIGOULE n. f. Nom vulgaire d'un champignon comestible, le lactaire dcUcieux.
* BarillOT (Léon\ peintre français. — Cet artiste a pris pan aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 i^Paris). .\ la première, il av;iit envoyé : le lîacdes héritiers, Atatinée d'octobre à Luc-sur-Mer, les Etavgs de Saint-Paul de Varax; à la seconde : Embarquement de bestiaiix dans !e marais poitevin, les Mauvaises herbes. Bœufs à l'ombre. A la suite de ces deux expositions, Barillot s'est vu décerner une médaille d'or. — Sa sœur Lèonie, dame BoNVALLET, uéc à Montigo ylès-Metz (Moselle), s'est distinguée comme peintre de àeurs. Elle a exposé : Bases et f/iro/îét'S (\87S); Chrysanthèmes; lioses et azalées (1879); Hoses trémtêres (iSSO).
BARKLYITE n. f. Oxyde naturel d'aluminium, (jui est une variété rubis de corindon.
BARLEEIA {te'-ia) n. f. Genre de mollusques gastéroj)odes prosobranches, de la famille dos rissoiidés, propre aux mers d'Europe. (La barleeia rubra, type du genre, est un petit animal à tentacules simples, obtus, à pied lancéolé, antérieurement tronqué, échancré postérieurement, à coquille en cône surbaissé, etc. Ces mollusques peuvent se suspendre au moyen d'un filament visqueux sécrété par le pied.)
Barlow (maladie de), maladie, qui ne s'observe guère que oliez les nourrissons, et qui présente, au point de vue clinique, de l'anémie intense et des douleurs osseuses, et au pouit do vue anatomique, des hémorragies sousliériostées. il On l'appelle aussi scorbut infantile.
— Encycl. On la rapprochée du scorbut (d'où son nom), en raison do certains symptômes et de ce fait que la médication antiscorbutiqùo a une influence heureuse sur son évolution. Mais beaucoup de pédiatres la considèrent comme une variété de rachitisme, due principalement à rusao:e exclusif du lait stérilisé, privé ainsi de SCS oxydases. L'allaitement au sein, les bains salés et la médication antiscorbulique constituent les points essentiels du traitement.
BAR-MAID (mot angi.) n. f. Fille qui sert les consommations dans un bar. n PI. Des bar-maids.
BAR-MAN (mot angl.' sommations dans un bar.
n. m. Gari;on qui "sert les con-
I PI. Des BAR-MEN.
Barmstedt. ville d'Allemagne (Prusse septcnlrio- :iale [Slesvig-Holstein, présid. de Holstcin]), sur la Kruc- Kau, atlluent de l'Elbe; 6.000 hab.
Barnardi saint), évéque et confesseur. Né en 781, d'une illustre famille du Lyonnais, il entra à dix-huit ans à la cour de Charlemague, et fut élu vers J'an 817 archevêque do Vienne en Dauphiné. Ayant pris parti pour les fils de Louis lo Débonnaire révoltés contre leur père, il en éprouva ensuite un sincère repentir. Il mouru' -au monastère de Romans, en 842. — Fête le 23 jaiïvier.
Barnard (Frédéric), graveur anglais, né en 1846, mort en lS9f> à Wiubledon, victime d'un incendie qui avait pris dans son appartement. Barnard a collaboré au f'unck, au J^un depuis 1S63 , et a illustré de nombreux ouvrages, entre autres, les œuvres de Dickens.
Barnardiui.
BARNARDIUS {di-uss) a. m.
Genre d'oiseaux grimpeurs de la famille des psittacidés, comptant quatre espèces propres à l'Australie. (Les barnardiits sont des perroquets du groupe des platycerques.)
Barnato (Barcey), financier anglais Por, né à Londres en 1852, mort par suie
dit le Roi de
par suicide en mer, prés de .Ma'iére, en 1897. Lssu d'une pauvre famille juive, if eut des débuts aventureux. Il fut clown, joua la pantomime. s'essaya sans succès dans la comédie et se rendit, à vingt ans, au Transvaal pour y chercher fortune. Il arriva à Kimberley à l'époque où les mines de diamant commeneaient à devenir productives. Il fit partie d'un cirque, tint un bar, ouvrit des séances de boxe, vendit des articles de pacotille, gagna un tout petit capital et acheta alors à des mincm-s des diamants emportés fraudulcuscmenl des mines. En peu de temps ses alfaires prospérèrent. Propriétaire do mines d'or, il était devenu dès 1886 une puissance financière. Il entra d'abord en rivalité avec Cccil Rhodes, puis tous deux se rapprochèrent pour fonder la compagnie De Beers Consolidated mines. Barnato, qui en l'ossèdait 30.000 actions, en devint administrateur à vie. Il acheta à Johannesburg d'immenses terrains, y créa un service des eaux, une banque, une entreprise de charbonnages, prit des actions dans les mines Pnmrose, Kinsber^:. Balnioral, Buffelsdorn, etc., devint membre du Parlement du Cap et fonda à Londres la banque Barnato cousolidat(!d, au capital de 62 millions 1/2 do francs, dont le public acheta les actions à des prix fous. Barnato possédait, dit on, pins de GOO millions lorsque éclata lo krach des mines, qui lui rit perdre la moitié de sa fortune. Atteint d'une affection mentale, Barnato avait, à trois reprises, tenté de se suiridcr. lorsqu'il s'embarqua pour Londres sur le paquebot Scot. 11 se promenait .sur le pont avec un voyageur, quand, pris tout à coup de folie, il se précipita dans Ta mer.
BAROGTROSCOPE ( ross-kop' — du gr. baros, poids, (juros, et cercle, et skopein, examiner) n. m. Appareil imaginé par Ph. Gilbert pour démontrer mécaniquement la rotation de la terre.
— E.NCYCL. Le barogjjroscope se compose d'un tore en bronze, dont l'axe d'acier pivote librement dans des tourillons coniques; ces tonnllous sont creusés dans des vis (jui traversent une chape reposant par les couteau.Y sur des surfaces en acier trempé. La mobilité du système autour des arêtes des couteaux est telle qu'un léger souffle suffit à provoquer des oscillations. On amènerait par tâtonnements successifs, au moyen des vis, l'appareil dans un état d'équilibre indifférent autour de l'axe de suspension. Mais, grâce à un petit poids curseur, on assure au tore une position verticale d'équilibre stable. D'autre part, le support des couteaux, monté sur un pied, tourne à frottement dur autour d'un axe vertical, en sorte qu'on peut disposer dans tous les azimuts le plan vertical passant par la ligne d'arêtes des couteaux. Des engrenages permettent
Barogyroscope.
d'imprimer au tore une rotation très rapide. Enfin, des vis calantes et un niveau permettent d'assurer l'horizontalité de l'axe do suspension. Pour voir se développer les phénomènes délicats, mais nets, qui accusent la rotation du globe terrestre, on met les rouages en mouvement dans un sons voulu, après quoi on replace le système mobile sur son support, en lo guidant par des fourchettes. La position d'équilibre stable du tore et de la chape ne répond plus généralement à une direction verticale de l'aiguille. La théorie apprend que l'inclinaison de cette dernière est d'autant plus marquée (jue la terre tourne plus rapidement, que son diamètre est plus grand et que 1 expérience s'effectue en uu lieu plus rapproché de l'équateur. La déviation est la plus forte quand le plan d'oscillation de l'aiguille co'ûicide avec le plan du méridien.
BaroJA (Pio), littérateur espagnol contemporain, né en Navarre en 1872. Il abandonna la médecine pour le roman et publia depuis 1900 :
Vidas sombrias (1900): la Caza de Aizgorri (lOOO'): Aventuras, inventas y mixtificaciones de Silvestre Paradox{\90l) ; Idilios Vascos (1901); Camino de per~ /eccfon (19011 ; el Afai/orazgode Zabraz (1903); la Busca{\90A); Mala Hierba (\00\); Aurora roja (1904). Ces troisderuiers romans forment trilogie sous le titre général do la Lutte pour la vie.
* Baron (Louis BoucHENEZ, dit), acteur français, né à Alençon en 1838. — Il s'est éloigné à diverses reprises des Variétés pour aller faire quelques créations à la Gaîté, aux Folies- Dramatiques ( 1897), au Châtelet ( i899>; puis il est rentré aux Variétés, où il a continué de faire applaudir son jeu plein de fantaisie cocasse, dans la Bieu.ie, Ips Deux Ecoles, le Beau Jeune Homme, le Bonheur, tnesdames! etc.
Baron (Théodore), peintre belge, né à Bruxelles en ISiO. mort à Saini-Servais, près de Namur, en 1899. II était directeur de l'Académie de peinture de Namur. Baron fut un paysagiste austère, dont les œuvres sont empreintes d'une mélancolie pénétrante. Il s'est fait le peintre des dunes roussies de bruyères ou parfois ensevelies sous la neige. Rappelons de lui : Site du Condroz, automne; les Duiies à Calmpthout ; la Meuse à Profondeville ; la Meuse à Anseremme ; etc.
Ba-RONGA, population de race bantoue. établie autour do la baie Delairoa (Afrique orientale portugaise) et dans un rayon de 50 kilom.dans l'intérieur. Elle compte environ lOO.Oo'o individus, qui parlent un langage se rattachant à la langue amaionga. Le missionnaire suisse Junod,
I BaroD
BARGH-L — BARRAGE
après Ic-5 avoir étudiés pendant de longues années, a poblié en 1898 sur ces noirs africains une importante monographie dans le « Bulletin do la Société neuchàtcloise do géographie ■ [Etude ethnographif/ue sur les lia-Bonga).
BarOP, ville de Prusse (AVcslphalie [présid. d'Amsberg ;, sur l'Ernscher. affluent du Rhiu; 2.500 hab. Fonderies de fer, laminoirii.
BAR03ÉISMCS {zé-isnm' — du gr. baros, pression, cl sfisjyjot. ch'jc; n. (. iil. Petits mouvements du sol que l'on obser\e, en général, au moment des dépreskions Ijaro-
niétriques.
BAROTAXIE ttak-it ~ du cr. baros. pression, ci taris, arrangement) n. f. I ^ organismes à l'ac-
tion inégale de la pi
ENCYCL. La Ôc- -ive nlirifnl IrTf»',.
nisme se dirige du ■ tive dans le cas c.'
sortes de barotaxicb - , „
ou moins fort de la subiUuce vivante avec
lides) ; rhéotaxie (action de se mouvoir en .-^
du courant de l'eau), et géotaxie [phénomèij.,- u ^ji--. .. -
quel certains organismes se placent et se meuvent -ie
manière à diriger leur çrand a.xo dans un sens détermine
par rapport au centre de la terre.)
— BiBLiOGR. : Vcrworn, Physiologie générale (irad. franc., Paris, 1900).
BAROTROPISMn {pissm' — du gr. baros, pression, et trépein, tourner) n. m. Forme do barolaxie (v. ce motj, dans laquelle une partie seulement de l'organisme est influencée dans sa direction ou ses mouvements par l'action inégale de la pression. (On ne l'observe que chez les végétaux. [V. géotropisme'.)
Ba-ROTSÉ ou Ba-ROTSI (royaume des), royaume indigène de r.'Vfrique australe, place sous la domination de l'Angleterre et appartenant à la Hhodesia, dont il occupe sur la rive gauche du Zambèze la partie nord-occidentale. Naguère opprimés par les Makulolos, les Ba-Rotsé, qui sont venus du Sud à une époque dont ils ont perdu le souvenir, se sont affranchis de ce joug et ont soumis peu à peu toutes les tribus environnantes ; eux-mêmes ont à leur tête un autocrate absolu, à qui, en principe, appartiennent le sol et ses produits et tous les habitants. Lialoui, sur la rive gaucho du Zambèze, est la résidence de ce souverain ; quant à l'administration britannique du pays, elle a son quartier général à Kalomo. — Cf. Alfred Bertrand {Au pays des ÏSa-Botsi, Paris, 1900).
BARRAC (ba-rak') n. m. Nom donné aux parcs à moutons, dans le Médoc.
Barracand (/.éoïi-Henri), littérateur français^ né à Romans en 1844. il débuta en 1SG6, par un poème à la fois satirique et lyrique, Donaniel, qui révélait un talent robuste et original. Ce poème fut suivi d'un autre, d'inspiration plus philosophique, le Docteur Gui ,1861i), qui en est comme le complément. Puis vinrent Jeannette (1871). poème tout plein des tableaux de la guerre et de l'invasion, et t Enragé {ï^'z), où l'auteur donne libre champ à sa fantaisie. De 1873 à 1883, il rit de la littérature dramatique et écrivit une centaine d'actes, tous inédits, à l'exception de ceux qui composent le volume intitulé Théâtre {Morgana, la Comtesse de Chateaubriand, Chalais et Tristan, proverbe en un acte, IS7S). En 1882, sa pièce Lamartine et la Muse remporta le pri.x du concours do poésie à !*.\cadémie française. Depuis, il a surtout fait des nouvelles et des romans, qui parurent d'abord dans les revues et les journaux avant d'être publiés en volumes. On peut citer : un Village au xii* et au w\* siècle (1881); Bomans dauphinois (I88*2); Uilaire Gervais fl884i: Servienne (1885); les Hésitations de Madame Plana- d (188G), publié d'abord sous ce titre : En Province; le Manuscrit du Sous-Lieutenant (1887); la Coitsine (1888) ; lui Monstre (1888) et, plus récemment, la Belle Madame Le nain ; l'Adoration; un Barbare: un Grand Amour; la Plus aimée; l'Invasion, et Epée brisée, étude du temps présent, où Barracand déploie toutes les ressources de son talent d'une vigueur un peu hautaine et âpre dans l'ironie, en même temps que le résultat de ses méditations sur les problèmes soctaux. Les premières œuvres de Barracand ont paru sous le pseudonyme de Léon Grandet.
Barracas al Sdr, ville do la république Argentine prov. et banlieue de Buenos-A j rcs) ; 13.000 hab.
BARRADIS {ba-ra-diss) n. m. Barrière faite de piquets pour enclore un champ. ;Cette expression est usitée dans
le Midi.)
* BARRAGE {ba'raj')îi.m. — Tir. Situation de deux OU plusieurs tireurs qui, a\ant obtenu le même nombre de points dans un concours, recommencent à tirer ensemble jusqu'au moment où chacun se trouve éliminé par un point plus faible. (Dans le tir à la cible, le barrage est réglé, en cas d'égalité de points, par la balle la plus proche du centre.)
— ENCYCL.Hydraul./?arra(/c-ré*en;Oir, Avec l'utilisation de plus en plus grande de la puissance des hautes chutes (v. HOUILLE blanche), la construction des barrages-réservoirs est étudiée spécialement dans tous les pays du monde. Au congrès de la houille blanche, tenu à Grenable en septembre 1902, la question barrage-résen-oir pour haute chulo a été longuement discutée. Le but de ces barrages est de créer des réservoirs artificiels pour accroître à de certaines heures de la journée le débit du cours d'eau, de façon à pouvoir augmenter la puissance de l'usine hvdraulique, génératrice d'électricité, selon les besoins de l'exploitation. Les réservoirs créés par des barraires peuvent non seulement sen-ir de régulateurs pour le débit d'une chute, mais encore emmagasiner les eaux trop abondantes lors des crues et éviter ainsi ^Je véritables catastrophes. Ces barrages, selon leur mode de construction, se divisent en trois types: 1" les barrages en terre, constitués à l'aide d'un remblai convenablement établi; S" les barrages mixtes, compoï.és avec des matériaux divers : terre, maçonnerie, bois, rocaille, métal ; 3' les barrages en maçonnerie, construits en maçonnerie exclusivement composée de pierre et de mortier. Les barrages constitués par un remblai de terre remontent à la plus haute antiquité ; ils .sont très employés en Angleterre où plusieurs atteignent 30 mètres de hauteur, parmi les barrages mixtes, on peut citer celui presque entièrement métallique de South Fork, aux Etats-Unis. Ka