‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 55 sur 363 · BEAUVAIS - BEERS · texte numérisé non relu

BEAUVAIS - BEERS

Ilenrj* liccque.

bourg; 11.000 hab. Nombreuses villas, filatures, fonderies

de ter, forges.

Becker (Jacob), peintre et graveur allemand, né à Dittelsheim en 1810, mort à Francfort en 1872. Il so forma à l'école de Dussoldorf. Doué d'un tempérament puissant, il a été l'un des peintres réalistes les plus en vue. Ou ciio de lui : une Nuit d'orage (à la Pinacothèque do Munich), page saisissante ; une Famille de paysans (musée de Magdebourg), e»c. Il a professé à l'Institut Stade! de Francfort.

* Becker (Charles-Louis-Frédéric), peintre allemand, né à Berlin en 1820. — I! y est mort en 1900.

Becker fOeorgos), peintre français, né à Paris on 1846. Elève do Gérome, il débuta au Salou do 1868 avec une toile ayant pour titre : Dans les catacombes. Ses peintures : Oreste et les Furies (1870), la Veuve du martyr (1872), une Martyre chrétienne (1879), sont justement appréciées.

Becker (Edmond), sculpteur français, né i Paris en 1871. Il a exposé pour la première fois au Salon de 1899, où il avait un buste. Mais c'est surtout comme artiste décorateur qu'il s'est fait connaître. Depuis 1898 il n'a cessé d'envoyer au Salon des Artistes français de menus objets : plateaux, ba^iers, peignes et agrafes, sculptés dans le bois ou l'ivoire avec originalité et goiit. Aussi, a-t-il obtenu à l'Exposition universelle do 1900 une médaille d'or et, au Salon de 1902, une médaille de seconde classe. On voit des œuvres d'Ed. Becker au musée des Arts décoratifs et au musée de Francfort.

*BecQUE (Henry -François), auteur dramatique français, né à à Paris en 1837. — Il y est mort en 1899.

BecqUER (Gustavo Adoifo), écrivain espagnol, né à Séville on 1830, mort à Madrid en 1870.

Il occupa quelque temps un modeste emploi dans l'administration des biens nationaux, écrivit dans ((uelques journaux, et mourut à trente-quatre ans. Ses œuvres se composent : l'' de 22 légendes en prose (legendas), qui ressemblent parfois aux légendes en vers de J. Zorrilla {Maese Pérez et organista, et Itayo de luna, la Cruz del Diablo, el Cristo de la Calavcra , la liosa de Pasion, ri fieso, el Miserere, etc.) ; 2" do 9 lettres descriptives et pittoresques {Desde mi celda), écrites on 18G4 du monastère de Vezuela (Aragon), où les médecins avaient envoyé l'auteur; 3" do quel(^ues articles de revues et journaux; -i» de poésies lyriques, intitulées simplement Jiimas. Ce sont elles ([ui constituent le principal titre de Becquer. Ces poésies, au nombre de 80 environ, et dont quelt(ues-unes ne comptent que quelques vers, ont un accent personnel très intime et très pénétrant. Elles nous peignent avec des traits touchants l'âme passionnée du poète, ses amours, ses espoirs, ses désillusions, ses douleurs et ses misères. Elles ont exercé sur l'imagination de la jeunesse espagnole la même action que celles d'.\lfred de Musset en France. Beaucoup de ces poésies, où une imagination ardente se joint à un sentiment profond, sont restées longtemps dans toutes les mémoires espagnoles (par ex. : Volveràn las oscuras golondrinas, Olas gigantes que os rompêis bramando..., Cuando me lo contaron sent' el frio, etc.). Entre Espronceda et Zorilla d'une part, les poètes du romantisme psychologique et descriptif, et Nunez de Arce et Campoamor de l'autre, qui représentent des tendances nouvelles, Becquer forme, en quelque sorte, la transition. Le petit volume des Bimas occupera une place importante dans l'histoire de la poésie lyrique au xix' siècle.

*Becquet (Just), sculpteur français. — Cet artiste, qui n'a cessé de prendre part aux Salons annuels, a vu récompenser par le jury un Vendangeur fl869); Ismavl (1871) l'une de ses œuvres maîtresses: le It. P. Ducoudray [1^1'). Becquet a obtenu la médaille d'honneur au Salon do 1904, avec sa satue : Joseph en Egypte.

Bédarrides (Gustave-Emmanuel), magistrat français, né à. Aix (Bouches-du-Rhône^ en 1817, mort à Paris en 1899. Substitut du procureur du roi à Aix (1840), il devint substitut du procureur général dans la même ville (1843), premier avocat général (1848), président de chambre àlacourd'Aix (l854),procureurgénérai à Bastia (1862V Nommé en 1864 avocat général à la Cour de cassation, il fut attaché à la chambre crmiinello : en 187ô, il remplaça Blanche comme premier avocat général et passa à la chambre civile. Le 7 juillet 1S77, il fut nommé président de la chambre des requêtes. II était vice-président du consistoire central Israélite de Franco. On a de lui un Eloqe de Fr. Deconnis, avocat au parlement de Provence, et Du Périer et le Droit provençal.

BeDBURDYK, ville d'Allemagne (Prusse-Occidentale [prov. du Rhin, présid. de Dusseldorfj), près d'un petit sous-affluent du Rhin; 5.000 hab. Produits chimiques; sucreries mécaniques, forges.

Bedburg, ville d'Allemagne (Prusse-Occidentale fprov. du Rhin, présid. de Cologne]), sur l'Erft, affluent du Rhin; 3.500 hab.

Bedburn-NORTH, ville d'Angleterre (comté do Durham): 3.000 hab.

BèDE (saint\ surnommé le "Vénérable. — Fête le 27 mai. (V. t. I".)

BÈDE le Jeune (saint), moine en Italie, mort au monastère do Gavel, entre Venise et Ferrare, en 883. C'était un des principaux seigneurs de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve. Il se retira, déjà âgé, dans le monastère où il mourut, après avoir plusieurs fois refusé l'épiscopat. — Fête le 10 avril.

BÉDIER (Joseph), professeur et érudit français, né à la Réunion en 1862. .Après de brillantes études au lycée Louis-le-Grand, il entra à l'Ecole normale, d'où il sortit comme agrégé des lettres. 11 passa son doctorat en 1893, devint maître de conférences à la faculté des lettres de Caen, fut nommé en la mémo qualité à l'Ecole normale

supérieure. Dix ans plus lard, il remplaçait, au Collège de France, dans la chaire de langue et de littérature fra"nçaises du moyen âge, Gaston Paris, dont il avait été un des disciples préférés. Bédier s'est surtout occupé, avec une cooscienco parfaite et un remarquable Sens critique, do la littérature médiévale et des questions folkloristes. Nous citerons d'abord, parmi ses principaux travaux : une étude de premier ordre sur les Fabteaux ' thèse française ' (1893), dans laquelle il a essaye de montrer comment ces courts récits du moyen ige français r--pètcnt sous une forme préciwet localisée, quelques-uns tU- .

thèmes éternels qui depuis l'Orient antique, circulent à travers les littératures populaires.

Mentionnons encore une thèse latine sur Colin Muset, une intéressante reconstitution du Itoman l ^ . . de Tristan et Yseult (1900) et différents articles de revue, réunis sous lo titre d'Etudes critiques (1903). Dans cette série se trouve notamment l'intéressante discussion dans latjuclle Bédier s'est efforcé de déterminer la part do vérité et de liction qui entre dans la relation du voyage eu Amérique de Chateaubriand, et les sources dont le grand écrivain s'est servi.

BEDOLE n. f. Arg. Imbécile, bête, baderne : Celte antique HEDûi.K de Norbert. (G. do Maupassant.)

BÉDOTIE OU BEDOTTA n. f. Genre de poissons anacan-

thines, de la famille des athérinidés, créé en 1903 pour

une forme voi- ^

sine des athéri- jg ^.j^g»^^

nés, découverte .T<,.,^--.^«Mig0IPHH|||i|^Cl^

sur les côtes de - . '"^^t'^^^'^^^^^^'^t''*"!»»^.

Madagascar {be- - ^^

dotia Madagas-

cariensis). -^

Bedouès, li. 1 ,,

comm. de la Lozère, arrond. et à 4 kii. de Florac, à quelque distance du Tarn; 400 hab. Gisement dé plomb; sources minérales.

Bedwelty ou Bidwelty, ville delà Grande-Bretagne (pays de Galles comté do Moumouihi^. sur le canal . deMonmouth; 38.00O hab. Mines de for,' forges, laminoirs; fabrication de produits chimiques, d'étoffes de cotoQ, etc.

Beecher (Henry Ward), prédicateur et théologien protestant américain, frère de Beecher-Stowe, né à Litchlield (Counecticut) en 1813, mort à Brooklyn (New-York) en 1887. Après avoir collaboré au « Cincinnati Journal - (1836), il fut pasteur, d'abord dans l'Indiana, puis à Brooklyn. 11 acquit une grande réputation de prédicateur évangélique. non seulement par son éloquence, mais aussi par la largeur de son esprit et son ardeur à. défendre toutes les causes où la liberté et la dignité humaine, sont enjeu. 11 fut un des premiers collaborateurs du « New York Indcpendent .' (1858), qu'il dirigea de 1861 à 1863; il fonda le New York Christian Union (1870-1880). Parmi ses nombreux écrits, on peut citer : Lecture ta yonng men (1844), the Star papers (1855), Familiar ialks on Christian expérience, Freedom and war discourses, Life thoughts, Eyes and ears, lioyal Truths, Norwood, roman (1867); Lecture room talks [1870), Life of Jésus the Christ. Life in New England, the Overture of anycls, Plymoulh (c'est le nom de l'église dont il était pasteur; pulpit sermons; Prayers from Plymouth pidpit, a Sumn.er Parish, Evolution and religion (1885), Sermons \t vol.); Yale lectures on Preaching (1872-1874). Lyman Abbot a publié : Henry "SVard lieecher; a sketch of his career (1883).

BEEF-EATER [bif-t-ter — oxpr. angl. signif; mangeur de ùœufj n. m. Nom donné à Londres, par plaisanterie, à certains fonctionnaires des yeomen de la j;arde et aux gardiens de la Tour, qui portent un costume xv siècle, (V. YEOMAN. t. VIL) [Certains auteurs font de ce mot une corruption du français bcffetier.]

Beer fZaco Hajo de), né à Maars-Scveen en 1838, a publié tino Histoire de la littérature anglaise jusqu'en 1900; une Histoire de la littérature néerlandaise de 1880 à IS90, mi'il vient do poursuivre jusqu'en 1903 pour compléter 1 Histoire, de la littérature néerlandaise de Zaco ten Brink. Il a donné de nombreuses traductions allemandes et françaises, sans parler de ses articles dans la revue « Nord et Sud «, dont il fut le créateur cl dont il reste le directeur ei dans d'autres périodiques.

BeERMANS iCatharina). artiste dramatique, née en 1845, surnommée la Sarah Bemhardt hollandaise. Elle débuta à Anvers à dix-huit ans. Depuis, elle créa le rôle de la reine Louise dans VEcole des princes de Multatuli. Madame Sans-Gêne, la Dame aux camélias, Madame Bernard dans les FourchambauU, Médée, Fédora, etc. Sa dernière création fut la mère Chatiard, dans les Mauvais Bergers, de Mirbeau.

Beernaert (EuphrosineJ. peintre belge, née en 1831, morte à Bruxelles en 1901. Elle s'est adonnée avec un art supérieur à la peinture de genre. On cite d'elle l'Entrée du couvent de Schitde, qui a été très remarquée à lExposition universelle do 1900 ^Paris).

Beernem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale [arr. de Bruges]), sur le canal de Bruges à Gand; 4.500 h.

BeERS (Jan Van\ peintre belge, né à Lierre (Belgique) en 1852. Elève de l'académie d'Anvers. Jan Van Beers, qui a longtemps habité Paris, y est surtout connu par ses toiles de genre et ses petits portraits expressifs, que recommande un fini qui va jusqu'à la minutie. C'est, au reste, à ce • fini » qu'il doit sa réputation. Mais, auparavant, Jan Van Beers avait peint d'importantes compositions qui témoignent de qualités plus sérieuses. Une de ses premières œuvres, le portrait du poète Jàcob de Maerlont, appela sur lui l'attention des connaisseurs, qu'il intéressa plus encore par ses interprétations de légendes, do poèmes et de scènes d'histoire : Danse des sorcières. Promenade de Faust el de Méphisto, Jacques V-m Arievelde. Cortège funéraire de Charles le Bon, duc de Flandre,

BEKRTA — lU'LC.lgUE

fioiut on ln'C' cl aujoiirriiui au niiiS(-^o d'Amstordam. La Bvour <|ii'ul)liiu une J-'eniniv nue ri-po^nnt sur dc$ pluutca (Vautivche ruriciita vers lus srcnes de {.'cnro ijui ont faii depuis sa célolfrilû. Les farces de ra|iiii de Jau Van Becrs au louips do ses iHudes ii Anvers etunneiil oncoro les Anversois. Il v est lait allusiuu do temps A autre dans la littérature U'Igo.

Beerta, coinm. des Pays-Bas (prov. do Groninguo), non loin du gutfc du Dullart ; i.ooo h.

*BbetS Niciilas), littérateur hollandais, nô à llaarlom en isil. - 11 eM mort A Utreclit en lltu3.

■^Begas (Koinliold), sculpteur allemand, né à Ucrlin on igji. Ce maître de la sculpture en Allcmagno a (>ris part à l'Exposition universelle do lyuO (Paris) avec tnln et Abel, groupe bronze; Promellièc, statue bronze, qui furent lionorfs dun grand prix, lîcgas est correspondant do rinsiitui de France, depuis I89ô.

BÉGIN (Cliarles-Auguste-Frcd6ric), gèaôral français, né à Marie-Galanio (Antilles) en 1835, mort à Ploumeui- Bodou (Côtes-du-Nora) en 1901. Elève de Saiut-Cyr, il outra dans l'infanterie do marine, servit on Cocliiucltino, où il ont à réprimer des insurrections (1863-1872), fut promu lieutenant-colonel en 1873, commanda les troupes du Sénégal, devint colonel (ISTôi, lit une nouvelle campagne en Indo-CIiine, reçut le grade do général do brifade (1882;, deviiii commandant supérieur des troupos de ludo-Chinc, gouverneur de la colonie par intérim, général de division (1887), puis iospocleur général, et prit sa retraite en 1809.

Béguine (Léonard-Michel), sculpteur français, né à Uxeau ( Saône-el-Loire ) eu 1S55. Elève do Dumont et Aimé Millet, il obtint sa première récompense au Salon de 1878, où il avait exposé la Douleur, statue plâtre. En 1883, il exposa David vaim/ueur, statue plâtre, i|ui fut reproduit en bronze en 1SS7. Citons, au mémo Salon, Charmeuse,œuvre très étudiée et d'une rare distinction. Ii est également l'auteur d'un marbre élégant et sobre : la Première Parure, qui, comme les œuvres précédemment citées, valut une médaille à son auteur. Au Salon de lOOi, Béguine a exposé un important monument : A la mémoire des enfants de liourbvn-taucy morts jwur la patrie, bronze.

BÊHAGLE (Jcan-Jacquos-Maric-Fordinand de), explorateur français, né à Uutfcc (Charente) en 1857, mort au Bagliirmi (Soudan central) en 1899. Après avoir exécuté plusieurs vovages sur mer, il entra dans l'administration des communes mixtes de l'Algérie, puis se consacra à l'exploration de l'Afrique centrale. Au cours d'un voyage qu'il avait entrei>ns du Congo à la Méditerranée par le Tchad, il pénétra, en dépit de tous les conseils contraires, sur le territoire du sultan Kabab, qui le garda d'abord comme prisonnier, puis le fit tuer un peu plus tard.

BÉHAÏ, E adj. Qui se rapporte au béhaïsmc. (S'emploie aussi subsi^nlivem. : C'n oéhaï.)

BÉHAÏSME {issm') n. m. Religion des disciples de Bcha'u'Uah, née du t^abisme. (V. ce mot t. L)

— Encycl. Mirza Housscïn Ali Nouri Beha'u'llah naquit à Téhéran en 1817. Dès 1811, il fut un des premiers partisans du Bab, et s'adonna à la propagation pacifique de sa doctrine en Perso. ■.■Vprès sa mort, il fut, avec les principaux babis, e.xilé à Bagdad, puis à Consiantinople et â Andrinople, sous la surveillance du gouvcrnemeut ottoman. C est dans cette dernière ville qu'il déclara publiquement sa mission. 11 était Celui que Dieu devait manifester, (|uo le Bab avait annoncé dans ses écrits, la grande maniiestation de Dieu promise pour les derniers jours; et dans dos lettres au.x principaux chefs d'Etat do l'Europe, il les invitait â se joindre à lui pour établir la religion et la paix universelles. De co jour, les babis, qui le reconnurent, devinrent dos béhaïs Le sultan l'exila alors {1868) à Saint-Jean d'Acre, où il rédigea la plupart de ses œuvres doctrinales, et mourut en 1892 (29 mai). Il avait contié à son fils Abbas Efendi .\bdul Beha le soin de répandre la religion et d'entretenir les relations avec les croyants de toutes les parties du monde. Actuellement, en elFot, il y a des béhaïs partout, non seulement dans les pays musulmans, mais encore dans tous les

Jays d'Europe, conmie aux Etats-Unis, au Canada, au apon, aux Indes, etc. C'est que Belia'u'liah a su transformer le babisme en une religion universelle, qui so présente comme l'aboutissement et le complément nécessaire de toutes les anciennes croyances. Les juifs attendent le Messie, les chrétiens le retour du Christ, les musulmans le Medhi, les bouddhistes le cinquième Bouddha, les zoroastriens Chah Bebram, les Hindous la rémcarnation de Krishna, et les athées... une meilleuro organisation sociale! Boha'u'Uah représente tout cela, et détruit ainsi les rivalités et les haines des différentes religions réconciliées dans leur pureté primitive, et débarrasséo:^ de la corruption des dogmes et des rites. Point do clergés, point de cérémonies cultuelles, point do prières eu commun; le seul dogme : la croyance en Dieu ol en ses manifestutions tZoroastre, Moïse, Jésus, etc., Bcba'u'llab). Les nrincipales fcuvres do Hohau'IIah sont le Kitab et iaan, le /iitab el ai/daa, le Kitah el ahd ot do nombreuses lettres ou tablettes adressées à des souverains ou ù lie simples particuliers. Les exercices rituels ne tenant aucune place dans la religion, ceile-ci s'excrco dans tous les actes de la vie, qu'il faut accomplir dans l'amour du prochain. Chacun doit avoir un métier. L'éducation des enfants est recommandée ol réglementée. Nul n'a le pouvoir do recevoir la confession des péchés ou de donner l'absolution. Les prêtres des religions existantes doivi-nl renoncer au célibat et prêcher d'exemple en se im'Iant à la vie des neuples. La monogamie est universellement recummandee, etc. Les questions qui no sont pas traitées sont réservées à la loi civile de chaque pays, ot aux décisions des Ueitoul adl, ou maisons de justice instituées par Beha'u'llah. Le respect envers le chef do l'Etat fait partie du respect envers Dieu. Le langage universel et la création de tribunaux d'arbitrage entre les nations doivent arrivera supprimer les guerres. • Vous êtes tous les feuilles d'un mémo arbro, et les gouttes dune mémo mor », a dit Beha'u'llah. En soriuno, cest moins une religion nouvelle, que la Koiigion, renouvelée el unitlée, qui est dirigée aujourd hui par Abdul Beha.

— BiDLiOGH. : Browne, a Travellcr's IS'arrative (Cam-

bridge, iB'.'i : hciia u liai), /»■ /.irrc de lu certitude (Paris, 190-i/, les Paroles cachées (Paris, 1905), les Préceptes du Béhaismc {Paris, 1906); Nicolas, le ISab (Paris, 1905;; Abul- Fazl, the Ihhui proofs <ye\v-York, 1902).

BehaNZIN ou BedaZIN, lo dernier roi du Daliomey, né dans ce pays en 18 ti. EiIs du roi Qlé-Glé, il portait'lc nom de prince Kondô, lorsque, en 1889, il succéda à son père. Dès le début do son règne, il uo larda pas à so '

trouver en hostilité avec la France, à laquelle il réclamait, comme dépendances naturelles de son rovaume, Kolonou ot mémo Porio-Novo.

Co n'est ([u'à grand'peino «qu'après le succès do la pente colonne du commandant Terrillon, il consentit à remettre en liberié les Européens, dont lo P. Dorgère, ((u'il retenait prisonniers à Abomoy. Par le traite du 3 octobre, il s'engageait bientôt à respecter Porto- Novo; mais il ne tint pas longtemps ses ençfagements et, en 1892, il faisait attaquer la canonnière française 7o- Bchanzin.

l>'ize, que montait le lieutenant-gouverneur Ballot, agression qui motivait bientôt loxpédition du colonel Dodds et la conouéte du Dahomey. Après uno pénible poursuite à travers la brousse, Bchanzin en était réduit à faire sa soumission sans conditions à Ajcgo, dans le Konffa. Il fut exilé par le gouvernement français à la Mariiiiique. où il séjourna à Fort-de-Franco jusqu'en I90G. A cette date, son transfert eu Algérie fut autorisé par lo ministre des colonies.

BcHZG (Armand), homme politique français, né et mort à Paris (1809-1801). Inspecteur des finances (184:»), directeur du contrôle et de la comptabilité générale an ministère de la marine, il fut élu député du Nord {Avcsnes") le faoût 1846, prit place au centre droit et démissionna après les journées do Février 1848.

Il entra alors dans l'industrie privée, dirigea les forges de Vierzon.fnt élu conseiller d'Etat par l'Assemblée nationale législative (184D'i. redevint, après lo coup d'Etatdu 2 décembre 1851, directeur des forges de'Vier- . -'t -

zon. En 1853, il fut appelé au poste difticilo d'inspecteur général des Messageries marilimes et donna une toile impulsion aux services de celte V société qu'il fut bientôt nommé président du conseil d'adminis- , ' tratioa. Il s'occupa encore acti- Bélùc. vement de la création des ban-

(jues coloniales. En 1865, il était désigné par Napoléon III pour le jiortefeuille do l'agriculture, du commerce et des travaux publics, tenu jusque-là par Rouher, el (|u'il conserva jus(iu'au 17 janvier 1S67. II entra alors au Sénat, où il siégea jusqu'en 1870. Six ans après, il reparaissait sur la scène politique, ayant été élu sénateur de la Gironde (30 jauv. 18761, avec un programme bonapartiste. Non réélu en 1879, il no so représenta plus et so contenta de :;on mandat de conseiller général des Bouches-du-Rhôue.

Behring (Emile-Adolphe), médecin et bactériologiste allemand, né à Hansdorf, près de Deutsch-Eylau en 1854. Il ht ses études à l'Ecole militaire de Berlin et fut nommé médecin-major à Bonn en ISST. En 1891, il fut nommé assistant à l'Institut pour les maladies infectieuses, en

1893, professeur titulaire. En

1894, il passa comme professeur d'hygiène à Hall ; enfin, en

1895, il devint directeur do l'instiiut hygiénique de Marbourg.

Behring a étudié principalement la bactériologie; on lui doit des travaux importants sur les désinfectants et surtout des études sur les sérums.

C'est Behring qui a montr<que lo sérum du sang des an, maux vaccinés contre la diphtérie pouvait rendre réfraciaircs à colle maladie d'autres animaux; de plus, que ce sérum vnccinateiir Hah aussi cura/if.

Grâce aux propriétés ainsi découvertes, Konx, do Paris, put faire entrer dans la pratique la sérunnhérapie do la diphtérie. Behring.

L'Académie de médecine do Paris lui décerna un prix do 25.000 francs; l'Académie dos sciences do Paris un prix de 50.000 francs à partager avec Houx. Il fut titulaire du prix Nobel. En 1905, au Congrès de la tuberculose, siégeant ù Paris, il fit uno communication retontissaDio sur la tuberculose et s'eugagea à publier bienlôt un procédé de guérison de la tuborcuioso humaino.

Outre les travaux cités plus haut, on lui doit: l'Histoire de la dififtlérie ot la Sérnmthérapie du sang.

Beijerland (OUD-), ville du royaume dos Pays-Bas I prov. do Su-1-IIollande), à quelque distance d'un bras détaché do la Meuse; 5.000 bab.

Beira, ville ot port de l'Afrique orientale portugaise, sur l'esiuaire par lequel les fleuves Pongoué et Bonsi so jettent dans l'océan Indien: i.ioo bab., dont 1.500 blancs. Un chemin do fer unit co port, dont la prospérité s'accroît sans cosse au détriment de Sfala, plus méridional, A Boulouvayo, dans la Khodésia.

Beirendrecut, comm. de Belgique (prov. et arrond. d'Anvers;, près do l'Escaut; 2.540 li.

Beissier J''ernand), liltérat'^ur français, né à Arles iBouches-du-Khône) en 1858. Après avoir fait éditer quol-

ques romans, le tialonhet, Pradt-mv /(aynitud. il si- tuurna vers le théâtre et fit représenter on 1883, aux Menus- Plaisirs, te Jtcman d'un notaire. Parmi ses autres pièces, il faut citer : les Justes noces, le Célèbre Baluchart, Parderuiit notaire, un acte eu vers (Odéon. 1900). Mais il o.-t surtout connu comme librettiste d'opéreltes; il a écrit : /(/ Lune, trois actes, pour le compositeur Audran (Vaudeville, 1890): te Brillant Achille, avec Clairville, pour L. \'arney (Uenaissanco, 1892 1; la Chaste Suzanne, pour Cieulat (Scala, 1892/; la Saint-Valenlin, avec Ordonneau. pour Toulmoncbe (iiouifes-Parisicns, 1896/; Phri/uetle et Léda, pour Justin Clérico (Parisiana, 1895 ot 1896). Parallèlemcnl, Fernand Beissier a publié différents recueils de nouvelles : Coûtes à Simonne, Mémoires d'un PietTol et Coules du Tambourin.

Beith, ville du Uoyaume-Uui (Ecosse [comté d'Ayr]\ sur le Rye-Water, aftl*. du Garnolh ; 7.000 hab. Fabrication d'étoffes, produits chimiques, forges. Mines de houille.

Bejetsk, ville do la Russiû nord- orientale, clu-f-Iicu d'un district du gouvernement de Tver, non loin de la Mologa; 4.000 hab. — Le district de Bejetsk a 27.000 hab.

Bejis, ville de l'Espagne orientale (.prov. de CastcUon de la Plana), sur lo Paleucia, grossi à cet endroit du Ca-

nales; 3.500 hab.

BELA {bé) n. f. Genre do mollusques gastéropodes prosobranches, do la famille des térébridés, comptant quelques espèces répandues dans les mers froides. (Les bêla sont des animaux assez petits, dont tes yeux sont placés à mihauteur sur les tentacules ; leur coquille en fuseau, louguement spiralêe, a son bord labial à i>eino sinué. L'espèce lype est la bcla rutjatula.)

Bela de liUKACS, homme politique hongrois, né en 1847, murt par suicide à Budapest en 1901. Député depuis 1872 et membre du parti libéral, il devint ministre du commerce (1894-1895).

Belate (col dk\ un des principaux cols des Pyrénées. dans lo pays basque. Il fait communiquer, par 868 mètres d'altitude, les vallées delà Bidassoa française et de l'Arga espagnole (bassin de l'Ebre par l'Aragon). C'est uno dis routes les plus faciles des Pyrénées occidentales.

Belcele, comm. de la Belgique (prov. de Flandrc- Orieuiuie arr. de Saint-Nicolasj); 3.700 h. Tissus; soierie.

Belcredi (Richard, comte^, homme d'Etat autrichien,

né eu 18:'3. — Il est mort à Gniunden en 190'2.

BELEMNOTEUTHIS 1 /l'ss) n. f. Genre de mollusques céphalopodes, do la famille des bé-

Icninotidês, comprenant une espèce

fossile dans l'oxfordien anglais. ^^^SS^f^S^^-^

— Enxycl. La belemnoteuthis autiqua nous fournit un remarquable exemple des céphalopodes éteints; on en possède des exemplaires tellement bien conservés qu'on voit leurs tentacules, leurs yeux, leurs nageoires. Cet animal mesurait euviron 30 centimètres de long.

Belemnoteuthis.

BelfORT (Charles), violoniste français, né â Toulon en 1845. Il débuta à Monte-Carlo, puis entreprit uno tournée en Amérique, où il rit applaudir sa virtuosité à Ncw- 'i'ork, A San Francisco, à Iromgton, â Orange, puis se fit entendre en Italie avant de rentrer en France.

II fut nommé memlirc honoraire de l'Académie do Belgique.

BeLGERN, ville d'Allemagne (Saxe prussienne [présid. de Merseburgj), près de lElbe; 5.000 hab. Fabrication d'étoffes.

Belgica, nom donné par .\drien de Gerlache au petit trois-mâts norvégien Patria. Ce bâtiment a porté dans les mers antarctiques situées au sud de l'Amérique l'expédition belge de 1898-1899, et est lo premier navire qui ait hiverné dans la banquise australe.

'^Belgique. — Histoire. La Uehjigue sous Léopold /*'. Le premier roi des Belges, Léopold 1" >v. au f. V), prêta serment à la constitution le 21 juillet 1831, mais I Etat nouveau eut à repousser des attaques de la Hollande, et son indépendance ne fut reconnue par le roi Guillaume n'en 1839. L'histoire intérieure de la Belgique eut, dés lo ébut, pour caractéristicjue.la luito entre le parti libéral et le parti catholique qui, unis contre la domination hollandaise, no tardèrent pas à se diviser. De nombreux ministères se succédèrent, à tour tle rôle libéraux ou catholiques, lo roi so conformant strictement aux indications de la majorité.

Le roi Léopold II. Affaires extérieures. Le roi Léopold I" étant mort lo 10 décembre 18G5. son fils I-éol)old II lui succéda. Au point do vue extérieur, il s'appliqua ù. maintenir la neutralité do la Belgique, noiammeni pendant la guerre franco-allemande en 1870. Des fortifications furent élevées sur divers points, notamment sur la Meuse, pour sauvegarder cette neutralité.

Ministèrefi libéraux et catholiques. La même altoruative entre ministères libéraux ot catholiiiues continua à se produire sous lo règne do Léopold H, uont l'attitude constitutionnelle no fut pas moins correcte que celle do sou père. Au ministère libéral Frère-Orban succéda, en 1870, le ministère catholique d'Anethan, puis, en 1871, le cabinet Malou. Le parti catholiciuc donna la haute main au clergé en matière d'instructiou publique el devini omnipotent; mais les élections du U juin 1S7S donnèrent la majorité aux libéraux. Lo roi appela do nouveau FK<re-Orbau à constiliier un ministère.

Frère-Orban obtint dos Chambres lo vote d'une loi qui fut promulguée le r** juillet 1879, parlaquelle la direction de 1 enseignement fut rendue à l'Etat. Les catholiques organisèrent une ai-'itaiion violente, et la question religieuse prit un .aracière d acuité cprelle n'avait jamais eu. Néanmoins, les fêtes de rindêpendanco belge purent être célébrées avec éclat en 1880. Mais le mauvais état des finances et les divisions du parti libéral aboutirent, aux élections do mai 1884, à la défaite du gouvernement et ramenèrent uno majorité catholique.

Malou revint aux affaires renoua avec lo Vatican les relations diplomatiques, interrompues sous lo précédent

BELGIQUE : Tableau généalogique.

BELGRANO — BELLATROPINE

Maison de Saxe-Cobourg. (V. Sa^e.)

Duc (le Saxe, princ de Sfixo Cobourî-Colha

F.l« de iM-ançois, duc de Saxc^ÇoboLri.Saalfel,!, ol d'AujusU de Heusi-Eberidorf

i des Français ; née 1812, m. 1850.

LoUIS-PlIILII'PE-LÉOPOLD

Né 18U. m. 183(.

LCropoLli II

Né 1835.

Roi des Belges I8C5.

Souverain de l'Etat indépindant du Couko.

Ep. I8j3 Mane-Hcnrictte, archiduchesse d'Autriche,

lllle de 1 archiduc Joseph ; née 1830, m. 1302

PUII-IPI-K

Comte de Flandre.

Né 1837, m. fJOô.

Ep. 1867 Marie de nohenzoUeini'Sicnna-

ringeo ; née 18ij. 1 °

Loi ISK

NOe 1858.

Ep. 1875 Philippe de Saxe-Cobùurff-

Gotha, duc de Saxe; né 18»V. tils

dti prince Augruste. et de la prin-

ci'sse Clémentine d'Orl^^ans.

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