‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 66 sur 363 · SYCOMORE · texte numérisé non relu

SYCOMORE

TILLEUL rj,iiii,,„^^.^r. |

BOIIKMK — liOISSON

d'égalité, mais, quand il voulut porter la question du compromis ilcvani le Parlement, ce fut le signal do di5sordrcs inouïs. Le minisKre liadeni dut se retirer et sa chute, le "..•« novembre, amena une violente a^^itation à Prague; la loi mariiale y lut proilamée le 2 dccembro et resua en vigueur jusi|u'au 10 janvier 1S9S.

1,0 successeur du conilo Uadeni, lo baron Gautsch, rendit, lo 5 mars ISOS, do nouvelles ordonnances sur les lancucs qui abolissaient celles do 18ii7 et divisaient la BoWmo on districts allemands, tchèques et mixtes; la connaissance dos deux langues n'était imposée aux fonctionnaires que dans ces derniers.

JjO môme jour, le baron Gautsch donna sa démission et le comlo Thuo, qui lui sucecda, essaya do maintenir en Bohême un régime é.iuilable en prenant les ordonnances pour base de son administration. Mais co régime ne fut accepté par les Tchèques quo comme provisoire ; quant aux Allemands, ils lo combattirent .tvec énergie et. au Reichsrath, la gauche allemande pratiqua une obstruction sans précédent. La vio parlemoniairo fut suspendue on Autriche pendant la plus grande partie de l'année 189», les Allemands exi^'eant le retrait des ordonnances et les Tchèques leur maintien.

L'olislruclion Ichèi/ue. Lo n octobre 1899, sous lo ministère Clarv, un décret impérial suspendit les ordonnances sur les langues. Désormais, co ne furent plus les Allemands cpii arrêtèrent la marche des atl'aires, ce furent les Tchèques. Vainement le cabinet Kœrbcr cssayat-il, on 1900, d arriver à une entente entre Allemands et Tchèques au moyen d'une conférence entre les chefs des deux partis; quand le ministère voulut présenter au Parlement un projet do loi sur la question, les Tchèques rendirent toute discussion impossible. L'obstruction systématique et tumultueuse des Ù2 députés tchèques aboutit à la dissolution du l'arloment.

Cependant, après le renouvellement de la Chambre, en janvier 1901, les Tchèques consentirent à suspendre l'obstructioD, malgré l'opposition do la noblesse féodale de Bohême. Lo voyage de l'empereur en Bohême semblait aussi devoir être un gage do paix. Mais l'opposition reprit bientôt, pour persister pendant plusieurs années, les députés tchèques subordonnant tous leurs votes à une solution do la question des nationalités en un sens conforme à leurs désirs et refusant mémo d'examiner tout projet d'entente ne leur donnant pas entière satisfaction. (V. Autriche.) Au Landtag de Bohême, ce fut la minorité allemande qui dé.-ida d'empêcher tout travail parlementaire, tant que les députés tchèques au Reichsrath feraient do l'obstruction. En octobre 1905, la population tchèque se livra, à Briinn, à des manifestations violentes contre les Allemands.

Bohème (ui), opéra semi-sérieux en quatre actes, paroles de Giacosa et Luigi lUica, musique de Giacomo Puccini, représenté au théâtre royal de Turin le 1" février 1890. Adapté à la scène française par Paul Ferrier, il fut représenté à l'Opéra-Comique le 13 juin 1898 et favorablement accueilli. Lo livret est tiré de la Vie de Bohème, do Henri Murger. La partition, d'un sentiment mélodique aimable sans grande nouveauté, est du moins vivace, accorte, gracieuse et bien en scène.

Bohème (i.a), comédie lyrique en quatre actes, paroles et musique de Ruggcro Leoncavallo, représentée à Venise, sur le théâtre de la Fenice, le 6 mai 1897. L'auteur a tiré, lui aussi, son livret du roman de Murger. Adaptée à la scène fi'ancaise par Crosti, elle a été représentée à la Renaissance lo 1" octobre 1899. La musique, tour à tour brillante et sensuelle ou mélodramatique, a paru assez intéressante : on a cité particulièrement, au premier acte, la chanson de Mimi et celle de Musette, la scène du repas et le duo de Marcel et de Musette ; au troisième, la romance do Marcel, et, au quatrièmo, un quatuor très applaudi.

BOHÉMIANISME {nissm' — dérivé do Bohémien) n. m. Etat de quelqu'un dont la vie est errante et vagabonde : Sachnnt i/uri genre dexistcnce il avait menée et son boub- MiANiSMi:. (P. Bourget.)

BOBL (Joan), littérateur hollandais, né à Zierikzee en 1836. Destiné d'abord au commerce, il visita les principales villes de l'Europe où il étudia les lois et les usages des différents pays, prit son doctorat on droit, s'établit avocat à Amsterdam et, sous ditférents pseudonymes, publia do nombreux écrits dont plusieurs en français pour défendre les doctrines catholiques. Sa traduction do la Zliiiiiie Comédie, du Dante, en hollandais, est très appréciée; ses Canzonen et son Oosterlinge [l'Oriental] ont été sévèrement critii)ués par lajcuno écolo hollandaise.

BoHRDT(IIans'j, peintre allemand, né à Berlin en :S57. 11 s'est formé lui-même et a fait de grands voyages sur mer, alin do connaître mieux lo .spectacle changeant do l'Océan, llans Bolirdt a traduit ses impressions dans do nombreuses aquarelles et peintures à l'huile; mers calmes ou agitées, ciels bas d'hiver, ciels éclatants d'été. Il a peint aussi un certain nombre do toiles officielles se rap- ])ortant & des cérémonies ou à des événements niariiimes ail l'oinpereur Guillaume II a joué un rôle. Il a au reste accompagné celui-ci en 189G, lorsde son voyage en Italie. Bo'ÏABAD, ville de la Turquie d'Asie (.\natolie fvilayct de Kastamoiini, sandjak do Sinope^i, au-dessus d'un affluent gauche du Kisijl-îrmak; population estimée tantôt à 3.000, tantôt ù 6.000 ànies. Commerce important.

BOlDÉS n. m. pi. Encvcl. Zool. Dans la nomenclature actuelle, cotto grande famille do reptiles ophidiens se divise en deux tribus. La première, dite des lioinés, comprend les genres epricrtites^ cornllus, enijf/rtts, trnchijboa, unf/alia, ungaliophis, eunecles, boa, casarca.iolifria, eryx,lichanura, chafina, qui conijUcnt relativement peu de représentants hors du nouveau monde. Dans la seconde, dite des pytlioninés, rentrent les genres toxocemus, liasis nardoa, pif thon, chondropython, asnidiies et calabaria, répandus surtout dans les régions cliaudes do l'ancien monde. *BoiLVIN (Emile), peintre et graveur français, né à Meiz eu 1815. — Il est mort t Paris on 1899. Co graveur à l'eaii-forto a fait apprécier ses compositions aux Salons annuels ; il a remporté un éclatant succès en 1898 avec le C/irixt à Gethsemani, d'après Dagnan-Bouveret.

BoiRAC (Emile), administrateur et philosophe français, né à Guelma (Algérie] en 18M. Il professa dans divers Jvcécs, puis à la faculté (les lettres do Dijon, fut nommé

recteur de l'académie de Grenoble, puis recteur de l'académie de Dijon en 1902.

Comme administrateur, on lui doit l'organisation do l'Inslitut électro-technique do (iienoblo ot de llnslilut œnologique do Dijon. Comme philosophe, il a publié en 1889 un Cours ('/i?mcn(rti>'e de philmonhic, comph'té en 1899 par un ftccueil de tnoreeaux choisis des philosophes nncit-ns, 7Hotlernes cl contemporains. Mais son jirincipal ouvrage est sa thèse : CWér rfu /)/ii<iiomc;ic(!S9r.), dans laquelle il s'cirorco de concilier les théories do Fouilléo et celles do Renouvier sur la substance, la réalité du monde extérieur, l'idéalisme phénoméniste. L'Etre est pour lui identique i, la pensée ; la substance n'est rien do plus que la [lenséc du rapport qui lie les phénomènes entre eux; elle ne peut être quo dans la conscience et n'est point quelque chose de dill'érent de notre proi»re nature psychique.

Il a obtenu lo prix Halphen do l'Institut pour ses tcfons de psycholotjie appliijuée à l'éducation (eu collaboration avec 'Magondie). Il a collaboré à plusieurs revues, et, dans un article publié par la ■ Revue philosophique . en 1899, les Phénomènes cnjptoides, il soutient la thèse de la possibilité et même de la réalité des phénomènes « relativement inconnaissables » qui dill'ercnt des « plus sensibles et des plus constants non en eu.x-mêmes, mais par rapport il nous ■>. Il s'agit surtout des faits de télépapathie, d'extériorisation de la sensibilité, des faits qui demandent, pour être observés, des • réalisateurs » ou » révélateurs ■ spéciaux.

Bois (lac des), le Lake of the 'Woods des Anglais, grand lac do l'Amérique du Noni, en Canada (Ontario et Manitoba) et aux Etats-Unis (Minnesota); réservoir de la rivière ^Vi^nipcg, qui s'en échappe à Rat Portage ; 565.000 hectares ('?), dont 375.000 au Canada.

Bois (Jules), littérateur français, né à Marseille en 1870. Il a écrit au « Gil Blas », où il fait la critiiiuo dramatique et littéraire, et au « Temps », où il publia une curieuse série intitulée Petites Eglises philosopUiqïies, dans la mémo veine que ses Petites tieligions de Paris (1891). L'neuvro do Jules Bois, sous ses ditfércntes formes, est toujours jnétapsi/chigue. Outre deux volumes do vers : Il ne faut pas mourir (1894), et Prière (1895). il a donné iJSIernelle Poupée (1894), où il expose ce qu'il y a d'ariiliciel dans la vie sociale. Puis vinrent : la Douleur d'aimer (1895), confessions d'un jeune homme ; le Satanisme et la Magie (1895), ouvrage mis à l'index, interdiction quo Léon XIII leva depuis; l'Ere nouvelle (1896), premier et retentissant appel littéraire en faveur de l'égalité morale et sociale de la femme avec l'homme, suivi de la Femme inquiète (1897), où l'Eve nouvelle apparaît, en une série de petits récits, tourmentée par sa propre conquête ; une Nouvelle Douleur (1899), qui est celle de l'iiommo trouvant en la femme qu'il aime un être intelligent et moral égal à lui et rebelle à son joug; l'Au-deUi et les Forces inconnues (1902) " oiiinion do l'élito sur le Mystère » ; le Monde invisible, critique énergique des spirites, occultistes, théosophcs ou mages; le Mystère et la Volupté (1901), recueil de nouvelles écrites en Syrie, au cours d'un voyage en Asie et en Egypte, dont Jules Bois a, en partie, fixé les impressions dans Visions de l'Inde (1903); le Miracle moderne, et un volume où l'auteur a réuni quelques-unes des conférences qu'il a faites à l'étranger, et dont lo titre : Une seule morale pour les deux sexes, résume la nature et les limites de son féminisme. Ajoutons une petite pièce philosophique en ])rôse : la FanU, un poème dramatique; les A'oces de Satlian, mis à la scène par Lugné Poé ; la Porte liéroique du Ciel, « drame ésotérique », joué sur lo théâtre Antoine de La Rochefoucaud, et Hippolyte couronné, tragédie en 4 actes représentée sur le théâtre d'Orange (1901) et à l'Odéon (1905), heureuse et fort© reconstitution du drame antique. Le but que Jules Bois propose aux efforts de l'homme, c'est le développement îiarmouieux des énergies de l'âme, l'éducation et 1 entraînement systématique de la volonté.

*BOIS n. m. — Encycl. Conservation des bois. Les diverses méthodes do conservât ion des bois (bois de construction, traverses de voies ferrées, etc.) sont basées sur lo remplacement de la sève par un liquide aseptique (solution do sulfate do cuivre, créosote). On immerge en général lo bois dans la solution, et l'absorption s'effectue par capil- Kirité, au bout d'un temps plus ou moins long. Parfois on accélère l'absorption en comprimant le liquide, (|ui est ainsi forcé do remonter les vaisseaux, dont il chasse la sève.

Un nouveau procédé, dû à Nadon-Bretonnoau, apporte une amélioration aux systèmes connus, car il obtient le même résultat en beaucoup moins de temps en utilisant l'électricité à haute tension. De grands bacs reçoivent les pièces do bois à injecter, qui sont ensuite recouvertes par une dissolution tiède contenant 75 p. 100 do carbonate de soude, 10 p. 100 do borax et 5 p. loode résine. Des fils conducteurs convenablement disposés jiermcttciit de faire passer dans la masse un courant éleciriqiie de 120 volts pendant un temps qui varie de six à huit heures ; en .sortant do CCS bacs, les pièces sont immergées dans uno solution plus chaude, enfin, retirées et placées sous des hangars très aérés où s'eireclue le séciiage, qui dure do quinze jours à deux mois. A l'aide do ce procédé, on jieut injecter des bois qui jusque-là étaient réfractaires à l'injection.

BoisbaudrAN (lloraco Lkcoq de), peintre et dessinateur français. V. Li;coQ DE BoisuaL'dran, t. V.

BoiS-COLOMBES, comm.de la .Seine, arrond.do Saint- Denis, â 9 kiloni. do Paris; 12.800 hab. Ch. do fer O. (gare Saint-Lazare). Fabrique de parliiraerie, brasserie.

BoiSDEFFRE (René ni;), com]insiteiir français, né â Vesoul en is;î8. On connaît do lui un assez grand nombre de compositions importantes : doux trios, un ([uatuor, deux quintettes et un sextuor pour piano et instruments ft cordes; Scènes cliampélrcs iiour orchestre; le Cantique des Cantiaues ; Mo'isc sauvé des eaux, scènes chorales avec soli; Dans la forêt; les Lendemains de la vie, odes pour soti et chieurs ; de nombreuses mélodies vocales, et des pièces de genre pour divers instruments ; piano, violon, violoncelle, ckirinetle, haiitliois, etc.

•BOISDEFFRE (RaouiFrançois-Charles Lu Mouton de). général français,' né ù Alençon en 1839. — Démissionnaire de ses fonctions de chef d'état-major général en 1898, à la suite de la découverte du • faux Henry • (affaire Dreyfus), il resta dans la position de disponibilité jusqu'à son passage, par limite d'âge, dans le cadre de réserve (1904).

BoiSSARD DE BoiSDENIER (Joscph-Ferdinand), pein- \rc, umsicicn ot t-crivaiii lraii';ais, né à Chàirauroux en isi:i, mort ù l*aris en ISGG. Il lut élevé de (jins et do iK'Voria. llcoramcnea à exposer an Salon de I8:î5 un /:'pisode (le la retraite de Moscou, lablcau fjui fut placé depuis au musëe d<' Rouen, et qui, figurant à rKxposiiion codtcnnalo do iwo, rappela latleniion sur co peintre, d'un réaiismo sombro et vigoureux. 11 a peint encore : Jésus cjorcisntit un possédé (l«36 ; Sahit Jérôme (183i»); le lioi Caudaule et Gy/ès (1841); Jeune Femme jouant avec une pen-uche {ISA3} \ Eece Momo (1843) ; le Christ en croix (l»\h); Sainte Madeleine au désert (184C); le Christ déposé de la croix (1847); le Départ (18-i8); Misère (ISA^); un Concert; Lurette ; Corbeau (1851) ; l'Ecole des maris 11852) ; le Précursiuv m tiitre à Jésus-Christ le calvaire et la croix {IH'i^); Piffenui ; fJi/uiia vanilas ; Intérieur flamand au x\u* siècle {\i"i ',. BOISSCHOT, comm. de Belj,M(iue fprov. d'Anvers [arr. de .Malincsj), prës de la Grande Nèthe; 2.900 hab.

Boisseau (Emile-André), sculpteur français, né à Varzy (Nicvro) en 184J. Elève de Dumont et de Bonnassieux à lEcolo des beaux-arts. Principales œuvres : le Génie du mal (1880), £• médaille; le Crépuscule (liSZ), 1" médaille, au palais do l'Elysée ; la Défense du foyer (1881), jardin du Cbamp-de-Mars, etc. Titulaire d une médaille dargent à l'Exposiiion uuiversellc de 1889 (Paris), co consciencieux artiste a obtenu la médaille d'honneur en 1899 avec un Diofjène brisant son écuelle à la rue d'un enfant qui boit dans sa main, marbre, et un groupe polychrome : les J-'ils de CIdodomir (marbre, onyx, bronze, argent et pierres précieuses). En lyoo, à l'Exposition universelle, il exposait, outre ces deux dernières œuvres : Isabelle d'Esté, buste marbre ; Oysel le Troubadour, marbre polychrome; Monsmé japonaise, œuvre aussi polychromée. Au Salon, même année : le Salon de Vinnocenre ; en 1901, un portrait; en 1902, Amour maternel, groupe marbre ; en 1903, Enfant et chat, groupe marbre ; en 190i, Amour indiscret, groupe marbre, et ie modèle du monument do Claude Tillîer, pour la ville de Clamecy.

BoiSSELOT (Paulin-Louis), acteur français, né et mort à Paris , 1829-1900). Il s'essaya tout jeune, dans les petits théâtres do la banlieue do Paris, et. en 184'.', fut engagé aux Folies-Dramatiques, où il se lit «ne situation dans l'emploi des comiques de vaudeville. Mais, tout en jouant les pièces des autres, il en écrivit lui-même, et il en fit représenter un certain nombre :

w» Bal à émotions. Trois Nourrissons en carnaval. Amour et Amour-propre, le Loup, les Soirées du boulevard du Temple, 28 et 60, le Carnaval des blanchisseuses, etc.

En 1859, Boisselot était engagé au Vaudeville, qu'il quitta, en 1S62, pour aller passer quelques années à Bruxelles. De retour à Paris, il reparaît au Vaudeville en 1875, y devient régisseur général en 1S79, sans cesser do se consacrer à son emploi, et conserve ces fonctions jusqu'en 1893. Parmi les pièces auxquelles il prêta son talent fin, délicat, il faut citer :

les Vivacités du capitaine Tic, Nos Intimes, le Club, l'été de Linotte, les Surprises du divorce, le Conseil judiciairet le Voyage d'af/rément, Feu Toupinel, Monsieur le Directeur, la Famille Pont-Biquet, etc. Depuis 1896, il joua au Gymnase, au Vaudeville et au Palais-Royal surtout, où il se fit applaudir dans : Coralie et C'', les Femmes de paille. Moins Cinq, M'amour, Dichette, Sacré Léonce, l'Affaire Mathieu, le Sublime Ernest, le Jiêve d'Adèle, etc. Boisselot était, dans un genre secondaire, un artiste de premier ordre.

BoiSSEVAIN iCliarles^, publicisto hollandais, né à Amsterdam en 1842, rtdacteur en chef de la grande feuille libérale d'Amsterdam, collaborateur du » Gids » depuis 1 872, a publié dilférents volumes de voyages, a fait une brillante campagne en faveur des Boers durant la guerre sud-africaine et plus tard contre le ministère Kuyper, qu'il a combattu sur le terrain religieux, politique et économique. *BoiSSIER (Gaston), littérateur français, né à NMmes (vn 1823. — Il a été élu en 1895 secrétaire perpétuel de TAcadémie française; en cette qualité, il a rédigé chaque année le rapport traditionnel sur les concours littéraires do celte académie. En outre, il a publié quelques articles dans la « Kevue des Deux Mondes ■», et il a réuni ces ai^ ticles en volumes, d'où tme seconde édition de l'Afrique romaine (avec do nouveaux chapitres sur ram|>hiihéàtro d'EI. Djeni et le théâtre de Dougga). et deux volumes nouveaux : Tacite (1903) ; ta Cotijuration de Catilina (1905). BOISSON n. f. — Encycl. Financ. Historique. Etabli au xiv siècle, peu après la bataille de Poitiers, sur la base du 13* do la valeur des boissons vendues, successivement ag-

f:ravé par une série dédits relatifs aux aides, l'impôt sur es boissons suscita des protestations et des plaintes dont on retrouve lécho dans les cahiers des étals généraux do 17S9. II bônélicia du mouvement do réaction contre les impots indirects qui caractérisa l'œuvre de la Constituante : deux décrets (19 et 20 mars 17911 supprimèrent l'impôt des boissons. Mais, rétabli par la loi du 5 Ventôse an XII, il fut délinitivemenl maintenu et réorganisé par la loi du 28 avril 1810, dont les dispositions sur la matière ont, depuis, reçu do profondes modifications. La réforme de cet imjMJt a été à l'ordre du jour, ou France, pondant un demi-siècle. Trois grandes enquêtes, ouvertes en 1830. en 1849. en 1879, avaient abouti à des travaux importants, à de brillantes discussions à la tribune, mais le régime de la loi de 1816 était encore resté debout. Après la loi du 29 décembre 1897, qui imposait aux communes l'obligation de rameneràuo maximum leurs taxes d'octroi sur les vins, cidres, ]ioirés» iivdroniels. bières (et eaux minéralesi. la loi de fananco du 31 mai 1S9'.» modilia l'assiette do l'impôt sur les bières et celle du 29 décembre 1900 supprima les droits de détail, d'eniréo cl de (axe unique, et éieudit le droit de circulation sur les vins, cidres, poirés et hydromels. Les boissons sont divisées en trois catégories : Itèfjimc des alcools. L'alcool est soumis à un droit général de eonsftmmation, qui est passé de 55 fr. en I824à SiOfr. par hoct. d'alcool pur, ot â un droit d'enti-ée variant de

Boisselot.

7 fr. 50 c. à :iO fr., suivant rimnortanco dos villes aux nories dosiiiicllos il est pfn.-u. Malgré cos taxns, ot lus lourds droits d'octroi qui vimnont s'y ajouter, il s'en faut encore que la France soit au nombre des pays les plus imposi's, sans parler même do ceux (Suisse, 'Russie) où existe le monopole do l'alcool.

Les taxes frappent les eaux-do-vio. esprits, liqueurs, fruits à l'oau-de-vio, absinthes, et, d'une manière gi^iiérale, tout liquide alcoolique non soumis à un rù^imo particulier. Los vins artiliciels, autres quo les vins de liqueur ou mousseux, sont soumis au régime de l'alcool pour leur richesse alcoolique totale, acquise ou on puissance. L'addition d'alcool aux vins, autres tpie les vins do liquour ot les vins d'exportation, est interdite et punissable, alors même ([u'clle aurait été connue do l'acheteur ou du consommateur. Los vcrmouts et vins do liqueur ou d'imitation sont imposes pour leur force alcoolique totale, avec un minimum ilo 16" pour les vermouts et de 15*^ pour les vins de liqueur ou d'imitation ; ils sont passibles des demidroits do consommatiun et d'entrée (et d'octroij jusqu'à 15** et des droits pleins au delà do 15", décharge étant donnée, sous certaines conditions, do l'alcool cmplové à la fabrication, au moment de son etVusion. Toutefois", les vins doux naturels, c'est-à-dire d'après la définition léjjale (loi du VA avril I8i)8, art. S2i, ceux qui possèdent naturellement une richessû alcoolique totale aci|uiso ou en puissaiii-e d'au moins M", peuvent, à la demande des proiiuctcnrs, ot sur justilication do leur nature, être maintenus sous le régime ordinaire des vins; il peut alors, sous certaines con'liiions, ètro donné décharge, moyennant ie payement du demi-droit de consommation, do l'alcool employé au mutage de ces vins avant achèvement do la fermentation.

Nul ne peut, en vue de la distillation, préparer des macérations de grains, de matières farineuses ou amylacées, ou mettre on fermentation dos matières sucrées, ni procéder à aucune opération chimique, ayant pour conséquence directe ou indirecte une production d'alcool, sans en avoirpréalablemenl fait la déclaration au bureau de la régie (loi du 29 dôc. 1900, art. 9, § 2).

Une exception au régime ordinaire est constituée parle privilège des biiitillcws de cru. V. bouilleur.

Ht't]i7}ie des vim, cidres, points ei hfdromeh. Depuis la loi du 29 décembre 1900, ces divers liquides n'acquittent plus qu'un droit unique, le droit de circnhaion. Ce droit frappe toute quantité, quelle qu'elle soit, expédiée par les récoltants ou les marchands en gros aux consommateurs et aux débitants; il est uniformément de 1 fr. 5ii c. l'hectolitre pour les vins et de 0 fr. 80 c. pour les cidres, poirés et hydromels. Les vendanges fraîches, circulant hors de l'arrondissement de récolte et des cantons limitrophes en quantités supérieures à 10 hectolitres, sont soumises à la circulation aux mêmes formalités que les vins, et passibles du même droit, à raison do 2 hectolitres do vin par 3 hectolitres de vendange.

Aucun enlèvement et transport de vins, cidres, poirés, hydromels, ni d'alcools, ne peut ètro fait sans une déclaration préalable de l'exiiéditcur ou do l'acheteur et sans quo le conducteur soit muni d'un titre do mouvement dit expédition, constatant le payement du droit lors de l'enlèvement (c'est alors ce qu'on appelle nu congé), ou garantissant le payement de la taxe par le destinataire (en ce cas, c'est un arjfuit-à-caii(ion). La déclaration est faite et les pièces sont délivrées à la recette buraliste. Pour les transports de vins, cidres, poirés, effectués de leur pressoir ou dun pressoir public à leurs caves et celliers ou de l'une à l'autre do leurs caves dans le canton de récolte et les communes limitrophes do ce canton, les récoltants sont admis à détacher eux-mêmes des laisaczpasser d'un registre à souche mis à leur disposition et contrôlé par les agents de la régie. Le laissez-passer est même inutile pour les petites quantités transportées, dans ces cas, à bras ou à dos d'homme. Circulent librement aussi les vins emportés par les voyageurs pour leur u^age personnel pendant le voyage (trois bouteilles au Qiaximum par personne'*. La pratique administrative a apporté quelque tempérament à la rigueur des formalités légales à la circulation : par exemple, en n'exigeant ni déclaration ni expédition pour les quantités minimes emportées à la maiu par les consommateurs de chez les débitants; mais ce tempérament n'est pas la loi, et les tribunaux doiventnécessairenîcnt appliquer celle-ci quand ils en sont rei|uis.

/iéf/ime des bières. Les bières acquittent un droit unique, dit droit de fabrication, dont l'assiette est déterminée par la loi du 30 mai 1899. Les brasseurs sont soumis à la déclaration préalable, à d'étroites obligations professionnelles et à l'exercice de la régie; mais, contrairement à ce qui a lieu pour les boissons précédentes, la surveillance cesse aussitôt le produit obtenu. V. bière.

Dispositions diverses. Les impôts établis sur les boissons ne sont pas dus en principe si ces liquides sont exportés ; le bénéfice de l'exemption de droits, ou la restitution de ceux qui auraient été perçus, supposent, toutefois, certaines conditions. Les boissons alcooliques importées de l'étranger en France payent des droits de douane, dans le montant desquels les taxes intérieures tantôt sont comprises (bièresi, tantôt ne sont pas comprises (alcools;.

Les producteurs, en vue de la vente de vins, cidres, poirés et hydromels, autres que les propriétaires récoltants, les débitants et marchands do boissons (non, toutefois, les marchands de bière en gros) et les propriétaires récoltants qui vendent au détail les boissons provenant de leur récolte, les brasseurs, les bouilleurs de profession et assimilés et les distillateurs d'alcool ligurent au nombre des professions soumises à l'impôt des licences.

La licence, ou permis d'exercer une industrie ou un commerce, s'applique en principe à toutes personnes placées sous l'action de la régie descontributions indirectes, et a pour objet de déterminer les établissements soumis à cette action ; elle comporte un impôt indirect, qui doit être distingué do la patente. La loi du 29 décembre 1900 en a remanié le tarif en ce qui concerne les boissons. A la licence des commcri;ants de boissons peut d'ailleurs parfois, par application do la loi du 29 décembre 1897 sur les octrois, venir s'ajouter une licence. V. licenck municipale.

— Statistique. La France récolte du vin et du cidre, fabrique de la bière et de l'alcool. Le diagramme ci-contçe iiiduiue, d'après une moyenne établie sur les dix dernières années, la proportion dans laquelle chacune de ces espèces est entrée dans la production totale des boissons.

BOISSY D'ANGLAS - lîOLTANA

Notre pa;,'s occupe en Kiiropo lo premier rang parmi les pays vinicoles, tant par 1 étendue de sou vij.'noblo quo par l'importance de ses récoltes et la finesse de Bcs produits. Les dernières statistiques publiées par le ministère des finances accusent l'existence de 1.C40.000 hectares do vignes à l'état do rapport normal disséminées sur tous les points du territoire, et une production moyenne de 4S.300.ooo hectolitres ; mais cette production

Pi'oduction comparée des boissons, en France

est essentiellement variable pour des motifs d'ordre presque exclusivement climatériquo ; la récolte do 1903 no s'e.st élevée qu'à 35.400.000 iiectolitres; celle de I90i a dépassé 66.000.000 d'hectolitres. Nos exportations varient peu; elles portent uniquement sur des vins de luxe et atteignent en moyenne i.Soo.ooo hectolitres. Lo chiffre de nos importations, oscillant entre 9.000.000 et 4.500.000 hectolitres, progresse ou diminue suivant la pénurie ou l'abondance do nos récoltes.

Pendant la mémo période et d'après des renseignements puisés aux mêmes sources, la production du cidre, presqiie exclusivement concentrée dans le Centre et dans l'Ouest, ressort en moyenne à H. 500.000 hectolitres; mais les rendements sont susceptibles do subir de plus grands écarts encore que pour le vin : de 5.670.000 hectolitres en 1903, la récolte est passée à 40.900.000 hectolitres en 1904. La consommation est essentiellement locale ; l'exportation presque nulle.

La bière, au contraire, régulièrement consommée par la masse des populations françaises du Nord et de l'Ksl, est l'objet d'une industrie essentiellement stable. Le ciiiîfre moyen do production est de 9.165.000 hectolitres par an.

La fabrication des alcools est évaluée à 2.800.000 hectolitres; mais cette évaluation ne repose sur aucune base certaine, car si la production des alcools d'industrie provenant de la mise en œuvre de substances farineuses, de mélasses ou de betteraves, est intégralement contrôlée par le fisc, celle des eaux-de-vie de vin, de marcs ou de fruits a toujours presque entièrement échappé à tout contrôle. Et l'activité do la fraude qui s'exerce sur les spiritueux ne permet pas de cliercber un élément d'appréciation dans l'importance des quantités consommées.

— BiBLioGR. : Desbats, Ii'''f/ime des boissons (Paris, lS9i); Emion, Régime des boissoJis (Paris, 187S); Olibo, Des contributions indirectes {J^yon, 187S); Projets et propositions de loi, rapports parlementaires (Sénat, 1896, n'* 16, et Chambre des députés, 6' légisL, n^^SSl. 975, 1312 et ISlS).

BoiSSY D'AnglAS (Franeois-Antoine, baron), homme politique français, né à Paris en 1846. Petit-fils du fameux conventionnel , il débuta dans l'ailministration , fut conseiller de préfecture dans la Drôme et rArdèche. Conseiller général do lArdècho, il fut élu député de la 2*^ circonscription do Tournon en 1877, fut réélu en 1881 et 1885. Entre temps, il accomplissait, avec lo titre de ministre plénipotentiaire, une mission au Mexique (1880-1881). En 1889, il était élu député de N yons ; il fut réélu en 1893, mais échoua en 1S9S. En 1903, il était nommé sénateur de l'Ardèche, et prit place sur les bancs des radicaux.

Boiteux [Hcnri-Gaston-Maric\ marin français, né à Monts sur-la-Nied. près de Metz, en 1803, mort à Grenoble en 1897. Entré dans la marine en 1880. il se distingua. en 1884, pendant la guerre contre la Chine, dans les combats de la rivière ^lin et à la prise do Kelung. L'amiral Courbet l'attacha alors à son état-major. Lieutenant de vaisseau en 1890, il reçut le commandement de la canonnière Maqe, sur le Niger, en 1891, commanda en 1893 la flottille, poussa une pointe hardie vers Tombouctou et y entra sans coup férir, plusieurs semaines avant l'arrivée de la colonne Bonnier.

* Boitte (Louis-François-Philippe";, architecte français, né à Paris en 1830. — Cet artiste a pris part aux Exposiîions universelles de 1S89 et I9oo (Paris) avec : Restauralion de la cheminée de la salle de la Vieille-Comédie à Funlainebleau; Restauration du château de Frre en Tarde/wis (Aisne) ; Grotte des Pins A Fontainebleau, qui lui valurent une médaille d'argent à chacune de ces Expositions.

BoiviN-CHAMPEAUX (Louis), magistrat et écrivain français, né aux Andelys lEure) en 1823, mort à Ciiampeaux (Eurei en 1899. D'abord avocat, il entra dans la magistrature comme substitut, fut avocat général à la cour de Caen, procureur général à Poitiers et à Caen. et premier président de la cour de Bourges (1877-1883". Magistrat instruit et lettré, il a publié plusieurs ouvrages historiques, et s'est occupé particulièrement de l'histoire de la Normandie, soit au sujet de la conquête de l'Angleterre, soit pendant la période de la Révolution. Nous citerons, parmi ses écrits : les Fédéralistes du département de l'Eure devant le tribunal révolutionnaire (Ï8ô5); les Elections de {789 dans le bailliaije d'Evreux fI865); Notices historiques sur la Révolution dans le dépoj'tement de

l'Eure (1868), la Reine Emma (i885); Notices bemavenneê (1893); Aotices historiques sur la Révolution dan* le (ffpnrtetnent de l Lure (1891); etc.

BOLAK a dj. V. DLKU, au Supplément.

BOLBOPSITTACnS (fcuss) n. m. Genre d'oisoaiix grimpeurs, de la famille des psittacidés, comptant trois espèces nroprcs aux Philippines. (Les bolbopsittacus sont des per* ruches voisines des loricules et des agapornis. L'esnèce type est le bolbopsittacus lutiulatus, de Luçon.)

BOLBORHTNQQC (riuk') n. m.

Genre d oiseaux grimpeurs, do la famille des jisittacid.'s, comptant sept espèces propres à l'Amérique du Sud. ï Les bolborbynques sont des perruches voisines des psitiacules et des pyr-

rjiures. L'espèce type est le tolborhynchut Orbignvi , du Pérou et do Bolivie.) j n *

BOLDINI (Jean), peintre italien, né à Ferrare en ISts Fils d artiste, il étudia à l'académie de Florence et alla ensuite a Londres. >Sesportraits vivants et souples, peints avec maestria, obtinrent un grand succès. En 1872, il s établit à Pans, et la not<^riéié acquise à Londres lo suivit. Il fut apprécié non seulement pour ses portraits à 1 hmlo ou â raquarelle. mais encore pour ses peintures de genre : C/(ey«»x rfcre/«i« i Exposition de 1878).

Les portraits peints par Boldini vivent d'une vie intense ; les personnages s'agitent, remuent. Ils sont à la fois caricaturaux et flattés, véridiques pourtant. Les femmes, qu'il décolleté largement, laissent voir une épaule entière, un sein à peine contenu par le corsage lâche.

Parmi ses plus beaux portraits, on peut citer: ceux du peintre John Lewis Rrown et de sa famille, du comte Robert de Montesquiou, de Whisîler, de J/"" Georges Hugo do Veil-Picard, etc. Boldini a obtenu le Grand prix aux Exjiositions de 1889 et do 1900 (Paris).

BOLÉlTE n. f. Oxychlorure hydraté naturel de cuivre, plomb et argent.

* BOLET (lé) a. m. — Encvcl. Le bolet est employé dans certaines régions de la France, associé à diverses qualifications pour désigner les espèces de la famille des agaricinécs; par exemple le bolet d'AIzino est le collybie à pied à fuseau; le bolet d'Aulivié est le pleurote de l'olivier; le bolet de Bral est lo psalliote des champs; lo • bolet fol est le lactaire poivré, etc. Ces quatre espèces sont comestibles,

BOLETASE n. f. Oxydaso quo renferment les champignuns du genre boletus. V. oxydase.

*BOLI'VIE. — Détermination des frontières. L'année 1903 a détinitivement tranché le différend qui, à propos de le«r frontières respectives, avait surgi entre les Etats unis du Brésil et la Bolivie. L'accord du 17 novembre 1903 a désigné comme limite des deux Etats le rio Aquirv ou Acre, affluent droit du rio Purus, dans son cours supérieur ;j)our dédommager la Bolivie de la perte des riches territoires forestiers et miniers qu'elle abandonnait au Brésil, il lui a attribué le triangle précédemment brésilien formé par lo confluent du Madeira avec son affluent l'Al)una. Du fait de cette convention, la Bolivie se trouve pourvue, d'un bout à l'autre de son territoire confinant au Brésil, d'une frontière définitive ; mais il n'en est do même nulle part ailleurs; du côté du Pérou et du Chili, certaines limites sont encore sujettes à contestation, et il n'est pas un point de la frontière méridionale, conlinant à la république Argentine et au Paraguay, qui puisse jusqu'à présent être tenu pour définitivement déterminé.

— Divisions administratives. Outre ses huit départements, la Bolivie compte actuellement encore, même ajtrès le règlement de la question de l'Acre, un « territoire national do colonisation » peuplé de 31.883 hab., et un .1 territoire du littoral « peuplé do 49.820 hab. La population totale, en tenant compte de la population non recensée et des Indiens sauvages, est évaluée à 1.816.000 individus, dont 91.000 sont attribués aux Indiens demeurés encore en dehors de la civilisation européenne.

BOLLACK (Léon), inventeur do la langue bleue, né à Paris en 1859. La langue bleue, qu'il a appelée aussi, do son nom, éo/nA-, était destinée, dans sa pensée, à servir do langue universelle. (V. blec.1 L. Bollack a développé les règles do cette langue nouvelle dans diverses publications, notamment : /a /^fi;i(/t/e Â/ei/e (bolak), langue internationale pratique (1899); Grammaire abrégée de la langue bleue (1899'i; Résumé théorique de la langue bleue (1899); Méthode et Vocabulaire de la langue bleue i^l900).

BoLt^AND (Gcrardus Johannes Petrus Josephus\ philosûplie hollandais, né à Groningue en 1854. D abord instituteur primaire , il devint professeur en 1881 aug^'mnase de Batavia, ensuite professeur de philosophie à l'université de Leyde. Il a publié : la Providence et La loi de la nature ; Apparence et réalité; l'Evangile de Jean ; le Pentateuçue ; l'Enigme du monde ; Rome et l'Bistoire; Pierre et Rome ; Spinoza, Hegel; Lettre ouverte à Schaepman, etc. Il a pris une attitude ouvertement hostile contre l'Eglise catlioliqne et a été l'objet de vives attaques.

BoLOVEN (PLATKAU des), platcau de l'Indo-Chinc orientale (.Laos), faisant partie des ramifications de la chaîne annamiiique qui s'avancent à 10. vers le Mékong et qui se terminent sur la rive gauche du fleuve. Le plateau presque carré, mesurant loo kilom. de côté, élevé de 1.000 à 1.200 mètres dans sa terrasse centrale, est constitué par une série de terrasses aux versants escarpés, séparés les uns des autres par de profondes vallées j il est peuplé d'environ 20.000 nidividus, dés Khas sauvages dont la tribu la plus importante, celle des Boloven, donne son nom au pays. Visité de 1877 à 1901 par lo D' Harniand, le capitaine de Malglaive et le D' Bernard, le plateau des Boloven semble susceptible de devenir idus tard, durant la bonne saison, un lieu de repos pour les colons européens, mais il ne pourra pas rivaliser avec le plateau de Ïran-Ninh pour l'éiabli.ssement d'un saïK^torium indo-chinois.

BOLTANA. ville d'Espagne, ch.-l. d'un district de la prov. de Huesca. sur TAra, sous-affluent de l'Ebre par la Sègre; 2.500 hab. Cuivre.

BOLTZMANN

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