V. lioUB<iO(iNE, t. II
BeauniER tAndré), littérateur français, né à Evreux en 1869. Ancien élève de l'Ecole normale, agrégé des lettres, il se consacra d'abord à la philologie romane,
Bcauquicr.
fut lélève do Gaston Paris et nublia différents travaux daus cet ordre d'études. Puis il collabora à divers journaux et revues, surtout à la « Revue de Paris-, au i Journal dos Débats ■, au « Figaro «. Il a publié des romans satiriques d'une ironie spirituelle et légère : les Dupont- Leterrier (1900; ; les Trois Leqrand ou les Dangers df la littérature (1903]; Picrate et Siméon (1901); le Jtoi Tobol (1905) et des essais critiques; Actes sur la Itussie (1901); Bonshommes ds Paris {\ 902) ; la Poésie nouvelle (1902;: l Art deregarder les tableaux (1906).
BeauQUIER (Charles), homme politique français, né à liesançoa en 1833. Archiviste-paléographe , journaliste, collaborateur sous l'empire de la « Tribune » et du • Réveil '>, fondateur du journal le Douhs (1869, sous-préfet de " ..
Pontarlier (18:0-1871), directeur du « Républicain de l'Est», puis de la « Fraternité ", conseiller général du Doubs (1871), conseiller municipal de Besançon (1873), il fut élu député de la première circonscription do Besançon en 1880 et fut successivement réélu en 1881, en 1885, en 1889, en 1893, en 1898 et en 1902. Radical, il a appuyé la politique des cabinets Nvâldeck-Kousscau et Combes. Citons do lui : Philosophie de la musique {ISGh', Guerre de tS70fSH, les Dernières Campagnes dans l'Est (1873); Vocabulaire étymologique des provincîalismes usités dans le département du Doubs (1881); la Musique et le Drame, élude d'esthétique {ISSA); les Musiciens franccomtois (iSSl); Chansons populaires recueillies en Franche- Comté (1894); la Déclaration de fortune (i896i; Blason populaire de Franche-Comté (1897). etc. Il s'est efforcé de propager les idées de décentralisation et de régionalisme.
BeauRAING, ville de Belgique (prov. de Namur >rr. do limant ', non loin du Biron naissant, sous-affluent de la Meuse par la Lesse; 700 hab.
BeaUREGARD (Pauli, homme politique français, né au Havre en 1853. Professeur à la faculté de droit de Paris, il fut élu député de la Seine par la 1" circonscription du XVP arrondissement de Pans en 189S, réélu en 1902 et en 1906, comme républicain progressiste.
On a de lui : Du payement avec subrogation, ses origines eu droit romain, sa nature et ses effets dans le droit français (1S76); Essai sur la théorie du salaire, la maru-d'œuvre et son prix (1887) ; Eléments d'économie politique (1889); /(( Théorie de la rente foncière (1891); la Question des associations (l^dZ).
Il a fondé le journal le Mondi économique (1891). Comme professeur d'économie politique, 1*. Beauregard a suivi , non sans une réelle originalité, les tendances de l'école classique liliérale ; à la Chambre, il a défendu, avec beaucoup d'énergie, une parole sûre et brillante, la politique du parti modéré, et vivement combattu le ministère Combes. Il a été élu en 1905 membre de l'.^cadémie des sciences morales et politiques, en remplacement de Clément Juglar.
BeauREPAIRE (CAar(V5-Marie de Robillard de\ érudit français, né à Avranches en 1828. président de la " Société de l'histoire de Normandie » et de la " Société des bibliophiles normands «. archiviste du département de la Seine-Inférieure de 1851 à 19o5, archiviste honoraire, correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres . Ou lui doit : Notes et documents concernant l'état des campagnes de la haute Normandie dans les derniers temps du moyen âge (1865); Bechcrches sur l'instruction publique dans le diocèse de Bouen avant f7S9 [^IS'il): Cahiers des états de Normandie; Ao/C5 historiques et archéologiques ; Mélanges historiques et archéologiques; Inventaire des archives au département de la Seine- Inférieure ; Jyiventaire des archives de la ville de Jlouen ; Notices sur Jeanne d'Arc et P. Corneille; etc.
Beaury-SAUREL (Amélie), femme peintre française. née à liarcelonc (Espagne) do parents français en 1856. Elève de Bouguoreau, Robert -Fleury. J. Lefebvre, J.-P. Laurens et Benjamin-Constant, elle s'est fait connaître comme professeur et comme peintre de portraits très distingués. Outre ses tableaux à l'huile, elle a donné des pastels et des fusains. Médaille de bronze aux Expositions de 1889 et de 1900 (Paris).
Principales œuvres : le Travail ; la Beine Jeanne à Terdesellas (pastel) ; Après déjeuner (fusain) ; Eve (190i) ; Hamlet (1902); de nombreux portraits au fusain ou à l'huile, et enlîu, deux portraits teintés de fantaisie : Dans Vtrain (1903), et Nos fdles {\9Qi).
BeauSACQ (Diane de Scin. comtesse |)e\ femme auteur française, néo à Cherbourg en 1829, morte à Paris en 1S99. Fille du vice -amiral de Suin . elle épousa un ingénieur de la marine, le comte Alfred do Beausacq. dont elle se séi>ara au bout de peu d'années. La comtesse de Beausacq avait beaucoup voyagé à l'étranger. Cette femme, :\ la conversation si fuie, si enjouée, fut un écrivain de mérite. Elle collabora au « Correspondant " et se fit connaître tout a coup en publiant, sous le pseudonyme do COMTESSE Diane, un recueil intitulé : Maximes de ta vie (1883). On y trouve des pensées ingénieuses, subtiles, parfois profondes. Elle a publié, en outre : le Livre d'or de la comtesse Diane (1888), un recueil oriirinal de demandes et do réponses faites au jeu des petits papiers, et qui compte pour collaborateurs Henri Martin, Pierre I*oii, Sully Prudlionime. de Heredia. Jules Ricanl, Edouard Hervé." la reine de Koumanie. etc.; enfin, les (ilanrs de la vie i,lS9S). I^a comtesse de Beausacq a laissé des Mémoires, encore inédits.
P. Beauregard.
BCAUVAIS (Jai-ques), scuij»tour, "lossinateiir et graveur français 'lu xviii'^ siècle, élùvo tlo Coustou li; jeuuc. H olitiiit lo prix (lu Homo en sculpture on 1704, sur Subinus fl Epunine wmint'S devant l'empereur Vespasicn. De retour d'Italie, Beuuvais se consacra plus sp6cialcniont à la gravure. On cito toutefois do lui doux Vestales, statues on terre cuite pass(jcs en vente on i818. Ses Suites de vases, compronaut trente pièces, et ses Vues de Venise (trois pièces) sont reclierchèes.
Beaver, In Castor dos Canadiens, lac du Canada (Albcrta), à i'K. d Kdniotiton, origine d'un affluent droit do la Î6askat(.lic\vun du Nord; 23.00U hectares.
BCAVERDAM, ville des Etats-Unis (Ktat do Wisconsiu ioonito do Dodge]), sur le Z/e«i-er(/am, affluent du Uuck-Uivcr; 8.000 Iiab.
BÉBÊTE (do OtHe, avec redoublement do la syllabe initiale) adi. Fam. Adoucissement du mot bkte, pour dire par euphémisme d'une personne ou d'uoe chose qu'elle est uiaiso : Celle fille est uiiuKTiî.
Becelaere, comm. de Belgique iKlandre-Occideutalo [arr. d'Ypresj); 3.100 h. Manufacture do lainages.
BÉCHAR, nom d'un petit massif montagneux, d'un oued et d'une tribu aral)o du Maroc méridional, à lO. de Figuig. Le massif do Bôcliar, situé à l'E. de la petite oasis d'Ouakda, s'élève à l.loo mètres environ d'altitude. L'ouod Béchar, né dans lo djobel Grouz, à l'O. do Figuig, so dirige vers le sud-ouest et vient grossir l'oued Guir, après avoir baigné Ouakda. La tribu des Bécliar, cutin, qui forme une des branches les plus- importautos dos Oufed-Djerir, est surtout connuo pour ses habitudes pillardes et la jiart (Qu'elle a prise, daus le Sud-Oranaîs, à la résistance à la pénétration frani^aise au S. do Figuig.
BÉCHARA (m. ar. signif. bonne Jiouvelle) n. f. En Aliréiie, Somme que les indigènes pillards font payer aux culuris, on échange do la restitution des bestiaux qu'ils leur ont volés.
SÉCHARD ( Frédéric), littérateur français, né à Nîmes en 1824, mort à Neuilly eu 1898. Après avoir été sous-préfet do 18 i9 à 1850, il s'adonna à la littérature et collabora à divers journaux, entre autres à " la Gazette de France " , où, pendant do longues années, il rédigea la critique dramatique. Soit seul, soit on collaboration avec de Pontmartin, il avait publié des romans : les Existences déclassées (1SJ9); les Corbeaux du fiévaudan; les Truqueurs de dot ; Jambe d'artjent, etc. En outre, il avait fait jouer des comédies : tes Tribulations d'un (jrand fi07nme {Odéon, 1847); les Di'classtts (Vaudeville, 1859), qui eut un vif succès, et un drame avec Charles Lafont : le Passé d'une femme (Odéon, 1850). C'est à cet écrivain, au style simple el ferme, qu'on doit le mot « déclassé ».
BÉCHAUX (Auguste-Etienuo), économiste français, né â Porrentruy on 1854, corrcspondantdel'Institut de France, professeur honoraire à la faculté libre do droit de I^ille. Il a publié d'importants travaux, parmi lesquels il faut mentionner les suivants : le Scrufin de liste proportionnel '1885); la Polilique sociale en Itehjiqae (1887); le Salaire à l'époque moderne (1887); la Question des mines en France {1888); le Droit et les Faits économiques i'l880): Salaires et syndicats mixtes (l89l): la Question des accidents du travail, d'après le Congrès de Berne (1892); les Revendications ouvriè7'es en France (2" éd., 1S94); la Verrerie aux verriers (1896j; l'Histoire sociale et la Provence (1898); les Emprunts des Etats étranijers en France (1898); l'Ecole de ta paix sociale devant le socialisme {1901); les Écoles économiques au xx" siècle (t. l"); l'Ecole économique française (1902, trad. en plusieurs langues) et d'importants mémoires pour des questions d'économie sociale. Il a collaboré à plusieurs journaux et revues.
Bechi (D'' Eniilio), chimiste et agronome italien, né et mort à Florence (1820-1900). Ancien professeur do chimie agricole à l'Institut forestier de Vallombrosa, président de l'Institut royal technique de Florence, ancien directeur de la station agronomique de Florence (1888- 1893,1, Emilie Bechi fut en outre membre titulaire ou correspondant de plusieurs sociétés ou corps savants. On lui doit de nombreux travaux sur les eaux minérales et sulfureuses, sur la chimie des roches et des métaux, sur les H suftioni 11 de Toscane, une méthode pour extraire l'iode de ses combinaisons (1849), une autre pour reconnaître, dans un mélange de diverses huiles, la présence de l'huile de coton (1886-1890), une étude au point de vue chimique sur le pain et sur le vin {Prolusione al corso di chimica mercduijica : il Pane [1889-1890]; il T/no [1890-1891]) e'.diffcreutes études et publications agronomiques ou de technologie agricole, notamment : Esperienze e ricerche interna au Eriodendron anfractuosum (1892) ; gli Alcaloidi e la Fillossera (1893) ; la Fabbricazione deWoiio (1897); la Coltiira dell'olio (1897-1898). D'autre part, il a publié à Florence, de 1870 à 1892, neuf fascicules d" « esperienze agrarie ».
BechteL (Friedrich), linguiste allemand, né à Durlach (Badr) on 1855. II fut nommé professeur de Iinguistii|UO comparative à Gœttingue, puis' à Halle, et devint un des « indogermanistes « les plus réputés de «'Allemagne. Son principal ouvrage a pour titre : les Problèmes fondamentaux de la linguistique indo-germanique depuis SclUeicher (1891). C'est une excellente contribution à i histoire de la linguistique. Citons encore : les Inscriptions en dialecte ionien (1887) ; les Noms grecs masculins de personnes formés d'un seul radical (1898) ; les Noms attiques de femmes classés systématiquement (1902), etc. Il a collaboré, à partir de 1888, au « Recueil des inscriptions dialectales grecques •• de Collitz (1884 et suiv.), a aidé A. Fick à reviser son livre sur les Noms de personnes grecs (1S94) et a publié des articles dans les " Beitrœgcn ■> de Bezzonberger (Contributions à ta science des langties indo-germatiiques).
Beck (Jean-Népomucène), chanteur dramatique allemand, né à Pest en 1828, mort à Vienne en 1S93. Sa belle voix de baryton et son talent remarquable le rendirent fameux dans toute l'Allemagne et en Autriche. En 1868, il crée, à Munich, Ilans Sachs des Maîtres Chantctirs de Nuremberg, puis il alla à Vienne, où il devint l'un des artistes les plus acclamés de l'Opéra impérial. Atteint d'une maladie cérébrale, il dut être transporté dans une maison de santé, où il mourut au bout de quelques mois.
Beckenham, ville d'Angleterre (comté de Kent), dans la banlieue do Londres, dont c'est pour ainsi dire uu fau-