‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 65 sur 363 · BLA8S · texte numérisé non relu

BLA8S

ciijues soiii lies oiseaux inspctivoros do taille môdiocrr, ajk'ant les nlluros «les gotio-inouclies; ils sont répandus dô r Amt'riijiie cenlralo [blarinis brac/n/tarsiis] ot dos Antilli'ïi [blacicus Unhamensis] jus(]u"à rArgeiitiiio [AMnfu« Autitttus].)

* Black fWiIliam\ journallsle ot romancier anp-lais, ne ù GUi^^'uw fil lï^u. — 11 est mon A Londres en 1898.

Black and "Wllite (« Noir et Blanc - ), prand journal holidomadairo illustré anglais, dont K' proniior nunu^ro a

Cani en lévrier 1801, et qui a puur but nrincipul la pulicaiion do gravures ou reproductions pnotographiipies, artisiii(ues et soigneusement exécutées. Il donne, surtout dans SCS numéros exceptionnels do Noél, du printemps, delà mi-été, etc., dos reproductions monochromes ou en couleurs renianiuables.

*Blackm0RE (Ricliard Doddridgo), auteur anglais, né ft Longworth ^Berkshire) on I82r>. — 11 est mort à Londres on 1900.

Blackwood^s Magazine, revuo monsnello dont le premier numéro parut le !"■ avril 1817, chez l'éditeur \V. Blackwood, d'Edimbourg, sous ce titre : Ediutim>tjh Moiithly A/tnjtizitie, qui Tut changé i)0ur le titre qu'elle a toujours porté depuis. La revue avait revu, dés les commencenionls (oct. 1817), une vigoureuse impulsion par la publication d'ime prétendue traduction d'un manuscrit chaldéen, (jui n'était qu'une satire un peu rude, mais spirituelle, de ses ennemis et concurrents. Le Hlackicood's Magazine est aujourd'hui le seul périodique anglais ipii puisse so vanter d'avoir fourni uno aussi longue carrière on suivant toujours la mémo ligne [ronservative). Ou appelle familièrement, en Angleterre, ce type de la revuo /ory. la vieille J/(U/<i, abréviation do Mat/azine, ot Ehoinj

* ébéne », du nom paironj-mique de ses propriétaires, <|ui signifie » bois noir ". Parmi les très nombreuses œuvres qu'ollo a publié et qui eurent du retentissement, on no citera ici que la UaiaiUc de Dorking, par le colonel George Chesnay, au lendemain do la guerre franco-allemande de 1870-IS7I. A consulter : la Vie du professeur Wilson, les Noctes AmbrosianiP, et les Mémoivs et correspondance de John Murray, par Samuel Sniiles{l89l).

BLAD [blad') ou BLED (blèd' — vient do l'arabe) n. m. Pavs. région. (Au Maroc, on distingue le Blad el Maghzeu ot \o Blad os Siba ou pays de gouvernement et pays insoumis. Les Européens du nord de l'Afrique disent communément « aller dans le bled " pour « aller dans l'intérieur des terres «.)

*BLADÉ l'Jean-Françoisl, érudit ot folkloriste français, né à Lecioure (Gers) en 1827. — 11 est mort à Pitris en 1900.

Blaen-HOUDDAN, villo du Royaume-Uni (pays de Galles [comté de Glamorçan }. sur un petit sous-affluent du Sovern ; 2.500 hab. Gisements de fer, forges, hauts fourneaux, fabrication de toiles.

BlahOVTECHTCHENCA, ville do Russie (gouv. d'iékalériuoslav); 3.000 hab. (îraud monastère. Distillerie.

BLAID [blèd] n. m. Variété do jeu do pelote, qui consiste à lancer la balle contre un mur, un fronton. (On lance la balle avec l'aide de la chistera ou bien avec la paume de la main nue, ou enfin avec l'aide d'une raquette en bois app^éo palu.)

BLAIR blcr) n. m. Argot. Nez.

Blaize I Léonard-Jean), écrivain français, né à l'île Maurice en 180.0. Il passa une grande partie de sa jeunesse à Marseille, où il forma et fonda, avec Jean Lombard, un groupe littéraire ot artistique, qui eut pour organe la revue la Sève. Il a donné des romans qui doivent leur intérêt à une observation juste et sincère de la vie sociale, qui fait do ses personnages dos étros vrais et vivants : les Planches (188^); tu Paix du cœur (liOl) ; Amour de miss (1893): la Mont^f/as>/ue {lS9i); Saison divoie (iSirî) , Ifi Tribut p(i*«(onne/ (1898); 6'/nM7m (1900); Bonheur en geiine (1902). Joan Blaize a pris une part très active aux « lectures po-

(lulaires » du soir, organisées dans différents quartiers do *aris, et, dans cet ordre d'idées, il a publié doux volumes pleins do notions précises et pratiques : l'Art de dire (1903) et Hécits à dire el comment les dire (1905).

BLAïaSTON (Thomas Wright), ofdcier d'artillerie et oxplorateur anglais, ué à Lymington (Ilampshire) en 1832, mort à San Diego Californie) eu 1891. Il visita les montagnes Rocheuses canadiennes, de 1857 à 1859, comme membre de l'expédition Palliscr, puis, après la paix do Tien-tsin de 1861, remonta le cours du moyen et du haut Yang-tsé-Kiang et, on I87i, par.ourut liie de Yéso. On lui doit, outre différentes études orniiholoçiques : Jlepnrt on the exploration of two passes throngh the liochj Muuutains (1859), Ot Five tnonlhs on the Yang tze (1862). "blanc [blan) n. m. — Nom donné à des maladies variées, causées aux végétaux par divers champignons et so manifestant par des taches blanches, souvent poussiéreuses, sur les tiges ot les feuilles. (Lo blanc des céréales est dû à un érysipho; lo blanc du rosior à un sphérothcque, etc.) — Vuic. Nom donné à divers cépages : blanc cardon ou mauzat bl-mc (Lot-et-Garonne^ ; blunc précoce, donnant dos raisins do table et dont l'aire do culture n'est pas limitée; blanc d'Atnhre, cultivé dans lo Tarn; blanc Verdun, cultivé dans la îSavoie.

Blanc f Alberto, baron), diplomate italien, né et mort à Chambéry (183^-190 0. Après avoirétéattachéau cabinet de L'avour, il fut directeur des affaires politiepies, puis secrétaire général du ministère dos affaires étrangères. Après avoir occupé l'ambassade d'Italie h Cotistanlinople, il a

été minislredesaffairesétran- \ ^ ' ^

gères en iH'.u. Il a publié, eu -v^

collaboration avec Artom : |

t'Œuore parlementaire du comte de Cavour (1862).

* Blanc (PaulJosonh).pcin- i'.-.i, ui;un:. Ire français, né à Paris on

1810. — Il y est mort en 1904. Co peintre, d'un haut talent comme décorateur, nvaii pris pan A l'ICxposition universoUo de 1889 (Paris) avec : te Wii */« Clovi», le iiaptôme et

h Triomphe de Clovis, ainsi quo Grégoire de Tours écrivant l'histoire de France, cartons des peintures murales exécutées par lui-même au Panthéon. 11 s'était vu décorner une médaille d'or.

Blanc (IOdmond),hommo politique et éleveur franeais, né à Paris en 1850. Do très bonne heure il s'adonna au sport hippique et à l'élevage, fonda une écurie de courses bientôt réputée, alimentée do produits do premier ordre par les sélections des haras bientôt créés ù Villebou, à La Celle Saint-Cloud et ù Pouzac, dans les Hautes-Pyrénées. Ce dernier établissement a joué un certain rôlo dans l'amélioration de la race chevaline tarbaiso. Les couleurs d'Kdmond Blanc ont été, depuis 1879, souvent victorieuses dans lo Grand-Prix do Paris. Il fut, en 1893, candidat aux élections législatives dans l'arrondissement de Bagnères; il fut élu contre Cabardos. avec un ])rograninio réimblicain modéré, mais invalidé au mois de mars suivant. Les électeurs le renvoyèrent à la Chambre. Kn 1897, il fut nommé membre du conseil supérieur des haras. Il a renoncé, en 1898, à. la vie politique pour s'occuper uniquement, et avec le plus grand succès, dos questions d'élevage.

Blancador PAvantageux. roman de Maurice Maindron I lyùii^ — C'est au temps de Henri IV, fertile en haines politiques et religieuses, que Ueunt ce beau gentilhomme. Séduire les femmes, débaucher les lilies, se faire voler, attraper de l'argent à toutes et à tous, trahir et au besoin assassiner, sont ses principales occupations. Elles ne vont point, comme on pense, sans complications multiples. De leur côté, le riche maltutier Bourassou do Trois- Slares, (pii escroque à Blancador son patrimoine ; sa femme, fort plaisante ; Gaston do .Séligny, qui aime HulUne de Talmant, laquelle devient la feminu de l'hypocrite et cupide huguenot Justus de Corpoy, et est convoitée par Blancador; la blonde et superbe chasseresse Diane de Formansin, à (jui songe également ce Bel-Ami du xvi*" siècle ; le pasteur Jean Textor, honnête et humain, évaugélique; le valet Jacquemin; de Martinglise, do Puydragan, de Mouflers, de Malapère de Madron. qui trichent au jeu; de la Piroulctte, de Biroulan, de Mirole, qui, avec aisance dag'ueut les gens par derrière, etc., sont personnages à l'oxistence abondamment remplie. Les aventures, donc, vibrantes de luxure, do convoitises, de haines, foisonnent, s enchevêtrent, se débrouillent. Mais si, malgré ■«luelque monotonie, elles captivent; si l'on s'intéresse à la malheureuse HuUino, faussement accusée d'adultère par de Corpoy, condamnée grâce aux infâmes machinations de Blancador, murée dans un cachot, délivrée par Séligny, en vain, car elle devient folle et se jette par la fenêtre; si l'on frémit au supplice de l'accorte Jeannine, fouettée, marquée au fer rouge, puis livrée aux lubricités de la valetaille. là n'est point, cependant le principal mérite de l'auteur. Possédant en ses moindres détails l'époque qu'il fait revivre, il donne au lecteur, tant il déguise avec grâce son érudition, l'illusion de la connaître aussi; et c'est un grand charme de se mêler en une intimité avertie à ces aïeiLX si proches et pourtant si différents de nous.

* Blanchard (Auguste), graveur français, né à Paris en 1819. — U y est mort en 1898. Xi avait cessé de prendre part aux Salons ou aux Expositions universelles depuis plusieurs années.

*Blanchard (Emile), naturaliste français, né à Paris en 1820. — 11 y est mort en 1900. Devenu aveugle dans ses dernières années, ce savant avait dû cesser son enseignement au Muséum dès 1894. II continua cependant do publier, jusqu'à sa lin, des articles et des comptes rendus dans les recueils do l'Académie des sciences et le

* Journal des savants ». On doit citer : Tombouctou la Mystérieuse (1897); la Spéléologie (1898); Vers le pôle, par Aansen; les Parsis (1899); Trois ans aux déserts d'Asie de Sven iledin (1899).

* Blanchard (Raphaël), médecin et naturaliste français, né à Saini-Christophc (Indre-et-Loire) en 1857. —Il a été nommé en 1900 secrétaire général liouoraire do la Société zoologiquo do Franco; en 1903, vice-président de la Société do médecine et d'hygiène tropicales; on 1904, vice-président du comité permanent des congrès coloniaux français, etc. II a org-anisé à la faculté de médecine l'enseignement des maladies parasitaires et créé \e^ Archives de pnrastloiogie. recueil pèriodi(|ue d'importants travaux, résultats des expériences et des études faites dans son laboratoire. Il a institué, sous le nom dEnaeigneynent colonial libre, une série de conférences publiques et gratuites, destinées à faire connaître les colonies françaises à tous les points de vue, etc. Son plus important et récent ouvrage est l'histoire naturelle médicale des Moustiques, ouvrage où se trouvent réunis tous les renseignements sur ces insectes diptères ot les ravages palliologuiues qu'ils causent parleurs piqûres.

*^ Blanchard i^Julos), sculpteur français, né àPuiseaux

(Loiret) en 1S32. — Il a obtenu uno médaille d'or ù l'Exposition universelle do 1889 (Paris), où il avait envoyé une Découverte, statue marbre (1880); Diane surprise, statue marbre (1881); la Science, statue plâtre (1880). et Bocrndor, modèle ])lâtro de la statue qui décore l'Hôtel do ville tie Paris. Blanchard a fait partie du jury international de lExposition universelle do 1900 (Paris).

Blanchard (saint) confesseur, qui vécut à Néoliesle-Uepos, on Brio, au milieu du vu» siècle. Il mourut on G59. Uno i)aroisse du diocèse d'Auch s'appelle, do son nom, Saint-Btanquard. — Fête le 10 mars.

Blanche (Jacques^i, peintre français, né à Paris on isr.i, élève do Gervex et Humbert. Cet artiste très porsonmd s'est élevé pou à pou au rang de maître dans lo portrait. L'intimité de ses figures, la grâco fraicho et vaporeuse do sa couleur lui donnent une physionomie â part. Sun art rappello un peu celui do certains maîtres anglais du xviii* siècle, peintres do portraits on plein air, dans les parcs aristocratiques. Nous citerons parmi ses principales lenvres, les portraits suivants : le peintre Tfiaulow et ses enfants, M'^" Barrés, M""' Bizet, cti\ (Exp. univ. 1900), puis Croupe d'amis, liéveil, l'ieurs (1901); et les portraits do J/-»» Jeanne liaunau (19011, de /'anl Adam, de Charles Cottet (IPOi). do la Famille' Viellé-driffin (où l'artiste a cherché, uno fois do plus, l'accord du groupe ot du portrait, si difticile À réaliser); do Lucien Simon; do Claude Debussy (1903); do Maurice Barrés; te Chérubin de Mosart

fl904l, recherche très fino, mats d'une inspiration un peu amlugué; deux interprétations très artistiques d'après lo Miroir de Bérénice.

Blanchette, pièce en troisactes d'Eug. Brieux (théâtre Libre, -J fév. iKyji; reprise au Théâtre-Antoine (1897\ et à la Comédio-Krançaise (1903). — Le cabaretier Roussel, par vanité, fait donner à sa fdle Blanchette uno " brillante éducation ». A dix-huit ans, pourvue de diplômes, elle retourne chez elle, en attendant la place d'institutrice promise par le gouvernement. La place ne vient pas. Ce qui vient, c'est la discorde, le malheur. Ruusset, inintelligent, brutal, égoïste, regrette tant d'argent dépensé pour obtenir une hlle <|ui ur. lui est bonne à rien; Blanchette, distinguée, aspirant au progrès, friande d'une vie heureuse devinée, se choque de ce qu'elle voit, de co qu'elle entend, do tout, en un milieu qui n'est plus le sien. Sa mère pleure. Querelles, mauvais traitements... fuite de la jeune fille, et série de désillusions. Les hommes?... Ils la désirent, rien de plus. Le travail'.'... Il ne ta nourrit pas. Ecœurée, Blanchette finit par se vendre; elle devient . cocotte.

Tel était, du moins, lo dénouement de 1892. En 1807, autre version. La jeune fille, exposée à toutes les tentations et à toutes les tentatives, a échappé à tout. Elle revient au logis paternel, meurtrie, mais pure. Elle demande pardon. Elle se mariera.

Seule, la première conclusion apparaissait logrique. L'autre, conventionnelle, est sans doute une concessiou faite ù ceux qui auront reproché à l'auteur do tliscrédiier les bienfaits de l'instruction.

Quoi qu'il en soit, le conflit reste dramatique entre des personnages bien campés; des situations nettes, exposées en une langue rapide, incisive,, jaillit l'émotion qui a fait le succès de l'œuvro.

BLANCHON n. m. Variété de cépage blanc, cultivée dans le dèj)artomcut do l'Ardèche.

*BlanC0 (Antoine Guzmas- , homme d'Etat vénézuélien, m- eu 1S32. — Il est mort à Paris en 1899.

BlanCO y ERENAS(Ranion], marquis de PeïïaPIata, maréchal et homme d'Etat espagnol, né à Saint-Sébastien en 18:î3. Lieutenant en 1855, capitaine en 1858, il prit part à l'annexion de Saint-Domingue par l'Espaçrne. Après avoir été gouverneur de Mi ndanao;, Philippines ,il retourna en Espagne comme colonel général pendant la guerre civile de 1871, et assista sous les ordres du duc de La Torre à toutes les opérations de la campagne. II prit part à tous les combats, notamment, comme maréchal de camp, à la libération de Bilbao et dirun.

En 1875, il passa à l'armée de Catalogne, à la pacification do laquelle il contribua. L'assaut de Peîïa Plata, lui valut son marquisat. Il fut nommé successivement capitaine général d'Aragon, de Catalogne et de Cuba. En 1892. il accompagna Alphonse XII en Allemagne. En 1893, il alla comme capitainogénéral aux Philippines, où il contint la révolte de 1895.

Nommé capitaine général et gouverneur général de Cuba en 1897- 1898, il résista d'abord avec succès à l'envahissement des troupes nord-américames. Il prit part ensuite aux travaux pour la paix définitive entre l'Espagne et les Etats- Unis. Dans les différents postes qu'il a occupés, il a su s'attirer les sympathies et il a fait preuve d une grande intelligence et d'énergie.

BlangieS, ville de Belgique (prov. do Hainaut [arron<1. de Mons' >, sur un petit sous-affiuent de 1 Escaut par la Bonnellc: i.TOii hah. Sucrerie.

Blankenberghe, comm. do Belgique (prov. do Flandre-(Vcidentale arr. de Bruges]), sur la mer du Nord; 5.900 hab. Un canal de 13 kilomètres l'unit au canal de Bruges à Ostendc. Pèche, plago fréquentée. Petit port.

BLARINE n. f. Genre de mammifères insectivores, do la faniille des soricidés, comptant seize espèces propres aux deux Amériques. (Les blarines sont des musaraignes à queue courto, dont les formes trapues rappellent celles des taupes.)

*Blasco (Eusebio). journaliste et auteur dramatique espagnol, né à Saragosse en 1841. — Il est mort à Madrid en 1903.

Blass (Friedrich), philologue allemand, né en 18i3 à Osnabriick. où il fil ses iiremières éludes. Professeur dans divers gymnases, il s'est distingué comme helléniste. Sa critique sagace, quelquefois aventureuse, s'est exercée surtout surles orateurs grecs ot sur lo Nouveau Testament. Ses principales publications sont : l'Eloquence attique (1868-1880; 2» édit., 1887-1892); TFA-quence grecque d'Alexandre à Augtislc {i^G^)\ les liythmcs de la prose atti' que littéraire (1901), ouvrage trop systématique: Grammaire du grec du Nouveau Testament (1896); la J'hilolngie appliquée aux évangiles (en anglais, 1898) ; IVotes de critique t'Wtuelle sur Marc (1899); Notes de critique textuelle sur Matthieu {\00(}\; la Prononciation rfu , ^rec (1870; 3' édit. 1888); I/istoire de l'herméneutique, de la critique, de la paléographie, etc.. dans le 1" vol. du Handbuch de J. von Millier (2* édii.. 1891); etc. On lui doit en outre des éditions d'Ilypéride, d'Àndocide, d'Antiphon, de Dinarque, d llypéride, de Bac-chylide, de la Constitution d'Athcnes d'Aristoto, de saint Ltic, des Actes des Apvtres, etc., et d'innombrables articles de revues.

Blass f.-Mbert Donat, dit), dessinateur et carioaturisie français, né â Bordeaux en 18-17. mort â Paris en 1892. Il se fit surtout connaître comme dessinateur humoriste du " Triboulet », journal satirique conservateur, où il présenta la Réj>ubrn|ue et les cliefs du parti républicain, (îambeitii. .Iules Grévy. Jules Eorry. Brisson, Constans dans des attitudes triviales ou occupés à des besognes crapuleuses. Son dessin, volontairement sommaire et naïf. contrastait avec la littérature précieuse, les mots ]>iqiiants qui se rencontraient dans le ^ Triboulet «,

Il a collaboré aussi à la « Caricature » et au « Journal amusant ■ et a donné quelques eo-t^lcs à la • Revue citcyclopédiquo ».

Blanco y Erenn^.

BLASTOGÉNÉSE iiiu ^e. Uintos, germe, et r/éiiésis, formation) n. I. Biol. Premiers siadcs du développement do l'embryon et formation des feuillets (Kollmann).

— Encycl. Les règles fondamentales de la iiliistof/éwae, jusque dans ces derniers temps, étaient lu noii-énuivalonce des feuillets gorminatifs et le parallélisme do l'ontogénèso et do la IdaslogénOse. Mais des observations plus attentives, particulièrement chez les Tunisiens, ont montré que ces deux règles sont fréquemment on défaut (Garstaug).

BLASTOOÉNÉTIQUE adj. Biol. Qui appartient à la blastogéncso, an\ proniiers stades du développement. Il FeiiilUt Umtoginetiqiie, Feuillet germinatif l'orme par des blastomères.

BLASTOPORE [Ijhiss) a. l. Bouche primitive do la gasirula d'IIaccUcl.

BLASTOSPHÈRE (du gr. blastus , et .y./inirn . sphère) n. m. .\oni donné i un stade de la segmentation du vitellus lorsque la nioriila se transforme en une vésicule rcmplio do liquide.

BLATTE n. f. Ceinture placée autour du corps du chien il un contrebandier et renfermant de 2 à o kilogrammes do tabac.

BLATTIACÉES (Un-ti) n. f. pi. Bot. Kamille do dicotylédones dialypétales. — Une blattiacée.

— Encycl. Les Olaltiacées sont dosarbrisseaux àfeuilles opposées, habitant les régions tropicales. Voisines des /</thractes, les Uaiiiacées sont caractérisées par leur moilo de placcntation et par la concrcscence partielle de l'ovaire et du réceptacle. On les divise on lilatliées à nombreuses otamines et ci-i/pléroniées i androcée isostémouc.

Blau (Edouard), auteur dramatique français, no à lilois en 1.S3C. — Il est mort ù l'aris en luoii.

BLAUNERIE {bld-ne-rij ou BLAUNERIA (blo-iw) n. f. Genre de mollusques gastéropodes pulmonés, de la famille dos auriculidés, comptant quelques espèces répandues dans les .Vntilles et l'Océanie. (Ce sont des petits animaux des rivages marins, qui vivent sous les pierres.)

BLAVETTE vél') n. f. Variété de cépage à fruits rouges, cultivée dans le déparlement de l'.irdèclio.

Blaydon-BURN, ville (lu Koyaume-Uui (Anglotorre : comté do Durhanij), sur laTyne ; 4.000 hab. Centre industriel assez important; mines de houille, forges, fonderies do ter, briques réfraclaires.

Blazowa, bourg d'.\ustro-Hongric (prov. de Galicie [cercle de Jasio]!, sur un petit sous-affluent de la Vistule jiar le .San ; 3.5oo hab.

Bled (Victor Du\ historien français, no à Saint-Romy (Marne) en is io. Il fut sous-préfet de 1870 à 1877, puis 11 donna, en France et à l'étranger, des conférences nombreuses sur des sujets historiques, politiques et sociaux. Il a collaboré à de nombreux journaux, notamment à la • Revue des Deux Mondes », à la . Revue bloue n , à la " Quinzaine », a 1' « Echo de Paris », à 1' . Eclair », au ■■ Gaulois », au • Moniteur universel », etc. Il a publié une Bisloii-e de la monarchie de Juillet (1877-1879), couronnée par l'Académie française. L'ouvrage qui parut ensuite, couronné aussi par r.-Vcadémie, est intitulé : les Causeurs de la tiévoluthn (18S9). Il fut suivi de : le Prince de Lignr. et ses conlemporaiiis (1890); Orateurs et tribuns, la Société française avant et aprrs IJSS et la Comédie au xviii" siècle. Mais le grand travail de V. du Bled est une Histoire de ta société française du xvi" au xx* siècle (1900), dont les quatre premiers volumes sont consacrés au XVII' siècle et dont le cinquième a paru en avril 1903. L Académie a récompensé en bloc tout ce qui en a paru avec les autres livres de V. du Bled sur la société française, en lui décernant le pri.x Monbinnc fl903). En 1903, elle lui a donné le prix Petit-Bourg.

BLEDA (hlè-da) n. m. Genre d'oiseaux passereaux deiitirostres, de la famille des pycnonotidés, comptant trentedeux espèces répandues dans l'Afrique et l'Inde. (Les bleda sont de taille médiocre; leur livrée est jaunâtre et grise; leurs mœurs sont celles des gobe -mouches. Le bleda ictertca se trouve dans l'Inde du Sud et à Ceylan, les antres dans l'Afrique équaioriale [bleda nim-icens, Kilimandjaro], etc.)

Blehr (Otto-.Vlbert), homme politique norvégien, no dans I Hedemark, en 1847. Il s'occupa de journalisme, devint avocat à Laerdal (Sogn) [|87SJ, et prit aussitôt une part active au m.uivemont démocratique et national organise par la gauche. Représentant de sou amt (1SS3-I883, 1886-1888), il a joué un rôle important au sihoiting, et est devenu ministre d'Etat en résiilenco à Stockholm, sous le ministère Stecn (IS91-IS931. Représentant du Nordiand (1893-1897), réélu eu 1897, il faisait partie du second ministère Steen (1S98-1902) et semblait sur le point de faire agréer à Stockholm les revendications norvégiennes lorsqu'il succéda à Sleon;les élections de 1903 l'obligèrent à coder le pouvoir à un ministère de concentration (Hagerup).

BleiCHER (Marie -Gustave), savant Avançais, né ù Colmar en 1838, mort à Nancy en 1901. Médecin-major dans 1 armée d'Afrique, docteur en médecine, docteur es sciences, il quitta l'armée pour devenir professeur d histoire naturelle à lEcolo su|)érieuro de pharmacie do ^ancy, dont il fut nommé directeur en 1900. Parmi ses ouvrages, nous citerons : les Fécules (187S); Matériaux pourune élu :e j^réhistorique de l'Alsace (1879-18SS, 4 vol ); ('""le du géoloi/ue en Lorraine (18S7); les Vosi/es, le Sol et les Haitlanis ms9); etc. Il fut tué d'un coup de revolver par un pharmacien de Nancy, R. Four, qui se tua ensuite de la même façon.

BlémoNT (Léon-Emile Petitdidier, connu sous le noiiid Emile), littérateur français, né â Paris en 1839. — Parmi ses derniers ouvrages, nous citerons : En mémoire d un enfant {i&<)9,] les Guerres d'Afrique (1900)- A quoi tient l am„ur{ 1903) : Beautés étranon-es, poésies ( 1904) ; Clie: /'/iirfias, poème dramatique (1905); la Èé,,um Jeanne, poème (1905): le Génie du peuple (loob); la Fête des roses, comédie historique, avec .1. Trufaer (1905).

BLENNERHASSETl.adv Charlotte, née comtesse Letl)EN . écrivain allcniaiid, née i .Munich en 1843. Elle s'est distinguée par ses travaux do criti.|uc et d'histoire littéraire. L ouvrage qui la lit conuaitre est sou étude sur

.Vadamede .S(ae7 (1887-1889), livre d'un grand charme Jexf,lT^\''°,' V è,*^"* "'^''"'' "" fi-aocais par A. Dictrich 1890 . Lady Blonnerhasset écrivit aussi un Talleijrand (1894). ou elle fait revivre la liguro du célèbre liommo dhtat et son milieu. L'université de .Munich récompensa ses travaux en lui décernant le titro de docteur bouoris cauta. Des nouvelles études historiques et littéraires sont î'w,*„",',"',^7","'-'''fj?"""' * ^* réputation : Mar.f.Antoiuelte (1903 ; Clialeuubriand (1903), et yo/i;i Uenrij, cardinal .Yticman (1904,1, œuvre importante.

Outre ces livres, lady Blonnerhasset a écrit une grande uuantité d articles parus dans divers périodiques. Citons : UUIiique du roman moderne [li'K): Eludes sur licorne l'.liot (1883) ; Tainc (1880) ; lu lleiiic Victoria (1887) ; Gabriel dAnnunzio (1S98) et Alfred Lord Tennyson (1899).

BLÉPHAROBLASTE {blassf - du gr. blépharia, cil, et blastos, germej n. m. V. anthérozoïdes.

BLÉPHAROPHTALMIE I «Il — du gr. «KpAaroii, paupière et opiitlialmos, leilj n. f. Inflammation de la conjonctive et dos paupières.

BLÉPHARORRHAPHIE {ro-ra-fi — dn gr. blépharon, paupière, et rliuphé, suture) n. f. Suture des deux pauiiières.

Bles (David), peintre hollandais, né ù La Haye en 1S21, mort en 1901. 11 étudia d'abord à Amsterdam et ensuite i Pans. En 1843, il retourna dans son pays natal, quil ne quitta plus. Parmi ses tableaux tantôt liistoriques, tantôt humoristiques, on cite principalement : la Leçon de musique, le Siéije vide, l'Enfant de lu veuve, mais surtout la Belle Amoureuse.

-BLESSÉS (Société DESECounsACX).V.CnoixRoL-GE,l.in.

•^BLESSURE n. f. — Encyci,. Milit. Tout en rappelant i[uo 1 inscription des blessures no peut, en principe, avoir lieu que sur le vu d'un certificat d'oriijine (v. ce mot) établi dans les conditions prescrites, l'arrêté ministériel du 23 décembre 1903 spécifie qu'il est des cas où cette constatation réglementaire no peut être faite. Elle peut alors être remplacée par la déclaration sur l'honneur et écrite, avec légalisation des signatures, faite par deux témoins bien famés et connus, militaires ou civils, ayaut assisté à l'affaire, ou ayant été traités avec le blessé, ou l'ayant relevé sur le champ de bataille et soigné. A défaut de cette déclaration, les blessures peuvent encore être mentionnées après constatation do doux médecins militaires et sur le vu do documents officiels, tels que : feuille de route, billet d'entrée ou de sortie d'hôpital ou d'ambulance, etc., établissant d'une manière suftisammcnt précise l'époque et la nature de la blessure.

■ BLEU, E adj. — Lanfiuc bleue ou bolack. Idiome artificiel, imaginé par Léon Bollack, et destiné, dans la pensco de son créateur, à offrir à tous les peuples civilisés un instrument « facile » d'intercommuuicatioa par la parole ou l'écriture.

— Méd. Maladie bleue. Syn. do cyanose.

— Fam. Stupéfait : Quand il apprit la nouvelle, il en resta bleu. 11 Stupéfiant : Un /•« permis? Elle est blebe, celle-là.

— Encycl. La langue bleue est basée sur la « théorie de la sensation ». Quatre règles fondamentales en marquent les bases : 1» la lettre n'a qu'un son et un son est toujours représenté par un seul et mémo signe ; S» le sens de chaque mot est toujours plus resserré que dans toute langue vivante ; 3" une classe do mots (c'est-à-dire une partie du discours) aura un seul et même aspect; 4» toute phrase n'aura qu'une construction possible où chaque mot aura sa place hxée, pour ainsi dire, à l'avance.

*BLEU ou PETIT BLEU n. m. Carte-télégramme fermée, de couleur Ijleue, qui s'expédie par tubes pneumatii|ues, et qui est d'un grand usage à Paris pour la petite correspondance.

BUABERGITE [bèr) n. f. Silicate naturel d'alumine appartenant au genre clintonite.

BlimOND (saint), moine dans le Ponthieu, au vu' siècle. Disciple de saint Valéry, il travailla efficacement avec son maitro à la conversion des païens du nord do la France, se retira avec lui dans une solitude de Ponthieu nommée Leuconay, qui leur fut donnée par le roi Clotairo IL Avec l'autorisation do lévêque dAmiens, ils y bâtirent un monastère que peuplèrent do nombreux disciples, et qui s'appela le monastère de Leuconay et, plus tard, de Saint- Valéry. La ville de Saint-Valéry s'est formée autour do ce monastère. Saint Blimond mourut vers lo milieu du VII' siècle.

Blink (Hendrik), géograjiho hollandais, né à Wyk, près Meppel, en 185S. D'abord instituteur, il se consacra ensuite exclusivement à l'étudo de la géographie et compléta ses études à Paris, puis à Strasbourg. Il a publié : (a Terre et ses habitants, Slanleij cl le Continent noir, etc. En 1886. il a fondé les Vrar/en van den Daij (Questions du jour), revue scientiliquo très estimée, dont "il est resté le directeur.

Blinltvet (saint), ovêquo de Vannes, en Bretagne, au IX' siècle. Il se démit do ses fonctions pour devenir moine ù Quimperic, où il mourut. — Fête le 7 novembre.

BLIZZARD Ibli-zeurd') n. m. Dans les Etats-Unis, Veut glacial, accompagné de tourmentes de neige, qui soul'tlo eu hiver de la région des montagnes Rocheuses.

*BLOC n. m. — Enctcl. Ce mot est entré dans la terminologie politique sous les auspices de G. Clemenceau, qui, pariant de la pièce do Sardou, Thermidor, l'appliqua ù la Révolution française. Puis il en fit lo titre du curieux petit journal qu'il publia, seul, de 1901 à 1902. On eut ensuite le bloc de la défense républicaine, suscité par ■\Valdeck-Rousseau. .Mais le mot s'applique surtout :\ la majorité qui appuya constamment lo cabinet Combes, majorité formée dos groupes de gauche, à l'exclusion du centre et de la droite, et aussi a la politique de ce ministère, qui continua, on l'accentuant, celle du minisioro do » défense républicaine =.

Bloch (Jean), industriel et publicisto polonais-russe, d'origine Israélite, né et mort à Varsovie (1836-1901). Il a consacré d'importants ouvrages à l'étudo des chemins de fer russes et des questions financières concernant la Russie et la Pologne. Il a employé les dernières années de sa vie à une propagande énergique en faveur de la paix universelle. Sou but était de montrer surtout que

BLASTOGÉNÉSE BLONDEL

l.lf.îr?'^™*'''"'^ économiques et sociales modernes rendent la guerre do plus on plus difficile. Il a fait sur ce sujet des conlerenccs en français â La Ilave uolanmieM et publié on français également : la Cuei-re' fulurt[rZl]- Impossibilités techniques et économiques d'une aucrre enté arandes puissances (1899;; Evolution de la guerre et de la pnia:; etc. Il a écrit sur la même question, en russe, un grand ouvrage en 6 volumes, intitulé : la Guerre aux point, de vue teclinique, économique et politique. Il a fondé â Luceruo un Musée international de la guerre et de la paix.

Bloch (Rosine), cantatrice dramatique française néo a Paris en 1814, morU; à Nice en 1891. Elève du Coi.er° vato re. ,H„ y obtint en 18G4, les deux seconds prix do V-n,.- "t les deux premiers l'année suivante.

rn fc "-r "P"-'."' elle y lit, en I8C5. un très licu-

•,■'''', , ■''""l'ère. Sa beauié, son ■■! ', ;„

damplcur, la vigueur et le velouté tout ■ \-,

be le VOIX de contralto, qu'elle maniait a^ ,1

valurent un accueil chaleureux do la pan .,,, , .,„ k f 11,' ne fut pas moins heureuse dans les atltrcs rôles du réper-

phele. Elle fit une seule création, dans la Coupe du roi de Jhulé, puis, en 1880, elle quitta lo théâtre.

Bloch (Gustave), érudit et professeur français, né k Fcgershcim (Alsace; eu 1848. Elève do l'Ecole noiroale il en sortit agrégé des lettres, puis fit partie des écoles françaises do Rome et d'Athènes. Après un court statre dans! enseignement secondaire, il était nommé maître de conférences, puis professeur d'histoire à la faculté des lettres do Lyon, après la publication d'une thèse de doctorat remarquable sur les Origines du sénat romain (1883), dans laquelle il essayait de reconstituer l'histoire du sénat romain pendant la période royale. Nommé maître de conférences à 1 Ecole normale en I89i, il a quitté cette situa tion au moment de la réorganisation de celte école en 1901 pour enseigner à la faculté des lettres de l'université de Pans. On doit encore à Gustave Bloch. qui est un érudit de valeur et un professeur méthodique et clair une étude sur la Jléfoi-me démocratique à Home au m' êiéete avant Jésus-Christ (1886).

*Block (Maurice), économiste français, né à Berlin en 1810. — Il est mort à Paris en 1901.

BlOK (Petrus Johannes), historien hoUandais. né au Ilelder en 1853, professeur d'histoire générale et nationale, en 1884 a Groningue et, en 1894, professeur d'histoire nationale à l'université de Leyde. Il a publié entre autres : une Ville hollandaise au moyen âge, la Corresnon- ' dancc de Louis de Nassau, qui précéda une Iliouraphie de Louis de Nassau; mais son grand ouvrage, une œuvre capitale, est Y Histoire du peuple néerlandais, commencée en 1892.

BloMMERS (Bernardus Johannes), peintre hollandais ne à La Haye en 1845. Il exposa à La Ilave, en 1875, uii tableau . Ou sont les pigeons ? qui eut un'grand succès Ses œuvres, (|ui se distinguent par une vraie puissance de colons, par une touche spirituelle, sont très recherchées.

Blondeau (Henri-Maric-Gabriel), auteur dramatique français, né ù Paris en 1S41. Il était commis chez un agent de change lorsqu'il débuta à la scène avec son ami et allie Monréal. qui devait êlre |>endaut quarante-cinq ans son collaborateur assidu, en donnant aux petits théâtres et aux cafés concerts des chansons et des vaudevilles Ils oiit composé dos vaudevilles : les Fréies Cramenfori les Etrangleurs de Cliaillot. Monsieur Biscotm, Mau,'zelle Moumoutle. Sur une échelle (isee) ; les Itemparls de Carcassonne (1867); Mam'zelle Clochette, la Saint-Sylvestre (1869); Paris dans l'eau (1872); 41.000 francs de récompense (avec Laurencin, I873i; Colin Tampon I n'a; • les Environs de Paris (1877); la Serviette de Jeannot,' les Teneurs de Jarnicoton (lils); Madame .Vépbisto {1900) ■ On demande une étoile {190* j; des féeries: les Pommes dor (avec Chivot et Duru, 1873) ; Pif! paf! (avec Clairville, 1875) ; des drames : Carnol (avec Jonathan, 1884) ■ des parodies : l'Ami Fritz-Poulet (1S76); la Petite Francilion (1887); des opérettes : Dagoliert et son vélocipède (musique de Demarquette, 1867) : Gabrictle de Yerqu (musique de Demarquette, 1873): la Veuve MalLorough (musique de Jlarc-Chauiague. 1S73) ; la Nuit Je noces de la fille Angot (musique de Charles Lecoq, 1873 ; les Pommes d'or (musique d'Audran. Wi); le Paradis de Mahomet musique de Rob. Planquettc, 1906\ et un très grand nombre de revues représentées aux Délassemcnts-Comiciues, au Chàieau-d Eau, aux Folies-Dramatiques, à Déj-azet, aux Variétés, etc., depuis Tapez-moi la-dessus, eu 18.-.7.' jusqu'à Paris qui chaule, qui est de 1903. Pendant la Commune de Paris, Blondeau et Monréal rédigèrent un journal satirique : le F'ils du Père Duchéne illustré.

Blondel (Spire), écrivain français, né à Laigle (Orne) en 1S3G, mort à Cézy (Yonne) en 19oo. II s'est intéressé parallèlement à l'art et à l'histoire des mœurs. Les documents qu'il avait réunis lui ont permis de consacrer entre temps «le curieuses monographies au bibelot. Il avait préludé par des Recherches sur les couronnes de fleurs. Il a publié successivement : Bistoire des éventails chez tous les peuples (1875); (e Jade, étude historique, archéologique et littéraire sur la pierre appelée yii par les Chinois ; Becherclies sur tes bijoux des peuples primitifs (lS7ej; /fistoire anecdotiquc du piano (1880 . qui parutd'abord daus la « Revue britannique ■ ; l'.irt intime et le Goût en France (1881); les Outils de l'écrivain, l'Art pendant la flérolution, le Livre des fumeurs. Il a collaboré à la • Gazette des beaux-ans ». et â la « Revue britannique ». Ses travaux bien documentés peuvent être consultés avec fruit.

Blondel (Paul), architecte français, né et mort à Paris (1847-1897). Il remporta le prix de Rome en 1870 sur «li Palais des arts. Son envoi le jdus remarf|ué fut la Bestitutiou du temple de la Fortune Prénestine. De retour en France, il construisit l'hôtel de la caisse d'épargne à Mayenne, une bibliothèque à Mulhouse, l'Ecole professionnelle des aveiigles à Paris, le dispensaire do la rue d'Alésia. la Bourse du commerce à Paris, puis il recueillit au Louvre la succession d'Edmond Guillaume eu 1894 et il donnait ses soins à l'appropriation de la salle des Etals, quand la mort l'a surpris. '

Blondel (Hippolyte-Marie-Geor</cj), historien et économiste frauçais, né à Dijon en 1856. Il fut ch-^r^c, en 1S84, d'un cours d'histoire du droit à la faculté dc°droit do Lyon et, ou 1894, d'un cours d'histoire des institutions

BLONDIALX

IJODIN

à la faculiL^ (ies lettres de Lille. Il a rempli diverses missions a Iriraii^'er. au roiirs dcs.iuelU-s il a éliidi*^ Miistoiro Ot la siltiaiiuii écoiiomiiiuo dt-s yaya d'Huropo. Il a publitS uotamiiuMil; AV»</f sur l'cmeiyneuicut du droit dans les uuivtrsHt'S «//.'duiik/cs (1885J; /tHude sur la politir/ue de l'empereur Frtdèric il (ISlf.M; l'/Sssor coninterciul et industriel du peuple allemaud (3» cdit., l'-tOiii; Ut France et le MnrcM du monde (lyoi); la Poli titjue protectionniste en Angleterre (lOut).

BlONDIAUX (Paul-Henri-Prosper), oflicierot explorateur fraii'.ais, ne à Vcrdun-siir-Meu^e en 1867. Lieutenant dinl'aiiteric coloniale, il a été chargé, eu 1897, de faire une cxploraiion depuis le Soudan justiu'au.K pays qui forment l'hintoi-land do la Côte d'Ivoire. Harti de Beyla, dernier

Çosto du Soudan, il savan<;a vers l'Kst jusque dans lo énindieri, en traçant de nombreux itinéraires ; mais les populations anthropophages de la grande forêt l'empêchèrent de descendre au Sud et do gagner la cote. Son voyage a fourni do précieUNCS indications sur les hauts bassins du Cavally.do la Sassandra et du Uandania. Ku lh'.*\), il a rempli une mission à. la côte dos Somalis en vue de la délimitation entre les possessions franvaisesot italiennes.

BLOOD-HORSE (A/cwrf'-Ao»-«s — cxpr. angl.) n. m. Turf, l'ur saiii:.

Blos i,Guillaumcl, homme poiitiiiuo et écrivain allemand, né à Wertheim (gr.-duclié do lîade) en 1849. II étudia les lettres et la philosophie à Fribourg-en-Brisgau (1S08-1872), entra dans lo itarli socialiste, collabora à plusieurs journaux et subit do nombreuses jieines de prison pour délits do presse. En 1877, il fut élu député au Keichsiag i)our la première fois et réélu coiisiamniout depuis 18'J0. Il a public de nombreuses études historiques sur les mouvements populaires eu AUemague, en Franco et on .Vnglc terre, entre autres : IJistoire de la Hèvoliition franruise (iSSOl : Histoire des mouvements allemands de fS4S ù ISài (1892); Histoire de la Commune de Paris (181)4).

*BlOUET (Paul), littérateur français, dit Max 0*ReII,

ué en Bretagne en 1818. — Il est mort à Paris en 1903.

BlOUNT (sir Edward Charles\ linaucier et industriel anglais, ué à Bellamour, près de Kugeloy (comté de Slafford), eu 1809, mort à East-Greenstoad" en 1905. Il descendait d'une famille do vieille noblesse française, les Le Blounds, comtes de Guincs (Picardie). Il débuta dans la diplomatie et fut attaché à l'ambassade d'Angleterre à Paris en 1829. Mais il se tourna vers les grandes affaires linancières ot fonda, en 1831, la Banque Edward Blouiit père ot fils. Cet établissement fut absorbé en 1S70 par la Société générale, à Paris, dont sir Blount fut président du conseil d'administration jusqu'en 1901. Il fut également président do la Compagnie trançaisc des chemins de ft-r de rOuest. II avait été créé baronnet on 1888. Il a publié eu 1901 un intérossaut volume de Mémuires.

*Blowitz (Henry Georges Stophan Adolphe Opper d9), journaliste, né' au château do Blowitz (cercle do Pilsna [Bohème') en 1825. — Il est mort à Paris en 1903.

*BLOY(Léon), écrivain français, néàPérigucux en 184G. — Depuis 1898, il a publié trois volumes de notes personnelles très mordantes sur les contemporains, sous les titres suivants : le Mendiant inr/rat {IS'J&); Mon Journal (1904); Quatre ans de captivité à Coc/ions-sur-Marne {1906). On lui doit encore plusieurs livres do polémique : Je m'accuse (1900) ; Ext'fjfise des lieux communs (1902) et /e.s Dernières Colonnes de l'Eylise, dans IocjugI lo catholique exaspéré qu'est l'auteur stigmatise les propres défenseurs do son parti, Brunctière, Huysmans, Bourget, etc. Jehan Kictus, seul, trouve grâce devant lui.

BLUEITE n. f. Sulfure naturel nieUclifère do fer.

BLUE-JACKET {blou-dja-kèt' — m.nn^X. s\i^n\[. jatjuetle bleui: \ n. m. Subriquet donné aux fusiliers marins anglais.

Il PI. ULLëS-JACKLTS.

BLUFF (bl-'uf — de l'angl. to bluff, leurrer par do fausses apparences, des paroles emphatiques <le charlatan) n. m. Pande ou action destinée à intimider et à tromper les gens sur ses forces, . — ^

ses ressources réelles. / "^

— Jeu. Action de faire croire à *- . (\

l'adversaire qu'on a un plus beau ^ ' ' *>

jeu qu'on ne la réellement.

BLUFFER [bleu-fé— de bluff ) V. n. Tromper l'adversaire à certains jeux, comme la bouillotte ou le poker, en lui donnant à croire que l'on doit avoir on main -, un très beau jeu, tandis que l'on < n'a rien ou presque rien. V. a. '?/ -

Leurrer par do fausses appa- l'y

ronces : Bllffkb quelqu'un.

^XMTTEMVi, EUSE [bhn) w. •5.-'' '^ '

Pcrioiiuc qui blulfe. .{'^'î^'''

Blum (Ernest;, auteur dra- ' ;

malitiuo ot journaliste frant^ais, E. Bluiu.

né ù Paris en 1836. ~ Outro les

œuvres quo nous avons signalées au t. Il, cet autour a publié encore : la Poudre de Ptrlinpinpin, Jtobinson Crusoé (1890), le Petit Chaperon rouge, féerie (1902), un Soir d'hiver (1903), le Jeu de l'amour et de la roulette (1905).

Blum (Léon), éi^rivaiu français, né à Paris en 1872. Dès 1891. il collabora à un grand nombre do petites revues, mais princip-ilement à la lievue Blanche, dont il fut. pendant plusieurs années, lo critique littéraire. Il y donna dos nouvelles duno lino pénétration, comme le Livre de mes amies et EUane ou /** regret, ot dos études politiques ot sociales. En 1903, il fut chargé do la critique littéraire au »Gil Blas», el passa on 190 1, ù ■ l'IIumaDitû <>. où il a donné dos critiques littéraires.

Il a réuni en un volume ses XonvcUes conversations avec Eckv'mnnn, oii il met en scène un Gœlhe imaginaire discourant sur les écrivains du temps présont (1901). Il a ensuite publié un second volume, qui a pour titre Au theàtre. Tel écrivain au talent délicat n'est pas resté indiÂ'érent au mouvomoiit social. Il a publié dans la » Petite République française », tinr série d'articles sur les Afouopôles fiscaux et écrit plusieurs brochures : les Congrès socialistes français (1901); l'Article 7 ; etc.

*BlumenthAL (comte Léonard M; . fehl-maréchal allemand, né a Scliwedt-sur-IOder en I8I0. — Il est mort dans sa iiropriéto do Quellendorf en 1900.

Blumenthal (Daniel!, homme jiolitiquo alsacien, né :\ Tliaiin (Ilauie-AHare) en 18G0. 11 fut stagiaire auprès ilo ]iUiNiours tribunaux do son pays natal, s'établit en 1886 commo avocat ù, Cohnar ot a'-qnit très vite uno grande réputation commo orateur, par son esprit et sa verve. Il se lança dans la politique, fonda, en 1891,

10 parti démocratique d'Alsaoe-Lorraine ot fut nommé en 1892 conseiller municipal, en 1900 conseiller général, en 1905 maire do Culmar. A la tète du mouvement anticlérical et démocratique, il dideudit les id'-es do la Révolution française, réclama lautonomio complète de r.Vlsace-Lorraino, la laïcisation de ions les services publics, l'égalité de la langue française et son enseignement dans les écoles primaires, lo suffrage universel direct et secret pour toutes les élections.

11 tut élu membre do la délégation d'Alsaco-Lorraine on 1902.

Député au Roichsiag en 1903, j>our la circonscription ào Strasbourg-Campagne, il y combattit la politique de Guillaume II, défendit les intérêts tle ses compatriotes et préconisa énergiqucinent une politique d'entente cordiale avec la France. Par sou éloquence et son activité incessante, il conquit vite une très grande autorité dans les milieux j)oli tiques allemands, surtout clicz les démocrates, et y devint un des hommes politiques les plus iiillueiits.

*BOA (du nom du reptile, à cause de sa forme) n. m. — Four- Boa.

rure étroite et longue, quo les

ioinmes portent autour du cou pour se garantir du froid. (Ou fait aussi des boas de plumes, etc.)

BOARDING-HOUSE [bàr-din'gh'-haonz' — expr. angl., comijosée de boai'diny, action de vivre en pension, et hovse, » maison ») u. m. Hôtel anglais du type " pension de famille » : Peude vie de famille : on habile le plus possible l'hôtel ou /e BO.\Ri)iNG-HousE. (Paul Soudav.)

BOBBA (Romuald), professeur et philosophe italien, né à Cigliano, dans la province de Novare, en 1828, mort en 1905. Ueçu docteur en philosopliic, il fut plusieurs années professeur do lycée, publia des travaux qui attirèrent l'attention et fut appelé à la chaire d'histoire de la philoso- ])hie à l'université do Turin, qu'il occupa jusqu'à sa mort. Parmi ses nombreux travaux, il faut citer : Sagyio iiitorno ai filosofi italiani mcno noti prima e dopo In pretesa informa Cartes iana (1868); Sagoio intorno alla protulogia d'Ermenetjildo Pini (1870); Critica filosofica, onvrage de controverse, en réponse au professeur Fiorentino (1870); Storia délia filosofta 7'ispelto alla conosce}iza-, qui est sa graudo œuvre, on 4 vol. (^1873); Bella educazione net suoi principH e rapporti colla isiruzione secondaria elassica (1876) ; lo Sperimentalis>ito e tWpriorismo nella ftlosofia contemporanea (1881 ); Saggio sulla filosofia greco-romana considerata nelle sue fonti e nel suo svolgimeuto fino a Cicérone inclusivamente, avec une A;ithologia philosophica ex Marco Tultiu Cicérone {IS92], et beaucoup d'autres travaux de critique ou de polémique. Dans les dernières années do sa vie. Romuald Bobba a écrit de savantes études sur les principaux ouvrages philosophiques parus en Europe. Parmi ses travaux d'un intérêt plus générai, nous citerons : le Apologie nei primi tre secoli délia Chicsa; la Dotlrina delV intelletto in Aristotele, et le discours (lu'il prononça à l'université de Turin pour l'inauguration de l'année académique 1892-1893 sur-« le passé et le présent de la philosophie >•.

BOBIN (saint), évoque de Troyes, en Champagne, né on Aquitaine; il vécut au ix' siècle. Il avait été moine a Moustier-La-Celle avant son épiscopat. Il y fut iuhumé. — Féto lo 31 janvier.

Bobo-DIOULASSO, ville ou plus exactement gros village do rAfrique-Occidentale française, dans la boucle du Niger, ch.-l. duu des territoires militaires créés à la suite du rattachement do l'ancien Soudan au gouvernement général do l'Afriquo-Occidentalo. Marché important de bestiaux. Curieuse mosquée. Tire son nom de la peuplade des Bobos, qui appartient à la grande famille foulbé, mais a conservé quelques traces des anciennes mœurs anthropophagiqucs.

BOBREK, ville d'Allomagno (Prusse [prov. de Silésie, présid. d'Oppeinj), sur la rivière de Bentken; 4.000 hab. Industrie importante : métallurgie du fer et du zinc, forges; aux environs, gisements de fer et de houille.

BOBRIKOV (Nicolas Ivanovitch'), général derinfanterio russe, aide do camp géuéral et gouverneur général de Finlande, néen 1839, tué ù Ilelsingforsen 1904. If fut promu ofticier en 1858 pendant la guerre lurco-russe, mais il s'occupa de l'organisation des formations de réserve et do remplaccmcutà constituer dans la circonscription militaire do Saint-Pétersbourg. L'activité dont il lit preuve en cette circonstance attira sur lui l'attention toute particulière do remi)ereur Alexandre II, qui lo nomma général major on 1878 ot ofticier ù. la suite de Sa Majesté. Promu û;énéral lieutenant en 188 lot nommé chef d'état-major de la c'irconscription militaire do Saint-Pétersbourg, c'est après avoir exercé ces fonctions pondam phis de quatorze années et après avoir été promu général de l'infaniorio en 1897, que le général Bobrikov fut, ou 1898. nommé aide de camp général do l'empereur et gouverneur général do la Fmiando. Sa mission spéciale était surtout de russilier le grand-duché. Son premier soin fut de dissoudre les troupes nationales finlandaises et d'introduire dans lo grand-duché la loi militaire russe. Ces mesures soulevèrent des haines qui so tournèrent contrôla personne du gouverneur ot, lo 16 juin 1904, lo général Bobrikov tomba victime do son système sous les coups d'un Finlandais nommé Schaumaun, appartenant ù une famille très estimée, qui tua le gouverneur sur l'escalier mémo du Sénat.

BOB-SLEIOH [bub-slti — terme angl., formé do to bvb. so balancer, ot sleigh, (ratneau) n. m. Sport. Sorte de traîneau, formé do doux trains placés l'un derrière l'antre.

4 — Où

— Encycl. Lo bobsleigh est un toboggan de grande dimension, ou plutôt un double toboggan, dont lo premier est articulé avec le second. Les patins sont en acier ci cintrés. La direction so donne au moyen d'un volant analogue à

celui des automobiles. Vn frein puissant formé de deux crampons do fer, placé à l'arrière est relié à l'avant par doux tigos d'acier ; il est mû au moyen d'une iicdale, sur lafjuello so place le pied du conducteur. Un tablier métallique sert de coupe-vent. Les yjersonnes sont assises chacune entre les jambes de la personne placée derrière et obéissent à la personne placée premièro.

BOCAS DEL TORO, ville de l'Amériquo centrale 'Etat de Panama!, sur nue ilo à l'entrée de la vaste baie do l'AIinirante ; li-ooe hab

BOCCARDO iGeroIamol, économiste et publicisto italien, né à Gènes eu 1829. mort en lOOi. Il débuta de bonne heure dans le journalisme et s'y produisit avec une telle distinction que le comte de Cavuur lui aurait confié le sous-secrétariat de l'agriculture, de lindusirie et du commerce, si lo jeune écrivain avait i)u se décider à quitter Gènes. Il devint professeur d'économie politique à l'Université, chevalier du Mérite civil et sénateur du royaume d'Italie (1877). Il dirigea la Xuova Encyclopedia popolare, dont il écrivit l'introduction et de très nombreux articles. Il était aussi à la tète de la Bibliuteca dell' Economista. pour les publications de laquelle il fit neuf préfaces, qui ont été réimprimées en un volume, sous ce titre ; l Economia politica modernn e la .Soc/o/o/y/a (1883). Parmi ses autres ouvrages, nous riterons : Trattato teorico-pratico di Economia politica, dont la septième édition a paru en 1885; Sismopirologia ; Terremoti e vulcani; Storia del Commercio (3' éd.. 1885); Dizionario dell' Economia e del Commercio ; Fisica del Globo ; la Terra e la sua progi^essiva congitisla; Feste, ginorUi e spettacoli ; Prediche iti h» laico; Diritto commerciale ; Diritto administrativo ; Conlabililà; Antichità romane e greche. Corso di Storia universale; Doveri e diritti del cittadino (5* éd., 1886) ; i J^rincipii délia scienza e dell'arte dell'- fina»ze ; A'o/e e memorie di un Econojnista. — Son fils, Ernest Boccardo, professeur à l'Ecole industrielle de Vieence, a publié, entre autres ouvrages techniques, un remarquable Trattato di geometria pralica.

*BoCHER (Henri-Edouard), homme politique français, né à Paris 1811. — Il est mort dans la même ville en 1900.

Bock (Alexandre de), sculpteur russe, né en 1829. mort eu 1895. Il était professeur de sculpture à l'Académie impériale des beaux-arts. On cite de lui : le Jugement de Salomon, bas-relief placé dans la façade du Palais de justice de Saint-Péti-rsbourg, et la statue colossale de Mînei've, qui surmonte le domo de l'Académie, dans la même ville.

Bock ''Charles\ voyageur danois, né à Copenhague en 1819. Il commença, en is:.^, par accompagner dans le centro do l'île de Sumatra lo marquis de Tweedale, et y fit d'importantes collections; puis, après la mort de son chef, passa à Java et gagna la partie sud-orientale de Bornéo, oii il vécut longtemps parmi les Dayaks et réunit d'importantes séries ethnographiques. En 1881, il visita le Siani et remonta le Ménam jusqu'au Laos; puis, à partir de 1886, entra dans la carrière consulaire. Citons, parmi ses ouvrages : Head-hunters of liorneo (I8SI) ; 7'emples and Eléphants thnnig h Ufpcr Siam nnd Laos (1884), ot surtout îicis in 0"St~en Zind-liomco (1881 18S7, 2 vol. et atlas).

Bock (Théophile-Emile-Achille de\ peintre hollandais, né à La Ha\e en 185t. Il fit ses ijremièrcs éludes dans son pays et Ics'compléta ensuit»' à l'éiranger, principalement à Fontainebleau. Il a obtenu des médailles à Paris, Munich, Berlin, Dresde et Chicago, et les musées de Dresde, de BarcolonCf d'AnverS} do Rotterdam possèdent de ses tableaux.

BocKUM. ville d'.Mlemagne , Prusse-Occitlentalo 'prov. de Wesiphalie. présid. de^Dusseldorf), près d'un petit sous-affluent du Rhin ; 2.500 hab.

BOCSKO-RAHO , bourg d'Ausiro - llonçrie ( Hongrie orieinali- coniiiat de Marmaros^i. sur la Tlieiss, afïlucDt du Daimbo ; 3.0110 hab. Eaux thermales sulfureuses.

BODAKVA, bourg île Russie (gouv. do Poliava jlistr. do Lokliritza 1. sur la Soula, afiluent du Dnieper, grossie à cet endroit de la Bodokovka ; 3.000 hab. Distilleries d cauxde-vie ; verrerie importauto.

BODARD (saint), confesseur au vu" siècle. — Il est honoré dans le Poitou le 25 juin.

BODIANSKY (Osip Maximovitch>, savaut russe, né co 1808. mort en 1877. .\près avoir débuté par des écrits en petit-russe, il se consacra ù l'étude des langues or des littératures slaves et devint professeur à l'université de Moscou On estime particulièrement son F.ssni sur la poésie pnpulaire des peuples sla'-es MS33\ ses Becherches sur l'alphabet slave (18351. Il a dirigé la publication de la Société d'histoire et d'archéologie de Moscou.

BODIN iPaul-Joseph\ ingénieur français, né à Saumur on 1819. Elève do l'Ecole centrale, ingénieur des Arts et manufactures, il est devenu administrateur do la Société de construction des Batignoles et professeur à l'Ecole centrale; on 1903. il a été élu président do ta .'<ociéié dos ingénieur.s civils do France. Paul-Joseph Bodin a dressé les plans et dirigé la construciion du viaduc du Vjaur, pro:i de Tanus, qui est aujourd'hui le plus grand pont eu

arc du monde entier. Ce viaduc raétalliqno, remarquable par la hardiesse do sa conslruclion, la légùretc'^ et l'éiùp.'uico di; SOS formes, mesure -IGO métros do longueur, a:'0 mètres d'ouverture et 110 mùtrcs do hauteur. Il fut la premiùro application (1807-1902) du systcmo dit « à cantilcvor », qui a valu ù Bodin, en 1903, lo prix Montyon de niôcutiiqiie de l'Académio des sciences.

BODLEY (.lohn Hihvard Courtenay), historien anglais, ni ù Sholton en 1853. 11 termina ses études à Oxford, l'ut iiiscrit au harrcau do Londres en 1874, devint, en 1882 secrétaire particulier du président du Loral Government Uoard, en 1881 secrétairo do la Commission du travail et ont une part importante au fameux rajiport sur la situation des classes ouvrières. Après avoir acconijdi un grand voyage d'études en lOurope, en Africiuo et aux Ktats-Ums {1885-1891), il séjourna presque exclusivement CEI Franco pour s'y consacrer aux travaux préparatoires do l'œuvre qui a consacré sa réputation : J'rmice (1898i, romarquaido essai sur l'histoire et lo fonctionnement des institutions politiques en France. Citons encore do lui : the Cattiolic. Democracy of America (1890); l'Ani/lomanie et Its Ti'aditiona françaises (1899).

BODO n. m. Petit animal niicroscopiquo unicellulairo du groupe des Uagellatos, sans membrane, ovoïde ou fusil'ornie, ((ui vit dans les eaux douces ou salées.

BODON ou Leudin (saint), évoque do Toul, mort vers l'an G75. Issu d'une famille illustre établie sur le territoire de Toul, il était frère de sainte Salaberge. Marié, il entra dans un monastère d'Iioramrs à Laon, pondant que sa femme entrait dans un monastère de femmes, après avoir renoncé comme lui ;'i ses grands biens. Sa lillo 'l'Iietberge dirigea plus tard un monastère, qu'il fonda quand il eut été élovo sur le siège opiscojial do Toul. Ses reliques furent transférées ù Laon et réunies à colles do sainte Salaberge. — Fèto le 11 septembre.

Bœckingen, villo d'Allemagne (Wurtemberg [cercle du .Norkarj) : 3.000 bah.

* BtECKLIN (.Unold), peintre suisse, né à Bâlo en 1827. — Fixé depuis plusieurs années à Fiesolc, il y est mort en 1901. *B(EGH (Erik), écrivain dramatique danois, né à Copenhague en 1822. — Il y est mort en 1899.

Bœhle, villo de Prusse (prov. do 'Westphalio ^présid. d'Arnsbergj), non loin de la Kuhr, afHuentdu Rliiii; 3.000 bail. Filatures.

BoËLLMANN (Léon), organiste et compositeur fran- (.-ais, né à Knsishcim (Alsace) en J8G2, mort à Paris en 1897. 11 fut élève à l'Ecole do musique classique dirigée par Gustave Lefèvre, dont il devint le gendre. Il était à peine âgé de dix-huit ans lorsqu'il fut nommé organiste à .Saint- Viocent-de-Paul, où il ne tarda pas à se faire remarquer non seulement par son talent d exécutant, mais par son habileté d'improvisateur et par des compositions qui se distinguaient à la fois par leur charme mélodique et par l'élégance et la solidité de leur forme. Cet artiste, mort prématurément à l'âge do trente-ciuq ans, n'a pas laissé moins de 68 compositions publiées, dont plusieurs d'une grande importance. Nous nous bornerons à indiquer : Symphonie en fa; Variations symphoniques pour violoncolle-solo et orchestre; Héroàe, scène lyrique avec orchestre; un qualuor et un trio avec piano, qui lui tirent décerner par l'Académie dos beau.x-arts le prix Chartier pour la musique de chambre; Suite pour violoncelle et piano; Fantaisie dialoguée pour orgue et orchestre; Fantaisie sur des airs hongrois; Scènes du moyen âge; Suite gothique; puis des motets, dont un surtout", Veiu Creator, est d'un très bel accent ; des mélodies vocales d'un charme exquis, un recueil de pièces d'orgue et d'autres pièces détacliéos, des morceaux do piano, etc.

BtELON, villo d'AustroHongrie (Transylvanie [distr. de llaromszekl), sur l'Aluta, affluent du Danube ; 3.000 hab. Gisements de cuivre et do sel geniino.

Bœlsche (Guillaume), écrivain et critique allemand, né à Cologne en 1861. Il fit ses études au lycée do sa ville natale, oii son jière fut rédacteur de la « Gazette de Cologne ». Après un séjour on Italie, il étudia la philologie et l'histoire de l'art ù l'université de Bonn, puis les sciences naturelles à Paris et se fixa, en 18S7, à Berlin.

Bœlsche est devenu le directeur do la reviio le Théâtre libre, publication d'avant-garde. Esprit souple et fécond, il s'est occupé do sciences naturelles, a écrit des romans et s'est adonne à la critique littéraire. Ses principales publications relatives à l'histoire naturelle sont: Histoire de l'évolution de la nature (1S94-189.''>), œuvre do vulgarisation; l'Amour dans la nature (1898-1900); Du bacille à l'aittbropoide (1900); l'Origine de l'homme (1901); le Triomphe de la vie (l905) ; le Secret de la nature (1905). Il s'est également intéressé au spiritisme et a tiré parti de ses études sur ce domaine dans la Déesse du Midi (1891), où l'un des principaux éléments d'intérêt est lo charme dos descriptions dont la grande ville et le pittorresquo Spreewald lui ont fourni les éléments. Paul (1885), qui est un roman liistorique du temps do Marc-Aurèle, n'a pas la valeur de l'œuvre précédente, non plus que lo roman humoristiiiue le Charme du 7-oi ArjyuS-(isai). En 1887, il avait pulilié une sorte do manifeste esthétique, aux tendances naturalistes, et ou se reconnaît l'influence do Zola : les Assises de la poésie diaprés les sciertces naturelles.

Une série d'essais ingénieux parus en 1902: Derrière la ville cosmopolite a eu un légitime succès, ainsi qu'un livre plein d'aperçus intéressants : Gœthe au xx' siècle {V éd. 1903). Bœlsche s'est récemment occupé de Noralis, à qui il a consacré une étude dans la « Revue allemande • [Deulsclie Ilundschnu, 26), et dont il a préfacé une édition des œuvres choisies ( 1903) et de Henri d'Oftcrdinijen (1901). BœmeLBURG (Théodore), homme politique allemand, né à West-Œnnen (Westphalie) en 1863. Il resta à l'écolo primaire jusqu'en 1876, apprit le métier de maçon et travailla comme ouvrier dans la région industrielle du Rhin, puis ;\ partir de 1887 ù Hambourg. Elu en 1894 président do 1 Union des syndicats des ouvriers maçons de l'Alleinagne, à appointements fixes, et maintenu tous les ans dans ses fonctions, il parcourut toute l'Allemagne, forma et développa partout les syndicats des maçons et y réunit plus de 100.000 ouvriers. Il dirigea plusieurs grandes grèves, devint un des principaux chefs des syndicats socialistes allomauds, présida plusieurs fois leurs congrès, prit en même temps une part prépondérante â l'artion politique du parti socialiste et fut élu député au Rciclistag en 1903, où il s'est distingué comme orateur politique.

SU PPL.

*BoeRS, colons hollandais do l'Afrique du sud. — Depuis le jour où ils ont fait leur soumission au gouvcrnoment britannique (31 mai 1902), les Boers, suivant l'exemple que leur donnent leurs chefs, les Botha, les do Wet, etc.. n'ont cessé de se comporter en loyaux sujets clo l'An'-létcrre. Ils se sont montrés uniquement préoccupés do reprendre leur genre do vio habituel, do relever leurs fermes détruites, do reconstituer leurs troupeaux anéantis pendant la guerre de 1899-1902, et ont, lorsqu'ils lent jugé nécessaire, transmis leurs réilamaiions au ministère anglais do la manière la plus correcte ot la plus modérée. Cependant l'occupation militaire n'a pas encore cesse d'exister sur lo territoire des anciennes républiques sud-africaines, qui sont actuellement des colonies de la couronno, où lo gouvernement civil fonctionnera dès qu'il sera possible. L'.Vngleterrc, qui s'est attachée (sans le déclarer offlcielloment) i> ne faire jieser sur eux aucun tribut do guerre, laisse les Boers libres do faire apprendre à leurs enfants le hollandais, s'ils le désirent, et a eu soin, en introduisant la main-d'œuvre asiatique dans l'Afrique australe, de la réglementer de telle sorte qu'aucun danger d'invasion jauno no put se produire. Mais les rancunes des glorieux vaincus d'hier sont naturellement loin d'avoir disparu; et, en dépit de leur nouvelle étiquette britannique, les Boers n'en continuent pas moins de former une nationalité très fortement caractérisée, gardant précieusement ses idées, ses traditions et ses mœurs particulières, et ayant le souci do conserver son individualité. Pour l'histoire politique, voir Orangk et T[îansvaal,

— Une émigration assez importante de Boers a eu lieu au Mexique, à la suite des désastres causés dans les deux républiques sud-africaines par l'invasion anglaise; elle a été facilitée par le gouvernement mexicain, qui a mis à. la disposition des émigrants une grande suporlicio do terres, dans l'Etat de Tamaulipas notamment, en mémo temps que les instruments nécessaires pour les cultiver, et de grandes facilités de crédit. De mémo, do nombreux colons se sont établis dans l'Etat de Cliiliuahua.

BOETTE 11. f. V. BolTTIi, t. II.

Bogdanovitch (Modeste Ivanovitch), historien russe, né en 1805, mort à Oranienbaum en 1SS2. Il embrassa la carrière militaire et fut professeur ù l'Académio de guerre de Saint-Pétersbourg. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont les plus estimés sont : la Campame de Bonapane en Italie (1860) ; VHisto'ire de la guerre patriotique de ISIi ( 1860) ; ; Histoire du régne de l'empereur Alexandre!" ( 187 1 ), qui fut couronnée par l'Académie do Saint-Pétersbourgl'Histoire de la guerre d'Orient (1878). La plupart do ses ouvrages ont été traduits en allemand et eu français.

BogENSE, ville du Danemark (île de Fionie), sur la Baltique ; 3.011Û hab. Port do pèche et de cabotage.

■*Bogino (Frédéric -Louis), statuaire français, né à Paris en 1831. — Cet artiste qui, outre ses monuments dun caractère historique, a signé un certain nombre de bustes remarqués, notamment celui de .!/»• Jules Janin, est mort à Paris en 1899.

Bognor, villo d'Angleterre (comté do Sussex), sur la Manche : 2.900 hab. Petit port de pèche ; bains de mer.

BOGOLIEPOV I Nicolas Pavlovitch), homme d'Etat russe, né a s.r|M)iikhMV en 1840, mort à Saint-Pétersbourg en 1001. l'n.less.-ur do droit romain à Moscou, il devint curateur du Cercle académique de Moscou. Remarqué par l'empereur, il fut appelé en 1898 au ministère de l'instruction publique- Il organisa la section russe de l'instruction publique à l'Exposition de 1900 (Paris). Il fut assassiné lo 2 (15) mars 1901, à Saint-Pétersbourg, par un étudiant. "'BoGORODSK, ville do Russie (gouv. de Moscou), ch.-l. do district, sur la Kliazma, aflluent du Volga; 3.000 hab. Inijiortanto iiiantifactiire do draps.

*BOGOSLOVSK, ville de Russie hab. Méiallurgic du cuivre.

BODLEY — BOHÊME

fiToupo qui cnglolta peu à peu tous les advcrsaîrci fîo lansiocratio ot do la grande pronrH-t.-. Aux ok-ftions de 1885, CCS derniers rt-ussirent à lairo passer riuclMiics députés qui siépcrcnt à f::iuclio. au Keichsratli. a rôii.- -ic l «pposiiton allemande. Kti iSKg, ils conquirent quatre nou-

i,'0uv. do Pcrm) ; 3.000

BOGOSLOVSKITE [goss-hvss) n. f. Silicate naturel do

cuivre.

BOGUTSCHÙTZ. ville do Prusse (prov. do Silésic) ; G.(M)o hall. Mctallurgic du fer et du zinc ; houille. *BOHèME. — IIiSTOiRi:. La Doht'me de iS4S à fS79. Les Tclièiiues n'avaient rien gagné au mouvement do IStS, et ce no fut guère que vingt ans après que leur parti s'organisa. Lo gouvernement autrichien qui, en 1)<G7, avait conclu un accord avec la Hongrie, n'avait rien fait pour la Bohême. En 1S68, les Tchèques rédigèrent une déclaration qui est devenue la hase de leurs revendications autonomistes. En 1871, ils touchèrent presque au but; sous le ministère Tlohenwarh, l'empereur d'Autriche avait promis de se faire couronner roi de Bohème; mais les protestations des Magyars, qui redoutaient d'èîre amoindris par une extension du dualisme, firent abandonner ce projet.

Do 1S71 à lS7y, sous le ministère du comte Auerspere, qui se rejeta dans la germanisation et le centralisme, les Tchèques adoptèrent une politique abstentionniste, ne voulant pas siéger au Reichsrath comme représentants de simples circonscriptions électorales. Après Palacky, mort en 1876, ce fut son gendre, le ]> Rieger, qui prit la direction du parti.

Le ministère Taaife, qui prit lo pouvoir en 1879, se résigna à un compromis assurant à la Bohème une autonomie relative. Dès lors, le D' Rieger et ses amis se départiront de leur politique et rentrèrent au Reichsrath de Vienne, pour bénéricier de ces premières concessions et chercher à en obtenir d'autres.

Vieux-Tchèques et Jeunes-Tchèques. L'évoîulion acconiplie par Rieger n'avait pas rencontré nue unanime approbation. D'un côté, les amis de Rieger, unis contre les tendances révolutionnaires aux grands propriétaires cléricaux et féodaux, représentaient, sous le nom de Vieuar-Tchèowes, les idées conservatrices; ils soutenaient le cabinet Taairo et siégeaient à droite. Mais, d'autre part, des nationalistes irréconciliables, <|ul eurent pour chefs Gregr ot Herold, formèrent, sous lo nom de Jeunes-Tchèques, liû

veaux sièges. Leur campagne contre les Vieux-Tchèques devint dès lors do plus eu plus aciive et efficace.

Lo renouvellement du Landwg do Bohème, en 1889, fut une nouvelle victoire pour les Jeunes-Tchèques et uno défaite du parti du D' Rieger. La majorité 'les électeurs imputait aux complaisances des Vieux-Tchèques vis-àvis du ministère Taalfo le retard mis par l'empereur d'Autriche, déjà roi do Hongrie, à se faire couronuer roi de Bohème et à autoriser l'usago du tchèque comme langue d'Etat. Lo cabinet cisleithan continua A soutenir les Vieux-Tchèques, qui, pour faire échec aux Jeunes- Tchèques, tentèrent une entente avec Ies.AHemands.

L'essai de compromis tchèque-allemand. A la suite de ■ pourparlers engagés à la lîn do 1889, à 1 instillation du comte Taaffe, entre Vieux-Tchèques et Allemands, des conférences officielles souvrireni à Vienne en 1890; leà Jeunes-Tchèques n'y furent pas invités. Lo compromis fut signé le 19 janvier. Le îO février, les Jeunes- Tchèques publièrent un manifeste de protestation, invitant les Vieux-Tchèques à démissionner, c'est-à-dire à faire trancher lo différend par le peuple. Des conférences complémentaires eurent lieu entre Allemands et Vieux- Tchèques, en avril i9oo, mais l'entente parut plutôt s'affaiblir que s'affirmer. Quand lo débat fut porté au Landtag de Bohème, au mois do mai, il donna lieu à uno grande agitation et à de vives discussions, mais Jeunes et Vieux-Tchèques s'unirent contre les Allemands dans un vote sur une question de langues, et Ja Diète fut prorogée au 3 janvier 1891, en raison de la .session du Reichsralb qui allait s'ouvrir, sans que lo compromis fût voté. Quand elle se réunit de nouveau eu janvier 1891, les Tchèques accompagnèrent leurs voles de tant do restrictions que les Allemands ,y virent de leur part un complet revirement. Par représailles, ceux-ci s'abstinrent de prendre part à l'Exposition internationale de Pra-^'ac, en 1891.

L'œuvre patiente de Rieger se trouvait ainsi anéantie. Le parti des Vieux Tchèques subit une défaite complète aux élections au Reichsrath, en février-mars 1891. Rie''or, ballotté au premier tour de scrutin, ne se représenta mémo pas au second.

Lo comte de Taaffe, ayant cherché alors une majorité dans la gaucho allemande, ne put trouver les termes dune entente avec les Jeunes-Tchè(jues pour faire aboutir le compromis. Lorsqu'on 1S92 ou reprit, à la Diète de Bohême, la suite de la discussion des projets formant la base du compromis, cette assemblée eu prononça, lo U mars, le rejet indéiini. Le gouvernement do Vienne voulut néanmoins réaliser, par voie d'ordonnance, les mesures prévues par cet acte, quoiijue non ratifié par la Diète locale, et il créa dans un district de la Bohême un tribunal purement allemand. Les Jeunes-Tchèques, contestant la légalité de cette mesure, demandèrent la mise en accusation du ministre de la justice, le comte Schœnborn, sans l'obtenir d'ailleurs.

La résistance des Jeunes-Tchèques. Le conflit des nationalités ne fit que s'envenimer. En août 1893, des désordres eurent lieu à Prague ot la ville fut déclarée en petit état de siège ; le droit do réunion et la liberté de la presse y furent suspendus. Le cabinet présidé par le prince Windischgrœiz qui, en novembre ls93. succéda au comte de Taaffe, fut un ministère de coalition contre le fédéralisme et notamment contre la Bohême. Ce fut désormais la guerre déclarée entre les Jeunes-Tchèques et l'empire; il était regrettable pour la nation tchèque qu'elle eût repoussé les bases de la récôociliatioa que Rieger avait ménagées.

L'une des premières mesures du comte Badoni, dovenu président du conseil, fut, en octobre 1S9^, de lever le petit état de siègo établi à Prague ot d'accorder uno amnistie pour les délits politiques. Mais quelques semaines auparavant, le congrès des Jeunes-Tchèques avait décidé do continuer la résistance et renouvelé leur accord de 1S91, d'après lequel les bases dune ejiïtente, s'il en était proposé une, ne pourraient être discutées que

}>ar le congrès du parti et non par ses députés; on vouait éviter ainsi le retour do concessions semblables à celles jadis consenties par les Vieux-Tchèques cl qui avaient causé la ruino de leur parti.

En novembre 1895, les Jeunes-Tchèques emportèrent 90 sièges aux élections pour la Diète de Bohême. Ils réclamaient principalement l'usage ofiiciel des deux langues et combattaient la prétention du parti allemand d'obtenir une division administrative de la Bohême suivant la langue de la majorité.

Le comto Badeni publia, en avril 1S97, des ordonnances provisoires qui mettaient les deux langues sur un pied

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